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  • Comment les frontaliers affrontent l’inflation galopante en Belgique

    Comment les frontaliers affrontent l’inflation galopante en Belgique

    Le 18 mars 2020 a marqué le début du confinement lié à la pandémie Covid 19, restreignant fortement le droit de se déplacer et interdisant le passage des frontières pendant plusieurs mois, sauf quelques exceptions. Progressivement les restrictions se sont allégées et bien qu’aujourd’hui la Covid 19 et ses variants sont toujours sous surveillance, personne n’a pu prévoir que la Russie de Poutine envahirait l’Ukraine du président Zelensky le 24 février 2022. En réaction, l’Europe condamna cette agression en imposant des mesures de restrictions économiques dont un embargo sur le gaz russe et le pétrole brut, qui ont produit des conséquences à l’échelle de l’économie mondiale et des échelles nationales comme en Belgique.

    Les Français résidant en Belgique et travaillant en France sont-ils impactés par ces bouleversements ?

    Le retour de l’inflation 

    Les produits pétroliers et le gaz dont les tarifs étaient plus ou moins stables, se sont envolés, entraînant dans leur sillage une augmentation du coût de l’électricité sur un marché européen libre et non réglementé, forçant les Etats à intervenir individuellement pour aider l’ensemble de leurs concitoyens à pouvoir supporter ces surcoûts et à passer l’hiver. 

    En 2022 la France a choisi de bloquer l’augmentation du gaz et de l’électricité à 4% et la Belgique a choisi d’octroyer des primes sur 5 mois et une réduction de TVA à 6%.

    L’inflation en Belgique fin 2022 a dépassé les 12 % contre 5.2 % en moyenne en France. 

    Les effets de l’inflation 

    L’augmentation des coûts énergétiques a engendré une augmentation des coûts de production qui se sont répercutés finalement sur les consommateurs, alors même que des surprofits profitaient à certaines multinationales.

    L’exemple du prix du sac de pellets (granulés) de 15 kg de bois compressé en est un bel exemple, passant de 5 euros le sac à plus de 12 euros au plus fort de la crise, à la suite d’une ruée des consommateurs sur ce produit et en raison d’un volume de production insuffisant pour absorber la demande.

    Dans le même temps, le coût des transports a également augmenté forçant chaque entreprise à revoir ses tarifications.

    ©Stockadobe

    L’impact de l’inflation sur les revenus 

    La France a choisi d’augmenter de 5% en moyenne les salaires en 2022, alors qu’en Belgique les salaires sont indexés automatiquement sur l’index à la consommation et le dépassement de l’indice pivot, l’augmentation en janvier 2023 fut de 11%.

    Comparaison des prix à la consommation Belgique-France 

    Le Français de Belgique travaillant pour la France avec le statut de non-résident est de fait confronté aux choix des politiques de son pays de résidence et de travail pour pouvoir acheter les biens de consommation qui lui sont indispensables au quotidien.

    Un relevé de prix entre la France et la Belgique vient d’être établi en comparant le prix de chaque produit identique (marque et quantité) d’un côté et de l’autre de frontière. Ce relevé n’est pas exhaustif et ne tient pas compte des produits en promotion.

    Il est également possible de trouver des produits moins chers en comparant toutes les offres disponibles, mais ce relevé est avant tout indicatif. 

    Catégorie LibelléQuantitéBelgiqueFranceDifférence  en %
    petit-déjeunercafé1kg6,99 €6,09 €14,78 %
    petit-déjeunerbeurre250g2,25 €2,25 €0,00 %
    petit-déjeunerconfiture335g3,71 €3,35 €10,75 %
    petit-déjeunercassonade1kg3,10 €2,55 €21,57 %
    petit-déjeunerpâte à tartiner 400g2,75 €3,19 €-13,79 %
    petit-déjeunerthé50 sachets4,99 €2,79 €78,85 %
    petit-déjeunerlait 6*1l6,54 €6,24 €4,81 %
    petit-déjeunerpain600g2,59 €2,46 €5,28 %
    petit-déjeunercroissant 10,80 €0,80 €0,00 %
    petit-déjeunerbaguette250g1,18 €0,59 €100,00 %
    petit-déjeunercéréales1 paquet5,89 €3,65 €61,37 %
    petit-déjeunerpain au chocolat10,85 €0,85 €0,00 %
    petit-déjeuner couque suisse10,85 €0,85 €0,00 %
    petit-déjeunerjus de pommes 1l0,99 €0,79 €25,32 %
    petit déjeunerjus d’oranges1l3,89 €2,99 €30,10 %
    épicerieœuf123,99 €2,75 €45,09 %
    épiceriefarine T451kg0,89 €0,85 €4,71 %
    épiceriepâtes 1kg2,70 €1,76 €53,41 %
    épicerieriz1kg2,15 €1,79 €20,11 %
    épiceriesauce tomate350g2,09 €1,35 €54,81 %
    épicerieketchup560g1,55 €1,19 €30,25 %
    épiceriemayonnaise470g1,49 €1,75 €-14,86 %
    épiceriehuile1l2,89 €3,39 €-14,75 %
    épicerievinaigre1l0,47 €0,47 €0,00 %
    épicerie poivre moulupot0,87 €0,87 €0,00 %
    épicerieselp1kg2,30 €1,80 €27,78 %
    fruits et légumescarottes1kg1,19 €1,19 €0,00 %
    fruits et légumespoireaux1kg3,99 €2,99 €33,44 %
    fruits et légumessaladepiece1,49 €1,39 €7,19 %
    fruits et légumesharicots verts1kg4,26 €3,00 €42,00 %
    fruits et légumestomate1kg3,99 €3,29 €21,28 %
    conserveslégumes couscous conserve400g1,45 €1,35 €7,41 %
    conservesmacédoine legumes conserve1kg4,11 €2,17 €89,40 %
    conservescocktail fruits1kg5,91 €4,00 €47,75 %
    boucheriebeefsteak1kg16,25 €13,40€21,27 %
    boucheriecôte de porc 1kg10,95 €4,30 €154,65 %
    boucheriechipolata1kg11,95 €9,36 €27,67 %
    boucheriepoulet fermier1kg9,95 €6,19 €60,74 %
    boucherierôti de porc1kg13,95 €4,95 €181,82 %
    boucherierôti de boeuf rumsteak1kg19,95 €13,95 €43,01 %
    desserts lactésdessert vanille42,25 €1,15 €95,65 %
    desserts lactésyaourt nature83,49 €2,15 €62,33 %
    desserts lactésfromage frais500g2,25 €1,35 €66,67 %
    fruits et légumesoranges 1kg1,79 €0,99 €80,81 %
    fruits et légumespommes 1kg2,77 €2,69 €2,97 %
    fruits et légumescitrons1kg1,69 €2,50 €-32,40 %
    fruits et légumesbananes1kg1,32 €0,99 €33,33 %
    fruits et légumespommes de terre5kg5,69 €4,50 €26,44 %
    fruits et légumespoires1kg1,99 €2,99 €-33,44 %
    boissonseau minérale6*1l3,78 €2,10 €80,00 %
    boissonseau gazeuse6*1l7,35 €4,02 €82,84 %
    boissonsHépar6*1l5,99 €3,30 €81,52 %
    boissonssoda orange cannettes65,55 €3,05 €81,97 %
    boissonssoda orange1,5l2,50 €1,62 €54,32 %
    boissonssoda coca canette65,29 €3,73 €41,82 %
    boissonsbouteille coca1l2,05 €1,49 €37,58 %
    hygiènepapier toilette18 rouleaux11,59 €8,75 €32,46 %
    hygièneessuie-tout 6 rouleaux4,29 €4,15 €3,37 %
    hygiènelessive machine12 doses9,99 €8,69 €14,96 %
    hygienepastilles lave-vaisselle tout en un4519,35 €10,69€81,01 %
    hygiènesavon liquide300mml1,19 €1,59 €-25,16 %
    hygiènegel douche 250mml3,25 €2,19 €48,40 %
    hygiènecouches t3unite0,45 €0,43 €4,65 %
    Pour rappel les prix ont été comparés dans des enseignes de même distributeur de chaque côté de la frontière avec une vigilance sur les poids et les produits de même nature. Les prix promotionnels ont été exclus de ce tableau.

