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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.06.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 28 juin. Aujourd’hui, on fait le point sur les démarches administratives liées à l’expatriation, on découvre le classement des villes les plus chères au monde pour 2023 et on finit avec l’annonce d’une possible réduction des vacances d’été pour nos écoliers d’Emmanuel Macron. 

    Becht et Guerini lancent la simplification administrative pour l’expatriation 

    Pour lancer les travaux, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques de France et notre ministre des Français de l’étranger ont réuni lundi 26 juin les administrations concernées des ministères de l’Intérieur et des Outre-mers, de la Santé et des Solidarités, de la Transformation et de la Fonction publiques et de l’Europe et des Affaires étrangères. L’objectif étant de lancer les tests pour la dématérialisation des demandes de passeports, assurer le déploiement de France Consulaire et réfléchir à la constitution de maison France Services dans les consulats sur le modèle développé dans l’Hexagone. 

    expatriation

    Hong Kong à nouveau la ville la plus chère où s’installer 

    Tokyo, la capitale du Japon, a disparu du top 10, pour s’établir à la 19ème position du classement. Mais l’Asie reste fortement représentée dans le haut du palmarès : Hong Kong est une nouvelle fois la ville la plus chère pour les expatriés, suivie de Singapour, qui a gagné six places dans le classement par rapport à 2022. On retrouve après Zurich, Genève et Berne suivie de New-York. Retrouvez le classement sur le site Lesfrancais.press.

    villes les plus chères

    Fin des deux mois de vacances scolaires ?

    Emmanuel Macron a déclaré mardi vouloir « ouvrir un débat » sur le temps scolaire, soulignant la possibilité de réduire la durée des vacances scolaires. Il estime que les longues vacances sont une source d’inégalités et entraînent des semaines trop chargées. Une réforme qui s’appliquerait aussi aux établissements des réseaux AEFE. 

    Visite d’ Emmanuel Macron à Marseille dans le quartier de la Busserine ce mardi 27 juin 2023 ©AFP

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Chloé Nabédian vous emmène au Cameroun sur TV5MONDEplus

    Chloé Nabédian vous emmène au Cameroun sur TV5MONDEplus

    Depuis novembre dernier, TV5MONDE propose le magazine « À la vie, à la terre » présenté par Chloé Nabédian ! Un magazine que vous pouvez retrouver, gratuitement, sur TV5MONDEplus.

    Conçu comme un voyage itinérant dans des pays, régions ou territoires parmi les plus beaux du monde, cette émission, consacrée à l’environnement, permet aux téléspectateurs de découvrir des destinations où le dérèglement climatique et environnemental façonne les paysages et menace dangereusement les populations locales. 

    L’objectif de ce magazine : faire entendre la voix de celles et ceux qui sont devenus « les gardiens » de ces lieux. Après le Québec, le Maroc et le Congo, en juin, TV5MONDE a diffusé le reportage tourné au Cameroun, reportage disponible également sur la plateforme TV5MONDEplus. Chloé Nabédian est avec nous pour en parler.

    Ecoutez le podcast avec Chloé Nabédian !

    A la découverte des mangroves au Cameroun

    L’estuaire du Cameroun, dans lequel est située la métropole de Douala, compterait environ 203 600 hectares de mangrove, forêts côtières associées, plantations et habitations et terres associées non végétées, dont 93 550 ha de terres « purement » couvertes par de la mangrove.

    La zone du littoral du Cameroun abrite et alimente également une faune variée composée d’oiseaux, d’éléphants, antilopes, chimpanzés, singes, crocodiles, mais aussi des lamantins, mammifères aquatiques, des espèces notables de tortues, de reptiles ou encore de mollusques et crevettes.

    La mangrove du Cameroun rend ainsi un grand nombre de services écosystémiques vitaux tels que stabiliser et protéger la zone côtière, séquestrer du carbone (cet écosystème de marais maritime a notamment la particularité de retenir de l’ordre de 5 fois plus de carbone qu’une forêt terrestre) et abriter une biomasse abondante et d’une riche biodiversité (faune et flore). Elle permet également d’allouer des moyens de subsistance pour près 30% de la population du pays vivant en zone côtière (bois pour le fumage de poisson, pour la construction des logements et pour les embarcations, ou encore du chaume résistant à l’eau pour les toitures ou encore du fourrage pour les animaux domestiques), fournir des services culturels, ou encore présenter un grand potentiel en matière d’écotourisme et d’éducation environnementale.

