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  • Elections consulaires: modifications administratives de dernière minute.. complications pour les candidatures

    Elections consulaires: modifications administratives de dernière minute.. complications pour les candidatures

    L’affaire commence à s’ébruiter, elle sème les graines du doute parmi celles et ceux qui souhaitent présenter des listes lors des élections consulaires des 16 et 17 mai prochains.

    En effet, à part une simple mise à jour sur le site internet du ministère, sans alerter les élus consulaires,  le ministère des affaires étrangères a décidé de modifier le 7 février et encore ce lundi 24 février les règles concernant le dépôt de listes. Et ce donc à quelques jours de la date limite du dépôt soit le 8 mars et alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans de nombreux pays. Sans oublier, les circonscriptions continents comme au Brésil, en Russie où il est difficile de récupérer rapidement des documents qui doivent être complétés à la main. Nous pouvons évoquer aussi le cas de Hong-Kong où certains candidats, du fait du Coronavirus, ont du quitter la ville.

    Les formulaires ne peuvent être validés que si ils comportent un ensemble de mentions obligatoires, et celle-ci ont été modifiées le 7 février et de nouveau le 24 février. Elle comporte désormais en ajout la mention : « Ma position dans cette liste figure sur le document « Notice relative à l’ordre de présentation des candidats », joint par le candidat tête de liste regroupant par ordre de présentation l’ensemble des candidats de la liste. » et l’obligation de donner mandat au dépositaire de la liste auprès des autorités en cochant une simple case sur le nouveau formulaire ou en l’indiquant de façon manuscrite sur les anciennes versions.

    Une dernière version du mémento du candidat à J-7 du dépôt des candidatures

    L’ajout des mentions concernant la place sur la liste et le mandat n’e sont pas problématique en soit, elles auront l’avantage d’éviter des recours. Pour cela, l’administration du Ministère des affaires étrangères s’inspire de l’organisation des municipales en France.

    En revanche, les modifications du mémento sont terriblement tardives et n’on pas été relayées. La French Radio Benelux  a été informée par un consul en Europe de façon informelle. Après vérification auprès de nombreux têtes de liste dans plusieurs pays, la plupart étaient dans l’ignorance de l’ajout de ces mentions et toutes expliquaient les difficultés qui s’annoncent pour eux ces prochains jours à faire re-signer les candidats, parfois plus que 20, de leurs listes.

    Cependant l’AFE a régit dès le 11 février sur la modification du 7 février  en indiquant que les anciens formulaires seront acceptés à partir du moment où ils détiennent l’ensemble des informations soit :

    • Acceptation de la position du candidat dans l’ordre de présentation sur la liste
    • Acceptation de se porter candidat sur la liste menée par une tête de liste clairement identifiée
    • Mandat à la personne désignée pour déposer à la liste

    Que se passera-t-il pour les nombreuses listes qui n’auront pas mis à jour leur formulaire ? Rejet du dépôt de candidature ? Annulation du scrutin ? Information et acceptation d’un délai supplémentaire pour corriger le tir ?

    Comment accepter que ce scrutin, ou le taux de participation est déjà faible, soit entaché de l’annulation de dizaines de listes à travers le monde pour une banale histoire de modification administrative tardive ?

    Et plus largement, c’est la question de la facilité d’accès à la vie citoyenne qui se pose !

    Les listes doivent être déposées début mars. Ce sont les vacances, les candidats sont parfois à des milliers de kilomètres. Du Kafka de A à Z.

  • Coronavirus: comment les Français de l’étranger peuvent s’informer

    14 personnes ont été diagnostiqué comme porteurs du coronavirus en France. 1, en provenance de Chine et âgé de 80 ans n’a pas survécu. 2 personnes, à l’heure ou nous écrivons ces lignes, sont encore contaminés par le virus de l’empire du milieu. Tous les autres ont guéris, le taux de guérison du coronavirus, partout dans le monde, est extrêmement rassurant et les cassandres eux même ne peuvent que le constater.

    Ailleurs dans le monde, la situation est cependant moins positive qu’en France. Aux frontières de l’Hexagone, la situation la plus critique est bien entendu en Italie  . La péninsule compté déjà 10 morts et 11 villes, toutes situées dans le nord en Lombardie et en Vénétie sont confinées.

    le carnaval de Venise est touché par le Coronavirus

    Tous les continents sont concernés, avec une grande incertitude sur l’Afrique. Celle-ci ne dispose globalement pas des infrastructures de santé pour faire face à une pandémie et a en revanche des relations particulièrement approfondies avec la Chine.

    En Iran, le régime a longtemps caché la gravité de l’épidémie sur le territoire jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. Un membre du gouvernement est lui-même contaminé. La crise est bien entendu surtout grave en Chine. A Hong-Kong, les écoles sont fermées et les restaurants vides .

