L’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, a donné une série d’indications, notamment une période de 14 jours sans venir dans les établissements du réseau pour les élèves ayant séjourné dans les zones à risque, en particulier en Chine et en Italie du nord.
Les zones concernées sont ainsi :
Chine (Hong Kong et Macao compris)
Singapour
Corée du Sud
Régions italiennes de la Lombardie (Région de Milan) et de la Vénétie (Région de Venise)
Iran
Ces informations peuvent évoluer. Plusieurs établissements continuent de relayer cette information mais la confusion demeure parmi les parents d’élèves en ce retour de rentrée scolaire. Confortés par les consignes du Ministère de l’Enduction Nationale, en effet, en France, qui est désormais en stade 2, cette mesure n’a plus de sens. Certains comme les lycées français de Belgique accueillent donc les jeunes français sans restriction.
Tandis qu’en Italie, au lycée Stendhal de Milan, les autorités sanitaires locales ont décidé de la fermeture des établissements scolaires. Le lycée communique sur le fait qu’il n’est pas en mesure à l’heure actuelle de communiquer pour savoir si la rentrée, prévue le 9 mars, pourra se faire https://www.lsmi.it/actualites/information-coronavirus-covid-19-situation-sanitaire/
A Hong-Kong, la communication du lycée indique que ce n’est pas avant le 20 avril que les élèves pourront être accueillis tandis qu’au Japon c’est le 5 avril. Un mécanisme a été mis en place dans l’ancienne colonie britannique pour que les cours se déroulent via des visioconférences. La technologie face à la pandémie ?
La situation sur le coronavirus varie fortement selon les pays. La France est le deuxième pays le plus touché en Europe après l’Italie mais c’est de Chine et de très loin que viennent principalement les craintes ?
Depuis la première révolution industrielle, l’économie mondiale avait été confrontée à des chocs de nature diverse, spéculation immobilière, bulle financière, crise agricole, crise énergétique, etc. La diffusion du coronavirus à l’échelle planétaire suivie en direct par les médias traditionnels et numérique constitue une première entraînant une chute brutale du cours des actions.
La contraction des indices « actions » enregistrée cette semaine est la plus forte enregistrée depuis la crise financière de 2008.
Même si pour le moment, le terme de krach n’est pas encore d’actualité car pour être qualifiée en tant que tel, la baisse des cours doit être brutale et avoisiner les 20 %. En cinq jours, l’indice japonais a perdu près de 10%, le CAC40 français, plus de 12% tout comme le Nasdaq américain. La contraction des indices « actions » enregistrée cette semaine est la plus forte enregistrée depuis la crise financière de 2008. La correction en cours intervient après plusieurs mois de fortes hausses qui rendent la correction d’autant plus violente Juste avant l’annonce par les autorités chinoises d’un problème sanitaire à Wuhan, il y a deux mois, nul n’avait imaginé un tel scénario même si nombreux étaient ceux qu’un ajustement était probable.
La peur générée par cette épidémie a été le catalyseur de la baisse de ces derniers jours. Le monde occidental vit tout à la fois sa première grande épidémie depuis la grippe espagnole et la première épidémie suivie en temps réel par les médias et les réseaux sociaux. Les pouvoirs publics sont amenés à communiquer quotidiennement pour éviter l’amplification de la panique et la circulation de fausses informations. La forte défiance des opinions ne facilite pas leur tâche en la matière d’autant plus que la situation est très évolutive.
Depuis 2004, la France est dotée de plans de réactions en cas d’épidémies de grande ampleur. La priorité a été pour le moment de mettre en alerte le système de santé afin qu’il puisse répondre à une demande de soins en augmentation rapide. Les demandes de confinement demeurent très ciblées et ne concernent que les personnes qui ont été potentiellement en contact avec le virus.
Baisse de la production et ruptures de stock
La crise sanitaire touche l’ensemble des composantes de l’économie. Le premier effet de l’épidémie a été de réduire les capacités de production de la première puissance industrielle et du premier exportateur mondial qu’est devenue la Chine.
Plusieurs autres pays asiatiques comme la Corée du Sud sont concernés. Du fait de l’éclatement des chaînes de production, les entreprises, à l’échelle mondiale, sont éventuellement confrontées à des risques de rupture de stock.
La diffusion du virus en Italie du Nord, cœur industriel de ce pays, a créé une onde de choc..En quelques jours, la crise sanitaire est apparue mondiale pour les investisseurs et les actionnaires.
Pétrole et taux à la baisse
La crainte d’une récession mondiale a provoqué une forte baisse du cours du pétrole qui est passé en-dessous des 50 dollars le baril vendredi 28 février. Sur un an, il a perdu un quart de sa valeur. Le taux de l’obligation de l’Etat allemand à 10 ans est tombé à -0,609 % et celui de l’obligation de l’Etat américain à 1,160 % vendredi 28 février. Les investisseurs s’attendent à des annonces de la part des banques centrales pour soutenir l’activité économique. Les Etats-Unis disposant de marges de manœuvre supérieures en la matière, leurs taux baissent plus fortement qu’en Europe.
Ces marges plus élevées outre-Atlantique expliquent pourquoi le dollar se déprécie par rapport à l’euro, le marché anticipant des décisions accommodantes de la banque centrale américaine.
Le secteur du tourisme en première ligne
L’épidémie a un effet tangible sur l’activité touristique. Les prévisions aériennes pour les trois prochains mois tablent sur une baisse de 60% de la fréquentation chinoise en France. Air France chiffre le manque à gagner à plus de 200 millions d’euros.
En moyenne, sur 90 millions de touristes étrangers, 2,7 millions de Chinois visitent la France chaque année. Plus l’épidémie se répandra, plus l’impact sur le transport aérien et le secteur touristique sera important. La France, l’Italie, l’Espagne, les États-Unis en tant que premiers pays d’accueil pour les touristes sont tout à la fois susceptibles d’être ainsi touchés par la contamination et d’être impactés au niveau du tourisme. L’hôtellerie, la restauration mais aussi toutes les activités de loisirs (spectacles, musées, parc de loisirs) entraînant une concentration de personnes sont potentiellement concernées.
Une baisse de l’investissement ?
Les investisseurs sont incités à retarder leurs investissements du fait des incertitudes économiques générées par l’épidémie. Des projets devant être engagés en Chine ont été retardés du fait du cantonnement de la population.
Ralentissement des échanges
En raison des réductions de production constatées en Chine, les exportations se tarissent. Par voie de conséquence, les importations font de même. Cette situation entraîne une baisse des cours du pétrole et des matières premières, réduisant d’autant les ressources des pays producteurs.
Baisse de la demande des ménages
Les mesures prises pour ralentir la diffusion du virus entraînent, à travers le confinement des villes touchées, une baisse de la consommation. L’Europe étant le premier centre de consommation mondiale, avec plus de 500 millions d’habitants, la diffusion du COVID-19 peut avoir des effets importants sur la consommation en raison de la limitation des échanges. Le caractère anxiogène de l’épidémie peut conduire à des reports d’achats. Avec la réduction du nombre de touristes, le secteur du luxe est en première ligne.
