À New York, un programme spécifique a été mis en place pour aider des jeunes francophones originaires d’Afrique et d’Haïti à conserver leur lien avec la langue française et ce faisant, avec leurs familles.
Regardez le reportage de TV5MONDE
Qu’est-ce qu’est la French Heritage Society ?
La French Heritage Society (FHS), est uneorganisation américaine à but non lucratif (organisation 501c3) créée en 1982. Elle est composée de douze chapitres dont onze sont aux États-Unis et un en France.
Son but : perpétuer le patrimoine architectural et culturel français présent en France et aux États-Unis.
Aux USA, la French Heritage Society compte 12 délégations représentatives dont 11 aux États-Unis.
Elle organise des événements permettant de récolter des fonds en faveur d’importants projets de restauration qui mettent en valeur la culture et l’art de vivre à la française dans les États américains. Ainsi, la chambre de La Fayette en Virginie ou la maison d’Edgar Degas à la Nouvelle-Orléans ont pu bénéficier du soutien de la French Heritage Society par exemple. Elle est aussi à l’origine d’un concours de poésie pour lequel nous avions publié, cette année, une série d’articles.
Le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qui se tient jeudi et vendredi 22-23 juin à Paris, pourrait contribuer à faire d’Emmanuel Macron un acteur incontournable sur les sujets du financement du développement et renforcer la « diplomatie verte » française.
L’urgence climatique, mais aussi le risque considérable de crise de dette souveraine auxquels font face de nombreux pays du « sud global », ont rendu l’organisation d’un sommet international « vital », selon l’Elysée.
L’objectif est triple : d’abord, assurer un financement de la transition verte à la hauteur des attentes, alors que le G20 s’était engagé dès 2009 à dépenser 100 milliards d’euros par an pour accompagner les pays les plus pauvres – sans jamais l’atteindre, créant de fait une « crise de confiance » avec les pays les plus vulnérables, explique l’Elysée.
Ensuite, repenser les institutions « Bretton Woods », qui régissent le fonctionnement des organisations financières internationales telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, afin d’optimiser l’impact que peuvent avoir les financements publics – par le biais de l’aide au développement bilatéral, par exemple – et privés, notamment grâce aux banques multilatérales de développement.
Enfin, face au risque de crise de dette souveraine, l’heure est aux financements alternatifs pour mieux accompagner les pays dans leurs transitions économique et verte, tout en assurant une meilleure représentativité du « sud global » dans les organes de décision internationaux.
La question du financement du développement est « avant tout politique », explique à EURACTIV David McNair, directeur exécutif de l’ONG One.org, ajoutant que la France est légitime pour prendre les devants au niveau international, sous condition que l’Allemagne suive aussi, afin d’assurer une vraie force de frappe face aux Etats-Unis et à la Chine. [Mohammed Badra/EPA-EFE]
Une politique « ancrée dans le multilatéralisme »
Devant ces défis, la France essaye depuis plusieurs années de mener la danse. La France est dorénavant l’un des plus grands donateurs mondiaux, après les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
La loi de finances pour 2023 entérine ainsi 15,1 milliards d’euros d’aide au développement, soit 0,56 % du revenu national brut. Le montant est, certes, historique, mais bien en deçà de ce que les ONG estiment nécessaires pour permettre une transition juste dans les pays les plus vulnérables.
Plus récemment, la France a aussi poussé pour une réforme des institutions financières multilatérales.
« Emmanuel Macron a toujours porté une politique ancrée dans le multilatéralisme, avec un soutien fort pour la réorientation des droits de tirage spéciaux », précise pour EURACTIV Brendan Harnoys Vannier, économiste au Finance for Development Lab (FDL), un « think tank » spécialisé en finances pour le développement.
Les droits de tirage spéciaux (DTS) sont un instrument monétaire faisant office de réserves de liquidités internationales, dont les pays membres du FMI peuvent bénéficier. Le montant alloué à chaque pays est notamment déterminé par la taille de l’économie : plus un pays est riche, plus les DTS auxquels il peut prétendre sont importants.
Depuis peu, et avec le soutien assumé de la France, les DTS pourraient devenir une nouvelle marque de solidarité internationale, alors que les pays les plus développés réorienteraient une partie de leur réserve de change vers les plus vulnérables.
Ainsi, la France annonçait en décembre dernier mettre à disposition quatre milliards d’euros de DTS, soit environ 20 % du total alloué par le FMI à l’Hexagone en 2021.
Enfin, avec le soutien du gouvernement, l’Agence française de développement (AFD) était la première agence de ce type au monde à devenir 100 % « Accord de Paris-compatible », c’est-à-dire en respect absolu avec les objectifs de l’Accord de Paris, qui fixe un objectif mondial pour « limiter l’augmentation de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels ».
La « diplomatie verte »
Un accord signé en 2015 et qui, à l’époque, avait « vraiment marqué la diplomatie française », confie un diplomate français à EURACTIV.
Dans cet élan, le président de la République fraîchement élu, Emmanuel Macron, organisait en 2017 l’événement « One Planet Summit » à Paris, afin de coordonner l’aide publique avec des financements privés. Depuis, six éditions de ce « One Planet Summit » ont vu le jour.
En remontant plus loin, le « Club de Paris », dont le siège est à Paris depuis sa création en 1956, regroupe de manière informelle un certain nombre de créanciers publics pour revoir et renégocier les dettes des Etats les moins solvables. Ses travaux sont pilotés par le ministère de l’Économie.
La question du financement du développement est « avant tout politique », explique à EURACTIV David McNair, directeur exécutif de l’ONG One.org, ajoutant que la France est légitime pour prendre les devants au niveau international, sous condition que l’Allemagne suive aussi, afin d’assurer une vraie force de frappe face aux Etats-Unis et à la Chine.
La France, devant cette donne géopolitique, semble envoyer des signaux pour « faire de Paris une nouvelle place de la finance du développement », subodore M. Harnoys-Vannier, qui voit en l’Hexagone « un pivot entre la Chine et les Etats-Unis ».
Un positionnement qui n’est pas nouveau, ajoute le chercheur, pour qui la France a longtemps été au cœur des questions de développement économique, « pour le meilleur et pour le pire », référence à peine voilée à l’ancienne « Françafrique ».
Contrairement aux réunions annuelles des COPs, exercice formel s’il en est, l’Elysée précise que ce sommet sera un « pas de côté », au sein duquel se créeront « une dynamique et un élan politique, en mettant la lumière sur certaines conversations ».
Quoi qu’il en soit, le sommet doit être une réussite, souffle le diplomate. « Nous n’avons pas le droit de nous rater ».
Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash quotidien des expatriés de cette semaine. Ce vendredi 23 juin, on revient sur la prise en charge des soins pour les retraités français, on découvre le premier livre de Stéphane Vojetta, le député qui a défié Manuel Valls, avant de faire un point sur l’explosion qui a meurtri Paris le 21 juin.