    Quelles mesures pour informer et aider les Français de l’étranger ?

    Les conseillers consulaires d’Italie, Alexandre Bezardin, et de Hong-Kong Macao Catya Martin, ont tous les deux confirmé à notre rédaction l’implication des consulats sur place, à Milan, à Hong-Kong et ailleurs, et leur volonté de travailler avec  les élus et à informer la population.

    Le Quai d’Orsay est impliqué dans l’information pour les Français de l’étranger

    Le Quai d’Orsay a mis en place une page de conseils pour les voyageurs .

    6 conseils y sont donnés, et ils s’appliquent aussi aux Français résidant sur place :

    – s’informer régulièrement de la situation en consultant la rubrique Dernière minute des Conseils aux voyageurs du pays concerné

    – suivre les recommandations de prévention des autorités locales

    – éviter tout contact avec des animaux morts

    – éviter tout contact rapproché avec des personnes ayant de la fièvre et qui toussent

    – éviter de manger de la viande crue ou peu cuite

    – se laver les mains avec du savon ou avec des solutions hydro-alcooliques

    Des mesures spécifiques pour certains pays

    Le ministère recommande aussi des mesures spécifique pour celles et ceux qui reviennent de Chine, Corée du sud, Singapour et du nord de l’Italie dans les 14 jours suivant le séjour :

    -Surveiller sa température 2 fois par jour ;

    -Porter un masque chirurgical en présence de son entourage et en dehors du domicile ;

    -Ne pas envoyer les enfants, collégiens, lycéens, à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée, compte tenu de la difficulté à leur faire porter un masque toute la journée ;

    -Réduire les activités non indispensables (cinéma, restaurant, soirées …) et la fréquentation de lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, établissements pour personnes âgées…).

    -Se laver les mains régulièrement.

    -Privilégier dans la mesure du possible, le télétravail (travailleurs, étudiants)

    Ainsi, la France, comme de nombreux pays à travers le monde, ainsi que l’OMS, est préparée à cette maladie qui, rappelons-le, est certes très contagieuse mais comparable en termes de dangerosité à une forte grippe.

    La prudence s’impose cependant. Pour les visiteurs temporaires et pour les Français de l’étranger !

  • Pourquoi et comment la France a raté le virage des drones militaires aériens

    La France a tardé à tirer parti des drones dans les opérations militaires modernes. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    C’est l’histoire d’un fiasco incroyable. Il est connu et identifié depuis longtemps : il a fait l’objet de nombreux rapports parlementaires et d’articles de presse. Indéniablement, la France a raté le virage des drones militaires aériens. C’est l’un des thèmes examinés dans le rapport annuel 2020 par la Cour des comptes, qui souligne que cette « rupture stratégique » a été « mal conduite ». Pourtant, la France a déployé ses premiers drones lors de la première guerre du Golfe en 1990-1991 (drone expérimental MART) puis en ex-Yougoslavie (déploiement en Bosnie du CL-289 en 1996, puis du Crécerelle en 1998). Mais il faudra attendre l’engagement de systèmes intérimaires en Afghanistan à la fin des années 2000 « pour que soit emportée la conviction de la nécessité des drones dans les opérations militaires », selon la Cour des comptes.

    « Alors que ces matériels sont en augmentation dans la plupart des forces armées, la France a tardé, malgré la solidité de son industrie d’armement, à s’équiper, du fait de projets ponctuels, conduits sans vision stratégique cohérente sur le long terme. Aujourd’hui encore, malgré une accélération de la politique d’acquisition, le parc de drones militaires français reste limité, comparativement à celui d’autres pays, comme le Royaume-Uni, et, sur certains segments, vieillissant », écrit la Cour des comptes.

     Hésitations et revirements

    Dans la continuité de la coopération militaire initiée par la France et le Royaume-Uni, avec les traités de Lancaster House de 2010, un accord-cadre, signé en juillet 2012, a permis aux deux pays d’évaluer les opportunités de coopération dans le domaine des drones tactiques, notamment à travers le Watchkeeper, déjà utilisé en opération par les Britanniques. Finalement, dans un contexte de compétition entre groupes industriels français, une mise en concurrence européenne a été réalisée en 2014, au terme de laquelle le Patroller de Safran a été retenu.

    Sur le segment des drones MALE (Moyenne altitude, Longue endurance), la France s’est beaucoup cherchée après avoir en vain lancé puis abandonné plusieurs projets comme l’EuroMale, l’Advanced UAV,  le Talarion, le Telemos et, enfin, le Voltigeur. Un énorme fiasco qui a conduit à l’achat par le ministre de la Défense de François Hollande, Jean-Yves Le Drian, de drones américains, le Reaper. En matière de drone MALE, la France va donc voler américain à la grande satisfaction de l’armée de l’air. « Cette décision s’est inscrite dans le contexte du moment, celui d’un besoin opérationnel à satisfaire dans des délais resserrés, des hésitations répétées des pouvoirs publics et des industriels », écrit la Cour des comptes. L’achat de drones américains évalué à 800 millions d’euros n’est que « la première étape d’efforts financiers conséquents à venir », estime-t-elle.

