Depuis tôt ce matin, tous les sites des ambassades et consulats de France, partout dans le monde, sont inaccessibles. Le site de l’Assemblée des Français de l’étranger est aussi inaccessible. Il semblerait que tout les serveurs liés au ministère des Affaires étrangères et européennes soient coupés du réseau.
Mise à jour à 16h25 le 26 avril 2023
Attaque cyber-terroriste ou panne ?
Au fil des heures, les questions commençaient à se poser, surtout que les services du Ministère des Affaires étrangères et européennes restaient silencieux.
Pour certains élus en début de matinée, cela serait dû à une attaque. Mais comme nous l’avions envisagé depuis le départ, il se pouvait que cela soit une simple panne, comme une sénatrice socialiste l’a déclaré dans une boucle « Télégram » réunissant les élus consulaires.
Ce midi, une nouvelle rumeur se propage, parmi les experts des réseaux sociaux, certains élus locaux évoquent un incendie chez l’hébergeur. Mais dans ce cas, pourquoi les serveurs miroirs n’ont pas pris le relais ?
Et finalement à 12h15, les services d’Olivier Becht indiquent que c’est bien un problème d’électricité ayant entraîné un incendie qui est à l’origine de la panne géante.
« Une panne technique empêche actuellement la consultation des sites internet des ambassades et consulats de France à l’étranger. Le nécessaire est fait pour le rétablissement du service dans les meilleurs délais. »
Communiqué du MAEE
Cependant le site France Diplomatie fonctionne toujours et les consulats sont accessibles via les coordonnées indiquées sur ce dernier.
Pas d’attaque terroriste !
Mais en pleine évacuation de nos ressortissants du Soudan, quelques jours après une sortie d’Emmanuel Macron sur Taiwan et alors que le conflit en Ukraine ne s’éteint pas, cette rupture d’accès aux services consulaires ont laissé interrogatifs les professionnels de l’espionnage.
Heureusement, la sécurité des données est maintenue selon une déclaration sur Facebook de la présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger, Hélène Degryse, permettant, ainsi, aux postes diplomatiques de continuer à fonctionner.
En milieu d’après-midi, heure de Paris, la situation revenait petit à petit à la normale, les sites concernés étant au fil des heures à nouveau disponibles.
« Les corps des combattants du contingent français de Dien Bien Phu seront sauvés ! », c’est par ces mots que Serge BARCELLINI, le Président Général de l’association « LeSouvenir Français » a commencé son billet d’humeur de ce trimestre. En effet, le repos des dépouilles des soldats morts pour la France lors de la guerre d’Indochine est troublé par des travaux d’agrandissement de la piste d’atterrissage construite par l’armée française à Dien Bien Phu en vue de sa transformation en aéroport international.
Un aéroport international
Au Vietnam, les autorités ont décidé de lancer un grand chantier afin de développer la zone de Dien Bien Phu et d’étendre l’aéroport sur l’emplacement de l’ancien champ de bataille situé à 300 kilomètres d’Hanoï.
Selon l’association Le Souvenir français, entre 100 et 200 dépouilles de combattants seraient encore enfouies sous terre dans la zone des travaux, indique Le Monde. Et il resterait entre 1 200 et 1 300 soldats enterrés dans des fosses communes ou ensevelis tels quels sur le site de la bataille. L’année dernière, une phase exploratoire a permis d’exhumer deux corps.
