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  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 13.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 13.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le premier flash quotidien des expatriés de cette semaine. Ce lundi 13 mars, c’est le coup d’envoi de la mobilisation des Français de l’étranger pour les JO 2024, on s’inquiète pour la France alors que la Commission européenne a réactivé les critères de Maastricht et on revient sur la mobilisation en France contre la réforme des retraites qui s’étiole. 

    Terre de Jeux 

    C’est le label imaginé par le comité olympique des JO qui se dérouleront à Paris en juillet 2024. Ouvert à toutes les collectivités en France, il n’oublie pas les Français de l’étranger. Demain le 14 mars, plus de 128 ambassades proposeront des activités à tous ceux qui le veulent pour mener à bien un relais d’une flamme olympique virtuelle sur les 5 continents en 24h. Direction le site de votre consulat pour découvrir les festivités. On y reviendra demain !

    JO Paris 2024

    Surprise à Bruxelles

    La semaine dernière, dans ses orientations en matière de politique budgétaire pour 2024, la Commission européenne a annulé la clause dérogatoire générale qui désactivait les règles budgétaires de l’UE depuis le début de la pandémie, annonçant qu’elle lancera des « procédures pour déficit excessif » au printemps 2024, sur la base des déficits des États membres pour 2023. La France a prévu un déficit de 5% pour cette année au lieu des 3% réglementaires. 

    procédures pour déficit excessif

    J-2 pour l’adoption de la réforme des retraites

    C’est la crainte des syndicats alors qu’une commission paritaire réunissant 7 sénateurs et 7 députés doit se réunir mercredi. Au Sénat, la majorité de droite a déjà adopté la réforme, si les députés s’accordent avec les sénateurs, le texte peut être adopté sans vote. Une position qui serait pratique pour le gouvernement mais qu’Elisabeth Borne ne privilégie pas, espérant toujours obtenir un vote majoritaire à l’Assemblée nationale. Sans accord à la commission paritaire, il se déroulera jeudi. Pour autant les syndicats ont martelé tout le week-end que le match n’était pas fini

    Réforme des retraites

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain mardi 14 mars, qui marquera le début d’un compte à rebours de 500 jours avant les Jeux Olympiques de Paris. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Méditerranée, une mer très chaude

    Méditerranée, une mer très chaude

    La Méditerranée n’est pas une. Multiple, bien sûr ; divisée, surtout. Séparée en parcelles hostiles, venimeuses. Dès le détroit de Gibraltar, que fréquentent tankers, cargos, chalutiers et passeurs, le Maroc boude l’Espagne voisine, qui a hébergé un chef sahraoui. Le Sahara occidental est la pomme de discorde entre l’Algérie et le Maroc. Ou le prétexte pour entretenir une animosité fondamentale qui a conduit à une rupture des relations diplomatiques.

    Trois risques de guerre en Méditerranée 

    Les prospectivistes recensent trois risques de guerre en Méditerranée : l’un d’eux est une guerre entre le Maroc et l’Algérie. 

    Là n’est pas le plus grave : après tout, c’est un risque permanent depuis des lustres, depuis la décolonisation. L’élément nouveau, c’est le raidissement marocain. Intérieur, qui se caractérise par la poursuite des opposants ; extérieur, quand il reproche à la France un vote du Parlement européen lui demandant de respecter « la liberté d’expression et la liberté des médias », de « garantir aux journalistes incarcérés un procès équitable ». Le Maroc, qui avait habilement passé les Printemps arabes, qui construisait un consensus autour d’un système politique équilibré, se raidit. Est-ce dû à une plus grande assurance ou, au contraire, le syndrome d’une inquiétude ? 

    Dans l’Algérie voisine, la question ne se pose pas. La crainte gouverne. Le pouvoir a peur, et la reporte sur tout ce qui bouge. Journaux et sites d’information critiques ont été fermés. Les quelques figures du Hirak, ce mouvement de protestation qui avait amené la chute de Bouteflika, sont en prison. La répression s’est installée. La hausse du cours du gaz a sauvé le régime de la faillite, mais le coup passa bien près. Rarement, depuis la fin de la civile contre le GIA, le régime ne fut aussi policier. Comme d’habitude, il s’en prend à la France par intermittence, parce qu’elle a accueilli une journaliste franco-algérienne promise à la prison.  

    Le raidissement est général au Maghreb : la Tunisie, seul pays où la démocratie semblait s’installer, malgré les difficultés économiques et les islamistes, est redevenu un régime autoritaire. Le président a pris tous les pouvoirs. Maintenant, il active la répression. Ces trois pays, si différents, si opposés, si conflictuels, sont entrainés dans un même mouvement d’autoritarisme.

