Le podcast dédié à la sphère football des Français à l’étranger.Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporters installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre et partager leur passion loin de la France.Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.
Dans cette émission, nous irons à la rencontre des footballeurs français expatriés sans oublier ceux qui vibrent pour le championnat français aux quatre coins de la planète. Ensemble, nous évoquerons le ballon rond, bien sûr, mais aussi l’expatriation, les aventures, les joies mais aussi les problèmes rencontrés. Les présidents de Fans Clubs, que nous rencontrerons, partageront avec nous leurs moments forts, leurs anecdotes et nous décortiquerons ensemble les relations entre ces ambassadeurs du foot français et les clubs !
Pour ce premier numéro, Laurent Pomponi, qui évolue au sein du championnat du Luxembourg, est notre premier invité. Ensuite, nous donnerons la parole au président du Fan Club de Barcelone consacré à l’OM, Philippe Saman.
Laurent Pomponi
Né à Ajaccio, formé au centre de l’ACA, Laurent Pomponi enchaîne les allers-retours. Il quitte l’équipe ajaccienne à l’âge de 20 ans pour une première expérience au Luxembourg à l’US Hostert, puis retour en Corse, en Balagne d’abord et Borgo par la suite.
En 2019, il se laisse retenter par l’aventure luxembourgeoise, direction le F91 Dudelange. La covid bouleversera la partie, on le retrouve à l’ACA après la pandémie. Mais l’appel de l’ailleurs est trop fort. Il est de retour en janvier 2022 au FC Progrès Niederkorn avant d’intégrer l’effectif du FC Differdange 03 pour cette saison. Le club a fini 5ème du championnat qui compte 16 équipes.
Philippe Saman : OM Barcelone
Installé dans la capitale catalane depuis 44 ans, où il a dirigé la Chambre de commerce et d’industrie française pendant plus de quatre décennies, Philippe Saman est membre fondateur de l’OM fan club Barcelona qui a fêté en février dernier ses 3 ans d’existence.
Aujourd’hui, l’association compte 125 membres, toutes les régions sont représentées et 30% des membres fans inconditionnels de l’OM sont nés à l’étranger.
Un deuxième soldat français est mort en Irak. Après Baptiste Gauchot, décédé la semaine dernière dans un accident de la route, c’est l’adjudant Nicolas Latourte qui a succombé dans un «exercice opérationnel», annonce l’Élysée. Une annonce faite ce lundi matin par Emmanuel Macron.
En Irak, ils défendaient nos idéaux.
Quelques jours après le sergent Baptiste Gauchot, l’adjudant Nicolas Latourte a perdu la vie dans l’accomplissement de sa mission.
La Nation s'associe à la peine immense de leurs familles et frères d'armes des 19e et 6e régiments du génie.
« Le chef de l’État réaffirme son soutien au peuple et aux autorités irakiennes et la détermination de la France à continuer d’œuvrer à leurs côtés pour l’instruction de leurs forces de sécurité qui luttent contre le terrorisme« , détaille l’Élysée.
La mort de ce soldat intervient quelques jours seulement après celle d’un autre militaire français engagé en Irak, le sergent Baptiste Gauchot du 19e régiment du génie, décédé ce vendredi lors d’un accident de la route sur le terrain.
« Il participait à une mission de formation de l’armée irakienne. Pour, inlassablement, lutter contre le terrorisme »
« Presque tout est magie dans les rapports entre hommes et femmes », dit Valéry. Alors Barbie descendit du paradis, Barbieland, dans le vrai monde. La poupée, caricature de la femme américaine, devient, dans une superproduction hollywoodienne, une comédie satirique ridiculisant le patriarcat. Le film, coproduit par Mattel, le fabricant de poupées, s’inscrit dans la lignée de Meetoo, et, selon le degré de féminisme qu’on lui accorde, dans l’expansion du wokisme. Film à gros budget (le lancement du film a coûté plus cher que le film : 150 millions de dollars, plus que le salaire de Neymar), il a déjà rapporté déjà plus d’un milliard de dollars (autant que touchera Ronaldo). Il a aussi multiplié les ventes de Mattel.