    Les régions côtières du Cameroun constituent donc un enjeu important de conservation de la nature en Afrique Centrale. Mais de par leur proximité avec la mer, l’activité de nombreuses entreprises en particulier agro-industrielles et le développement d’infrastructures de transport en font un pôle d’attractivité économique générant une importante croissance démographique. Il en résulte de multiples pressions humaines menaçant les écosystèmes forestiers du littoral camerounais, notamment la mangrove telle que celle de la zone de Mouanko-Bolondo. Cette situation affecte considérablement les habitats de la faune, la biodiversité et plus généralement les ressources naturelles et donc les moyens d’existence des communautés riveraines.

    La mangrove de Youpwe en danger ©GEO/AFP

    Cameroun, terre des femmes

    Dans cet épisode de « À la vie, à la terre », Chloé Nabédian suit Cécile Bibiane Ndjebet. Cette Camerounaise a dédié sa vie à la protection de la nature. Un combat qu’elle mène depuis plus de trente ans aux côtés des agricultrices. Dans les pas de cette ingénieure agronome, gros plan sur celles et ceux qui s’adaptent aux perturbations climatiques.

    Regarder sur TV5MONDEplus 3 autres numéros

    LES ILES DE LA MADELEINE AU QUEBEC

    LES OASIS AU MAROC

    LES FORETS AU CONGO

  • « Je pars, je vis et je reviens de l’étranger », l’expatriation simplifiée

    « Je pars, je vis et je reviens de l’étranger », l’expatriation simplifiée

    Le comité interministériel de la transformation publique est un organe créé en mai et placé directement sous la tutelle de la Première ministre, Elisabeth Borne. Son objectif est de simplifier et améliorer les démarches administratives en France. Parmi les dossiers, l’expatriation a une place de choix et bénéficie d’un programme dédié.

    Pour lancer les travaux, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques de France, Stanislas Guerini, et notre ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, ont réuni lundi 26 juin les administrations concernées des ministères de l’Intérieur et des Outre-mers, de la Santé et des Solidarités, de la Transformation et de la Fonction publiques et de l’Europe et des Affaires étrangères.

    « Renforcer l’accompagnement de nos concitoyens à l’étranger fait partie de la feuille de route fixée par la Première ministre. Il s’agit, partout où cela est possible, de leur simplifier la vie et faire en sorte que leurs démarches, leur parcours, soit facilités par nos administrations. « 

    Olivier Becht, ministre des Français de l’étranger

    Dématérialisation du renouvellement des passeports 

    Un comité de pilotage tripartite regroupant le ministère de l’Intérieur (DLPAJ), le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (DFAE) et le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques a été mis en place pour suivre le projet d’expérimentation de la dématérialisation du renouvellement des passeports dans le respect du calendrier. Un premier test devrait se dérouler pour nos compatriotes installés au Portugal et au Canada d’ici le 1er trimestre 2024.

    En cas de réussite, le dispositif devrait être généralisé et ainsi permettre aux Français de l’étranger de ne plus avoir besoin de se déplacer physiquement au consulat pour renouveler leur passeport. Il faudra tout de même s’être inscrit au registre consulaire comme il faut normalement le faire lors de toute expatriation. Se pose aussi la question des empreintes digitales, actuellement, à chaque renouvellement, celles-ci sont à nouveau « prises » par l’opérateur en mairie ou en consulat. En cas de renouvellement automatique, cela implique que celles-ci seront conservées par les autorités. On attend l’avis de la CNIL.

    Faciliter le retour en France

    Si l’arrivée dans un nouveau pays est toujours une épreuve, le retour en France, surtout si on a vécu depuis de nombreuses années en expatriation, peut aussi en être une.

    Une étude, réalisée au printemps par la direction interministérielle de la transformation publique auprès de plus de 600 Français, a identifié plusieurs axes d’amélioration des parcours de retour.

    Parmi les réponses proposées, le gouvernement veut renforcer l’accès à l’information en permettant aux Français d’anticiper les nombreuses démarches à faire lors du retour. Aussi, les ministères concernés proposent de mettre en place un partage d’informations entre administrations pour éviter de multiplier les démarches et la fourniture de justificatifs. Là aussi, si l’intention peut être louable, on peut s’inquiéter de ce partage d’informations qui est souvent remis en cause tant par la CNIL que par le Conseil constitutionnel. Pour rappel, le fichage des Français reste interdit !

