Bonjour à toutes et tous ! Vous écoutez le flash info des Français de l’étranger de ce mercredi 31 août. Aujourd’hui pour clôturer le mois, nous parlons d’Alexandre Holroyd et de la Caisse des dépôts et consignations, des règles de circulation aux frontières et du nouveau conseil de défense énergétique.
Alexandre Holroyd et la Caisse des dépôts et consignations
Alexandre Holroyd, favori pour prendre la tête de la Caisse des dépôts et consignes ! Mais d’abord qu’’est ce que c’est la CDC ? Tout simplement, l’un des outils financiers les plus puissants à la disposition de l’Etat. Elle sert au service général en finançant par exemple les universités ou les logements sociaux. Et le député des Français du Royaume-Uni et des pays scandinaves et baltes est favori pour en prendre la présidence ! Résultat le 20 septembre prochain.
Alexandre Holroyd, député de la 3ème circonscription des Français de l’étranger
Point sur les frontières
Où en sommes nous des règles aux frontières ? Si pour venir en France plus aucun document ou justificatif ne vous est demandé, ce n’est pas le cas partout. En Europe des pays comme l’Allemagne, l’Espagne où le Royaume-Uni demandent encore un passe sanitaire. Idem dans le reste du monde où un schéma vaccinal complet est souvent demandé à la douane. Si vous souhaitez la liste complète, rendez-vous sur le site LesFrancais.press.
Circulation aux frontières
Conseil de défense énergétique
Vendredi un nouveau conseil de défense va faire son apparition à l’Elysee. Et pour cause, il sera uniquement lié aux questions d’approvisionnement en énergies. À cause de la guerre en Ukraine, les pénuries en gaz et électricité guettent la France pour l’hiver prochain. Emmanuel Macron a donc décidé de réunir un conseil de défense énergétique afin de trouver des solutions pour éviter au maximum ces pénuries et appeler à la responsabilité de chacun. De son côté, l’opposition dénonce ce conseil de défense qui éloigne le parlement de tout débat démocratique entre les différents groupes politiques.
Le président de la République Emmanuel Macron
C’est fini pour aujourd’hui ! À demain pour plus d’infos. Très bonne journée où que vous soyez.
Connaissez-vous la Caisse des dépôts et consignations ? C’est un des outils financiers les plus puissants à la disposition de l’Etat. La présidence de son conseil de surveillance revient à un des parlementaires et le plus souvent à un(e) député(e) issu(e) de la majorité présidentielle. Le favori pour cet élection est le député des Français des Iles britanniques, des pays scandinaves et baltes, Alexander Holroyd.
Alexandre Holroyd
Une banque au service de l’intérêt général
La CDC est une institution publique française « sui generis » (c’est-à-dire avec un statut juridique spécifique) créée en 1816, indépendante et placée sous la surveillance du Parlement, au service de l’intérêt général au travers du financement du logement social, des universités, du développement des entreprises ou de la transition énergétique.
La gardienne des économies populaires
Créée en 1816 pour faciliter le financement de la dette publique, sa mission première est de « recevoir, conserver et rendre les valeurs qui nous sont confiées ». La CDC présente un modèle unique en Europe. En effet, elle est la seule institution financière du continent à pouvoir se prévaloir de la protection de la nation, elle bénéficie à ce titre d’une large autonomie. Elle est placée sous le contrôle d’une Commission de surveillance de 13 membres (surtout des parlementaires, des représentants de la Banque de France et du Trésor) qui rend compte au Parlement.
Dépositaire depuis sa création d’une grande partie de l’épargne conservée sous forme de livrets A, LDDS (livret de développement durable solidaire), LEP (livret d’épargne populaire), elle doit en assurer la sécurité et la pérennité. Par ailleurs, elle gère des fonds de retraite pour le compte de collectivités publiques (7,5 millions d’actifs et 3,9 millions de pensionnés, soit un retraité sur cinq en France).
Elle assure aussi la consignation de fonds, mission qui consiste à recevoir des fonds afin de les conserver pour les rendre aux bénéficiaires. En particulier, elle reçoit les dépôts des notaires. C’est à ce titre que lui a récemment été confiée la gestion des comptes inactifs ou des contrats d’assurance vie en déshérence et la création de la base Ciclade, consultable gratuitement en ligne par les particuliers éventuellement bénéficiaires de ces contrats.
Toujours au titre des services d’intérêt général rendus aux particuliers, c’est à la Caisse des Dépôts qu’a été confiée la gestion de la formation professionnelle (Compte personnel d’activité et Compte personnel de formation). En mai 2020, on décomptait près de 10,5 millions de comptes personnels de formation activés.