Quel effet sur la croissance ?
La dangerosité de la maladie, les modalités de contagion, la capacité des pouvoirs publics à la juguler, sont autant d’interrogations qui génèrent l’inquiétude des investisseurs. L’indice de contagiosité est estimé entre 1,5 et 3,5 contre 2,2 pour la grippe espagnole de 1919. Pour le rhume, le taux est de 2 et celui de la grippe saisonnière de 1. Des chiffres très éloignés de la varicelle (8,5), de la rougeole (9) ou du choléra (9,5). Le taux de létalité est de 2,3% pour le COVID-19 contre 0,1% pour la grippe saisonnière. Il est en revanche plus faible que celui constaté lors de l’épidémie de SRAS (9,6%). Mais cette dernière n’avait touché que 8 000 personnes lorsqu’elle s’était propagée en 2003. Le taux de létalité augmente à partir de 50 ans pour atteindre son plus haut niveau au-delà de 70 ans. Le taux de mortalité est de 15% au-delà de 80 ans. À l’inverse, pour les personnes âgées de moins de 39 ans, ce taux serait de 0,2% selon une étude chinoise. De manière pour le moment peu expliqué, le taux de contamination et de létalité est très faible chez les enfants.
Evolution en U ou scenario en L ?
Le scénario le plus rationnel est une évolution en « U » de l’économie avec une chute d’activité suivie d’une période étale plus ou moins longue débouchant sur un rebond assez fort pour compenser les retards pris durant l’épidémie.
Ce scénario repose sur l’atteinte d’un pic épidémique intervenant d’ici quelques semaines et sur une coordination à l’échelle internationale des moyens sanitaires voire des réponses économiques nécessaires pour empêcher une récession. L’autre scénario dit en « L » se matérialiserait par une entrée en récession relativement longue le temps de vaincre l’épidémie.
Pour le moment, le Ministère de l’Économie estime que le virus COVID-19 ne provoquera qu’un manque de croissance de l’ordre de 0,1% en France. Au niveau mondial, le PIB devrait être amputé de 0,2% en 2020. Si l’épidémie se muait en pandémie et si le mouvement de panique prenait racine, le risque de récession mondiale ne serait pas à écarter.
La multiplication des mesures protectionnistes, la fermeture des frontières aurait évidemment un fort effet sur la croissance.
Les autorités mondiales s’inquiètent des conséquences de l’épidémie sur des pays ne disposant pas de système de santé performant (particulièrement en Afrique).
Pour l’ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1%, selon ses prévisions dévoilées en décembre dernier, soit le rythme le plus bas depuis 2016, lorsqu’elle avait atteint 1%. Le Gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3%.
Les ministres européens du Commerce et de l’Industrie ont débattu d’une taxe carbone à la frontière. Thierry Breton, estime qu’elle pourra être instaurée « d’ici peu ».
La Commission planche sur le « mécanisme d’ajustement carbone aux frontières », qui vise à garantir la compétitivité des industries du continent européen.
Afin d’établir des conditions de concurrence « verte » équitables, les importations en provenance de pays tiers pourraient être soumises à un tarif douanier si elles ne respectent pas certaines normes environnementales, par exemple en ce qui concerne l’intensité énergétique des procédés de fabrication.
Phil Hogan, le commissaire au commerce, et Kadri Simson, à la tête des questions énergétiques, se concentrent sur l’élaboration d’une proposition de tarif douanier en conformité aux règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).
Et à la suite d’une réunion du Conseil de la concurrence, le chef du marché intérieur Thierry Breton a indiqué que son institution « ferait pression pour que [la taxe] soit imposée aussi vite que possible », soulignant qu’il s’agissait d’« une mesure juste et appropriée ».
Selon le programme de travail actuel de l’exécutif européen, le schéma directeur ne sera disponible que fin 2020 ou début 2021. Et ce n’est qu’après que le Parlement et le Conseil européens pourront modifier la proposition. Ensuite, les trois parties devront négocier un accord final.
Mais le ministre espagnol de l’Industrie, Reyes Maroto, juge ce processus trop long et appelle la Commission à émettre une proposition cette année pour se prémunir d’éventuelles « fuites de carbone » — à savoir la délocalisation de la production dans d’autres pays aux règles environnementales moins strictes.
Les pays industrialisés craignent de voir les entreprises se relocaliser pour être hors de portée des mesures environnementales sévères de l’UE, qui les obligeraient à diminuer leurs émissions et à utiliser une énergie plus verte.
Les experts sur le climat affirment toutefois que le risque de fuite de carbone est surestimé et que, jusqu’à présent, rien ne confirme vraiment que cette situation se passe effectivement. De manière générale, les entreprises préféreraient plutôt payer des frais supplémentaires pour s’adapter que de devoir s’établir autre part.
La Russie et les États-Unis ont déjà réagi à la taxe carbone. Du côté britannique, le négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier, a confirmé cette semaine que les normes environnementales seraient priorisées lors des négociations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni, pour que ce dernier n’entre pas en concurrence déloyale avec les entreprises européennes.
Lentement mais sûrement
Mais des sources de la Commission ont indiqué à Euractiv que la demande espagnole avait peu de chances d’aboutir à un résultat, parce que la situation est complexe et que la taxation des importations intègre une dimension politique.
L’exécutif européen cherche plutôt à faire les choses en concertation, avec des analyses d’impact et des consultations, pour ne pas être accusé de prendre des décisions politiques inadéquates.
La taxe carbone aux frontières n’est pas la seule mesure qui demande de faire preuve de diligence.
La Commission délibère encore sur l’inclusion du transport maritime au marché du carbone dans le cadre du « Green Deal » européen. Certains États membres jugent que pour travailler correctement, l’analyse d’impact de 2013 doit être mise à jour.
D’après l’eurodéputée allemande Jutta Paulus, d’autres États membres craignent que le temps et les ressources humaines nécessaires à la révision complète de l’analyse ne retardent trop le programme écologique européen.
Lors de la réunion du Conseil de la concurrence, la République tchèque a déclaré qu’elle n’envisagerait même pas de respecter des objectifs climatiques plus ambitieux d’ici à 2030 si la Commission ne revoyait pas tous ses chiffres à la baisse.
Frans Timmermans, le pilote du « Green Deal » européen, a confirmé ce mois-ci qu’une législation européenne sur le climat qui devrait entrer en vigueur ce 4 mars n’augmenterait pas les frais en la matière, parce qu’une analyse d’impact est encore en cours et ne sera pas finie avant l’été.
Les ONG critiquent la lenteur du processus et avertissent qu’il reste peu de temps à l’UE avant le mois de novembre, date du Sommet de l’ONU sur le climat, pour s’accorder sur la nouvelle proposition qui ferait sans doute passer les réductions d’émissions de 40 à 55 %.