Atteinte à la morale publique, à l’ordre public et aux traditions, par l’introduction d’idées étrangères au sein de la société
La première Barbie se voulait révolutionnaire, selon sa créatrice, qui en avait assez de ne trouver pour les filles que des poupons à materner. Barbie est une femme, qui se complète avec mille accessoires, y compris Ken. Critiquée parce que caricaturale d’une Amérique blanche et blonde, la deuxième Barbie s’adapta à tous les types, tous les vêtements, cultures et traditions, mensurations, couleurs de peau. La troisième Barbie, enfin, celle du film, est la porte-parole d’un féminisme devenu pur produit de la machine à cash hollywoodienne, phénomène culturel, politique.
En Algérie, le film est interdit pour « atteinte à la morale ». Au Koweït aussi, comme « tout ce qui porte atteinte à la morale publique, à l’ordre public et aux traditions, par l’introduction d’idées étrangères au sein de la société ». Au Liban, parce qu’il ferait l’apologie de l’homosexualité. Le chef du Hezbollah, sans lequel rien ne se fait au Liban, considère que « tout homosexuel devrait être tué ». Ce n’était pas l’avis de certains califes, d’Al Amin (813), à Sélim 1er « le terrible » (1512), ouvertement amoureux des « jolis garçons ». Au Liban, hier tolérant, les responsables religieux des diverses communautés, y compris chrétiennes, ont condamné Barbie.
Image extraite du film
L’Iran a interdit les poupées Barbie depuis 1996. La Russie en 2002.
Au Pakistan, le Penjab a repoussé la sortie du film pour « contenu choquant ». Pendant ce temps, sans avoir besoin de Barbie, des manifestants brûlent des dizaines d’églises et chassent des familles chrétiennes pour blasphème.
L’Iran a interdit les poupées Barbie depuis 1996. Une copie, baptisée Sara, respectant le code vestimentaire, est en vente depuis 2002. Les Barbies se vendent sous le tchador. La police ferme les magasins pour saisir les poupées Barbie « signes de la culture permissive occidentale ».
Vladimir Poutine aussi a interdit Barbie, très tôt, en 2002, bien avant qu’il ne ferme le centre Sakharov, association de défense des droits de l’Homme. Selon le gouvernement russe, les jouets avaient des « effets nuisibles » sur les plus petits, ils « éveillent les pulsions sexuelles » et « encouragent la consommation ».
Malgré cela, alors que les enfants ukrainiens sont déportés en Russie, la Barbiemania a franchi les frontières de la guerre. Alors que le film n’est pas diffusé en Russie, des cinémas organiseraient des projections pirates. Célébrités et influenceuses russes postent des vidéos, se déguisent en rose. Des blogueurs, pourtant affiliés au régime, jouent à Ken et Barbie. Selon le Corrierre della serra, même des députés, vodka aidant, se seraient présentés à la Douma en rose. Barbie réussirait-elle là où les Femen ont échoué ?
En Arabie saoudite, les cinémas se peignent en rose. Au Maroc, Barbie bat les records d’entrées.
En Arabie saoudite, alors que le cinéma était encore interdit il y a huit ans, (comme le permis de conduire pour les femmes), Barbie remplit les salles, les cinémas se peignent en rose. Au Maroc, Barbie a battu les records d’entrées depuis la Covid. Au Qatar, en Egypte, en Irak, en Jordanie la sortie du film est provisoirement retardée. Jusqu’où le phénomène peut-il être aussi contagieux que les Printemps arabes ?
Pendant ce temps, les Gardiens de la Révolution iraniens poursuivent le répression des femmes, emprisonnent jeunes, artistes, chanteurs, cinéastes.