“Dans le cas particulier du Vietnam, une doctrine s’est forgée dans le temps, en accord avec le gouvernement vietnamien et les associations de combattants : les corps doivent être rapatriés en métropole, dans la nécropole du mémorial des guerres en Indochine à Fréjus”
Patricia Mirallès, secrétaire d’État française chargée des Anciens combattants et de la Mémoire
Sur le site de Dien Bien Phu, au Vietnam, les tombes anonymes de deux soldats français, tués en 1954, dont les corps ont été découverts en 2022 puis inhumés, sans être réclamés par Paris
La mobilisation du Souvenir Français
Afin de freiner les bulldozers, Le Souvenir Français a soutenu avec persévérance la proposition d’archéologues français qui ont souhaité organiser en partenariat avec des archéologues vietnamiens, un chantier de fouille d’urgence. Trois mois de mobilisation du Souvenir Français avec vote d’une motion au Conseil d’Administration. Mais trois mois de mobilisation sans aucun résultat… jusqu’au moment où un contact avec un journaliste du Monde a permis la publication d’un article dans le supplément du Monde du 18 mars 2023. Cette publication a déclenché des réactions exceptionnelles : intervention de la Présidence de la République, de la Secrétaire d’Etat Patricia Mirallès, de plusieurs députés, relais de journalistes, etc.
Une fois de plus, l’association créée en 1887 qui garde le souvenir des soldats morts pour la France par l’entretien de tombes et de monuments commémoratifs a su, malgré une actualité chargé et un certain désintérêt de la génération « wokiste », mobiliser les forces nationales pour préserver la mémoire de ceux qui ont tout donné à notre Nation.
De nombreuses antennes existent à travers le monde, les bénévoles entretiennent les centaines de monuments aux morts éparpillés aux quatre coins du globe comme au Vietnam, organisent ou participent aux cérémonies du 11 novembre ou du 8 mai. Si vous désirez les rejoindre, direction leur site !
Le Sommet de l’Innovation Franco-québécois, organisé par BleuBlancTech, la French Tech de Montréal, vous invite le 16 mai au Sofitel Montréal de 13h à 21h. Le Sommet de l’Innovation French Tech de Montréal (Bleu Blanc Tech) est un des événements phares de l’AIFQ aux côtés d’événements tels que la Semaine des transports électriques intelligents (Montréal), le salon Vivatech 2023 (Paris) ou encore le Salon du Bourget (Paris).
Cette année 2023 vise à renforcer l’écosystème d’innovation franco-québécois en créant de nouvelles synergies entre universitaires, chercheurs, entreprises et entrepreneurs, dans des secteurs économiques innovants, créateurs d’emplois sur les deux territoires. Le Québec et la France souhaitent de façon significative et mutuellement bénéfique augmenter les échanges économiques et soutenir une relance vigoureuse et durable en matière d’innovation.
Un programme riche et pertinent
Un discours d’ouverture par M. Frédéric Sanchez, Consul général de France à Québec, en présence des ministres français et québécois et d’autres personnalités telles que Jacques-André Dupont, président du CA de C2 Montréal
Des moments de réseautage efficace avec les investisseurs, les startups et les acteurs gouvernementaux dans une ambiance décontractée
5 panels réuniront les chefs de file de multiples secteurs de la technologie:
Panel Innovation de rupture
Panel Data privacy et Cybersécurité
Panel Tech for good
Panel Metaverse et expériences immersives
Panel Healthtech
Un Concours de pitch avec remise de plusieurs prix (Gowling, C2, Centech, French tech)
Un cocktail dînatoire avec le mot de clôture de Mme Sophie Lagoutte, Consule générale de France à Montréal
Les thématiques explorées : l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité, l’aérospatiale, l’hydrogène, les industries culturelles et créatives, la décarbonation de l’économie, la transition énergétique, l’économie circulaire, la décarbonation des transports, les sciences de la vie et la santé.
Ne manquez pas cette occasion unique de participer aux états généraux de la communauté d’innovation franco-québécoise. Des pauses et espaces de réseautage permettront de provoquer des opportunités, de confronter vos idées, de rencontrer entrepreneurs, investisseurs ainsi que les institutions majeures de l’entreprenariat.
Les pays du Golfe n’étaient pas, jusqu’à peu, des destinations de rêve pour les cadres à fort potentiel américains ou européens. La situation est en train d’évoluer. Les fonds souverains de ces pays ainsi que les établissements financiers attirent de plus en plus les jeunes talents occidentaux.
