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  • Bruno Le Maire : la France deviendra « la première économie verte à horizon 2040 en Europe »

    Bruno Le Maire : la France deviendra « la première économie verte à horizon 2040 en Europe »

    La France a tous les atouts pour devenir l’un des premiers Etats membres verts d’Europe, a annoncé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire jeudi 24 août, ajoutant que les investissements dans l’industrie verte seront l’une des priorités absolues du pays.

    « La crise [inflationniste et énergétique] est derrière nous, les années de reconquête sont à nouveau devant nous. Nous reprenons le fil de notre politique économique », a déclaré M. Le Maire devant un parterre d’entrepreneurs jeudi, lors d’une visite au sein de l’usine Fournier, fleuron français de la fabrication de cuisines.

    Lors d’un discours très attendu, le ministre a énoncé une série de priorités économiques nécessaires à l’équilibre des finances publiques, tout en encourageant l’investissement dans l’industrie verte, après trois années de pandémie et d’explosion des prix de l’énergie.

    « Nos résultats économiques sont en béton armé », a-t-il déclaré aux entrepreneurs, affirmant que la croissance économique française cumulée depuis 2017 avait été plus performante que celle de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Espagne. Plus de deux millions d’emplois auraient été créés pendant cette même période.

    S’en tenir à la « politique de l’offre » est donc la bonne voie à suivre, a soutenu M. Le Maire, refusant d’ouvrir le champ à une autre politique. « Celle du matraquage fiscal des entreprises, qui conduit en général au matraquage fiscal des ménages ? Certainement pas ».

    Réduire les dépenses publiques

    La France est l’un des États membres les plus endettés, avec un taux d’endettement de 111,6 % du PIB en avril 2023, contre une moyenne de 91,6 % dans la zone euro. Le déficit s’élève également à 4,7 % du PIB, bien au-delà du seuil de 3 % inscrit dans les traités européens.

    « Accélérer le désendettement » est la priorité absolue de M. Le Maire : le ministre souhaite ramener le taux d’endettement à 108,3 % d’ici à 2027. Dans ce sens, il a annoncé jeudi des économies de l’ordre de cinq milliards d’euros, et confirmé la fin des « boucliers » pour le gaz et l’électricité, mis en place au début de la guerre en Ukraine pour plafonner les prix de l’énergie.

    Bruno Le Maire a également annoncé la suppression du « dispositif Pinel », une réduction d’impôt qui s’applique sur le prix d’achat d’un logement mis en location.

    Plusieurs médias affirment également que des travaux sont en cours pour supprimer les niches fiscales « brunes », qui comprennent notamment des avantages fiscaux sur les énergies fossiles, comme le taux fiscal réduit pour les carburants des taxis.

    Enfin, dans le but de « veiller à ce que chacun paie à l’État ce qu’il doit », la lutte contre la fraude « sociale » et fiscale sera renforcée. Une série de mesures avait déjà été présentée en mai pour mieux combattre la fraude fiscale, mais experts comme responsables politiques s’étaient inquiétés qu’elle ne soit pas à la mesure de l’urgence française et européenne.

    Dans le même temps, le ministre a confirmé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des impôts – confirmant les propos de la Première ministre Elisabeth Borne lors d’un grand entretien sur France Bleu mercredi (23 août).

    La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production, sera quant à elle « définitivement supprimée en 2027 », alors que les patrons souhaitaient la voir disparaître dès 2024.

    La réduction de l’endettement « suppose des décisions difficiles et courageuses. Des décisions dans lesquelles l’État doit évidemment être exemplaire », a déclaré M. Le Maire.

    S’en tenir à la « politique de l’offre » est la bonne voie à suivre, a soutenu M. Le Maire, refusant de s’engager sur une autre voie politique. « Celle du matraquage fiscal des entreprises, qui conduit en général au matraquage fiscal des ménages ? Certainement pas », a-t-il souligné. [Lewis Joly/EPA-EFE]

    Industrie verte

    M. Le Maire a également confirmé que le projet de loi sur « l’industrie verte » serait mis en œuvre dès que possible, une fois adopté par le Parlement.