Women stand as « Barbie » movie adverts are seen during the film’s first screening at VOX Cinemas, in Riyadh, Saudi Arabia, August 10, 2023. REUTERS/Ahmed Yosri – RC24L2A0C9Z7
Que Barbie devienne un symbole de libération témoigne du génie de l’Occident
En Occident, Barbie est une comédie plus ou moins réussie, selon les goûts. Une preuve de la capacité de l’industrie hollywoodienne à récupérer modes et tendances, y compris « contestataires ». Ailleurs, il s’agit d’un combat à mort. D’un côté le conservatisme religieux, moral, politique, le rejet du monde moderne, de l’influence occidentale. De l’autre, la force des mythes, des images, des envies, des désirs, l’aspiration à l’insouciance, la joie, en somme, à la liberté. L’impérialisme culturel occidental est multiforme, vicieux : Satan rose bonbon.
Que Barbie devienne un symbole féministe est un tour de force. On la croyait plutôt un standard d’aliénation genré. Qu’elle devienne un symbole de libération témoigne du génie de l’Occident pour récupérer, transformer n’importe quelle mode, objet, couleur, et exprimer une envie d’ailleurs, une fête provocatrice, et la vendre. La bêtise de l’anti-Occident est de censurer Barbie, ou, en Chine, Winnie l’Ourson. Tout pouvoir tyrannique craint le comique, la caricature, le rire.
Tout mythe évolue, se métamorphose, et toute métamorphose libère. « Les mythes sont les âmes de nos actions et de nos amours. Nous ne pouvons agir qu’en nous mouvant vers un fantôme. Nous ne pouvons aimer que ce que nous créons. » poursuit Paul Valéry. En politique aussi. Comment interdire un mythe ? Comment interdire le rose ? La seule force qui peut l’emporter sur la bêtise ce n’est pas la science, c’est la liberté.
Après « Je suis Charlie », « Je suis Barbie » est un défi plus sournois encore : elle descend du paradis.
Quand un attentat tua à Charlie hebdo, journal irrévérencieux mais confidentiel, quarante-quatre chefs d’Etat vinrent à Paris, accompagnés de millions de manifestants proclamant « Je suis Charlie ». Aujourd’hui, des provocateurs brûlent le Coran en Suède. L’ambassade de suède est brûlée à Bagdad. Les ambassadeurs suédois expulsés d’Irak et d’Iran : l’Organisation de Coopération Islamique demande à la Suède de légiférer contre de telles profanations. Mais en Suède, qui a relevé son niveau d’alerte terroriste, le blasphème n’est pas un délit. « Je suis Barbie » est un défi plus sournois encore : elle descend, elle aussi, du paradis.
Le budget 2023 est contraint par rapport aux deux années précédentes comme l’a rappelé l’ancien directeur général de l’AEFE lors de la Commission Nationale des Bourses des 27 et 28 juin 2023. Ainsi, pour répondre aux besoins des familles avec cette enveloppe budgétaire limitée, des arbitrages ont été rendus à la mi-juin. Les demandes pour les bourses scolaires 2024 étant supérieures au budget voté, le dégel de la réserve budgétaire a été décidé mais cela n’a pas suffi. Certaines familles vont donc voir leur allocation réduite de 7%.
Un budget rectificatif insuffisant
Malgré le vote d’un budget rectificatif faisant évoluer l’enveloppe totale des bourses scolaires de 100.4 millions à 114.8 millions d’euros, des mesures ont dû être prises.
Ainsi une réduction des bourses a été décidée, celle-ci s’inscrit dans une tendance annuelle de réduction de 2% due à la Contribution Progressive de Solidarité (CPS). Cependant, pour l’année 2023-2024 la diminution va atteindre pour certaines familles 7%.
En effet, Il faut s’attendre à des besoins complémentaires lors de la Commission Nationale des Bourses scolaires d’automne 2023 avec des nouveaux dossiers, ainsi pour garantir ce nouveau budget la décision a été prise de relever la CPS (Contribution Progressive de Solidarité) de 2 à 7 points pour dégager 2.4 millions d’euros supplémentaires.
AEFE
Qui sera concerné par cette réduction ?
Tout d’abord, il est important de préciser que les familles qui rencontrent les plus grosses difficultés et dont la quotité est à 100% restent sanctuarisées. Elles ne seront donc pas touchées par ces réductions tout comme les bourses parascolaires qui sont maintenues.
