La collecte nette des fonds immobiliers accessibles au grand public a atteint, selon l’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM), 16,1 milliards d’euros en 2022, en hausse de + 47 % sur un an et dépassant ainsi le précédent record de 2019 (14,8 milliards d’euros). La « pierre papier » a le vent en poupe !
Au cours du dernier trimestre de l’année 2022, la collecte de l’ensemble des fonds s’est élevé à 3,8 milliards d’euros (+ 26 % sur un an). La pierre papier a continué à attirer les épargnants dans un contexte d’inflation et de hausse des taux. Une part croissante de la collecte s’est effectuée via les unités de compte dans le cadre des contrats d’assurance vie.
Succès des fonds immobiliers
En tenant compte de la détention en unités de compte immobilières, 4 millions de Français détiennent des parts de fonds immobiliers non cotés. Le taux de distribution des SCPI s’établit à 4,53 % en 2022 en légère augmentation par rapport à 2021. Avec un taux d’inflation de 5,2 %, le rendement réel a été légèrement négatif (-0,7 point). Selon l’ASPIM, le taux de distribution de 2022 comprend une distribution sur résultat courant de l’ordre de 4,02 %, d’une distribution exceptionnelle, principalement sur réserves de plus-values, de l’ordre de 0,38 % et d’une fiscalité acquittée à la source de l’ordre de 0,13 %.
Bonjour à tous et bienvenue dans le flash quotidien des Français de l’étranger du mercredi 08 mars, date symbolique car la journée est dédiée aux droits des femmes. On évoquera aussi la mobilisation des expatriés hier contre la réforme des retraites, et enfin on s’attardera sur la lutte contre l’inflation en France.
Journée internationale des droits des femmes
Comme chaque année le 08 mars est dédié aux droits des femmes dans le monde. Dans un podcast à retrouver sur votre radio ou sur le site Lesfrancais.press, je reçois la présidente de la fédération socialiste des Français de l’étranger, l’occasion de faire le point sur les dispositifs accessibles par nos compatriotes expatriées pour lutter contre les violences conjugales ou garantir le droit à l’avortement.
Journée des droits des femmes
Mobilisation constante chez les Français de l’étranger
La réforme des retraites ne passe vraiment pas, alors qu’en France il y a moins de grévistes dans l’hexagone, la mobilisation était toujours massive parmi le personnel du réseau AEFE, avec près de 90% de grévistes dans certains établissements. Et pour cette 6ème journée, ils ont été rejoints par une partie du personnel de l’administration consulaire pour former des « piquets de grève » devant les enceintes diplomatiques françaises. Tous les détails dans un podcast disponible sur le site Lesfrancais.press.
Accord entre le gouvernement et les distributeurs pour lutter contre l’inflation
En France, il n’y a pas que la retraite qui fait débat mais aussi et comme ailleurs, le pouvoir d’achat. Le gouvernement a annoncé, finalement, un accord avec les distributeurs pour la création de paniers anti-inflation aux prix gelés jusqu’au 30 juin 2023. Une mesure saluée alors que l’inflation sur les produits alimentaires est estimée à 15% pour ce semestre.
Dans les rayons des supermarchés, où les prix de l’alimentation ont explosé, le pire reste à venir au premier semestre 2023. Certains supermarchés tels que Carrefour bloquent certains prix pour lutter contre cette inflation et sauvegarder un minimum de pouvoir d’achat. Carrefour Paris 11ème. Le 08/01/2023 Photo : Delphine Goldsztejn
C’est tout pour aujourd’hui, à demain pour une nouvelle édition ! Bon mercredi à tous.
Comme en France, la mobilisation chez les Français de l’étranger s’est maintenue. A l’inverse de l’hexagone, ils étaient tout aussi nombreux à se mobiliser dans les établissements des réseaux affiliés à l’AEFE, du côté de l’administration consulaire, si certains ont fait la grève, ils étaient minoritaires mais ont rejoint leur collègues professeurs créant une nouvelle dynamique. Reprise au bond par les communautés des Français de l’étranger qui étaient parfois nombreux devant les consulats et ambassades.
