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  • Francophonie : la French Heritage Society, son concours de poésie 2023 !

    Francophonie : la French Heritage Society, son concours de poésie 2023 !

    A vos plumes… Nous sommes allés, dans le cadre du mois de la francophonie, qui se tient en mars comme chaque année, rencontrer Dori Bonn et Thomas Celerier, membres du bureau de la French Heritage Society au sujet d’une belle initiative invitant les jeunes générations à développer leurs talents poétiques !

    Cette association à but non lucratif, a par exemple levé 2,5 millions de dollars pour le chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris et collecte des fonds chaque année pour au moins une dizaine de projets de restauration et préservation du patrimoine. La French Heritage Society comprend de fervents défenseurs de la culture et de l’héritage français à travers tous les Etats-Unis et en France.

    Lesfrancais.press : Dori, pourriez-vous nous présenter la French Heritage Society en quelques mots ?

    Dori Bonn : La French Heritage Society, qui a fêté ses 40 ans l’année dernière, est une organisation américaine à but non lucratif, créée en 1982, qui comprend 11 chapitres aux États-Unis et en France. A travers nos activités et notre programme éducatif, nous nous consacrons à la préservation, la restauration et la promotion du patrimoine français aux États-Unis et en France (matériel et immatériel).

    Dori Bonn
    Alliance française San Francisco

    Notre mission est de veiller à ce que les trésors du patrimoine architectural et culturel français survivent pour les générations futures, à travers :

    • La préservation du patrimoine architectural et culturel français en collectant des fonds pour la restauration, la préservation et les subventions culturelles.
    • La transmission et la sauvegarde des savoir-faire, des connaissances et l’amour du patrimoine grâce à la mise en place de programmes éducatifs transatlantiques destinés aux étudiants, architectes, artisans, connaisseurs d’art et collectionneurs.
    • Les actions de support à l’amitié et aux échanges interculturels des deux côtés de l’Atlantique.

    Ainsi, par exemple, plus de 2,5 millions de dollars ont été collectés et donnés pour la restauration de Notre-Dame, d’autres fonds consacrés à la réouverture de la Bibliothèque Nationale Richelieu, ainsi qu’à la préservation de nombreux monuments et lieux emblématiques du patrimoine français, en France et aux Etats-Unis. Nous permettons aussi chaque année à de nombreux stagiaires d’effectuer des séjours en France et aux USA dans le cadre de nos activités. Et nous organisons également un concours littéraire ainsi que maintenant le concours de poésie, que nous comptons étendre dans les années qui viennent.

    Lesfrancais.press : Merci pour votre action, Dori et Thomas ! Et donc dans ce cadre, vous lancez cette année, le premier concours de poésie destiné aux élèves français et francophones de la côte ouest des Etats-Unis et de la zone Pacifique? Thomas, quelles sont les dernières nouvelles du concours ?

    Thomas Celerier : Oui, tout à fait ! Dori Bonn, et moi-même, avec les équipes de notre Chapitre, organisons un Concours de Poésie 2023, à destination des écoles françaises, de français, et des élèves français, francophones et francophiles des circonscriptions consulaires de l’Ouest Américain (Californie, l’Arizona, le Nevada, Le Colorado, le Nouveau Mexique, ainsi que l’Alaska, Hawaii, l’Idaho, le Montana, l’Oregon, l’Utah, Washington, le Wyoming, et les îles du Pacifique sous juridiction américaine, Guam et Samoa, la Polynésie et Wallis et Futuna).

    Thomas Celerier
    Thomas Celerier

    Dans ce cadre, nous proposons aux écoles publiques, privées et aux élèves de participer à ce concours ! Les inscriptions et participation sont libres et plusieurs prix seront destinés aux élèves, ainsi qu’à leurs classes et professeurs de français, pour participation au concours, et en cas de sélection, pour une remise de prix.

    Les catégories sont ouvertes aux élèves de maternelle, primaire, collège et lycée, et leurs niveaux équivalents des sections et classes de français au sein des établissements américains. Il y aura plusieurs prix pour chaque catégorie !

    Les soumissions de projet (poèmes en vers ou en prose, en français) sont ouvertes depuis le 1er mars 2023 et ce jusqu’au 30 avril 2023, pour une remise de prix en mai 2023, qui se déroulera à San Francisco (avec possibilité d’accommodation en visio-conférence si besoin).

    Plusieurs écoles de San Diego, de Polynésie, de Wallis et Futuna et à Seattle ont déjà exprimé leur intérêt pour la participation de leurs classes et leurs élèves de français, de tous niveaux et nous espérons que cette communication suscitera encore plus de vocations auprès des parents de nos jeunes poètes, de leurs professeurs et de nos jeunes poètes eux-mêmes. N’hésitez donc pas à en parler autour de vous, avec les écoles et établissements, qui seront également reconnus lors de la remise des prix !

    Concernant le jury du concours, nous avons presque terminé sa composition ! Il compte déjà de nombreux professeurs de français aux USA et en France, ainsi que des mécènes, des poètes locaux et des membres de FHS. Nous sommes également en contact avec une maison d’édition, ainsi que l’AMOPA, l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques. Nous recherchons quelques membres supplémentaires, donc n’hésitez pas à nous contacter en cas d’intérêt à participer.