L’année dernière, un des responsables d’Amundi, le plus grand gestionnaire de fonds d’Europe, a accepté d’intégrer l’Abu Dhabi Investment Authority (Adia) qui gère plus de 1 000 milliards de dollars d’actifs. La Qatar Investment Authority (QIA) qui développe des infrastructures dans le pays recrute des cadres de haut niveau en Europe tout comme le Public Investment Fund (PIF) d’Arabie saoudite, ces deux fonds gérant plus de 1 000 milliards de dollars.
Les pays du Golfe ne sont pas les seuls à bénéficier de la rente générée par les hydrocarbures. En 2022, la Norvège, grâce à ses exportations de gaz vers l’Europe a perçu 161 milliards de dollars, une recette en hausse de 150 % par rapport à 2021. Même la Russie a réussi à augmenter ses recettes d’exportations d’hydrocarbures de 19 %. Elles ont ainsi dépassé les 210 milliards de dollars. Mais en raison des faibles coûts d’exploitation, les pays du Golfe sont les grands gagnants de la hausse des prix des hydrocarbures.
Un accord tacite qui a vécu
En augmentant les prix du pétrole et du gaz, la guerre en Ukraine a accru les recettes des pays pétroliers. Lors des chocs précédents, ces pays avaient tendance à les recycler sur les marchés de capitaux occidentaux. Ils achetaient des actifs, hôtels de luxe, clubs de sport, entreprises, obligations, etc., en passant par des établissements financiers situés à l’étranger. À la base de ce recyclage, il y avait un accord tacite, les États occidentaux achetaient les hydrocarbures et garantissaient une sécurité ; en échange de quoi les pays pétroliers comblaient les déficits du budget de l’État et de la balance des comptes courants grâce aux pétrodollars. Ce schéma a vécu.
Redevenus indépendants, les États-Unis ont moins besoin du pétrole des pays du Golfe. Ils sont, en outre, de plus en plus focalisés sur l’Asie dans le cadre de leur rivalité avec la Chine. Les pays du Golfe sont également conscients que la rente pétrolière est censée prendre fin d’ici quelques décennies et qu’il convient d’en tirer le meilleur parti en maintenant un prix élevé et en gérant au mieux les recettes. Le 2 avril dernier, l’Arabie saoudite et ses alliés ont provoqué la colère des États occidentaux en accentuant les réductions de production de brut à près de 4 millions de barils par jour, soit l’équivalent de 4 % de la production mondiale afin de faire pression sur le prix du baril. En 2022-2023, l’excédent du compte courant des États pétroliers du Golfe pourrait atteindre 666 milliards de dollars.
Préparer l’après-hydrocarbures, influencer les politiques occidentales
L’allocation de la rente pétrolière reste relativement opaque en raison de la multitude de bénéficiaires (compagnies pétrolières locales, fonds souverains, États, banques, etc.). Selon l’hebdomadaire The Economist, les États pétroliers utilisent ces recettes pour réaliser des infrastructures sur leur territoire avec comme objectif la préparation de l’après-hydrocarbures et pour influencer les politiques occidentales (politique d’influence). Ces États sont directement ou indirectement investis dans de nombreux clubs de football européens.
Malgré la baisse des prix du pétrole depuis le début de l’année 2023, les pays du Golfe devraient continuer à engranger d’importants excédents. Afin de les maintenir à un haut niveau, l’OPEP a décidé de réduire à nouveau sa production. Le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite devraient obtenir un excédent de leur balance commerciale de plus de 300 milliards de dollars en 2023, soit un cumul de 650 milliards de dollars sur les deux ans.
