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  • Législatives partielles : Caroline Traverse, la candidate du parti présidentiel dans la IXème

    Législatives partielles : Caroline Traverse, la candidate du parti présidentiel dans la IXème

    On reçoit, aujourd’hui, veille du lancement du vote en ligne pour les élections législatives partielles, Caroline Traverse, avocate de profession, elle a été investie pour représenter le parti présidentiel dans la IXème circonscription des Français de l’étranger couvrant les pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Tunisie) et l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone).

    Une élection annulée à cause du vote en ligne

    Souvenez-vous, nous étions le 27 mai 2022 à midi, les bureaux de vote en ligne ouvraient, et pourtant de nombreux Français de l’étranger n’avaient toujours pas reçu leurs identifiants ou les avaient reçus en double (avec deux identifiants et deux mots de passe différents). La raison : des erreurs dans l’organisation mais aussi des incompatibilités avec les opérateurs de certains pays comme, dans ce cas, en Algérie.

    Des problèmes qui ont, à un moment, remis en cause la poursuite du vote en ligne alors que ce dernier est un outil majeur pour les électeurs dispersés dans des circonscriptions de la taille de plusieurs pays. Et ils sont souvent très vastes dans cette région du monde. Mais finalement Docapost, le prestataire, a réussi à trouver une disposition qui devrait assurer la bonne tenue du vote cette fois.

    C’est dans ce contexte que Caroline Traverse saisit l’opportunité de se présenter face aux suffrages des Français de la IXème circonscription.

    Dans le podcast ci-dessous, on fait le point avec elle sur la décision de l’élection par le Conseil constitutionnel, on se penche sur les problématiques de la circonscription et les combats qu’elle veut porter à l’Assemblée nationale !

    Caroline Traverse

    Ecoutez le podcast avec Caroline Traverse

    Le cas M’jid El Guerrab

    Après avoir fait le point sur le vote en ligne, on attaque le podcast en évoquant la candidature de M. M’jid El Guerrab, ancien député, élu en 2017 avec l’étiquette « En marche », condamné à l’inéligibilité en 2022, il a fait appel et peut donc se présenter.

    Un opposant qui n’inquiète pas la candidate Renaissance, en effet, Caroline Traverse est une femme enracinée dans la circonscription, avec 14 ans passés entre le Sénégal et la France. De plus, elle nous rappelle que si M’jid El Guerrab était condamné en appel, il serait automatiquement démis de son mandat en cas de victoire.

    Pour elle, sa participation truque le jeu de la démocratie. En effet, les article LO 136 et 178 du code électoral sont très clairs : « Sera déchu de plein droit de la qualité de membre de l’Assemblée nationale celui dont l’inéligibilité se révélera après la proclamation des résultats et l’expiration du délai pendant lequel elle peut être contestée ou qui, pendant la durée de son mandat, se trouvera dans l’un des cas d’inéligibilité prévus par le présent code. La déchéance est constatée par le Conseil constitutionnel à la requête du bureau de l’Assemblée nationale ou du garde des Sceaux, ministre de la Justice, ou, en outre, en cas de condamnation postérieure à l’élection, du ministère public près la juridiction qui a prononcé la condamnation. »

    Karim Ben Cheïkh

    On n’évite pas de parler du député sortant, Karim Ben Cheïkh, qui pourrait bénéficier du climat social en France pour confirmer son élection, l’occasion pour nous de recueillir la position de Caroline Traverse sur la réforme des retraites.

    Mais avant, la candidate Renaissance a voulu revenir sur les conditions de son élection en juin 2022 et en particulier de l’effet lié à la vague « mélenchoniste » tandis que Mme Moreno a été investie au dernier moment et qu’elle est arrivé sur un territoire où les militants, à l’époque, étaient divisés.

    Concernant la réforme des retraites, si elle concède que celle-ci n’est pas « glamour« , elle rappelle qu’Emmanuel Macron l’avait inscrite dans son programme. Pour la candidate Renaissance, la démocratie a été pleinement appliquée dans le cadre de notre constitution et les électeurs n’ont pas été pris par surprise puisque celle-ci avait été annoncée.

    Enfin, elle s’attarde sur la situation des Français expatriés dans sa circonscription, qui finalement sont peu concernés par la retraite française, mais qui ont besoin d’être soutenus pour construire eux-même leurs revenus pour leurs vieux jours.

    La débancarisation et les impôts

    Et pour atteindre cet objectif, elle veut travailler à renforcer le droit au compte bancaire en lui ajoutant un droit au financement. Car pour Caroline Traverse, une de meilleurs voies pour établir des sources de revenus indépendantes c’est de faciliter l’acquisition de biens locatifs à nos compatriotes hors de France.

    Et parmi les freins qu’elle identifie, c’est aussi, évidemment, la discrimination dont sont victimes les expatriés hors de l’Union européenne qui sont assujettis, eux, à la CSG/CRDS. Un combat qu’elle désire elle-aussi mener à l’Assemblée nationale.

    Une candidate sur le terrain / pour exemple les rencontres organisées en Tunisie

    L’Education

    Dans la deuxième partie du podcast, nous nous penchons sur les problématiques spécifiques de la IXème circonscription et en premier l’éducation et l’apprentissage du français.

    On revient avec elle sur la situation en Algérie qui a réduit drastiquement la place du français dans les écoles publiques, mais on évoque aussi la situation au Maroc, un des premiers pays en matière d’implantation d’établissements français.

    Elle lie d’ailleurs ce thème à celui des visas, en effet Caroline Traverse regrette que certains élèves non-français, qui ont pourtant suivi leur scolarité au prix de lourds sacrifices financiers des familles dans les établissements français, ne peuvent poursuivre leurs études en France, faute de visas. Elle expose dans le podcast les pistes qu’elle compte suivre si elle est élue.