    Nous sommes très heureux de lancer cette nouvelle initiative en 2023 dans le cadre du développement des activités de FHS, en soutien à la poésie et à la Francophonie. D’ailleurs nous espérons pouvoir élargir ce concours à l’ensemble des USA, la zone caraïbes, le Canada et l’Amérique centrale et du Sud ainsi que la zone Pacifique dès 2024 !

    La participation est déjà active et les premiers poèmes soumis touchent des thèmes variés et toutes les tranches d’âge ! 

    Lesfrancais.press : Thomas, dites-nous comment participer au concours ?

    Thomas Celerier : Rien de plus simple ! Dès maintenant et ce jusqu’au 30 avril 2023, merci de soumettre vos travaux (un ou plusieurs poèmes en français) en remplissant bien toutes les informations demandées via le formulaire suivant :

    Et pour toute question concernant le concours, voici un lien qui va vers notre équipe FHS

    Cette année, nous avons décidé de ne pas imposer de thème particulier pour encourager une participation maximum et laisser libre cours à la créativité des candidats.

    Au plaisir de lire, au sein de notre jury, les travaux de nos jeunes artistes poètes.

    Bonne chance à toutes et tous et longue vie au Concours de Poésie French Heritage Society ! 

  • Silicon Valley Bank : Washington veut rassurer

    Silicon Valley Bank : Washington veut rassurer

    La course contre-la-montre est lancée. Dimanche, les autorités américaines ont annoncé une série de mesures pour rassurer particuliers et entreprises sur la solidité du système bancaire américain, touché la semaine dernière par des convulsions que personne n’avait vu venir. Les autorités vont notamment garantir le retrait de l’intégralité des dépôts de la banque en faillite Silicon Valley Bank (SVB), dont environ 96% des dépôts ne sont pas couverts par la garantie traditionnelle.

    La Réserve fédérale (Fed) s’est également engagée à prêter les fonds nécessaires à d’autres banques qui en auraient besoin pour honorer les demandes de retraits de leurs clients.

    Tout avait commencé mercredi soir, avec l’annonce de la mise en liquidation de l’établissement Silvergate Bank, petite banque régionale devenue la destination favorite du milieu des cryptomonnaies. Victime d’une série d’accidents industriels dans l’univers crypto, en particulier l’implosion de la plateforme d’échanges FTX, l’institution de La Jolla (Californie) a été victime d’une vague de retraits précipités qui l’ont rendue incapable d’honorer ses engagements.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Interdiction des moteurs thermiques en Europe : l’Autriche vent debout

    Interdiction des moteurs thermiques en Europe : l’Autriche vent debout

    Le chancelier autrichien Karl Nehammer a promis qu’il ferait tout son possible pour assurer la survie du moteur à combustion, rejoignant ainsi l’Allemagne dans sa lutte contre le projet de l’UE d’interdiction des moteurs thermiques à partir de 2035. La France prévoir leur bannissement total des routes en 2040.

    L’interdiction de la vente de voitures émettant du CO2 à partir de 2035 constitue un élément clé des efforts déployés par l’UE pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Alors que cette décision semblait actée, l’Allemagne et maintenant l’Autriche — qui paraissait jusqu’à présent en faveur de la proposition d’interdiction de la Commission d’ici 2035 — ont fait volte-face.

    « Je me prononcerai, moi aussi, contre l’interdiction du moteur à combustion interne » si les dirigeants européens votent sur la question, a déclaré M. Nehammer lors d’un discours politique sur sa vision de l’avenir pour l’Autriche, dans lequel il a également qualifié son pays de « pays de l’automobile ».

    Quel genre de vision de l’avenir interdit « le moteur à combustion interne et se concentre sur un seul mécanisme de propulsion ? », a-t-il également demandé.

    Pour mieux protéger l’environnement, l’Autriche vise la neutralité climatique d’ici à 2040.

    Fin 2022, environ 2,2 % des 7,6 millions de voitures autrichiennes immatriculées et autorisées à circuler étaient électriques, tandis que le nombre total de véhicules électriques nouvellement immatriculés représentait 16 % de l’ensemble des nouvelles voitures.

    L’interdiction de la vente de voitures émettant du CO2 à partir de 2035 constitue un élément clé des efforts déployés par l’UE pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. [Shutterstock/Hamik]

    L’Allemagne prête à des concessions

    Pour mettre fin à ce blocage, rare si près du vote entérinant le texte, les autorités allemandes ont déclaré qu’elles attendaient de la Commission européenne une proposition permettant d’avoir des véhicules roulant avec des carburants de synthèse, et ce même après 2035. Les carburants synthétiques sont « des mélanges d’hydrocarbures » créés « à partir d’autres ressources que le pétrole », explique dans The Conversation Aurore Richel, professeure de chimie des ressources renouvelables à l’université de Liège (Belgique). Parmi ces carburants, on retrouve l’e-carburant, qui « repose sur une séquence d’étapes de production intégrant en préliminaire l’utilisation de dioxyde de carbone, capté de l’atmosphère ou de rejets industriels et d’hydrogène (H2) obtenu par électrolyse de l’eau », poursuit la chercheuse.