« Videz les bénitiers », dit l’archevêque, « achetez de l’or », dit le trader, le coronavirus, qui a fait perdre des milliers de clients à la bière Corona, est sur toutes les lèvres, à un souffle des poumons. De l’attaque raciste de deux Chinois à Saint Nazaire au complot américain, analyses et réactions absurdes se multiplient.Ainsi en France, le marathon est interdit, mais pas les matchs de football. La Chine est isolée, mais le virus est parmi nous.
Nul ne sait si la pneumonie de Wuhansera plus effroyable que la grippe annuelle (env. 10.000 morts en France), la grippe espagnole (50 millions dans le monde) ou la peste noire (plus d’1/3 de la population en Europe).
On peut cependant prédire qu’elle ne provoquera pas un changement de civilisation, comme la chute de Byzance et la Renaissance italienne, ni l’effondrement de la Chine.
Malgré les jubilations sur les drames de la mondialisation, (comme si les douanes ou les tranchées avaient protégéedes pandémies passées)s’impose une certitude : sans la mondialisation, on aurait le virus quand même, mais on ne serait pas au courant.
Heureusement, jamais le monde n’a été aussi bien préparé à une pandémie.Face à tout événement, même la mort, ce qui compte c’est la réaction.
Pour l’instant, le réflexe de la surveillance et de la fermeture des frontières gagne. En Chine, lesautorités ont mis en quarantaine 50 millions de personnes, le virus s’en est échappé vers plus de100 pays. Seule l’Afrique semble exempte, vraisemblablementparce que le système ne recense pas les cas. L’invasion de sauterelles dans l’est africain, qui menace desmillions de personnes,pèse plus lourdement. A juste titre.
Le gouvernementchinois met en avant sa capacité à construire des hôpitaux en dix jours, et des camps en une semaine pour les récalcitrants. 200 millions de caméras de surveillance « sécurisent » la population, maintiennent la discipline, traquentle virus et son mauvais esprit.
En Russie, Poutine,a donné comme instruction officielle de « minimiser les chiffres ». Au moins,on ne fait pas dans l’hypocrisie. Aux Etats-Unis, Trump se réjouit, comme de juste, d’être le meilleur contre le virus. En Iran, on accuse le grand Satan. Y a–t-il pays plus fermé que l’Iran ? Plus surveillé que la Chine en quarantaine ?
Le virusse moque des frontières et descommuniqués. A travers l’usine chinoise, il a attaqué l’économie réelle.Ceux qui dénoncent depuis des lustres l’économie financière seront contents : l’économieréelle va contaminer l’économie financière. Le coup sera rude quand le circuit du crédit sera bloqué, à la suite de l’effondrement des actifs et des chiffres d’affaire. La crise sera là. La vraie.
Il y aura plus de morts dus aux mauvais médecins et aux mauvais remèdes qu’à cause de la maladie.
Aujourd’hui, de quoi meurt-on ?
Il y a 57 millions de décès par an dans le monde (et 140 millions de naissances). Les maladies cardiovasculaires sont identifiées comme la cause de 15 millions de décès. Les maladies transmissibles (infections des voies respiratoires, diarrhées, tuberculose, sida) représentent 6.7 millions en 2016. Ce chiffre atteignait 10 millions en 2000. Ce qui signifie que les systèmes de santé sont de plus en plus efficaces contre les maladies virales. Dans les pays à faible revenu, même en diminution, elles restent la première cause de mortalité, mais représentent seulement 7% dans les pays à haut revenu. Est-ce à dire que, comme toujours, les riches seront plutôt épargnés ? Oui et non. Les pays riches sont vieillissants et ce sont les personnes âgées les plus vulnérables.En France, comme dans le reste du monde, l’espérance de vie a augmenté de 4,6 ans depuis 1990.
Cette répartition des causes de mortalité changera sans doute si le coronavirus se développe, elle ne changera pas fondamentalement.
En revanche, l’appétit des gouvernements pour diffuser et répandre à l’angoisse sécuritaire, multiplie les mesures comme autant de signes de panique. Elles vont peut-être ralentir la diffusion du virus quelques jours mais n’éviteront pas sa propagation. Elles vont surtout provoquer une crise économique mondiale qui, elle, fera de nombreux morts. Surtout dans les pays émergents. Parce qu’on financera moins d’hôpitaux, moins de lutte contre la dengue, le paludisme, l’hygiène, les diarrhées, moins d’accès à l’eau, etc…
Le coronavirus provoquera moins de décès que les décisions prises pour le combattre. Les économies ralentissent,la lutte contre de la pauvreté va stagner, cette baisse ralentira les succès engendrés contre la mortalité infantile. Dans le monde, la mortalité infantile a été divisée par deux, passant de 7,6 millions d’enfants de moins de cinq ans décédés en 1990 à 3,7 millions en 2013. Trois millions de vies sauves, par an.
Une catastrophe est annoncée, dont la cause sera moins le coronavirus que lesréponses au coronavirus.
Il ya de fortes chances que la panoplie descontrôles s’accentue. Pour justifier toujours plus de contrôle social, il y avait le terrorisme, puis le climat, puis le coronavirus. On peut juguler le terrorisme, maitriser les dépenses énergétiques, prévenir les maladies sans bloquer les systèmes de liberté, de production, d’échange, de systèmes d’informations et de soins.
On verra si lesrégimes souples dits faibles que sont lesdémocraties seront moins efficaces que lesrégimes autoritaires et de surveillancessociales. Mieux vaut vivre dans l’insécurité que dans l’interdit, car l’insécurité provoque ses anticorps, comme la maladie.
L’archevêque de Paris a surement raison de demander de vider les bénitiers. C’est une mesure d’hygiène. C’est bon signe de respecter la science plus que l’eau bénite. Et ne pas céderà la panique qui tue plus que lesvirus. Que la crise du coronavirus renforce les systèmes de prévention et d’hygiène, qu’elle ne soit pas le prétexte au renforcement de Big Brother, du retour des barrières, de la méfiance de la superstition. Il faut espérer et agir pour que la crise économique qu’elle est en train de lamentablement provoquer soit contrebalancée, car elle provoquera d’autres maladies, guerres et violences.
A 10 semaines des élections consulaires, la rédaction du site Lesfrancais.press lance une série de rencontres avec les élus représentant les Français de l’Etranger. Députés, Sénateurs, mais aussi ceux que vous, électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire, allez renouveler le 17 Mai : les conseillers des Français de l’étranger ,dans chacune des circonscriptions consulaires. En charge localement d’animer et de gérer la vie commune des expatriés français, ils vont aussi élire parmi eux les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). Informant et conseillant le gouvernement, ils sont vos relais à Paris.
La communauté des Français de l’Etranger une « force » qui évolue
Lesfrancais.press : Après une phase d’accroissement inédite de la communauté des Français de l’étranger au cours des années 2010, le phénomène s’est tassé depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Dans certains pays, un reflux s’est même amorcé. Comment expliquez-vous cette évolution et quelles perspectives anticipez-vous pour notre communauté ?