Faire prospérer l’économie et financer les projets publics
La CDC a aussi pour mission de soutenir des politiques d’investissement dans les territoires. Elle finance des projets d’infrastructures de transports et apporte son expertise aux collectivités locales qui souhaitent lancer des projets. Elle investit également dans le domaine des technologies vertes et vise à favoriser la transition énergétique. Elle favorise la transition numérique.
Enfin, la CDC a une mission de soutien aux entreprises. Elle peut investir directement dans des entreprises pour favoriser leur développement, y compris à travers ses filiales présentes dans de nombreux domaines comme l’assurance (CNP Assurances), le transport (Transdev), l’écologie (Institute for Climate Economics, Société Forestière), le tourisme (Compagnie des Alpes), etc.
La Caisse des dépôts et consignations intervient particulièrement pour les entreprises ou activités qui peinent à trouver des financements comme le financement à l’export des PME ou le financement des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Elle utilise pour ce faire sa filiale – conjointe avec l’Etat – BPI France (Banque Publique d’Investissement).
Alexandre Holroyd, un député-auditeur
Le jeune député des Français installés dans les Iles britanniques, les pays scandinaves et baltes, Alexandre Holroyd, avait lancé sa carrière outre-manche en rejoignant le cabinet londonien de FTI consulting, un poste qui le prédestinait à la fonction de président du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations.
En effet selon les informations de « La Lettre A« , c’est bien le député des Français de l’étranger qui devrait être élu, le 20 septembre, par les membres du conseil (fonctionnaires, banquiers, élus). L’ancien directeur des affaires publiques du cabinet FTI Consulting ne cache pas ses ambitions en interne. Sa collègue de la majorité Anne-Laurence Petel ne serait pas retenue, Alexandre Holroyd ayant le soutien de Yaël Braun-Pivet, ce qui n’avait pas manqué de susciter l’étonnement au sein de l’inter-groupe Renaissance.
Pour beaucoup d’entre nous la pandémie n’est plus qu’un lointain souvenir, et pourtant de nombreuses règles de circulation aux frontières encadrent encore de nombreux voyages. On fait le point pour les Français de l’étranger.
La France
Depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme en outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance.
Plus aucune justification de voyage (le « motif impérieux ») n’est exigée. Les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national.
Toutefois, des tests pourront être rétablis en cas de réapparition d’un variant dangereux. Plus d’infos sur les déplacements internationaux depuis/vers la France sur le site internet du ministère de l’Intérieur.
En Europe, le certificat européen souvent exigé
Le passe sanitaire européen – ou certificat numérique Covid européen – est en service depuis le 1er juillet 2021, afin de faciliter les déplacements dans l’Union européenne. Sous forme d’un QR Code, on peut le télécharger sur le site de l’organisme social dont vous dépendez, et vous le téléchargez avec l’appli française TousAntiCovid ou sur papier imprimé ou sur l’application de votre pays de résidence en sélectionnant bien l’affichage européen. Il estindispensable de l’avoir pour voyager dans certains pays en Europe qui n’ont pas encore levé toutes les restrictions de voyages.
Le passe, utilisable dans l’ensemble des pays de l’UE, indique que l’on est soit complètement vacciné, soit guéri du Covid depuis moins de 6 mois, soit que l’on dispose d’un test Covid négatif permettant de voyager. Il doit être présenté partout où il est exigé (frontières, transports, établissements publics…).
Par ailleurs, la durée de validité de la guérison de la
Covid peut varier selon les pays et il faut vérifier celle-ci avant tout voyage. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas tenus de présenter de test PCR si non vaccinés (sauf exception). Plus d’infos sur le site ReOpen EU
Les pays qui exigent le certificat aux frontières :
La grande majorité des pays demandent une preuve de vaccination aux frontières. Pour être considéré comme vacciné il faut justifier d’un schéma vaccinal complet. En occident, cela correspond à deux doses pour Pfizer, Moderna, Astra Zeneca et une dose pour Johnson et Johnson. Dans d’autres pays comme en Russie ou en Chine, on vous demandera de présenter une attestation avec le vaccin national, dans le cas contraire vous serez considéré comme non-vacciné.
Les pays qui réclament une attestation de vaccination
– Dans les Amériques : Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica (pass sanitaire à demander en ligne), Colombie (test PCR pour les vaccinés moins de 14 jours avant leur vol), Cuba, Equateur, Etats-Unis, Haiti, Honduras, Guatemala, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama (3 doses), Paraguay, Pérou, République dominicaine, Sainte-Lucie, Salvador, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela.