    « Nous avons toujours dit clairement que la Commission européenne devait présenter une proposition sur la manière dont les carburants synthétiques pourraient être utilisés dans les moteurs à combustion après 2035 (…). Ce qui manque maintenant, c’est la réalisation de cet engagement », a déploré vendredi 3 mars le ministre allemand des Transports, Volker Wissing, membre du parti libéral-démocrate (FDP). « Le gouvernement est uni dans cette attente d’une proposition de la Commission européenne, visant à montrer comment les e-carburants peuvent être utilisés après 2035 », a déclaré le chancelier social-démocrate allemand, Olaf Scholz, au cours d’une conférence de presse lundi, rapporte Politico*. 

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 14.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 14.03.23

    Bonjour à tous, en ce 14 mars c’est l’esprit olympique qui flotte sur votre flash quotidien des expatriés. Car aujourd’hui dans 128 pays, nos ambassades organisent un relais sur toute la planète en 24h, on reviendra aussi dans cette édition sur les hommages à Gérard Pélisson, tandis qu’en France la pression monte à quelques heures de la commission paritaire qui doit accorder l’Assemblée nationale et le Sénat sur la réforme des retraites. 

    Le relais sportif des Français de l’étranger 

    On en parlait déjà hier, 128 ambassades, consulats, et représentations permanentes de la France y participeront. Tout au long de la journée, chacun organisera un événement sportif d’une heure, à partir de 9h heure locale, avant de passer le relais à un autre pays – virtuellement sur les réseaux sociaux. Et ainsi de suite pendant 24 heures. Plus d’une centaine d’athlètes prendront part au relais

    relais sportif de 24 heures

    Hommage quasi unanime à Gérard Pélisson 

    Gérard Pélisson, le fondateur du groupe Accor et qui pilota pendant plus de vingt ans l’Union des Français de l’étranger est mort le lundi 06 mars 2023. Tout au long de la semaine de nombreuses personnalités de la communauté des Français de l’étranger lui ont rendu hommage à l’exception des élus de gauche qui n’ont pas oublié que l’UFE fut longtemps l’alliée de la droite lors des élections dédiées aux Français de l’étranger. Tous les détails sur le site lesfrancais.press. 

    Gérard Pélisson

    La réforme des retraites

    Elle est encore et toujours au centre de l’actualité française. Après un passage par le Sénat, les débats sur la réforme des retraites doivent reprendre ce mercredi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, une fois la position de la commission paritaire connue, avec en filigrane une question : Elisabeth Borne sera-t-elle en mesure de faire voter son projet de loi sans passer par un 49.3 ? Si cette disposition constitutionnelle est utilisée, les syndicats ont promis de réagir avec force. A suivre !

    C’est tout pour aujourd’hui, à demain pour une nouvelle édition ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Un relais sportif de 24 heures sur les 5 continents pour les J0 2024

    Un relais sportif de 24 heures sur les 5 continents pour les J0 2024

    Ce 14 mars 2023, à 500 jours du début des Jeux olympiques de Paris 2024, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Paris 2024 organisent un relais sportif de 24 heures qui traverse les cinq continents et l’ensemble des fuseaux horaires, grâce à la mobilisation des ambassades de France et des Français de l’étranger comme des personnalités du monde du sport. Le grand public est invité à y participer.

    128 ambassades

    Un total de 128 ambassades, consulats, et représentations permanentes de la France y participeront. Tout au long de la journée, chacun organisera un événement sportif d’une heure, à partir de 9h heure locale, avant de passer le relais à un autre pays – virtuellement sur les réseaux sociaux. Et ainsi de suite pendant 24 heures.

    Plus d’une centaine d’athlètes prendront part au relais, dont Ellen Keane, nageuse paralympique médaillée d’or aux Jeux de Tokyo 2020, et Kelly Harrington, championne olympique de boxe aux Jeux de Tokyo 2020, attendues en Irlande ; Oussama Mellouli, nageur et athlète tunisien le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques avec deux médailles d’or et une médaille de bronze, invité à se mettre à l’eau en Tunisie ; ou encore le volleyeur français Jean Patry, médaillé d’or olympique à Tokyo 2020, relayeur en Italie. A Paris, un groupe d’une quarantaine de personnes courra le long de la Seine, en écho à la cérémonie d’ouverture des Jeux, depuis le ministère des Sports, dans le XIIIème arrondissement, jusqu’au Quai d’Orsay.

    Du Pacifique aux Amériques en passant par l’Asie, l’Afrique et l’Europe, les ambassades sont nombreuses à se mobiliser dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Nous avons d’ailleurs interviewé un professeur de sport au Lycée français de Bruxelles qui nous a dévoilé les coulisses de cet événement mondial et surtout nous éclaire sur les enjeux pédagogiques d’un tel projet.

    Vibrez avec la France pour les JO de Paris !