    « Sur la politique des visas, on n’est pas cohérent, et quand on ne l’est pas, on doit le devenir. »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    La situation du Sahara Occidental

    Alors que les opposants se concentrent sur une éventuelle position pro Front Polisario, acteur du conflit larvé dans la région marocaine séparatiste du « Sahara Occidental », sur la base d’articles publiés dans les médias marocains, Caroline Traverse a tenu, avec vigueur, à rétablir la vérité. Premier élément, Caroline Traverse précise qu’elle n’a jamais soutenu Madame Leïla Aïchi

    En fait, elle ne soutient ni l’une ou l’autre partie, elle indique « savoir rester à sa place », une attitude qu’elle appliquera aussi à son mandat, car ce domaine n’appartient pas au corps législatif.

    « Ce n’est pas aux députés de prendre des positions sur ces sujets, c’est le rôle de l’exécutif. »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    Caroline Traverse s’étonne par contre que les propos antisémites tenus dans certaines chroniques du Président du Comité de soutien de Mjid El Guerrab et autres dérives, notamment l’inégibilité et les conséquences de cette dernière en cas de confirmation, des soutiens de M’jid El Guerrab et de Mjid El Guerrab lui même ne soient pas autant médiatisés.

    La fraude aux allocations sociales

    Dans la dernière partie du podcast, on revient sur la « chasse aux expatriés fraudeurs » que veut lancer Gabriel Attal, le ministre du Budget.

    Caroline Traverse réagit avec vigueur à cette question qu’elle a pris à coeur, pensant que nous visions les Français maghrébins. La rédaction, bien évidemment, ne cible pas cette population, c’est la Cour des comptes dans son rapport de 2021 qui s’étonne du nombre de centenaires touchant une retraite française et qui sont expatriés en Algérie, au Maroc et en Tunisie. D’autres rapports viennent compléter ce constat, mais évidemment les pays du Maghreb ne sont pas les seuls concernés.

    Une fois cette précision apportée, Caroline Traverse exprime sa solidarité avec le ministre du Budget, car toute fraude ne peut être acceptée et elle rappelle une évidence, à savoir que quand on est résident d’un pays on ne peut toucher les allocations de l’autre même si on dispose de la nationalité.

    « Frauder ce n’est pas bien, c’est à notre détriment à tous »

    Caroline Traverse, candidate Renaissance dans la IXème circonscription

    Pour elle, les cas de fraudes sont souvent le fait d’experts de la roublardise qui fraudent dans chaque pays. Elle est plus alertée par la complexité des démarches, comme pour la bourse scolaire, qui peuvent submerger les citoyens et les pousser à y renoncer.

    Pour finir, elle expose une corrélation intéressante, que peu de candidats osent, entre le CSG/CRDS et les aides sociales. Comme Caroline Traverse le rappelle, cet impôt finance la solidarité nationale et pourtant les résidents hors de France n’en bénéficient que très peu. Une approche qu’elle pourra argumenter sur les bancs de l’assemblée en cas d’élection.

    Ses combats

    On conclut ce podcast en faisant un point sur son programme. Disponible sur son site, il est riche et s’articule autour de plusieurs axes :

    • Education
    • Politique des visas
    • Débancarisation
    • Couverture santé
    • Travailler sur les conflits de lois qui frappent les bi-nationaux (exemple : être résident en Algérie ou au Maroc peut entraîner l’interdiction de détenir un compte bancaire hors de leur espace bancaire)

    Elle détaille toutes ses ambitions dans le podcast et la méthodologie qu’elle compte appliquer pour y arriver.

    Une candidature passionnée

    Caroline Traverse est une passionnée de droit mais est aussi une femme engagée qui travaille intensément à faire vivre les lois, et elle souhaite par cette candidature les faire évoluer pour s’adapter à notre nouvelle société et aux situations des Français de l’étranger désormais très nombreuses et diverses.

  • Les démocraties face aux vents contraires 

    Les démocraties face aux vents contraires 

    Au cours de la seconde partie du XXe siècle, les démocraties se sont imposées grâce à leur étroite association avec l’économie sociale de marché. La liberté et le respect de l’état de droit alliés à l’accès à la consommation de masse par les classes moyennes ont été le principal ambassadeur des démocraties face aux régimes totalitaires.

    Cette suprématie a été remise en cause avec la montée en puissance de pays émergents dotés de régimes autoritaires. Les gouvernements des pays occidentaux éprouvent des difficultés à valoriser les principes démocratiques. Pire, ces principes sont perçus par les régimes autoritaires comme les relents d’un colonialisme d’une autre époque et comme les preuves d’un déclin. 

    Les gouvernements des pays démocratiques sont confrontés à des opinions de plus en plus segmentées qui refusent l’idée même de consensus. Celui-ci est d’autant plus difficile à façonner que les contraintes qui pèsent sur les gouvernements sont de plus en plus nombreuses. Ces derniers disposent de marges de manœuvre, par ailleurs réduites, par la globalisation et la digitalisation. 

    Les gouvernements et le changement de dimension de l’économie 

    En trente ans, l’économie mondiale s’est transformée à grande vitesse. En 1978, les échanges de la Chine représentaient 2 % du commerce mondial. Ce taux était de 13 % en 2022. Aucun pays n’a connu une progression aussi rapide de son PIB en moins d’une génération. En 2001, la valeur ajoutée produite par l’économie chinoise n’était que de 1 300 milliards de dollars. En 2021, elle a atteint 14 300 milliards. En parallèle, les technologies de l’information et de la communication ont donné lieu à l’essor d’entreprises dont la capitalisation, en quelques années, a atteint plus de 2 000 milliards de dollars. Tous les secteurs d’activité dépendent désormais du numérique, de la création à la commercialisation en passant par la production. Les deux tiers de la population mondiale seraient équipés d’un smartphone. 

