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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 16 mars du flash quotidien des expatriés, aujourd’hui on parle des élections législatives partielles, de l’encadrement de l’activité des influenceurs, tandis qu’en France la commission paritaire a adopté le projet de loi de la réforme des retraites. 

    Les 01 et 02 avril, 3 circonscriptions sont en jeu 

    Suite à l’annulation par le conseil constitutionnel, due à des bugs sur le vote en ligne, des élections de Mme Caroit dans la IIème circonscription (Amérique du Sud), de M. Meyer Habib dans la VIIIème (Méditerranée de l’Est) et de M. Ben Cheïkh dans la IXème circonscription, les Français résidant dans les pays de ces circonscriptions sont appelés à voter pour choisir leur député le samedi 01 avril en Amérique et le dimanche 02 avril ailleurs. Vous pouvez retrouver une série de podcasts depuis hier avec les principaux candidats à l’élection sur le site Lesfrancais.press.

    La France veut encadrer la profession d’influenceur 

    Voilà une nouvelle qui va concerner de nombreux expatriés qui influencent le public français depuis Dubai. En effet, en janvier dernier, les services de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) ont constaté des « anomalies » auprès de 60 % des influenceurs contrôlés, qui « ne respectaient pas la réglementation sur la publicité et les droits des consommateurs ». En conséquence, Bruno Le Maire a décidé de présenter un plan dont l’objectif est de lutter contre les « dérives inacceptables » du secteur de l’influence, pour « protéger les consommateurs français ».

    Dénouement en approche pour la réforme des retraites 

    La commission mixte paritaire a entériné ce mercredi le report de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Ce vote intervient parallèlement à la huitième journée de mobilisation nationale contre le projet de réforme et doit ouvrir sur une nouvelle session décisive dans les deux chambres du Parlement jeudi. En cas de vote positif, aujourd’hui, dans les deux assemblées, la réforme sera définitivement adoptée. Maintenant il reste à attendre la réaction des syndicats qui étaient vent debout avec leurs militants hier dans les rues de France. 

    C’est tout pour aujourd’hui, bon jeudi à tous où que vous soyez !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Législatives partielles : Eléonore Caroit se présente à sa succession – interview

    Législatives partielles : Eléonore Caroit se présente à sa succession – interview

    Le 20 janvier dernier, le Conseil Constitutionnel a procédé à l’annulation de l’élection de la députée des Français d’Amérique du Sud (II ème circonscription) Eléonore Caroit (Renaissance). Une décision motivée par les soucis rencontrés lors du déploiement du vote en ligne.

    Logiquement, la députée élue Eléonore Caroit se présente de nouveau face aux électeurs français d’Amérique du Sud et des Caraïbes, nous l’avons rencontrée.

    Ecoutez le podcast avec Eléonore Caroit

    Le vote en ligne

    Souvenez-vous, nous étions le 27 mai à midi, les bureaux de vote en ligne ouvraient, et pourtant de nombreux Français de l’étranger n’avaient toujours pas reçu leurs identifiants ou les avaient reçus en double (avec deux identifiants et deux mots de passe différents). La raison, des erreurs dans l’organisation mais aussi des incompatibilités avec les opérateurs de certains pays comme, dans ce cas, en Argentine.

    Des problèmes qui ont, à un moment, remis en cause la poursuite du vote en ligne alors que ce dernier est un outil majeur pour les électeurs dispersés dans des circonscriptions de la taille d’un pays. Et ils sont souvent très vastes en Amérique du Sud.

    Finalement, Docapost, le prestataire, a réussi à trouver une disposition qui devrait assurer la bonne tenue du vote cette fois. Une solution que salue Eléonore Caroit interrogée dans le podcast alors qu’elle s’inquiète pour la mobilisation, qui est souvent le vrai enjeu d’une élection partielle. Pourtant, elle s’interroge sur un éventuel renouvellement du bug qui mettrait en cause, une nouvelle fois, sa légitimité. Elle invite donc lorsque c’est possible de privilégier la procuration pour ceux qui seraient loin des bureaux de vote physiques.

    Continuer les chantiers ouverts

    Eléonore Caroit fut donc élue de juin 2022 à janvier 2023, au cours de ces quelques mois elle a lancé des chantiers, comme elle s’y était engagée auprès des Français de l’étranger et qu’elle désire mener à terme.