    Bilan

    De très nombreux produits sont plus chers en Belgique, et même avec une augmentation des salaires belges cela devient difficile pour chacun, et encore plus pour les Français s’approvisionnant en Belgique et qui subissent une perte conséquente du pouvoir d’achat.

    Ajoutons également que la plupart des taxes vont également suivre cette évolution à la hausse :

    • Plus 12% sur la taxe de circulation 
    • Plus de 10% annoncé sur le précompte immobilier 

    L’impact des bouleversements sur la vie des Français en Belgique 

    L’art de vivre en Belgique n’est pas une notion abstraite, nous l’avons choisi comme un critère important de notre projet de vie, cependant serons-nous toujours en mesure de pouvoir continuer à en bénéficier ? Et quelles concessions devront nous faire dans notre quotidien pour nous maintenir en bonne santé, satisfaire nos besoins et respecter nos obligations ?

  • Les start-ups françaises en compétition aux French American Business Awards (FABA) 2023

    Les start-ups françaises en compétition aux French American Business Awards (FABA) 2023

    L’innovation française mise à l’honneur lors de la compétition des start-ups des FABA 2023

    Les French-American Business Awards (FABA), une compétition organisée par la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco (FACCSF) a récemment dévoilé la liste des start-ups en lice pour l’édition 2023, lors d’un pré-événement auxquels nous avons assisté le 11 avril dernier. Celui-ci a eu lieu chez Orange à San Francisco, lors d’une soirée de networking et de business speed dating, au cours de laquelle les start-ups ont pu se présenter à un public d’une centaine de participants, ainsi qu’à un jury de plus de 10 professionnels du monde financier, high-tech, biotech et du capital-risque.  

    Parmi les 12 sociétés candidates (voir tous les candidats ici), 6 ont été présélectionnées via un live business game : une levée de fonds virtuelle par le public, qui possédait de fausses coupures de monnaie et pouvait ainsi choisir d’investir dans la ou les entreprises de son choix ! Parmi les 6 start-ups retenues, le public a ensuite voté pour le gagnant, suite à une séance de pitchs et questions-réponses de quelques minutes par chacun des fondateurs ! Suspense, le gagnant final sera annoncé lors de la cérémonie officielle des FABA, avec les entreprises faisant partie des autres catégories du concours, le 1er juin 2023, à San Francisco. De plus, il y aura un gagnant du prix « vote du public », ainsi qu’un gagnant « vote du jury » ! 

    Anne Emmanuelle de Boysson, la Directrice Exécutive de la FACCSF nous en dit plus lors de notre interview exclusive : « Après trois ans d’absence, nous ne pouvions rêver mieux comme retour que cette nouvelle édition de la « FABA startup compétition ». Nous sommes très fiers des entreprises qui ont concouru mardi dernier. Elles représentaient des industries très variées, de la tech à la santé, en passant par le vin, la musique ou les « pods » pour festivals… des projets innovants et ambitieux ! Nous avons hâte de dévoiler les vainqueurs lors de la cérémonie des FABA le 1er juin prochain à San Francisco ! »

    Un événement précurseur des FABA

    Cet événement est le précurseur des prestigieux FABA, qui mettent en lumière les entreprises françaises innovantes et prometteuses, à leadership français, créées dans l’écosystème de San Francisco et des alentours. Les FABA attirent chaque année de nombreux investisseurs, entrepreneurs et passionnés du monde des affaires et de la French Tech.

    Présentation des « start-ups » en lice pour les FABA le 11 avril 2023 à San Francisco

    Parmi les participants impatients d’assister à cette compétition, nous avons rencontré Lilas Baketa, une entrepreneure française installée en Californie et sponsor de l’événement : « Je suis très fière de voir ces jeunes entreprises françaises briller à l’international. Les FABA sont une belle vitrine pour elles et cela permet de renforcer les liens entre les deux pays. »

    Les candidates start-ups en lice…

    La sélection des start-ups en compétition cette année est particulièrement diversifiée. Même non retenues après le tour d’élimination, Escape et ses technologies de sécurité pour GraphQL, Respaid, qui réinvente le recouvrement des petits impayés, Solecooler, avec ses semelles qui font du chaud et du froid, Planner.ai, une plateforme pour réinventer et rendre accessible à tous le tutoring et le coaching, Up replay, une plateforme cloud de vidéo pour l’entreprise, et enfin LOV+R avec ses love pods ont impressionné les participants et les votes furent serrés pour départager les candidats !

