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  • Travailleurs des plateformes : le Conseil de l’UE tente de trouver un accord

    Travailleurs des plateformes : le Conseil de l’UE tente de trouver un accord

    La présidence suédoise a fait circuler un nouveau texte de compromis sur la directive européenne relative aux travailleurs des plateformes, qui ne comporte que des modifications mineures, faisant penser qu’après des mois de blocage des négociations au sein du Conseil des ministres de l’UE, un accord n’est plus impossible.

    Les négociations n’ont que peu progressé récemment, les gouvernements de l’UE étant divisés sur l’ambition du texte, notamment sur la présomption légale de salariat.

    La directive, présentée par la Commission en décembre 2021, introduit une présomption légale de salariat, qui pourrait requalifier des travailleurs des plateformes indépendants en salariés sous certaines conditions.

    La directive cherche également à réglementer la gestion algorithmique sur le lieu de travail — une première européenne.

    En décembre, le texte amendé par la présidence tchèque n’avait pas réussi à obtenir un soutien suffisant de la part des pays de l’UE, et la Commission européenne avait alors averti que les États membres s’éloignaient de sa proposition initiale « équilibrée ».

    Entre-temps, début février, le Parlement européen a approuvé sa version du texte en amont de négociations interinstitutionnelles, ou « trilogues ».

    Il est essentiel que le Conseil de l’UE parvienne à une position lors de la réunion ministérielle de juin si les colégislateurs veulent parvenir à un accord final avant les élections européennes.

    Un certain optimisme, mais encore des réserves

    Ces dernières semaines, la présidence suédoise s’est concentrée sur l’applicabilité de la présomption légale et a cherché à clarifier la marge de manœuvre dont disposeraient les États membres lorsqu’ils appliqueraient la présomption au niveau national.

    Un premier projet de compromis diffusé à la mi-mars visait à réconcilier les pays favorables à une présomption ambitieuse et ceux qui craignaient qu’un texte juridique trop normatif ne mette fin au travail indépendant en Europe.

    Un second compromis, vu par EURACTIV et daté du 14 avril, suggère que le Conseil de l’UE pourrait se rapprocher d’un accord au niveau technique, tant les changements sont désormais mineurs et se résument à l’utilisation spécifique du langage juridique.

    « L’accord de juin est totalement à portée de main. La conversation n’est plus que sémantique », a déclaré une source proche du dossier, sous couvert d’anonymat.

    D’autres voient ça d’un plus mauvais œil. Selon une source diplomatique, l’Espagne reste catégoriquement opposée au compromis. Madrid, qui prend la présidence du Conseil de l’UE en juillet, est attaché à une directive européenne ambitieuse.

    L’Allemagne est l’autre grand point d’interrogation, gardant ses cartes secrètes depuis des mois. En décembre, lors d’un vote formel, elle faisait d’ailleurs le choix de l’abstention.

    « Nous ne sommes pas encore au stade d’un accord », a confié une autre source diplomatique, citant des « progrès très limités » sur les articles relatifs à la présomption légale.

    Ce nouveau texte de compromis sera débattu au sein du groupe de travail sur les affaires sociales le 24 avril, un organe technique qui prépare le terrain en amont de débats plus politiques.

    Présomption légale de salariat

    Les États membres s’étaient précédemment inquiétés du fait que la définition d’un travailleur différait selon les domaines juridiques, de sorte que la requalification d’un travailleur en vertu de la nouvelle directive pouvait avoir des implications différentes d’un champ juridique à l’autre, au sein d’un seul et même Etat membre.

    Dans un texte de compromis précédent, la présidence suédoise avait fait le choix de préciser la portée de la présomption. Le texte stipulait alors que les États membres devaient veiller à ce que tout travailleur requalifié jouisse des mêmes droits « que tout autre travailleur se trouvant dans une situation comparable dans cet État membre ».

    Suite aux inquiétudes suscitées par une formulation jugée trop vague, la présidence a encore peaufiné le texte, qui explique désormais que les États membres « veillent à ce que les travailleurs des plateformes jouissent des droits liés à cette relation d’emploi ».