    Cet événement mondial est bien sûr l’occasion de faire la promotion des Jeux Olympiques qui se dérouleront en juillet 2024 à Paris, mais aussi à travers ces actions, le Comité olympique comme l’administration consulaire veulent donner l’occasion aux Français de l’étranger de se joindre à la fête.

    Tous les événements, les détails, sont disponibles sur le site de l’ambassade de France de votre pays de résidence, ouverts au grand public, français ou non.

    De notre côté, on a identifié parmi les principales stations dudit relais la Turquie, Hong-Kong, les Etat-Unis, le Maroc et la Tunisie. De belles initiatives vous y attendent !

  • Gérard Pélisson : l’hommage d’une communauté

    Gérard Pélisson : l’hommage d’une communauté

    Gérard Pélisson, le fondateur du groupe Accor et qui pilota pendant plus de vingt ans l’Union des Français de l’étranger est mort le lundi 06 mars 2023. Tout au long de la semaine de nombreuses personnalités de la communauté des Français de l’étranger lui ont rendu hommage.

    Une semaine qui se conclut à la Cathédrale Saint-Jean à Lyon ce vendredi 10 mars dans l’après-midi , avec la cérémonie des obsèques de Gérard Pélisson. De nombreux hauts responsables et chefs d’entreprise mais aussi des amis avaient fait le déplacement depuis Paris ou l’étranger pour être aux côtés des Lyonnais. 

    Post de Benoit Mayrand, délégué Horizons, Président de l’UFE Roumanie, élu consulaire du pays

    Merci

    Les élus, parlementaires et conseillers consulaires, ont ponctué la semaine d’hommages sur les différents réseaux sociaux. La dynamique qu’il a su insuffler comme Président effectif puis d’honneur de l’UFE à la communauté des Français de l’étranger a été largement saluée par les acteurs politiques de la droite de l’échiquier politique.

    La gauche se souvenant surtout des défaites que l’UFE a infligé à son pendant de gauche, l’ADFE, dans l’ancien système électoral qui régissait la représentation des Français de l’étranger. Du côté du parti présidentiel, seule Samantha Cazebonne, qui n’est pourtant pas dans la frange « droitière » de Renaissance a rendu hommage à l’homme et à son investissement pour la communauté des expatriés français.

    Un dévouement aux Français de l’étranger que le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger a voulu aussi, avec sobriété, saluer.

    Courrier public du bureau de l’AFE – 6 mars 2023

    Enfin, on ne peut terminer ce florilège sans évoquer l’actuel président de l’UFE, François Barry Delongchamps, à Paris, qui fut l’un des premiers à rendre hommage à Gérard Pélisson.

    Post sur Facebook de François Barry Delongchamps – 6 mars 2023

    Un visionnaire

    D’autres élus ont aussi voulu rendre hommage au « sens des affaires » de Gérard Pélisson, le fondateur d’un des fleurons français, le groupe Accor, à l’instar de l’élu consulaire des Français du Japon, Thierry Consigny.

    Post sur Facebook de Thierry Consigny- 6 mars 2023

    Pour certains, l’activité hôtelière du groupe expliquerait l’intérêt de Gérard Pélisson pour les Français de l’étranger. Si des synergies semblent évidentes entre l’activité commerciale de celui-ci et sa présidence de l’UFE, ça serait faire un bien mauvais procès à cet homme qui a révolutionné l’hôtellerie en France.

    Post sur Facebook de George-Francis Seingry – candidat à la présidence de l’UFE Belgique – 6 mars 2023

    Pour rappel, l’histoire d’AccorHotels démarre en 1967, lorsque Paul Dubrule et Gérard Pélisson décident de s’inspirer du modèle américain d’Holiday Inn pour ouvrir leur premier hôtel. Il s’agit d’un Novotel, inauguré à Lesquin, près de Lille. Le premier d’une longue série puisqu’aujourd’hui le groupe réunit plus de 4 300 établissements répartis dans une centaine de pays et couvre tous les niches du marché (des premiers prix aux 5 étoiles).

  • La France et le Royaume-Uni tentent de renouer leurs liens lors d’un sommet commun

    La France et le Royaume-Uni tentent de renouer leurs liens lors d’un sommet commun

    Cinq ans après le dernier sommet franco-britannique, la France et le Royaume-Uni se sont rencontrés vendredi 10 mars pour tenter de rétablir les relations entre les plus grandes puissances militaires et diplomatiques d’Europe occidentale après des années de tensions post-Brexit et d’animosité au sujet du pacte de sécurité AUKUS entre le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie.

    Le président français Emmanuel Macron a accueilli le Premier ministre britannique Rishi Sunak à Paris vendredi pour le premier sommet gouvernemental conjoint entre les deux voisins depuis cinq ans.

    Des responsables français et britanniques ont indiqué que le sommet a produit des « résultats tangibles ». Paris et Londres ont signeé une déclaration commune pour renforcer la coopération en matière de défense, d’immigration, de sécurité, d’économie et d’énergie.

    Cette initiative intervient après une détérioration constante des relations entre les deux pays, marquée par d’âpres disputes sur les contrats de sous-marinsles droits de pêche et la responsabilité de la mort de migrants tentant de rejoindre les côtes britanniques à bord de petites embarcations.