    Au final, il a bien fallu choisir et parmi les possibles gagnants, on retrouve Vinovae, une entreprise spécialisée dans la préservation et la dégustation du vin grâce à une technologie innovante de transfert sans contamination du vin par l’oxygène. Surge, quant à elle, se démarque grâce à son excellente équipe et ses tests sanguins permettant de détecter des complications chirurgicales avant les opérations. LiVert, une autre start-up en lice, propose des solutions pour grouper les livraisons d’achat via les plateformes de e-commerces et donc réduire les coûts et l’impact environnemental lors des dernières étapes de livraison.

    Les fondateurs de Vinovae, Surge et LiVert lors de la présentation le 11 avril 2023

    DataKeys est également en compétition, avec sa plateforme de gestion des clés de chiffrement pour les entreprises, garantissant la sécurité des données sensibles. Everwave, de son côté, révolutionne l’industrie de la musique avec sa plateforme d’intelligence artificielle permettant la composition musicale personnalisée « en mode bœuf » virtuel. Enfin, Maestro propose une solution tout-en-un et sur-mesure, garantie 10 ans, pour vos travaux de rénovation énergétique.

    Les fondateurs de DataKeys, Maestro et Everwave lors de la présentation le 11 avril 2023

    Une année clé pour prolonger le succès des FABA

    La FACCSF, organisatrice de l’événement, joue un rôle clé dans le développement des relations commerciales entre la France et les États-Unis. Elle propose de nombreuses initiatives pour soutenir les entreprises françaises souhaitant se développer outre-Atlantique, et vice versa. Grâce à son réseau et ses événements comme le FABA, la FACCSF contribue au rayonnement de l’innovation française à l’international.

    Si vous souhaitez participer au prochain FABA en 2023, n’hésitez pas à consulter le site des FABA, pour possibilités de réserver des tables, des places à une table ou même sponsoriser l’événement ! Le site vous renseignera sur toutes les modalités d’inscription et les différentes catégories de prix. Vous pourrez ainsi contribuer au succès des entreprises françaises et peut-être découvrir les futurs leaders de l’innovation mondiale.

    Photo de groupe avec les start-ups en compétition, les membres de la FACCSF et les partenaires de l’événement

    A propos de la FACCSF

    Fondée en 1978, la Chambre de Commerce franco-américaine de San Francisco (FACCSF) fait partie d’un réseau de 18 Chambres de Commerce franco-américaines aux États-Unis et appartient à un réseau mondial de 125 Chambres de Commerce françaises (CCIFI) dans 95 pays avec plus de 33 000 entreprises. La FACCSF est l’une des Chambres les plus actives aux États-Unis et est une organisation à but non lucratif, non gouvernementale et dirigée par ses membres.

    Sa mission consiste à connecter, promouvoir et rassembler un solide réseau d’entreprises et à stimuler leur développement à San Francisco et dans la région de la baie. La FACCSF représente une plateforme commerciale dynamique de plus de 200 entreprises et membres individuels représentant un réseau total de 4 000 contacts dans le nord de la Californie et au-delà. Sa vision est d’être le réseau d’affaires le plus dynamique et le partenaire de confiance pour le développement des affaires, offrant une plateforme complète de services compétitifs, efficaces et personnalisés.

  • Voyager avec son animal de compagnie

    Voyager avec son animal de compagnie

    En ce début du mois d’avril, Air France a fait décoller ses tarifs pour les animaux de compagnie à bord, l’occasion pour nous de faire le point pour les Français de l’étranger sur les modalités pour voyager avec son animal de compagnie !

    Première barrière : les règles sanitaires

    Si vous voyagez ou vous vous expatriez avec votre animal de compagnie, la première chose que vous devez vérifier c’est la réglementation à l’ »importation/exportation » d’animaux vivants !

    Dans l’Union européenne

    Les règles qui s’appliquent pour les mouvements de chiens, de chats et de furets (animaux de compagnie) entre les États membres de l’Union européenne ont été harmonisées.

    Les chiens, chats et furets doivent disposer d’un passeport européen. Ce passeport est harmonisé pour tous les pays membres de l’Union européenne. Il est délivré au moment de l’identification de l’animal ou au moment de la vaccination contre la rage. Attention, l’Irlande, la Suède ou la Finlande appliquent désormais la législation de l’Union Européenne mais un traitement contre les vers plats est cependant exigé et doit être réalisé entre 24 et 120 heures avant l’entrée sur leur territoire. Ce traitement doit être attesté par le vétérinaire. 

    Si vous venez d’un pays hors de l’Union européenne, les animaux doivent être accompagnés d’un certificat individuel dont le modèle a été fixé au niveau européen. Les exigences sanitaires diffèrent suivant le pays de provenance. Il est indispensable de vous adresser à un vétérinaire pour connaître les modalités en vigueur lors d’un déplacement en provenance d’un pays hors de l’Union européenne.

    Passeport européen pour animaux de compagnie émis en France ©Stockadobe

    Hors de l’Union européenne

    Si vous voyagez à destination d’un pays en dehors de l’espace européen, il faudra vous renseigner auprès des autorités locales. En effet, outre les dispositions prévues par la législation européenne en cas de réimportation éventuelle, les conditions fixées par le pays de destination doivent être remplies. S’il subsiste des imprécisions au sujet des conditions exactes, il faut s’informer auprès de l’ambassade ou du consulat du pays concerné.

    Quel mode de transport ?

    Selon l’éloignement, il vous sera possible d’accéder à différents modes de transport. Si vous devez prendre l’avion, attention, certaines races ne peuvent tout simplement pas voyager sur certaines destinations.

    Le train

    Si vous voyagez au sein de l’Union européenne, le plus simple c’est de privilégier le train. L’ensemble des compagnies (à l’exception de l’Eurostar) acceptent les animaux de compagnie.