Retraités français, vos soins sont pris en charge en France
On l’oublie, mais les pensionnés d’un organisme français et qui y ont cotisé pendant au moins 15 ans conservent leurs droits sociaux lors de leur retour en France même pour un court séjour. En effet, malgré votre départ hors de France, votre caisse de retraite et celle d’Assurance maladie doivent vous permettre de conserver votre carte vitale et prendre en charge les soins comme si vous étiez résident. Bon à savoir !
La Remontada, le premier livre de Stéphane Vojetta
Le député des Français de la péninsule ibérique a publié son premier livre ce 20 juin 2023. Le thème ? La passe d’armes qui a marqué les élections législatives de 2022. Souvenez-vous, alors que Stéphane Vojetta, après le départ de Samantha Cazebonne pour le Sénat, était député pour le parti présidentiel, la direction de ce dernier décidait d’investir Manuel Valls. Dans ce livre, Stéphane Vojetta revient en détail sur les aventures qui ont ponctué ce duel !
Doutes sur les causes de l’incendie
Au surlendemain de l’explosion survenue dans le 5e arrondissement de Paris, faisant 37 blessés dont quatre en urgence absolue, l’origine du sinistre est encore inconnue. Si plusieurs témoins affirment avoir senti une odeur de gaz, une enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances de l’explosion, suivie d’un incendie.
« Un évincé, ça ferme sa gueule ET ça disparaît discrètement ». Voilà le destin qui semblait promis à Stéphane Vojetta, député sortant de la 5ème circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) quand Manuel Valls est pressenti pour être investi à sa place pour la législative de Juin 2022. Il revient sur cette période dans son premier livre publié ce 20 juin 2023, « Remontada ».
Le récit d’un mano à mano électoral
Le livre « Remontada » disponible sur les plateformes d’achat, est d’abord le récit d’un mano à mano passionnant, une lutte démocratique à distance entre deux individus aux parcours opposés mais qui vont être lancés dans une « primaire » électorale de premier tour puisque revendiquant tous deux l’appartenance à la majorité présidentielle : Valls sera battu. David aura à nouveau terrassé Goliath. Et au passage Vojetta nous aura livré un récit qui restera dans les annales politiques des Français à l’étranger. Inspiré de son amour du sport – on y lit de belles pages sur le tennis et le foot – cette remontada politique qui fait référence dans son titre à la remontée du Real Madrid face à Manchester City en demi finale de la Champions League, nous plonge en effet dans une victoire qui semblait parfaitement improbable au départ.
Valls débarque avec le soutien de Paris
Valls débarque sur cette élection avec le soutien de Paris et en mettant en avant son lien viscéral avec l’Espagne, le lien du sang que lui confèrent ses origines catalanes. Son destin est connu : Valls est né espagnol et a été naturalisé français à 18 ans. Il vient du rocardisme et occupe pendant plusieurs décennies une position singulière au sein du PS, incarnant un socialisme républicain, sensible aux questions sécuritaires. Certains voient en lui alors l’incarnation d’une supposée « aile droite » radicalement opposée aux frondeurs pendant le quinquennat Hollande. Valls c’est aussi celui qui pose le premier le constat de divorce entre les « gauches irréconciliables », c’est l’opposition à la France Insoumise et c’est le constat que les sociaux-démocrates doivent choisir une autre route au sortir du quinquennat contrasté de François Hollande. Il justifiera ainsi son soutien à la candidature d’Emmanuel Macron. Valls c’est aussi une personnalité clivante, apparaissant régulièrement aux sommets des classements des personnes politiques les plus rejetées par les Français. Ses détracteurs le jugent hautain et égotiste. Rappellent ses 6% à la primaire socialiste en 2011, qui ne l’empêcheront pas, grâce à son sens de la manoeuvre, de devenir une figure centrale dans la campagne de François Hollande puis au sein de l’Etat socialiste où il est appelé à Matignon grâce à une alliance avec Hamon et Montebourg, frondeurs jusque-là honnis avec qui il fait alliance pour précipiter la chute de Jean-Marc Ayrault.
Une image politique écornée, une figure d’opportunisme
Ses supporters mettent en avant son autorité naturelle et son sens tactique. Mais Valls garde une image écornée quand il apparaît dans le paysage politique des Français de l’étranger. Tout le monde se souvient de son aventure malheureuse aux municipales de Barcelone, un épisode raté qui provoquera la réouverture du procès en opportunisme qui jalonne la vie de l’ex figure de proue du Parti socialiste devenue un des symboles du ralliement des personnalités de gauche au Macronisme en 2017.
Le maillage humain tissé par Stéphane Vojetta
Vojetta en comparaison est fait d’un tout autre bois. Il vient à la politique par l’investissement associatif, lui qui a été président de l’association des parents d’élèves du Lycée français de Madrid. Ce diplômé de l’ESSEC s’est installé il y a plus de vingt ans en Espagne et possède depuis des liens forts avec les Français de cette circonscription, un maillage humain patiemment tissé grâce à son sens du contact et sa sincérité : à Madrid, sa base arrière où il vit avec sa famille, où il a bâti sa carrière professionnelle, mais aussi à Barcelone ou à Lisbonne ainsi que dans les toutes petites communautés françaises les plus retirées où il va au devant de tous, sans a priori, il a pour seule volonté le désir de convaincre chevillé au corps. S’il a plutôt une sensibilité de gauche au départ, il a voté Bayrou à deux reprises aux présidentielles et il se réalise avant tout dans des engagements concrets. Son investissement associatif et sa personnalité lui valent d’être élu député suppléant de Samantha Cazebonne en juin 2017. L’ex chef d’établissement scolaire qui a été investie par En Marche fait alors appel à lui pour former un duo d’élus promettant du changement dans le style qu’elle veut direct, engagé, franc. Cela correspond parfaitement aux promesses d’un Emmanuel Macron qui veut alors régénérer la vie politique en faisant appel à des femmes et hommes nouveaux, n’ayant pas connu l’habituel parcours fléché des hommes et femmes d’appareils, encartés très tôt, formés sur les bancs de Sciences Po à devenir des professionnels de la chose politique.
Stéphane Vojetta et sa suppléante en campagne en 2022
Le duo Cazebonne-Vojetta ne survit pas à l’élection
Le duo va très bien fonctionner pendant un premier mandat écourté par l’élection de Cazebonne au Sénat en 2021. Vojetta devient alors député à part entière et rentre à l’Assemblée. « Remontada » c’est aussi la confession d’un homme politique atypique. Qui n’a pas cherché la lumière. Que les circonstances poussent au premier rang. Dans ce livre il se met à nu sans calculs, lui qui se voit comme un outsider, un véritable « underdog », un transfuge de classe issu d’un quartier populaire de Toul dans l’Est de la France. Il va puiser dans ses origines, dans sa culture populaire et son vécu professionnel une capacité à se sublimer et à gagner face à Valls piégé par sa propre suffisance et qui ne voit pas qu’il a face à lui un politique de terrain apprécié très largement.
« Malheureusement pour lui, cette fois-ci il n’aura pas d’article 49.3 sous la main pour se débarrasser du frondeur Vojetta. Il faudra passer par les urnes ».