Ecoutez le podcast avec l’intersyndicale des établissements AEFE
AEFE
Les établissements des réseaux scolaires étaient encore fortement mobilisés ce 07 mars 2023. Ainsi ils étaient aux :
Lycée français de Cali, Colombie : 93% des détachés à faire la grève
Lycée franco-costaticien : 90% à faire la grève
Lycée franco-hellénique d’Athènes : 80% à faire la grève
Lycée français de Brasilia : 80% à faire la grève
Lycée français de Bangkok : 60%, où c’était la 4eme journée de grève majoritaire en quelques semaines
Dans le podcast, on fait le point en détail sur les différentes facettes de cette mobilisation. Dans certains lycées, les grévistes ont même rédigé des courriers à destination du Président de la République comme ici avec l’intersyndicale FSU et Solidaires en Espagne.
La culture de la grève ne fait pas partie de celle des fonctionnaires du corps diplomatique. D’ailleurs, c’est en juin 2022, qu’ils ont posé un préavis de grève pour la première fois depuis des décennies. C’était à l’occasion de la volonté de réforme des modalités qui encadrent ce corps de l’Etat si spécifique.
Pour la réforme de la retraite, certains y ont pris goût, et pour la deuxième fois, sur les 6 journées d’action, ils ont aussi débrayés. Cette fois, ils ont rejoint les points de rendez-vous indiqués par les partis ou syndicats de l’AEFE devant les ambassades pour renforcer leur impact.
A Madrid aussi, des salariés du lycée 🇫🇷, du consulat et de l’Institut 🇫🇷 se mobilisent contre la réforme des retraites. Au lycée, 65% des enseignants sont en grève aujourd’hui pic.twitter.com/VtKLjqKjoK
— Henry de Laguérie (@henrydelaguerie) March 7, 2023
Manifestations devant les ambassades
Devant certaines ambassades et consulats comme à Canberra, Londres, Madrid ou Bruxelles, etc., des Français de l’étranger se sont retrouvés pour marquer leur opposition à la réforme des retraites. La mobilisation des expatriés fut très fluctuante d’un pays à l’autre. Comme souvent, c’est en Espagne que nos compatriotes ont été les plus nombreux. Mais aux 4 coins du monde, des grappes de dizaines de Français ont été dénombrées, preuve que le rejet de la réforme semble être consensuel par delà les continents.
Lundi 06 mars, le politologue Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, était l’invité de TV5MONDE pour évoquer l’avenir de la mobilisation contre la réforme des retraites. Il anticipait déjà une résignation des Français qu’on a pu constater ce 07 mars.
Des manifestations contre la réforme des retraites ont été organisées dans tout le pays toute la journée, ce 07 mars 2023, avec plus de 260 points de rassemblement recensés par les syndicats. Pour autant, le projet de loi continue d’être examiné au Sénat jusqu’au 12 mars, avant un retour à l’Assemblée prévu le 16 mars.
Pour continuer à mettre la pression sur l’exécutif, l’intersyndicale envisage d’ores et déjà une nouvelle journée de mobilisation ce samedi 11 mars. Frédéric Souillot, le patron de Force ouvrière, a indiqué que l’intersyndicale va « envoyer un courrier ce soir » à Emmanuel Macron.
1 fonctionnaire sur 4 en grève
La mobilisation des fonctionnaires contre la réforme des retraites connaît mardi un net regain, avec 24,4% des 2,5 millions d’agents de la fonction publique d’Etat en grève à la mi-journée, selon le gouvernement, contre moins de 5% lors de la grève du 16 février.
La mobilisation touche par ailleurs mardi à la mi-journée 11% des 2 millions d’agents de la fonction publique territoriale et 9,4% dans le versant hospitalier (sur 1,2 million d’agents), selon les chiffres du ministère de la Fonction publique. Ces chiffres sont également supérieurs à ceux du 16 février.
Energie et industries
Plusieurs sites industriels de la chimie sont touchés par la grève mardi, certains tournent au ralenti, d’autres ont arrêté leur production, pour protester contre le projet de réforme des retraites, selon la CGT et les directions de ces groupes.
Du côté d’EDF, 41,5% des effectifs de l’entreprise sont en grève ce mardi selon la direction. Deux coupures d’électricité « sauvages » imputées à des grévistes et visant la zone portuaire de Capécure et une zone commerciale ont affecté mardi matin jusqu’à 4000 usagers à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, a indiqué Enedis à l’AFP. Ces coupures, provoquées entre 8H et 8H30, privaient encore de courant quelque 1500 clients à la mi-journée, selon le distributeur d’électricité à l’AFP.