    Le texte de loi tend à soutenir la création de nouveaux sites dans les domaines de l’hydrogène vert, des batteries, de l’éolien, des pompes à chaleur et des panneaux solaires. Des mesures pour décarboner les usines existantes sont également prévues.

    Un crédit d’impôt « industrie verte » devrait voir le jour, pour un coût estimé de 500 millions d’euros.

    Le projet de loi prévoit également de réorienter une partie de l’épargne des Français vers des investissements verts en créant un nouveau plan d’épargne « avenir climat » exonéré d’impôt et assorti de taux d’intérêt plus avantageux que le classique « livret A ».

    En parallèle, la formation sera renforcée : « La transformation de notre économie ne pourra se faire que si nous avons les talents et les compétences nécessaires » a souligné le ministre, qui continue de faire le pari d’atteindre le plein-emploi dès 2027.

    « Nous sommes redevenus la nation des possibles. Nous devons porter une ambition collective de long terme : devenir la première économie verte à horizon 2040 en Europe », a déclaré M. Le Maire.

    En ce qui concerne les secteurs industriels jugés critiques et stratégiques, le ministre a annoncé qu’il allait élargir « les secteurs éligibles au contrôle [des investissements étrangers], notamment les activités d’extraction et de transformation de matières premières critiques ».

    En 2019, la France avait adopté une loi visant à contrôler plus efficacement les investissements étrangers dans les secteurs économiques jugés critiques pour l’ordre public, la sécurité nationale et la défense. Lorsque des restrictions s’appliquent, les flux d’investissement doivent d’abord être approuvés par le ministère de l’Économie.

  • Emmanuel Macron : les interventions françaises au Sahel « ont été des succès »

    Emmanuel Macron : les interventions françaises au Sahel « ont été des succès »

    Le président français considère que les opérations militaires françaises menées au Sahel « ont été un succès », car elles ont « empêché la création d’un califat à quelques milliers de kilomètres de nos frontières ».

    Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Le Point, mis en ligne mercredi soir (23 août), Emmanuel Macron estime que « la France a eu raison de s’engager au côté d’États africains pour lutter contre le terrorisme ».

    Sans les opérations Serval et Barkhane, « il n’y aurait, sans doute, plus de Mali, plus de Burkina Faso, je ne suis même pas sûr qu’il y aurait encore le Niger », explique le président français. [EPA-EFE/JULIEN DE ROSA / POOL MAXPPP OUT]

    Serval, Barkhane

    En 2013 puis en 2014, la France a lancé notamment deux opérations militaires, d’abord Serval, puis Barkhane : sans elles, « il n’y aurait, sans doute, plus de Mali, plus de Burkina Faso, je ne suis même pas sûr qu’il y aurait encore le Niger », explique le président français.

    « Ces interventions françaises, à la demande des États africains, ont été des succès. Elles ont empêché la création de califats à quelques milliers de kilomètres de nos frontières ».

    C’est l’« honneur » et la « responsabilité » de la France d’avoir procédé ainsi, détaille le président, mais « quand il y a un coup d’État et que la priorité des nouveaux régimes n’est pas de lutter contre le terrorisme, la France n’a pas vocation à rester engagée », ce qui est « dramatique pour les États concernés ».

    D’après l’ancien ambassadeur français Gérard Araud, dans un entretien accordé à EURACTIV France début août, l’opération Serval a été considérée comme un succès sur place, ayant permis de faire reculer les djihadistes. L’opération Barkhane, en revanche, « a accru la menace djihadiste » dans la mesure où les groupes islamistes se sont alliés à d’autres groupes terroristes, unis « par la haine du soldat occidental ».

    M. Macron a aussi défendu sa politique dans la région, qui consiste, explique-t-il, à sortir d’une « logique sécuritaire » au profit d’une logique « partenariale », dans laquelle « la France défend ses intérêts, et appuie l’Afrique à réussir ».

    À ce stade, 1 500 soldats français sont toujours déployés au Niger pour la lutte contre le djihadisme, la France ne reconnaissant pas la dénonciation des accords militaires par les généraux putschistes.