    Justice fiscale

    Le premier chantier, et pas des moindres, qu’elle a ouvert, c’est celui de la justice fiscale. En effet, vous le savez, qu’on soit expatrié(e) au sein de l’Union européenne ou hors de celle-ci, les Français de l’étranger, sur leurs revenus français, subissent des traitements différents.

    C’est principalement les règles entourant la CSG/CRDS qui sont visées. En effet, la Cour européenne de justice a contraint la France à ne plus prélever cet impôt pour les citoyens français résidant dans un autre pays de l’Union. Une disposition juridique que l’Etat a mis de nombreuses années à appliquer et que Bercy ne veut pas étendre à l’ensemble des Français de l’étranger, provoquant de fait une discrimination face à l’impôt entre citoyens.

    Elle porte aussi un autre projet, la mise en place de la « Résidence de repli ». Evoquée lors de la campagne présidentielle, cette mesure consiste à créer un foyer de rattachement permettant d’échapper à la taxe sur les résidences secondaires, mais aussi de solliciter des aides à la rénovation, à la transition énergétique, etc.

    « Je travaillais avec Bercy à ce concept qui permettrait de garder une attache fiscale en France mais pas seulement »

    Eléonore Caroit

    L’écologie

    Son autre grand chantier c’est l’écologie ! Normale pour une élue d’un continent où la nature a encore toute sa place mais où la férocité des hommes s’exprime aussi fortement que ce soit en Amazonie ou en Patagonie.

    Elle a ainsi participé à la création d’une loi, portée par plusieurs partis, sur le contrôle l’exploitation minière dans les océans, pour rappel la France, depuis 2021 et l’entrée en vigueur d’une réforme de la loi internationale sur le territoire maritime, détient le deuxième espace maritime avec 10 millions de km2 !!!

    Renforcer les liens avec l’Amérique latine

    Dernier chantier, né des remarques nombreuses récoltées pendant la campagne, les relations entre la France et les pays d’Amérique du Sud. Longtemps parent pauvre de la diplomatie française, Eléonore Caroit a remis ce continent au centre des enjeux en organisant tables rondes et lobbying quotidien.

    D’ailleurs, elle nous annonce la venue prochaine sur le continent du Président de la République.

    Eléonore Caroit au Pérou en 2022

    Etre Français en Amérique du Sud

    Dans le second volet du podcast, on se penche sur les conditions de vie de nos compatriotes dans les pays de la deuxième circonscription des Français de l’étranger.

    L’Education

    Premier point qu’on aborde avec la candidate, c’est l’accès à l’Education hors de France. Ancienne élève du Lycée français de St Domingue, elle connait bien la problématique.

    Consciente des tarifs prohibitifs pour la zone des Lycées français, elle travaille au quotidien avec les proviseurs et réfléchit aussi à la généralisation de solutions alternatives et plus accessibles financièrement comme le CNED.

    La débancarisation des Français de l’étranger

    Comme dans de nombreux pays à travers le monde, certains Etats du continent ne sont pas dans les petits papiers de l’autorité de contrôle bancaire française. Et les Français résidant dans ces pays en sont, par ricochet, victimes, les banques françaises fermant leur compte.

    S’il existe le droit au compte, Eléonore Caroit est consciente de la faiblesse du dispositif, car si la banque centrale peut imposer l’ouverture d’un compte, rien n’empêche la banque sélectionnée de fermer un trimestre plus tard le compte.

    Partant de ce constat, la candidate a voulu aussi mettre sous les projecteurs les problèmes rencontrés par les entrepreneurs français qui sont souvent peu soutenus par la France. Une situation qu’elle désire améliorer à travers un projet de loi.

    La couverture sociale

    On aborde enfin avec Eléonore Caroit la problématique de la couverture sociale des Français résidant sur ce continent. On évoquera la Caisse des Français de l’étranger avant de se pencher, naturellement, sur la réforme des retraites.

    La CFE

    La candidate nous expose dans le podcast une problématique d’adéquation de leur offre aux coûts réels des soins pour nos compatriotes. D’ailleurs, elle constate que peu de personnes adhèrent au dispositif de la CFE. Nos compatriotes opteraient plutôt pour une assurance privée locale.

    Pour Eléonore Caroit, c’est un problème dû à la prise en otage du conseil d’administration de la Caisse des Français de l’étranger par des bisbilles politiques au lieu de se dédier à la couverture des Français.