Education
Alors que plusieurs syndicats lycéens annonçaient plus tôt dans la journée que plusieurs centaines d’établissements était mobilisés, voire bloqués, le ministère de l’Éducation nationale donne des chiffres bien plus bas. Selon cette source, 48 lycées ont été bloqués, soit 1,3% des 3720 lycées français. Il s’agirait essentiellement de blocages partiels, c’est-à-dire filtrants.
AFP
Le ministère de l’Éducation nationale, lui, annonce 32,71% de grévistes parmi les enseignants ce mardi. Ce chiffre était de 38,5% le 19 janvier et de 25,92% le 31 janvier. Alors que le Snes-FSU annonce 60% de grévistes dans les collèges et lycées ce mardi, le ministère de l’Éducation nationale recense lui 30% des enseignants du secondaire grévistes. C’est plus que lors des deux journées de mobilisation en janvier. Dans les écoles, le chiffre du ministère atteint 35,5%.
Transports
Le taux de grévistes mardi à midi à la SNCF attaignait 39% selon une source syndicale à l’AFP, soit moins que le 19 janvier (46,3%), première journée de mobilisation contre la réforme des retraites.
En revanche, la participation dépasse les mobilisations des autres journées et notamment celle du 31 janvier qui avait enregistré 36,5% de grévistes. On compte notamment 76% de grévistes chez les conducteurs et 55% chez les contrôleurs.
Eurostar, qui gère les trains par le tunnel sous la Manche, a annulé 16 des 26 trains prévus dans la journée entre Londres et Paris et six autres entre la capitale britannique et Bruxelles. La compagnie a prévenu que les perturbations risquaient de se poursuivre après mardi.
Dans le secteur aérien, EasyJet a annulé au moins 18 vols entre le Royaume-Uni et la France, British Airways 13 et Air France a supprimé quatre liaisons entre l’aéroport londonien d’Heahtrow et Paris. Les liaisons en ferries entre Douvres et Calais ont enregistré des retards dépassant parfois une heure. La compagnie P&O Ferries a recommandé aux passagers de repousser leurs déplacements.
Les cortèges
Le cortège parisien de cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites s’est élancé vers 14h du boulevard Raspail, direction la place d’Italie où les 700 000 manifestants étaient attendus pour 19 heures. Malgré quelques petits incidents, les défilés se sont déroulés dans le calme. Selon les forces de police, un groupe a tenté de s’emparer de barrières de chantier pour en faire des projectiles. Les forces de l’ordre sont intervenues et le cortège est resté arrêté quelques minutes.
Selon les chiffres de la CGT, 245.000 personnes se sont rassemblées mardi 7 mars à Marseille pour défiler contre la réforme des retraites actuellement débattue au Sénat. La Police a recensé beaucoup moins de monde : il n’y aurait que 30.000 manifestants.
Malgré la pluie, la manifestation à Bordeaux rassemble beaucoup du monde Place de la Bourse. Les syndicats espèrent faire mieux que les 50.000 manifestants comptabilisés le 7 février (9500 selon la préfecture).
Les syndicats ont comptabilisé 6000 manifestants à Calais. La mobilisation est donc plus forte que lors des dernières journées de mobilisation où les syndicats avaient dénombré 5000 manifestants.
Après une relative stabilité des taux d’intérêt dans les années 2010, ces derniers sont en hausse constante depuis un an. Au premier trimestre 2021, selon l’hebdomadaire « The Economist », les taux directeurs des banques centrales d’un panel de 58 économies avancées et émergentes, représentant 90 % du PIB mondial, s’élevaient à 2,6 %. Au dernier trimestre de 2022, ce chiffre était passé à 7,1 %. L’endettement est en forte hausse depuis le début du siècle et s’est accéléré avec la survenue de l’épidémie de covid et la guerre en Ukraine.