    Les flux financiers internationaux ont fortement augmenté au début du siècle pour s’élever, en moyenne, à plus de 1500 milliards de dollars par (flux d’investissement directs). À l’exception de l’Allemagne, des États d’Europe du Nord et de l’Italie du nord, les pays occidentaux sont confrontés depuis les années 1980 à un large mouvement de désindustrialisation. La valeur ajoutée de la production manufacturière est ainsi passée de 12,5 à 9 % de 1990 à 2022. 

    Le développement des pays émergents n’explique pas à lui seul cette désindustrialisation qui est également la conséquence d’une spécialisation au sein des pays dits avancés. 

    Des marges de manœuvre financières limitées 

    Face à une compétition économique accrue, les gouvernements ont été contraints de diminuer le poids des impôts pesant sur les bénéfices et la production. Si des années 1960 aux années 1980, le système d’État-providence a réussi à prospérer au sein des démocraties occidentales grâce à la croissance et à l’augmentation des cotisations sociales, l’affadissement de la croissance et l’augmentation des dépenses mettent sous pression les régimes de protection sociale qui ne peuvent plus comme dans le passé relever les cotisations sociales. Depuis vingt ans, ces dernières sont en baisse au sein du PIB. Elles sont ainsi passées, en France, de 14 à 13 % du PIB de 2000 à 2022. 

    Faute de pouvoir jouer sur les prélèvements obligatoires, les gouvernements occidentaux ont été contraints de s’endetter pour compenser l’absence de croissance. La succession rapide de crises a amplifié ce phénomène au point que la dette publique des pays de l’OCDE est passée de 60 à 120 % du PIB de 1995 à 2022. 

    La crise de la Covid 19 s’est soldée par une augmentation de près de 20 points de PIB d’endettement supplémentaire. La guerre en Ukraine occasionne le maintien de déficits publics élevés en particulier au sein de l’Europe. Nul ne sait déterminer le niveau et surtout le moment où l’accumulation de la dette deviendra un problème systémique, la confiance en la matière jouant un rôle important. 

    Ce qui est certain c’est qu’un niveau élevé d’endettement accroît la vulnérabilité des États et l’instabilité globale des économies. La hausse des taux d’intérêt pourrait réduire une peu les marges de manœuvre budgétaire des États. Cette contrainte intervient au moment où la demande en dépenses publiques tend à augmenter (transition énergétique, retraite, santé, dépendance, éducation, défense, etc.). 

    La transition énergétique impose aux pays occidentaux la réalisation de nombreux investissements. Le surcoût annuel est évalué à 4 points de PIB afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Une réorientation de l’épargne vers les investissements de transition apparaît indispensable. 

    Cette transition devrait occasionner une hausse du coût de l’énergie qui touchera plus particulièrement les ménages à revenus modestes. Elle pourrait accroître les inégalités sociales et territoriales. Cette situation pourrait inciter les États à augmenter les politiques redistributives. En France, celles-ci ont atteint déjà un niveau record, plus du tiers du PIB. La décarbonation des activités pourrait aboutir à une remise en cause du modèle de croissance économique en vigueur depuis plus de deux siècles, croissance qui repose essentiellement sur la consommation. 

    Le développement du recyclage, de l’économie circulaire et l’instauration d’une certaine frugalité devraient s’imposer à moyen terme comme un des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette politique sera socialement difficile à faire admettre. La lutte contre les gaspillages sera renforcée d’autant plus que des pénuries pourraient apparaître sur certaines matières premières (lithium, cobalt, nickel, etc.). 

    Le vieillissement démographique, un choc de grande amplitude pour les démocraties 

    Croissance et dynamisme démographique sont intimement liés. Ce sont les États ayant la proportion de 25/40 ans la plus élevée qui enregistrent les taux de croissance les plus importants. Or, les démocraties occidentales doivent faire face à un vieillissement qui pèsera sur leur croissance potentielle durant de nombreuses décennies. La population de plus de 65 ans devrait représenter au sein de l’Union européenne 30 % de la population en 2040, contre 16 % en 1998. Sur la même période, la population active devrait passer toujours au sein de l’Union de 320 à 300 millions de personnes. 

    Sans recours à l’immigration et en raison de gains de productivité qui s’étiolent, la croissance européenne sera de plus en plus faible. Le poids de l’Europe au sein du PIB mondial devrait poursuivre son recul. Il s’élevait à 16 % en 2022, contre 24 % en 1998. Dans un contexte de faible croissance, le partage de la valeur ajoutée entre actifs et inactifs sera source de tensions sociales. L’augmentation du nombre de retraités induira des charges publiques en forte augmentation qui entreront en concurrence avec les dépenses nécessaires pour les armées, l’éducation ou la Recherche-Développement. 

    Les dépenses publiques ont depuis le début du siècle déjà fortement augmenté au sein de la zone euro, +45 % (1998/2022). 

    Les démocraties face aux problèmes de la montée des inégalités 

    Depuis une vingtaine d’années, les inégalités de revenus et surtout de patrimoine sont de plus en plus importantes. Ce phénomène concerne avant tout les États-Unis. Il est moins prononcé en France qu’ailleurs surtout en ce qui concerne les revenus. Les 1 % de ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent 24 % du patrimoine total en zone euro en 2022, contre 20 % en 1998. L’appréciation du cours des actions et surtout des biens immobiliers explique cette évolution. Le poids des dépenses de logements au sein du budget des ménages les plus modestes a fortement augmenté, atteignant 30 % contre 20 % il y a une vingtaine d’années. Cette situation génère des frustrations et des tensions sociales de plus en plus marquées. 