Toutes les autres familles seront donc victimes de ce défaut d’anticipation lors de la constitution du budget de la nation pour l’année 2023 qui eut lieu en octobre 2022.
Mais il existe une autre exception : le Liban. Pour les élèves des établissements français dans ce pays, frappé par une crise historique, une subvention de 2M d’euros devrait être débloquée afin d’apporter une aide à concurrence de 2000 USD maximum par élève.
Ronan Le Gleut, vent debout !
En pleine campagne pour les Sénatoriales, qui se dérouleront en septembre de cette année, seul le candidat-sénateur (LR) Ronan Le Gleut a repris cette information et mène depuis le mois de juillet une campagne de sensibilisation dans l’espoir de faire fléchir le gouvernement.
⛔️ 7% de baisse sur les bourses scolaires dès septembre 2023 dans les établissements AEFE. Voici le projet de rentrée de la majorité.
Les Conseillers des Français de l'étranger et les Délégués consulaires m'alertent de l’impact sur des familles déjà fragilisées par l’inflation ! pic.twitter.com/bNbWssJVvL
Les candidats proches du camps présidentiel, Thierry Masson (Renaissance), Sophie Lartilleux-Suberville et Hélène Degryse (Présidente de l’AFE, indépendante mais élue à son poste avec le soutien du parti présidentiel), restent bizarrement (ou pas) absents du débat. Ils seraient pourtant les mieux placés pour que le slogan égrené tout au long des campagnes électorales de 2022, « Français de l’étranger, des Français à part entière », ne reste pas lettre morte.
Du côté du ministre délégué aux Français de l’étranger, Olivier Becht, le mutisme reste la règle. Ainsi, les parents qui veulent permettre à leurs enfants de recevoir l’éducation française et ainsi faire pleinement partie de la Nation française, devront, encore une fois, réorganiser leur budget pour faire face à l’augmentation des frais d’écolage qu’induit cette baisse des bourses scolaires pour l’année 2023/2024. Et pour l’année prochaine ? La situation risque encore de se dégrader puisque le gouvernement va présenter un budget pour l’Etat français, en baisse, une première depuis deux décennies. Les Français de l’étranger seront, sûrement, les premières victimes.
Quand on pense à La Thaïlande, c’est souvent en termes touristiques, pourtant ce pays qui dispose déjà d’un cadre de vie sécurisé, agréable, confortable et abordable attire de plus en plus d’expatriés français. Un mouvement soutenu par les autorités thaïlandaises facilite l’expatriation des Européens. Pourtant alors que le régime, semi-démocratique, semblait être pérenne, le pays s’enfonce dans une crise politique qui pourrait ralentir voire inverser cette dynamique. Tout va se jouer mardi 22 août, lorsqu’une coalition menée par l’opposition thaïlandaise va présenter son candidat. Un homme est donné favori, le magnat de l’immobilier Srettha Thavisin, du parti Pheu Thai.
Analyses et explications de la rédaction de TV5MONDE
Pita Limjaroenrat, vainqueur des législatives en mai rejeté
Plébiscité en mai pour son programme de rupture, qui fait écho aux manifestations pro-démocratie de 2020, Pita Limjaroenrat incarne à 42 ans le renouveau souhaité par les Thaïlandais, après une quasi-décennie de domination par les militaires depuis le coup d’Etat de 2014.
Pourtant, le champion de l’alternance, soutenu par une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale, s’est heurté aux blocages des sénateurs nommés par l’armée qui lui reprochent ses ennuis judiciaires et son programme jugé trop radical vis-à-vis de la monarchie. Son projet de réformer la loi sur le lèse-majesté, l’une des plus sévères au monde de ce type, a provoqué de vives réactions du camp conservateur, qui accuse Move Forward de saper les valeurs traditionnelles du royaume et refuse tout compromis.
Depuis le 19 juillet, la Cour constitutionnelle du pays l’a suspendu de son mandat de député. Les juges ont suivi les recommandations de la commission électorale, qui accuse le parlementaire de posséder des actions dans une chaîne de télévision au moment de la campagne, ce qui est interdit par la loi. Il risque un bannissement de la vie politique durant vingt ans.