– En Asie et au Moyen-Orient : Arabie Saoudite (PCR pour pélerins à La Mecque), Azerbaidjan, Bahrein, Bangladesh, Cambodge, Emirats Arabes Unis, Inde, Indonésie, Iran, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit, Laos, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Népal, Oman, Ouzbekistan, Philippines, Singapour, Sri Lanka, Thailande, Vietnam.
– En Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande (et auto-test à l’arrivée).
Certains pays exigent aussi un test PCR comme en Afrique : Angola, Burkina Faso, Cameroun, Djibouti, Gabon, Liberia, Mali, Mozambique, Rép. Centrafricaine, RD Congo, Sierra Leone, Tchad, Togo. Mais c’est aussi le cas dans les Amériques à St Domingue ou en Asie et au Moyen-Orient : Birmanie (et test à l’arrivée), Brunei (+ assurance et formulaire), Corée du Sud (et test sur place), Kazakhstan, Liban, Pakistan, Qatar, Tadjikistan comme aux iles Fidji.
Les pays fermés aux visiteurs
En Asie et au Moyen-Orient des pays n’ont toujours pas ouvert leurs frontières, c’est le cas du Bhoutan, de la Chine, du Japon (saufs voyages en groupe par agence avec visa et cas exceptionnels), de Taiwan, du Turkmenistan. Cependant, les résidents sous certaines conditions peuvent voyager.
A Hong-Kong, les autorités acceptent les visiteurs vaccinés avec la version chinoise et après une quarantaine aux frais du voyageur (la quarantaine s’applique aussi aux résidents).
Rencontre avec Lionel Aracil, le fondateur de l’Organisation des Français émigrés (OFE).Une association vouée à s’interroger sur notre Constitution et nos institutions.
L’Organisation des Français émigrés est un cercle de réflexion constitué de Français établis principalement en Suisse, mais également dans d’autres pays européens. Né du « think tank » Cercle Benjamin Constant, il a aussi vocation à se réunir afin de dialoguer sur l’avenir des institutions françaises à travers la Constitution du pays, la laïcité et la francité. L’association cherche aussi à agir davantage auprès des élus consulaires et des émigrés français.
Les travaux de l’organisation
Le groupe est essentiellement constitué de juristes et d’universitaires installés en Suisse, mais également à Paris et en Espagne. Par des réunions et un colloque annuel, ils visent à réunir toutes les personnes soucieuses « d’une réflexion autour de l’avenir de nos institutions et de la géopolitique française ». Les réunions sont majoritairement publiques et ouvertes aux nouvelles inscriptions.
Dernièrement, l’organisation s’est focalisée sur « l’évolution de la Constitution française » dans son rapport avec la laïcité. Cette exception française fait vif débat depuis plusieurs années dans l’Hexagone et à l’étranger. Or selon le fondateur, la laïcité est aujourd’hui mise à rude épreuve par les institutions européennes et se doit d’être retravaillée. Lui et ses collègues se positionnent en faveur d’une réforme constitutionnelle, mais seulement si elle est impulsée par le gouvernement. Finalement, le groupe de réflexion fait un travail de « lobbyiste institutionnel ».
Lionel Aracil, le fondateur de l’Organisation des Français émigrés
Défenseur de la francophonie
La francophonie est également malmenée par « le rouleau compresseur anglo-saxon ». Effectivement, grâce à un soft power particulièrement puissant, l’anglais prend peu à peu le dessus sur le français, dans des pays traditionnellement francophones.
« La francité à part entière est menacée par l’impérialisme anglo-saxon sur le registre culturel ».
Ainsi, pour l’organisation il est important de défendre la francophonie, sans pour autant entrer en conflit avec la langue de Shakespeare. D’après Lionel Aracil, l’essentiel de cet engagement va se porter sur le continent africain, où la communauté francophone est importante mais menacée.
L’Organisation des Français émigrés est en train de mettre en place un colloque pour l’année 2023, dont le thème sera « le centenaire du traité de Lausanne » et son évolution jusqu’à aujourd’hui. Les juristes et universitaires en profiteront pour se questionner sur « ce que sont les frontières du monde aujourd’hui ». Ouvert au public, vous pourrez vous y inscrire sur le site internet du « think tank ».
Ecoutez le podcast avec Lionel Aracil
« Il y a 60 ans, la première remigration française »
Téléchargez ci-contre un exemple des productions faites par l’Organisation des Français émigrés.
Les deux principaux candidats à la présidence du Brésil, Jair Bolsonaro et Lula, se sont accusés mutuellement de tous les maux du pays dans un premier face-à-face télévisé dimanche 28 août avant le scrutin d’octobre. Ces deux rivaux, figures centrales de l’histoire récente du Brésil, s’affrontaient pour la première fois publiquement. Le duel Bolsonaro-Lula s’annonce rude.