    Les démocraties sont traversées par des courants contraires. La demande de solidarité et d’égalité demeure forte, en s’accompagnant d’une montée des communautarismes. Le besoin d’un accès à la consommation a pour limite la volonté d’un autre type de développement qui serait en phase avec la préservation de l’environnement. 

    La tentation du repli, du protectionnisme et du refus de l’immigration s’oppose aux souhaits de bénéficier de services de qualité en particulier dans le domaine de la santé. Les régimes démocratiques, au nom de la liberté, se doivent de concilier les intérêts contraires voire divergents. Cette conciliation n’est possible que si les citoyens continuent à partager des valeurs communes, et en priorité, celles qui sont consubstantielles aux démocraties, à savoir le pluralisme, l’état de droit, le respect d’autrui, la séparation des pouvoirs, l’organisation d’élections libres, etc.

  • L’ex-otage au Mali, Olivier Dubois, témoigne sur sa détention

    L’ex-otage au Mali, Olivier Dubois, témoigne sur sa détention

    Mardi 20 mars, les retrouvailles tant attendues entre Olivier Dubois et sa famille ont enfin eu lieu.

    Le journaliste qui a passé 711 jours en captivité entre les mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al- Qaïda au Maghreb islamique, est arrivé en France le 21 mars. Il a témoigné sur ses conditions de détention pour TV5MONDE.

    Retour sur la prise d’otage

    Olivier Dubois, journaliste indépendant de 48 ans avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, par le GSIM, principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda.

    Il collaborait notamment avec Libération, Le Point et Jeune Afrique, vivait et travaillait au Mali depuis 2015 lorsqu’il avait été kidnappé.

    Il avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021. 

    Olivier Dubois a indiqué lors de son arrivée l’importance du lien que sa famille a pu maintenir grâce aux ondes de Radio France International. «Les nouvelles ne passaient que par la radio», explique-t-il toujours au micro de franceinfo.

    Tous les 8 du mois, de 4 heures à 21 heures, l’otage écoute attentivement. «C’était le rendez-vous incontournable, la journée de réconfort, c’était la possibilité d’avoir des nouvelles» évoque-t-il non sans joie avant d’ajouter que les conditions des captifs sont toujours difficiles : «on est avec des gens hostiles, c’était dur».

    Au cours de l’entretien, Olivier Dubois partage avec nous les conditions physiques de sa captivité. L’ancien otage raconte que lui et ses geôliers s’installaient «dans tous types d’environnements que peut présenter la région», entre montagnes et forêts, c’est-à-dire «la partie centre de la région de Kidal».

    Au départ, il est attaché jour et nuit après une tentative d’évasion manquée. «Il y a eu des tensions, des épisodes difficiles, mais pas de mauvais traitements, je n’ai pas été maltraité».

    La suite à découvrir dans le reportage ci-dessous :

    Olivier Dubois
    Olivier Dubois, sa soeur et le Président de la République le mardi 21 mars au Bourget ©AFP

    Regarder le témoignage sur TV5MONDE

  • Manifestations en France, la faute à Bruxelles ?

    Manifestations en France, la faute à Bruxelles ?

    Les institutions de l’UE s’ingèrent illégitimement dans les affaires des États membres depuis un certain temps, a déclaré l’ancien ministre polonais des Affaires étrangères et eurodéputé Witold Waszczykowski, citant comme exemple récent la pression exercée par le président français, Emmanuel Macron, pour adopter la réforme des retraites, entraînant toutes ces manifestations en France.

    Des manifestations et des affrontements violents avec la police ont éclaté en France après que le gouvernement de M. Macron a contourné le parlement jeudi dernier (16 mars) pour adopter sa réforme des retraites très controversée.

    Les manifestations se sont poursuivies tout au long du week-end et, comme le gouvernement n’a survécu que de justesse au vote de défiance de lundi, nombreux sont ceux, y compris en Pologne, qui remettent désormais en question la légitimité du gouvernement.

    « Il s’agit des affaires internes de la France, mais à mon avis, les manifestations en France sont justifiées, car ce que nous observons actuellement est une atteinte au processus démocratique de prise de décision »

    M. Waszczykowski à EURACTIV Pologne

    De plus, « au niveau européen, nous assistons à une “Timmermans-isation du droit” », a-t-il ajouté, faisant référence aux critiques de Frans Timmermans sur les réformes judiciaires du parti PiS, dont M. Waszczykowski est membre, depuis son arrivée au pouvoir en 2015.

    M. Waszczykowski

    Ingérence illégitime ?

    M. Timmermans, aujourd’hui commissaire européen à l’Action pour le climat et vice-président de la Commission européenne, était à l’époque commissaire à l’État de droit sous la direction de Jean-Claude Juncker.

    Pour le PiS, M. Timmermans incarne l’ingérence illégitime des institutions de l’UE dans les affaires internes des États membres. Selon le parti au pouvoir, cela montre que Bruxelles a progressivement fait pression pour dépouiller les gouvernements nationaux de leurs compétences.

    La décision de M. Macron d’augmenter l’âge de la retraite était « basée sur des calculs idéologiques », n’a pas pris en compte l’opinion publique et « n’a pas fait l’objet de consultations publiques », a-t-il ajouté.

    Contactée par EURACTIV, la Commission n’a pas commenté la déclaration de M. Waszczykowski ou la situation en France.

