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  • Le coronavirus ralentit en Chine… point sur la pandémie !

    Alors que le nombre de contaminés quotidien diminue en Chine, il explose dans le monde. Hors Chine, le pays le plus touché est la Corée du Sud, avec plus de 2000 personnes infectées par le Covid-19.

  • Etablissements scolaires : le point sur les fermetures et les mesures de confinement liées au Covid-19

    L’AEFE, l’organisme lié à l’Education Nationale, qui gère un grand nombre d’établissements scolaires à l’étranger à décider d’appliquer les mesures prises en France.

    Simple bon sens pour protéger les enfants, cette décision aura tout de même des conséquences pour les parents qui devront assurer la garde en sus de la charge émotionnelle. Sur les réseaux sociaux, les interrogations sont nombreuses.

    L’AEFE demande aux élèves, donc, mais aussi aux personnels qui viendraient de ces zones de ne pas se rendre dans leur établissement scolaire pendant 14 jours suivant leur retour.

    Les zones d’exposition sont les suivantes :

    Chine (Hong Kong et Macao compris)
    Singapour
    Corée du Sud

    Et l’Agence a donc par principe de précaution étendu les mesures appliquées à la zone Asie aux zones italiennes de la Lombardie et de la Vénétie. S’agissant des autres régions italiennes, les mesures de la fiche « Conseils aux voyageurs » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’appliquent.

    l’équipe de l’école « Les Petits Lascars » à Hong-Kong

    La liste est évidemment non exhaustive, le communiqué de l’institution précise le caractère évolutif de la maladie et invite à se renseigner auprès des autorités locales dès que possible. Dans certains pays, comme Hong-Kong, cela fait des semaines que les cours sont suspendus.. La reprise est très lointaine..et incertaine. ( voir liste ci-dessous la liste). Cependant cela a aussi un effet stimulant avec la création de solutions ingénieuses comme celles mises en place par « Les Petits Lascars » « (cliquez pour écouter le podcast)

    Voyages scolaires suspendus pour les zones élargies d’exposition

    En effet, l’AEFE a décidé, par principe de précaution, de procéder aussi au report des échanges scolaires, dans le cadre d’ADN-AEFE, en Asie et vers l’Asie et en Italie et vers l’Italie.

    Pour finir, tous les regroupements sportifs et culturels inter-établissements de la zone Asie-Pacifique et l’Italie qui avaient été programmés pour la fin du mois de février et de mars ont été annulés.

    Une fin d’année désormais très compliqué pour de nombreux élèves et l’épidémie semble progresser avec des cas un peu partout en Europe et désormais aussi sur le continent américain. A quelques mois des examens ou des conseils de classe pour décider du passage en classe supérieure, les questions de reports, de gestion des parcours scolaires, vont forcément s’imposer dans les prochaines semaines. Un sujet pour les élections consulaires de mai 2020 ? 

    On peut juste constater que les cours en ligne, comme ceux mis en place à Hong-Kong, par exemple, peuvent s’y substituer provisoirement dans certaines situations mais pour les futurs candidats au Bac ou à d’autres examens, les dernières semaines au lycée sont souvent cruciales.

    Les parents d’élèves comme ces derniers mais aussi l’administration sont à l’image du reste de la société, en attente des prochaines évolutions. Doit-on en arriver à fermer toutes les écoles comme dans les pays cités ci-dessous?

    Prévisions concernant les dates de réouverture d’établissements fermés au 28 février 2020

    Chine

    Shanghai : non communiqué par les autorités locales
    Canton, Shenzhen : 16 mars
    Pékin : 23 mars
    Hong Kong : 20 avril

    Vietnam

    Hanoi, Ho-Chi-Minh-Ville : 2 mars

    Taiwan

    Taipei : 25 février

    Mongolie

    Oulan Bator : 2 avril

    Corée du Sud

    Séoul : 9 mars

    Iran

    Téhéran : les autorités locales n’ont pas encore fourni d’information officielle

    Koweit

    Fermeture jusqu’au 14 mars

    Japon

    Fermeture jusqu’au 05 mai

    Les établissements situés en Italie et à Singapour n’ont pas eu à être fermés en raison du calendrier scolaire, la date de retour de congés étant prévue le 9 mars

  • Probable Epidémie en France et répercussions pour les Français de l’Etranger

    Edouard Philippe veut rassurer les Français, le Premier ministre évoque trois stades « que l’on peut anticiper »

    Au cours de son allocution, Édouard Philippe a souligné que la France se trouvait actuellement dans le premier des trois stades mis en place par le gouvernement en collaboration avec les services de santé.