Âgé de 60 ans depuis février, Srettha Thavisin a bénéficié d’une double formation, d’abord en génie civil à l’université de Chulalongkorn puis en obtenant un master en administration des affaires à la Claremont Graduate University aux Etats-Unis. Il a commencé sa carrière professionnelle chez Procter & Gamble en 1986 en tant qu’assistant de production avant de rejoindre la société Sam Sanran, détenue par des proches familiaux, qu’il transformera en Sansiri en 1988.
Hormis le succès économique indéniable de son groupe, Srettha Thavisin a créé la Fondation Sansiri, qui soutient des actions éducatives et de bien-être en direction des enfants et des communautés défavorisées. Notamment en créant une académie de football en 2006 qui offre une formation gratuite aux jeunes et dont, un international thaïlandais actuel, d’origine très modeste, Chanathip Songkrasin, est issu. Son côté philanthrope.
Nous sommes nombreux à avoir rêvé de ce Québec mythique et du Canada, plus grand que nature, qui ont nourri notre imaginaire de grands espaces, de nature, de connexion et de possibles encore imaginables. Bref, comme disait si bien mon ami Louis dans son Sud de France, c’est le rêve total.
Alors au-delà des clichés éculés, perdure l’écho de ces vérités si puissantes, qu’elles restent ancrées dans notre inconscient collectif. Le Québec, le Canada sont des terres promises à ceux qui les désirent très fort et qui sont prêts à affronter les forces de Dame Nature pour faire corps avec elle, à ceux qui embrasseront l’hiver et l’américanité. Pour le meilleur, et pour le reste.
L’invite au chalet
Dans l’imaginaire bien loin d’Épinal, le mythe du chalet a une place de choix. C’est l’incarnation de la fameuse cabane au Canada, le summum. Un lieu en nature, préservé des aléas de la frénésie contemporaine qui permet d’incarner le rêve. Le cycle des saisons, une certaine aspiration à la solitude mais aussi la chaleur du foyer, le partage en famille ou entre amis. Chacun a une vision bien à lui en fonction de son imaginaire culturel, de ses envies et de ses références. Mais le bûcheron avec la chemise carreautée n’est jamais très loin. Chacun s’y projette, dans un soi sublimé, une autre histoire que la sienne. Le chalet c’est un peu pouvoir vivre une vie parallèle.
Le rythme des saisons
Faire l’expérience du chalet, c’est une parenthèse qui nous ancre dans le territoire, les saisons, et qui fait vibrer tous nos sens. On se met en mouvement parce que le chalet est ailleurs, distancé de notre routine. Il nous sort de la ville, de notre quotidien. Quelle que soit la saison, on est rapidement confronté aux éléments. Le crissement des pneus sur la neige, la chlorophylle vibrante au printemps, la chaleur intense et moite en été, la splendeur renversante des couleurs lors de l’automne…
Personne n’échappe à ce moment de grâce, c’est bouleversant. Les parfums de la nature font partie intégrante de l’expérience chalet. Notre inconscient capte ces odeurs de nature parfois différentes de notre région d’origine, notre corps vibre et notre nez est un des capteurs de ce tout qui nous marque profondément souvent à notre insu d’ailleurs. Les sons comme le toucher font partie de l’expérience. Nager dans les lacs d’eau douce relève du plaisir inouï, sentir les feuilles se froisser sous nos pieds lors d’une randonnée en automne, l’éblouissement à la vue du feu flamboyant des rouges et ors, ou encore faire crisser la première neige sous nos pas… Que de merveilles qui réveillent en nous l’enfant qui sommeille. Aller au chalet c’est un peu se donner la permission de retrouver les sensations, la liberté de suivre le rythme des saisons, reconquérir notre âme d’enfant.