Le récit politique de la chute de Valls
Ce récit politique de plus de trois cents pages qui s’avalent avec délice est celui d’un superbe tour de force qui sera aussi très commenté par la presse et fera de Vojetta le tombeur médiatique de Valls, une aventure politique dans laquelle il a affirmé une manière de communiquer très moderne entre spontanéité et intuitions gagnantes, pleines de référence à une culture populaire qui parle à tous.
Une communication qui fait mouche
Ses tweets de campagne font mouche. Depuis le « pas que je sache », quand il réagit en ligne à l’information du parachutage de Valls sur la circo. Un tweet qui sera d’emblée partagé largement et lui permettra de gagner en surface médiatique sur les incontournables réseaux sociaux et auprès des journalistes politiques qui dès lors se mettront à le suivre davantage. Se saillies pertinentes et drolatiques révèlent un homme habile naturellement en communication 2.0 et que les réseaux sociaux n’effraient pas. Il devra d’ailleurs parfois convaincre sa propre équipe de campagne de ne pas le brider. On devine aussi un individu au sens de l’humour très affirmé.« La référence de pensée politique durant ces années adolescentes, c’était le Jean-Jacques Goldman de “Au bout de mes rêves”, “Envole-moi” ou “Là-Bas”, plutôt que Karl Marx ou Jean-Paul Sartre ».
A la fin de sa campagne on le voit ainsi sur une intuition faire un selfie à la sortie du village de « Valls » en Espagne, devant le panneau de signalisation où le nom de la localité barré de rouge laisse entendre que l’heure de l’élimination est proche pour l’ex premier ministre.
Une campagne à l’énergie sous forme de road movie
Vojetta a su mobiliser une énergie rare qui l’a fait s’engager dans un véritable « road movie » de terrain pour aller à la rencontre de ses électeurs. En ce sens le récit politique pourrait être un excellent manuel d’entrée en politique pour tous les impétrant(e)s qui veulent se lancer dans la vie politique à l’étranger et découvrir ses spécificités dont la principale est la gestion de l’éloignement puisqu’on parle ici d’une circonscription étendue sur 4 pays différents distants de plusieurs milliers de kilomètres.
« Tout au long de ce road trip, je vais parcourir près de 5.000 kilomètres, et je serai au volant lors de chaque mètre du trajet. Sur les portions que j’ai réalisées en solitaire, bien sûr (dont l’étape de 300 kilomètres entre La Corogne et Gijón prévue demain après-midi), mais aussi quand j’étais accompagné de Yann, Nathalie, Bruno, Baudouin, Bérénice et tous ceux qui sont montés à bord de la « Vojmobile ».
Dans la dernière ligne droite, en étape à Vigo, il avoue avoir perdu cinq kilos en cinq jours et on sent le candidat au bord de la rupture.
Un récit sans filtre qui dit aussi les doutes et le désarroi face aux trahisons
La fatigue, le désarroi, les hésitations de certains, rien n’est en effet dissimulé. Et on suppose que le livre donnera le sourire à ses proches et fera grincer quelques dents chez ceux qui n’ont pas été toujours fair-play avec le député. Car le livre se veut aussi comme une réflexion sur la loyauté et interroge la réalité des liens qu’on bâtit en politique. Malgré une relation politique forte, Vojetta va être lâché, certains diront trahi, par l’ex député Samantha Cazebonne qui devient la présidente du comité de soutien de Valls. On voit aussi le caractère tortueux des états-majors parisiens, qui enterrent trop vite les chances de Vojetta de l’emporter face à la notoriété de l’ex premier ministre… Preuve s’il en est du centralisme démocratique de la vie politique française où le sort d’élus de terrain peut se jouer sur un coin de table de l’Elysée. Le livre montre ce que c’est de devenir un dissident, quand on est pourtant loyal au Macronisme. Il y a aussi le réalisme un peu cynique qui voit les états-majors adouber à nouveau Vojetta pour le deuxième tour après son tour de force du premier. Ce dernier montrera au passage sa capacité à négocier pour entrer à la commission des affaires économiques de l’Assemblée, en faisant monter les enchères.
Un livre jamais amer, avec une éthique d’écriture
Le livre n’est jamais amer, il ne comporte aucune méchanceté gratuite ou ironie perfide de campagne et il révèle aussi une forme d’éthique d’écriture appréciable à l’heure où les politiques sont critiqués pour leur langue de bois ou au contraire pour la violence de leurs propos.
Vojetta va non seulement gagner cette élection mais faire progresser la participation électorale dans ces élections à l’étranger qui connaissent habituellement une abstention massive. Avec 57 pour cent au second tour et 15000 voix il réalise le score le plus important en trois élections législatives. Il s’affirme donc en habile politique atypique doublé d’un promoteur de la démocratie de terrain.
Le deuxième tour face à Renaud Le Berre soutenu par la NUPES
Au deuxième tour il affronte un candidat de gauche en la personne de Renaud Le Berre implanté à Barcelone et enseignant au Lycée français qui est soutenu par la NUPES.
On sent dans le livre son respect pour le Berre mais un rejet fort du Mélenchonisme qui est pour lui « un populisme à tendance insurrectionnelle », « une alliance entre la démagogie et le mensonge ». C’est là probablement sur le fond un des rares points d’accord idéologique partagé avec Manuel Valls. Il sait que la dynamique macroniste de 2017 n’est plus la même cinq ans après et il va mobiliser ses forces face à ce qu’il perçoit comme une candidature mélenchoniste.
« Cette défaite probable face à la gauche unie derrière Jean-Luc Mélenchon et sa Nupes, après nos victoires de 2017 (Législatives), 2018 (élection législative partielle), 2019 (Européennes) puis 2021 (Consulaires), je ne peux pas l’accepter ni m’y conformer. Ni pour moi, ni pour ma famille politique ».
Le récit de la conquête de haute lutte d’un siège
Ce livre ne règle pourtant aucun compte personnel. Il restitue le récit documenté de cette remontada incroyable. Il permet la rencontre avec une personnalité attachante qui dira dans une interview au Monde qu’il ne peut faire comme si rien ne s’était passé. Un homme qui a de la mémoire. Qui a dû emprunter le chemin de la dissidence pour ne pas être effacé de l’Histoire. Un homme qui sait d’où il vient et probablement où il va. Rougirait-il ou sourirait-il si on voyait en lui le Rocky Balboa de Madrid, le Gladiator de Toul ? Stéphane Vojetta est surtout un député solidement installé à l’Assemblée. Je vous invite à découvrir le récit de la conquête de son siège de haute lutte.
Echange avec Stéphane Vojetta : « investir Valls a été une énorme erreur »
Boris Faure : Stéphane Vojetta, vous êtes député sortant quand la préparation de l’élection législative de 2022 place Manuel Valls sur votre route. Les rumeurs vont monter puis ensuite la perspective concrète de son investiture par « Ensemble » et la majorité présidentielle. Quelle est votre réaction ?