Meyer Habib : La tendance générale reste à l’accroissement de la population des Français de l’étranger. Cependant, la situation varie d’un pays à l’autre. Dans ma circonscription, la majorité des Français ne sont pas des expatriés mais des binationaux (Franco-italiens, Franco-grecs, Franco-israéliens …), qui résident en principe indéfiniment dans leur pays. Ceux-là n’ont guère vocation à retourner en France, sauf cas exceptionnels.
Des milliers de Français ont été rayés des LEC ces dernières années sans même le savoir.
Après, il est très important que nos autorités consulaires mènent régulièrement des campagnes efficaces d’inscription sur les listes. Des milliers de Français ont été rayés des LEC ces dernières années sans même le savoir. C’est particulièrement flagrant en Israël où 28% des inscrits ont été supprimés du jour au lendemain fin 2018. J’invite tous les Français à s’inscrire ou réinscrire, c’est essentiel pour être bien représentés et entendus.
Lesfrancais.press : Cependant les Français de l’étranger sont particulièrement dynamiques et trouvent souvent la réussite à l’étranger. Comment expliquez-vous cette situation souvent à l’opposé du stéréotype véhiculé par nos compatriotes ? Le bagage scolaire et universitaire, l’approche culturelle…
Meyer Habib : Il y a bien sûr la qualité de la formation. L’enseignement français, nos universités et grandes écoles restent parmi les meilleures du monde. Par ailleurs, l’expatriation est une prise de risque, qui attire des profils particulièrement entreprenants, parfois découragés, hélas, par les entraves persistantes à la liberté d’entreprendre dans notre pays, qu’il s’agisse de la fiscalité, de la rigidité du droit du travail ou le poids de la bureaucratie. Enfin, les Français de l’étranger peuvent s’appuyer sur un réseau de conseillers consulaires généralement compétents et d’excellentes écoles françaises pour les enfants, ce qui est un atout considérable au quotidien.
Lesfrancais.press : Le risque d’une « diaspora » qui réussit, n’est-ce pas l’effilement du lien avec la France ? Mais pour nous, Français de l’étranger, qui avons parfois un moindre attachement communautaire, comment entretenir une « envie de France » ?
Meyer Habib : Ne l’oublions jamais : les Français de l’étranger sont une richesse immense pour notre pays ! Les facteurs qui permettent de développer les liens de nos compatriotes établis hors de France à la métropole sont nombreux. Je tiens à souligner le rôle crucial du tissu associatif. Les associations sont à la fois un vecteur d’intégration – par exemple le réseau « accueil » à travers le monde – mais aussi et surtout de maintien du lien avec la communauté et la culture françaises.
les Français de l’étranger sont une richesse immense pour notre pays !
A cet égard, je regrette vivement qu’une des premières mesures du quinquennat Macron fut de supprimer la réserve parlementaire. A l’été 2017, j’étais le seul député des Français de l’étranger à défendre cette enveloppe budgétaire destinée à soutenir la vie associative locale. Pour nous, Français de l’étranger, en l’absence de maire, de département, de région, ces subventions remplissaient une fonction essentielle.
La mise en place du dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français de l’étranger) n’a pas du tout compensé la suppression de la réserve. Non seulement, les crédits ont été réduits du tiers, mais surtout la procédure d’allocation exclut de fait l’immense majorité des petites associations qui font vivre la France hors de ses frontières.
Fiscalité, Education, Retraite, des défis toujours à relever
Lesfrancais.press : A mi-mandat, que retenir de l’action de la majorité présidentielle ? Au cœur des préoccupations des Français transfrontaliers, on retrouve la réforme de la fiscalité ! Les transfrontaliers seront particulièrement impactés par la réforme avec des impositions qui vont exploser. Quelle solution pourrait-on imaginer pour limiter les effets négatifs de cette réforme sur les Français de l’étranger ?
Meyer Habib : Adoptée en catimini par la majorité LREM-Modem sur amendement gouvernemental au projet de loi de finances 2019, la refonte des modalités de calcul de l’impôt sur les revenus des non-résidents est une injustice fiscale contre les Français de l’étranger. Une nouvelle injustice qui se surajoute à toute une série de mesures défavorables adoptées ces dernières années souvent avec la complicité tacite des députés des Français de l’étranger issus de la majorité ! Je pense notamment aux prélèvements CSG-CRDS sur les revenus immobiliers, supprimés sous la pression de la Cour de justice de l’Union européenne pour les résidents UE mais maintenus pour les autres…
je reste mobilisé pour une véritable réforme de la fiscalité des non-résidents
En l’état, le nouveau barème forfaitaire – qui devait entrer en vigueur dès janvier 2020 – aurait entraîné une explosion de la fiscalité des non-résidents déclarant leurs revenus en France, frappant d’abord les plus modestes. De toute évidence, les conséquences concrètes du nouveau dispositif n’avaient pas été anticipées par le gouvernement.
Dès le 19 septembre 2019, en amont du débat budgétaire, j’ai écrit au Ministre de l’Action et des comptes publics pour lui demander de retirer cette mauvaise réforme. En décembre, j’étais le seul député des Français de l’étranger à plaider à nouveau pour son retrait en dernière lecture du projet de loi de finances.
En définitive, la majorité LREM-Modem a abouti à un compromis incertain et en demi-teinte :
Moratoire jusqu’au 1er janvier 2023 concernant la suppression du caractère libératoire de la retenue à la source spécifique applicable aux salaires et pensions de source française versés aux non-résidents ;
Réalisation d’une étude d’impact à la fin du premier semestre 2020 afin de s’assurer que les contribuables concernés ne soient pas pénalisés par l’évolution des règles et pour corriger les éventuels effets pervers du nouveau système pour l’exercice fiscal 2021. Je suivrai étroitement les résultats de cette étude d’impact et vous tiendrai informés.
Pour ma part, je reste mobilisé pour une véritable réforme de la fiscalité des non-résidents, un impôt plus juste et plus lisible pour tous. Les Français de l’étranger ne sont ni des vaches à lait ni des variables d’ajustement budgétaire. Ils sont en droit d’attendre une véritable égalité fiscale.
Lesfrancais.press : Quelle est votre anticipation de cette réforme pour les Français de l’étranger ?
Meyer Habib : Réformer les retraites était absolument indispensable. Créé il y a plus de 50 ans, le système actuel des retraites est devenu au fil du temps à la fois injuste, illisible, inadapté et non viable sur le plan financier. Hélas, le texte que nous examinons ces jours-ci maintient un certain nombre de régimes spéciaux et n’apporte pas vraiment de garantie sur le financement. Il est très probable qu’il faille recommencer l’exercice dans quelques années… Un exercice qui n’est pas simple quand on voit la stratégie d’obstruction de la France insoumise et ses alliés communistes, qui est totalement antidémocratique.