    Les tarifs sont souvent abordables pour un chien de moins de 8 kg, entre 3€ et 15€. Une certaine tolérance est appliquée sur le poids de l’animal. Mais pour les « grands chiens », le prix peut vite déraper de 50€ à la moitié de la valeur du billet pour un adulte dans certains compagnies comme la SNCF et ses filiales (Thalys, etc.).

    Le bateau

    Si certaines compagnies ont compris que les chiens étaient des membres de la famille et qu’à ce titre ils ne devaient pas voyager comme de simple « bagages », la plupart du temps, votre chien voyagera dans un chenil climatisé ou pire, il sera invité à rester dans votre voiture dans la cale du navire. Dans de nombreuses compagnies, c’est désormais totalement interdit après quelques tragiques histoires… Si la compagnie sur laquelle vous voyagez vous le propose, c’est qu’a priori les cales sont ventilées et que votre chien ne risque pas de coup de chaleur.

    Pour les compagnies qui vous autorisent à prendre votre chien avec vous sur le navire, bien souvent, votre chien n’aura accès qu’aux extérieurs du navire, pour des raisons d’hygiène.

    Selon les compagnies, on vous demandera d’avoir une cage de transport pour votre chien. Il voyagera dedans, solidement arrimé dans le chenil prévu à cet effet.

    Renseignez-vous donc bien sur les conditions de voyage de votre chien pendant le voyage pour éviter les mauvaises surprises à l’embarquement. Et n’oubliez pas les règles sanitaires si vous partez pour un pays hors de l’Union européenne, si vous restez dans l’UE, le passeport est indispensable.

    L’avion

    Voyager avec votre animal en avion, en particulier, les chiens, relève souvent du parcours du combattant. Actuellement, on constate que les compagnies low cost refusent la présence d’un animal et les compagnies nationales demandent des prix “vraiment très élevés”. 

    A l’instar d’Air France qui vient d’augmenter sa grille tarifaire, en ce début avril 2023, pour les animaux de compagnie. Concrètement, la note va plus que doubler pour les passagers à 4 pattes de la compagnie tricolore. De 75 euros jusqu’à maintenant, le tarif passe à 200 euros pour un animal en soute. Il passe de 55 à 125 euros pour les petits gabarits de chiens et chats pouvant voyager en cabine. Une pétition  a été lancée après l’affichage, par la compagnie, de ces nouveaux tarifs.

    Ces tarifs sont ceux que vous retrouverez dans la plupart des compagnies aériennes internationales. En sus, dans la grande majorité des cas, votre animal voyagera en soute en cage. De fait, après de multiples accidents, les animaux au « nez aplati » sont désormais interdits de vol en soute, comme les bouledogues français ou anglais. Mais alors comment faire dans ces cas ?

    Votre animal, un soutien émotionnel

    Le chien de soutien émotionnel est un chien d’assistance spécifique aux personnes présentant des troubles psychiques. Les chiens de soutien émotionnel (emotional support animal en anglais) permettent de rassurer, tranquilliser les personnes victimes d’anxiété, de dépression, de troubles paniques, etc.

    Les chiens d’assistance, tout comme les chiens de soutien émotionnel, sont en règle générale acceptés par les compagnies aériennes et ce gratuitement. De par leur nécessité auprès des personnes en situation de handicap, leur présence à bord des avions est tolérée de manière totalement différente des autres chiens. Sachez tout de même que leur présence à bord d’une cabine ne déroge pas à certaines règles dictées par les compagnies aériennes (identification du chien, chien attaché, etc.) ou le pays de destination (vaccination, quarantaine, etc.).

    On constate que de nombreux certificats complaisants sont émis par les psychiatres ou médecins de ville pour permettre aux animaux frappés d’interdiction de vol en soute (on le rappelle c’est pour leur bien, ils peuvent en effet décéder pendant le vol du fait de la raréfaction de l’oxygène dans la soute) d’accompagner leur maître au bout du monde.

    Pensez à assurer votre animal

    Si vous pouvez être victime d’un pépin de santé lors de votre voyage, votre animal aussi. Il faut donc bien vérifier sa couverture, les tarifs des soins vétérinaires peuvent s’envoler rapidement.

    Heureusement, de nombreuses assurances voyage couvrent les frais médicaux et/ou le rapatriement de votre animal. Les compagnies d’assurance considèrent comme animaux de compagnie les chiens, les chats ou les chevaux. Les animaux non enregistrés tels que les cochons d’Inde, les poissons rouges, les lapins… ne sont, eux, pas couverts par votre assurance voyage.

  • Bercy floué par Uber ?

    Bercy floué par Uber ?

    Neuf mois après les révélations des « Uber Files », une Commission d’enquête parlementaire, mise sur pied pour faire la lumière sur les pratiques d’Uber, a auditionné le lanceur d’alerte à l’origine du scandale, Mark MacGann. Dans un entretien exclusif avec EURACTIV France, le partenaire européen de votre site, Lesfrancais.press, il revient sur les « Uber Files » et le refus sans ambages d’Uber de salarier les chauffeurs VTC.

    Mark MacGann est un ancien lobbyiste, notamment responsable des affaires publiques Europe d’Uber et en charge des affaires publiques du New York Stock Exchange. Il est l’ancien directeur général de DigitalEurope.

    Euractiv France : Il y a neuf mois, un consortium de journalistes révélait l’affaires des « Uber Files », dont vous êtes l’instigateur. Aujourd’hui, comment allez-vous ?

    Mark MacGann : Je vais bien, même si je ne m’attendais pas à être toujours autant sollicité pour parler d’Uber, si longtemps après les révélations.

    C’est une bonne chose : je remarque que de nombreuses institutions publiques en Europe et outre-Atlantique se saisissent de ce sujet.

    La création de commissions parlementaires en France et aux Pays-Bas sont la preuve d’une certaine prise de conscience.

    Euractiv France : Les « Uber Files » ont-ils eu des effets sur la manière dont fonctionne Uber aujourd’hui ?

    Mark MacGann : Non, je ne note aucun changement de substance, tant sur le fonctionnement d’Uber et le traitement qu’ils réservent à leurs chauffeurs que sur la mise en place d’une réglementation plus forte pour encadrer les pratiques des lobbies.