    La situation tendue dans l’Hexagone a été la raison de l’annulation d’une réunion prévue entre les ministères des Affaires étrangères français et polonais qui devait avoir lieu à Paris, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Arkadiusz Mularczyk à la radio publique polonaise lors d’un entretien lundi (20 mars).

    « Lorsque la situation se calmera, nous reviendrons à l’idée de consultations entre les ministères », a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères.

    La Pologne souhaite poursuivre le dialogue dans le cadre du Triangle de Weimar, qui réunit la Pologne, l’Allemagne et la France, car « il s’agit actuellement d’un format clé pour l’avenir de l’Europe, et aussi pour le soutien à l’Ukraine », a-t-il également souligné.

    Toutefois, en raison de la situation en France, certaines questions pourraient être reportées, a-t-il ajouté.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 23.03.23

    Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 23 mars, on fait le point sur la grève générale en France et hors de France ! 

    En effet, la mobilisation contre la réforme des retraites, adoptée grâce au 49.3, ne faiblit pas. Ce jeudi 23 mars 2023, pour la neuvième journée de mobilisation, l’intersyndicale appelle à la grève générale, la France sera paralysée mais pas seulement ! 

    Trafic perturbé 

    La SNCF prévoit donc un trafic « très perturbé ». Ainsi elle ne sera en mesure de faire rouler que la moitié des TGV Inoui et Ouigo et le tiers des TER. Du coté des avions, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler 30 % de leurs vols jeudi à Paris-Orly et 20 % dans d’autres aéroports en raison de la grève de contrôleurs aériens. Les plateformes concernées par la suppression d’un vol sur cinq seront : Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint-Exupéry.

    aéroports européens

    Education nationale 

    Que ce soit en France ou hors de France, les professeurs et personnels administratifs devraient se mobiliser fortement pour cette journée. Hors de France, le personnel n’est pas soumis à une obligation de déclaration de grève 48h en amont, les syndicats n’ont donc pas pu nous communiquer de chiffres comme en France où on annonce 50% de grévistes, cependant on peut s’attendre au minimum à la même adhésion que lors des précédentes journées.

    Lyc

    Ministère des Affaires étrangères 

    Du côté du ministère des Affaires étrangères, la mobilisation fut en dents de scie au cours de ces deux derniers mois. Mais ce 23 mars, la CFDT, syndicat majoritaire, appelle aussi à la grève. On peut donc s’attendre à retrouver de nombreux consulats et ambassades portes closes.

    Grève au ministère des affaires étrangères

    On conclut en vous signalant de nombreuses manifestations de citoyens prévues devant les consulats ou les ambassades à Berlin, Madrid, Rabat, Caracas et bien d’autres. C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour faire le bilan de cette journée de grève générale. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Grève générale, à quoi s’attendre en France et à l’étranger ?

    Grève générale, à quoi s’attendre en France et à l’étranger ?

    La mobilisation contre la réforme des retraites, adoptée grâce au 49.3, ne faiblit pas. Ce jeudi 23 mars 2023, pour la neuvième journée de mobilisation, l’intersyndicale appelle à la grève générale , la France sera paralysée. Hors de France, les syndicats du ministère des Affaires étrangères comme ceux des réseaux scolaires appellent à se joindre au mouvement national. Ici et là des manifestations devant les ambassades ou les consulats sont aussi prévues ! On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Emmanuel Macron veut promulguer la loi

    Lors d’une interview ce mercredi 22 mars, Emmanuel Macron veut maintenir la très contestée réforme des retraites. « Ce texte va poursuivre son chemin démocratique« , avance le président, qui souhaite toujours une application « d’ici à la fin de l’année« .

    Emmanuel Macron a reconnu la « légitimité » des syndicats, « protégée par la Constitution« . Toutefois, alors que l’intersyndicale organise une 9e journée de mobilisation contre la réforme ce jeudi, il a « regretté qu’aucune force syndicale n’ait proposé un compromis« .

    En ce qui concerne les partis politiques d’opposition, vent debout contre ce texte, le président regrette que « le projet de toutes les oppositions et de tous ceux qui s’opposent » à la réforme des retraites est le « déficit« , qu’il a comparé à une « formule magique« .

    Une intervention qui n’a évidemment pas satisfait les syndicats ou l’opposition, lançant une séquence de 36 heures de tensions sociales dans les rues de France.

    Emmanuel Macron le mercredi 22 mars dans les JT du 13h

    Transports : le trafic « très perturbé » 

    La circulation des trains en France sera « très fortement perturbée » jeudi 23 mars dans le métro et le RER en Île-de-France ainsi que pour les trains et TER, ont annoncé la RATP et la SNCF.

    La SNCF prévoit donc un trafic « très perturbé ». Ainsi elle ne sera en mesure de faire rouler que la moitié des TGV Inoui et Ouigo et le tiers des TER.

    Aucun train Intercités ne roulera à l’exception de deux allers-retours Paris-Clermont et Paris-Brive. Pour les transiliens, il y aura un train sur deux pour la ligne K, un sur trois pour les lignes H, J, L, N, P et U.

    La SNCF « invite tous les voyageurs qui en ont la possibilité à privilégier le télétravail ou à différer leurs déplacements ».

    Aérien : 30 % des vols annulés à Paris-Orly

    La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler 30 % de leurs vols jeudi à Paris-Orly et 20 % dans d’autres aéroports en raison de la grève de contrôleurs aériens. Les plateformes concernées par la suppression d’un vol sur cinq seront : Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint-Exupéry.

    Education : moins de mobilisation hors de France

    Que ce soit en France ou hors de France, les professeurs et personnels administratifs devraient se mobiliser fortement pour cette journée.