Pour les Français de l’étranger, qui ne peuvent faire pression par la grève ou des manifestations, le projet de loi est particulièrement anxiogène. Le nouveau système qui prévoit rachat de points retraite ou affiliation volontaire pendant les périodes d’expatriation crée de la complexité et risque fort, in fine, de pénaliser nos compatriotes expatriés.
Lesfrancais.press : Autre sujet qui est important pour chaque Français : l’éducation. Au cœur du brassage républicain, l’AEFE et consorts se retrouvent aujourd’hui confrontés à une baisse des dotations. Imaginez-vous une nouvelle correction et dans le cas contraire, pensez-vous qu’il est temps de laisser une place plus importante au secteur privé ?
Meyer Habib :L’éducation est au cœur des préoccupations de nos compatriotes résidant hors de France et nous avons la chance d’avoir un maillage de près de 500 établissements scolaires dans 137 pays. Je tiens à cet égard à saluer le travail remarquable accompli tant par l’AEFE que par les enseignants et personnels des écoles françaises à l’étranger. Les excellents résultats scolaires enregistrés attestent de la qualité de l’enseignement dispensé. Je rappelle que 97,2 % des élèves de terminale ont obtenu le baccalauréat en 2019 !
Pour les Français de l’étranger, l’accès à l’éducation ne doit pas être une question d’argent !
En octobre 2019, le gouvernement a présenté son plan stratégique pour l’éducation française à l’étranger intitulé « développer l’enseignement français à l’étranger : un nouvel élan ». La stratégie est ambitieuse, fixant des objectifs comme doubler le nombre d’élèves du réseau à l’horizon 2030, développer l’éducation numérique et mieux associer l’ensemble des acteurs, y compris les parents d’élèves qui jouent un rôle de premier plan sur le terrain.
Toutefois, les moyens budgétaires mobilisés ne sont pas à la hauteur de ces ambitions. Ainsi, la hausse de 25M€ de crédits pour l’AEFE à mettre en rapport avec les 33M annulés en 2017 et une explosion des dépenses (outils d’éducation numérique, sécurité des établissements…) risquent d’entraîner une nouvelle hausse des frais de scolarité.
Un point important : le réseau des lycées français à l’étranger doit rester ouvert à tous les Français. Pour les Français de l’étranger, l’accès à l’éducation ne doit pas être une question d’argent ! Les frais de scolarité ne doivent être un facteur d’exclusion des familles les plus modestes, voire de la classe moyenne, trop riches pour être éligibles aux bourses et pas assez pour s’acquitter de montants de plus en plus élevés.
Aussi, à chaque débat budgétaire, je défends le budget des bourses scolaires et plaide pour des critères d’attribution plus justes. J’interviens aussi régulièrement sur des dossiers individuels.
J’ai également des craintes quant au maintien de la qualité de l’enseignement. Le Ministère de l’Education nationale promet 1000 enseignants titulaires de plus à l’horizon 2030, pour 9000 actuellement. Avec l’objectif de doublement des effectifs, cela signifie une explosion des contrats locaux avec un risque de dégradation de la qualité.
Cela fait des années que je dénonce à chaque débat budgétaire la paupérisation du réseau alors que l’école est un investissement d’avenir ! Hélas, je crains qu’on aboutisse à une privatisation totale de l’enseignement français à l’étranger. Pour les Français de l’étranger, ce serait une grave rupture d’égalité devant le service public !
Lesfrancais.press : Quelle est votre position sur la refonte du mode de scrutin aux élections législatives pour les Français de l’étranger dans le projet de loi portant sur la réforme des institutions?
Meyer Habib : Cette réforme ne me semble plus du tout à l’ordre du jour. Sur le fond, cette refonte du mode de scrutin pour les Français de l’étranger avec circonscription unique et proportionnelle était une hérésie. Cela aurait pour effet de déconnecter les élus du terrain, ce qui est leur raison d’être ! Les députés des Français de l’étranger perdraient l’essentiel de leur légitimité et deviendraient des godillots, totalement soumis à la discipline de parti.
Cette refonte du mode de scrutin pour les Français de l’étranger avec circonscription unique et proportionnelle était une hérésie
Par exemple, ces derniers jours, je reçois des dizaines de messages de Français d’Italie au sujet de l’épidémie de Coronavirus. Pensez-vous que je pourrais être aussi présent avec une circonscription unique à l’échelle mondiale ? Evidemment que non. Ce projet de réforme est une aberration intellectuelle et politique.
Depuis mon élection, j’ai toujours été un député libre, attaché avant tout à défendre les Français de l’étranger et ma circonscription. J’ai été « constructif », c’est-à-dire pragmatique, avant l’heure. Député d’opposition, quand un projet est bon pour la France, je le vote ! Déjà sous l’ancienne législature, j’ai notamment voté la loi « Macron » car ce texte était bon pour la croissance économique et la dynamique des entreprises.
L’Alliance du Centre et de la Droite confirmée à l’étranger
Lesfrancais.press : Vous avez réussi l’exploit de conserver votre circonscription lors des législatives de 2017 ? Votre engagement, votre proximité, votre indépendance sont pour certains la clé de votre succès. Cependant, votre parti ou même Agir, n’ont pas su suivre votre impulsion. Comment expliquez-vous que des mouvements comme le vôtre n’arrivent pas à convaincre à l’étranger ?
Meyer Habib : Je suis UDI, pas Agir. Agir fait partie de la majorité. Je suis député d’opposition, une opposition constructive, proche des LR. 10 des 11 députés des Français de l’étranger ont été battus dans le sillage du tsunami Macron au lendemain de la présidentielle. Réélu avec près de 60% des voix, je remercie les électeurs pour leur confiance, que j’interprète comme une reconnaissance du travail accompli.
A mon sens, être député, c’est d’abord rester soi-même, aimer les gens qu’on représente, aller à leur rencontre, les écouter, porter leur voix dans l’hémicycle et défendre leurs droits sans dogmatisme. J’ai beaucoup regretté que certains collègues députés – en particulier députés des Français de l’étranger – de grande qualité aient fait les frais de ce « dégagisme ». La qualité des travaux parlementaires en a souffert.
Lesfrancais.press : Allez-vous personnellement soutenir des listes lors des élections consulaires ? Sénatoriales ?
Meyer Habib : De façon générale, je suis fidèle à ma famille politique et soutiens, sans m’impliquer personnellement dans la campagne faute de temps, les listes de la droite républicaine et du centre droit. Député d’opposition, je ne soutiendrai pas, dans ma circonscription, les listes affiliées à LREM, ni de gauche évidemment.
Dans la circonscription consulaire de Milan, j’apporte mon soutien total à la liste de mon suppléant et ami Alexandre Bézardin, qui est un remarquable conseiller consulaire, compétent, expérimenté, dévoué et disponible. Très sollicité en Israël, j’ai décidé de ne pas soutenir de liste en particulier. L’important est que les conseillers consulaires fassent du vrai travail pour les administrés, pas seulement en période électorale, ou dans les quelques mois suivants l’élection, mais pendant les six ans de mandat !.