Brazilian presidential candidates (L to R) Luiz Inacio Lula da Silva (PT), Simone Tebet (MDB), Jair Bolsonaro (PL) take part in the presidential debate ahead of the October 2 general election at Bandeirantes television network in Sao Paulo, Brazil, on August 28, 2022. Brazil’s President Jair Bolsonaro faces his biggest rival for the presidency, popular leftist Luiz Inacio Lula da Silva, after days of uncertainty over whether they would participate. The debate is the first in the campaign calendar and organizers have also invited four other candidates, including former finance minister Ciro Gomes and Senator Simone Tebet. (Photo by Miguel SCHINCARIOL / AFP)
Avantage Lula ?
Lula mène la course dans les sondages avec 47% d’intentions de vote, contre 32% pour Jair Bolsonaro, selon l’institut Datafolha. D’autres sondages donnent une moindre avance à Lula.
Outre les deux favoris, les organisateurs du débat ont invité quatre autres candidats, dont l’ancien ministre des Finances Ciro Gomes du PDT (centre-gauche) et la sénatrice Simone Tebet du MDB (centriste), respectivement troisième et quatrième dans les sondages.
Fortes tensions sur le plateau entre les candidats à la Présidence brésilienne
L’affrontement TV a bien eu lieu au Brésil entre les 2 candidats favoris de l’élection présidentielle le 2 octobre. Bolsonaro, le président sortant d’extrême-droite, a attaqué l’ancien président de gauche sur la corruption. Lula da Silva l’a accusé de détruire le pays. Pourtant dans les premières enquêtes qui ont suivi le débat, les Brésiliens se disent déçus.
L’aviation est responsable de 2,5 % des émissions des gaz à effet de serre anthropiques (dont 0,8 % pour les jets privés). Si le transport aérien joue un rôle marginal dans les émissions, il concentre les critiques en raison de son caractère élitiste et de sa forte croissance. Alors peut-on réaliser la décarbonation de l’aviation ?
À court terme, les capacités pour le transport aérien de se décarboner sont faibles. Si pour les avions à faible rayon d’action et de petite taille, les batteries électriques peuvent constituer une solution, il en est tout autrement pour les longs courriers. Le recours à l’hydrogène n’est pas envisageable au mieux avant une dizaine d’années. Pour limiter les émissions de CO2 de l’aviation, des espoirs sont mis sur l’utilisation d’un carburant à partir du dioxyde de carbone : le SAF (Sustainable Aviation Fuel). Ce dernier est élaboré en captant le CO2 soit dans l’air, soit dans les circuits de production industrielle. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà effectué quelque 450 000 vols avec ce type de carburant. Le principal problème demeure son coût qui est trois fois plus élevé que le kérozène classique.
Aux États-Unis, les déchets forestiers et agricoles pourraient répondre aux trois quarts de la demande en carburant d’aviation
Le processus de production du SAF est complexe. Le principal producteur de SAF hydrotraité est Neste, une entreprise finlandaise. Neste a comme objectif de produire 1,9 milliard de litres de SAF par an d’ici la fin de 2023, soit environ 15 fois la production mondiale totale en 2021 (mais toujours moins de 2 % de la consommation mondiale de kérozène). Neste recourt aux graisses de cuisson recyclées pour son carburant pour avion. D’autres sociétés utilisent cette technique. Aux États-Unis, World Energy a transformé une ancienne raffinerie à Paramount, en Californie, pour produire ce type de carburant. D’ici 2025, cette usine devrait produire environ 1,3 milliard de litres de SAF par an. La limite de la production du SAF est la capacité à disposer d’huiles et de graisses en quantité suffisante. En cas de manques de déchets, la tentation serait de produire de l’huile et des graisses naturelles au risque d’encourager la multiplication des palmiers à huile de palme et d’augmenter le prix des produits alimentaires qui l’utilisent.
Aux États-Unis, les déchets forestiers et agricoles pourraient néanmoins répondre aux trois quarts de la demande actuelle du pays en carburant d’aviation, sans qu’il soit nécessaire d’établir de nouvelles plantations ou de concurrencer la production alimentaire.
Pour améliorer le process, des industriels préfèrent utiliser la pyrolyse, qui permet de produire un liquide riche en hydrocarbures pouvant être transformé en SAF. Cette option a été choisie par Boeing. La direction du constructeur américain a annoncé en juillet que certains de ses avions seraient testés avec ce carburant. Une utilisation opérationnelle est attendue pour 2024.