    « Les réponses que j’ai eues des dirigeants de la CFE ne me satisfont pas »

    Eléonore Caroit

    Autre point sur lequel elle exprime son mécontentement, c’est le temps nécessaire au remboursement et la mauvaise communication entre la CFE et ses assurés.

    « J’ai traité au quotidien des centaines de courriers sur ces sujets. »

    Eléonore Caroit

    Pour autant, la candidate ne désespère pas, elle pense que la couverture sociale des Français de l’étranger est une priorité et que l’Etat devrait donner les moyens nécessaires à la CFE pour assurer cette mission.

    La réforme des retraites

    On ne pouvait pas ne pas évoquer la réforme des retraites portée par le parti présidentiel, pour lequel elle se présente. Doit-elle craindre un vote sanction ? Elle nous répond dans le podcast.

    « C’est une réforme qui crée beaucoup de frustrations, en France et en dehors, et à raison. J’avais prévu des amendements pour les Français de l’étranger que je n’ai pas pu présenter du fait de l’annulation de mon élection »

    Eléonore Caroit

    Une campagne de quelques jours

    On conclut ce podcast en faisant le point sur la campagne qui arrive dans sa phase finale. Comme elle nous l’explique, il faut déjà faire savoir qu’il y a une élection.

    « C’est une petite circonscription en termes d’électeurs, mais géante en termes de kilomètres »

    Eléonore Caroit

    Elle s’appuie pour cela sur l’expérience acquise pendant la précédente campagne et tout au long des 7 mois de mandat, qu’elle a passés en partie sur le terrain. Forte de ses relais, elle organise des meetings, des rencontres dans les principaux pays et pour les autres, des réunions zooms sont prévues. Rappelons qu’il y a 33 pays dans cette circonscription.

    « Une campagne reste un beau moment et permet de rassembler les Français »

    Eléonore Caroit
  • Dernier round pour la réforme des retraites

    Dernier round pour la réforme des retraites

    La commission mixte paritaire a débuté ses échanges peu après 9 heures au Palais-Bourbon, pour tenter d’aboutir à un texte de compromis sur la réforme des retraites. Cet accord est indispensable à la veille d’un éventuel vote final à l’Assemblée, à haut risque pour l’exécutif. Cette commission se déroule à huis clos, comme le veut l’usage, mais tout de même sous le feu des projecteurs.

    La commission mixte paritaire a adopté l’article 7 de la réforme des retraites, qui reporte l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. Les députés et sénateurs ont commencé les discussions à huis clos à l’Assemblée nationale pour tenter d’aboutir à un texte de compromis sur le texte. Ce qu’il devrait faire dans la soirée.

    Accord Renaissance / LR

    Un accord est probable, alors que les macronistes et la droite sont majoritaires au sein de la CMP. En cas de succès, le texte sera présenté jeudi matin au Sénat, dominé par la droite, qui devrait le valider une dernière fois. Mais l’incertitude demeure sur le vote qui doit suivre dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Le groupe Les Républicains, dont les voix sont décisives, apparaît toujours aussi divisé. De quoi donner des sueurs froides au gouvernement et au camp présidentiel, qui ne disposent que d’une majorité relative.

    Mobilisation en recul

    Pour autant dans la rue, de source policière, la manifestation parisienne s’est élancée à 14 heures des Invalides pour terminer place d’Italie. Depuis le cortège, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a adressé un message aux parlementaires.

    « Ne votez pas cette loi, elle est déconnectée de la réalité concrète du travail »

    Laurent Berger – secrétaire général de la CFDT

    Mais, comme samedi dernier, le taux de grévistes mobilisés contre la réforme des retraites a chuté à moins de 3% dans la fonction publique d’Etat à la mi-journée, contre près de 25% lors de la grande journée de mobilisation du 7 mars, selon le ministère de la Fonction publique. Chez EDF, moins d’un quart des salariés (22,45%) avaient cessé le travail à la mi-journée, selon la direction. Une participation en très forte baisse par rapport au 7 mars, journée lors de laquelle la direction avait fait état de 41,5% de grévistes à la mi-journée. Le taux provisoire de grévistes approchait quant à lui 15% à la SNCF (39% le 7 mars), selon une source syndicale.