    L’Union des Etats Africains condamne les propos du Président tunisien sur les « hordes de migrants »

    Est-ce le prix du blé, la crainte des émeutes ? La fragilité d’un pouvoir se mesure à sa peur, à sa répression. Ces raidissements sont internes et externes. Pas seulement vis-à-vis de la France, de l’Espagne, de l’Europe, vis-à-vis des voisins immédiats, toujours suspects : voilà le tour des migrants, boucs émissaires universels. Le président tunisien Kaïs Saïed s’est fait condamner par l’Union des Etats Africains, après sa sortie contre les migrants subsahariens. Il avait dénoncé les « hordes de migrants clandestins », sources de « violence, de crimes et d’actes inacceptables », la « volonté de faire de la Tunisie seulement un pays d’Afrique et non pas un membre du monde arabe et islamique », avec « un plan criminel pour changer la composition du paysage démographique en Tunisie. ». Une exception ? 

    En Algérie, l’armée repousse les immigrés subsahariens au Sahel. 600 femmes et enfants compris ont retraversé le désert, à pied, jusqu’à Gao. Au Maroc, les immigrés dénoncent les actions de la police. En Libye, ils sont rançonnés, emprisonnés, tentent le passage en Méditerranée, en payant cher et en risquant leur vie. Le nouveau gouvernement italien renforce le contrôle des navires des ONG, il leur reproche une complicité de fait avec les passeurs. Près de 60 migrants ont été retrouvés, morts, sur les plages italiennes. 

    Avec qui traiter en Libye ? Le pays est divisé en deux, en guerre civile larvée, sur fond de pétrole, de rivalités entre tribus, mercenaires Wagner et soldats turcs. Heureusement, le conflit n’a débordé ni en Tunisie ni en Égypte. L’Égypte est calme : les prisons sont pleines. Elle est, malgré tout, au bord de la faillite financière. Le FMI est à son chevet, ce qui est rarement bon signe. Au Sinaï, quelques islamistes menacent ; ce n’est pas aussi brûlant qu’à Gaza, où le Hamas envoie des roquettes sur Israël qui riposte aussitôt.

    Le problème d’Israël n’est pas le Hamas mais l’Iran. Qui n’est pas que le problème d’Israël.  

    Le nouveau gouvernement israélien, composé d’ultra et d’extrémistes sous la houlette de Netanyahou, n’est pas dans une logique de conciliation. Son problème n’est pas le Hamas. C’est l’Iran, et son allié le Hezbollah, bien installé au Liban. La milice considérée comme terroriste par l’UE et les États-Unis a tout de l’honorabilité, sans elle, il n’y a pas de gouvernement : l’Etat libanais s’est effondré, comme la monnaie, comme l’économie. 

    Rosh Hanikra, à la frontière entre Israël et le Liban, le 14 octobre 2022
    (photo : YOSSI ALONI/FLASH90)

    Israël-Iran : là est le deuxième scénario de guerre en Méditerranée, une extension de la guerre, puisque les attaques israéliennes sont régulières contre les bases iraniennes en Syrie. Avec cette inconnue : l’armée russe installée à Lattaquié a été vidée de sa substance par la guerre d’Ukraine. Un handicap pour la Syrie, qui voulait s’éloigner de l’Iran et rejoindre le giron des pays arabes. N’est-ce pas l’occasion pour Israël de régler son compte à l’Iran, qui a refusé l’accord proposé par l’Europe et les États-Unis sur l’arme nucléaire ? L’Europe peut-elle accepter la bombe iranienne ? Cela entraînerait une prolifération dans tout le Moyen-Orient, à moyen terme. Mais à court terme, un blocage du détroit d’Ormuz.

    Le troisième risque de guerre touche l’Europe : c’est la Turquie malade.  

    Le troisième risque de guerre est juste à côté, il concerne directement l’Europe : c’est la Turquie. Elle est en ruine. Par le tremblement de terre – plus de 40.000 morts-, plus encore par la politique aberrante d’Erdogan. La Livre turque s’est effondrée, l’économie va mal, et, refrain connu, en cas de crise, les prisons sont pleines. Erdogan joue sa réélection dans quelques mois. Inutile de dire qu’il utilisera tous les moyens pour gagner. Au-delà d’emprisonner élus et journalistes, fonctionnaires suspects et récalcitrants, de la fraude et autres subtilités, Erdogan peut déclencher un conflit, à Chypre ou en mer Égée pour provoquer un réflexe nationaliste et arrêter quelques traîtres. Du classique. La guerre d’Ukraine le rend, pense-t-il, intouchable. A voir : la Grèce, l’Italie, la France ne pourront laisser faire. Aussi peut-il se tourner vers un conflit plus latent, celui contre les Kurdes de Syrie. Tout dépend, encore une fois, des Américains. C’est peut-être agaçant, mais, que ce soit en Ukraine, au Maroc, en Iran ou en Turquie, ce sont encore les Américains, qui ont les meilleurs arguments.