United Airlines Flight 310 to Los Angeles is refueled using biofuel at O’Hare International Airport in Chicago on June 5, 2019. The demonstration flight, powered by a fuel mixture containing 30 percent biofuel, was intended to be the greenest possible flight, testing several sustainability initiatives. (Jose M. Osorio/Chicago Tribune/TNS/ABACAPRESS.COM
A la recherche de gaz de synthèse
D’autres équipes de recherche travaillent sur des projets qui reposent sur une exploitation directe des émissions de gaz à effet de serre des entreprises industrielles. Les techniques de fixation directe du CO2 sont appelées processus power-to-liquid. Elles permettent la production de e-carburants (une abréviation d’électro-carburants, la production nécessitant de l’électricité). Les processus power-to-liquid ont en commun la création d’un mélange d’hydrogène et de monoxyde de carbone, appelé gaz de synthèse. À des températures et pressions appropriées, et en présence de catalyseurs adaptés, les constituants de ce gaz réagissent pour donner des hydrocarbures et de l’eau. Ce procédé est appelé Fischer-Tropsch, du nom des chimistes allemands qui l’ont inventé dans les années 1920. Il avait été utilisé par l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale pour transformer le charbon en combustibles liquides, afin de pallier le manque de pétrole.
Des équipes travaillent à la réalisation, à partir de l’énergie solaire, de gaz de synthèse en réduisant l’eau en hydrogène et le CO2 en monoxyde de carbone, ce gaz pouvant être transformé dans un second temps en SAF. La société Synhelion a annoncé qu’une usine expérimentale produirait du gaz de synthèse à l’échelle industrielle, près de Cologne, à partir de laquelle elle espère, l’année prochaine, livrer du SAF aux compagnies aériennes du groupe Lufthansa. Une nouvelle usine en Espagne est prévue en 2025 afin de profiter des capacités solaires de ce pays. D’ici 2030, la production de l’entreprise pourrait atteindre quelque 850 millions de litres par an, soit suffisamment pour répondre à environ la moitié des besoins des compagnies de la Suisse. L’objectif, d’ici 2040, est de 50 milliards de litres par an. Synhelion travaille également sur un projet récupérant le CO2 émis par la fabrication du ciment.
Le CO2 comme matière première
Ce projet donne lieu à une association avec la Cemex, une entreprise mexicaine qui est l’un des plus grands producteurs de ciment au monde. Une partie de la fabrication du ciment consiste à chauffer du calcaire pour chasser le CO2. Cette industrie est responsable d’environ 8 % des émissions anthropiques de gaz. Le CO2 en question est assez pur et peut donc être utilisée en tant que matière première. Après avoir testé cette solution avec succès en Espagne, les deux sociétés ont désormais comme projet la construction d’une usine qui fabriquerait du e-carburant.
De son côté, Repsol, une entreprise espagnole, s’est associée à Saudi Aramco, le géant pétrolier saoudien, pour construire une usine à Bilbao qui fabriquera du carburant non seulement pour les avions, mais aussi pour les voitures, les camions et les bateaux, en utilisant de l’hydrogène vert et du CO2 alimentés par une raffinerie à proximité. Cette usine, dont l’ouverture est prévue en 2024, utilisera un procédé catalytique.
Crédits d’impôts, malus et quotas
Pour fabriquer du SAF, certains étudient la possibilité de recourir à la biotechnologie. Selon certaines estimations, le SAF pourrait représenter, d’ici le milieu du siècle, jusqu’à 65 % de l’atténuation des émissions de carbone de l’aviation, le reste provenant des avions électriques et à hydrogène quand ils seront opérationnels. Pour cela il faudra produire plus de 450 milliards de litres de SAF par an. Pour favoriser la production de SAF, l’administration américaine a annoncé des crédits d’impôt et d’autres incitations dans le cadre du nouveau projet de loi sur les dépenses du pays. L’Union européenne préfère la méthode du malus et des quotas. Les États membres sont invités à imposer des objectifs. Le pourcentage de carburant décarboné devrait passer de 2 % en 2025 à 85 % d’ici 2050.
Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le mardi 30 août et vous écoutez le flash info des Français de l’étranger. Aujourd’hui on suit les pas d’une Française en Australie, on fait le point sur les mésententes européennes sur le gazoduc MidCat et on termine avec l’affaire Pogba !
Fin de la traversée de l’Australie en courant pour Lootie !