Tout en respectant les autres listes, je voterai aux sénatoriales sans hésitation pour la liste LR conduite par le sénateur sortant Christophe-André Frassa avec Jacky Deromedi.
Alors que l’OMS a relevé ce vendredi à son degré maximum le niveau de la menace liée au Covid-19 dans le monde, en le portant à « très élevé », le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé l’importance des « mesures-barrière » pour éviter la propagation du virus. Se laver les mains, éviter de se toucher le visage, contacter le SAMU en cas de symptômes… Vous allez voyager en France, Lesfrancais.press font le point sur les mesures et les bons gestes à adopter une fois de retour au pays en pleine crise du Coronavirus… La meilleure des mesures étant de décaler votre voyage si vous le pouvez.
Lorsque l’on vient d’une zone à risque
Sur tout le territoire, les personnes confinées après s’être rendues dans des zones considérées comme « à risque », notamment la Chine et le Nord de l’Italie, ne sont plus invitées à rester chez elles en raison de la propagation effective de l’infection en divers points du territoire. Cette levée de recommandation vaut aussi pour les enfants qui ne devaient plus aller à l’école pendant 14 jours. l’Education Nationale vient d’indiquer, ce dimanche 01 mars, que la mesure indiquée sur son feuillet (à droite) concernant l’interdiction de se rendre en cours a été levée. En revanche, comme le rappelle le ministère de la Santé, toute personne revenant de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, d’Iran, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, doit s’astreindre à respecter quelques consignes
Se laver les mains régulièrement bien sûr, mais aussi surveiller sa température deux fois par jour, porter un masque chirurgical en présence de son entourage et en dehors du domicile, réduire ses activités non indispensables (cinéma, restaurant, soirées etc.) et éviter de fréquenter des personnes fragiles (au sein des hôpitaux, des maternités, des établissements d’hébergement pour personnes âgées etc.)
En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il est important d’appeler le 15 ou un médecin sans tarder. Ce dernier pourra rapidement orienter la personne malade vers l’établissement de santé le plus adapté.
Sur place, éviter la poignée de mains et de faire la bise
En attendant d’éventuelles mesures, Olivier Véran, lui-même médecin, a rappelé l’importance des petits gestes qui font une grande protection.
Je recommande désormais, et pour une période qui reste à déterminer, d’éviter la poignée de mains, a-t-il dit, en indiquant que le contact des mains était un important vecteur de contamination.
Mais éviter la poignée de mains ou de « se faire la bise » ne sont pas les seuls moyens pour limiter la propagation de l’épidémie : sur leurs sites internet, l’Organisation mondiale de la Santé et le ministère de la Santé recommandent en effet plusieurs manières de se protéger. On fait le point.
Des gestes simples pour limiter la propagation
Première recommandation essentielle : se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Cela permet de tuer le virus s’il est présent sur les mains. Il est également important d’éviter au maximum de se toucher les yeux, le nez et la bouche, le virus pouvant pénétrer dans l’organisme via un simple contact des mains.
Par ailleurs, il est important de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en cas d’éternuement. Sans mouchoir, utiliser le pli de son coude s’avère la meilleure option. D’une manière générale, il faut veiller à respecter les règles d’hygiène respiratoire. Ainsi, après usage, il faut immédiatement jeter son mouchoir dans une poubelle fermée.
Pour les personnes qui ne se sentent pas bien, il est important de rester chez soi. En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il ne faut surtout pas se rendre directement chez le médecin ou aux urgences, au risque sinon de contaminer d’autres personnes. Contacter le SAMU (15) est une des consignes principales du ministère de la Santé.
Les événements rassemblant plus de 5.000 personnes en milieu confiné annulés
Tous les « rassemblements de plus de 5.000 personnes » en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon de Paris dimanche, seront désormais annulés. Ces mesures conduisent aussi à annuler la dernière journée du Salon de l’agriculture dimanche à Paris, a indiqué Olivier Véran, précisant que 16 nouveaux cas avaient été confirmés dans le pays par rapport à vendredi soir, soit 73 au total depuis fin janvier. Parmi les événements annulés cités « à titre d’exemple » par le ministre, figurent aussi « le carnaval d’Annecy du 6 au 8 mars » et le salon immobilier Mipim de Cannes, dont les organisateurs avaient annoncé un peu plus tôt qu’il serait décalé à juin. Nous vous invitons à bien vérifier, si vous vous déplacez pour des raisons professionnelles, vérifiez bien que l’évènement est maintenu.
« Les préfets recevront des indications pour annuler les rassemblements en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges avec des populations issues de zones où le virus circule visiblement », a ajouté le ministre. « À ce stade », les élections municipales sont maintenues.
Des mesures particulières pour les « clusters »
Les mesures sont plus strictes dans les « clusters » que sont cinq communes de l’Oise (Creil, Crépy-en-Valoise, Vamoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec) et la commune de La Balme, en Haute-Savoie. Le gouvernement recommande aux habitants de ces zones « de limiter leurs déplacements ». « Ils peuvent se déplacer pour se nourrir, pour faire leurs courses, mais ne doivent pas se rendre à des rassemblements et doivent renoncer à leurs déplacements quand ils sont inutiles et si possible recourir au télétravail », a indiqué Olivier Véran.
Dans ces zones, les rassemblements collectifs sont interdits « jusqu’à nouvel ordre ». Les écoles qui comptent des cas resteront fermées lundi, selon le ministre de la Santé.
Un nouveau système de retraite « universel » et par points, avec un « âge d’équilibre » très controversé: voici les principaux points de la réforme, dans la version modifiée sur laquelle le gouvernement a engagé le 49.3.
Après plusieurs jours de flottement, Edouard Philippe a annoncé à l’Assemblée nationale l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer le texte sur la réforme des retraites, sans le vote des députés. Le gouvernement a retenu des amendements adoptés par l’Assemblée ainsi que des mesures issues des discussions avec les partenaires sociaux. Le projet de loi sera considéré comme adopté, sauf si des motions de censure sont votées par l’Assemblée nationale. Les deux motions déposées seront débattues mardi, la première émanant du groupe Les Républicains et la seconde de l’opposition de gauche composée de La France insoumise, du Parti communiste et du Parti socialiste. Elles n’ont toutefois aucune chance de déboucher sur un renversement du gouvernement, compte tenu de l’équilibre des forces au sein de la chambre basse, largement dominée par La République en marche.
« Universel »
Le futur système couvrira « l’ensemble des personnes travaillant en France, sans exception »: salariés du privé et des régimes spéciaux, fonctionnaires, magistrats, militaires, agriculteurs, travailleurs indépendants…
Tous les actifs nés à partir de 1975 cotiseront à une nouvelle « Caisse nationale de retraite universelle » qui chapeautera les 42 régimes existants.
Les députés ont symboliquement acté la future hausse des salaires des enseignants, en isolant dans un article spécifique du projet de loi cette « garantie », qui devra être concrétisée dans une loi de programmation à venir.