    Mais cette décision d’acheter du matériel américain a été critiquée, en particulier au regard du coup de canif à l’autonomie stratégique et industrielle de la France. Les deux premiers systèmes livrés à la France ont été prélevés sur les chaînes de production dédiées à l’armée de l’air américaine et, donc, dans une version non dédiée à l’export. Des critères de sécurité et des restrictions d’utilisation spécifiques ont été exigés par les États-Unis. L’acquisition de ces Reaper s’est accompagnée de contraintes importantes, explique la Cour des comptes : le déploiement en dehors de la bande sahélo-saharienne est soumis à autorisation des Américains ; la maintenance est exclusivement réalisée par l’industriel américain ; la formation a créé une dépendance au système de formation américain. Pour autant, la plupart de leurs contraintes d’utilisation devraient être levées avec la livraison des derniers systèmes en version export.

    Pourquoi un tel fiasco

    Plusieurs explications d’ordre opérationnel ont été mises en avant par le ministère des armées pour justifier les retards pris à se doter de cette capacité, précisent les Sages de la rue Cambon : besoin de valider des solutions techniques, délais nécessaires à l’acquisition des compétences par les industriels français et européens et à l’élaboration de doctrines d’emploi adaptées. « Au-delà des explications avancées par les armées, des causes plus profondes et cumulatives sont tout autant à mettre en avant dans les retards et les surcoûts occasionnés », note la Cour des comptes. Outre l’urgence opérationnelle qui a poussé à l’acquisition de matériels américains de l’US Air Force, la Cour des comptes évoque « des résistances d’ordre culturel, en particulier au sein de l’armée de l’air, dans la mesure où les drones bousculent les équilibres actuels qui placent le pilote au cœur du dispositif aérien ».

    Tout comme elle identifie des « divergences de besoins opérationnels entre armées, notamment l’armée de l’air et l’armée de terre, qui conditionnent le partage des responsabilités en matière de moyens aériens ». Elle pointe en outre « un manque de constance et de cohérence dans les choix industriels, capacitaires et diplomatiques des pouvoirs publics » et « des rivalités entre industriels, qui ont abouti à une forte concurrence intraeuropéenne qui s’est révélée dommageable ». « L’absence de vision stratégique et de planification de moyen terme a retardé les possibilités de mises en commun de matériels ou les voies d’optimisation et de mise en cohérence de la politique d’acquisitions », insistent les sages de la rue Cambon.

    Enfin, les échecs répétés en matière de coopération peuvent également s’expliquer par une solide implantation de drones MALE étrangers dans les armées européennes. Le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et la Belgique volent américain tandis que l’Allemagne s’est offert des drones israéliens. Dans le détail sont actuellement en service ou en cours d’acquisition : au Royaume-Uni, 10 drones Reaper qui doivent être remplacés, à horizon 2024, par 16 Protector ; en France, 11 Reaper ; en Italie, 6 Reaper, auxquels s’ajoutent 6 Predator, la version antérieure du Reaper, toujours en activité ; 4 Reaper pour chacun des pays suivants : la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas ; l’Allemagne, de son côté, opère 6 Heron 1 en leasing en attendant leur remplacement par 5 Heron TP, à partir de mi-2020.

    Les drones représentent 2 % de l’effort de dépense

    « Des moyens en augmentation, mais encore limités », juge la Cour des comptes. Après une prise de conscience tardive de l’intérêt opérationnel des drones, les investissements se sont accéléré ces dernières années, surtout depuis 2015, « mais restent encore limités au regard des potentialités de ces équipements, en termes d’efficacité et de coûts », estime-t-elle. Au regard des investissements annuels du ministère des armées dans les programmes d’armement sur la période récente, les montants dédiés aux drones n’ont jamais représenté plus de 2 % de l’effort global.

    Les crédits dédiés aux drones sont appelés à augmenter dans les années à venir, compte tenu des besoins avérés des armées et des écarts capacitaires, qui existent avec des armées comparables, comme au Royaume-Uni par exemple. « Les financements doivent en conséquence être dimensionnés pour répondre à cette exigence et le besoin suffisamment anticipé pour éviter de devoir acheter du matériel étranger », explique la Cour des comptes. Un profond renouvellement des capacités de l’armée française est attendu entre la fin 2019 et le début 2020 pour remplacer des matériels au bord de la rupture capacitaire, grâce au Patroller, nouveau drone tactique de Safran en dépit de son crash la veille de sa première livraison, et du Spy’Ranger de Thales, nouveau mini-drone de l’armée de terre.