    Le président Macron appelle de nouveau à restaurer l’ordre constitutionnel et à la libération son homologue nigérien Mohamed Bazoum, déplorant que le coup d’État des militaires nigériens soit « un coup contre la démocratie au Niger, contre le peuple nigérien et contre la lutte anti-terrorisme ».

  • Maroš Šefčovič remplace Frans Timmermans à la tête du Green Deal

    Maroš Šefčovič remplace Frans Timmermans à la tête du Green Deal

    Frans Timmermans, le responsable du Pacte vert pour l’Europe, a officiellement présenté sa démission de la Commission européenne après avoir confirmé qu’il mènerait une coalition dirigée par le parti travailliste néerlandais lors des élections générales de novembre. Il sera représenté par Maroš Šefčovič, ancien diplomate slovaque et vice-président de la Commission.

    Une déclaration de l’exécutif européen mardi (22 août) a confirmé que son collègue vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič, actuellement responsable des relations interinstitutionnelles, reprendra le portefeuille de M. Timmermans à la tête du Green Deal européen et de la politique d’action climatique de l’Union, au coeur du mandat de la Commission d’Ursula von der Leyen.

    Depuis l’annonce du retrait du Premier ministre néerlandais Mark Rutte après plus de dix ans au pouvoir, M. Timmermans avait annoncé son intention de représenter le parti travailliste (socialistes) des Pays-Bas pour les élections à venir, dans une coalition formée avec les écologistes.

    M. Timmermans a décidé de démissionner de ses fonctions européennes pour se présenter aux élections néerlandaises, plutôt que de prendre un congé sans solde. Quoiqu’il en soit, le socialiste a obtenu le soutien de 91,8 % des membres des partis travailliste et écologiste pour devenir leur candidat au poste de Premier ministre néerlandais.

    Alors que le parti libéral VVD de M. Rutte est actuellement en tête des sondages d’opinion, les intentions de vote suggèrent qu’il ne sera pas en mesure de former un gouvernement avec ses partenaires actuels de la coalition, l’Union chrétienne et le parti social-libéral D66.

    Le nouveau Mouvement agriculteur–citoyen, classé à droite de l’échiquier politique, qui s’est installé dans le paysage politique après avoir remporté les élections municipales en mars dernier, pourrait jouer un rôle de faiseur de rois après les élections.

    Des sources internes ont indiqué que ce parti semble plus enclin à former une coalition avec l’alliance de la gauche écologiste que M. Timmermans dirigera.

    « Nous devons éliminer progressivement les combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation bien avant 2050 », a déclaré le responsable de la politique climatique de l’UE, Frans Timmermans.

    Timmermans salué par la scène bruxelloise

    Dans une déclaration, la présidente de la Commission, Mme von der Leyen, a salué le travail passionné et inlassable de M. Timmermans pour faire du Green Deal une réalité.

    « Grâce à son excellente contribution et à son fort engagement personnel, nous avons fait de grands progrès vers la réalisation des objectifs de l’UE de devenir le premier continent climatiquement neutre, et vers l’augmentation des niveaux d’ambition climatique au niveau mondial », a déclaré Mme von der Leyen.

    Le départ de M. Timmermans laissera un vide en ce qui concerne les efforts diplomatiques de l’UE en matière de changement climatique et de politique verte. Il a été l’un des principaux négociateurs lors des sommets annuels de la COP des Nations unies sur le changement climatique.

    Ursula von der Leyen a indiqué que les principales tâches de M. Šefčovič seraient de renforcer l’innovation industrielle propre, de stimuler l’accès aux matières premières critiques et de superviser la mise en œuvre du Pacte vert pour l’Europe.

    Quid de la restauration de la nature ?

    Le départ de M. Timmermans pourrait également compliquer la conclusion de la loi sur la restauration de la nature, sur laquelle les négociations entre les eurodéputés et les ministres nationaux auront lieu à l’automne, ainsi que la mise en œuvre de pans entiers de la nouvelle législation visant à réduire les émissions de carbone en Europe.