Depuis un an, les pays du Golfe utilisent leurs excédents pour réduire leur endettement qui s’était accru en 2014 et 2020. En 2014, avec l’arrivée du pétrole de schiste sur le marché, les cours du baril s’étaient effondrés, passant rapidement de 120 à moins de 30 dollars. L’Arabie Saoudite avait décidé de mettre en suspens le système de régulation de l’offre. Ce dernier a été restauré avec l’appui de la Russie en 2016. La crise sanitaire a également provoqué une chute des cours. Le baril à terme s’échangeait, au mois d’avril 2020, en valeur négative. Face à cette baisse des prix, les pays du Golfe ont liquidé des avoirs à l’étranger et ont été contraints d’emprunter. Depuis 2021, Abu Dhabi a remboursé 3 milliards de dollars depuis, soit environ 7 % de sa dette totale selon l’agence de notation Moody’s. La dette du Qatar a diminué de 4 milliards de dollars, soit environ 4 % de son endettement. Celui du Koweït a diminué de moitié en deux ans.
Soutenir leurs alliés : Egypte, Pakistan, Turquie
Les pays du Golfe soutiennent financièrement plusieurs de leurs alliés comme l’Egypte qui a reçu, en 2022, une aide de 13 milliards de dollars en provenance du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis afin d’acheter des céréales. L’Arabie saoudite a également autorisé le Pakistan à différer le paiement de factures pétrolières portant sur plusieurs milliards de dollars d’achats. Ces aides ne sont pas des dons. L’Arabie saoudite a ainsi demandé à l’Égypte et au Pakistan de mettre en œuvre des réformes économiques permettant le remboursements des sommes avancées. Les pays du Golfe prennent fréquemment des participations dans des actifs appartenant aux États aidés.
Parmi les États les plus aidés par les pays du Golfe figure, depuis quelques années, la Turquie. Dans le passé, cette dernière se tournait vers les États-Unis et le FMI en cas de difficultés économiques. Recep Tayyip Erdogan a décidé de réduire sa dépendance à l’Occident et de se tourner vers les riches pays arabes. Après le tremblement de terre, le 6 mars, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle renflouait les réserves de change de la Turquie à hauteur de 5 milliards de dollars à la Turquie. Le Qatar et les Émirats arabes unis ont également mis en place 19 milliards de dollars de swaps de devises avec la banque centrale turque. Ces pays ont pris l’engagement de souscrire aux émissions obligataires turques afin de faciliter le financement de son déficit public.
Les fonds souverains investissent en actions aux Etats-Unis et en Asie
Les fonds souverains des pays du Golfe achètent moins d’obligations – en particulier américaines – que dans le passé mais plus d’actions. En 2022, le montant des achats d’actions par le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Koweït a atteint près de 200 milliards de dollars. Les fonds souverains investissent en grande partie dans des actions via des fonds indiciels, qui sont peu coûteux et offrent une forte diversification. Ils ont également investi dans des fonds de capital-investissement, immobiliers ou d’infrastructures. Ces investissements représentent de 23 à 37 % du total des actifs des trois plus grands fonds souverains du Golfe. Ces derniers ont également procédé à des investissements directs. En 2022, ces derniers ont atteint près de 20 milliards de dollars. Les fonds souverains du Golfe ont une gestion de plus en plus dynamique et professionnalisée. En recourant aux techniques modernes de gestion, ils effectuent des arbitrages en fonction des évolutions des marchés. Ainsi, depuis la fin de l’année 2022, ces fonds s’allègent en actions européennes au profit de celles cotées aux États-Unis. Ils sont de plus en plus actifs sur les marchés asiatiques.
Energies renouvelables
Compte tenu des tensions sino-américaines, ces fonds estiment qu’ils ont une carte à jouer. Les établissements financiers du Golfe n’hésitent plus à sortir de leurs frontières. Ils multiplient les succursales ou les filiales dans le Proche et le Moyen-Orient mais aussi en Asie. Conscients de la fin de la rente pétrolière, les pays du Golfe investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables. Le Qatar, riche en gaz, a inauguré sa première centrale solaire le 18 octobre dernier. Le fonds qatari QIA a acquis 10 % de RWE, un producteur d’électricité allemand afin de l’aider à financer un projet de ferme solaire aux États-Unis. En octobre dernier, Mubadala, un fonds souverain émirati, a investi 2,5 milliards de dollars dans un projet éolien allemand. L’année dernière, Lucid, un constructeur américain de voitures électriques, détenu à 61 % par le fonds public d’Arabie saoudite (PIF) a annoncé qu’il construirait sa première usine à l’étranger à Riyad. PIF finance également la création d’une ville nouvelle Neom au milieu du désert, ville autonome sur le plan énergétique et n’émettant pas de gaz à effet de serre.