    Entre 40 et 50 % des professeurs du primaire seront en grève jeudi, prévoit mercredi le Snuipp-FSU, premier syndicat dans les écoles maternelles et élémentaires. Le syndicat s’attend à de fortes mobilisations dans de nombreux départements comme les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales ou la Haute-Vienne avec plus de 50 % de grévistes, la Seine-Saint-Denis (55 %) ou encore Paris avec 70 % de professeurs des écoles en grève.

    Hors de France, le personnel n’est pas soumis à une obligation de déclaration de grève 48h en amont, les syndicats n’ont donc pas pu nous communiquer de chiffres comme en France, cependant la mobilisation sera surement moins forte que lors des précédentes journées comme nous l’indique Adrien Guinemer Chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE, trésorerie, numérique, communication et Hors de France.

    « Malheureusement la mobilisation par la grève faiblit. Les collègues savent qu’ils auront plusieurs retenues sur salaire. Pout autant, l’opposition à la réforme reste très forte.« 

    Adrien Guinemer Chargé de mission « Hors de France » : AEFE, MLF, MEAE, trésorerie, numérique, communication et Hors de France

    Ministère des Affaires étrangères

    Du côté du ministère des Affaires étrangères, la mobilisation fut en dents de scie au cours de ces deux derniers mois. Mais ce 23 mars, la CFDT, syndicat majoritaire, appelle aussi à la grève.

    « Face à la surdité et l’entêtement du gouvernement,  la CFDT appelle, en intersyndicale, à participer à une nouvelle journée de mobilisation le 23 mars 2023« 

    Communiqué de la CFDT

    On peut donc s’attendre à retrouver de nombreux consulats et ambassades portes closes.

    Mobilisation citoyenne des Français de l’étranger

    Si les portes resteront fermées, c’est aussi parce que nombreuses associations ou sections de parti politique de Français de l’étranger ont décidé d’organiser des manifestations devant les enceintes diplomatiques françaises.

    En Allemagne, les représentants de la NUPES se sont associés à IG Metall, le plus grand syndicat allemand, appellent à un rassemblement devant l’ambassade de France à Berlin le mardi 23 mars à 18h00. En Espagne, au Maroc, en Amérique latine, des actions sont aussi prévues.

    Et après ?

    Le sociologue Guy Groux émet trois hypothèses sur BFMTV pour la suite de la contestation: « des manifestants qui se fatiguent (mais c’est peu probable), de plus en plus de monde dans ces manifestations avec des lieux publics occupés, ou que le gouvernement suspende momentanément sa réforme« .

    Le politologue de l’université de Bourgogne Dominique Andolfatto sur CNEWS fait une autre lecture : « si le mouvement social actuel évolue vers des formes d’actions qui prennent des traits d’émeutes, il ne durera pas longtemps car l’opinion publique va le condamner et ne plus aller dans les manifestations syndicales« .

    On le voit, la situation est hasardeuse et personne ne peut anticiper l’évolution du mouvement. Mais en écoutant l’interview d’Emmanuel Macron de ce jour, on comprend que chacun, pour l’instant, campe sur ses positions.

  • Meyer Habib : « Si j’avais fait la moindre infraction, j’aurais été déclaré inéligible »

    Meyer Habib : « Si j’avais fait la moindre infraction, j’aurais été déclaré inéligible »

    Le Conseil constitutionnel, saisi par Mme Deborah Abisror–de Lieme, déjà candidate en juin 2022, a statué le 03 février 2023 sur la validité des opérations d’assistance au vote qu’avaient mis en place les soutiens du député élu Meyer Habib (UDI) ainsi que sur la légalité des « appels à voter pour lui » d’Israéliens le jour du vote.

    Le dimanche 02 avril, les électeurs de la VIIIème circonscription des Français de l’étranger (bassin Est de la Méditerranée soit Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Saint Marin, le Saint Siège et la Turquie) sont donc appelés à voter pour choisir leur député. Les électeurs peuvent participer au scrutin en votant en ligne du 24 au 29 mars 2023.

    Ecoutez le podcast avec Meyer Habib

    « Un sentiment d’injustice « 

    On commence ce podcast sur les raisons qui ont poussé le Conseil constitutionnel à annuler son élection dans la VIIIème circonscription des Français de l’étranger :

    • L’organisation par ses soutiens d’une plateforme téléphonique d’aide au vote en ligne
    • La publication par des personnalités israéliennes de posts appelant à voter pour lui sur les réseaux sociaux pendant la période de silence.

    Avec beaucoup d’émotion, le député depuis 2013 de la circonscription, Meyer Habib, revient sur cet épisode qui fut marqué par un profond sentiment d’injustice.

    Pour lui, le Conseil constitutionnel a été manipulé par son adversaire Déborah Abisror-De Lieme (candidate pour Renaissance). Meyer Habib affirme dans ce podcast que son adversaire a présenté des faux à l’instance juridique suprême de notre Nation.

    Ce qui, selon ses propos, ne serait pas une première pour la jeune Déborah Abisror-De Lieme qui aurait été déjà prise « la main dans le sac » lors de ses précédents postes tout au long de sa carrière professionnelle. On vous laisse découvrir les détails dans le podcast.

    « Je veux bien être battu à la régulière mais pas avec ces méthodes »

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Le vote en ligne

    Deux autres circonscriptions sont aussi amenées à renouveler le scrutin mais dans leurs cas c’est une défaillance du système de vote en ligne qui est à l’origine des annulations.

    Avec Meyer Habib, on fait le point sur ce mode de participation pour l’instant réservé aux Français de l’étranger. S’inspirant de ses expériences comme observateur d’élections, comme aux USA, Meyer Habib est pour le déploiement de cette technologie mais qu’il conditionne à une maîtrise de celle-ci par les opérateurs en charge du scrutin.