    La criminalité est organisée. S’arrête-t-elle en Italie ?  

    Avec eux, la Grèce est plus tranquille. Elle a retrouvé sa stabilité économique. Son appartenance à l’Union Européenne l’a sauvée. Elle accueille les touristes sur ses plages, après l’interruption de la Covid. Le calme rayonne : les touristes viennent du nord, les migrants remontent du sud, quand ils ne sont pas refoulés en Turquie. La route des Balkans vers l’Europe commence là. Chaque pays a ses bandes criminelles, qui organisent le trafic des migrants, des drogues, des armes. Petits cartels qui ne sont pas encore devenus assez grands pour se faire la guerre comme au Mexique. Du Monténégro à l’Italie en passant par l’Albanie et le Kosovo, la criminalité organisée s’immisce dans la politique, la justice, la police. Est-ce que cela s’arrête à l’Italie ? 

    A ce tour des rivages méditerranéens, qui laisse de côté bien des questions (sécurité des routes commerciales, accès à l’eau potable, urbanisation, pollution, énergie, sécheresse, sous-alimentation, biologie marine…), une première conclusion s’impose : seule l’Europe offre un élément de stabilité et de solidarité. Hélas, on ne peut pas dire qu’il existe une politique européenne en Méditerranée.

  • Réforme des retraites : un samedi en petite forme

    Réforme des retraites : un samedi en petite forme

    368.000 personnes ont battu le pavé en France ce samedi contre la réforme des retraites, selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre en nette baisse par rapport aux 963.000 manifestants du samedi 7 février. 

    Baisse généralisée

    Le constat est similaire dans tout l’Hexagone. Les autorités ont également comptabilisé 48.000 manifestants à Paris, contre 93.000 le 7 février. 

    À Marseille, la préfecture de police a décompté 7.000 participants contre 12.000 selon la police le samedi 7 février dernier. À Lyon, les forces de l’ordre ont décompté ce samedi 7.000 personnes dans la rue contre 10.700 lors du dernier samedi de mobilisation. À Nantes, la police a compté 13.000 personnes contre 23.000 le 7 février. À Rennes, 10.000 manifestants ont défilé contre 25.500 lors de la dernière mobilisation un samedi.

    Pour autant, Antoine Léaument, l’un de très proches de Jean-Luc Mélenchon, juge que le président « fait l’unanimité contre lui ».

    Manifestation à Paris ce 11 mars 2023 ©AFP

    Black blocs

    Pour la deuxième fois, les « black blocs », ces éléments ultra-violents d’extrême gauche, ont rejoint le défilé parisien.

    30 interpellations ont été réalisées dans le cortège parisien, d’après la préfecture de police de Paris. Parmi les motifs : le port d’arme prohibé et la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations.

    De premières tensions ont eu lieu vers 15h sur le boulevard Beaumarchais, avec des vitrines prises pour cibles et des jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Le cortège a été provisoirement stoppé place de la Bastille, où les forces de l’ordre ont tenté de « disloquer le bloc » constitué de manifestants radicaux, a indiqué la préfecture de police. « Plusieurs centaines de personnes » étaient présentes dans ce bloc, selon la même source.

    Accélération au Sénat

    La seule conséquence concrète de ce mouvement c’est l’accélération du rythme d’adoption du texte au Sénat.

    Ainsi Bruno Retailleau, le patron des sénateurs LR, a retiré cette après-midi son amendement sur l’accélération de la suppression de certains régimes spéciaux. Avec un but : accélérer les débats et parvenir au vote sur la réforme des retraites d’ici dimanche à minuit. La droite, majoritaire au Sénat, a déjà activé l’article 38 du règlement intérieur du Sénat. Cette disposition permet de limiter le nombre d’intervenants d’avis contraires à deux sénateurs par amendement.

    Les débats doivent se finir au plus tard dimanche à minuit. Les sénateurs de droite qui soutiennent le recul de l’âge de départ à la retraite veulent à tout prix parvenir au vote.

  • Les « JO Paris 2024 » mobilisent les Français de l’étranger 

    Les « JO Paris 2024 » mobilisent les Français de l’étranger 

    De la « Terre de Jeux » à la « Semaine Olympique et Paralympique » 

    Dans quasi 500 jours, les Jeux Olympiques commenceront officiellement à Paris. D’ores et déjà, c’est tout un réseau qui se mobilise pour la promotion et l’organisation de cet événement planétaire. Les Français de l’étranger sont mis à contribution pour l’organisation des « JO Paris 2024 », notamment à travers les ambassades et les lycées. 