    France Consulaire et France Services

    Lors de cette première réunion, un premier bilan de France Consulaire, le nouveau dispositif téléphonique d’appui aux Français de l’étranger pour les questions consulaires, a été présenté aux Ministres. Il a été annoncé que l’extension d’ici à la fin de l’année du dispositif à tous les pays européens était confirmé. Le reste du monde devra encore patienter.

    Enfin, sur le modèle des maisons France Services en France, les ministres ont lancé la création de scénarios pour développer un France Services des Français de l’étranger. Rappelons-le, c’était une promesse d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2022. Pour cela, une mission de conseil interne sera mise en place en fin de cette année. Elle aura comme objectif de dessiner les contours de ce nouveau service public pour les Français de l’étranger.

  • Les 10 villes les plus chères du monde en 2023

    Les 10 villes les plus chères du monde en 2023

    Le cabinet américain de conseil en ressources humaines Mercer vient de publier son classement 2023 des villes où le coût de la vie et du logement est le plus élevé pour les expatriés. Voici les 10 destinations les plus chères cette année.

    Vous quittez la France ou vous avez envie de changer de pays de résidence ? Voilà une étude qui pourra vous aider dans le choix de votre future ville d’accueil. Ce mercredi 21 juin, Mercer a publié la 29ème édition de son palmarès des villes les plus chères du monde pour les expatriés en 2023. Le cabinet de conseil en ressources humaines a analysé et comparé le coût de plus de 200 postes de dépense “types” dans plus de 400 villes (logement, transport, nourriture, habillement, articles ménagers, divertissements…). Résultat : Mercer a sélectionné les 227 villes où le coût de la vie et du logement est le plus élevé.

    La surprise de cette année 

    Tokyo, la capitale du Japon, a disparu du top 10, pour s’établir à la 19ème position du classement. Mais l’Asie reste fortement représentée dans le haut du palmarès : Hong Kong est une nouvelle fois la ville la plus chère pour les expatriés, suivie de Singapour, qui a gagné six places dans le classement par rapport à 2022.

    Hong-Kong Downtown ©AFP

    Cinq villes européennes – dont quatre suisses – figurent également dans le palmarès mondial des lieux d’expatriation les plus onéreux en 2023 : Zurich (3ème), Genève (4ème), Bâle (5ème), Berne (7ème) et Copenhague, la capitale du Danemark (9ème).

    Pourquoi un tel classement ?

    En réalité, ce classement des villes les plus chères sert à nous même… mais surtout aux employeurs de ceux qui ont la chance d’être détaché. Il s’agit, en effet, d’une étude reconnue par les entreprises multinationales car elle les aide à déterminer leur stratégie de rémunération pour leurs employés expatriés. Car pour préserver le pouvoir d’achat de leurs salariés mutés à l’étranger, les employeurs doivent compenser l’écart entre le coût de la vie dans le pays d’origine et celui dans la ville de destination. Et ce, soit en augmentant les salaires en conséquence, soit en versant une allocation spécifique. Rappellons que cette situation, même si le mythe reste fort chez nos compatriotes en France, est de plus en plus exceptionnelle, et représente une ultra minorité des Français résidant hors de France.

    Dans le classement global des 227 villes les plus chères du monde pour les expatriés en 2023, il faut descendre à la 35ème place pour trouver une ville française : Paris, qui conserve le même rang que l’an dernier. Quatre autres villes apparaissent également dans le palmarès – les mêmes qu’en 2022 – : Nouméa, en Nouvelle-Calédonie (70ème), Lyon (92ème), Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe (103ème) et Toulouse (121ème).

  • L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense, selon le Premier ministre néerlandais

    L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense, selon le Premier ministre néerlandais

    L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense dans les années et les décennies qui ont précédé la guerre en Ukraine, a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte du parti libéral VVD (Renew) lors d’un discours prononcé samedi 24 juin à l’occasion de la Journée des anciens combattants.

    M. Rutte a prononcé son discours devant des anciens combattants néerlandais, des soldats en poste, des hommes politiques et des acteurs de la société civile au Théâtre royal de La Haye, où il a également évoqué la guerre en Ukraine.