    L’apprentissage du français

    En pleine semaine de la francophonie, nous ne pouvions pas évoquer le dynamisme de notre langue dans le bassin méditerranéen. Le premier outil pour promouvoir notre idiome, c’est de le transmettre aux enfants français de la circonscription.

    Sur ce point Meyer Habib regrette la baisse des dotations à l’AEFE (en euro constant), la disparition de la réserve parlementaire qu’il affectait, pour sa part, aux associations francophones et le désintérêt de la majorité pour ce sujet pourtant majeur.

    « Les moyens ont été baissés, j’ai présenté des amendements, qui n’ont pas été votés. »

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Au fil de la conversation, le sujet du STAFE a été décrypté par le candidat dans la VIIIème circonscription des Français de l’étranger. Un dispositif qui devait rendre plus transparent et compréhensible le financement des associations, un objectif totalement loupé pour Meyer Habib.

    La CSG/CRDS

    Qui dit financement, dit recettes ! On glisse donc naturellement sur le sujet de la CSG/CRDS. Redevable par les Français résidant hors de l’UE sur leurs revenus issus de France, elles ne le sont pas pour ceux qui se sont expatriés au sein de l’espace européen. Une situation qui crée une différence de traitement entre Français et que Meyer Habib connait bien puisque dans sa circonscription, il y a des pays membres et d’autres hors UE. Evidemment, le candidat continuera de porter ce combat à l’Assemblée nationale s’il est réélu.

    Toujours sur le thème de la fiscalité, on revient sur les cas de double imposition de retraités français en Grèce ou en Italie.

    « Je le dis avec beaucoup de satisfaction, nous y sommes arrivés en Grèce ! « 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Le lien avec la France

    Meyer Habib, comme beaucoup de parlementaires, s’inquiète de la fermeture des comptes bancaires en France et le non-respect du droit au compte dans de bien trop nombreux cas. Et le candidat voudrait aller plus loin en créant un « droit à l’emprunt pour les Français de l’étranger en France ».

    Pour lui, il faut mettre en place un environnement plus attractif pour favoriser le retour des Français de l’étranger, en leur permettant d’acheter mais aussi en réduisant le délai minimum de cotisation en France pour accéder à la couverture sociale à 10 ans au lieu de 15 comme mis en place par la majorité présidentielle lors du précédent mandat.

    Il s’engage aussi à soutenir « la résidence de repli », un projet « Les Républicains » qui permettrait aux Français de l’étranger de détenir un bien en France sans être sanctionné par le régime de résidence secondaire. Une proposition de loi, similaire à la « résidence d’attache » proposée par LREM dans le programme présenté en 2022, mais qui ne fut pas adoptée. Une attitude du parti présidentiel que Meyer Habib ne comprend pas.

    La réforme des retraites

    Alors qu’on entame la dernière partie du podcast, Meyer Habib analyse la situation en France alors qu’Emmanuel Macron tente d’imposer sa réforme des retraites.

    « Dans la réforme des retraites, tout a été fait à l’envers !« 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Sans renier le besoin de réformer notre système, il s’interroge sur la méthodologie choisie par le gouvernement pour introduire ce projet de loi. Face à la réaction populaire, Meyer Habib s’inquiète de la possible évolution des événements alors que les « banlieues grondent« .

    « Je suis inquiet pour ce qui se passe en France« 

    Meyer Habib, candidat dans la VIIIème circonscription

    Politique internationale et migration

    Meyer Habib a voulu aussi parler de la situation internationale. Il évoque ainsi les risques sécuritaires que la guerre en Ukraine niche au coeur de l’Europe.

    Mais il s’interroge aussi sur la politique migratoire, député des Français d’Italie depuis 2013, il connait bien les problématiques liées aux flux migratoires méditerranéens. Pour lui, l’Europe ne « peut accueillir toute la misère du monde » et on doit rester attentive aux tentatives de déstabilisations portées par les mouvements radicaux islamistes.

    Travailler au service de la France

    On conclut ce podcast en évoquant ce que ferait Meyer Habib s’il était élu, soutien ou non au gouvernement. Avec pragmatisme, Meyer Habib s’engage à voter les lois qui lui sembleront bonnes pour la Nation et s’opposera au reste. Dans tous les cas, il restera fidèle au groupe « Les Républicains » où il a décidé de siéger depuis la disparition du groupe UDI.

    Tous ses arguments, il les a transmis aux Français de l’étranger au cours de déplacements aux 4 coins de la circonscription et il terminera la campagne en battant le pavé en Israël, le coeur électoral de la VIIIème.

    Les autres candidats pour la 8ème circonscription :

    Mme ABISROR-DE LIEME (Deborah), remplaçant M. AREL (Antoine) ;
    M. SIKSIK (Serge), remplaçant M. SCANDELLA (Jean-Louis) ;
    Mme DE CAUSANS (Juliette), remplaçant M. ATTAMAN (Pierre) 
    Mme ODELIN (Michelle), remplaçante Mme ARTEMALE (Annabelle) ;
    Mme LERER (Yael), remplaçante Mme VERRI (Flavia) ;
    M. CHAOUAT (Frédéric), remplaçante Mme FREGEZ (Valerie) ;
    Mme LEHMANN (Hélène), remplaçant M. STEINFELD (Jean-Alain).

  • Mali : Retour sur la captivité d’Olivier Dubois

    Mali : Retour sur la captivité d’Olivier Dubois

    Cela faisait 23 mois qu’Olivier Dubois était otage au Mali. Tout au long de ces mois de captivité, ses proches n’ont cessé de se mobiliser. Retour sur ces longs mois d’attente, jusqu’à la libération du journaliste lundi au terme de 711 jours de détention.