    Enfin un drone MALE européen ?

    Pour la Cour des comptes, il importe que le programme de drone MALE européen, conduit actuellement sous la responsabilité de l’OCCAr, puisse être mené à son terme dans de bonnes conditions. Ce n’est pas encore gagné : les industriels et la France divergent sur le prix du programme. Mais un tel succès pourrait préserver les intérêts stratégiques européens, à condition de lancer un programme soutenable financièrement et conforme au besoin opérationnel. Pour la France, l’enjeu est de remplacer les flottes actuelles de drones américains Reaper, dont la fenêtre de retrait de service est désormais envisagée entre 2032 et 2036. Au-delà, ce programme présente des enjeux stratégiques dans une perspective de souveraineté européenne.

    « Il s’agit en particulier de consolider les coopérations, de tester la solidité des liens tissés avec nos partenaires, en particulier l’Allemagne, de consolider une base industrielle technologique et de défense européenne, tout en s’inscrivant dans le cadre plus global de la construction d’une Europe de la défense », précise la Cour des comptes.

    Pourtant, les difficultés du projet doivent inciter à « la plus grande vigilance », note-t-elle. Les approches différentes en termes de besoins opérationnels entre la France et l’Allemagne qui ont conduit au choix de la double motorisation au prix d’un alourdissement du vecteur aérien, les retards comme les coûts annoncés par les industriels – de près de 30 % encore supérieurs au prix attendu par le ministère des armées – considérés à ce stade comme inacceptables par les pays partenaires, sont « autant de signaux d’incertitude sur la capacité du projet à aboutir dans de bonnes conditions », avertissent les Sages de la rue Cambon. Le ministère des armées s’est laissé jusqu’au début de l’année 2020 pour conclure les négociations avec les industriels. Il prévoit une notification du contrat mi-2020.

    « La détention de capacités opérationnelles performantes, essentielle à la préservation de la liberté d’action des armées françaises ainsi que la maîtrise des coûts, notamment des coûts de possession, seront des critères d’appréciation fondamentaux qui devront peser autant que les autres considérations, explique le ministère des Armées dans sa réponse à la Cour des comptes. Il serait en effet difficilement compréhensible qu’en 2028, les armées françaises ne soient pas dotées d’équipements aussi performants que ceux, d’ores et déjà disponibles sur le marché.

  • Coronavirus : Les écoles françaises de Hong-Kong

    Catya Martin, journaliste, Rédactrice en chef de la French Radio Hong-Kong et du magazine des Français de Chine, Trait d’Union.

    Alors que le bureau de l’éducation de Hong Kong a ordonné la fermeture des écoles jusqu’au 16 mars, les enseignants s’organisent. Le lycée français a mis en place des cours à distance pour les élèves et les petites écoles françaises de Hong Kong s’adaptent à cette situation qui pourrait se prolonger jusqu’à mi-avril.

    Nous avons rencontré l’école « Les petits Lascars » pour en savoir plus sur le fonctionnement. Ecoutez Pauline Balanche, directrice, Clémence Hameau, enseignante et Nicole Coué, en charge des admissions et enseignante qui nous expliquent leur fonctionnement avec les enfants.

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    A propos de l’école « Les Petits Lascars »

    Créée en 2006, l’école en cours d’homologation AEFE est soutenue par le Consulat Général de France. Elle propose également des programmes FLAM agréés par l’AEFE. Quatre sites sont disponibles : Central, Sai Kung, Southside et Tseung Kwan O

    Passerelle vers le Lycée Français International, l’école accueille les enfants français et francophones à partir de 12 mois. Tous les élèves qui le souhaitent intègrent le Lycée Français International de Hong Kong sans aucune difficulté, ayant suivi un programme conforme aux modalités du programme d’enseignement français.

    Les programmes respectent les directives officielles de l’Education Nationale. Ils sont établis par l’équipe pédagogique menée par Dominique et Christian Chasset, tous deux professeurs de métier, riches de 35 et 40 ans d’expérience d’enseignement et directeurs de Hong Kong Institute of Languages et de Hong Kong Kids Academy. Les enfants suivent donc exactement le même enseignement que dans toutes les écoles françaises, en France et à l’étranger.

    Christian, ancien instituteur en France puis au Lycée Français de Hong Kong, est aussi récipiendaire des Palmes Académiques. Dominique pour sa part a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre du Mérite National.

     

  • Coronavirus: le conseiller consulaire Alexandre Bezardin nous parle de la situation en Italie

    Nous en sommes actuellement à 7 morts en Italie à cause du coronavirus et la psychose commence. Comme nous l’avons indiqué dans un précédent article , l’Italie est la plus touchée en Europe.