Une Française termine sa traversée de l’Australie en courant ! Marie Léautey, alias Lootie, est une coureuse qui s’est donnée pour objectif de parcourir tous les continents afin de récolter des fonds pour l’association Women for Women International. Après l’Europe et les deux Amériques, pour un total de plus de 25 000 km, elle s’apprête à terminer son périple australien. Si vous le souhaitez, vous pouvez aller l’encourager pour la dernière ligne droite aujourd’hui à Sydney, à 12h30, heure locale. Le parcours est sur Lesfrancais.press.
La France bloque le projet MidCat
On continue avec la bisbille européenne autour du gazoduc MidCat. C’est un projet qui avait été lancé en 2013 par les gouvernements français et espagnol. Mais en 2019, il avait été abandonné car il ne répondait pas aux attentes en matière de sécurité d’approvisionnement. Or aujourd’hui, avec les pénuries énergétiques qui guettent l’Europe, l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal veulent le remettre sur la table des négociations. Mais de son côté la France esquive le sujet en bloquant la relance du projet.
Affaire Pogba
Puis nous terminons avec l’affaire Pogba ! Le champion du monde de football se retrouve mêlé à une histoire de tentative d’extorsion en bande organisée, malgré lui. Point de départ de cette affaire : la diffusion de la vidéo de son frère Mathias, qui affirme avoir de “grandes révélations” à faire sur le joueur français. Mais selon son avocat, Paul Pogba serait victime de “menaces” et de “tentative d’extorsion en bande organisée » par son grand frère. Actuellement, l’affaire est devant la justice.
Et voilà, c’est terminé pour aujourd’hui ! On se retrouve demain pour un nouveau flash info. Très bonne journée, où que vous soyez !
Dans le podcast Le club des partenaires, la radio StereoChic a reçu Pierre Chauvet, le fondateur de CEFEL. Ce Centre éducatif français en e-learning est une solution globale, vivante et attractive aux problématiques scolaires des élèves français à l’étranger.
Lorsque la famille de Pierre vivait aux États-Unis, lui et sa femme ont pris la décision d’inscrire leurs enfants dans un établissement américain pour qu’ils puissent « vivre une super expérience », ils avaient tous deux conscience du problème de la réintégration en France. Si dans un premier temps ils ont envisagé d’apporter un double cursus à leurs petits avec le programme du CNED, ils se sont rendus compte que celui-ci demande un investissement personnel très important. Effectivement, même pour le programme créé pour les Français de l’étranger déjà élèves d’une école, la formation demande 15h à 20h de travail par semaine. Face à cela, Pierre et sa femme, tous deux professeurs, ont eu l’idée de créer CEFEL.
Pierre Chauvet, le fondateur de CEFEL, entouré de sa famille
Un service sur-mesure
Chez CEFEL, les élèves suivent un programme fait sur-mesure en fonction de leurs besoins. En amont de leur inscription, les parents échangent donc avec l’administration sur le niveau de l’enfant, ses besoins et attentes, son projet scolaire futur. A partir de ce moment-là, l’élève est ajouté à un groupe d’étude, ne dépassant jamais les sept élèves, afin de suivre le programme français de son niveau. Les cours sont dispensés par l’un des vingt-deux professeurs de CEFEL, et les groupes sont crées en fonction des horaires et du fuseau horaire de chacun. A la fin de l’année, l’élève peut ainsi valider son niveau auprès du CNED. Tout cela pour un investissement de 4h30 par semaine.
CEFEL peut être particulièrement intéressant pour les élèves de Terminale qui souhaitent venir poursuivre leurs études en France. Effectivement, grâce à CEFEL ils peuvent obtenir une équivalence du BAC français avec le CNED, en plus de leur diplôme étranger. Dans le processus d’inscription dans les universités, ces élèves sont très recherchés par les écoles.
De plus, les cours et le dialogue sont véritablement adaptés à des Français de l’étranger car ils ont été montés de toutes pièces par Pierre et sa femme qui ont enseigné pendant vingt-deux ans à l’étranger. Ils connaissent donc bien leur public.
Capture d’écran d’un cours avec CEFEL
« La réintégration c’est un double enjeu. A la fois administratif et scolaire. »
Au moment du retour en France, bien souvent les enfants doivent passer un test d’aptitude dans les écoles où ils s’inscrivent, afin que les proviseurs puissent « évaluer leur niveau de réintégration ». Souvent composés de mathématiques, français et de culture générale, ces tests peuvent être des épreuves sources d’angoisse pour les élèves français n’ayant pas évolué dans le système de l’Éducation nationale. Aussi, en fonction des résultats le proviseur en accord avec le rectorat peut décider de placer le nouvel élève dans une classe nettement inférieure à son âge. Il est donc important de penser à cet aspect administratif.