Un rôle opaque et diplomatique
Les fonds souverains s’intéressent également de plus en plus aux secteurs stratégiques : la défense, les transports ou l’alimentation. La montée en puissance des structures financières des pays du Golfe s’effectue par de nombreux canaux qui peuvent donner l’impression d’un manque de transparence. Les frontières entre les fonds souverains, les « family offices » des dirigeants, le patrimoine personnel de ces derniers, ne sont pas toujours claires.
Des services de renseignement occidentaux estiment qu’une partie des revenus pétroliers de la Russie serait gérée par des structures dépendant des pays du Golfe. Si les fonds souverains de ces derniers poursuivent des objectifs avant tout économiques et financiers, ils peuvent également être des outils diplomatiques de premier rang que les Occidentaux ne peuvent pas ignorer.
Dans sa traditionnelle lettre annuelle au président de la République publiée ce lundi 24 avril, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau fait de l’inflation l’ennemi à abattre, tout en encourageant le gouvernement à reprendre le contrôle de ses dépenses publiques.
Le remède face à cette « maladie économique et sociale », selon le gouverneur, passe par une reprise en main de la dépense publique après trois ans de « quoi qu’il en coûte », la réussite des transformations énergétique et climatique, et une libéralisation du marché du travail.
Si l’inflation est une « maladiecontagieuse » et « pernicieuse », elle n’est pas pour autant « chronique », écrit le gouverneur dans sa lettre. Ainsi, l’inflation devrait commencer à baisser « au cours du premier semestre » 2023, bien que les causes internes – qui ne sont pas dues à des chocs géopolitiques – se multipliassent : « le renchérissement des coûts de production des entreprises les a conduites à répercuter cette hausse dans leurs prix de vente, notamment dans les secteurs des produits manufacturés et de l’agroalimentaire », peut-on lire dans la lettre.
Ainsi, l’inflation « sous-jacente » – hors prix de l’énergie et de l’alimentation – se stabilise à 4,6 % sur un an, un chiffre qui traduirait une surchauffe de l’économie française et rendrait donc légitime une inquiétude de la part d’une large majorité des Français : « l’inflation ressentie dépasse d’ailleurs aujourd’hui largement l’inflation effectivement mesurée », souligne le document.
Les prix de l’alimentation ont quant à eux augmenté de 15 % en un an, bien au-delà des prix de l’énergie, qui n’augmentent « que » de 5,2 % sur la même période.
Le « quoi qu’il en coûte » budgétaire qu’Emmanuel Macron avait acté pour faire face aux pires effets de la pandémie n’est plus justifié, précise la lettre. [Andrey Emelyanenko/Shutterstock]
La fin du « quoi qu’il en coûte »
Selon les analyses de la Banque de France (BdF), une politique monétaire ambitieuse peut ramener l’augmentation des prix « vers 2 %d’ici fin 2024 à fin 2025 », alors que le bouclier tarifaire, mis en œuvre dès les premiers soubresauts de l’invasion russe en Ukraine, a su « amortir temporairement le choc énergétique » d’une séparation brutale avec le pétrole et gaz russe.
En revanche, le « quoi qu’il en coûte » budgétaire qu’Emmanuel Macron avait acté pour faire face aux pires effets de la pandémie – 240 milliards d’euros depuis le début de la pandémie, selon les chiffres de Bercy – n’est plus justifié, précise la lettre. L’heure est plutôt au resserrement de vis et à des aides plus ciblées.