    « La volonté d’Uber de bloquer, ou de réduire à peau de chagrin, toute réforme protégeant les chauffeurs de VTC reste intacte », avance Mark MacGann, lanceur d’alerte des « Uber Files », dans un entretien avec EURACTIV France [Assemblée nationale]

    Euractiv France : Uber affirme pourtant qu’elle a changé, notamment depuis le départ de l’ancien PDG Travis Kalanick en 2017.

    Mark MacGann : Ce n’est pas vrai !

    Certes, Travis Kalanick est parti. Les « kill switch » [qui bloquaient l’accès aux serveurs de l’entreprise automatiquement, une pratique largement utilisée lors de perquisitions] n’existent plus, et le système de « Greyball » [qui empêchait tout responsable public soupçonné de travailler contre Uber de réserver un taxi] non plus.

    Mais la volonté d’Uber de bloquer, ou de réduire à peau de chagrin, toute réforme protégeant les chauffeurs de VTC reste intacte.

    Uber a par ailleurs longtemps fait de l’optimisation fiscale en passant par les Pays-Bas, au nez et à la barbe des autorités françaises. Ces pratiques ne sont pas près de changer.

    Euractiv France : Vous expliquiez lors de votre audition face à la Commission d’enquête avoir les preuves qu’Uber a tenté d’éviter le fisc français. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Mark MacGann : Les données que j’ai accumulées prouvent qu’Uber n’a pas été transparent avec le fisc.

    On expliquait aux autorités que les équipes françaises se bornaient à faire le marketing d’Uber, ce qui n’était pas vrai. Faire état de la réalité de nos activités en France aurait justifié qu’Uber soit sujette à l’impôt sur les sociétés.

    Uber a mené Bercy en bateau afin d’éviter toute imposition en France, en redirigeant ses profits vers les Pays-Bas.

    Euractiv France : Il n’y a donc aucun espoir qu’Uber change réellement ?

    Mark MacGann : Uber est la parfaite incarnation d’une multinationale : ils cassent les règles, enfreignent les lois, agissent de manière immorale… et rien ne se passe.

    En réalité, Uber est une arnaque, qui ne fait que remplacer le monopole des taxis par celui des VTC.

    Euractiv France : Pourtant, beaucoup reconnaissent à Uber d’avoir révolutionné le service des taxis.

    Mark MacGann : Le modèle économique de l’entreprise n’a rien de révolutionnaire.

    Uber utilise l’argent des investisseurs pour subventionner les courses, faire baisser les prix et attirer de nouveaux chauffeurs.

    Au fur et à mesure, l’entreprise augmente sa commission pour chaque course : 10 %, puis 15 %, puis 20 % et maintenant 25 %.

    Enfin, ils obligent les chauffeurs à payer la TVA sur 100 % du prix de la course, malgré la commission. Ajoutez à cela le prix de la location d’une voiture, l’essence, l’entretien ou encore l’assurance, il ne reste plus grand-chose pour les chauffeurs.

    C’est du capitalisme pur et débridé, qui ne crée ni emplois pérennes, ni recettes fiscales.

    Euractiv France : Pourquoi des personnes aussi éminentes qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, étaient-elles prêtes à soutenir Uber ?

    Mark MacGann : Emmanuel Macron [alors ministre de l’Economie, entre 2014 et 2016] était très proche des milieux de la tech française. Pour lui, Uber était certes controversé mais « sexy », il y avait quelque chose à exploiter.

    En même temps, M. Macron se positionnait en porte à faux avec son propre gouvernement, qui faisait preuve d’immobilisme sur la question des taxis.

    Emmanuel Macron semblait être favorable à une ouverture générale de la concurrence pour les taxis, comme c’était déjà le cas pour les notaires ou les pharmaciens.

    Euractiv France : Dans les faits, les lois qui sont passées, notamment la « loi Grandguillaume » ont limité l’accès à la profession, notamment par l’obligation d’un long cycle de formation.

    Mark MacGann : Les 250 heures de formation nécessaires pour devenir chauffeur VTC, c’était du grand n’importe quoi.

    En même temps, les demandes d’Uber étaient tout aussi insensées. Nous ne voulions aucune obligation de formation, il suffisait simplement d’avoir un permis de conduire en règle et un casier judiciaire vierge.

    Euractiv France : Le Conseil européen examine en ce moment une directive « Travailleurs des plateformes », qui doit entériner la création d’une présomption légale de salariat. Voyez-vous cette directive d’un bon œil ?

    Mark MacGann : La directive permettra aux travailleurs de mieux pouvoir se défendre face à Uber, dont l’auto-entrepreneuriat est au cœur du business model.

    L’entreprise se bat activement contre la reclassification des travailleurs des plateformes en salariés devant les tribunaux et au niveau européen : il en va de sa survie économique et financière.

    Uber préfère largement quelques procès isolés, même s’il faut payer.

    En outre, les temps de la justice sont longs. Les tribunaux français font figure de mauvais élève en la matière, et peinent à défendre les intérêts des travailleurs.

    Euractiv France : La France s’active en coulisses contre toute directive qui créerait une présomption de salariat…

    Mark MacGann : C’est fou : sérieusement, la France, avec son Histoire de luttes sociales et de protection des travailleurs !

    Le sujet est plus vaste qu’Uber : il s’agit là de « l’ubérisation » de l’économie, qui marque un changement radical de paradigme.

    Fut un temps, l’économie des plateformes visait à mettre en relation des personnes pour des services divers, de manière informelle. Aujourd’hui, économie des plateformes rime avec précarité.

    J’implore le gouvernement français à faire preuve d’honnêteté intellectuelle et à revoir sa position pour se ranger du côté des travailleurs.

    Euractiv France : Des représentants des plateformes de VTC et des chauffeurs ont signé un accord pour un revenu minimal par course en janvier. Est-ce une avancée ?

    Mark MacGann : Un dialogue est pertinent à partir du moment où toutes les parties prenantes sont prêtes à faire des compromis, ce qui n’est pas le cas d’Uber.

    Les négociations ont eu lieu sous l’égide de l’ARPE [Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi], présidé par Bruno Mettling, un ancien consultant pour Uber* ! Cela revient à être juge et partie, ce qui n’est pas tenable.