L’imaginaire géographique
En 1989, Antoine S. Bailly, géographe émérite de son état, définissait ainsi l’imaginaire géographique : « Dans le monde francophone, l’imaginaire géographique correspond à l’ensemble des représentations, des images, des symboles ou des mythes porteurs de sens qui participent à la dynamique d’une société en se projetant dans l’espace ».
Alors quel serait notre imaginaire géographique du Québec ? Du chalet au Québec ? Question étrange et pourtant bien tangible. Pourquoi le chalet résonne-t-il si intimement pour nous ?
L’invite au chalet
Même les Québécois ont un lien fort au chalet, qu’il soit 3 saisons (pas assez isolé pour affronter les rigueurs de l’hiver), que ce soit un simple «shack » rudimentaire perdu dans le bois ou un chalet au luxe ostentatoire, que ce soit une nouvelle acquisition ou un héritage empreint de souvenirs familiaux, le chalet est un peu sacré. C’est une référence culturelle profonde du Québec.
Vous pouvez louer un chalet pour un week-end ou pour les vacances, c’est la première expérience qui vous permet de rentrer dans le monde de ceux qui savent. Mais l’expérience ultime, avant d’en acheter un, c’est d’être invité. Comme nouvel arrivant, l’amitié avec les locaux prend du temps. Quelques mois, quelques années plutôt, alors quand, au détour d’une phrase chaleureuse lors d’un souper entre amis ou sur les gradins d’une patinoire en regardant évoluer les chères têtes blondes, votre amie québécoise lance comme si de rien n’était : « … et ça vous dirait de venir une fin de semaine à notre chalet ? » Vous n’en revenez pas. C’est comme si le Saint Graal vous tombait sur la tête. ENFIN ! Vous êtes tout retourné, vous venez d’être invité au chalet de vos amis. C’est un peu comme rentrer dans un club privé. Il y a un avant et un après. Des Québécois vous ouvrent leur intimité, ce territoire très ‘’privé’’ et vous invitent à leur chalet. C’est une marque d’estime, de confiance et d’inclusion. C’est le signe que votre intégration est bien réelle et profonde !
Je ne peux que témoigner ma profonde reconnaissance à nos amis Bev et Ian qui furent les premiers à nous inviter en famille à venir vivre une fin de semaine dans leur chalet dans le nord. Comble de dépaysement leur chalet n’est pas accessible par la route, en hiver il faut traverser le lac gelé en ski de fond en tirant les luges avec les enfants et les affaires, en été en bateau. Le rêve total bis. Notre première aventure fut en hiver, un vendredi soir dans la nuit avec les lampes frontales pour éclairer le chemin, des papillons dans le ventre à suivre nos amis en tirant les luges avec nos affaires. Quel bonheur extatique ! Depuis il y a eu beaucoup d’autres invitations, d’autres chalets. Mais cette première fois fut un émerveillement total, un souvenir qui demeure depuis ces lointaines années tant pour nous que pour nos filles. Et maintenant que nous avons à notre tour un chalet, nous avons à cœur d’y convier amis, amis d’amis, amis de nos enfants, familles pour partager ce bonheur si unique. Un petit bout de notre vie au Québec.
L’Ukraine doit rester « neutre » et ne pas devenir un Etat membre de l’UE, a expliqué Nicolas Sarkozy dans un entretien fleuve au Figaro publié mercredi 16 août, affirmant qu’un compromis doit être trouvé avec la Russie par le biais de la « diplomatie, la discussion, l’échange ».
Président de la République entre 2007 et 2012, il occupait notamment la présidence du Conseil de l’UE lors de l’invasion russe de la Géorgie à l’été 2008. Quelque quinze ans plus tard, fort de son expérience, il soutient dans Le Figaro que l’Union européenne doit « clarifier [sa] stratégie » vis-à-vis de la guerre en Ukraine.
« Faire la guerre sans la faire » n’est plus tenable, explique l’ancien président, aujourd’hui membre du Conseil constitutionnel, encourageant la Russie et l’Ukraine à trouver un « compromis », faute de quoi les choses pourraient « dégénér[er] à tout moment ».