    Le carnaval est bloqué en raison du virus

    Le carnaval de Venise stoppé, la fashion Week de Milan perturbée, 11 villes quasi complètement coupées du monde, l’Italie est bloquée. Italie du nord en tout cas, celle qui, comme nous le rappelle

    Alexandre Bezardin, Conseiller Consulaire des Français d’Italie et suppléant du député de la région Meyer Habib, est la principale richesse du pays. Il a échangé avec lesfrancais.press sur la situation du pays

    Des mesures de protection mises en avant par les élus consulaires

    M. Bezardin nous a rappelé les mesures drastiques mises en place par l’Italie : «  une surveillance par le gouvernement et le préfet des zones à risque, toutes les routes sont fermées dans les deux sens et ce par les carabiniers ».

     

    Le conseiller consulaire nous décrit la capitale économique de l’Italie comme « une ville vide, avec personne dans le métro ». Il nous rappelle que les multinationales présentes, italiennes bien sûr mais sans doute aussi les françaises, ont incité au télétravail.

    La bourse de Milan a dévissé de 5% ce lundi 24 février. 70% du business en Italie se fait dans le nord et concernant toujours Milan, et outre la Fashion Week, beaucoup de spectacles ont été limitée avec beaucoup de Shows en vidéo et sans public.

     

    Alexandre Bezardin nous l’indique : « beaucoup d’évènements sont interdits, notamment sportifs mais aussi ceux de la Scala de Milan, les musées et même les visites des églises ».

    Combien de temps cela va-t-il durer ? Les autorités lombardes ont mis en place les mesures jusque dimanche. Elles peuvent cependant être renouvelées.

    Le conseiller consulaire pensent qu’elles pourront l’être en effet, en raison de l’inconnue concernant l’évolution de l’épidémie.

    Le ressenti des Français d’Italie

    Concernant le ressenti des Français d’Italie, un élément est à prendre en compte : ce sont les vacances scolaires et beaucoup sont rentré en France. Le Lycée Français de Milan, fermé actuellement pour cette raison, n’a pas encore donné de consignes

    Cependant, et selon M. Bezardin, l’excellence du système de santé en Europe, Italie comprise, limite la panique. Il n’est pas question de rapatriements de masse. Il est optimiste, et nous aussi, sur la capacité de la troisième économie de la zone euro à faire face à cette crise qui ne sera que temporaire.

    L’ambassade et les trois consulats de France en Italie par ailleurs relayent les consignes des autorités.

    M. Bezardin a tenu enfin à souligner le professionnalisme des autorités italiennes, notamment au début de la crise et dans les aéroports. La France pourrait-elle mobiliser de telles forces, espérons que l’avenir ne nous en pose pas la question…

  • Coronavirus : Les marchés mondiaux plongent dans le rouge

    Les Bourses mondiales ont plongé dans le rouge face à l’accélération de la propagation de l’épidémie de coronavirus hors de Chine, qui fait craindre des répercussions macroéconomiques majeures.

    La Bourse de Tokyo a ouvert la séance de mardi avec une chute supérieure à 4% pour le Nikkei, qui a oscillé autour de ce niveau dans les premières transactions. L’indice élargi Topix abandonnait de son côté 3,81%.

    Les places financières chinoises ont également ouvert en repli mardi mais moins marqué: l’indice composite de Shanghai perdait 1,62% tandis que celui de Shenzhen cédait 2,09% et que le Hang Seng de Hong Kong perdait 0,37%.

    Les marchés mondiaux ont dégringolé lundi face à la diffusion internationale du coronavirus apparu en Chine en décembre.

    A Wall Street, le Dow Jones a connu sa pire séance en plus de deux ans avec une chute de 3,56%, le Nasdaq est tombé de 3,71% et le S&P 500 de 3,35%.

    Les places européennes ont clôturé sur des pertes comprises entre 3% et plus de 5%. La Bourse de Paris a notamment chuté de 3,94%, Londres de 3,34%, Francfort de 4,01%, Milan de 5,43%, Zurich de 3,58% et Madrid de 4,07%.

    L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro s’est enfoncé de 4,01%.

    Alors que les actions plongeaient, au premier chef celles des secteurs exposés à la Chine (matières premières, automobile, tourisme et luxe), les investisseurs se sont repliés vers les valeurs refuge, à savoir les obligations d’Etat et l’or.

    Après avoir atteint dans la matinée un nouveau sommet en sept ans, à 1.689,31 dollars, l’once d’or gagnait 1,1% à 1.660,84 dollars vers 21H45 GMT.

    « Le marché s’inquiète du fait que la multiplication des cas hors de Chine ne se traduise par une pandémie mondiale susceptible d’avoir des répercussions macroéconomiques significatives », a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions de Dôm Finance.