    Promu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’événement « Terre de Jeux 2024 » invite ainsi nos compatriotes vivant hors de France à prendre part aux festivités pré-JO et à participer à un relais sur les cinq continents. 

    Un relais dans 116 pays et territoires d’outre-mer 

    Ce 14 mars, le réseau diplomatique sera mobilisé aux quatre coins du globe. Des actions « Terre de Jeux 2024 » se déroulent dans 116 pays et territoires d’outre-mer. Ambassades ou consulats de France vont ainsi prendre part à cette action internationale qui, jouant des fuseaux horaires, va se tenir sur 24 heures.

    Tout au long de la journée, chaque entité « Terre de Jeux 2024 » va organiser un événement sportif d’une heure, à partir de 9h heure locale. Une fois celui-ci achevé, le passage de relais se fait aux ambassades et DROM-COM du fuseau horaire suivant. C’est ce schéma qui va se reproduire toute au long de la journée, et cela pendant 24 heures. C’est en Nouvelle-Zélande que débute cette initiative, qui par la suite va traverser l’Océanie, l’Asie, l’Europe, l’Afrique et l’Amérique, avant de prendre fin dans le Pacifique, en Polynésie française.

    Samuel Ducroquet, Ambassadeur pour le sport au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, confie que ce « relais autour du monde porte un message aussi symbolique qu’ambitieux. Il témoigne en effet de la capacité des Jeux de Paris 2024 à fédérer, grâce à notre réseau diplomatique, nos communautés à l’étranger ainsi que nos partenaires aux quatre coins du monde. »

    Plus de 40 sports mis en exergue 

    Plusieurs dizaines de milliers de participantes et participants sont attendus pour cette action et plus d’une centaine d’athlètes vont prendre part à celle-ci. C’est également une quarantaine de sports différents qui sont mis en exergue (cricket, taekwondo, stand-up paddle, skateboard, pétanque, saut en longueur, lancer de disque et javelot, para athlétisme, para badminton…). 

    De l’aviron, des courses

    Par exemple, Ellen Keane, nageuse paralympique médaillée d’or aux Jeux de Tokyo 2020 et de bronze aux Jeux de Rio 2016, et Kelly Harrington, championne olympique de boxe aux Jeux de Tokyo 2020 sont attendues en Irlande. En Italie, Jean Patry, volleyeur français médaillé olympique à Tokyo 2020 participe aussi à cet événement. A Brisbane (future ville hôte des Jeux en 2032), le Consulat général de France organise une action au cours de laquelle un bateau d’aviron de 8 places va s’élancer le long du fleuve de la ville et ainsi la parcourir. En Turquie, quelques semaines après les terribles tremblements de terre, l’Ambassade de France propose une course solidaire et donnera lieu à un passage de relais virtuel entre Ankara et Istanbul ; aux Etats-Unis, le Lycée français de San Francisco prévoit une course de relais sur le mythique Golden Gate Bridge… 

    Vous pourrez suivre ces 24h sur les réseaux sociaux où d’ailleurs chaque passage de relais entre les pays va aussi faire l’objet d’une communication spécifique.

    L’inclusion, thème principal de la Semaine Olympique et Paralympique dans les Lycées 

    Le 15 mars la flamme olympique ne s’éteindra pas pour autant. En effet, les lycées français, notamment à l’étranger, organiseront du 3 au 8 avril la Semaine Olympique et Paralympique (SOP) dont le thème sera centré cette année sur l’inclusion.  

    Enseignants, élèves et parents sont invités à devenir les acteurs de cette semaine d’activités sportives dans leurs établissements scolaires. A travers les valeurs de l’olympisme, cette action a pour objectif d’utiliser le sport comme outil pédagogique dans les enseignements, d’éveiller les jeunes à l’engagement bénévole et citoyen et également à changer le regard sur le handicap en s’appuyant sur la découverte des parasports par l’organisation de rencontres spécifiques. 

    Pour mieux comprendre l’organisation de cette Semaine Olympique et Paralympique nous avons rencontré et interrogé un acteur de terrain, Julien Kervedaou, enseignant d’EPS, ambassadeur de la Semaine Olympique et Paralympique (SOP) Paris 2024 pour l’AEFE, qui va organiser cet événement au Lycée français Jean Monnet à Bruxelles, établissement membre de l’AEFE. 


    Julien Kervedaou : « Faire vivre une expérience de handicap à nos élèves permet de changer le regard sur les différences physiques »

    Julien Kervedaou est enseignant d’EPS au Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles depuis 1999. Julien Kervedaou a été référent du sport scolaire pour la zone d’Europe du Nord-Ouest et Scandinavie. Ayant pratiqué la natation puis le triathlon pendant plusieurs années, il participe régulièrement à des épreuves de raid aventure sur plusieurs jours avec une plus grande diversité d’activités (VTT, course d’orientation, swim-run, kayak, escalade…). 