    La directive, présentée par la Commission en décembre 2021, introduit une présomption légale de salariat, qui pourrait requalifier des travailleurs des plateformes indépendants en salariés sous certaines conditions. [YOAN VALAT/EPA-EFE]

    Pouvoir discrétionnaire de ne pas appliquer la présomption

    Une deuxième préoccupation porte sur une dérogation générale que le texte tchèque a ajoutée à la directive, selon laquelle les autorités nationales compétentes pourraient « jouir d’un pouvoir discrétionnaire » de ne pas appliquer la présomption s’il est clair qu’elle sera réfutée dans le cadre d’une procédure judiciaire ou administrative.

    Les États membres « favorables à la présomption », tels que les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique, s’inquiétaient que le champ d’application de la dérogation était trop large.

    La présidence suédoise l’a restreint dans son premier compromis en mars en précisant que la dérogation ne pouvait être déclenchée que si les autorités compétentes agissaient de leur propre initiative et qu’il était manifeste que la relation contractuelle examinée n’était pas une relation d’emploi telle que définie dans la loi.

    D’autres clarifications ont été ajoutées dans la deuxième version d’un compromis diffusé vendredi (14 avril), afin de préciser qu’il doit être « manifeste que la personne effectuant un travail de plateforme n’est pas un travailleur de plateforme ».

    Autres clarifications

    La présidence a ajouté que, dans le cadre de son examen de la mise en œuvre de la directive, la Commission devra accorder une attention particulière au rôle joué par les entreprises tierces, telles que les agences de recrutement.

    La présidence réitère à ce sujet qu’il devrait y avoir une « obligation claire » d’inclure les intermédiaires dans le champ d’application de la directive.

    Enfin, les considérants qui concernent le déclenchement effectif de la présomption ont été révisés à la marge.

  • Le dollar, atout maître pour les États-Unis

    Le dollar, atout maître pour les États-Unis

    Les États-Unis n’éprouvent, pour l’instant, aucune difficulté à financer un déficit extérieur très important, grâce au rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale et à leur attractivité pour les capitaux privés. Malgré la faiblesse de l’épargne intérieure, le dollar leur permet de maintenir des taux d’investissement élevés. 

    Depuis des décennies, les États-Unis ont un déficit structurel de leur balance courante. Ce déficit évolue entre -3 et -6 points de PIB. Or, malgré ce déficit, le taux d’investissement est élevé, supérieur à 25 % du PIB en 2022, quand le taux d’épargne national ne dépasse pas 21 % du PIB. Les Etats-Unis n’ont pas de contrainte de balance des paiements courants grâce au rôle particulier que joue leur devise. 

    De 1999 à 2022, le poids du dollar au niveau des réserves de change a reculé en passant de 71 à 60 %, Sur cette période, l’euro a gagné 3 points représentant en 2022 20 % de réserves de change. Les autres monnaies jouent un rôle assez marginal. Les réserves de change en RMB ne pèsent que 2,76 % soit moins que la livre sterling (4,5 %) et le yen (5 %). Le dollar est la monnaie de référence des échanges commerciaux et financiers en étant la valeur refuge par excellence. Ce rôle permet aux États-Unis d’attirer des capitaux de banques centrales et d’investisseurs privés tant pour financer la dette publique que des investissements privés. Les achats nets de titres du Trésor public américain atteignent plus de 2 points de PIB en moyenne depuis le début des années 2010.

    Un effort d’innovation important, une rentabilité élevée 

    Le dynamisme des entreprises américaines se caractérisant par un effort d’innovation important et par une rentabilité élevée permet à ces dernières d’attirer des capitaux. Les achats par les non-résidents d’actions et d’obligations d’entreprises américaines ainsi que les investissements directs aux États-Unis s’élèvent, chaque année, en moyenne à plus de 2 points de PIB. 

    Image d’illustration ©Stockadobe

    Même si l’euro est la deuxième monnaie mondiale de réserve, il reste moins attractif. Les achats nets d’obligations du secteur public par les non-résidents ne dépassent pas 0,5 point de PIB par an (moyenne 2019/2022). Les entrées de capitaux (actions, obligations d’entreprises et investissements directs) sont nettement plus faibles que pour les États-Unis, moins de 4 points de PIB en 2022.