Stéphane Vojetta
Stéphane Vojetta : Je réalise en effet que Manuel Valls va être investi. Ce qui apparait d’emblée à mes yeux comme une énorme erreur politique que de penser qu’il peut remporter l’élection sur la 5ème circonscription des Français de l’Etranger.
Mais l’entrée de Valls dans cette élection change absolument tout. Cela amène une attention de la presse qui n’aurait jamais existé sinon. Je me retrouve à mon corps défendant dans une bataille médiatique. J’ai la conviction que Valls va perdre. Mais il faut éviter aussi la défaite de ma famille politique. Il y a un défi car la plupart du temps les candidatures dissidentes sont vouées à l’échec. Ma conviction personnelle c’est que je connais bien ma circonscription et mes électeurs. Je me dis qu’il y a un coup à jouer. Même si certains pensent que je vais me faire éliminer par Valls qui revendique le soutien du Président de la République. Il faut que je m’organise pour transformer une campagne classique en campagne réinventée.
Boris Faure : Samantha Cazebonne dont vous étiez le suppléant à l’Assemblée avant qu’elle ne soit élue sénatrice va soutenir Valls. Est-ce que cela fait mal ?
Stéphane Vojetta :La première version de ce récit, écrite dans la foulée de la campagne, était plus dure envers tous ceux qui ont laissé passer l’investiture de Valls. Me voir abandonné par des gens que je voyais comme des amis ou des proches, cela a été un coup au foie que j’ai dû encaisser. Dans le livre je ne parle pas en mal de Samantha, au contraire je dis même tout le bien que je pense d’elle et de son action de député. Sur la campagne elle a dû suivre ou assumer sa part et elle a fait le job. Je reconnais que c’était certainement sa mission. Elle n’aurait pas pu me soutenir. Certains ont dit qu’elle avait peut-être fait du zèle en devenant présidente du comité de soutien de soutien de Valls. Elle aurait pu frapper du poing sur la table en disant haut et fort que c’était une mauvaise décision que de l’investir. Tout comme Guérini ou Emmanuel Macron auraient pu aussi s’exprimer contre cette investiture. Mais après la réélection présidentielle de 2022 on est pris dans le tourbillon, il y a 577 investitures puis 577 campagnes à mener et un Valls qui pèse. Personne ne lui a dit « Manuel tu vas faire une connerie ». Je suis le seul à taper sur la table. Avec Samantha cette élection a laissé des traces et on a mis un peu de temps à rebâtir notre relation.
Boris Faure : Manuel Valls sera battu au 1er tour et appelle à faire barrage à la NUPES sur le deuxième qui vous oppose à Renaud Le Berre. Vous adressez un mot cordial à l’ancien Premier Ministre auquel il ne répond pas…
Stéphane Vojetta :Attendez, je vérifie mes SMS. Il n’a toujours pas répondu à ce stade (rires…). Le fait de ne pas avoir de contacts avec lui pendant la campagne faisait partie du récit. Je n’avais pas ses coordonnées. Je pensais qu’il me passerait un coup de fil avant l’investiture pour essayer de me convaincre. Il ne le fait pas et agit comme un bulldozer en me passant au-dessus de la tête. Je n’ai pourtant pas ressenti de violence chez Valls, mais de l’ambition, des certitudes héritées de sa position de toute puissance au sein de la République. Il est aussi très bon à la tribune, il faut dire ce qu’il est. Tout cela l’expose aussi à des pièges. Il ne voit pas les angles morts. Il est sans doute convaincu qu’il a toujours raison.
Boris Faure : Votre communication politique est originale et très moderne. Il y a votre road trip qui vous permet de labourer le terrain mais aussi votre style alliant le sérieux et l’humour, le premier et le second degré. Pouvez-vous m’en parler ?
Stéphane Vojetta :Ma campagne de candidat officiel allait être « proche de vous ». J’allais faire un road trip quoi qu’il arrive. J’assumais de faire beaucoup de réunions publiques même si c’était pour converser avec trois personnes dans un coin reculé. Je voulais présenter l’image d’un élu proche des Français de sa circo. Sans mentionner formellement Valls je vais m’assurer que dans ma communication je suis perçu comme l’antithèse de sa campagne et de son positionnement. Je ne vais pas faire de déclarations grandiloquentes. Je vais parler de politique comme je le fais avec mes copains, de façon directe. Je parle le langage de la proximité, je démontre mon absence d’ambition politique réelle. Il fallait mettre en avant ma dose de sincérité, enlever le filtre, faire apparaître aussi la déception, la tristesse, la colère dans ma communication. Quand on leur parle d’émotion, ça parle aux gens. J’essaie toujours d’utiliser des mots qui révèlent une émotion dans mes interpellations aux ministres ou à l’assemblée. En écoutant les membres de la classe politique tu as trop souvent l’impression d’entendre parler des notaires ou des avocats. Exprimer tes frustrations, ta colère, cela crée une empathie. C’est ma manière habituelle de faire les choses. Y compris quand j’étais dans mes fonctions de président d’une association de parents d’élèves à Madrid. Du sincère et du direct.
Boris Faure : Dans ce livre il y a aussi l’hommage à une culture populaire que vous valorisez pendant la campagne car elle correspond à vos origines.
Stéphane Vojetta :La culture populaire, c’est Rocky, Gladiator, Goldman, Sardou, Miley Cyrus. Ce n’était pas volontaire. Mais c’est ma culture. C’est la culture d’où je viens. Chez moi à table on parlait de Johnny et de Sardou. J’ai fait des exposés en 3ème sur Jean-Jacques Goldman… et pas sur Jean-Paul Sartre. J’ai convoqué Booba à mes côtés à l’assemblée. Les gens il y a des références qui leurs parlent et d’autres qui ne leur parlent pas. On reproche parfois à Emmanuel Macron de ne pas se mettre à la hauteur des gens, avec des mots trop compliqués et forcément cela crée une distance. Moi je suis plutôt Top 50 que La Pléiade. Je suis de Toul d’un quartier classé en ZEP. Origines populaires, culture populaire, je ne renie aucun des deux.
Boris Faure : Vous parlez dans le livre de la posture de transfuge de classe…
Stéphane Vojetta :Tout cela je ne l’ai jamais dit jusqu’à maintenant. Au fur et à mesure que tu montes et que tu réussis à gravir les échelons en tant que transfuge de classe tu essaies de masquer tes origines. Tu crois que le secret de la réussite c’est cela. Un de mes patrons de banque en Espagne, une personne très bien née, m’a conseillé jadis de renoncer à mes ambitions en Espagne pour retourner « chez moi ». J’ai souvent perçu le fait de dissimuler mon identité réelle comme le secret de la réussite. Dans mon livre il y a un message d’espoir sur le fait que l’on peut s’engager en partant d’en bas et arriver néanmoins à faire bouger les choses. J’espère que des jeunes liront ça. Il y a des parcours de vie qui sont possibles. Je voudrais ouvrir les mentalités.
Boris Faure : Une de vos grandes victoires est de faire progresser la participation électorale, non ?