L’analyse que porte M. Sarkozy sur la situation ukrainienne est aux antipodes de la position du président Emmanuel Macron, et d’une très large majorité des Etats membres.
Depuis le début de l’invasion en février 2022, l’UE n’a eu de cesse d’affirmer qu’elle ne s’impliquerait pas directement dans le conflit. Elle soutient toutefois Kiev par le biais de mesures politiques, militaires et économiques à des niveaux sans précédent.
Dans un souci de trouver un semblant de paix dans un conflit qui vrombit au cœur de l’Europe depuis maintenant 540 jours, il est crucial que l’Ukraine reste « neutre », souligne l’ex Président, ne serait-ce que pour ne pas alimenter la « paranoïa anti-occidentale » du Kremlin. [LUDOVIC MARIN/EPA-EFE]
L’Ukraine doit rester « neutre »
En 2008, lors de l’attaque russe en Géorgie, M. Sarkozy explique avoir « convaincu [Vladimir] Poutine de retirer ses chars qui étaient à 25 kilomètres de Tbilissi ».
Mais, dans le même temps, il aurait pris en compte les « lignes rouges » de la Russie : « c’est pourquoi nous [M. Sarkozy et l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel] avions refusé l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN, et ce malgré la forte pression américaine », relève-t-il dans les colonnes du Figaro.
Aujourd’hui, la Russie de M. Poutine n’a pas changé, selon l’ancien président, qui ajoute : « les Russes sont des Slaves. Ils sont différents de nous [mais] nous avons besoin d’eux et ils ont besoin de nous ». En ce sens, M. Poutine n’est pas « irrationnel » mais fonctionne sur un registre politique propre à la Russie.
Et, dans un souci de trouver un semblant de paix dans un conflit qui vrombit au cœur de l’Europe depuis maintenant 540 jours, il est crucial que l’Ukraine reste « neutre », souligne l’ex, ne serait-ce que pour ne pas alimenter la « paranoïa anti-occidentale » du Kremlin.
Ce principe de neutralité ne doit pas être pris comme une « insulte ». Il s’accompagnerait « d’un accord international prévoyant des assurances de sécurité extrêmement fortes, pour la protéger contre tout risque de nouvelle agression ».
Et d’ajouter que « les intérêts européens ne sont pas alignés sur les intérêts américains » autour de cette question.
La neutralité ukrainienne va de pair avec une non-adhésion du pays à l’Union européenne, précise encore Nicolas Sarkozy. « L’Ukraine est un trait d’union entre l’Ouest et l’Est. Il faut qu’elle le reste », de sorte que le statut ukrainien de pays candidat à l’UE relève au mieux « de promesses fallacieuses », le comparant au processus de négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE, au point mort depuis des années.
Demander à l’Ukraine de choisir entre l’Europe d’une part et la Russie d’autre part « me paraît contraire à l’Histoire et [à] la géographie de cette région si complexe. Et il serait naïf de croire que la chute de Vladimir Poutine y changerait quelque chose », a-t-il poursuivi.
L’immigration est une question de « survie » pour l’UE
Dans le même entretien, M. Sarkozy a également abordé l’épineuse question de l’immigration clandestine et des risques qu’elle fait peser, selon lui, sur le continent européen.
« Entre les émotions exacerbées à l’égard du drame humanitaire des migrants et l’empilement des règles de droit qui les protègent, il est devenu impossible de limiter et réguler les flux migratoires », a précisé l’ancien locataire de l’Elysée.
Quelque 600 000 à 700 000 immigrants seraient en France en situation irrégulière, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
L’accent devrait plutôt être mis sur la création de « points d’accueil » pour le traitement des demandes de visas dans les pays de départ, suggère M. Sarkozy.
En conséquence, tout réfugié arrivant sur le sol européen sans autorisation de séjour valable se verrait opposer un refus d’admission automatique.
Il incombe en outre à l’UE de construire les infrastructures dont le continent africain a besoin afin d’encourager la jeunesse africaine à y rester, précise-t-il.
« Ce n’est pas une question de générosité. C’est une question de survie pour l’Europe », conclut M. Sarkozy.