    « Il est important que le portefeuille climatique de Frans Timmermans reste entre les mains des Néerlandais », a déclaré l’eurodéputée Esther de Lange (CDA/PPE) à NOS, soulignant l’importance cruciale des négociations imminentes du trilogue concernant la loi sur la restauration de la nature de l’UE.

    Le groupe PPE de Mme de Lange s’est fortement opposé à la loi avant un vote crucial au Parlement européen le mois dernier, citant des inquiétudes quant à ses effets potentiels sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs. Néanmoins, la loi a été adoptée par le Parlement par la plus petite des marges.

    De son côté, l’eurodéputé écologiste néerlandais Bas Eickhout doute du maintien sans faille de M. Šefčovič. Selon l’élu, la formulation du portefeuille dans le communiqué de la Commission européenne « laisse clairement de la place  » à une nouvelle nomination néerlandaise avant l’échéance du mandat.

    D’autant que la Commission a également envoyé une lettre officielle au gouvernement néerlandais pour lui demander les noms d’une femme et d’un homme pour remplacer M. Timmermans en tant que nouveau commissaire dans le pays. La question reste entière sur le fait de savoir s’il s’agira d’un dédoublement du portefeuille de M. Timmermans ou si un nouveau commissaire reprendra l’ensemble de son sacerdoce.

  • Rentrée scolaire : retour sur le BAC 2023 à l’AEFE !

    Rentrée scolaire : retour sur le BAC 2023 à l’AEFE !

    A quelques jours de la rentrée scolaire pour le rythme Nord des établissements du réseau de l’Agence pour l’Education Française à l’Etranger (la grande majorité des établissements), on jette un coup d’oeil dans le rétroviseur sur les résultats du BAC 2023.

    L’AEFE peut se targuer d’un résultat global de 97,8% de réussite à l’examen roi en France. En plus notons que la session 2023 est la première durant laquelle l’examen se déroule conformément au projet de réformes initié en 2021.

    Un nouveau BAC qui devra, déjà, être modifié ?

    Pour la première fois cette année, le nouveau baccalauréat s’est déroulé conformément à ce que la réforme prévoyait. Les candidats ont passé leurs deux épreuves de spécialités en mars, soit trois mois avant les épreuves de philosophie et de grand oral. Dès la mi-avril, ils ont eu connaissance des notes obtenues à leurs deux épreuves de spécialités. Ils connaissaient donc près de 82 % de leur note finale.

    Alors que le troisième trimestre commençait à peine, l’écrasante majorité d’entre eux savaient qu’ils étaient déjà bacheliers, et quelques-uns qu’ils ne pouvaient plus l’être. Ainsi la tenue des épreuves de spécialités dès le mois de mars a provoqué une désertion des salles de classes par les lycéens déjà fixés sur leurs résultats et focalisés sur la procédure Parcoursup.

    Au final, techniquement, on peut donc désormais avoir réussi ou raté le baccalauréat alors même que toutes les épreuves n’ont pas eu lieu. Ainsi, des modifications s’imposent compte tenu des effets pervers liés à l’organisation du bac telle que voulue par Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale, dans le cadre de sa réforme initiée en 2018.

    Les syndicats réclament donc quatre évolutions au niveau national :

    • Décaler les épreuves de spécialités au mois de juin
    • Modifier les coefficients au bac
    • Ne pas dévoiler les notes de spécialités
    • Faire diverger les calendriers du bac et de Parcoursup

    L’AEFE s’en sort mieux

    Si l’organisation du Baccalauréat était conforme aux exigences de la réforme, une plus grande autonomie est donnée aux établissements pour organiser les épreuves. En conséquence, sans être exemptés de l’absentéisme, les Lycées hors de France ont réussi à maintenir des taux de présence largement acceptables selon les remontées des professeurs.

    ©AEFE

    Est-ce que cette rigueur explique le taux de réussite insolent de 97,8% (6,9 points de plus qu’en France) ? Peut-être pas, mais il a forcément joué sur le taux de mentions. Car lui aussi est très élevé à 82,1 % ! Sur son site, l’AEFE détaille la ventilation de ces dernières.