Stéphane Vojetta :C’est une victoire démocratique. On a fait remonter la participation électorale presque au niveau de la présidentielle. On a réussi à intéresser les gens, à les faire réagir. Bien sûr la présence de Valls attire la presse nationale et a donné une grande visibilité à l’élection. Du coup les Français vont s’intéresser beaucoup plus à cette élection locale. En Juin la campagne et le duel avec Valls devenaient LE grand sujet de conversation sur la circo. La grande différence avec mes collègues députés de l’hexagone c’est aussi que nous avons accès aux adresses mails de nos électeurs. Cela permet d’aller plus loin en profondeur dans la communication. Avec des taux d’ouverture de 30 à 40 pour cent. Dans ma newsletter de député j’essaie d’être aussi précis que possible dans ma communication. Les gens qui la lisent reviennent vers moi avec des commentaire structurés sur mes opinions. Je fais aussi des enquêtes qui peuvent réunir jusqu’à trois mille réponses. C’est un des éléments structurants de notre rôle et de notre capacité d’action. J’ai aussi mis en place ma « ligne directe Whatsapp » qui permet des interpellations directes. Je mentionne Ivo et Jocelyne, deux personnes qui étaient franchement contre moi et qui ont fini par me soutenir grâce à l’échange et au dialogue.
Boris Faure : Votre écriture est faite de sincérité. Vous ne cachez rien de vos états d’âme et des coulisses de la campagne. Comment avez-vous écrit ce livre ?
Stéphane Vojetta :Cela a été une campagne basée sur l’émotion. Chez les électeurs, et chez moi. Avec des moments de doutes. J’ai eu l’impression parfois d’être un fugitif. Je me demandais si les gens allaient résister à l’attrait de voter pour un ancien premier ministre soutenu par le président de la république. Il y a cette nuit que je décris. C’était à Vigo. C’était le « low point » de la campagne. La tristesse. Les doutes. Des amis avec qui j’ai passé des vacances ont fini par voter pour Valls. Quand tu es seul sur la route ces pensées remontent. Notamment parce qu’on a vécu des décès sur la campagne et ça m’a renvoyé à des choses intimes, le rapport au deuil, à mes origines et à mon père. Mais sans misérabilisme.
Le livre a été écrit en 6 semaines l’été dernier pendant la période de pause parlementaire. A chaud. Au fil de mes voyages en train et en avion j’ai pu le compléter. Je n’ai décidé que récemment de le publier, car je suis arrivé à la conclusion que cette histoire devait être racontée. C’est pour cela que je le fais en auto-édition pour rester libre du calendrier. Le but du jeu c’est que les Français de l’Etranger y aient accès. S’il se vend bien je m’engage à réinvestir les profits au bénéfice des associations de ma circonscription.
Vous êtes de plus en plus nombreux à décider de prendre votre retraite dans un autre pays que la France. Si en Europe il existe de nombreux accords de sécurité sociale, en dehors de l’Union européenne la couverture maladie peut être rapidement un problème. S’il existe des assurances privées ou semi-publiques comme la CFE pour vous couvrir dans ces pays, les retraités préfèrent continuer leur suivi médical en France. Mais alors dans ce cas qui va prendre en charge ces actes médicaux ? La bonne nouvelle, c’est que si vous êtes pensionné(e) par un organisme français, vos soins sont pris en charge lors de voyages en France. On vous explique tout !
15 ans de cotisations effectives
Si vous êtes titulaire d’une pension ou rente de vieillesse ou d’une pension de réversion :
– rémunérant au moins 15 ans d’assurance en France, et – servie par un régime de base de sécurité sociale français, – et que vous n’exercez pas d’activité professionnelle,
la législation française vous permet de bénéficier de la prise en charge de vos soins de santé lors de vos séjours temporaires sur le territoire français.
Cependant, en ce qui concerne l’hospitalisation, la prise en charge des frais au-delà d’un mois sera subordonnée à une reconnaissance préalable de nécessité de poursuite des soins (un contrôle médical sera effectué préalablement à la décision individuelle qui sera prise par la caisse primaire d’assurance maladie à la diligence de l’établissement hospitalier).
Mais, et c’est important de le noter, seuls les titulaires de pensions ou de rentes, ainsi que leurs enfants mineurs peuvent bénéficier de ces dispositions en cas de séjour en France. Ainsi, le conjoint qui réside avec vous à l’étranger, et vous accompagne en séjour en France, ne peut pas obtenir la prise en charge par le régime français des soins de santé qui lui sont dispensés lors de ce séjour. Afin de garantir la prise en charge de ces soins lors d’un séjour temporaire en France, il lui est conseillé de souscrire, préalablement au séjour, une assurance « soins de santé et hospitalisation ».
Quelles démarches ?
Le Centre NAtional des REtraités de France à l’Etranger (CNAREFE), situé à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Seine-et-Marne, assure la gestion des dossiers et des paiements des soins reçus lors d’un séjour en France par ces retraités résidant à l’étranger (hors UE/EEE/Suisse).
Le CNAREFE procède à l’affiliation du pensionné résidant à l’étranger (création ou mutation de l’ancienne caisse d’affiliation, selon la situation), au contrôle de l’ouverture des droits, à l’émission de la carte vitale et à toutes activités nécessaires dans la gestion du bénéficiaire.
Un formulaire de pré-inscription est accessible sur ameli-rfe.fr.
Et la CFE ?
La Caisse des Français de l’étranger propose une option qui permet de récupérer sa carte vitale et d’assurer la prise en charge dans toutes les situations. Si vous avez décidé d’adhérer à cette formule « France Expat Santé » alors vous devez envoyer toutes vos demandes de remboursement pour des soins reçus en France à l’adresse suivante : Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Seine-et-Marne 77605 Marne La Vallée Cedex 03 – France
Mais qui finance ?
Hors CFE, c’est le contribuable, donc vous le plus souvent ou vos proches, qui finance cette solidarité nationale.
En effet, si la résidence fiscale n’est plus établie en France, vous n’avez à payer ni la cotisation sociale généralisée (CSG), ni la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) ni la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa).
À la place, une cotisation d’assurance maladie est retenue sur vos pensions si vous êtes à charge d’un régime français. C’est le cas notamment si vous avez des droits lors de vos séjours temporaires en France, dans les conditions mentionnées au point 2.
En règle générale le taux de cotisation est de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la pension complémentaire. Pour les retraites d’un régime de travailleur indépendant, le taux de cotisation sur la retraite est de 7,1 %.
L’innovation franco-américaine, sa diversité et la vitalité de l’écosystème de la Bay Area encore une fois récompensées lors des FABA 2023.
Les FABA en quelques lignes
Développement durable, industrie viticole, gastronomie, et bien sûr digital / tech, biotech et santé… La liste des candidats et lauréats est impressionnante ! Les prix attribués récompensent, sur sélection des membres du jury regroupés au sein de plusieurs comités dédiés, les entreprises et les personnes dont les parcours franco-américains et les performances ont été exemplaires en 2022.