    « Nous nous sentions tellement en sécurité en tant que société que nous pensions que la défense pouvait être réduite. Nous avions tort », a déclaré M. Rutte, cité par NOS.

    « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la paix en Europe n’a jamais été autant sous pression qu’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre Mark Rutte lors de l’ouverture de la Journée néerlandaise des anciens combattants au Théâtre royal à La Haye, Pays-Bas, le 24 juin 2023. [EPA-EFE/Koen van Weel]

    Soutien aux soldats ukrainiens

    La veille, vendredi 23 juin, la ministre de la Défense Kajsa Ollongren du parti social-libéral Démocrates 66 (Renew) avait annoncé que les Pays-Bas investiraient un million d’euros supplémentaires dans la réhabilitation des soldats ukrainiens blessés.

    Accompagnée de la ministre ukrainienne des Anciens combattants, Yulia Laputina, Mme Ollongren a rendu visite à un groupe de soldats ukrainiens en cours de rééducation, qui ont été blessés durant la guerre contre la Russie, dans le Centre militaire de réadaptation (Militair Revalidatie Centrum, MRC) de la ville néerlandaise de Doorn.

    « C’est vous qui vous battez et vous vous battez aussi pour nous. Quand je vous regarde dans les yeux, je vois des hommes forts », a déclaré Mme Ollongren au cours de la visite.

    Environ 14 soldats ukrainiens en rééducation sont actuellement traités au MRC, et 32 au total y ont été soignés depuis la fin de 2021.

    Mme Laputina a indiqué que les deux pays continueraient de renforcer et d’affiner leur coopération dans le domaine de la rééducation des soldats.

    « Nous sommes […] en train de négocier pour permettre des missions de formation de nos thérapeutes et psychologues en réadaptation dans les centres de réadaptation aux Pays-Bas afin qu’ils partagent leur expérience et développent de nouvelles techniques », a-t-elle expliqué.

    Mme Laputina a ajouté que les deux pays envisageaient également le développement conjoint de centres de réadaptation sur le territoire ukrainien.

  • Le Royaume-Uni, la nouvelle terre promise de l’intelligence artificielle ? 

    Le Royaume-Uni, la nouvelle terre promise de l’intelligence artificielle ? 

    Près de deux ans et demi après l’entrée en vigueur officiel du Brexit, le Royaume-Uni tente de tourner la page. Le Premier Ministre Rishi Sunak entend placer son pays parmi ceux en pointe en matière de haute technologie. Il a ainsi déclaré récemment que « le pays sera une superpuissance scientifique et technologique » et a insisté afin qu’il devienne une référence en matière de super-calcul et d’intelligence artificielle. 

    À l’opposé de certains pays de l’Union européenne, le Premier Ministre britannique souhaite le développement des applications d’intelligence artificielle afin de doper la productivité. Le pari de l’intelligence artificielle que défend Rishi Sunak vise à reproduire les effets du Big Bang dans les années 1980 qui avait fait de Londres le centre financier de l’Europe.

    Avec le Brexit, le marché intérieur est devenu étroit. La concurrence américaine est forte.  

    Quels sont les atouts du Royaume-Uni par rapport aux autres pays européens ? Ce pays abrite plusieurs sociétés d’intelligence artificielle importantes, principalement à Londres, comme Google DeepMind. Il possède d’excellentes universités et accueille des chercheurs étrangers hautement qualifiés dont les entreprises ont besoin. L’accès de données est plus facile qu’au sein de l’Union européenne. L’État facilite leur accès. Aucun autre pays ne dispose d’un éventail de données sanitaires aussi important. Les dossiers de santé sont gérés par une seule entité, le National Health Service (NHS). Ils sont particulièrement complets. 

    L’essor des entreprises d’intelligence artificielle au Royaume-Uni n’est pas gagné d’avance car le pays doit surmonter quelques faiblesses. Avec le Brexit, le marché intérieur est devenu étroit. La concurrence américaine est forte. La grande majorité des entreprises implantées au Royaume-Uni le sont également outre-Atlantique où elles bénéficient d’un écosystème favorable. 