    Carte des valeurs boursières dans le monde le 24 février ( AFP / )

    Carte des valeurs boursières dans le monde le 24 février ( AFP / )

    « Tant que nous avions l’impression que l’épidémie était cantonnée à la Chine, les raisons de s’inquiéter étaient moindres. Maintenant que les cas se multiplient en dehors de Chine, en Corée du Sud, en Iran et désormais en Italie, les marchés réévaluent les impacts macroéconomiques possibles », a-t-il complété.

    Deux mois après l’apparition du nouveau coronavirus dans le centre de la Chine, l’épidémie s’est accélérée lundi à travers le globe avec notamment des bilans en forte hausse en Corée du Sud et en Iran, qui comptent respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et le plus grand nombre de décès en dehors de Chine.

    L’Italie, qui compte désormais sept morts, est devenue le premier pays d’Europe à mettre en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes du Nord.

    Et cinq pays ont annoncé lundi de premiers cas de contamination: Afghanistan, Bahreïn, Koweït, Irak et Oman.

    La reprise « en péril »? –

    « D’abord c’était l’Iran, après l’Italie », donc cela « touche l’espace Schengen, ce qui pose un vrai problème puisque c’est une zone ouverte », a estimé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs appelé lundi la planète à se préparer à une « éventuelle pandémie » du nouveau coronavirus, en jugeant « très préoccupante (…) l’augmentation soudaine » de ces nouveaux cas hors de Chine.

    Les investisseurs ont de la « difficulté à mettre un prix sur ce risque », a jugé M. Baradez, et c’est ce que les marchés reflètent.

    La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva a déclaré dimanche que le coronavirus avait « perturbé l’activité économique en Chine » et pourrait « mettre en péril » la reprise de l’économie mondiale.

    Un économiste de la Maison Blanche a souligné lundi que les perturbations causées par cette épidémie auraient un effet sur l’économie américaine, précisant que l’ampleur de cet impact restait incertain.

    « Alors que la publication des résultats 2019 touche à sa fin, les effets liés au coronavirus pourraient être de plus en plus importants sur les publications du premier trimestre, et les alertes sur résultats pourraient être annoncées dans de nombreux secteurs d’ici là », a prévenu dans une note Vincent Boy, analyste chez IG France.

  • Macron doute d’un accord « global » avec le Royaume-Uni

    Emmanuel Macron a mis en doute la possibilité d’un «accord global d’ici la fin de l’année» entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, évoquant notamment les tractations tendues sur la pêche, samedi au terme d’une visite de près de treize heures au Salon de l’Agriculture.

    Interpellé lors de sa déambulation sur moult sujets brûlants – retraites, Politique agricole commune (PAC), pesticides, «gilets jaunes», accords commerciaux internationaux, «agribashing» – le chef de l’Etat a conclu sa visite par une rencontre avec des représentants des pêcheurs français, inquiets que le Brexit les prive d’une large part de leur gagne-pain.

    «Je ne suis pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année. De toute façon, ça va se tendre car ils (les Britanniques) sont très durs». Le Premier ministre «Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche, et avec ça, il va essayer d’obtenir l’accès au marché» européen, a déclaré M. Macron.

    Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier et doit négocier d’ici la fin de l’année avec elle un accord de libre-échange, qui réglementera entre autres l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques et vice-versa, au 30 juin pour une application au 1er janvier 2021.

    «Macron a dit on aura un accord partiel, parce que tous les sujets ne pourront pas être traités, mais sur la pêche ce sera traité», a rapporté à l’AFP un participant à l’issue de la rencontre.

    «Rien lâché» à Bruxelles 

    Dès l’ouverture du Salon, qui se tient jusqu’au 1er mars à Paris, Emmanuel Macron avait cherché à rassurer des agriculteurs inquiets qui lui réclamaient des «messages forts», alors que leur profession est bousculée par des controverses environnementales, et que pesait l’échec, la veille, de négociations européennes cruciales pour les agriculteurs.

    Un agriculteur l’a remercié de n’avoir «rien lâché» vendredi: le chef de l’État est revenu de Bruxelles – où se négociait le budget de l’UE pour 2021-2027 – sans accord sur le maintien de l’enveloppe de la Politique agricole commune (PAC) dont il a fait sa priorité, les 27 pays de l’Union n’ayant pu s’entendre.

    «La PAC ne peut pas être la variable d’ajustement du Brexit», a martelé le président, alors que l’équilibre de la profession repose largement sur les neuf milliards d’aides européennes que touche la France.

    Interrogé aussi sur les retraites des agriculteurs, il a jugé «impossible» de revaloriser les pensions actuelles à 85% du Smic, une mesure prévue dans le futur système mais qui coûterait trop cher à appliquer aux agriculteurs déjà à la retraite: ce serait 1,1 milliard d’euros, a-t-il déclaré – si l’on inclut les pensions des retraités actuels et de leurs conjoints.