    Dans les rues de Nantes ce 15 mars 2023 ©AFP

    Prochaine étape ?

    Logiquement, selon les spécialistes, en fin de soirée, un texte commun sera adopté et mis au vote à l’Assemblée nationale et au Sénat ce jeudi 16 mars à 15h ! La fin d’un serpent de mer ?

  • Paris sous les poubelles

    Paris sous les poubelles

    Alors que les éboueurs parisiens ont voté la poursuite de leur mouvement de grève «au moins jusqu’au 20 mars», le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a déploré ce mercredi 15 mars l’insalubrité des rues de la capitale.

    Réquisitionner les agents de propreté ?

    Faut-il réquisitionner les agents de propreté ? A Paris, le volume de déchets non ramassés continue de monter, comme le ton entre le gouvernement et la mairie, au dixième jour de la grève des éboueurs contre la réforme des retraites.

    Invité ce mercredi sur Europe 1, Olivier Véran a fustigé l’attitude d’Anne Hidalgo dans sa gestion des ordures parisiennes.

    «La Ville lumière est en train de s’éteindre sous des montagnes de poubelles», a-t-il déploré. Pour le ministre, la maire de Paris a, en accompagnant le mouvement de grève, laissé les Parisiens «subir les conséquences et payer la facture». 

    ©AFP

    A l’instar de Gérald Darmanin, Olivier Véran a demandé à l’élue de procéder à des réquisitions pour évacuer les milliers de tonnes de détritus qui jonchent les trottoirs de la capitale. Au micro de Sonia Mabrouk, le porte-parole du gouvernement a par ailleurs assuré que si elle ne prenait pas ses responsabilités, «l’Etat, par la voie du préfet», prendrait les siennes.

    Contacté par l’AFP, le cabinet d’Anne Hidalgo a fait savoir que, pour l’instant, personne n’a «ordonné» à la maire de réquisitionner les éboueurs. Précisant que selon la jurisprudence, seule l’Agence régionale de santé (ARS) pourrait le faire après un arrêté d’insalubrité.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • La France va encadrer l’activité des influenceurs

    La France va encadrer l’activité des influenceurs

    Le gouvernement français s’apprête à présenter un plan visant à mieux réglementer l’activité des influenceurs soit leur travail commercial afin de mieux les protéger, ainsi que les consommateurs, de leur contenu, a déclaré lundi (13 mars) le ministre de l’Économie Bruno Le Maire à Franceinfo.

    « Les influenceurs doivent être soumis aux mêmes règles que celles qui s’appliquent aux médias traditionnels »

    M. Le Maire lundi 13 mars 2023

    Selon lui, internet « n’est pas le Far West » et il veut donc « donner un statut [aux influenceurs] et renforcer les contrôles » en la matière. Mais, assure-t-il, « ce n’est pas un combat » contre les influenceurs. Au contraire, le ministre souhaite « un dispositif pour protéger les influenceurs, pas pour les stigmatiser. »

    Le secteur économique de l’influence a connu une croissance rapide ces dernières années, tant en Europe que dans le monde entier.

    L’objectif est de lutter contre les « dérives inacceptables » du secteur de l’influence, pour « protéger les consommateurs français ».

    Les influenceurs sont présents sur les médias sociaux tels qu’Instagram, TikTok et YouTube.

    Selon une étude réalisée en 2022, il y avait près de 10,5 millions d’utilisateurs européens de la plateforme Instagram considérés comme influenceurs, car ils avaient plus de 1 000 abonnés.

    Une consultation publique avait été lancée en début d’année en France, à laquelle étaient associés des acteurs du monde de l’influence. Elle avait abouti à plusieurs recommandations, qui pourraient être reprises dans le plan annoncé par M. Le Maire.

    Parmi celles-ci figure une définition légale des influenceurs, de leurs agents ainsi qu’un renforcement de leurs obligations contractuelles. L’interdiction ou la restriction de la promotion de certains produits pourrait aussi être envisagée, de même que la création d’un label certifiant la responsabilité d’un créateur de contenus.

    En janvier dernier, les services de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) ont constaté des « anomalies » auprès de 60 % des influenceurs contrôlés, qui « ne respectaient pas la réglementation sur la publicité et les droits des consommateurs ».

    Selon la DGCCRF, « la totalité des influenceurs [contrôlés] ne respectait pas les règles relatives à la transparence du caractère commercial de leurs publications ».