Un discours qui va de pair avec la mission que s’est donné le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière dans le cadre de la présentation du « Programme de stabilité de la France » : réduire de 4 points de pourcentage la dette publique française, aujourd’hui l’une des plus élevées d’Europe à 111,6 % du PIB, contre une moyenne de 90 % environ dans toute la zone euro. Et bien loin des 60 % de PIB au cœur du Pacte de stabilité et de croissance européen, qui guide les politiques budgétaires des Etats membres depuis la fin des années 90, et dont une proposition de réforme est attendue mercredi (26 avril).
« Nous accélérons le désendettement de la France », martelait M. Le Maire la semaine dernière, faisant craindre à ses détracteurs qu’une coupe sèche dans les dépenses publiques augurait une nouvelle vague d’austérité.
En plus d’une politique monétaire « justifiée » qui devrait se « poursuivre », François Villeroy de Galhau préconise la mise en œuvre de « quatre transformation pour muscler notre économie », qui incluent des transitions énergétique et digitale « plus radicales encore » tant au niveau français qu’européen. Une libéralisation du marché du travail serait tout aussi nécessaire, notamment chez les jeunes et seniors, « laissés-pour-compte » du monde du travail.
Enfin, le gouverneur appelle de ses vœux une réelle transformation publique, qui passerait par une révision du management public. « Notre pays peut et doit adopter une stratégie de transformation économique globale, juste, et persévérante » a-t-il conclu.
Bonjour à tous, on est mercredi 26 avril, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger. Aujourd’hui, on parle de la déclaration d’usage des biens détenus en SCI, on fait le point sur l’évacuation au Soudan et on salut François Léotard, homme de Lettres et d’Etat décédé ce 25 avril.
L’obligation déclarative concerne aussi les SCI
Vous le savez, tous les propriétaires en France d’un bien doivent indiquer sa destination, résidence principale, location annuelle ou saisonnière ou simple résidence secondaire. Si le fisc s’y intéresse c’est pour définir si le logement est éligible à la taxe d’habitation. Si vous ne le faites pas, le bien sera considéré comme taxable. Cette nouvelle réglementation s’applique aux SCI. Pour remplir le bon formulaire, il faut aller sur le compte professionnel de la SCI sur le site impots.gouv.fr.
209 Français évacués du Soudan
Selon le ministère français des armées, 150 militaires ont été déployés pour l’opération d’évacuation nommée Opération Sagittaire. Il a confirmé que la France évacuait d’autres ressortissants européens. Emmanuel Macron annonce que la France a évacué 538 personnes, dont 209 Français, du Soudan.
François Léotard est décédé
Annoncé par Emmanuel Macron, le décès de François Léotard a déclenché une pluie d’hommages, surtout à droite. Hommes d’Etat, parfois controversé comme dans l’affaire des sous-marins au Pakistan, mais aussi homme de Lettres, il était chroniqueur depuis 4 ans sur le site Lesfrancais.press. La rédaction, comme toute l’équipe, se joignent à moi pour présenter ses condoléances à la famille et aux proches.
François Léotard
C’est sur cette dernière nouvelle qu’on se quitte. A demain pour une nouvelle édition !
Ce mardi 25 avril, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé la mort de l’ancien ministre François Léotard, sur Twitter. L’homme politique, mais aussi écrivain, nous avions eu l’honneur de le compter parmi nos chroniqueurs ces 4 dernières années, il est décédé à l’âge de 81 ans.
Hommage d’Emmanuel Macron
C’est une bien triste nouvelle que le chef de l’État Emmanuel Macron vient d’annoncer via Twitter, ce mardi 25 avril. Sur le réseau social, celui qui partage sa vie à l’Elysée avec Brigitte Macron a ainsi publié un message émouvant, annonçant son décès.