    « Le 1er est celui dans lequel nous sommes, le virus n’est pas en circulation dans la population. Tout est mis en œuvre pour le bloquer et pour traiter rapidement les patients. Nous l’avons fait aux Contamines, avec succès.

    Le 2e, nous y serons si nous voyons apparaître dans plusieurs points géographiques des grappes de malades. C’est ce qui se passe en Italie du Nord. Il faut isoler les groupes et prendre des décisions fortes pour arrêter la propagation.

    Le 3e est l’épidémie proprement dite, quand le virus circule entièrement dans la population » – Edouard Philippe 

    Lors du point presse tenu à Matignon en début d’après-midi, le Premier ministre a tenu a rassurer les Français, ajoutant toutefois qu’une « épidémie (de coronavirus) est probable » en France. 

    « La meilleure façon de se protéger, c’est les gestes simples des médecins. Ce n’est pas un virus de la grippe mais on s’en protéger de la même manière, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, en toussant dans son cours, des mouchoirs à usage unique » – Edouard Philippe

    Reçue à l’Elysée ce jeudi, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a, elle, « contesté » le fait que la France ne ferme pas ses frontières. « En l’espace de 24h, 10 pays ont au moins eu un cas alors qu’ils n’en avaient pas, et qui est la conséquence de quelqu’un parti en voyage. Ce n’est pas un problème d’hostilité à leur égard.

    « Je pense qu’il est important, dans le cadre du principe de précaution, il est utile d’ne tenir compte. Il y a des incohérences. On en comprend pas pourquoi il y a une auto quarantaine pour des enfants et que dans le même temps, 3000 Italiens viennent à Lyon pour le match de football » – Marine Lepen

    Les autres membres du corps politique comme La France Insoumise ou Les Républicains ont suivi la tradition républicaine, l’Union Sacré se réalise donc autour du gouvernement pour lutter contre le péril.

    Alors que le Japon ferme ses écoles pendant 1 mois, que le patient zero en France n’est toujours pas identifié, la pression monte sur le gouvernement. Côté Français de l’étranger, la situation se complique, certains établissements sont fermés à la demande des autorités locales, les cas de quarantaine obligatoire en cas de retour en France se multiplient.. Même l’ombre du Covid-19 plane sur l’Assemblée des Français de l’Etranger qui doit se tenir en mars à Paris, pas d’annulation prévue mais de nombreux conseillers consulaires ne pourront participer pour cause de quarantaine en cas de retour en France. 

  • Retraites : le gouvernement face au casse-tête des inégalités

    Une enquête du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) montre que l’individualisation des parcours promue par la réforme des retraites risque de renforcer les inégalités au moment de la retraite. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Alors que les débats parlementaires s’enlisent à l’Assemblée nationale, un collectif d’économistes rattaché au Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) vient de rendre publique une étude éclairante sur les possibles répercussions de la réforme des retraites. Le gouvernement a promis un système universel par points destiné à remplacer le système actuel jugé « peu lisible, inégalitaire et dont l’avenir pose question », d’après l’étude d’impact qui accompagne le projet de loi. « Chaque euro cotisé [ouvre] les mêmes droits, quel que soit le statut du travailleur et dès la première heure travaillée » a promis l’exécutif.

    En outre, cette universalité reposerait sur le calcul du montant de la pension étendu à l’ensemble de la vie active et non plus sur les 25 dernières années pour les carrières du privé. Pour l’équipe de chercheurs, ce principe d’équité est loin d’être assuré. Si de nombreuses incertitudes persistent notamment sur le calcul du point et le coût de la réforme, les éléments présentés dans l’épaisse étude d’impact et le projet de loi laissent les économistes perplexes.

    « Loin de se caractériser par un principe d’ » universalité », le nouveau mode de calcul alimente in fine une logique d’individualisation des politiques sociales : en effet, il repose sur l’idée que la pension doit refléter au plus près les contributions individuelles tout au long de la carrière, au risque de reproduire de fait les inégalités socioprofessionnelles qui structurent le marché du travail ».