Pour répondre notamment à la grogne des avocats, le texte prévoit un abattement de 30% sur l’assiette des cotisations sociales des professions indépendantes, et un « dispositif de solidarité » pour soutenir les « petits cabinets ».
La transition pour les indépendants durera 20 ans et non 15 ans comme prévu initialement.
Le texte inscrit « en dur » une des ordonnances sur le « droit à l’information » des retraités, les oppositions critiquant de façon récurrente la trentaine d’ordonnances programmées.
Par points
Le montant de la retraite dépendra du nombre de points accumulés « tout au long de la carrière professionnelle » et non plus de la durée de cotisation (en trimestres) et du salaire de référence (25 meilleures années dans le privé, 6 derniers mois dans le public).
Unité de compte fondamentale du futur système, le point aura une « valeur d’acquisition » (durant la carrière) et une « valeur de service » (pour le calcul de la pension), qui ne pourront pas baisser, ni augmenter moins vite que l’inflation.
La valeur du point sera calculée à l’aide d’un « nouvel indicateur » de l’Insee sur « l’évolution du revenu moyen d’activité par tête », la gauche critiquant un « amateurisme coupable » en fondant un modèle sur « un indicateur qui n’existe pas » à ce jour.
Autre sujet sensible, la prise en compte de la pénibilité de certaines professions, sur laquelle les discussions avec les partenaires sociaux n’ont pas encore abouti.
Le gouvernement prévoit toutefois dans le texte de généraliser la visite médicale à 55 ans pour les travailleurs exposés à des facteurs des pénibilité et veut améliorer les modalités d’acquisition des points, dans le cadre du compte professionnel de prévention, pour les travailleurs exposés à plusieurs facteurs de risques professionnels.
Le projet de loi intègre aussi un « congé de reconversion » pour les personnes soumises à la pénibilité, pouvant aller jusqu’à six mois.
Age d’équilibre
L’âge légal de départ restera maintenu à 62 ans (ou moins pour certaines professions), mais il faudra « travailler un peu plus longtemps » pour toucher une retraite à taux plein.
Un « âge d’équilibre », assorti d’un « mécanisme de bonus-malus » de 5% par an, aura ainsi pour objectif « d’inciter les Français à partir plus tard avec une meilleure pension ».
Dans un premier temps, le gouvernement envisageait son entrée en vigueur dès 2022, pour le porter progressivement à 64 ans en 2027. Face à l’opposition des syndicats, cette « mesure de court terme » a été retirée du projet de loi, une « conférence des financeurs » devant proposer d’ici fin avril d’autres moyens « d’atteindre l’équilibre financier ».
Départs anticipés
Les fonctionnaires exerçant certaines « fonctions régaliennes » (policiers, douaniers, surveillants pénitentiaires, contrôleurs aériens) pourront toujours partir en retraite à 57, voire 52 ans. Idem pour les militaires, qui garderont le droit de toucher une pension après 17 ou 27 années de « services effectifs ».
Pour les autres fonctionnaires des « catégories actives » et les salariés des régimes spéciaux, l’âge légal sera progressivement relevé à 62 ans, mais l’extension du « compte pénibilité » et de la retraite pour incapacité permanente déjà en vigueur dans le secteur privé permettra à certains de cesser le travail à 60 ans.
Le gouvernement a également repris un amendement communiste sur les égoutiers. Ceux recrutés avant le 1er janvier 2022 pourront partir à 52 ans.
Dans la fonction publique hospitalière, les fonctionnaires ayant opté pour leur maintien dans la catégorie B pourront continuer à partir à 57 ans.
Fins de carrière
La retraite progressive, qui permet de toucher une partie de sa pension en continuant de travailler à temps partiel, sera étendue aux salariés en forfait-jours, aux régimes spéciaux et aux agriculteurs.
Les règles du cumul emploi-retraite seront modifiées pour que ceux qui touchent une pension à taux plein puissent engranger des points supplémentaires quand ils reprennent une activité.
Pension minimum
Les futurs retraités « ayant effectué une carrière complète » recevront si nécessaire « des points supplémentaires » afin que leur pension atteigne 1.000 euros net en 2022, puis 83% du Smic net en 2023, 84% en 2024 et 85% en 2025.
Droits familiaux
Chaque enfant donnera droit à « une majoration en points de 5% », dont la moitié sera attribué à la mère au titre de la maternité. L’autre moitié pourra être partagée entre les deux parents ou attribuée à l’un ou l’autre.
Un bonus supplémentaire de 2% sera accordé pour le troisième enfant et réparti à parts égales entre le père et la mère, à moins qu’ils en décident autrement.
Des points supplémentaires seront attribués aux parents isolés.
Droits conjugaux
La pension de réversion garantira au conjoint survivant, à partir de 55 ans et après au moins deux ans de mariage, « 70% des points de retraite acquis par le couple ».
Ces règles ne s’appliqueront toutefois « qu’à partir de 2037 », pour les personnes ayant intégré le système universel.
Le gouvernement assure que les personnes divorcées pourront bénéficier d’un pourcentage de pension de réversion de leurs ex-conjoints décédés.
On attendait de pied ferme la prestation de Florence Foresti en tant que maîtresse de cérémonie des César 2020. Et en pleine polémique autour de Roman Polanski, l’humoriste a surpris tout le monde ce vendredi 28 février en multipliant les allusions au réalisateur accusé d’agressions sexuelles.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les premières références de Florence Foresti à l’affaire. Dans une vidéo introductive mettant en scène ses répétitions de discours avant le grand jour dans un personnage de “Joker”, elle n’y va pas de main morte.
“Bonsoir, bienvenue à la cérémonie des taulards!… Euh des César. Il parait qu’il y a des gros prédateurs… Euh producteurs dans la salle. Ça tombe bien, je suis bien équipée… pour signer les gros contrats ! Pour le photocall vous ferez attention à poser de face mais aussi de profil, ça peut toujours servir.”
L’ombre Polanski
Une séquence humoristique qui donne le ton de la soirée. Quelques instants plus tard sur scène, Florence Foresti poursuit avec des allusions aux scandales d’agressions sexuelles dans le cinéma et notamment l’affaire Weinstein, reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol le 24 février dernier.
Et pour éviter tout malaise au sujet du film “J’Accuse”, elle a très vite crevé l’abcès, détendant l’atmosphère dans les estrades de la salle Pleyel.
“De toute façon pour qu’on soit totalement tranquille, il faut le dire, il faut qu’on règle un dossier sinon on va avoir un souci pendant la cérémonie. Il y a douze moments où on va avoir un souci. Il faut qu’on règle le problème sinon ça va nous pourrir la soirée. Qu’est-ce qu’on fait avec Roro? Qu’est ce qu’on fait avec Popol? Ne faites pas comme lui, ne faites pas les innocents vous savez très bien de qui je parle. Qu’est-ce qu’on fait avec Atchoum?