    Ces négociations ne font que mettre de la pommade sur une jambe de bois.

    [Propos recueillis par Théo Bourgery-Gonse le 23 mars 2023]

    *En réponse à ces accusations, révélées par l’Humanité en mai 2022, M. Mettling a précisé avoir fourni une expertise pour Uber, sans jamais être salarié de l’entreprise.

  • Le temps de la Chine est-il passé ? 

    Le temps de la Chine est-il passé ? 

    La Chine entend occuper la première place de tous les grands podiums économiques d’ici 2049 et ainsi supplanter les États-Unis. Si la Chine a connu une croissance sans précédent de 1990 à 2019 lui permettant de s’imposer comme une grande puissance commerciale, elle est confrontée depuis à une série de difficultés qui pourraient compromettre la réalisation de ses ambitions. 

    Le calcul de la croissance potentielle de la Chine, à partir des gains de productivité et de la croissance de la population active, conduit à conclure à un inévitable ralentissement de la croissance chinoise à long terme. À court terme, la Chine connaît une situation de sous-emploi, en particulier avec le chômage élevé des jeunes. Des mesures de stimulation de la croissance (baisse des taux d’intérêt, déficits publics, etc.) peuvent donc être efficaces. À long terme, si on exclut le recours à l’immigration, la seule solution pour conserver une croissance forte est de faire progresser plus vite la productivité du travail. En théorie, cela est possible avec le déficit de productivité de la Chine vis-à-vis des pays de l’OCDE, avec l’effort de modernisation de l’économie (robotisation, hausse des dépenses de Recherche Développement) et avec les progrès du niveau d’éducation moyen de la population. Mais le recul des gains de productivité en Chine depuis plusieurs années tient peut-être à la politique économique menée (les entreprises publiques ont été privilégiées au détriment des entreprises privées) ou au contrôle politique étroit de la société qui freine l’initiative individuelle.

    La croissance potentielle chinoise ne peut que s’éroder 

    La croissance qui était de 10 % l’an avant 2010 est désormais inférieure à 6 %. Elle devrait continuer à diminuer. En additionnant gains de productivité et évolution de la population active, la croissance potentielle ne peut, en effet, que s’éroder. La tendance des gains de productivité est maintenant de l’ordre de 2 % par an en 2022 contre plus de 5 % dans les années 2000/2010. Ce déclin de la productivité pourrait se poursuivre. 

    La population active de la Chine devrait reculer de plus de 1 % entre 2022 et 2030. Elle se contracte depuis 2014. En 2022, la Chine a perdu 850 000 habitants. Avec un taux de fécondité de 1,15, la contraction de la population devrait s’accentuer dans les prochaines années. S’élevant, en 2022, à 1,4 milliard de personnes, elle reviendrait à un milliard en 2070. Avec ces hypothèses, la croissance potentielle de la Chine serait de 1 % par an entre 2025 et 2030, contre 8,5 % par an entre 2002 et 2007, et 5 % par an entre 2010 et 2019. Une telle chute freinerait l’ascension de la Chine. Elle pourrait avoir comme conséquence un durcissement du régime en place. 

    Comment surmonter la panne de croissance ? Comme les pays de l’OCDE, la Chine est dans l’obligation d’améliorer sa croissance potentielle en jouant sur les leviers disponibles, à savoir l’augmentation du nombre d’actifs et l’amélioration de la productivité. 

    La difficile amélioration du taux d’emploi 

    Les pouvoirs publics chinois sont contraints de trouver des solutions pour accroître le taux d’emploi. Ils peuvent améliorer l’employabilité des jeunes et des seniors. Le taux de chômage des 15/25 ans atteint, en effet, 18 % en Chine contre moins de 5 % pour l’ensemble de la population. L’autre voie est de retarder l’âge légal de départ à la retraite qui est de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes. Cet âge est assez théorique car la faiblesse du montant des pensions contraint les Chinois à continuer de travailler au-delà de l’âge légal à défaut d’avoir constitué une épargne suffisante. 

    ©Stockadobe

    Pour le moment, le gouvernement chinois n’a pas prévu de reporter l’âge légal, tout comme il ne souhaite pas jouer sur le volet de l’immigration. Il a essayé, en revanche, de favoriser la natalité mais sans réels résultats. 

    La panne de productivité 

    La Chine a encore des marges de manœuvre importantes en matière de productivité du travail qui demeure nettement inférieure à celle de la zone euro ou des États-Unis. Le niveau de productivité par tête est de 20 000 dollars en 2022, contre 80 000 en zone euro et 135 000 aux États-Unis. Mais, depuis 2008, les gains de productivité diminuent continûment en Chine malgré un effort accru en matière de Recherche-Développement et de robotisation de l’industrie. 

    De 2002 à 2022, les dépenses de R&D en Chine sont passées de 1 à 2,4 % du PIB. Elles sont désormais au même niveau que celles de la zone euro et un point au-dessous de celles des États-Unis. En matière de robots manufacturiers par emploi, la Chine fait jeu égal avec les États-Unis (3 pour 100), soit plus qu’en zone euro (2,4 pour 100). La baisse de la productivité en Chine peut s’expliquer par une diminution de l’investissement. 

    Par ailleurs, ces dernières années, la croissance a été portée par l’immobilier qui dégage peu de gains de productivité tout comme les services domestiques qui ont été également favorisés. La reprise en main de l’économie par le parti communiste nuit par ailleurs à la croissance. Les entreprises publiques sont avantagées au niveau des financements au détriment de celles à capitaux privées. Le contrôle politique des individus réduit l’innovation et sa diffusion. 

    Le dopage de la croissance 

    À court terme, le gouvernement chinois peut accroître de manière artificielle la croissance en abaissant les taux d’intérêt et en augmentant les déficits publics. Ces derniers dépassent désormais 4 points de PIB, contre 2 points avant la crise sanitaire. 