    Ces entreprises américaines privilégient de plus en plus l’Union européenne dont le marché intérieur est bien plus vaste. Même si Oracle dispose d’un centre de traitement des données graphiques nécessaires pour former les applications d’intelligence artificielle générative, aucun des géants du cloud-computing n’a encore choisi la Grande-Bretagne comme base de développement. Le Royaume-Uni manque d’ingénieurs et d’informaticiens pour créer un réel réseau d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. Il doit encore clarifier sa législation qui se situe au milieu du gué entre celle, complexe, de l’Union européenne et celle, beaucoup plus libérale, des États-Unis. L’objectif serait d’instituer un ensemble de règles pragmatiques assurant la sécurité et la libre utilisation des données.

    Un sommet mondial sur la réglementation de l’intelligence artificielle 

    Rishi Sunak a annoncé, au début du mois de juin, lors d’une réunion à la Maison Blanche avec le président Joe Biden, qu’il organiserait un sommet mondial sur la réglementation de l’intelligence artificielle durant le prochain automne. Il entend d’ici là abandonner tout lien avec la réglementation de l’Union européenne. Le gouvernement britannique doit néanmoins tenir compte des réticences de la population et des Organisations Non Gouvernementales concernant l’exploitation des données personnelles, en particulier dans le domaine de la santé. 

    Les entreprises britanniques comme celles installées sur le continent européen souffrent d’un accès compliqué aux microprocesseurs de haute technologie. La création de centres de production prend du temps. Le développement des centres de recherche chargés de l’intelligence artificielle pourrait pâtir de ces goulets d’étranglement. 

    « Nous devons nous assurer que l’IA sera développée et utilisée en toute sécurité », a déclaré le Premier ministre britannique Rishi Sunak en déplacement à Washington DC.  ©Photo News

    Comme au sein de l’Union européenne, le gouvernement britannique multiplie les subventions pour favoriser l’implantation de centres de production spécialisés dans les microprocesseurs ou l’intelligence artificielle. Jeremy Hunt, le chancelier, s’est engagé à financer à hauteur de 1,1 milliard d’euros un supercalculateur à Édimbourg. Ce montant est malgré tout faible au regard des sommes investies par les GAFAM. Amazon dépense chaque année 25 milliards de dollars pour la gestion de ces données. Les contribuables britanniques ne peuvent pas suivre le rythme du secteur privé. Le gouvernement britannique devrait centrer ses aides sur les infrastructures, sur la formation d’ingénieurs et sur la recherche fondamentale. Il devrait s’assurer d’un approvisionnement fiable en énergie propre et abordable car l’intelligence artificielle en consomme des quantités importantes. Si la Grande-Bretagne n’a pas d’approvisionnement en électricité bon marché, elle aura du mal à persuader quiconque d’y installer de grands centres d’unités de traitement graphique. La file d’attente pour obtenir une connexion au réseau britannique freine les investisseurs potentiels.

    Transformer le Royaume-Uni en zone franche 

    Pour décarboner son économie, le gouvernement britannique souhaite encourager la captation du CO2 et son enfouissement. Les projets visent à stocker dans les gisements de pétrole et de gaz jusqu’à 78 milliards de tonnes de CO2. 20 milliards de livres d’investissements, en partie publics, auraient été prévus pour financer des investissements de stockage. Le gouvernement britannique souhaite transformer son pays en startup nation à l’image d’Israël. Ce choix est également celui de la France voire de l’Allemagne. Les concurrents sur ce terrain sont donc nombreux. 

    Pour attirer les investisseurs, le Premier Ministre anglais, dans le prolongement des promesses de Boris Johnson, propose de transformer le Royaume-Uni en zone franche bénéficiant d’une législation libérale. Cette politique risque de rencontrer l’hostilité de l’Union européenne qui ne veut pas d’un cheval de Troie à ses frontières. 

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.06.23

    Bonjour à tous, ce mardi 27 juin dans le flash quotidien des expatriés, on découvre avec stupeur le déficit de la CFE, on vous rappelle qu’il ne reste plus que quelques jours pour déclarer les biens immobiliers que vous auriez en France, et on conclut avec l’annonce d’Emmanuel Macron sur le cannabis. 