    Le rapport indique que certains ont « trompé les consommateurs sur les propriétés des produits vendus […] ou ont promu des produits ou services risqués. »

    Dans des cas plus rares, certains ont proposé, voire organisé, le détournement de fonds publics initialement dédiés à la formation pour obtenir des cadeaux ou des récompenses monétaires, ou poussé leurs abonnés à recourir à des pratiques esthétiques dangereuses pour la santé.

    Ces dernières années, plusieurs influenceurs ont d’ailleurs été attaqués en justice, soupçonnés d’avoir mis en place des systèmes d’arnaque ou de fraude, ou même parfois condamnés.

    Une consultation publique avait été lancée en début d’année, à laquelle étaient associés des acteurs du monde de l’influence, avait abouti à plusieurs recommandations, qui pourraient être reprises dans le plan annoncé par M. Le Maire. [Shutterstock/Daxiao Productions]

    Trouver le bon équilibre

    Selon une étude externe réalisée en 2022 et demandée par la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) du Parlement européen, les consommateurs interagissent volontairement avec les influenceurs.

    Cependant, ils se retrouvent en même temps « exposés à la publicité qui s’appuie sur la relation entre le consommateur et l’influenceur, ce qui soulève des préoccupations en matière de protection des consommateurs ».

    L’étude définit l’influenceur comme « un créateur de contenu à but commercial, qui établit des relations de confiance et d’authenticité avec son public (principalement sur les plateformes de réseaux sociaux) et qui s’engage en ligne avec des acteurs commerciaux par le biais de différents modèles commerciaux à des fins de monétisation ».

    Les influenceurs sont souvent financés directement par leurs fans ou par leurs propres entreprises.

    L’étude met toutefois en garde : dans certains cas, le commerce d’influence peut avoir une incidence négative sur les consommateurs, notamment sur les consommateurs vulnérables tels que les enfants et les adolescents.

    Parmi les recommandations apportées par l’étude, il convient de s’appuyer sur la législation existante en matière de protection des consommateurs et de l’étendre, ainsi que de soutenir les États membres dans le développement d’outils numériques pour mieux contrôler les activités commerciales des influenceurs.

    Toutefois, l’étude souligne également qu’il faut trouver un juste équilibre en matière de réglementation relative aux influenceurs, afin de ne pas entraver les interactions sociales en ligne et la création de contenu non commercial.

  • La transition énergétique, l’inflation et la croissance 

    La transition énergétique, l’inflation et la croissance 

    La transition énergétique est une source potentielle d’inflation et de moindre croissance. Parée de ces deux caractéristiques, elle est un dilemme pour les pouvoirs publics. Elle peut accentuer les inégalités et accroître les tensions sociales, d’où la multiplication des demandes concernant l’accompagnement des ménages à revenus modestes. En réduisant les recettes et en augmentant les dépenses publiques, elle contribue à l’accélération de l’endettement.

    La transition énergétique, source d’inflation 

    La transition énergétique est inflationniste pour deux raisons. Premièrement, en raison du caractère aléatoire des énergies renouvelables, les États doivent être à tout moment en capacité de disposer de ressources d’appoint. Le stockage de l’énergie ou la construction de centrales traditionnelles dont l’usage est limité aux périodes d’absence de production d’énergie d’origine éolienne ou solaire, génèrent des coûts plus élevés. 

    En l’état actuel des techniques, le prix de l’énergie d’origine renouvelable est plus élevé que celui des énergies carbonées. Le stockage, que ce soit dans des batteries ou en produisant de l’hydrogène vert, provoque une perte de 50 à 60 % de l’électricité initialement produite. De ce fait, les capacités de production doivent être nettement supérieures à la demande. 

    L’énergie renouvelable est deux fois plus coûteuse que les énergies traditionnelles sans prendre en compte pour ces dernières les externalités négatives en lien avec les effets sur le climat des émissions des gaz à effet de serre. 

    Deuxièmement, la transition énergétique provoque l’obsolescence d’investissements qui n’étaient pas encore totalement amortis. Dans l’industrie ou les transports, les entreprises doivent à rythme accéléré changer leurs matériels ou leurs flottes de véhicules. La décarbonation nécessite également des investissements importants dans l’immobilier. Ces dépenses aboutissent à une augmentation des prix. Celle-ci sera d’autant plus forte que tous les pays appliquent en même temps les mêmes politiques générant des tensions sur les matières premières indispensables pour la production des énergies renouvelables ou sur les biens d’équipement utilisés pour les investissements de décarbonation.