Pour faire suite à notre article d’avril dernier sur la compétition pour la catégorie start-ups des French American Business Awards (FABA) 2023 (une des 8 catégories), voici tous les détails de la dernière cérémonie en date des FABA, à laquelle nous avons participé.
Cette 8ème édition des FABA, organisée par la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco (FACCSF), sous l’égide de ses deux co-présidents, Amy de Rouvray et Ludovic Ulrich et de sa Directrice Exécutive, Anne-Emmanuelle de Boysson, a eu lieu le 1er juin 2023, au Palace Hotel, à San Francisco (ouvert depuis 1875 !), avec la présence spéciale de Frédéric Jung, le Consul Général de France à San Francisco et devant une assemblée de plus de 250 représentants de la communauté d’affaires franco-américaine.
Moments de networking, discours du Consul, remerciements, dîner sur invitation privée, cérémonie pour l’annonce et la remise des prestigieux trophées, les French American Business Awards constituent l’événement business phare de l’année pour la FACCSF et une cérémonie exceptionnelle qui récompense les meilleures entreprises, entrepreneurs et dirigeants franco-américains basés dans la Bay Area, pour leurs résultats remarquables et leur performance durable en matière de gestion, d’innovation et de leadership. Pour cette 8ème édition des FABA, 10 entreprises et/ou personnalités ont été récompensées. Vous trouverez toutes les photos de la cérémonie via ce lien. Pour le concours des startups, deux startups sont généralement récompensées par le Prix du Choix du Public et le Prix du Jury. Pour la première fois depuis la création du concours de startups, la même startup, Surge, dans le domaine de la santé, a été choisie par les deux jurys !
La France et son impact sur le domaine économique, de l’environnemental et du sociétal à l’honneur…
Au cours de son discours d’ouverture, le Consul Général de France a souligné les bons chiffres et le dynamisme de l’écosystème des entreprises françaises sur le marché américain : « Les quelques 20 000 Français de la circonscription de San Francisco comptent vraiment dans les domaines de la technologie, de la santé, des services aux personnes, de la gastronomie et bien d’autres… Saviez-vous, par exemple, que les entreprises françaises sont le numéro 1 européen et les quatrièmes employeurs en Californie ?». En effet, les entreprises françaises se distinguent dans de nombreux secteurs tels que la technologie, la médecine / services de santé, l’industrie agro-alimentaire et viticole, ou encore le développement durable, et « sont donc bien le 4ème employeur étranger en Californie ! ». Et ce dynamisme n’est pas seulement local, il se retrouve et se répercute également en France et en Europe, tel que les parcours des anciens lauréats des FABA peuvent en témoigner : « Suite au dernier rapport 2023, la France arrive en tête des investissements étrangers en Europe cette année », nous rappelle fièrement le consul.
Sans plus de suspense, voici la liste tant attendue des lauréats…
Prix de la Femme Leader : Marylène Delbourg-Delphis, inspiratrice !
Une carrière passionnante et inspirante pour toutes et tous ! Mme Marylène Delbourg-Delphis est une serial entrepreneuse et PDG de nombreuses startups de la région. Également consultante exécutive et membre de plusieurs conseils d’administration, elle s’est distinguée par son parcours sur des produits d’avant-garde, ce tout au long de sa carrière. Depuis 30 ans, elle permet aux organisations de remodeler continuellement leur avenir en créant des plateformes et des applications révolutionnaires en tant que PDG à temps plein (4 entreprises) ou partiel, membre de conseils d’administration ou conseillère experte (pour plus de 30 entreprises). Lors de son discours, elle a souligné que son but, et sans doute la raison de son succès, sont dus « au fait de mettre son leadership au service d’autrui ». Merci et félicitations Marylène !
Trophée de la Startup de l’année – Prix du Public et Prix du Jury : Surge fait l’unanimité !
Surge a reçu à l’unanimité le prix du public et celui du jury lors de la compétition de la startup de l’année. Surge est spécialisée dans la prédiction des risques post-opératoires à partir de l’étude du système immunitaire des patients, augmentée d’une dose de data science et d’intelligence artificielle. Pour la première fois, Surge, dans la catégorie Start Up de l’Année, remporte à la fois le Prix du Public et le Prix du Jury (qui sont 2 processus de sélection distincts).
Comme nous l’ont expliqué avec maestro deux de ses co-fondateurs, Dyani Jones et Brice Gaudilliere, actuellement 1 intervention chirurgicale sur 5 se termine par des complications postopératoires, ce qui entraîne plus de 22 millions de personnes subissant des complications chaque année aux États-Unis et en Europe seulement. Malgré ce fardeau significatif, l’approche actuelle pour évaluer l’aptitude d’un patient à la chirurgie repose principalement sur l’intuition des chirurgiens. Avec une performance prédictive nettement supérieure à celle des produits et méthodes en place, le produit de Surge, PreCyte Surgical, identifie les patients à risque pour des complications post-opératoires. Un avenir prometteur pour cette jeune pousse qui se focalise sur la prévention des risques, un domaine clé pour la réduction des coûts de santé et le bien-être des patients ! A suivre de près !
Prix Technologie pour une société de moins de 50 millions de dollars de revenus ou de financements : félicitations à Vectice!
Vectice propose un logiciel de management spécialisé dans le domaine de la Data Science. La société est dirigée par une équipe d’entrepreneurs chevronnés qui se sont donnés pour mission de révolutionner la façon dont les équipes de Data Science des entreprises suivent leurs actifs, gèrent les connaissances et collaborent avec le reste de l’entreprise.
La société est en recherche active de partenariats, donc n’hésitez pas à les contacter !
Prix Technologie pour une société de plus de 50 millions de dollars de revenus ou de financement : Front, dans la lumière des projecteurs des FABA !
Front développe des outils de communication entre les entreprises et leurs clients. Son Architecte en Chef, Andersen Yu, nous explique : « Front est une plateforme d’opérations client qui permet aux équipes de support et de service client, de vente et de gestion de comptes de fournir un service exceptionnel à grande échelle. Front rationalise la communication avec les clients en combinant l’efficacité d’un service d’assistance et la familiarité de l’email, avec des workflows automatisés, de l’utilisation de données contextuelles et une collaboration en temps réel en coulisses. »
Ainsi, avec Front, les équipes peuvent centraliser les messages provenant de différents canaux, les diriger vers la bonne personne et débloquer la visibilité et les insights sur l’ensemble de leurs opérations client. Plus de 8000 entreprises utilisent Front pour stimuler l’efficacité opérationnelle, prévenir l’attrition et améliorer la rétention client et, au final, propulser la croissance des entreprises.
Prix des Sciences de la Vie et de la Santé : les lauriers pour DNA Script !
Déjà nominée en 2022, DNA Script remporte le trophée FABA 2023 dans la catégorie « Healthcare and Life Sciences ». Une superbe réussite à échelle franco-américaine, créée à Paris en 2014, DNA Script est une startup qui développe une technologie de synthèse d’ADN utilisant une technologie innovante et brevetée à base d’enzymes, facilitant ainsi les recherches en génomique (en en sciences omiques en général !) ainsi que les avancées cliniques et vers la médecine de précision pour les patients et professionnels de santé.