Depuis fin avril, Marie Léautey, dite « Lootie », parcourt l’Australie … en courant ! Arrivée à Perth, elle traverse depuis le pays pour rejoindre Sydney. Elle est attendue le 30 août, à 12h30, à l’Opéra de Sydney avec un accueil chaleureux. Retour sur son histoire incroyable.
En direction de Melbourne !
Elle parcourt le monde pour la bonne cause
Marie Léautey, alias Lootie, est une coureuse française qui s’est lancée un pari fou : faire le tour du monde en courant ! Partie en 2021, elle a déjà traversé 4 continents ! Ainsi, elle a terminé la traversée de l’Europe (15420 km) le 24 juin 2021, la traversée de l’Amérique du Nord (5 383 km) le 24 novembre 2021 et la traversée de l’Amérique du Sud (3 002 km) le 10 mars 2022.
Elle est désormais en Australie, où elle a démarré son périple à Perth. Elle court 6 jours sur 7 et elle a un objectif : récolter des fonds pour l’association « Women for Women International », qui soutient les femmes dans les zones de conflit.
Son périple australien
Pour sa traversée de l’Australie, Marie a été bien encadrée, grâce à l’aide de Myriam du Consulat Français de Melbourne. Elle nous a raconté les différentes démarches qu’elle a mises en place pour aider Marie dans sa traversée australienne.
« Lors de mes vacances en France, j’ai reçu un email de la Consule générale de France à Sydney qui m’avertissait, ainsi que ma consœur d’Adélaïde, de cette course extraordinaire et du périple de Marie qui allait passer par Adélaïde vers le 14 juillet et par Melbourne début août.
Ainsi, à mon retour à Melbourne, la deuxième quinzaine de juillet, j’ai envoyé un email à tous les présidents des associations françaises et aux écoles françaises locales. Mon époux m’a également mise en contact avec Pat Farmer un ultramarathonien australien de Sydney. Ce dernier, dans un élan de solidarité et d’admiration pour cette femme incroyable, décida de prendre l’avion pour la rejoindre pour sa dernière course d’arrivée à Melbourne.
J’ai également contacté le ministère des transports locaux pour m’assurer que la route choisie par Marie pour entrer à Melbourne soit agréée par les autorités. La question se posait notamment par rapport au Western Gate Bridge. Nous lui avons ainsi permis de prendre une voie détournée, qui incluait une traversée en ferry. »
Avec Pat Farmer et John, le mari de Myriam
Une arrivée à Melbourne en fanfare !
Grâce à la mobilisation et aux efforts de Myriam, le Lord Mayor Sally Capp ainsi qu’un comité d’accueil attendait Marie à son arrivée à Melbourne. Parmi eux, on retrouvait :
Deux femmes françaises de la communauté, Prue Bokobza d’Expert France et Anne-Sophie Pink de l’Alliance Française de Melbourne avaient également rejoint Marie et Pat à l’arrivée du ferry, pour faire les 8 derniers km.
Le lendemain, une réception au consulat honoraire de France a accueilli Marie, mais également remercié les nombreux bénévoles.
Marie avec la Lord Mayor Sally Capp et Myriam
Fin de l’aventure australienne à Sydney le 30 août
Après tous ces efforts, l’aventure australienne s’achèvera le 30 août à 12h30 à Sydney. Pour l’occasion, un comité d’accueil a également été mis en place. L’arrivée se fera à l’emblématique Opéra House de Sydney et des points de rendez-vous ont été mis en place sur les 13 derniers kilomètres pour ceux qui souhaitent se joindre à Marie. Le Consulat de France à Sydney, ainsi que le lycée Condorcet, seront de la partie pour accueillir Marie comme il se doit.
Vous pouvez vous joindre à cet accueil en remplissant le formulaire à cet effet ICI. On espère que vous serez nombreux pour féliciter l’exploit de la Française.
Un grand bravo à Marie/Lootie pour cette incroyable épopée et cette traversée de l’Australie en courant.
Tandis qu’Allemands, Espagnols et Portugais relancent le débat sur le gazoduc MidCat reliant la péninsule ibérique à la France, certains dénoncent une manœuvre profitable, avant tout, aux intérêts de l’Allemagne.
Le 11 août 2022, le chancelier allemand Olaf Scholz annonce qu’il regrette l’arrêt du projet de gazoduc MidCat qui manquerait « dramatiquement » à l’Europe en cette période de crise.
Dans la foulée, le Premier ministre portugais Antonio Costa rappelle que ce projet est même « une priorité » pour le continent, enjoignant donc la France à se positionner.
Le projet MidCat a été lancé en 2013 à l’initiative des gouvernements espagnol et français et avec le soutien de la Commission européenne. Nécessitant des renforcements très importants du réseau gazier français, le projet initial fut raccourci et renommé South Transit East Pyrénées (STEP).