« François Léotard a servi l’État et porté une grande idée de la culture. Avec sa disparition, nous perdons un esprit libre, un homme de livres et d’engagement. Son Var natal, la France qu’il a défendue, la République qu’il aimait éprouvent aujourd’hui une grande perte«
Le Président de la République, Emmanuel Macron
Du Var à la Défense
Ancien ministre de la Défense, François Léotard a marqué le monde politique français. Il a notamment été député du Var et maire de Fréjus pendant près de vingt ans, et a aussi été ministre de la Culture et de la Communication, de 1986 à 1988, sous Jacques Chirac, ainsi que ministre de la Défense, de 1993 à 1995, sous Edouard Balladur.
L’homme a également pris les commandes du Parti républicain, puis de l’UDF de 1996 à 1998. « La Région Sud, sa région, s’incline devant la mémoire de François Léotard » qui fut également « quatre fois député du Var et maire de Fréjus pendant 20 ans« , a de son côté affirmé le président de cette région Renaud Muselier en rendant hommage à « un homme d’Etat et de territoires« .
Un homme de Lettres et d’Etat
Issu d’une famille de sept enfants, d’une mère corse, et d’un père ancien monarchiste et passionné de grande littérature française, il est le fils d’André Léotard, conseiller à la Cour des comptes, et maire de Fréjus de 1959 à 1971. L’envie de « laver l’honneur de son père », fortement critiqué lors de la rupture du barrage de Malpasset en 1959, motivera l’engagement dans la vie publique de François Léotard.
Après avoir milité entre 1961 et 1962 au sein du Parti socialiste unifié (section de Vincennes) contre la guerre d’Algérie puis envisagé une carrière ecclésiastique (il passe une année de retraite en 1964, chez les bénédictins de l’Abbaye de la Pierre-Qui-Vire, dans le Morvan), il suit des études de droit. Secrétaire de chancellerie au ministère des Affaires étrangères en 1968, il entre par concours interne à l’ENA en 1971 (promotion François Rabelais). Diplômé, il sort administrateur civil en 1973, et intègre les cabinets préfectoraux (celui du préfet de Paris entre 1973 et 1975, chargé des problèmes d’urbanisme et d’environnement auprès du préfet de Paris, puis celui du préfet de la Dordogne, entre 1975 et 1976), et ministériels (membre du cabinet du ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, entre 1976 et 1977). Il apparaît comme le modèle du haut fonctionnaire, formé au service de l’État et à la gestion de collectivités.
Côté vie privée, François Léotard est resté discret. En 2016, il était apparu aux côtés de son fils Marc-Antoine, aujourd’hui âgé de 29 ans, à l’avant-première de The Revenant, le fruit de ses amours avec sa femme Isabelle Léotard.
Née de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, une nouvelle obligation pèse sur tous les propriétaires de biens à usage d’habitation. D’ici au 30 juin 2023, tous devront, pour chaque logement, indiquer s’ils les occupaient eux-mêmes au 1er janvier 2023 ou, dans le cas contraire, inscrire l’identité des occupants.
Des informations relatives aux biens devront aussi être renseignées. Ces données devraient notamment permettre à l’administration de déterminer si la taxe d’habitation est applicable.
Pour rappel, pour un bien détenu directement, la déclaration s’effectue depuis l’onglet « Biens immobiliers » de votre espace particulier du site Impots.gouv.fr.
Comment déclarer lorsqu’on détient un bien en SCI ?
Il en va différemment pour les biens détenus au travers d’une société civile immobilière (SCI) : ils doivent, eux, être déclarés depuis votre espace professionnel de ce même site.
Si ce n’est déjà fait, le contribuable devra donc créer cet espace professionnel, adhérer aux services en ligne, puis sélectionner « Gérer mes biens immobiliers » dans la rubrique « Les services auxquels vous pouvez adhérer ».
La déclaration s’effectue ensuite depuis l’onglet « Gérer mes biens immobiliers » de la même façon que pour les biens détenus en direct. La création de l’espace professionnel et l’accès au service immobilier n’étant pas instantanés, attention à les anticiper.