    Un risque de reproduction des inégalités

    Dans leurs travaux, les économistes expliquent que les travailleurs précaires devraient être particulièrement touchés par la réforme. Les chômeurs, les personnes en reconversion ou sur des périodes de transition, pourraient être confrontés à une diminution de leurs pensions. « Certaines dispositions qui permettaient de valider des trimestres pendant les périodes d’inscription comme demandeur.ses d’emploi sont supprimées et le revenu sur lequel sont assises les cotisations retraite n’est plus l’ancien salaire — qui servait de base au calcul de l’allocation chômage — mais le montant de l’indemnisation ou de l’allocation perçue pendant les périodes de chômage (réduite à zéro pour les chômeur. ses de longue durée) » soulignent les auteurs. Le futur système actuellement débattu à l’assemblée pourrait donc pénaliser les profils les plus fragiles, or une récente enquête de l’Insee montre que le système actuel des retraites limite la pauvreté des nouveaux retraités et tend à réduire les écarts de niveau de vie.

    Un risque de fracture entre les générations

    Les jeunes actifs ont été en première ligne lors de la grande crise de 2008 et la crise des dettes souveraines de la zone euro. Selon de récents chiffres de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans au sens du BIT s’élevait à 20,8 % en 2018 contre 9,1 % pour toutes les autres catégories. Les jeunes les moins qualifiés ou déscolarisés très tôt sont particulièrement concernés par ce phénomène de chômage de masse. Chez les plus diplômés, l’insertion professionnelle s’est également durcie avec un accès à un emploi stable qui prend plus de temps.

    Selon un bulletin de recherche du Cereq publié à l’automne 2019, 87 % des titulaires d’un master 2 obtenu en 2010 étaient en emploi stable 7 ans après la fin de leurs études contre 93 % de la génération 98. En moyenne, « 7 ans après la sortie du système scolaire, seule la moitié de la génération 2010 occupe une situation professionnelle stable, contre deux tiers de la génération 1998, rendant le cumul des points incertain de plus en plus longtemps » expliquent les économistes du CEET. La multiplication des contrats courts lors des premières embauches ces dernières années risque de pénaliser les générations les plus récentes dans le contexte de la nouvelle réforme.

    La pénibilité, grande source d’inquiétude

    Le sujet de la pénibilité est au centre des inquiétudes. Outre les écarts d’espérance de vie entre les différentes professions, les chercheurs indiquent que la réforme devrait prolonger les effets de la loi travail de 2016, qui a exclu quatre des dix critères de pénibilité fixés par une loi de 2010. Il s’agit de l’exposition aux agents chimiques dangereux, aux postures pénibles, aux manutentions de charges lourdes et aux vibrations mécaniques. L’exposition aux risques est loin de concerner toutes les catégories socioprofessionnelles. Ces risques se concentrent avant tout sur les ouvriers. « [Ils] représentent environ 20 % de la population active. On peut considérer que le futur système de retraite ne prendra que très partiellement en compte la pénibilité, et donc les enjeux de santé publique et d’égalité sociale qui lui sont liées : les ouvrier. e. s ont une espérance de vie en bonne santé inférieure de 10 ans à celle des cadres supérieurs. Ainsi, l’argument de l’“universalité” s’en trouve affaibli » résument les auteurs. De son côté, l’étude d’impact du gouvernement prévoit une extension du compte professionnel de prévention aux fonctionnaires et aux salariés des régimes spéciaux. « Ce sont 200 000 personnes supplémentaires qui pourront bénéficier de points dans le C2P », soulignent les auteurs de l’étude. Si la CFDT a souligné que c’était « une avancée », le recul de l’âge de départ à la retraite pour certaines professions pourrait accroître certaines disparités.

  • Japon: vers une évolution des droits des parents séparés de leur conjoint?

    Japon: vers une évolution des droits des parents séparés de leur conjoint?

    Nous en parlions dans des articles précédents : au Japon, il est largement possible pour un conjoint de partir avec les enfants et que ceux-ci ne soient plus du tout en contact avec leur autre parent.

    Cette situation concerne plusieurs centaines de parents français sur place, en majorité des hommes qui ont eu leurs enfants avec une femme japonaise. Cela peut amener à des drames, à des traumatismes, et c’est régulièrement condamné au niveau international.

    Le 18 décembre, la commission des affaires européennes du Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de Richard Yung, Sénateur La République en Marche pour les Français de l’Etranger de résolution européenne relative aux enfants privés de tout lien avec leur parent européen à la suite d’un enlèvement commis par leur parent japonais.