    • 27,2 % de mentions « très bien » (28 % en 2022, 28,6% en 2021) ;
    • 29,3 % de mentions « bien » (29,4 % en 2022, 32,2 % en 2021) ;
    • 25,6 % de mentions « assez bien » (25,6 % en 2022, 26,3 % en 2021).

    Un réseau pour la vie

    Armés de leur baccalauréat, les élèves iront poursuivre leurs études, 1/3 dans leur pays de résidence, 1/3 en France et 1/3 dans le reste du monde. Le rayonnement de l’Education française est donc perpétué par ces jeunes. Et pour maintenir les liens, renforcer la coopération entre les anciens élèves mais aussi entre leurs pays de résidence et la France, ils peuvent compter sur l’AEFE.

    Ainsi, les anciens élèves des lycées français du monde ont rendez-vous sur deux plateformes :

    • AGORA, la plateforme collaborative qui met en relation lycéens et jeunes anciens élèves des lycées français du monde sur la thématique du parcours de formation post-bac et de la vie étudiante ;
    • alfm.fr, le réseau social, professionnel et associatif, des anciens élèves des lycées français du monde, pour retrouver d’autres anciens, consulter des offres d’emploi, organiser des événements, faire connaître ses projets…
  • Les Brics : un sommet contre le dollar et pour un nouvel ordre mondial ?

    Les Brics : un sommet contre le dollar et pour un nouvel ordre mondial ?

    Les pays émergents des Brics se réunissent du mardi 22 août au jeudi 24 à Johannesburg en Afrique du Sud.

    Les enjeux de ce sommet avec Bertrand Badie sur TV5MONDE

    C’est quoi les BRICS ? Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

    Depuis 2011, les sommets des BRICS réunissent les chefs d’États des cinq pays membres (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ainsi que les présidents de nations amies. Étiquetés sous la bannière de pays “émergents”, les BRICS n’avaient jusqu’ici qu’un seul objectif : celui de se faire entendre au sein des institutions monétaires internationales.

    C’est ainsi qu’en 2014, ils décident de créer la Nouvelle Banque de Développement (NDB), dotée de 50 milliards de dollars au départ. L’objectif : prêter aux pays émergents de l’argent pour favoriser leur développement. L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Emirats-Arabes-Unis et le Zimbabwe sont membres de cette institution présidée depuis fin mars 2023 par l’ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff.

    Ensemble, les BRICS ont une population de 3,24 milliards d’habitants (3 milliards reviennent à la Chine et l’Inde), soit 40% de la population mondiale et occupent 29,5% des terres émergées. Ils comptent parmi les 10 pays les plus vastes du monde. Côté économie, ils représentent 26% du PIB mondiale, dont 18% pour la seule Chine… contre seulement 8% en 2001.

    Le mardi 22 août 2023, à l’ouverture du sommet des Brics à Johannesburg en Afrique du Sud, le président russe Vladimir Poutine a pris la parole par visioconférence. AP – Jérôme Delay

    Une monnaie commune ?

    L’enjeu pour ces cinq puissances : constituer un club monétaire face au géant américain, incontournable dans le système monétaire mondial depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et les accords de Bretton Woods. En juin dernier, lors du Sommet pour un nouveau pacte financier à Paris, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a publiquement critiqué cette hégémonie américaine sur les accords commerciaux, et proposé la création d’une monnaie pour le groupe des Brics, sur le modèle de l’euro. 

    « Quand on veut échanger des roubles contre des réals brésiliens, il faut passer par le dollar, par les banques américaines. Se détacher du dollar est un enjeu crucial pour les pays périphériques du système monétaire international » explique Alexandre Kateb, économiste et président du cabinet de prospective The Multipolarity Report.

    L’idée d’une monnaie commune apparaît d’autant plus ambitieuse dans le cadre de ce groupe au poids économique considérable. Les Brics représentent le quart du PIB mondial et 42 % de la population du globe. Les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont explosé ; Pékin est également le premier client des exportations brésiliennes.