Il est finalement abandonné en 2019, au prétexte qu’il ne répondait pas aux promesses escomptées en matière de sécurité d’approvisionnement et de viabilité économique.
La France boude le projet
Depuis, le gouvernement français botte en touche.
En juin dernier, le ministère de l’Écologie, de l’Énergie et des Territoires avait répondu à EURACTIV France qu’il n’avait « aucun commentaire » à formuler, alors que le dossier revenait sur le devant de la scène suite au déclenchement de la guerre en Ukraine.
En juillet, nouvelle sollicitation en amont du conseil des ministres de l’Énergie européens. Le cabinet du ministère répond à EURACTIV France que le projet est « non viable », au regard de son manque d’intérêt circonstancié en ces temps de crise.
Néanmoins, le ministère se disait « attaché » à une discussion avec les partenaires européens.
Propos que semble avoir entendu la ministre de l’Écologie espagnole. Le 12 août, elle déclarait à la télévision espagnole (TVE), que les travaux sur le projet MidCat coté Espagne pouvaient être terminés en « huit à neuf mois ».
Contre la pénurie de gaz, Teresa Ribera propose, au minimum, de préparer l’ajout d’un compresseur supplémentaire sur les deux petits gazoducs qui relient actuellement l’Espagne à la France.
Selon elle, le chantier ne devrait d’ailleurs prendre que « deux ou trois mois » et pourrait fournir rapidement « 2 à 2,5% » de la consommation gazière européenne. Estimation que corrobore le cabinet S&P Global sollicité par La Tribune.
Mais le même jour, le ministère de la Transition énergétique français réitérait ses propos tenus en juillet. Il fait ainsi savoir, au média espagnol Ara, que le projet n’avait pas d’intérêt et qu’il mettrait des années à être opérationnel.
« Nous ne sommes pas les vassaux de l’Allemagne »
En un sens, c’est aussi ce que dénonce Thierry Bros auprès d’EURACTIV France : « le politiquement correct pourrait nous pousser à développer un nouveau gazoduc ». « Mais à quoi sert un pipeline qui relie deux terminaux de regazéification ? », dénonce-t-il.
Le projet rebaptisé STEP prévoyait en effet d’interconnecter la ville de Figueres en Catalogne — proche du terminal de regazéification de Barcelone — à la ville de Barbaira en Occitanie — proche du terminal similaire de la Fos-sur-Mer. Situation absurde, donc, selon le chercheur.
Néanmoins, le Premier ministre portugais déclare que le projet servirait tout de même à « désengorger les ports du nord de l’Europe » en permettant au continent de profiter d’une plateforme logistique située dans le sud de Lisbonne.
Mais Thierry Bros rappelle que le projet profiterait surtout à l’Allemagne. Or, il n’y a selon lui, aucune raison que Français et Espagnols payent pour un chantier qui profiterait d’abord aux Allemands. À noter que les Espagnols ont cherché à faire financer ce projet par l’Union européenne.
« Nous [les Européens] ne sommes pas des vassaux de Berlin », fulmine le chercheur.
Face à la gravité de la situation que traverse l’Allemagne, il ajoute qu’Olaf Scholz ne peut s’en prendre qu’à lui-même et aux mauvaises décisions prises par les gouvernements allemands successifs depuis l’arrivée de l’ancienne chancelière Angela Merkel au pouvoir. Entre autres : la fermeture des centrales nucléaires.
Concept de bus à hydrogène
Transport d’hydrogène ?
En outre, la ministre de l’Écologie espagnole, avance que le projet pourrait permettre de développer les futures infrastructures de transport d’hydrogène. Ce à quoi Thierry Bros répond que, compte tenu de son immaturité technologique, l’hydrogène comme vecteur énergétique est une chimère face à l’urgence de la crise.
De fait, le professeur a profité, jeudi (25 août), de son passage sur la chaîne LCI pour dénoncer l’inutilité des pourparlers entamés par Olaf Scholz avec son homologue canadien sur le développement d’un partenariat hydrogène.
Il lui préfère le « pragmatisme » d’Emmanuel Macron, en visite en Algérie, dans un pays producteur de gaz et partenaire européen majeur.
Le président devra néanmoins faire des courbettes s’il souhaite négocier un contrat gazier supplémentaire. Cela demanderait en effet des milliards d’euros d’investissements algériens, alors que l’Union européenne et ses États membres souhaitent, in fine, sortir des énergies fossiles.
Une situation que la pénurie actuelle de gaz devrait d’ailleurs accélérer.