La dette totale de ces pays a atteint à 298 000 milliards de dollars, soit 342 % de leur PIB contre 255 000 milliards de dollars (320 % du PIB) en décembre 2019. Plus l’endettement progresse, plus les agents économiques sont sensibles à la hausse des taux d’intérêt. En 2021, le montant total des intérêts à acquitter a atteint 1 040 milliards de dollars, soit 12 % du PIB des pays concernés. En 2022, du fait de la hausse des taux et de l’endettement, ce montant a dépassé 1 300 milliards de dollars, soit 14,5 % du PIB.
Le coût des dettes pourrait atteindre d’ici 2030 entre 17 et 20 % du PIB
Les effets de la hausse des taux en cours se feront réellement sentir d’ici quatre à cinq ans avec l’arrivée à échéance des emprunts souscrits à faibles taux et la montée en puissance de ceux souscrits à des taux plus élevés. Compte tenu des besoins publics et des volumes de dettes passées, la hausse des taux ne devrait pas provoquer immédiatement un ralentissement de l’endettement des agents économiques. Au rythme actuel, toutes choses étant égales par ailleurs, le coût des dettes pourrait atteindre d’ici 2030 entre 17 et 20 % du PIB. Un tel ratio a été constaté dans les années 1980 quand les taux d’intérêt avaient fortement augmenté. Au moment de la crise financière, aux États-Unis, le ratio des 20 % avait même été dépassé.
L’augmentation des services de la dette serait explosive pour les pays émergents ou en développement déjà en surendettement. Comme dans les années 1980, des plans d’annulation ou de consolidation des dettes publiques et privées pourraient être nécessaires pour éviter la banqueroute de plusieurs États.
L’inflation pourrait alléger la facture de la dette comme ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale ou après les chocs pétroliers. Les investisseurs tendent néanmoins à s’en protéger en demandant de plus en plus des obligations indexées à l’inflation. Face à l’augmentation des taux d’intérêt, les États et les agents économiques ne sont pas tous dans la même situation. Ainsi, au Danemark, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande ou en Suède, les ménages se sont fortement endettés ces dernières années et sont plus exposés aux variations de taux que dans d’autres pays. Leur niveau d’endettement représente plus de deux fois leurs revenus annuels.
Au niveau des États, les plus exposés à l’augmentation des taux sont le Ghana, l’Egypte, le Brésil et l’Argentine. Selon « The Economist », l’Italie est également dans une situation de vulnérabilité. Les États-Unis se classent 17e et le Royaume-Uni 19e sur 58 parmi les États soumis à un éventuel risque de surendettement public.
Ghana, Egypte, Brésil, Argentine sur la corde raide
Les économies émergentes empruntent de plus en plus dans leur propre monnaie et non en dollar pour limiter les effets de taux et de change. Celles qui ont néanmoins des dettes extérieures élevées auront besoin d’aide. L’Argentine a récemment conclu un accord de renflouement avec le FMI. L’Égypte dont les taux des obligations d’État à moyen terme sont supérieurs de quatre à cinq points de pourcentage au-dessus de leurs niveaux d’avant la pandémie, est sur la corde raide. Le Ghana, qui a récemment rejoint l’Argentine dans le camp des pays en grande difficulté, s’engage maintenant dans un resserrement budgétaire et monétaire pour tenter d’obtenir le soutien du FMI.
En ce qui concerne la situation financière des entreprises, la France, le Luxembourg et la Hongrie figurent dans le trio des pays les plus fragiles.
Les entreprises françaises particulièrement endettées
Les entreprises françaises sont particulièrement endettées, avec un ratio dette/résultat brut d’exploitation de près de neuf. Ce ratio est plus élevé que ceux constatés au sein des autres pays de l’OCDE à l’exception du Luxembourg. La dette des entreprises françaises a fortement augmenté depuis les années 2007/2009. L’épidémie de Covid-19 a donné lieu à une progression sans précédent, d’environ 150 milliards d’euros, de la dette des entreprises en lien avec la distribution à près de 700 000 entreprises des PGE (Prêts Garantis par l’État).
Au cœur des relations internationales dans les années 1980 et au début des années 2010, la question des dettes pourrait de nouveau occuper les gouvernements d’autant plus si la croissance de l’économie mondiale poursuivait son processus d’érosion. Le temps de l’argent facile semble avoir vécu.