Comme nous le confirme sa Directrice Marketing, Joanne Dimitrakopoulos, « DNA Script a été créée pour révolutionner la synthèse d’ADN avec des enzymes. Nos efforts principaux de recherche et développement ont permis des avancées dans l’ingénierie enzymatique, les chimies de surface et de nucléotides, ainsi que dans les instruments ». L’intégration de ces innovations a donné naissance à SYNTAX™️, la première imprimante d’ADN de table alimentée par une technologie enzymatique.
Prix du Développement Durable : Ecovadis fait le score !
Ecovadis aide les entreprises à être plus éco-conscientes et à se focaliser sur des pratiques durables en réalisant des évaluations RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Celles-ci les encouragent à prendre en considération et à travailler à la résolution des problèmes environnementaux (et notamment de leurs propres impacts !), sociaux et éthiques tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement. Ecovadis est le fournisseur le plus fiable au monde de notations dans ce domaine ! De nombreux acteurs clés du monde économique et industriel, les institutions financières et les organisations publiques comptent sur EcoVadis pour surveiller et améliorer la performance RSE de leurs entreprises, clients, fournisseurs et partenaires. Pour contribuer à la protection de notre planète dans le contexte actuel d’accélération des risques environnementaux et sociaux, une réussite française à mettre en avant !
Prix de la Personnalité Viti & Vinicole de l’année : félicitations à Claire Weinkauf – Propriétaire et vigneronne de Picayune Cellars
Claire Weinkauf est PDG de Picayune Cellars, basée à Calistoga. Originaire d’Auvergne, elle a cofondé Picayune Cellars en 2011. Claire a grandi dans le pays des volcans et des fromages de légende. Inspirée par la puissance d’un grand cru de Mouton Rothschild, elle gravit toutes les étapes et obtient un diplôme en œnologie au Chili, avant de se rendre en France pour travailler les vendanges à Saint Emilion et dans la région Côte du Rhône. Picayune Cellars est un négoce viticole qui se consacre à la production de nectars de grande qualité et d’une valeur exceptionnelle. Claire assemble des vins des terroirs de la Napa Valley et de la côte de Sonoma. La clef sur l’étiquette des bouteilles symbolise le « compas » à utiliser en chemin pour découvrir les vins de Californie et leurs secrets.
Trophée de l’Entreprise Agro-alimentaire : Petit Pot
Dans le domaine de la gastronomie, Petit Pot remporte le FABA de la catégorie « Food ». Petit Pot apporte les célèbres traditions des yaourts et des desserts laitiers français de qualité en Amérique. Inspirés par nos recettes d’enfance en France, les délices de Petit Pot sont toujours réalisés avec la qualité du savoir-faire agro-alimentaire français, en y ajoutant une touche locale. Les équipes de Petit Pot se concentrent sur l’emploi d’ingrédients simples et naturels de la plus haute qualité, ainsi que sur un emballage exceptionnel et attractif : vanille, chocolat, pistache, crème brûlée, riz au lait et nous en passons, il faut vite essayer toutes la gamme des saveurs !
Une belle reconnaissance de la croissance de l’entreprise installée à Emeryville, qui avait remporté en 2015 le FABA de la startup de l’année. « Nous sommes une petite équipe de 44 passionnés, et nous sommes au tout début d’une aventure extraordinaire », nous prédit Eric Lallart, PDG de l’entreprise.
Prix du Mérite : Maison Porcella
C’est Maison Porcella, une charcuterie familiale réputée au sein de la communauté, située dans le comté de Sonoma, qui obtient les lauriers du jury dans cette catégorie.
Avec plus de 10 ans d’expérience culinaire d’influence française, italienne et américaine, Mr. Marc-Henri Jean-Baptiste a créé Maison Porcella afin de présenter à sa clientèle des produits de charcuterie exceptionnels. Maison Porcella offre de la charcuterie à la française, des entremets pâtissiers, ainsi que des produits traiteur, de sources locales et dans la veine du mouvement Slow Food. Leur premier espace de vente au détail et restaurant est ouvert depuis novembre 2022. A recommander à tous les gastronomes, et consommer dans la tradition philosophique épicurienne bien sûr !
Exemple de réussite transatlantique, Sébastien Deguy se voit décerner le Prix du Parcours Technique pour ses contributions dans le domaine de la 3D, un prix qui fait écho à l’Oscar scientifique et technique qu’il a reçu en février dernier. Sébastien a fondé Allegorithmic en 2003 (rachetée en janvier 2019 par Adobe !) pour développer les idées contenues dans sa thèse de doctorat, achevée fin 2001.
En tant que CEO, Sébastien a conduit Allegorithmic à devenir un leader du marché en matière de texturation 3D avec la ligne de produits logiciels Substance, utilisé par les plus grands jeux vidéo et par nombre de films, étant un composant critique des workflows de production pour les jeux, les effets visuels, le marketing, le design de produits dans bien des secteurs.
« Avant de faire ma thèse, j’ai raté le concours d’entrée à l’école de cinéma la FEMIS… », (NDLR : Fondation Européenne pour les Métiers de l’Image et du Son), nous a-t-il confié. « Je voulais devenir réalisateur ! Cet Oscar me ramène à mes premières amours, puisqu’à défaut de réaliser des films, j’ai construit un outil qui contribue à leur création », continue Sébastien, interrogé par Jean-Claude Viollier, Vice-Président Exécutif, en charge de la région USA Ouest pour Capgemini. Au cours de ce « fireside chat », Sébastien et Jean-Claude ont abordé de nombreux domaines du monde technologique et bien sûr l’intelligence artificielle et son impact sur l’industrie et le processus créatif. Sébastien partage son point de vue : « Il y a aura toujours des personnes qui voudront repousser les limites de l’intelligence artificielle, et qui seront à la recherche de contenus de qualité. L’intelligence artificielle va nous amener à repousser le champ des possibles, et à placer la barre des exigences toujours plus haut. ». Félicitations Sébastien !
Déjà en piste pour l’année prochaine !
En guise de conclusion, nous souhaitons faire deux clins d’œil et partager avec nos lecteurs les anecdotes de l’événement. En voici deux que nous avons retenus : premièrement, il semble que la région Auvergne soit plus que toujours confirmée comme un foyer de talents, puisque plusieurs des lauréats et participants VIP des FABA ont mis leur région d’origine à l’honneur ! Également, la Table numéro 5, sponsorisée par EPAM Systems, a quant à elle établi un record à battre : 30% des convives y ont gagné un prix FABA en 2023 !
Encore bravo à tous les nominés et lauréats des FABA de 2023, longue vie aux FABA et nous vous disons d’ores et déjà à l’année prochaine pour l’édition 2024, en cours de préparation ! N’hésitez pas à contacter la Chambre de Commerce Franco-Américaine de San Francisco à ce sujet !