    Les observateurs considèrent que le départ de l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson et la guerre en Ukraine ont contribué à rapprocher les deux alliés occidentaux.

    Le Premier ministre britannique Rishi Sunak et le président français Emmanuel Macron. [SHUTTERSTOCK/Salma Bashir Motiwala]

    Traversées de la Manche

    La prévention de la traversée de la Manche par les migrants entre l’Europe continentale et la Grande-Bretagne devrait être l’un des principaux sujets de discussion, M. Sunak ayant fait de l’arrêt des traversées de migrants par bateau l’une de ses priorités nationales.

    La déclaration commune, qui était « encore en cours de négociation » 48 heures avant le sommet, a apporté des éclaircissements sur la question.

    Londres a accepté de verser à Paris 72,2 millions d’euros supplémentaires dans le cadre d’un accord conclu en novembre dernier visant à déployer 350 personnes supplémentaires pour détecter et empêcher les traversées de migrants par bateau.

    Si l’on en croit les chiffres récemment publiés par les autorités françaises, environ 800 personnes, dont des policiers, des agents de contrôle des frontières et des douaniers, sont déployées quotidiennement dans le cadre d’opérations de lutte contre l’immigration dans le nord de la France.

    Coopération militaire

    En matière de défense, les deux dirigeants ont réaffirmé le soutien ferme de la France et du Royaume-Uni à l’Ukraine, un domaine dans lequel ils souhaitent approfondir leur coopération bilatérale. Des annonces sur la formation des forces ukrainiennes, ainsi qu’une nouvelle coopération sur le développement futur d’armes et l’énergie nucléaire, étaient trés attendues après un déjeuner de travail, ont déclaré des sources françaises et britanniques, soulignant « l’opportunité de travailler plus étroitement ».

    Après l’incident diplomatique autour d’AUKUS — lorsque l’Australie a abandonné les sous-marins français pour signer un nouveau pacte de défense avec le Royaume-Uni et les États-Unis — Paris et Londres souhaitent également renforcer la coopération en matière de défense, par exemple en coordonnant les déploiements dans la zone indopacifique et en poursuivant les projets sur le futur missile de croisière antinavire et sur la mission nucléaire commune, dont les travaux seront « intensifiés ».

    Les sujets de coopération qualifiés de plus lointains comprennent l’exploration de la coopération sur les armes à énergie dirigée, la « frappe en profondeur » et la défense aérienne, qui fera également partie d’un agenda européen.

    Dans le même temps, les deux pays confirment leur volonté d’établir « un programme commun » sur les prochaines étapes de la Communauté politique européenne, qui présente un intérêt particulier pour le Royaume-Uni, dans le contexte de l’après-Brexit.

    Après le sommet inaugural de l’année dernière à Prague, les dirigeants du nouveau format devraient se rencontrer à Chisinau, en Moldavie, en juin. Une rencontre aura lieu au Royaume-Uni, au cours du premier semestre 2024.

    Revitaliser les relations commerciales

    Sur le plan économique, des annonces d’investissements d’entreprises françaises au Royaume-Uni et d’entreprises britanniques en France ont été faites, afin de démontrer « la vitalité et la densité des relations commerciales », a expliqué l’Élysée.

    Enfin, un « partenariat stratégique sur l’énergie » est lancé par les deux ministres chargés du dossier, notamment en ce qui concerne l’énergie nucléaire. Ce fut aussi l’occasion d’insister sur « le rôle du nucléaire dans la décarbonisation ». Il s’agit d’une « coopération stratégique opérationnelle sur le fonctionnement, la sûreté nucléaire ». Cela est d’autant plus important que, concernant le nucléaire, « définir une ambition commune avec les Britanniques peut nous aider sur la scène européenne », a précisé l’Élysée.

    Outre les questions de fond, la rencontre est d’autant plus importante que la France et le Royaume-Uni souhaitent « forger une relation renouvelée » qui profite aux deux parties, a indiqué à EURACTIV une source britannique proche du dossier.

    Du côté français, on évoque également une volonté de renforcer des liens distendus après le Brexit, la crise sanitaire et l’épisode AUKUS. Le dernier sommet de ce type a eu lieu en 2018, entre Emmanuel Macron et la Première ministre Theresa May.

  • Avantage, jeu, set et match pour les démocraties ? 

    Avantage, jeu, set et match pour les démocraties ? 

    Depuis quelques années, une idée se répand en vertu de laquelle les régimes autoritaires auraient de meilleurs résultats que les démocraties empêtrées dans leurs divisions et leur complexité. La Chine et la Russie ont été un temps citées en exemples. En période de confusion, les populations tendent à apprécier les solutions qui, à défaut d’être efficaces, sont simples à comprendre. L’expérience des dernières crises, prouve la résilience et l’efficience des démocraties et de l’économie de marché. 

    L’efficacité des régimes autoritaires 

    Les démocraties sont des structures fragiles qui avancent par à-coups. La ligne droite n’est pas leur caractéristique. La France le démontre, par exemple, sur le sujet du nucléaire. Les gouvernements doivent tenir compte des fluctuations des opinions et de la composition de la majorité parlementaire. Les élections libres peuvent modifier les décisions politiques, les citoyens sont libres de manifester ou de se mettre en grève. 