    Libéré le 20 mars

    Enlevé à Gao, au Mali, c’est à l’aéroport de Niamey, capitale du Niger, que notre confrère, correspondant au Mali, également pour le quotidien Libération et le magazine Jeune Afrique, a atterri cet après-midi. « Je me sens fatigué mais je vais bien », a-t-il déclaré à sa descente de l’avion, souriant et visiblement ému, vêtu d’une chemise blanche ouverte sur un tee-shirt et d’un pantalon beige.

    « C’est énorme pour moi d’être là, d’être libre, je voulais rendre hommage au Niger pour son savoir-faire dans cette mission délicate et rendre hommage à la France et à tous ceux qui m’ont permis d’être là aujourd’hui »

    Olivier Dubois le 20 mars 2023 après sa libération

    Aux côtés d’Olivier Dubois, s’appuyant sur une canne, cheveux blancs, l’humanitaire américain Jeffery Woodke, enlevé en octobre 2016, cette fois, au Niger, a également été libéré.

    Les circonstances de leur libération restent pour l’heure inconnues.

    Olivier Dubois avant son enlèvement ©AFP – 2020 Mali

    En France le 21 mars

    Sur le tarmac de la base militaire de Villacoublay, où il a atterri au lendemain de sa libération à Niamey, la joie semble incommensurable. Un large sourire ne le quitte plus alors qu’il vient de retrouver sa femme, ses deux enfants, sa sœur et son père.

    Les premiers échanges avec eux ? « Les mots fusent et on ne s’en souvient pas » mais l’émotion est forte. « C’est physique !« , raconte-t-il. « Je me sens mieux, vraiment mieux« , souffle-t-il. « Hier, je n’y croyais pas quand je suis arrivé à l’aéroport [de Niamey] et je commence à réaliser petit à petit« , poursuit-il. « Là ça y est, j’ai vu ma famille, c’est effectif, je suis libre !« . Sa sœur, Canèle Bernard, acquiesce en rigolant.

    Olivier Dubois reconnait qu’au cours de sa longue détention – 711 jours – :

    « il y a eu des épisodes difficiles. Mais je tiens à dire que je n’ai ni été maltraité, ni humilié, ni frappé, ni quoi que ce soit ». Et il savoure sa chance d’être libre même s’il s’avoue « très, très fatigué » et qu’une partie de sa tête « est encore là-bas ».

    Olivier Dubois le 21 mars 2023 à Paris

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Légalisation du cannabis : la France va suivre « de près » le projet de loi allemand

    Légalisation du cannabis : la France va suivre « de près » le projet de loi allemand

    Alors que l’Allemagne s’engage sur la voie de la légalisation du cannabis récréatif dès 2024, le gouvernement français entend surveiller étroitement l’évolution du cadre législatif de son voisin européen

    Le ministre allemand de la Santé Karl Lauterbach a présenté à la Commission européenne jeudi (16 mars) un projet de loi visant à légaliser la vente de cannabis à des fins récréatives dès l’année prochaine.

    Un projet que François Braun, le ministre français de la Santé, a eu l’occasion d’évoquer avec son homologue allemand lors du conseil EPSCO (Emploi, politique sociale, santé et consommateurs) à Bruxelles mardi (14 mars). 

    « La France suivra de près l’évolution du cadre législatif allemand, notamment pour ce qui a  trait à son impact potentiel sur les régions transfrontalières », a déclaré le cabinet du ministère de la Santé à EURACTIV France. 

    Selon Bernard Basset, président de l’association Addictions France, si l’Allemagne légalise l’usage récréatif du cannabis, cela aurait des « influences directes sur la France ». 

    « En Europe, les frontières sont très perméablesPasser du cannabis de l’Allemagne en France, ça va être le grand sport d’emblée », a déclaré M. Basset à EURACTIV France.

    « La tentation sera évidente », ajoute-t-il.

    L’association Addictions France se positionne en faveur d’une légalisation du cannabis, notamment pour lutter contre le traffic de drogue.

    Alors que la France compte environ 900 000 usagers quotidiens de cannabis, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, Emmanuel Macron s’oppose à la légalisation du cannabis.

    Le 9 mars dernier, le gouvernement a publié sa stratégie interministérielle de mobilisation contre les conduites addictives 2023-2027. Celle-ci prévoit une intensification de la politique de lutte contre les trafics de stupéfiants.

    La législation française, l’une des plus sévères

    Pour l’heure, la France reste opposée à la légalisation du cannabis et maintient l’une des législations les plus restrictives en Europe. 

    « Les responsables politiques français ont une approche morale qui n’est pas efficace en termes de santé publique », analyse le président de l’association Addictions France. 

    Et ce ne sont pas les chiffres qui diront le contraire : la France est le deuxième pays européen en matière de consommation de cannabis. 

    44,8 % des Français entre 15 et 64 ans ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie, selon un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OFDT) publié en septembre 2021.

    À titre d’exemple, ce chiffre est de 37,5% pour l’Espagne et 38,4% pour le Danemark. Aux Pays-Bas, où le cannabis est en vente libre, le chiffre est de 27,7%. 

    Dans l’Union européenne, de nombreux pays ont dépénalisé la consommation de cannabis comme l’Espagne, le Portugal ou encore les Pays-Bas où les consommateurs n’encourent ni amende ni peine de prison. 

    Pourtant, la légalisation du cannabis en Europe est loin d’être une « réussite », avait estimé Valérie Saintoyant déléguée de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), lors du audition devant la commission des Affaires sociales du Sénat le mercredi 18 janvier.

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