    LFP : Julien Kervedaou, les JO Paris 2024 cela évoque quoi pour vous ?

    Julien Kervedaou : C’est une occasion exceptionnelle pour la France de montrer son savoir-faire en matière d’organisation, de plus ces jeux olympiques permettent de mettre à l’honneur des sports moins médiatisés et les jeux paralympiques de mettre en valeur des sportifs présentant un handicap. Cet événement permettra de se doter d’infrastructures plus nombreuses afin de permettre d’avoir une politique de santé publique par la pratique physique. Me concernant, je vais essayer d’obtenir des places pour prendre place à cet événement planétaire.

    LFP : Quelle motivation pour un professeur d’EPS à mettre cette Semaine Olympique et Paralympique en place dans son lycée ?

    Julien Kervedaou : Ce sera notre 7eme édition au lycée français de Bruxelles, en effet, nous avons toujours organisé cette Semaine Olympique et Paralympique au lycée avec les collègues d’EPS, le label génération 2024 nous engage dans ce sens. Nos organisations « Semaine Olympique et Paralympique » (SOP) ont toujours été sous le signe de l’inclusion car nous sommes convaincus que faire vivre une expérience de handicap à nos élèves permet de changer le regard sur les différences physiques. Au-delà de la simple pratique motrice, cette semaine permet d’engager les élèves dans l’organisation, nous avons souvent fait appel à nos optionnaires EPS pour cela. Mais l’olympisme peut s’appréhender sous différents prismes et cette semaine a déjà été l’occasion de développer des synergies avec d’autre disciplines.

    LFP : Concrètement quelles activités seront proposées au Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles ?

    Julien Kervedaou : Notre SOP sera composée de pratiques physiques adaptées, d’activités culturelles interdisciplinaires et de rencontres et conférences avec des sportifs de haut niveau et acteurs du sport. Pour les activités culturelles, une exposition sur les jeux antiques sera proposée, une autre sur les valeurs de l’olympisme à travers les 30 olympiades sera présentée par les élèves. La diffusion de films sera organisée à la médiathèque lors de la pause méridienne. Pour la pratique physique, un challenge de 10000 pas sera organisé pour une dizaine de classe sur la semaine. Tous les élèves en EPS pratiqueront des activités adaptées, du biathlon fauteuil et tir au pistolet, de l’escalade mal-voyant, du tennis de table en fauteuil. L’activité olympique basket en 3 contre 3 sera organisée par les élèves sous la forme d’un tournoi. Des rencontres seront organisées avec la présence de la vice-championne olympique de natation Malia Metella, du triathlète guide Olivier Loyen qui a participé à Tokyo 2020 et de Piotr Van Montaigu qui a également participé à la dernière olympiade en para tir à l’arc. Nous aurons des conférences sur les valeurs olympiques avec Diane de Navacelle de Coubertin et l’historien Jean Pierre Guilbert mais aussi une conférence sur les jeux olympiques et paralympique de Paris 2024, animée par un ancien élève, Charles Courcol, qui travaille au comité d’organisation de Paris 2024, et de Ludovic Dabauvalle qui travaille à la fédération française handisport. Certaines conférences seront ouvertes aux parents d’élèves et des activités adaptées parents-enfants seront proposées afin de faire rayonner notre SOP au sein de la communauté éducative.

    LFP : Qu’attendez-vous des élèves ?

    Julien Kervedaou : Qu’ils vivent les expériences sportives et qu’ils profitent de l’offre qui leur est proposée, entre des initiations sportives, un tournoi, un challenge de pas, des rencontres, des conférences, nous sommes convaincus que bon nombre d’élèves ressortiront avec une culture plus grande sur les jeux olympiques et paralympiques. Les élèves sont également investis dans l’organisation avec le tournoi de basket géré par nos « jeunes arbitres ». L’exposition sera présentée toute la semaine par une vingtaine d’élèves « jeunes historiens » formés préalablement par moi-même et une collègue, Nelly Davidian, investie dans ce projet. Naturellement nos « jeunes reporters » internationaux couvriront l’ensemble des activités avec des interviews, des reportages et la webradio animée par Didier Piotrowki.

    LFP : Quelle suite pourrait être donnée à cette semaine ?