    Les investissements publics et privés européens inférieurs à ceux d’outre-Atlantique. 

    Les États membres de la zone euro ont moins de marges de manœuvre en ce qui concerne le solde de leur balance des paiements courants que les États-Unis et doivent compter sur l’épargne nationale pour financer les déficits. La balance des paiements courants est excédentaire depuis 2008. Le taux d’épargne atteint 26 % du PIB quand l’investissement est de 24 % du PIB. L’épargne sert à financer non seulement les déficits européens mais aussi américains. Dans ces conditions, il est assez logique que les investissements publics et privés européens soient inférieurs à ceux d’outre-Atlantique.

    De 2002 à 2022, le PIB a crû de 50 % aux États-Unis, contre 28 % en zone euro.

    Le dollar en étant un facteur d’attractivité pour les capitaux en provenance du monde entier est un atout pour la croissance des États-Unis. De 2002 à 2022, le PIB a crû de 50 % aux États-Unis, contre 28 % en zone euro. 

    La dédollarisation de l’économie mondiale souhaitée par la Russie voire la Chine reste hypothétique. Les États-Unis restent la première puissance économique et militaire. En période de crise, le dollar est une valeur refuge. En l’état actuel, l’euro, affecté par la guerre en Ukraine, n’apparaît pas comme une monnaie de réserve de substitution. Il est avant tout une monnaie de réserve des États membres de l’Union européenne. Il est pénalisé par l’absence de structures politiques fédérales. Il ne peut pas compter sur un budget de la zone euro, ni sur une armée européenne. 

    L’absence d’un marché financier réellement unifié constitue un des handicaps majeurs de la monnaie européenne. Il y a un manque de profondeur de marché qui limite les possibilités d’investissements. L’euro gagnerait en puissance si l’Union européenne poursuivait les émissions de dettes publiques, à l’instar des émissions qu’elle a réalisées dans le cadre du plan New Generation de sortie de crise Covid.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.04.23

    Bonjour à tous ! Dans l’édition du 20 avril du flash quotidien des expatriés, on revient sur la mésaventure d’un de nos compatriotes lors de son arrivée à Londres ce lundi, on fait aussi le point sur le projet de loi pour le permis de conduire en France et le difficile bain de foule d’Emmanuel Macron ce mercredi 19 avril ! 

    Ernest Moret : une affaire d’Etat(s) ?

    Ce Français est responsable des droits étrangers des Éditions La Fabrique et était invité à Londres pour participer au salon du livre ! Mais à sa sortie de l’Eurostar lundi dernier, l’éditeur a été arrêté. Les raisons ? Ses participations aux manifestations contre la réforme des retraites en France. Pour la police britannique des frontières, notre compatriote était donc un potentiel terroriste. Lui ordonnant de déverrouiller son téléphone pour accéder à ses contacts, la police face à son refus l’a incarcéré. Pour des observateurs, cette arrestation fut faite sous commande des autorités françaises. Ces dernières évidemment nient leur implication. Heureusement, au bout de 24h Ernest Moret a été libéré. Tous les détails sur le site Lesfrancais.press !

    Ernest Moret

    Un permis de conduire nouvelle génération 

    C’est la promesse d’un projet de loi. Celle-ci veut rendre le processus « plus économique, plus aisé et plus rapide ». Ces changements sont radicaux et ils ont le potentiel de transformer fondamentalement la manière dont les Français obtiennent leur permis de conduire. Sacha Houlié, le jeune député né en 1988 et élu dans la Vienne, porte ce projet qui doit ramener l’âge d’obtention du sésame à 16 ans avec un prix plafonné. Les Français de l’étranger pourront en bénéficier lors de leur passage en France. 

    Sacha Houlié, le jeune député né en 1988 et élu dans la Vienne avec Emmanuel Macron en 2017

    Emmanuel Macron hué dans les rues à Sélestat

    En déplacement en Alsace ce mercredi, le chef de l’État a reçu un accueil très agité et a été copieusement hué lors d’un bain de foule. Sa réponse aux manifestants : « Ce n’est pas des casseroles qui feront avancer la France« . La rupture entre les Français et le Président de la République n’est toujours pas effacée malgré son allocution de ce début de semaine.  