    Plus d’inflation, moins de croissance pour financer la transition 

    La transition énergétique pourrait générer un surcroît d’inflation de 0,75 à 1 point par an au sein des États occidentaux. Face à ce risque inflationniste, les banques centrales peuvent soit laisser faire et enterrer leur objectif des 2 %, soit relever leurs taux directeurs pour permettre son respect. Dans ce dernier cas, l’investissement et la croissance seront pénalisés et le coût de la dette sera accru. Or, celle-ci pourrait être amenée à s’accroître pour plusieurs raisons. 

    Tout d’abord, les États devront financer des investissements de décarbonation. En outre, ils devront prendre à leur charge une partie des coûts supportés par les ménages les plus modestes. Le supplément de dépenses pourrait atteindre 0,5 point de PIB chaque année. Avec des taux d’intérêt en hausse, le service de la dette pourrait croître rapidement avec un risque d’étouffement des États. Pour ne pas générer un problème de soutenabilité de la dette publique, les banques centrales pourraient accepter implicitement une inflation supérieure à 2 %. Si l’inflation augmente continuellement et plus rapidement qu’auparavant, le débat sur l’indexation des salaires risque de se poser assez vite. Cette réindexation des salaires rendrait les économies plus instables avec une possibilité de stagflation. 

    Plus d’inflation, moins de croissance seraient le prix à payer pour réaliser la transition énergétique nécessaire pour essayer de limiter le réchauffement climatique. Avec des gains de productivité qui s’étiolent, le pari sera délicat à réaliser.

    Tentations protectionnistes et développement 

    La tentation sera grande de recourir au protectionnisme qui aurait un effet amplificateur au niveau de la baisse de la croissance et des pertes de pouvoir d’achat des ménages. Cette tentation est déjà à l’œuvre que ce soit entre les États-Unis, l’Europe et la Chine, ou à l’intérieur même de l’Union européenne. Les malus institués en France contre les voitures ont ainsi visé essentiellement les marques étrangères et en particulier allemandes. 

    Les pays émergents et en développement seront certainement ceux qui seront les plus touchés par l’inflation et la perte de croissance. Le prochain sommet de Paris sur les aides à apporter à ces pays au mois de juin sera sans nul doute un rendez-vous important pour l’économie mondiale des prochaines années. L’ONU, la Banque mondiale, le FMI devraient s’engager dans des politiques innovantes en la matière comme le suggère l’OCDE.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 15 mars 2023. Aujourd’hui, on s’impatiente pour le lancement de France Identité, on note dans ses agendas la table ronde sur le bien-être des enfants aux besoins spécifiques dans le réseau AEFE et on s’inquiète pour la salubrité des rues de France ! 

    Un nouvel outil pour s’identifier en ligne 

    Vous n’avez plus votre numéro de sécu ou celui de télédéclarant au fisc, voire vous n’en avez jamais eu mais vous avez besoin désormais de vous identifier à un des nombreux services en ligne français ? Jusqu’à présent, cela peut parfois ressembler au parcours du combattant. Mais une nouvelle solution devrait arriver avant la fin de ce semestre, l’application France Identité. Grâce aux nouvelles cartes d’identité munies d’une puce NFC, vous pourrez charger celle-ci dans votre smartphone et ainsi vous faire reconnaître lorsque vous devrez vous connecter à une application officielle française, voire peut-être même un jour voter en ligne, mettant fin aux problèmes de réception des codes comme on les a connus. 

    La 4ème table ronde de RéflexeS

    Jeudi 16 mars 2023 à 13h (CET), Samantha Cazebonne vous donne rendez-vous avec des experts pour échanger afin de mieux connaître les élèves à besoins spécifiques, quels sont les enjeux éducatifs auxquels ils font face quotidiennement, qu’est-ce que l’observatoire des élèves à besoins éducatifs particuliers (OBEP) et quelle est la politique générale d’inclusion de l’AEFE et de la Mlf. Rendez-vous sur le site lesfrancais.press ou sur le site de la plateforme RéflexeS pour y participer.