    Les systèmes démocratiques se caractérisent par la multitude des parties prenantes (partis politiques, syndicats, associations, ONG, etc.). Le respect de l’Etat de droit limite les marges de manœuvre et peut allonger les délais de mise en œuvre des décisions. 

    Les régimes autoritaires peuvent s’affranchir des règles de droit et peuvent réduire le rôle des opposants. Cette capacité leur donne logiquement une liberté d’action plus grande. 

    Après la Seconde Guerre mondiale, il a été admis que démocratie et économie de marché marchaient de pair. L’économie ne pouvait s’épanouir que dans un système démocratique. Or, depuis une vingtaine d’années, la Chine semble prouver l’inverse. Sur cette même période, les démocraties sont confrontées à un recul de leur croissance, de leurs gains de productivité sur fond de fragmentation des opinions. Si dans les années 1990 et 2000, le consensus était de mise au sein des démocraties, il est de plus en plus difficile à établir depuis. En moins d’une décennie, les démocraties sont passées de « la fin de l’Histoire » chère à Fukuyama qui prédisait leur victoire définitive à une période de doutes. Les responsables des régimes autoritaires soulignent leurs piètres résultats et mettent en exergue un soi-disant déclin. Les régimes autoritaires obtiendraient de meilleurs résultats que les États-Unis ou les pays européens. 

    Dans les faits, que ce soit sur le plan économique, social et sociétal, l’avantage est nettement en faveur des démocraties.

    La Russie, un déclin sans aucun doute

    La Russie dont le PIB est équivalent à celui de l’Espagne ou du Benelux, malgré ou à cause de la richesse générée par ses ressources naturelles, connaît une faible croissance depuis une vingtaine d’années, émaillée de crises importantes. Le PIB de ce pays représentait, en 2002, 10 % du PIB de l’Union européenne et 11 % du PIB des États-Unis. En 2022, les taux respectifs sont de 9,5 et 7,5 %. 

    Depuis 2010, la Russie en est à sa troisième récession (2016/2020/2022). La croissance qui était de 5 % au début du XXIe siècle en Russie était passée en-dessous de 2 % (lissée sur trois ans) avant la crise sanitaire. 

    Les régimes autoritaires sont contraints de garantir les revenus pour éviter la contestation. Les autorités russes utilisent la rente pétrolière pour financer d’importantes dépenses sociales. Si elle était amenée à durer, la guerre en Ukraine imposerait de réduire la prodigalité publique. Les sanctions devraient ralentir les investissements, ce qui pèserait à terme sur la croissance. 

    L’éclatement de l’URSS n’est pas, comme le pensait Hélène Carrère d’Encausse, la conséquence de la montée des revendications régionalistes et religieuses des peuples situés dans les Républiques du Sud, mais de la Guerre en Afghanistan, de la compétition technologique avec l’Occident (guerre des étoiles) et de l’affaiblissement du pouvoir central. La Russie a été un des pays confronté au plus grand nombre de décès en matière de covid. Cette exposition élevée à l’épidémie s’explique par une proportion importante de personnes âgées mais aussi par une faible vaccination et par la vétusté du système de santé. La population s’est révélée défiante vis-à-vis du vaccin russe dont le développement avait été pourtant loué par Vladimir Poutine. 

    La Russie essaie de conserver son statut de grande puissance par tous les moyens. Les difficultés rencontrées en Ukraine mettent à mal l’aura militaire dont elle s’était parée ces dernières années. L’annexion de son voisin était censée replacer la Russie au cœur de l’échiquier en matière de population et de PIB. Pour le moment, l’aventure la place au ban des puissances occidentales. 

    La Turquie, la régression après une décennie de succès 

    La Turquie a été considérée dans les années 2000 comme le deuxième pays industriel de l’Union européenne. Son adhésion à l’Union aurait ainsi couronné un développement économique rapide. De 2010 à 2019, ce pays a enregistré en moyenne une croissance supérieure à 5 % l’an. La politique de Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République, est devenue au fil des années de plus en plus illibérale et de plus en plus illisible. 

    Afin de ne pas perdre le soutien de la population, les autorités turques baissent les taux d’intérêt au fur et à mesure de la progression de l’inflation. La valeur de la lire turque par rapport au dollar a été divisée par trois, alimentant une inflation importée. 

    La diminution des salaires réels due à l’inflation provoque une baisse de la consommation et une récession. 

    La Chine dans le statut de « is no good » 

    La Chine s’imagine comme première puissance économique mondiale. Xi Jinping ne manque pas d’ironiser sur le déclin de l’Occident et sur le concept des droits de l’Homme. 

    Si en 2020, la Chine a semblé être en capacité de maîtriser la pandémie au prix d’une réduction des libertés sans commune mesure avec celle subie en Occident, trois ans plus tard, la politique du « zéro covid » s’est avérée une erreur obligeant les autorités de faire machine arrière. 

    Ce changement de politique a conduit à un nouvel affaiblissement de la croissance qui est désormais sous la barre des 5 % quand elle dépassait 10 % au début des années 2010. Il marque également l’inquiétude du pouvoir central face aux mouvements sociaux. 