Le 08 juin dernier, c’était la journée internationale de l’océan ! TV5MONDE, qui couvre les 5 continents et toutes les mers, vous propose de découvrir une sélection de documentaires sur sa plateforme d’AVOD francophone, disponible dans le monde entier (sans VPN). Avec TV5MONDEplus, vous embarquerez pour une traversée qui vous conduira des rivages rigoureux du Canada aux lagons de Tahiti !
Les sentinelles bleues
6 épisodes de 15 minutes
La comédienne Héloïse Martin part à la rencontre de ceux qui se mobilisent pour la préservation des océans. Pollution plastique, montée du niveau des océans, disparition de la faune aquatique, les océans souffrent. Si on ne réagit pas, ils pourraient cesser de jouer leur rôle de régulateurs du climat. Pour éviter cela, scientifiques, entrepreneurs, artistes ou simples citoyens ne manquent pas d’initiatives !
Océania
6 épisodes de 24 minutes – Présentation : Boucar Diouf.
Traverser l’Atlantique, accompagner des pêcheurs de thon rouge, rechercher des épaves, partir à la découverte du requin du Groenland ou sillonner les eaux du Saint-Laurent, c’est ce que propose « Océania », en compagnie du scientifique et humoriste Boucar Diouf.
L’odyssée pacifique
Un film documentaire de 84 minutes
Îles Marquises, Fidji, Bora-Bora, Tahiti… De voilier en voilier, le globe-trotteur et cinéaste Guillaume Beaudoin rencontre des personnes engagées et inspirantes qui innovent pour protéger l’équilibre et la beauté de leur environnement. À chaque escale, un constat : l’action collective commence par un effort individuel.
Les îles de l’Atlantique
15 épisodes de 24 minutes
Source de fascination, de mystère, de convoitise, l’île comme support du rêve… De Miscou à Lennox en passant par Pictou, à l’abordage des îles Atlantique et de leurs habitants.
La course folle
8 épisodes de 45 minutes
Incursion aux îles de la Madeleine, pour neuf semaines de pêche au homard, une activité à l’intensité insoupçonnée. Une course folle s’engage, dont dépend la vie de tout un village.
Les taxis volants électriques seront « au rendez-vous » des Jeux olympiques et paralympiques de Paris l’année prochaine, ont assuré mardi 20 juin leurs promoteurs, alors que ces appareils novateurs ne sont pas encore autorisés à transporter des voyageurs.
« On est en ligne avec l’objectif du service commercial à Paris en 2024 », a affirmé le directeur général exécutif du groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Paris, Edward Arkwright, lors d’une conférence de presse au salon aéronautique du Bourget : « on sera au rendez-vous ».
ADP et ses partenaires dans ce projet, le constructeur allemand Volocopter et la région Île-de-France, effectuent depuis 2021 à l’aéroport de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin (Val-d’Oise, nord de Paris) des campagnes d’essai des appareils « VoloCity » : « plus de 20 vols totalisant 200 km ont été réalisés », a indiqué M. Arkwright.
ADP et ses partenaires dans ce projet, le constructeur allemand Volocopter et la région Île-de-France, effectuent depuis 2021 à l’aéroport de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin (Val-d’Oise, nord de Paris) des campagnes d’essai des appareils « VoloCity ». [Shutterstock/VanderWolf Images]
3 routes pour les taxis volants
Les trois routes des futurs taxis volants relieront l’aéroport de Paris–Charles-de-Gaulle à celui du Bourget, ainsi que l’héliport d’Issy-les-Moulineaux respectivement à l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École près de Versailles, et à Austerlitz dans le sud-est de Paris, où les appareils atterriront et décolleront d’un « vertiport » installé sur une barge amarrée à un quai de la Seine.
De son côté, la présidente de l’Île-de-France, Valérie Pécresse, a indiqué que la région allait « s’engager à la hauteur d’un million d’euros » pour financer la construction de cette barge.
Ces appareils électriques vont devoir s’intégrer à la fois dans le trafic aérien et l’environnement urbain.
Les engins « VoloCity », à l’allure de gros insectes couronnés, pour leurs modèles biplaces, par 18 rotors, s’avèrent quatre fois moins bruyants que les hélicoptères, selon Volocopter.
Volocopter tente actuellement d’obtenir la certification européenne qui lui permettra de pouvoir voler et espère un feu vert de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) au printemps 2024, même si « ce n’est pas facile », a concédé le PDG de l’entreprise, Dirk Hoke.
Il a promis que le Volocity, qui effectue des vols de démonstration au Bourget, serait aussi sûr qu’un appareil commercial de type Airbus A320, soit une marge d’erreur technique acceptable de seulement un pour un milliard d’heures d’opération.
Le choix des trajets expérimentaux répond aussi à la problématique de l’acceptabilité par la population, car il s’agit de couloirs aériens déjà pour la plupart empruntés par des hélicoptères, a expliqué pour sa part Damien Cazé, directeur général de l’Aviation civile, en promettant de « faire le maximum pour que ça réussisse ».
Bonjour à tous et bienvenue en été pour ceux qui habitent dans l’hémisphère Nord, pour les autres, courage pour cet hiver qui débute. Dans le flash quotidien des expatriés du 22 juin, on continue notre périple à travers le monde pour découvrir les 14 juillet qui se préparent, on fait un point sur les élections sénatoriales avant de conclure sur la terrible explosion qui a eu lieu à Paris hier en fin de journée.
Une mosaïque de festivités pour le Bastille Day
Les Français expatriés et les amoureux de la culture française aux États-Unis célèbrent de jour la Fête nationale française, aussi appelée ici « Bastille Day ». Plus qu’un simple événement calendaire, cette journée est l’occasion pour le grand public et tous les acteurs de la francophonie, des associations françaises et francophiles locales, ainsi que des services des Consulats et de l’Ambassade, de renforcer les liens culturels et de mettre à l’honneur l’amitié franco-américaine. En tout ce sont plus de 20 événements de Washington à San Francisco en passant par Dallas ou Chicago sans oublier la Floride. Consultez nos articles dédiés sur le site Lesfrancais.press.
8 candidats déclarés pour les Sénatoriales
Ces élections indirectes, ce sont les élus consulaires qui représentent la majorité du corps électoral, auront lieu les 23 et 24 septembre 2023. 6 sièges sont à renouveler par les Français de l’étranger dans la haute assemblée. Parmi les 6 sénateurs sortants, seule Joëlle Garriaud-Maylam ne se représentera pas. EELV et Renaissance ont aussi nommé leur tête de liste ainsi que le RN. Tous les détails sur le site Lesfrancais.press.
Explosion due au gaz à Paris
Une grande explosion s’est produite ce mercredi 21 juin à Paris, dans le 5e arrondissement, entraînant l’effondrement de la façade d’un bâtiment. « Une façade s’est effondrée, elle est complètement détruite », explique Christopher, un restaurateur voisin des immeubles concernés. Il indique aux journalistes présents sur place que l’immeuble accueillait une école de design. Selon lui, un « hôpital de fortune a été installé dans une brasserie ». « Des immeubles sont incendiés », annonce Edouard Civel, élu de l’arrondissement, qui évoque « une explosion de gaz ».