    Emmanuel Macron pris à partie par les manifestants dans les rues à Sélestat ©AFP

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Zèle britannique : le cas Ernest Moret 

    Zèle britannique : le cas Ernest Moret 

    Ernest Moret est responsable des droits étrangers des Éditions La Fabrique et de l’auteur (de science-fiction) Alain Damasio (Édition La Volte) est arrivé à Londres lundi 17 avril en Eurostar pour participer à la London Book Fair, qui se déroule à l’Olympia pendant 3 jours du 18 au 20 avril. Mais en arrivant à la gare de St. Pancras, le Français a été interpellé par deux policiers en civil sous le coup d’une inculpation de terrorisme.

    Ernest Moret © Éditions La Fabrique

    Un terroriste ?

    Ernest Moret avait plus d’une trentaine de rendez-vous prévus avec des éditeurs étrangers et avait un aller-retour pour Paris le vendredi 21 avril. Il était invité ce 18 avril au soir à la réception à l’Institut Français à laquelle l’Ambassadrice de France était présente. 

    Mais donc à son arrivée à la gare St Pancras, Ernest Moret a été écarté par des policiers agissant en vertu de l’annexe 7 de la loi 2000 sur le terrorisme puis a été détenu pour être interrogé sans la présence d’un avocat, prétendument pour déterminer s’il était engagé dans des actes terroristes ou en possession de matériel à utiliser dans le terrorisme. 

    La base de leur accusation : Ernest Moret avait participé à des manifestations en France. Pour justifier cette arrestation, les autorités britanniques se réfugient derrière une déclaration inappropriée par un policier britannique. Pour certains cela semble clairement indiquer une complicité entre les autorités françaises et britanniques à ce sujet. 

    L’avocat britannique de M. Moret, Richard Parry, ainsi que la maison d’édition, y voient une possible commande des autorités françaises auprès de leurs homologues britanniques, afin de mettre la main sur les contacts de l’éditeur dans les milieux de la gauche radicale.

     « Cela pose la question du rôle de l’Etat français dans cette affaire. La police britannique a-t-elle fait le sale travail pour son compte ? »

    Maître Parry à l’AFP

    Garde à vue 

    Pour étayer cette thèse, Il a été exigé, pendant la nuit de garde à vue, qu’il renonce à son téléphone et qu’il transmette ses codes de déverrouillage aux agents, sans justification ni explication. Puis le mardi 18 avril au matin, Ernest a été formellement arrêté et transféré dans un commissariat, accusé d’entrave en raison de son refus de donner ses codes d’accès.

    Les maisons d’édition considèrent ces actions comme des violations scandaleuses et injustifiables des principes fondamentaux de la liberté d’expression et un exemple d’abus des lois antiterroristes. Elles considèrent que cette atteinte à la liberté d’expression d’un éditeur est une manifestation supplémentaire du glissement vers des mesures répressives et autoritaires prises par le gouvernement français actuel face au mécontentement et à la contestation populaire généralisée. 

    Manifestations de soutien et libération

    Mardi soir, deux manifestations étaient organisées de façon simultanée, une devant la résidence de l’institut Français de Londres et l’autre devant l’ambassade britannique à Paris, hier, mardi 18 avril à 19h.

    Les maisons d’édition ont demandé à l’Ambassadrice de France, Hélène Duchêne, de requérir la libération immédiate d’Ernest.

    Devant l’Institut il y avait 6 personnes. Une fille avait une petite pancarte où on pouvait lire “Libérez Ernest Moret.” 

    Manifestation devant l’Institut français à Londres ©LFP/Alexander Seale

    À Paris devant le Consulat britannique il y avait près d’une centaine de personnes dont Raji qui a estimé “qu’il y a une coopération entre la police de France et au Royaume-Uni pour arrêter des Français qui manifestent contre les retraites.”

    Le deputé LFI Hadrien Clouet présent lors de la manifestation à Paris le 18 avril 2023 ©LFP/Clara Euler/OGW

    Des actions qui ont porté leurs fruits puisqu’en début de soirée Ernest Moret a été libéré sans aucune inculpation.