    À long terme, sans recours à l’immigration et sans report de l’âge légal de la retraite, l’économie chinoise court le risque de s’étioler d’autant plus que la tentation du repli est à nouveau à l’œuvre au sein des sphères dirigeantes. La volonté de moins dépendre des Occidentaux pourrait se traduire par une moindre croissance du commerce extérieur qui a, ces quarante dernières années, assuré le développement rapide du pays.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.04.23

    Bonjour à tous, ce mardi 18 avril 2023 dans le flash quotidien des expatriés, on fait le point sur les ambitions du nouveau président de l’UFE, on s’inquiète alors qu’un retour à une inflation de 2% s’éloigne selon la Banque de France et on décrypte le message d’Emmanuel Macron qui s’est exprimé ce lundi soir sur les chaînes de télévision. 

    Alain-Pierre Mignon a de grandes ambitions pour l’UFE 

    Dans un podcast disponible sur votre radio et le site Lesfrancais.press, nous avons reçu Alain-Pierre Mignon, le nouveau président de l’Union des Français de l’étranger depuis le 25 mars dernier. Il nous y dévoile ses projets pour l’association, soit la création d’une application, le renforcement des activités dans les antennes locales, avec un nouvel axe : les moins de 40 ans. Son objectif : doubler le nombre d’adhérents en 2 ans ! 

    Alain-Pierre Mignon
    Alain-Pierre Mignon

    2% fin 2024 ou 2025 

    Lors d’une conférence en ligne, le gouverneur de la banque de France  a affirmé qu’à court terme, la BCE se concentrera sur la lutte contre l’inflation sous-jacente, qui est « beaucoup trop élevée« . Pour lui, nous le citons, « La politique monétaire doit agir et la politique monétaire est capable d’agir pour contrer la hausse de l’inflation sous-jacente« . Pour autant, il ne prévoit pas de retour aux 2% connus avant la pandémie avant la fin de cette année ou de celle qui suivra. A suivre.

    inflation
    François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France

    Emmanuel Macron tente de reprendre la main 

    Emmanuel Macron s’est adressé aux Français à 20 heures ce lundi pour tenter de relancer son second quinquennat ! Le chef de l’État a assuré qu’il entendait la « colère » des Français, estimant que « personne ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique ». En réponse, il a ouvert 3 grands chantiers soit un nouveau pacte autour du travail, une planification écologique et un renforcement de la sécurité. Quel sera l’accueil des Français à ces propositions ? Réponse le 1er mai ! 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Emmanuel Macron tente de relancer son second quinquennat avec trois grands chantiers

    Emmanuel Macron tente de relancer son second quinquennat avec trois grands chantiers

    Le président de la République a pris la parole ce lundi 17 avril 2023 à 20 heures lors d’une allocution télévisée. L’occasion pour lui de tenter de clore le chapitre de la réforme des retraites et de se projeter sur la suite de son second quinquennat avec trois grands chantiers !

    La réforme des retraites

    Evidemment, Emmanuel Macron a commencé par le dossier de la réforme des retraites. Lors de son allocution, le président de la République a confirmé qu’il ne mettrait pas entre parenthèses la réforme des retraites comme le demandaient syndicats et oppositions. Une fois ce point réglé, il a justifié la nécessité de porter l’âge légal de la retraite à 64 ans. Autre précision, le président qui dit « avoir logiquement promulgué » la lois sur les retraites ce vendredi, annonce qu’elle s’appliquera « progressivement à l’automne« .

    « Personne et surtout pas moi, ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique. Personne, et moi en particulier »

    Emmanuel Macron ce 17 avril 2023 à 20h

    Pour autant, il a admis que la réforme n’était pas acceptée par la population, entraînant une colère des Français qui s’est exprimée dans les rues de France. Une colère qui pour le Président de la République mérite une réponse.

    Et celle-ci ne peut passer que par une union des citoyens et une quête d’indépendance économique comme diplomatique. La réforme des retraites fait partie d’un plan pour relancer notre nation mais il a promis de s’attaquer aussi au pouvoir d’achat.

    Diffusion sur BFM de l’allocution ce 17 avril 2023

    Un nouveau pacte sur le travail

    Dans la seconde partie de son allocution, le président a indiqué vouloir lancer un « nouveau pacte de la vie au travail« . Emmanuel Macron a « proposé de recevoir les organisations patronales et syndicales dès demain pour celles qui y sont prêtes« .

    « La réponse » face à la crise sociale « ne peut être ni dans l’immobilisme, ni dans l’extrémisme »,

    Emmanuel Macron ce 17 avril 2023 à 20h

    Par ce pacte, le Président de la République veut renouer le dialogue avec les syndicats. Ainsi « La porte sera toujours ouverte aux syndicats« , a avancé le président alors que les relations avec les centrales sont au point mort.

    Les enseignants comme les acteurs du secteur de la Santé seront parmi les premiers bénéficiaires de ce nouveau pacte !

    Une planification écologique

    Emmanuel Macron a aussi évoqué la mutation de notre économie pour intégrer les enjeux écologiques.

    « Grâce à la planification écologique qui sera dévoilée d’ici l’été, nous irons vers un nouveau modèle productif et écologique »

    Emmanuel Macron ce 17 avril 2023 à 20h

    Pour lui ces nouvelles industries et nouveaux services sont les pourvoyeurs d’emplois de demain. Il invite tous les Français à les intégrer et à se former pour répondre à ces défis.

    Plus de sécurité

    Alors que la première partie de l’allocution tendait la main à l’aile gauche de ses partisans, il n’a pas oublié ceux de droite en s’appuyant sur une valeur cardinale de cette frange de la population, soit la sécurité.

    Pour cela, le président a annoncé vouloir s’atteler au chantier de « la justice et de l’ordre républicain » avec la volonté de recruter « plus de 10.000 magistrats » et la création de « 200 nouvelles brigades de gendarmerie dans nos campagnes« .

    Autre point pour son électorat de droite, alors que le projet de loi immigration est pour l’instant suspendu, le président veut renforcer « le contrôle de l’immigration illégale » « tout en intégrant mieux ceux qui rejoignent notre pays« .

    Rendez-vous le 14 juillet

    Emmanuel Macron a conclu son allocution en donnant rendez-vous aux Français le 14 juillet pour un premier bilan sur ces 3 chantiers.