43 ans après les faits je ne vais pas régler les problèmes comme ça. À l’époque j’ai trois ans (…) lui il est au Hollywood en train d’essayer de faire rentrer… dans les… sauf qu’il y arrive et je devrais devenir juge d’application des peines du cinéma? Je suis désolée, je ne suis pas la Greta Thunberg du cinéma français. How dare you?”
“J’ai décidé qu’Atchoum n’était pas assez grand pour faire de l’ombre au cinéma français et au reste de la sélection”
La cérémonie trois heures de la cérémonie fût cependant terne et interminable, enchainant les malaises pour atteindre son comble lorsque les réalisatrices Claire Denis et Emmanuelle Bercot doivent annoncer que le César du meilleur réalisateur revient à Roman Polanski pour son film « J’accuse ». Immédiatement, ses principales opposantes, l’actrice Adèle Haenel et la réalisatrice Céline Sciamma quittent la salle, outrées, suivies par d’autres invités.
Au total, « J’accuse » récolte 3 César avec celui des meilleurs costumes, et celui de la meilleure adaptation pour Polanski et le romancier Robert Harris. Des trophées annoncés du bout des lèvres par des remettants embarrassés.
Les Misérables le grand gagnant
Meilleur Film, Meilleur Espoir masculin, Meilleur Montage et César du Public… Les Misérables de Ladj Ly s’impose comme le grand gagnant à l’issue d’une cérémonie également marquée par le triomphe silencieux (à l’exception notable des sièges claqués à l’annonce du César du Meilleur Réalisateur) de Roman Polanski, récompensé par deux fois à titre personnel (il partage le César de la Meilleure Adaptation avec Robert Harris).
Cette 45ème édition voit aussi la consécration de Nicolas Bedos comme réalisateur. Son film, La Belle époque, repart de la salle Playel (qui accueillait pour la 4ème année les César) avec 3 Prix, dont le César de la Meilleure Actrice décernée à Fanny Ardant (le 2ème de sa carrière).
De ce palmarès émerge la pépite Papicha qui, repérée au Festival de Cannes 2019, n’a fait que monter en puissance pour finir par décrocher 2 César majeurs (Meilleur Premier Film, Meilleur Espoir féminin pour Lyna Khoudri).
Le palmarès complet :
Meilleur film :
«Les Misérables» de Ladj Ly reçoit le César du meilleur film
Meilleure réalisation :
Roman Polanski pour «J’accuse»
Meilleur acteur :
Roschdy Zem pour son rôle dans «Roubaix, une lumière»
Meilleure actrice :
Anaïs Demoustier pour son rôle dans dans «Alice et le maire»
Meilleur second rôle féminin :
Fanny Ardant pour le rôle de Marianne dans « La Belle Epoque »
Meilleur espoir féminin :
Lyna Khoudri pour le rôle de Nedjma ’Papicha’ dans « Papicha »
Meilleur espoir masculin :
Alexis Manenti pour le rôle de Chris dans « Les Misérables »
Meilleur scénario original :
Nicolas Bedos pour « La Belle Epoque »
Meilleur film étranger :
« Parasite » de Bong Joon-ho (Corée du Sud)
Meilleure adaptation :
Roman Polanski et Robert Harris pour « J’accuse », d’après le roman « D. » de Robert Harris
Meilleur premier film :
« Papicha » de Mounia Meddour
César du public :
« Les Misérables » de Ladj Ly
Meilleur court-métrage :
« Pile Poil » de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller
Meilleur court métrage d’animation :
« La nuit des sacs plastiques » de Gabriel Harel
Meilleurs décors
Stéphane Rozenbaum pour « La Belle Epoque »
Meilleurs costumes :
Pascaline Chavanne pour « J’accuse »
Meilleur montage :
Flora Volpelière pour « Les Misérables »
Meilleur son :
Nicolas Cantin, Thomas Desjonquères, Raphaëll Mouterde, Olivier Goinard, Randy Thom pour « Le Chant du loup »
Meilleure photographie :
Claire Mathon pour « Portrait de la jeune fille en feu »
Cela suffira-t-il à éteindre les polémiques engendrées par le Palmarès 2020 ?
Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi soir le relèvement du niveau d’alerte, au « stade 2 », face au coronavirus Covid-19. Quelles conséquences ?
« Une nouvelle étape est franchie. » Olivier Véran, Ministre de la Santé
Vendredi, lors d’un déplacement à Crépy-en-Valois (Oise), où enseignait le premier Français décédé des suites de l’infection, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que la France, où 57 personnes ont été diagnostiquée depuis fin janvier, relevait son niveau d’alerte pour passer au « stade 2 ».
« Le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion », a indiqué le ministre. « En situation épidémique, vous protéger c’est protéger aussi les autres et ce sont les petits gestes qui font une grande protection », a-t-il ajouté, recommandant désormais « d’éviter la poignée de mains » lorsqu’on salue une personne.
« Décisions fortes »
Jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe avait décrit les trois niveaux d’alerte identifiés, selon la même nomenclature que celle qui avait prévalu en 2011, après l’épisode de la grippe H1N1, et décrit par cette note du ministère de la Santé.
Le stade 1 correspondait à un moment où « le virus n’est pas en circulation générale », et où « tout est mis en oeuvre pour le bloquer et traiter très vite les cas isolés ». Le stade 2, dans lequel la France est entrée vendredi soir, part du constat que « le virus touche des grappes de cas, des clusters », comme cela s’est produit dans le nord de l’Italie. Il faut alors « les isoler et prendre des décisions fortes » pour « retarder ou éviter la propagation ». « Le passage d’un stade à l’autre ne doit pas inquiéter », avait insisté le Premier ministre.L’objectif de ce stade 2 est de ralentir l’épidémie afin de permettre au dispositif sanitaire de se mettre en ordre de marche. Il peut induire des fermetures d’écoles, de crèches, ou des limitations de visites dans les structures d’accueil des personnes âgées ou des enfants. Il consiste également à « économiser les personnels et les moyens, afin de conserver un potentiel pour l’étape très exigeante de la vague pandémique », qui correspond au stade 3. Le stade 2 peut enfin se traduire par des mesures de limitation des déplacements « non essentiels », la suspension éventuelle de certains transports en commun, ou des restrictions sur les grands rassemblements et activités collectives. Enfin, de façon générale, les autorités peuvent appeler à « la mise en oeuvre de mesures de distance de protection sanitaire » entre les personnes.
Quid du stade 3 ?
Le stade 3 correspondrait à l’épidémie proprement dite, « lorsque le virus circule largement dans le pays », a énoncé jeudi Edouard Philippe. « Dans ce cas, des décisions plus lourdes pour le quotidien peuvent être prises ». Il s’agirait alors de limiter les effets de la « vague pandémique ».Des mesures complémentaires peuvent alors être prises pour limiter drastiquement les déplacements des personnes, tout en organisant le maintien « des missions des services essentiels et des secteurs d’activité d’importance vitale ».