    Du côté britannique, on se retranche sur les événements du mois passé où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue de France contre la modification de l’âge de la retraite. Les protestations avaient entraîné le report de la visite prévue du roi Charles en France, sa première tournée à l’étranger en tant que monarque.

    Pourtant, depuis le Brexit, les arrestations de Français se sont multipliées à la frontière, des filles au pair, des étudiants, etc., accusés de venir travailler clandestinement au Royaume-Uni.

  • Passer son permis de conduire en France ! Bientôt plus facile et abordable ?

    Passer son permis de conduire en France ! Bientôt plus facile et abordable ?

    Les difficultés rencontrées pour l’obtention du permis de conduire en France pourraient appartenir au passé, si les nouvelles mesures proposées dans un projet de loi déposé fin mars à l’Assemblée nationale sont adoptées.

    Cette loi promettrait de rendre le processus « plus économique, plus aisé et plus rapide ». Ces changements sont radicaux et ils ont le potentiel de transformer fondamentalement la manière dont les Français obtiennent leur permis de conduire.

    Bien sûr, les Français de l’étranger lors de leur séjour en France peuvent en profiter, il vous faudra juste avoir un mot d’un membre de votre famille indiquant vous héberger et une copie d’une facture d’énergie et la copie de sa pièce d’identité. Une fois de retour dans votre pays de résidence, selon la convention qui le lie à la France, vous pourrez le transformer en permis local (c’est possible dans tous les pays européens).

    Des règles simplifiées et accélérées

    Actuellement, le coût moyen pour passer le permis de conduire en France s’élève à environ 1 800€, ce qui constitue un montant important pour de nombreux candidats. Cependant, selon le site francetvinfo.fr, si les prix de l’essence continuent d’augmenter, ce coût pourrait encore grimper. Dans certaines agglomérations, le prix du permis peut atteindre des montants exorbitants allant de 2 000 à 3 000€, ce qui constitue un obstacle supplémentaire pour les personnes cherchant à obtenir leur permis de conduire.

    Si elle est adoptée, la proposition de loi portée par Sacha Houlié, le jeune député né en 1988 et élu dans la Vienne, pourrait offrir une solution concrète à cette problématique en facilitant l’accès au permis de conduire pour les jeunes et les personnes à faibles revenus. La première mesure proposée consiste à créer une « plateforme unique qui rassemblera toutes les aides financières existantes pour passer le permis ».

    Sacha Houlié et Emmanuel Macron en 2018 ©Renaissance

    Par ailleurs, la proposition de loi a pour objectif d’élargir l’éligibilité du compte personnel de formation aux permis de conduire de voiturettes, de motos et de remorques. La loi prévoit aussi de former des agents publics pour réduire les délais de convocation à l’examen de conduite. Toutefois, certains comme Alain Mareschal, patron d’une auto-école, craignent que cela ne suffise pas à garantir la sécurité sur les routes, car des examinateurs inexpérimentés pourraient agir de manière imprudente.

    Le permis à 16 ans ?

    La nouvelle loi envisage des modifications pour simplifier l’examen du code de la route dans les lycées, bien que les détails ne sont pas précisés. Un amendement a aussi été proposé pour étudier la possibilité de réduire l’âge d’obtention du permis de conduire à 16 ans, ce qui serait un changement significatif.

  • Les combats d’aujourd’hui et d’hier ! Des fictions et des docs pour comprendre sur TV5MONDEplus

    Les combats d’aujourd’hui et d’hier ! Des fictions et des docs pour comprendre sur TV5MONDEplus

    En ce mois d’avril, TV5MONDEplus, la seule plateforme francophone, gratuite et accessible dans la quasi-totalité des pays (USA/Pays-Bas – service payant), vous propose un cycle dédié au cinéaste français Claude Chabrol. Mais les équipes de votre service d’AVOD ont aussi ajouté 3 documentaires et une série qui vous décryptent les combats d’hier et d’aujourd’hui.

    Au programme : la douloureuse expérience belge au Congo, mais aussi les enjeux liés au climat, et une série qui vous dévoile les liens entre la Justice et le Pouvoir à travers la transmission d’un cabinet d’avocat du père à la fille.