    Action publique au Japon contre la situation actuelle

    Ce mercredi a débuté une action collective au Japon sur ce sujet

    Une conférence de presse en anglais et en japonais, rappelant combien ce sujet est international.

    Elle est saluée par le conseiller consulaire Thierry Consigny, particulièrement en pointe sur le sujet et que nous avons contacté.

    Il a fait part de son soutien : « Les 13 parents japonais et étrangers motivent ce recours par l’incapacité du gouvernement à prévenir les enlèvements parentaux qui coupent chaque année des centaines de milliers d’enfants de tout contact avec l’un de leurs parents et leur seconde famille pour des années, voir des décennies. »

    Concrètement, que peut faire la communauté internationale ? Pas grand-chose tant cette mentalité, plus qu’une loi, est ancrée dans la société japonaise. Et ce depuis des siècles.

    Le Sénat, l’Europe, notre compatriote Thierry Consigny sur place, cependant, continuent inlassablement à parler de cette problématique qui touche de très nombreux Français installés au Japon.

    L’impact de cette action collective sera sans doute déterminant dans ce combat, que nous continuerons à suivre. M. Consigny est lui enthousiaste et il souhaite « Bonne chance aux parents et bravo pour leur courage ! »

  • Le Japon à la veille d’une nouvelle récession

    Le Japon est en croissance depuis 2012, ce qui constitue sa plus longue période depuis 30 ans. Néanmoins, cette croissance est très faible, entre 0,3 % à 2 % par an. Par ailleurs, entre 1997 et 2019, le Japon a connu 10 années de déflation. Sur la période, l’inflation annuelle a augmenté de 0,05 % quand les salaires moyens ont baissé, malgré la pénurie de main d’œuvre.

    le PIB nippon avait déjà perdu 1,6 % au dernier trimestre 2019 

    En ce début d’année 2020, les autorités japonaises craignent une nouvelle récession. Sur la période allant d’octobre à décembre, avant même la détection de l’épidémie en Chine, le PIB nippon avait déjà perdu 1,6 % en glissement trimestriel. Projeté en rythme annualisé, ce recul représente une contraction théorique de 6,3 %, pointe l’exécutif. Il faut remonter au deuxième trimestre de 2014 pour retrouver un refroidissement aussi sévère. Or, depuis le mois de janvier, l’aggravation de la crise du coronavirus se traduit par une diminution importante des touristes chinois. Le ralentissement de la demande en Chine et les difficultés que rencontrent les importateurs en produits chinois pèsent sur la production japonaise.

    Par ailleurs, les consommateurs japonais commencent à leur tour à hésiter à se rendre dans les grands magasins le week-end. Le Japon doit, depuis le milieu de l’année dernière, faire face à un contexte économique difficile. En octobre, un typhon brutal avait bloqué certaines régions et découragé la consommation. La guerre commerciale entre Pékin (Beijing) et Washington a touché plusieurs entreprises qui exportent des composants vers des usines chinoises. Le relèvement de 8 % à 10 % du taux de TVA, le 1er octobre dernier, a pesé lourdement sur la consommation. Les secteurs de l’habillement, de l’automobile et de l’électronique ont été particulièrement affectés. Au total, les statistiques gouvernementales ont enregistré une chute de 3 % des dépenses privées des ménages japonais.Durant le quatrième trimestre, Les entreprises ont réduit leurs dépenses en capital de 3,7 %.

    La croissance potentielle du Japon demeure faible

    La croissance potentielle japonaise est limitée en raison de la baisse du nombre d’habitants (plus de 200 000 par an) et par les faibles gains de productivité. Le taux de natalité japonais est l’un des plus bas du monde (1,4 enfant par femme en 2017). La baisse de la population, engagée depuis 2008 (300 000 personnes en moins sur l’année 2018), devrait s’amplifier progressivement pour ramener la population totale de 127 millions actuellement à 90 millions en 2060 et 60 millions en 2100.

    La croissance est entravée par l’absence de marges au niveau de la population active. Le taux de chômage est de 2,2 % au mois de décembre 2019. La pénurie de main d’œuvre est de plus en plus crainte malgré la hausse significative récente du taux de participation des femmes (72 % en 2019 contre 63 % en 2012).