  • Québec : comment réussir son installation grâce à l’UFE ?

    Québec : comment réussir son installation grâce à l’UFE ?

    Quand on part vivre à l’étranger les repères changent, les codes, les lois, les droits et les devoirs diffèrent. Il en va de même pour les diplômes, même des meilleures universités ou écoles. Comprendre la réalité complexe des enjeux légaux entre la France et le Québec ou encore les équivalences des diplômes est primordial pour une bonne intégration des nouveaux arrivants au Québec. Nous avons rencontré Maître Karine Delvolvé, originaire de Toulouse, présidente de l’UFE Canada Montréal et directrice de Profil, la Clinique juridique de la faculté de droit de l’Université de Montréal.

    Maître Karine Delvolvé

    L’UFE Canada Montréal, une antenne de l’UFE Monde

    Fondée en 1927, l’association Union des Français de l’Étranger, est reconnue d’utilité publique par la France. Il s’agit d’un réseau qui regroupe des Français et des francophiles à travers le monde. L’UFE leur assure un lien privilégié avec la France, défend leurs intérêts et leur apporte soutien et entraide au quotidien. L’UFE compte 172 représentants bénévoles dans 106 pays qui animent les activités.

    À Montréal, des activités sont offertes gratuitement et ouvertes à tous. Depuis 1984, L’UFE Canada Montréal aide les expatriés français et les Français établis définitivement au Québec. Des conférences, webinaires et activités sont présentés sur des thèmes prégnants concernant les Français au Québec. Car oui, il est parfois ardu de s’y retrouver dans les différences tant législatives que pratiques. L’UFE Canada Montréal fait également de la représentation auprès des instances consulaires. Les conférences les plus courues sont celles qui touchent le plus grand nombre, à un moment ou un autre de l’aventure d’expatriés : les successions, les retraites, les codes culturels, l’immigration, l’immobilier… C’est la possibilité pour les participants de pouvoir avoir des informations très spécifiques, actualisées et présentées par des professionnels qui sont conscients des enjeux entre le Québec/Canada et la France. 

    Madame Karine Delvolvé est impliquée à l’UFE Canada Montréal depuis 2012 et en est la présidente depuis 2015. Elle porte un souci particulier à pouvoir aider quiconque en a besoin et à porter la parole des Français auprès du Consulat pour enrichir le dialogue avec les instances françaises. 

    La Clinique juridique Profil en immigration et reconnaissance des qualifications professionnelles de la faculté de droit de l’Université de Montréal, une référence

    La législation selon les ordres et métiers diffère pour beaucoup de la France, ou d’autres pays. Faire reconnaître ses diplômes et compétences acquises à l’étranger exige des procédures complexes. De plus, il existe une liste des métiers et professions régis par un ordre professionnel avec 46 ordres professionnels au Québec ! De quoi s’y perdre…

    Être mieux informé pour s’y retrouver

    La clinique Profil, en immigration et reconnaissance des qualifications professionnelles de la faculté de droit de l’Université de Montréal, offre des services gratuits aux nouveaux-arrivants. Ils sont en effet parfois perdus dans les méandres des réalités professionnelles complexes et bien différentes de celles de leur pays d’origine. 

    Rencontre avec Maître Karine Delvolvé, chargée de cours à la Faculté de Droit de l’Université de Montréal et coordonnatrice du Centre de développement professionnel de la Faculté de Droit. Cette Toulousaine d’origine, a une profonde expérience de la mobilité professionnelle et de ses réalités parfois ardues. Après avoir travaillé à Bruxelles et à Paris, c’est à Montréal qu’elle met aujourd’hui son expertise au service des immigrants professionnels qui souhaitent intégrer une profession dont la réglementation de l’accès et l’exercice sont différents de celle de leur pays d’origine.

    Des services d’orientation et d’accompagnement gratuits

    La Clinique juridique PROFIL, créée en 2016 par l’actuelle doyenne de la Faculté de droit Madame France Houle et animée par Me Karine Delvolvé offre des services qui accompagnent individuellement les néo-Québécois pour une meilleure intégration dans la culture professionnelle du Québec.