    Julien Kervedaou : Cette semaine olympique 2023 qui est très dense est le fruit d’un travail initié l’année dernière lors de l’organisation des jeux internationaux de la Jeunesse. Cet évènement fin mai a regroupé plus de 500 personnes sur 5 jours avec des activités sportives et culturelles, une master-class sur le handicap, la présence d’ambassadeurs sportifs et le tout organisé, arbitré et médiatisé par nos élèves. Forts de nos SOP précédentes et de l’héritage des JIJ, nous avons avec Aude Abeguile, proviseure adjointe, et les directeurs du primaire Messieurs Allegre et Seguelas décidé de proposer une semaine olympique et paralympique la plus complète possible. Nous avons également à l’agenda la journée olympique le 23 juin et en septembre la venue du décathlonien Kevin Mayer, tout cela laisse présager d’une très belle année 2024 sous le signe du sport. Nous souhaitons également faire circuler notre exposition sur les valeurs de l’olympisme afin de faire rayonner Paris 2024 dans d’autres établissements du réseau ou institutions françaises de Belgique. Ce projet d’exposition présenté par les élèves a suscité l’adhésion de Laure Mouden, proviseure de l’établissement, qui nous soutient pleinement dans cette SOP et plus particulièrement sur cette initiative.

  • Sénégal : des manifestants dénoncent une restriction des libertés

    Sénégal : des manifestants dénoncent une restriction des libertés

    Les opposants au président Macky Sall et des défenseurs des droits dénoncent un recul des libertés accéléré à l’approche de la présidentielle de février 2024, avec redoublement des arrestations, interdiction des manifestations, mesures coercitives contre la presse et instrumentalisation de la justice.

    Le gouvernement réfute toute régression et invoque une juste application de la loi dans un pays qui est volontiers présenté comme un Etat de droit. Alentour en Afrique de l’Ouest, la démocratie souffre et les militaires gouvernent sans partage au Mali, en Guinée ou au Burkina Faso.

    La Justice asservie par le pouvoir

    Le Sénégal, 73e sur 180 au dernier classement établi par Reporters sans frontières, a perdu 24 places par rapport à 2021. L’opposition accuse le pouvoir de se servir de la justice. Elle l’accuse d’interdire presque systématiquement ses manifestations, comme en février un rassemblement autour de M. Sonko à Mbacké (centre-ouest). Des dizaines de personnes ont été arrêtées après des heurts, des scènes de saccage et de pillage.

    Interrogé par l’AFP, le ministère de la Justice a répondu par écrit que les interdictions de manifestation avaient toujours des « motifs valables », qu’il s’agisse de prévenir des troubles ou de protéger les personnes et les biens.

    Seules 136 demandes d’autorisation de manifester sur 4.633 ont été refusées en 2022, soit environ 3%, dit le ministère. Le Sénégal « reste une terre des droits de l’Homme » où le pouvoir « protège les libertés publiques » et « garantit (leur) exercice », a-t-il dit.

    Un opposant actif sur les réseaux sociaux, Outhmane Diagne, dit avoir passé cinq mois en détention après avoir partagé sur Facebook une publication de Unes de journaux détournées aux dépens du pouvoir et y avoir ajouté des émojis souriants. « Je suis le seul homme dans l’Histoire condamné pour avoir partagé des émojis », ironise M. Diagne, sous contrôle judiciaire depuis janvier.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La Commission européenne lancera des procédures pour déficit excessif dès 2024

    La Commission européenne lancera des procédures pour déficit excessif dès 2024

    Dans ses orientations en matière de politique budgétaire pour 2024, la Commission européenne a annulé la clause dérogatoire générale qui désactivait les règles budgétaires de l’UE depuis le début de la pandémie, annonçant qu’elle lancera des « procédures pour déficit excessif » au printemps 2024, sur la base des déficits des États membres pour 2023.

    Si la Commission a appelé à une politique budgétaire d’austérité, elle a également exhorté les États membres à réduire les dépenses, et non les investissements publics, afin d’éviter de freiner la croissance économique.

    « L’ajustement budgétaire que les États membres sont censés réaliser ne devrait pas se faire en réduisant les investissements, mais en limitant la croissance des dépenses courantes »

    Le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, mercredi (8 mars).
    le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni. [EPA-EFE/Olivier Hoslet]

    Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission, a appelé à des « finances publiques saines dans tous les États membres de l’UE ».

    Dans les orientations budgétaires publiées mercredi, la Commission a souligné que les régimes d’aide généralement généreux visant à protéger les entreprises et les ménages des prix élevés de l’énergie ne ciblaient pas nécessairement les ménages les plus pauvres.

    Dans la plupart des pays, les dépenses des gouvernements pour les mesures énergétiques ont été bien supérieures à l’augmentation des coûts pour les 40 % des ménages les plus pauvres.