    Avec une productivité horaire de 42 dollars par heure, le Japon se situe à la dixneuvième place du classement des pays de l’OCDE. Le paradoxe japonais réside dans la combinaison d’un bon système éducatif, d’une forte utilisation des robots mais d’une faible productivité. Plusieurs freins sont identifiés, parmi lesquels une faible mobilité des salariés, un système de rémunération fondé sur l’ancienneté, une faible culture du service et un manque de concurrence pour les entreprises qui opèrent sur des marchés protégés.

    Une grande puissance corsetée

    Le Japon reste malgré tout la troisième puissance économique du monde derrière les États-Unis et la Chine avec un PIB en 2018 de 4 972 milliards de dollars. Le pays enregistre le deuxième excédent courant au monde et dispose d’un patrimoine financier domestique important permettant de financer une dette publique qui l’est tout autant. Les actifs financiers détenus en interne atteignent 28 000 milliards de dollars et cela malgré des taux bas depuis plus de 30 ans. Le patrimoine financier représente presque 600 % du PIB. Ce capital est très majoritairement investi au Japon.

    Le pays se classe au sixième rang mondial en termes d’investissements directs à l’étranger. Le Japon est le premier fournisseur et exportateur au monde de robots industriels. Il continue d’afficher une position globale de leader dans la recherche et l’innovation. Le Japon reste le premier détenteur au monde de brevets en stock et le deuxième en flux derrière la Chine.

    Pour enrayer la récession, les pouvoirs publics disposent de peu de moyens du fait de l’endettement et du niveau des taux d’intérêt. Le Gouvernement a néanmoins promis de nouveaux assouplissements budgétaires. La dette publique brute du Japon a augmenté de 69 % à 240 % du PIB entre 1990 et 2019. Cette hausse s’explique par la hausse des dépenses publiques mais aussi par la diminution des recettes en relation avec les différents plans de soutien mis en œuvre par les pouvoirs publics. L’outil monétaire utilisé depuis plus de trois décennies offre également peu de marges pour favoriser la relance de l’économie.

  • Cesars VS Tocards – La riposte féministe conte la nomination de Polanski

    Avec les #Tocards2020, des féministes organisent une contre-cérémonie

    Elles veulent « faire entendre leurs colère et indignation ». Des féministes ont organisé une contre-cérémonie des César qui sera mise en ligne sur YouTube jeudi, soit la veille de la 45e édition du grand rendez-vous du cinéma français. Lors des #Tocards2020, elles parodieront le grand raout en remettant, entre autres, le « césar de la pédocriminalité », le « césar de l’impunité » ou le « césar de la misogynie », annonce « l’équipe de la contre-Académie » dans un communiqué adressé aux médias ce mercredi.

    Les organisatrices entendent dénoncer « le silence coupable de toute l’industrie du cinéma français ». « En refusant de prendre position sur la question cruciale des violences sexistes et sexuelles, l’académie des César est de facto complice de ces agissements », avancent-elles.

    Dans leur viseur, notamment, les douze nominations aux César pour J’accuse de Roman Polanski, dont celle de meilleur réalisateur. Celles qui se présentent comme des «  colleuses et féministes de tous bords » estiment que l’Académie « prouve une fois de plus qu’elle fait fi des violences que subissent les femmes et montre par là même sa volonté de les taire et les faire perdurer ».

    D’autres initiatives annoncées

    Par ailleurs, plusieurs associations féministes ont appelé à un rassemblement vendredi à 18 h devant la salle Pleyel (Paris 17e), à trois heures du coup d’envoi de la cérémonie des César afin de protester contre les honneurs accordés à Roman Polanski. Le collectif féministe #NousToutes a de son côté annoncé un happening au cours duquel seront décernés « d’autres prix – moins glorieux –, afin que le rideau se lève sur la protection » accordée par « le monde des arts et du cinéma ».

    Mi-février, des associations et personnalités féministes avaient signé une lettre ouverte dans Le Parisien appelant les votants des César à « refuser de décorer » Roman Polanski, accusé par douze femmes de violences sexuelles.