    Depuis les années 1990, ce dernier a vendu des augmentations de revenus et l’accès à la société de consommation pour faire oublier le contrôle politique des individus. Si la croissance disparaît, les autorités chinoises resteront-elles légitimes aux yeux de la population ? 

    La Chine est confrontée à un rapide vieillissement de sa population qui ne bénéficie pas d’un système de couverture retraite comme en Occident. Pour se garantir du risque vieillesse, les Chinois sont contraints d’épargner des sommes importantes. Ils ont ainsi investi dans l’immobilier alimentant une bulle qui menace d’éclater. Le nombre de logements construits dépasse les besoins, ce qui peut provoquer à tout moment une chute des prix de l’immobilier. 

    Pour soutenir l’économie, les autorités locales s’endettent via des structures non-bancaires, au risque de créer une crise financière. 

    La Chine avait accepté les grands principes de l’économie de marché sans pour autant les appliquer totalement. Depuis six ans, le régime de Pékin est de plus en plus en plus interventionniste et entend contrôler les multinationales chinoises, alimentant les suspicions d’espionnage à l’encontre des Occidentaux et en premier lieu des États-Unis. La multiplication des sanctions économiques pourrait à terme peser sur sa croissance qui dépend toujours de ses exportations.

    Les démocraties traversent mieux les crises 

    La liste des régimes autoritaires dont les résultats économiques sont calamiteux est longue. L’Iran figure en haut de ce classement. Avec une population de près de 90 millions de personnes, ce pays doté de richesses naturelles importantes, situé à proximité de l’Europe et de l’Asie, a vocation à devenir une plaque tournante de l’économie mondiale. 

    Les démocraties traversent mieux les crises que les régimes autoritaires même si, au début, elles semblent hésiter sur le chemin à suivre et peiner sur les solutions à mettre en œuvre. Elles ont réussi à protéger leur population durant l’épidémie tout en garantissant l’Etat de droit. Sur une moyenne période, elles demeurent performantes sur le plan économique et social. Les inégalités sont moins prononcées au sein de l’Union européenne qu’en Russie ou en Chine.

  • Guerre aux enfants, surtout aux filles

    Guerre aux enfants, surtout aux filles

    L’Iran, avec les bons offices de la Chine, a rétabli ses relations diplomatiques avec l’Arabie saoudite. Un message apaisant ? Un moment curieusement choisi. En Iran, plus de 5000 jeunes filles ont été empoisonnées. Cet empoisonnement massif, planifié, ne peut se faire sans le soutien du régime. Des centaines d’écolières ont été intoxiquées dès le mois de novembre. Depuis, les empoisonnements se sont étendus à 230 écoles de filles. Ils gagnent l’université : à Ardebil, à la faculté des sciences, l’électricité a été coupée, puis le gaz a été libéré. C’est la guerre aux enfants !

    Ahmad Vahidi, ministre de l’Intérieur, avait commencé par déclarer que « plus de 90 % des empoisonnements n’ont pas été causés par des facteurs externes, la plupart venaient du stress ». Puis le gouvernement reconnaissait avoir trouvé du gaz N2, un « empoisonnement délibéré ».

    En Iran, empoisonner les filles et accuser les mères 

    L’ONU a demandé une « enquête transparente ». Tout semble transparent : les jeunes femmes sont les ennemis, elles mènent la révolte contre les ayatollahs, mieux vaut les combattre dès leur plus jeune âge, les éloigner des écoles. 

    Une jeune femme alitée à l’hôpital après des rapports d’empoisonnement dans un lieu non spécifié en Iran, image fixe tirée d’une vidéo du 2 mars 2023. PHOTO : VIA REUTERS / REUTERS TV

    Khamenei ne disait-il pas en octobre, qu’il fallait « une petite punition » pour les jeunes qui descendaient dans la rue ? Heureusement, l’empoisonnement des écolières a provoqué des manifestations dans tout le pays, avec les parents, les jeunes, les enseignants. D’où la réaction, tardive, du pouvoir. Le Guide suprême a finalement appelé à punir les coupables : « Si quelqu’un est identifié et condamné comme l’auteur de ce crime, il n’y aura pas de pardon pour lui ».

    Le Président iranien Raïssi explique : « Cela fait partie d’une conspiration plus large de l’ennemi visant à créer des troubles sociaux, à susciter la peur et l’anxiété publiques parmi les enfants de notre pays. » Il annonce, trois mois après les premières intoxications, « des mesures (…), dont vous verrez les résultats. » Des « mères », qui avaient participé aux « émeutes » ont donc été arrêtées, accusées d’envoyer leurs enfants avec du poison pour susciter des troubles.

    « Le prochain à être empoisonné, ce sera vous » 

    Les Pasdarans dispersent les parents qui manifestent, arrêtent les journalistes. Les vidéos se propagent malgré tout : « nous ne voulons pas de ce pouvoir tueur d’enfants », « Pasdarans, vous êtes notre Daech », « Le prochain à être empoisonné, ce sera vous ». 