Les pays occidentaux restreignent leurs aides aux pays en développement compte tenu de l’augmentation de leurs besoins d’investissement. La transition énergétique dont le coût pour les pays de l’OCDE dépasse 2 000 milliards de dollars et l’augmentation des dépenses militaires laissent peu de place pour l’aide au développement.
Alors que les prix de l’alimentation continuent d’augmenter, Alexandre Bompard le PDG de Carrefour a annoncé dimanche 5 mars dans le Journal du Dimanche (JDD) que des « paniers anti-inflation » seraient vendus au prix de 2 euros à partir de mi-mars et jusqu’à mi-juin.
Cette mesure concerne environ 200 produits : 100 produits dits « du quotidien » tels que la lessive, la farine, les couches pour bébé et 100 autres labellisés « sains » comme les yaourts, les œufs, les fruits et légumes frais ou encore le pain et les céréales.
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation alimentaire a augmenté de 14,5% en France en un an.
« La fin des négociations avec les industriels laisse présager une augmentation supplémentaire (des prix). C’est un nouveau choc violent pour les ménages les plus fragiles », a déclaré Alexandre Bompard dans le JDD.
Avant d’ajouter : « Le niveau de l’inflation alimentaire va rester à deux chiffres jusqu’à cet été en s’élevant probablement au-dessus de celui atteint actuellement ».
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’inflation alimentaire a augmenté de 14,5% en France en un an. [Veja/Shutterstock]
Pas de panier commun aux distributeurs
Initialement, le gouvernement devait mettre en place un « projet d’un panier uniforme et commun à toutes les enseignes », selon les déclarations du mois de décembre dernier de la ministre des Petites et moyennes entreprises (PME) Olivia Grégoire.
Mais, selon le Journal du dimanche, cette idée a été rejetée par la plupart des distributeurs.
« Nous avons trouvé un très bon accord avec le ministre » de l’Économie Bruno Le Maire, a expliqué Alexandre Bompard dans l’interview, « il a décidé de laisser à chacun la liberté de définir les opérations de son choix ».
« Il était essentiel que tous les acteurs puissent s’engager en même temps, mais avec une pleine autonomie d’action. Le résultat en sera d’autant plus puissant », a-t-il ajouté.
Les supermarchés Intermarché et Système U ont également annoncé des paniers anti-inflations dans leurs rayons.
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, ce mardi 07 mars, on va parler réforme des retraites et mobilisation, en France et bien sûr hors de France.
Mobilisation générale chez les Français de l’étranger
Consulats, Lycées, et autres administrations ou organismes para-publics comme les Instituts de France, les Alliances françaises, garderont portes closes ce mardi 07 mars. Très peu de pays ne suivront pas à la différence de la dernière journée. Nous ferons le point en fin de journée avec l’intersyndicale dans un podcast exclusif à retrouver sur votre radio et le site Lesfrancais.press. Pour les Français qui voudraient se joindre aux mouvements, des rendez-vous sont prévus devant certaines ambassades comme à Madrid ou à Canberra.
La France bloquée
Une mobilisation chez les expatriés qui n’est qu’un écho aux défilés qui auront lieu toute la journée dans les villes françaises. On s’attend à plus de 2 millions de Français dans les rues dont 1 million dans celles de la capitale. Le véritable enjeu du mouvement c’est sa durée, dans les transports et l’énergie les préavis de grève sont reconductibles ! Forts du soutien de plus de 60% de la population, les syndicats vont jouer leur va-tout.
Et si vous voyagez
Malgré les annonces, vous n’avez pas eu le choix de maintenir votre voyage depuis ou vers la France ? Du côté du ciel, c’est 30% des vols qui ont été annulés, normalement vous avez reçu un message si vous êtes concerné(e). Mais une fois sur le sol national ou pour rejoindre l’aéroport, les difficultés vont devenir sérieuses. Avec 1 RER sur 5 en moyenne, aucun TER dans la plupart des régions et les TGV en mode minimum, il sera difficile de rejoindre votre destination finale, surtout que les taxis seront aussi en grève et que les actions de blocages sur les routes seront nombreuses. Courage à vous !
C’est tout pour aujourd’hui, à demain pour un bulletin dédié aux conséquences de cette journée qui marquera le second mandat d’Emmanuel Macron. Bon mardi à tous !