    Colette et Justin, une histoire congolaise

    Documentaire – Réalisation : Alain Kassanda (France, 2020). Durée : 75′

    D’origine congolaise, le réalisateur Alain Kassanda interroge ses grands-parents sur leur jeunesse au pays. Sur leur expérience de colonisés sous domination belge.

    Justin, ancien fonctionnaire de l’administration coloniale, témoigne également des manœuvres de la Belgique pour attiser les rivalités interethniques après l’indépendance du pays.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Climat déréglé, santé en danger

    Documentaire – Réalisation : Sofi Langis (Canada, 2022). Durée : 105′

    Vagues de chaleur, résurgence d’anciens virus, détresse psychologique : les changements climatiques menacent les écosystèmes et la santé.

    Pleins feux sur un groupe de scientifiques et d’experts déterminés à agir. Le Québec est-il prêt à relever ce grand défi ? Réponse sur TV5MONDEplus !

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Pourquoi on se bat – Nouveau sur la plateforme

    Web-série – Réalisation: Solal Moisan et Camille Etienne (France, 2022). Durée : 4×17′

    À 23 ans, Camille Étienne se bat depuis des années pour sensibiliser le grand public à l’urgence climatique.

    Elle va partir avec Solal et Jade, ses meilleurs amis, filmer la source de son engagement : la fonte des glaces en Islande, en Belgique et en Savoie, en France !

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Pouvoir et Loi – Nouveau sur la plateforme

    Série – Réalisation: M’bro Ronald Armand Lath (Saison 1, Cameroun, 2022). Durée : 24×26′ / Avec : André Bang (Isaac Lowe), Armelle Kuemo (Mélissa), Axel Abessolo (Henry)..

    Isaac Lowe, célèbre avocat d’affaires, est sur le point de passer la main à sa fille Mélissa.

    Mais alors que celle-ci entend lutter sans merci contre les criminels les plus intouchables, elle est loin d’imaginer que son père lui-même trempe dans de sombres affaires…

    https://www.tv5mondeplus.com/login

  • Sécheresse en Tunisie : la récolte des céréales est perdue

    Sécheresse en Tunisie : la récolte des céréales est perdue

    La sécheresse en Tunisie s’installe pour la quatrième année consécutive. Mais, pour la première fois, la région du nord-ouest, le grenier à blé du pays, est touchée elle aussi. Les récoltes de blé et d’orge sont d’ores et déjà perdues et les agriculteurs tunisiens ne sont même pas sûrs de pouvoir produire suffisamment de grains pour semer l’an prochain.

    Conséquence directe du réchauffement climatique, l’absence de pluie en Tunisie oblige l’État à importer la totalité de ses besoins en céréales.

    Importer les céréales

    La dépendance du pays nord-africain aux importations va donc s’accroître dans un contexte de prix très élevés depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, deux producteurs majeurs.

    La Tunisie dépend principalement de la collecte de l’eau pluviale pour ses approvisionnements en eau potable, et les barrages de ce pays de 12 millions d’habitants sont actuellement à un tiers de leur capacité seulement. Le réservoir de Sidi Salem, dans la pluvieuse région de Béja, proche de l’exploitation de Tahar Chaouachi, plafonne à seulement 16% du niveau maximum.

    Réservoir de Sidi Salem en avril 2023 ©AFP

    Restrictions

    La sécheresse a conduit le ministère de l’Agriculture à restreindre la consommation d’eau, interdisant jusqu’à fin septembre l’irrigation des cultures, des espaces verts et le nettoyage des rues avec l’eau potable. Des quotas par quartiers et des coupures nocturnes ont en outre été imposés aux particuliers.

    « La sécheresse est une menace pour notre pays. L’économie de l’eau est une garantie pour la continuité de la vie de nos enfants », clament de grands panneaux à l’entrée de Tunis.

    L’an passé, M. Chaouachi était parvenu à produire 1.000 tonnes de céréales: « Cette année ce sera zéro. On ne va rien produire, ni foin, ni blé ni légumineuses. Il n’y aura rien ». Cela représentera des pertes d’environ 180.000 euros pour le cultivateur: « On perd tout ce qu’on avait investi en semences, fertilisants, pesticides et salaires », dit-il.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La crise immobilière a-t-elle eu lieu ? 