    Graphique montrant l’augmentation estimée des dépenses énergétiques des ménages à faible revenu (chauffage et transport) par rapport au coût budgétaire total des mesures énergétiques en 2022, déduction faite des recettes provenant des taxes et des prélèvements sur les superprofits. Le Portugal et la Suède ne figurent pas sur ce graphique en raison du manque de données. Malte est omise car la composante énergétique de l’inflation (mesure de l’IPCH) ne montre pas d’augmentation des prix. Source : Commission services.

    En dehors des mesures de soutien en matière d’énergie, la Commission n’a pas précisé les dépenses que les États membres devraient réduire dans leurs budgets.

    Avec ces orientations, la Commission souhaite donner aux gouvernements des États membres une idée sur la manière de procéder dans la préparation de leurs budgets pour l’année prochaine. Bien qu’elle soit déterminée à appliquer à nouveau les règles budgétaires en 2024, les États membres de l’UE ne se sont pas encore mis d’accord sur la manière dont ces règles budgétaires se présenteront.

    Nouvelles règles fiscales

    Lorsque la pandémie a frappé le continent en 2020, l’UE a activé la clause dérogatoire générale, suspendant ainsi l’application des règles fiscales de l’UE. Puisque ces règles étaient largement considérées comme inefficaces et contre-productives, la Commission européenne a également lancé un examen de la gouvernance économique afin de définir de nouvelles règles fiscales.

    Ces nouvelles règles doivent encore être définies et la Commission attend que les États membres se mettent d’accord sur une approche commune, soit lors de la réunion des ministres des Finances de la semaine prochaine, soit lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement du bloc à la fin du mois de mars.

    Néanmoins, les orientations budgétaires comprennent déjà des aspects des nouvelles règles qui semblent constituer un dénominateur commun.

    « Les orientations doivent être considérées comme un pont entre la manière dont les règles ont fonctionné par le passé et la manière dont elles pourraient fonctionner à l’avenir »

    M. Dombrovskis

    Par exemple, l’exécutif européen a encouragé les États membres à élaborer des plans budgétaires à moyen terme pour accompagner leurs budgets 2024.

    En outre, il laissera de côté certaines règles controversées, comme la règle dite « du 1/20 e » qui exigeait des États membres fortement endettés — plus de 60 % du PIB — qu’ils réduisent l’écart entre leurs stocks et le seuil de 60 % de 1/20 e chaque année. Cette règle fixait un objectif jugé irréaliste et étouffait l’économie du pays.

    Mais la Commission a également accentué la pression sur les États membres pour qu’ils trouvent un accord sur les règles fiscales, en déclarant qu’elle recommanderait l’ouverture de procédures concernant les déficits excessifs à l’encontre des États membres en 2024.

    Ces procédures seront ouvertes sur la base des données de 2023, ce qui signifie que les pays qui prévoient d’avoir un déficit de plus de 3 % cette année pourraient faire l’objet d’une telle procédure. Les procédures peuvent conduire à des pénalités financières.

    Dans une déclaration, l’ONG de politique financière Finance Watch s’est dite « préoccupée par la volonté de la Commission de relancer les procédures de déficit excessif », mais a salué la volonté de réformer les règles fiscales de l’UE.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.03.23

    Bonjour et bienvenue dans le dernier flash de la semaine, aujourd’hui dans le flash quotidien des expatriés, on revient sur la chasse aux expatriés touchant des allocations, sur le déclassement du Lycée Français de Londres tandis qu’en France la mobilisation contre la réforme des retraites perdure ! 

    Les Caisses d’allocations familiales vont traquer les fraudeurs 

    Pour cela, en plus des réseaux sociaux, dont elles sont devenues expertes en quelques années, Gabriel Attal, le ministre des comptes publics, voudrait que les CAF puissent accéder au registre des vols à destination de la France. L’objectif : vérifier les A/R des allocataires. En plus dans le cadre du plan contre les fraudes fiscales, il désire que le délai minimum de présence en France passe de 6 et 1 un jour à 9 mois ! 

    A Londres, le Lycée Charles-de-Gaulle tombe de son piédestal

    Géré en direct par l’AEFE, le lycée français de la capitale britannique fut longtemps le symbole de l’excellence à la française. Mais voilà, en début d’année, l’organisme de contrôle britannique a déclassé l’établissement, le propulsant dans le bas du classement britannique. Le LFCG fait désormais partie des 8% des établissements les plus mal notés. La direction a déclaré prendre les mesures nécessaires afin de s’aligner sur les nouveaux standards britanniques. 

    En France, on se mobilise encore contre la réforme des retraites

    Après le succès des manifestations contre le projet d’Emmanuel Macron du 07 mars, les débrayages et grèves se sont multipliés dans l’hexagone, raffineries, transports en commun et aéroports sont toujours frappés. Demain, une nouvelle journée d’actions nationales est prévue. Si vous avez prévu d’aller en France, prenez votre courage à deux mains. 