    Ce service d’orientation juridique et d’accompagnement des professionnels immigrants formés à l’étranger est offert pour faire reconnaître leurs diplômes et présenter leur demande d’inscription auprès d’un ordre professionnel du Québec, ce qui n’est pas une mince affaire. Ces services sont gratuits et confidentiels.

    La Clinique Profil, trois axes d’action

    La création de la Clinique juridique PROFIL répond à trois missions : la pédagogie, l’aspect humain, social et une mission de recherche. 

    Au niveau pédagogique, le premier axe permet aux étudiants, futurs juristes d’être mieux outillés pour embrasser la réalité sociale dans un contexte de mondialisation et de mobilité professionnelle. 

    La deuxième mission est humaine et sociale. Les professionnels immigrants diplômés avec une expérience dans leur pays d’origine qui arrivent au Québec ont un riche potentiel mais ils sont vulnérables parfois face à l’incompréhension du contexte réglementaire québécois. Un troisième axe est orienté sur la recherche. 

  • Canicule : la France sous un dôme de chaleur exceptionnel

    Canicule : la France sous un dôme de chaleur exceptionnel

    La France traverse actuellement l’épisode caniculaire le plus intense de l’été, avec des températures records enregistrées dans le sud de l’Hexagone. En déplacement à l’hôpital de Valence mardi, le ministre de la Santé appelle à la plus grande prudence face à la canicule. 

    Alors que la France est touchée par une vague de chaleur exceptionnelle depuis le début de la semaine, les températures devraient encore s’intensifier ce mercredi, a déclaré Météo-France dans un communiqué de presse mardi (22 août).

    Cet épisode caniculaire est « inédit par sa durée et son intensité à cette période de l’année », peut-on lire dans le communiqué.

    L’agence météorologique a également annoncé que la journée de lundi (21 août) avait été la journée la plus chaude jamais enregistrée après un 15 août en France.

    « Il faut marteler les messages de prévention »a déclaré le ministre de la Santé Aurélien Rousseau, lors d’un déplacement au centre hospitalier de Valence mardi. Le but n’est pas d’apeurer les Français, mais de leur dire qu’en « vigilance rouge, tout le monde est concerné par le risque », a-t-il précisé.

    Mercredi (23 août), le nombre de départements en vigilance rouge devrait passer de quatre à 19, alors qu’entre 37 et 40 °C sont attendus « sur presque toute la moitié sud du pays », selon Météo-France.

    Depuis lundi, la France, excepté le Nord-Ouest du pays, est mise en cloche sous un « dôme de chaleur » caniculaire. [JeanLucIchard / Shutterstock]

    Soignants et patients suffoquent 

    Depuis l’exceptionnelle canicule de 2003, les épisodes de fortes chaleurs se multiplient en France et dans toute l’Europe. Par conséquent, les risques sanitaires, agricoles, pour la biodiversité et la disponibilité du parc énergétique (nucléaire et hydroélectricité en particulier) s’accroissent.

    Au centre hospitalier de Valence, les soignants ont interpellé Aurélien Rousseau sur leurs conditions de travail. Alors que 20% du bâtiment n’est pas climatisé, certaines salles de consultation avoisineraient les 30 degrés à l’intérieur.

    « Il est important de voir ça », a dit le ministre. « C’eût été moins gênant de ne pas y passer, mais je pense que c’est indispensable de voir ce que vivent les patients et les soignants. Je mesure, et ce qui est le plus poignant, c’est que les soignants ne se plaignent pas pour eux mais pour les patients », a-t-il ajouté.

    Lundi, le syndicat Sud Santé-Sociaux du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux avait déjà alerté sur le sujet en publiant sur X (anciennement Twitter) une photo d’un thermomètre affichant 44 degrès dans le service pédiatrie. En cause ? Des systèmes de climatisation défectueux.

    Selon d’autres syndicats de soignants, la situation concernerait plusieurs hôpitaux en France.

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