    Paris sous les ordures 

    La Ville lumière, cité la plus visitée au monde avec 34,5 millions de touristes recensés en 2022, selon les autorités, doit composer avec une grève massive des éboueurs. Les touristes sont condamnés à prendre des selfies devant une montagne de poubelles, des amas de détritus près des monuments iconiques de Paris. Mais Paris n’est pas la seule ville touchée, Cannes, Antibes, Nantes, et bien d’autres sont aussi confrontées à de lourds problèmes d’hygiène. Une mauvaise publicité pour notre pays alors que le tourisme reprend des couleurs après la pandémie. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition. Bon mercredi à tous et prenez soin de vous ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • L’inclusion et le bien-être des élèves à besoins éducatifs particuliers dans le réseau AEFE

    L’inclusion et le bien-être des élèves à besoins éducatifs particuliers dans le réseau AEFE

    Pour la 4ème table ronde en ligne de l’année scolaire de la plateforme dédiée à l’Education hors de France, le 16 mars 2023 à 13h (CET), RéflexeS, ce sont les thèmes de l’inclusion et le bien-être des élèves à besoins éducatifs particuliers qui ont été retenus.

    Fondé par Samantha Cazebonne, ancienne proviseur de Lycées français en Espagne et actuelle sénatrice des Français de l’étranger (Renaissance), le site RéflexeS est une plateforme collaborative qui a vocation à réunir tous les acteurs de l’Education (élèves, parents, professeurs, professions administratives et d’encadrement) pour accompagner le réseau d’enseignement français à l’étranger, valoriser ses actions, informer et engager les débats nécessaires.

    Adapter les dispositions françaises aux jeunes Français de l’étranger

    L’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers et leur réussite sont une priorité pour le ministère de l’Éducation nationale et ses différents groupes d’acteurs autant en France qu’à l’étranger. L’épanouissement de ces élèves est l’affaire de tous.

    Cependant, les perceptions, connaissances et compétences des parents, des élèves, des enseignants, des intervenants spécialisés, des dirigeants d’établissement et des gouvernements sont diverses et variées à ce sujet : l’adhésion autour d’un projet commun est donc primordiale pour ces élèves. Le webinaire que propose le site ReflexeS a pour ambition de rassembler toutes les parties prenantes pour construire ensemble leur bien-être.

    En France, les élèves à besoins spécifiques sont suivis à l’école par des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Depuis 2005, les élèves en situation de handicap peuvent bénéficier de l’aide d’un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) mais le coût restait à la charge des parents sauf si une bourse leur était accordée. Un dispositif qui était lourd mais qui fut simplifié, grâce à l’action de Samantha Cazebonne, alors députée des Français de la péninsule ibérique.

    Ainsi depuis l’année dernière, il suffit pour valider la bourse, dans un premier temps s’assurer que le besoin d’un accompagnement spécifique a été reconnu par une MDPH (maison départementale des personnes handicapées). Pour les expatriés ayant déjà bénéficié d’une prestation des services sociaux en France, la MDPH compétente pour instruire leur demande est celle par l’intermédiaire de laquelle un droit ou une prestation leur avait été attribué. En cas de première demande, les Français établis hors de France peuvent s’adresser à la MDPH du département de leur choix pour la prescription d’un(e) AESH.

    Samantha Cazebonne
    Samantha Cazebonne

    Identifier les enjeux éducatifs au quotidien

    Au cours de ce webinaire avec les intervenants Mme Dutertre, M. Trintignac, Mme Collado et M. Cazenave, réunis autour de Samantha Cazebonne, vous pourrez aborder le thème de la bourse et les modalités pour l’obtenir.

    Mais vous apprendrez aussi à mieux connaître qui sont ces élèves, quels sont les enjeux éducatifs auxquels ils font face quotidiennement, qu’est-ce que l’observatoire des élèves à besoins éducatifs particuliers (OBEP) et quelle est la politique générale d’inclusion de l’AEFE et de la Mlf.

    Dans un deuxième temps, Mme Truffier explicitera les attentes des parents en termes de prise en charge des EBEP et présentera la contribution de la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger (FAPEE) à l’OBEP.

    À travers ces différentes parties, les participants découvriront quelles sont les politiques phares et les pratiques exemplaires mises en place pour aider les EBEP tout au long de leur scolarité. Ensuite, les responsables du pôle inclusion de quatre établissements du réseau présenteront leur dispositif. Finalement, M. Bernet démontrera à l’aide des apports de la recherche en psychopédagogie, en quoi les différentes actions présentées favorisent la motivation et l’épanouissement de ces élèves dans nos écoles. 