    La crise immobilière a-t-elle eu lieu ? 

    L’immobilier est sensible à l’évolution des taux d’intérêt. En règle générale, leur relèvement est annonciateur de baisse des prix de l’immobilier. Une augmentation du prix de l’argent rend plus coûteux les projets d’investissement dans la pierre. La hausse des taux pèse sur la demande, ce qui conduit les agents économiques à revoir à la baisse leurs projets. En France, au début des années 1990, la hausse des taux d’intérêt a provoqué une contraction du prix de l’immobilier de près de 50 %. La hausse rapide des taux d’intérêt depuis un an n’a pas, pour le moment, provoqué une chute brutale des prix des logements ou des bureaux. 

    Un retournement mesuré du marché de l’immobilier 

    Depuis une quinzaine d’années, les prix de l’immobilier connaissent une hausse importante dopée par les taux d’intérêt bas et par une insuffisance de l’offre. A la sortie des confinements, les transactions ont atteint des niveaux records accentuant le processus de valorisation. La hausse des taux d’intérêt engagée pour lutter contre l’inflation, la plus importante de ces quarante dernières années, est intervenue en plein boom des prix immobiliers. Elle a entraîné une diminution rapide des ventes dans les pays qui pratiquent les taux variables. Elle a atteint plus de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada ou en Nouvelle-Zélande. 

    En Europe continentale hors Suède, les transactions ont faiblement diminué. Les prix y ont reculé dans des proportions modestes. Selon l’OCDE, les prix ont diminué, en 2022, de 14 % en Suède et en Nouvelle-Zélande. En Australie, ils ont baissé de 9 %. En France, les prix ont progressé de 6 % en 2022 comme dans l’ensemble de l’Europe. Pour 2023, les prix seraient en baisse dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE mais de manière modérée au vu des hausses passées. 

    En France, selon les premières informations, sur le premier trimestre 2023, les prix seraient en baisse de 1 % (source Orpi). À Paris et dans certaines grandes villes qui avaient connu de fortes hausses ces dernières années, la baisse est plus marquée. Les prix auraient ainsi reculé de 5 % à Paris, de 7 % à Lyon, de 10 % à Bordeaux et de 12 % à Lille. En revanche, dans plusieurs villes ayant des prix moins élevés, ces derniers seraient toujours orientés à la hausse (+10 % à Brest, +14 % à Calais ou +25 % à Bourges). 

    L’insuffisance de l’offre explique le maintien de prix élevés.

    Plusieurs facteurs contribuent à la résistance du marché immobilier. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la pratique des taux variables a reculé depuis la crise des subprimes. Néanmoins, près de deux cinquièmes des emprunteurs au Royaume-Uni devraient subir des augmentations de taux car la garantie de taux n’avait été accordée que pour deux ans. Cette correction pourrait provoquer une accélération de la baisse des prix. Les emprunteurs ne pourront plus compter sur l’épargne accumulée lors de la crise sanitaire. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, elle a été consommée en grande partie. 

    Chantier en France en 2022 ©AFP

    L’insuffisance de l’offre explique le maintien de prix élevés. La demande en biens immobiliers se concentre dans les grandes agglomérations avec une préférence de plus en plus marquée pour les périphéries et sur les littoraux. L’adoption de dispositions visant à restreindre l’artificialisation des sols limite les possibilités de constructions, concourant à une pénurie de logements. 

    Pour l’immobilier professionnel, la situation est plus contrastée. La demande en entrepôts reste vive. Pour les bureaux, le télétravail devrait modifier à terme les besoins. Le lieu et la qualité des services seront de plus en plus discriminants. Le commerce de centre-ville est de son côté en difficulté. Les centres commerciaux doivent faire face à un renouvellement rapide des enseignes. Leur avenir dépend de leur localisation, des services proposés (loisirs, centres de santé, etc.) et du potentiel des zones de chalandises.

    Un retour prochain des hausses ? 