    Toute la rédaction vous souhaite un bon week-end, on se retrouve lundi pour une nouvelle édition !

    Ecoutez l’édition des Français de l’étranger

  • Rien ne va plus au Lycée Charles-de-Gaulle à Londres

    Rien ne va plus au Lycée Charles-de-Gaulle à Londres

    L’établissement en gestion directe de l’AEFE, le Lycée Charles-de-Gaulle à Londres, accueille plus de 3000 élèves et bénéficie d’une excellente réputation en France. Mais ce n’est pas l’avis des services britanniques qui lui ont attribué la plus mauvaise appréciation pointant la pédagogie des enseignants et la sécurité.

    Parmi les plus mauvais du Royaume-Uni

    Paru en janvier dernier, le rapport britannique attribue l’appréciation « insuffisant » à l’établissement, soit la plus mauvaise possible. Seulement 8% des lycées du Royaume-Uni font aussi mal.

    En cause ? La méthodologie, principalement. En effet, si le rapport souligne que le Lycée Charles-de-Gaulle montre un haut niveau d’exigence sur le plan académique, son manque de pédagogie est pointé du doigt. Un reproche qu’on peut souvent entendre en France, sauf qu’ici, les parents déboursent 10 000 euros par enfant et par an pour leur faire bénéficier de la meilleure scolarité possible.

    Pour être précis, l’organisme de contrôle britannique (OFSTED) a émis de sérieuses réserves sur six points différents lors de son inspection :

    • la qualité de l’éducation,
    • le comportement et l’attitude des enfants,
    • l’enseignement pour les petits,
    • l’enseignement des 16-19 ans,
    • le développement personnel des enfants et le leadership et management. 

    Des sujets qui ne peuvent qu’inquiéter les parents d’élèves, en particulier la sécurité.

    ©AEFE

    Les enfants en danger ?

    Dans le rapport on peut lire (en anglais) que « la politique d’encadrement de l’école ne répond pas exactement aux exigences des directives légales”. Que doit-on comprendre ? Que les enfants ne sont pas en sécurité ? Oui et non !

    La dégradation de la note vient d’une modification des exigences légales au Royaume-Uni suite au Brexit et à la pandémie. De nombreuses écoles ont donc vu en effet leur note rétrogradée.

    Ainsi le rapport de l’OFSTED reproche à l’établissement de ne pas disposer d’un fichier unique centralisant les incidents de vie scolaire susceptibles de survenir sur chaque site, de ne pas avoir aménagé (dans deux écoles primaires annexes) d’espaces infirmerie en adéquation avec les nouvelles recommandations ou encore de ne pas disposer d’un « risk assessment » précisant les conditions dans lesquelles lycéennes et lycéens sont autorisés à sortir de l’établissement lorsqu’elles et ils n’ont pas cours (selon les règles françaises, l’autorisation des parents est suffisante).

    Pourtant, ces remarques n’avaient jamais été formulées, explique le proviseur à nos confrère de « French Morning London », dans le rapport précédent et datant de 2018, “alors que locaux, usages et nombre de procédures étaient identiques à ce qu’ils sont actuellement”.

    Des actions immédiates

    l’AEFE, qui assure la gestion directe de l’établissement, comme la direction sur place, ont donc décidé de réagir en urgence.

    Ainsi il a donc été décidé de doter tous les établissements dépendant du Lycée Charles-de-Gaulle d’un logiciel pour répertorier le moindre incident qui se déroulerait au sein de l’établissement pour tous les élèves âgés de 3 à 18 ans. Un logiciel déjà commandé et qui devrait être livré dans deux mois. Cette mesure peut effrayer certains parents qui craignent un fichage des enfants. Si les données seront disponibles pour l’organisme de contrôle britannique, afin de s’aligner sur les normes demandées, la loi française s’appliquera en cas de transfert en France ou lors de l’inscription à Parcoursup. En clair, ce dossier constitué au fil des années ne sera jamais transmis en dehors de l’OFSTED.

    Autre mesure qui va être immédiatement prise suite à cette inspection : la mise en place d’un système de badges pour les élèves. En France, un élève peut sortir de son établissement  entre midi et deux heures en présentant simplement son carnet de correspondance, l’assurance parentale couvrant les risques extérieurs à l’école. Au Royaume-Uni, une assurance spécifique doit être prise, d’où l’importance de mieux contrôler les A/R des élèves.

    Enfin, Le Lycée Charles-de-Gaulle a ainsi lancé un plan d’actions, que la direction est en train de finaliser avec l’appui de trois experts, dont une ancienne inspectrice de l’OFSTED. 

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