  • Quand les robots contribuent au bien-être des chèvres du Loir-et-Cher

    Dans le Loir-et-Cher, un éleveur caprin a fait le choix de l’automatisation maximale, tout en s’inscrivant dans une démarche de circuit court et d’économies d’énergie. Un choix qui lui laisse plus de temps pour s’occuper au mieux des animaux, assure l’éleveur.
    Avoir recours à des robots, des logiciels peut aussi contribuer au bien-être animal. C’est la conviction de Pascal Huger, éleveur caprin à Thenay, dans le Loir-et-Cher. A la tête d’un troupeau de 400 chèvres de la race Saanen, l’éleveur qui vend son lait à des fromagers AOP non loin de chez lui, tient à garder du temps pour s’occuper de ses chèvres

    « Les robots, cela peut sembler inhumain mais en réalité cela me laisse plus de temps pour mes chèvres. Elles sont curieuses et parfois espiègles, ce qu’elles aiment c’est que l’on s’occupe d’elles!».

    Une démarche d’entrepreneur

    Pour garantir une production de lait optimale, qui réponde au cahier des charges strict de l’AOP, la qualité de l’alimentation des chèvres est le premier souci de l’agriculteur.

    «  Une bonne alimentation ce sera un bon lait, et donc de bons fromages » résume l’éleveur. Ses chèvres produisent du lait utilisés pour le Selles-sur-Cher, le Valençay, le Sainte-Maure, le Pouligny-Saint-Pierre et le célèbre crottin de Chavignol.

    Ancien ouvrier agricole, il a racheté la ferme de son patron en 2002 et travaille à son tour avec un ouvrier. Ils ne sont que deux pour gérer cet énorme troupeau, mais les Saanen, en plus d’être de bonne laitières, sont plutôt calmes. Et surtout, les tâches les plus fastidieuses sont dévolues aux machines. 

    Les bottes de foin, le fourrage vert et l’herbe sont répartis par l’éleveur le long des barrières de l’étable, étudiée pour que les chèvres ne se blesse pas.  Mais les compliments alimentaires sont gérés par ordinateur, et distribués par un robot de distribution, ce qui  permet de « personnaliser » la distribution. Les chèvres sont réparties dans des enclos séparés selon qu’elles sont en gestation, allaitantes ou non. Les béliers sont aussi maintenus à part. Le robot distribue les quantités adéquates de compléments pour chaque enclos, en fonction des besoins des chèvres. Pour l’éleveur, plus question de préparer ses mélanges à la main et de porter de seaux lourds. Les mélanges sont réalisés par le robot qui les distribue.

    Des contrôles à toutes les étapes

    La traite est, elle aussi, entièrement automatisée. Chaque chèvre est équipée d’une boucle d’identification électronique. Lorsque la chèvre pénètre dans son espace sur la traite rotative, elle est instantanément identifiée. Une fois les manchons installés sur ses pis, le lait est envoyé directement dans le tank de stockage, et les contrôles sur le lait se font automatiquement. Cela évite les prélèvements manuels réguliers qui perturbent les animaux. D’où un meilleur rendement. Les capteurs de chaque « pulsomètre » gèrent le flux de lait et permettent le décrochage automatique des manchons quand le débit ralentit. Des capteurs à lait qui permettent d’enregistrer la production animal par animal, ainsi que d’un distributeur automatique d’alimentation qui adapte sa ration à chaque chèvre en fonction de sa production. Toutes les informations sont accessibles sur un écran tactile qui signale la moindre anomalie pendant la traite, afin que l’éleveur puisse intervenir rapidement.

    Les données recueillies par le logiciel permettent une gestion approfondie du troupeau. Chaque chèvre est répertoriée avec son numéro de lactation, le lot dans lequel elle se situe, son historique de gestation, de production, la qualité de son lait, le suivi sanitaire jusqu’aux déclarations et procédures administratives quand une bête met bas ou qu’elle part pour l’abattoir .

    Ces informations permettent à l’éleveur de décider du meilleur moment pour mettre une chèvre au repos pour sa période de tarissement (environ deux mois) avant de la remettre en gestation, sachant que la période de lactation est en moyenne de 10 à 12 mois. Ce sont aussi des robots qui nourrissent les chevreaux, tandis que la répartition des cultures sur les terres est gérée par logiciel.

    Une exploitation qui passe en mode économie d’énergie

    Autre spécificité, Pascal Huger livre son lait tous les jours à un producteur de fromages fermiers du village voisin. Pour éviter de trop refroidir son lait, il l’ensemence le soir avec du sérum pour que les ferments commencent à travailler. La température est ainsi rabaissée à 12°, au lieu des 4° obligatoires pour raisons sanitaires si le lait partait en laiterie. De plus son tank à lait est équipé d’un récupérateur thermique : l’énergie dépensée pour refroidir le lait est récupérée pour chauffer l’eau chaude.