    45 millions de perte pour la CFE 

    C’est ce que révèle le dernier bilan de la Caisse des Français de l’étranger. Dans un article paru dans la lettre A, cette perte serait liée à des placements hasardeux. Contactée, la CFE accuse le média d’être malveillant et téléguidé. A nos demandes d’explications, la direction de la communication nous a indiqué que la présidence de la CFE apportera des contre-arguments dans les prochains jours. Il y a urgence, car depuis hier, de nombreuses rumeurs sur une fin d’activité se répandent. 

    30 juin, date limite de déclaration des biens immobiliers 

    Cette obligation de déclaration s’applique à toute personne propriétaire d’un local affecté à l’habitation mettra de calculer l’imposition sur lesdits biens. En plus du bien, il faudra indiquer s’il est loué, si c’est une résidence secondaire, si c’est la résidence principale d’un membre de votre famille. Selon vos réponses, la taxe d’habitation et la taxe sur les résidences secondaires seront ajustées

    biens immobiliers
    Biens immobiliers

    Cannabis : paiement des amendes 

    Faire payer immédiatement pour remédier au problème d’amendes impayées. C’est la solution présentée par Emmanuel Macron, en préambule de son déplacement à Marseille, pour lutter contre le trafic de drogue. Le président de la République a annoncé que les policiers qui verbaliseront les consommateurs de drogue pourront désormais faire payer les amendes forfaitaires immédiatement, soit par carte bancaire, soit en liquide.

    C’est tout pour aujourd’hui, belle journée où que vous soyez. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français en force au Ramsgate International Film

    Les Français en force au Ramsgate International Film

    La 7ème édition du Ramsgate International Film & TV Festival s’est achevée ce dimanche 25 juin.
    Le festival est devenu le plus grand événement du genre dans le Sud-Est de l’Angleterre et cette année, il s’est tenu pendant quatre jours qui furent ponctués de projections et d’événements spéciaux aux 4 coins des villes hôtes, Ramsgate et Broadstairs. Le gala d’ouverture du jeudi 22 juin a pris ses quartiers au Palace Cinema de Broadstairs.

    Une clôture avec Pierre et Jeanne

    Le festival s’est terminé ce dimanche 25 juin avec la première du film Pierre et Jeanne, le premier film de l’actrice française primée Clémentine Célarié. La projection a été suivie d’une séance de questions/réponses avec Clémentine et le producteur Matthieu Rubin.

    Clémentine Célarié expliquant son film après la projection ©Alexander Seal / LFP / PGFE

    Ecoutez le podcast avec Clémentine Célarié

    11 longs métrages et 64 courts métrages

    Au total, 11 longs métrages et 64 courts métrages ont été présentés dans cinq catégories – fiction, documentaire, animation, expérimental et Web/TV – des cinq continents.

    La cérémonie de remise des prix a eu lieu dimanche 25 juin, avec la remise du Anchor Award, une pièce en bronze massif conçue par Dominic Grant, au Best of the Fest, et d’autres prix pour tous les gagnants. Une fois de plus, l’actrice nominée aux Oscars et lauréate des BAFTA et mécène du festival Brenda Blethyn a jugé le meilleur premier film. Dans les jurés de cette année il y avait l’acteur/réalisateur acclamé David Leon, Jane Sanger et Baz Russell.

    Pierre et Jeanne

    Le film est le premier long métrage derrière la caméra de Clémentine Célarié. L’histoire ? La famille Roland vit à Étretat. Jeanne, la cadette, hérite de la fortune de M. Maréchal, un ami des parents.

    Pierre le frère aîné s’enlise dans des questions remettant en cause le caractère sacré de la famille. Cet argent cache-t-il un lourd secret ?

    Ramsgate 

    Le port royal de Ramsgate est le joyau de la côte sud avec un bord de mer qui s’est développé avec de nouveaux restaurants, cafés et boutiques.

    Harbour Street a longtemps été un spectacle désolé et déprimant avec des locaux vides et des bâtiments négligés et délabrés – complètement en contradiction avec le front de mer animé de Regency, qui abrite également les plus grands Wetherspoons de Grande-Bretagne.

    Le Brexit et la Covid commencent tous deux à transformer les villes balnéaires anglaises autrefois négligées. Elles étaient chics il y a cent ans. Ce que la ville de Ramsgate regrette c’est le manque de cinémas. À l’époque il y avait 4 salles de cinéma mais avec les nouveaux cinémas qui se sont construits aux abords de la ville, il y a désormais une forte compétition…

    Quelques photos du festival

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