    Ouverture sur les retraites

    Mais il a ensuite fait une ouverture: «Nous devons trouver un mécanisme de financement aujourd’hui. Mais je suis tout à fait ouvert et je souhaite qu’on y travaille, et sur le sujet du stock, c’est-à-dire les retraités actuels, je ne pense pas qu’il faut le mettre dans le système des retraites, mais dans la loi de financement de sécurité sociale, on peut un peu améliorer les choses», a avancé M. Macron.

    Auprès de viticulteurs très inquiets, touchés par des sanctions douanières punitives américaines et qui réclament 300 millions d’euros de compensations pour couvrir le manque à gagner sur leurs exportations aux Etats-Unis, leur premier client, le chef de l’Etat s’est engagé à «porter la demande d’un fonds de compensation auprès de l’Union européenne» et à «faire en sorte que d’ici le printemps ce fonds de compensation puisse se mettre en place», a déclaré Jérôme Despey, viticulteur et secrétaire général de la FNSEA.

    Il a aussi promis de recevoir à l’Élysée des «gilets jaunes», ce qui serait une première. Un peu plus tard, Eric Drouet, figure historique du mouvement, a été expulsé par des policiers du Salon, sans avoir réussi à approcher le président, puis placé en garde à vue pendant plusieurs heures pour rébellion.

    Sujet brûlant pour les agriculteurs, le président a été interpellé sur les zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides près des habitations, effectives depuis le 1er janvier. Il a suggéré que les bandes de terres agricoles non cultivées en raison des interdictions d’épandage puissent à l’avenir être «valorisées», promettant que les agriculteurs seraient «accompagnés» financièrement et s’est engagé à assurer une «sécurité juridique» pour que les prochains semis se fassent «dans un cadre apaisé».

    «Il nous faut une agriculture forte parce que les Français veulent savoir ce qu’ils mangent. On est dans une transformation historique», a déclaré Emmanuel Macron.

  • Niveau scolaire en baisse ou en hausse, à vous de choisir

    La France compte de plus en plus de diplômés de l’enseignement supérieur. Pour autant nombreux sont ceux qui considèrent que le niveau scolaire baisse. Les études PISA de l’OCDE, les tests de quotient intellectuel semblent prouver que, depuis une vingtaine d’années, les jeunes Français sont de moins en moins performants.

    Le débat autour de la baisse du niveau intellectuel n’est pas nouveau. Déjà dans les années 70, les polémiques sur l’orthographe, sur l’anglicisation de la langue française étaient nombreuses. Entre 1968 et 1995, la proportion de détenteurs du baccalauréat par génération passe de 19,6 à 37,2 %. Ce taux redescend à 31 % en 2004 avant de remonter jusqu’à 42 % en 2018. Tous bacs confondus, le taux de détention a atteint 79,9 % en 2018 se rapprochant ainsi de l’objectif de 80 % fixé par Lionel Jospin. Ce taux était de 19,6 % en 1968 et 51,1 % en 1995. Cette augmentation s’explique avant tout par l’envolée des bacs professionnels. En 2018, 21,5 % des jeunes de la cohorte avaient le bac professionnel, contre 5,1 % en 1992. Pour le bac général, les taux respectifs sont de 42,1 et 32,4 %. La proportion d’élèves ayant eu le bac technique est restée stable sur la période en passant de 12,6 à 16,3 %.

    Baisse en calcul … et en dictée.

    Une étude réalisée par la Direction de l’Évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l’Education nationale a recensé les capacités des élèves français à effectuer des additions, des soustractions et des multiplications à trous et cela en 1987, 1999, 2007 et 2017. Le score moyen est passé de 250 à 176 points de 1987 à 2017.

    Pour les dictées, le Ministère a également admis une baisse sensible de niveau. Le nombre de fautes par élèves pour une dictée test est passé de 10,6 à 17,8 de 1987 à 2017. La baisse du niveau concerne toutes les catégories sociales mais elle est plus prononcée pour les catégories les plus modestes. La baisse est de 26 % pour les enfants de cadres et de 30 % chez ceux d’ouvriers.

    Pas seulement en France

    Le reflux du niveau n’est pas spécifique à la France. Aux États-Unis, une dégradation des compétences scolaires a débuté les années 60. En France, le phénomène date des années 80. Il aura des conséquences sur le niveau des actifs par le jeu du remplacement des générations à compter de 2030. Une des explications majeures de la baisse du niveau provient du recul de la pratique de l’écrit et de la lecture ainsi que du manque croissant de concentration des élèves. Un déficit de la lecture et de l’écrit entre 6 et 12 ans ne serait pas récupérable.