  • Alain-Pierre Mignon, le nouveau président de l’UFE – Interview exclusive

    Alain-Pierre Mignon, le nouveau président de l’UFE – Interview exclusive

    Résident depuis des décennies en Indonésie, Alain-Pierre Mignon est un chef d’entreprises aux multiples succès en plus de diriger, aussi, le bureau de représentation de la banque du Crédit industriel et commercial (CIC) sur place. Cette riche et active carrière ne l’a pas empêché de s’investir au quotidien pour ses compatriotes à l’étranger. Tout en étant élu des Français de l’étranger à Jakarta et président de l’UFE locale, Alain-Pierre Mignon était de 2015 à avril 2022 le Président de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE).

    Lors de la 89ème assemblée générale de l’Union des Français de l’étranger (UFE), le 25 mars dernier, les 28 administrateurs, représentant l’ensemble des associations constituant le réseau dans plus de 80 pays, ont élu Alain-Pierre Mignon comme président. Il succède à François Barry Delongchamps et devient le 11ème président de l’Union des Français de l’étranger.

    6 membres du Conseil d’administration de l’UFE dont Alain Pierre Mignon (le second à gauche de l’image) ©UFE

    Pour sa première interview, il a choisi votre site d’actualités Lesfrancais.press.

    Ecoutez le podcast avec Alain-Pierre Mignon

    La CFE, une présidence au service de tous

    On commence ce podcast en revenant sur ses 6 ans de présidence de la Caisse des Français de l’étranger. Nous l’avions d’ailleurs interviewé en juillet 2021 pour faire un pré-bilan.

    Alain-Pierre Mignon

    « C’est une chance pour nos compatriotes, ils ne le comprennent pas toujours »

    Alain-Pierre Mignon, ancien président de la CFE de 2015 à 2022

    A la tête de cette caisse unique au monde, entre sécurité sociale classique et assurance privée, il a amorcé la révolution digitale tout en lançant une série de nouvelles formules, des nouveaux produits mieux adaptés aux territoires ciblés, etc. Cependant, il regrette que son action soutenue par un bureau et conseil d’administration volontaires, comme il l’indique dans le podcast, n’ait pas réussi « à mieux dynamiser les services de la caisse« .

    Une candidature de conviction

    Alain-Pierre Mignon partage une longue histoire avec l’Union des Français de l’étranger, il avait accompagné Gérard Pélisson, dès son premier mandat en rejoignant le conseil d’administration puis en étant Vice-président de l’association qui chapeaute le réseau mondial des UFE.

    C’est donc tout naturellement, à l’annonce du départ de François Barry Delongchamps, qu’Alain-Pierre Mignon a déposé sa candidature. Au coeur de l’association depuis des années, sa connaissance des atouts mais aussi des chantiers à mener, sera un avantage décisif pour conduire l’Union des Français de l’étranger alors que de nombreux défis, nés de lévolution du profil des expatriés et des nouvelles règles dans leur pays d’accueil, seront à relever au cours des prochaines années.

    « Je me suis préparé depuis de nombreuses années, car connaissant les faiblessesses de notre organisation, j’ai eu le temps de penser à sa modernisation, son développement et à une offre nouvelle adaptée à l’expatriation d’aujourd’hui ! »

    Alain-Pierre Mignon, président de l’UFE depuis le 25 mars 2023

    L’UFE, une présence dans 80 pays et une nouvelle dynamique

    Avec 110 représentations dans 80 pays, 7 chargés de mission et 2 correspondants, l’Union des Français de l’étranger est la première association réunissant des expatriés sur les 5 continents.

    Après un ralentissement lié à la pandémie, la dynamique d’adhésion est aujourd’hui de retour. Ainsi, Alain-Pierre Mignon pense que l’objectif de retrouver 15 à 17 000 membres, est possible rapidement. Mais il veut aller bien plus loin en se donnant 2 ans de son mandat pour franchir la barre des 30 000 membres.

    Dîner de gala de l’Assemblée générale de l’UFE ©UFE

    Pour cela, le nouveau président veut intensifier la politique d’accompagnement des expatriés lors de leur arrivée dans leur pays d’expatriation ou lors de leur retour en France. Afin de régler les problématiques administratives dans leur pays d’accueil et en France, l’UFE s’appuie sur un réseau de notaires, d’avocats, mais pour les sujets sensibles, l’association peut aussi faire appel aux responsables politiques ou administratifs.

    Il souhaite également ouvrir de nouvelles représentations, proposer une nouvelle série d’activités sur place, sans oublier les jeunes… Comme il l’a fait à la CFE, il va améliorer la digitalisation de l’Union des Français de l’Etranger avec une application et un nouveau service d’information accessible partout et en permanence.

    L’héritage de Gérard Pélisson

    S’il veut insuffler un nouveau cap à l’UFE, il n’en oublie pas l’héritage de cette association créée en 1927 et réinventée par Gérard Pélisson au cours de ses 21 ans de présidence. Il lui rend d’ailleurs un vibrant hommage dans ce podcast.

    « Sa disparition a été un énorme choc pour l’UFE et tous ses membres, on a perdu un père, un ami, un mentor. Son nom restera associé pour toujours à l’Union des Français de l’étranger »

    Alain-Pierre Mignon, président de l’UFE depuis le 25 mars 2023

    Une association aux finances saines

    Dans ce podcast, on n’évite aucun sujet. On aborde donc aussi la question des finances, que certains voyaient en danger à la suite du décès de Gérard Pélisson.

    Une question à laquelle Alain-Pierre Mignon répond en rendant hommage à François Barry Delongchamps et à son équipe qui se sont attachés tout au long de leur mandat à équilibrer les finances malgré la crise du Covid-19. Sur la base de ce travail de longue haleine, Alain-Pierre Mignon réfléchit aux divers modes de financement possibles pour l’association et ainsi se donner les moyens de créer de ses ambitions.

    Avec Alain-Pierre Mignon, l’UFE souhaite mieux faire entendre la voix des expatriés afin de les défendre face aux préjugés et aux injustices dont ils font l’objet !

    Vous désirez rejoindre l’UFE de votre pays ? Cliquez sous le bouton ci-dessous – Adhésion dès 17 euros par personne.

    Les prix varient selon les pays, votre âge, si vous adhérez seul(e) ou en couple, etc.

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