    L’attaque du régime iranien, de ses bras clandestins les plus extrémistes, correspond à celle des Talibans afghans contre les femmes. Interdites d’écoles, il leur est aussi interdit d’entrer dans les parcs, jardins, salles de sport et bains publics. «Confiner la moitié de la population du pays chez elle lors d’une crise humanitaire et économique parmi les plus graves au monde est un acte colossal d’automutilation nationale», dit l’ONU. La malnutrition gagne désormais trois millions d’enfants. Dans la guerre contre les femmes, les enfants paient. 

    Faire peur aux femmes, qu’elles soient mères ou écolières, empêcher l’éducation, terroriser, marier de force, violer, c’est aussi l’action de Boko Haram. Ces gouvernements agissent comme les groupes terroristes, à moins que ce ne soit l’inverse. 

    Des gouvernements qui agissent comme Boko Haram

    Rares, dans l’Histoire, sont les régimes qui prennent pour cible les enfants. Les Nazis n’épargnaient pas les enfants juifs, les génocides, par définition, n’épargnent personne. Mais il est rarissime d’élaborer une politique qui vise particulièrement les enfants. En Argentine, en Espagne, le vol des enfants « orphelins » pour être confiés à de « bonnes familles », étaient « légitimé » pour assurer un « bon avenir » aux enfants, qu’il fallait retirer à des parents pervertis. Comme aujourd’hui en Ukraine. 

    La Cour Pénale Internationale enquête sur la déportation d’enfants ukrainiens en Russie, afin de les « russifier » dans des familles ou dans des camps. Quarante-trois camps « accueillent » des mineurs ukrainiens. Des orphelins ou des enfants séparés de leurs parents sont proposés à des familles russes contre rémunération. Le Procureur ukrainien a réuni des éléments concernant 16 221 cas. Le gouvernement ukrainien et diverses ONG parlent de 200.000 enfants.

    La CPI enquête sur les déportations d’enfants en Russie 

    Le gouvernement russe, fièrement, de 307.000. Un décret a été pris par Poutine pour faciliter naturalisation et adoption de jeunes Ukrainiens. Il a confié à la Commissaire russe aux droits de l’enfant, Maria Lvova-Belova, cette « action humanitaire » pour protéger et « sauver » des enfants orphelins ou abandonnés. L’association française « Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre » avait lancé un signalement auprès de la CPI en décembre 2022. 

    Ce type d’action mené par un Etat peut être qualifié de crime contre l’humanité, crime de guerre, génocide : selon la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, le « transfert forcé d’enfants d’un groupe à un autre groupe » fait partie des actes génocidaires, parce qu’un génocide vise à l’extinction du genos, la perpétuation d’un groupe humain.

    A part le mythique massacre de saints innocents rapporté par saint Mathieu, l’Histoire ne rapporte pas de guerre contre les enfants. Sans doute est-ce parce que l’on atteint là le tabou le plus sacré : celui qui n’épargne pas les enfants est maudit. Celui qui les vise expressément qu’en est-il ?

    Qu’espèrent ces régimes ? Il y a là comme un mur d’incompréhension. Empoisonner des gamines à l’école, déporter des bambins, est-ce une façon de proclamer sa toute-puissance, son impunité ?

    Ce que le monde considère comme innommable, je le fais 

    Le message serait : ce que le monde considère comme innommable, je le fais. Le tabou des enfants tombe. 

    La Russie et l’Iran sont alliées. Elles sont toutes deux dans une démarche de chantage nucléaire. La première mène sa guerre en Ukraine avec la menace de la bombe ; la deuxième, parce qu’elle est proche de se procurer l’arme atomique ; très proche même, surtout avec l’aide de la Russie, qui vient de lui vendre ses avions Sukhoï, contre drones et missiles. 

    Comment le monde, pas seulement les « Occidentaux », mais aussi la Chine, l’Afrique, les pays arabes, l’Inde, peuvent réagir ? Les tueurs d’enfants devraient être bannis, sur toute la planète. Au contraire, c’est le moment choisi par l’Arabie saoudite pour renouer avec l’Iran, sous le parrainage de la Chine. Les Etats-Unis sont hors du coup. La France n’en a été informée que la veille. La « non-ingérence dans les affaires intérieures » est un principe chinois qu’apprécient Saoudiens, Iraniens, et Russes, ce qui n’empêche aucun d’entre eux d’intervenir dans toutes les affaires internes d’Afrique, du Moyen-Orient et des démocraties. Il n’est donc pas sûr que l’accord sino-irano-saoudien soit un message de paix.

    Terroriser les femmes et les enfants d’abord

    Après avoir brisé le tabou de s’attaquer aux enfants, quel tabou résistera ? Terroriser les écolières, violer les femmes, déporter les enfants, brûler les livres, pendre des manifestants, torturer, raser des villes, bombarder les hôpitaux, ceux qui sont capables de cela s’arrêteraient-ils pour une bombe nucléaire ? Tel est le message qu’ils veulent faire passer. Terroriser les femmes et les enfants d’abord. Seraient-ils le seul rempart de l’Humanité ? En tout cas le premier. Il en faut d’autres. 

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

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