    Vous désirez y participer ?

    En fin de webinaire, une discussion entre les intervenants et les participants sera tenue, l’occasion de répondre aux questions de tous.

    Pour y participer, il faut s’inscrire en suivant ce lien ou en cliquant sur le bouton ci-dessous, puis rendez-vous en ligne le 16 mars 2023 à 13h (CET).

    Pour ceux qui ne veulent pas intervenir mais simplement écouter, il sera possible de suivre ce colloque-débat qui sera diffusé en visioconférence et en simultané sur les réseaux sociaux de ReflexeS.

  • France Identité : le nouvel allié pour s’identifier auprès des services français

    France Identité : le nouvel allié pour s’identifier auprès des services français

    La dématérialisation des services, accélérée par la crise sanitaire, l’essor des accès distants aux données d’entreprise, la numérisation des échanges et le télétravail accélèrent le besoin d’authentification et de vérification d’identité à distance. Pour répondre à ces enjeux, l’Etat français va déployer un nouveau dispositif : France Identité !

    Nouvelle carte d’identité, nouvelle technologie

    Depuis août 2021, les cartes d’identité françaises intègrent une puce électronique. Elles sont ainsi en mesure de délivrer des informations telles que le nom, le prénom, la taille ou l’adresse d’une personne via NFC. C’est cette fonction qui est utilisée par l’application France Identité pour y intégrer ses données personnelles.

    Elle permettra aux détenteurs de la nouvelle carte nationale d’identité biométrique (CNIe), au format carte de crédit et équipée d’une puce électronique, de prouver plus facilement leur identité sur internet ou lors de démarches physiques, avec la possibilité de ne divulguer que certaines informations, par exemple pour prouver sa majorité.

    Retard

    Fruit d’un programme interministériel, France Identité est une application mobile qui aurait dû déjà être lancée. Mais des problèmes sur certains modèles ne sont toujours pas résolus.

    En effet, les trois dernières générations de téléphones Apple (les iPhone 12, 13 et 14) ont un comportement erratique au moment de capter les informations depuis la nouvelle carte d’identité, pointe le site de la radio publique. Si l’opération peut être instantanée, elle pourrait dans certains cas avoir besoin d’être répétée plusieurs fois avant de fonctionner.

    « Ce problème est en cours d’investigation avec Apple« , assure une note liée à la version de test de l’application. L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) est toujours en train de vérifier le code source de l’application. Si cette étape est impérative avant une éventuelle sortie de France Identité, ce contretemps risque de rallonger la durée des phases de test.

    Il était prévu que 20.000 testeurs manipulent l’application France Identité. Mais pour l’heure, seuls 5000 personnes – réparties également entre possesseurs de système Android et iOS – ont pu y accéder.

    Et les Français de l’étranger ?

    Comme souvent, les Français de l’étranger ont peur d’être exclus d’un dispositif qui pourtant leur serait salvateur. Il pourrait permettre de simplifier l’identification aux services de l’Etat, de valider l’ouverture d’un compte en banque, de donner procuration, et pourquoi pas de valider son vote en ligne sans devoir passer par une succession de codes envoyés sur différents supports.

    En effet, ce système sécurisé, sous le seul contrôle de l’usager, permettra à ce dernier de prouver son identité en ligne pour les services l’exigeant, en France comme dans le reste de l’Europe, où les dispositifs doivent être interopérables. Les services pour lesquels les démarches seront ainsi facilitées sont nombreux.

    Interrogé par le sénateur des Français établis hors de France Olivier Cadic, le ministère de l’Intérieur a répondu que « l’application a vocation à être utilisée par l’ensemble des Français détenteurs d’un titre d’identité, qu’ils soient établis en France ou bien hors de France ».

    Il ne reste maintenant plus qu’à étendre la publication sur les stores de la fameuse application mais surtout à s’équiper de la nouvelle carte nationale d’identité biométrique. Pour cela, il faudra passer par les services consulaires ou profiter d’un passage en France pour la refaire dans n’importe quelle commune. Les passeports devraient bientôt aussi se trouver équipés de la même technologie.

    Regardez la vidéo de présentation de France Identité

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