    Pour de nombreux investisseurs, la baisse des prix de l’immobilier serait de courte durée. Le programme de hausse des taux directeurs arriverait à sa fin. Une ou deux hausses au maximum sont encore attendues pour la FED, la BCE ou la Banque d’Angleterre. Le pays qui serait le plus exposé à de nouvelles baisses importantes de l’immobilier serait le Royaume-Uni (-12 % en 2023 selon Capital Economics). 

    Le point le plus inquiétant dans la majorité des pays de l’OCDE est la diminution de la construction de logements neufs. En Allemagne, elle devrait se situer autour de 245 000 contre 400 000 attendus. Des contractions sont à prévoir au Royaume-Uni, aux États-Unis voire en France où le niveau de la construction est déjà faible. 

    Dans de nombreux pays, l’accès à la résidence principale est hors de prix sans apport personnel important, compte tenu des taux d’intérêt, du prix des logements et des taxes. Au Canada, un employé pour acquérir une maison individuelle y doit consacrer 70 % de son budget en 2023 contre 46 % en 2020 selon la Banque Royale du Canada. En France, les taxes de raccordement pour les maisons peuvent atteindre plus de 20 000 euros auxquels il convient d’ajouter la taxe foncière. Par ailleurs, les prix de construction sont en forte hausse du fait de la hausse des prix et de la pénurie de main-d’œuvre. Les devis pour des chantiers immobiliers sont en hausse, sur un an de 15 à 30 % en Europe. Le prix du mètre carré construit (hors terrain) est ainsi en forte augmentation, autour de 3000 euros en moyenne dans les régions à forte tension. 

    La décrue des prix de l’immobilier serait une bonne nouvelle pour les acheteurs et compenserait le surcoût lié à la hausse des taux. Les diminutions constatées depuis un an érodent légèrement l’augmentation des prix qui a été de 100 % en vingt ans dans un grand nombre de pays.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.04.23

    Bonjour à tous, en ce milieu de semaine dans votre flash quotidien des expatriés, on évoque la flambée des prix en Belgique, les start-up françaises à San Francisco et l’attaque de Bruno Le Maire contre les bénéficiaires des aides sociales en France qui transfèrent les fonds dans leur pays d’origine.

    La Belgique aussi impayable que la Suisse ?

    Pour les Français résidant sur place mais travaillant en France, la question du départ de Belgique se pose de plus en plus. Connu pour son ambiance plus relaxe et son sens de la fête, le plat pays s’enfonce dans une spirale inflationniste de plus en plus délirante. 1 paquet de yaourts à 1,45 € en France, de la même marque, dans la même enseigne, est vendu outre-Quiévrain plus de 4,5€… La baguette c’est 150% plus cher, etc. De même pour l’énergie, qui a augmenté de 75%. Mais comment font les Belges ? Dernier pays à indexer ses salaires, ils gagnent plus chaque trimestre mais paient aussi plus d’impôts et les prix progressent du double des salaires. Une logique qui est payée grâce aux autres Européens et à l’euro… L’Union Européenne se penche sérieusement sur la situation de ce petit pays hôte niché au coeur du continent ! 

    A San Francisco, les start-up françaises font leur show

    On connaît les 10 entreprises françaises de haute technologie installées en Californie sélectionnées pour participer aux French-American Business Awards 2023 ou BAFA. Organisée par la chambre de commerce française locale, cette compétition met en scène les fondateurs de ces entreprises à travers une séance de pitchs et de questions-réponses de quelques minutes par chacun  ! Le public est invité à élire le meilleur, un prix sera remis en plus de celui du jury le 01 juin ! 

    FABA

    Bruno Le Maire et une vérité qui dérange 

    Le ministre de l’Économie a dénoncé ce mardi 18 avril sur BFMTV l’usage des prestations sociales « envoyées de manière illégale à l’étranger ». Plusieurs figures de la gauche ont dénoncé des propos « xénophobes », faisant « le lit de l’extrême-droite ». Un sujet que nous avions déjà abordé suite aux propos similaires de Gabriel Attal le mois dernier. 

    Bruno Le Maire

    C’est tout pour ce 19 avril, on se retrouve demain pour une nouvelle édition 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

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