    En Chine, en Corée du Sud, à Singapour ou au Japon, les autorités tentent de réduire autant que possible l’usage des jeux vidéo dont ils sont pourtant les champions pour la conception ou la production. Ces pays qui figurent dans le peloton de tête pour les classements de niveau des élèves établis par l’OCDE sont ceux dont le système éducatif demeure marqué par le maintien d’un rigorisme certain.

    Selon l’INSEE, le niveau moyen de la population a malgré tout progressé de génération en génération. Ainsi, seuls 11 % des personnes de 18 à 29 ans rencontrent des difficultés en calcul quand ce taux dépasse 22 % chez les 50 à 59 ans. Pour les difficultés à l’écrit, les taux respectifs sont 10 et 21 %. Près de 45 % des nouvelles cohortes poursuivent des études supérieures en 2018 quand ce taux était de 27 % en 2000.

    2.6 millions d’étudiants aujourd’hui, 310.000 en 1960

    Pour l’enseignement supérieur, ce changement d’échelle est une des sources de ses problèmes. Le système construit entre le XIXe siècle et la fin de la Seconde Guerre mondiale n’avait pas été imaginé pour intégrer un si grand nombre d’élèves. Le babyboom des années 50/60 avait certes créé un choc mais les effectifs ne sont en rien comparables avec ceux de maintenant. La France compte 2,6 millions d’étudiants en 2020 contre 310 000 en 1960.

    En France, comme dans les pays occidentaux, la proportion de jeunes ayant un diplôme d’enseignement supérieur n’a jamais été aussi élevée. Le diplôme est de plus en plus une condition sine qua non pour obtenir un emploi stable. En revanche, les écarts entre les formations tendent à s’accroître. Les filières d’excellence sont de plus en plus sélectives, le nombre de places disponibles n’ayant pas suivi celui des bacheliers. Les grandes écoles françaises qui ont réussi à résister à la tentation ou à la pression égalisatrice sont accusées de favoriser la reproduction des élites. Plusieurs tentatives ont été ainsi mises en œuvre avec par exemple pour Sciences Po l’instauration d’un canal de recrutement dans les lycées situés dans les Zones d’Education Prioritaire. L’abandon des épreuves de culture générale est également une voie choisie pour permettre un élargissement du recrutement vers des catégories sociales plus modestes.

    Avec la suppression des séries en 1ère et en Terminale ainsi qu’en modifiant l’organisation du bac (une partie des notes dépendent d’épreuves au fil de l’année et du contrôle continu), le Gouvernement prend acte que ce dernier n’est plus un outil de sélection. Avec un taux d’obtention de 80 %, il n’a plus vocation à jouer ce rôle. L’idée est même de lui enlever un rôle d’orientation en permettant aux jeunes de pouvoir  mener les études supérieures de leur choix (changement du mode de recrutement en médecine par exemple).

    La France a réussi plus ou moins la massification de son système éducatif. La baisse qualitative est peut-être le prix à payer même si celle-ci est également liée à d’autres facteurs (structure démographique, structure des familles, rapport au travail).

    La baisse du niveau mesuré par l’OCDE ou par le Ministère de l’Education nationale concerne en priorité les jeunes garçons. Le décrochage scolaire est important dans les quartiers difficiles où l’école n’est plus considérée comme un vecteur de réussite. Si l’obtention d’un diplôme reste le gage d’un emploi, en revanche, les perspectives d’ascension sociale en particulier au sein des professions intermédiaires se sont affaiblies avec le recul de l’industrie et la moindre vitalité du secteur financier.

    Problèmes de recrutement

    Par ailleurs, concurrencé par Google ou YouTubeainsi que par les messageries, le système éducatif n’est plus jugé comme le premier canal d’accès aux connaissances et aux compétences de la part des élèves. Cette situation est renforcée par les problèmes de recrutement auquel est confrontée l’Education nationale.

    La modicité des rémunérations et les difficultés croissantes rencontrées dans l’animation des classes, voire les agressions physiques et autres formes de violence à l’encontre du corps enseignant, n’incitent pas les meilleurs diplômés à rejoindre le monde de l’enseignement. Le conservatisme des professeurs qui rejoint celui des parents ne facilitent pas également la mise en œuvre de réformes ni l’introduction de nouvelles techniques pédagogiques.

    L’incapacité des pays occidentaux et de la France, en particulier, d’instituer un système d’enseignement capable d’associer du quantitatif et du qualitatif est une menace importante pour l’avenir.

    Si les enfants des catégories sociales supérieures continuent à accéder à des établissements prestigieux dans le cadre de cursus de plus en plus internationalisé, les enfants des autres catégories sociales peuvent connaître un dangereux nivellement par le bas. Si au XIXe et au XXe siècle, l’alphabétisation a été menée tant pour accompagner la Révolution industrielle que pour consolider la République, la déliquescence du système éducatif actuel contribue à une remise en cause des valeurs démocratiques des nations dites avancées.