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  • Qui sont les nouveaux commissaires européens ?

    Les gouvernements ont désigné leurs candidats pour la prochaine Commission européenne qui sera présidée par Ursula von der Leyen. Ils doivent désormais être auditionnés par le Parlement européen.

    26 août : c’est la date butoir pour proposer un candidat à la nouvelle Commission européenne qui prend ses fonctions le 1 novembre 2019. Les candidats seront auditionnés par les commissions du Parlement européen fin septembre et les eurodéputés voteront en octobre.

    Retrouvez-ici la liste mise à jour de la nouvelle équipe, pour être incollable sur le nouvel exécutif européen.

    Ursula von der Leyen (PPE) – La présidence de la Commission européenne a fait l’objet de négociations compliquées. L’éclatement des forces au Parlement européen a rendu l’élection de la candidate des chefs de gouvernement délicate : Ursula von der Leyen a obtenu une faible majorité. Première femme présidente de cette institution, elle a déjà fait montre lors de son premiers discours d’une détermination solide en faveur de l’environnement et du climat, des questions sociales et des femmes, tout en se montrant sévère à l’égard de l’extrême-droite.

    Johannes Hahn (PPE) – L’actuel commissaire européen à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage a été nommé pour un nouveau mandat à Bruxelles, après son arrivée au siège du Berlaymont en 2010 en tant que commissaire européen à la politique régionale.

    Didier Reynders (Renew Europe) — Selon la presse belge, le ministre belge des Affaires étrangères obtiendrait le feu vert après avoir échoué au Conseil de l’Europe, alors que le pays n’a toujours pas de gouvernement en place à la suite des élections nationales de mai. Didier Reynders était en lice pour un poste de commissaire sous la présidence de Jean-Claude Juncker, mais n’a finalement pas réussi, car le chef sortant de la Commission voulait une candidate, un souhait finalement réalisé par Marianne Thyssen, une femme politique flamande. Selon un accord tacite, un francophone devrait obtenir un poste à la Commission cette fois-ci, ce qui augmenterait donc les chances de Didier Reynders.

    Mariya Gabriel (PPE) – La commissaire européenne à l’Économie et à la Société numériques sous Jean-Claude Juncker a succédé à Kristalina Georgieva, qui a quitté son poste de vice-présidente de la Commission européenne en 2016, et a depuis prouvé au Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, qu’elle méritait une autre chance.

    Stella Kyriakides (PPE) — Actuellement députée chypriote, Stella Kyriakides a également été présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

    Dubravka Šuica (PPE) : L’eurodéputée Dubravka Šuica, qui en est à son deuxième mandat au Parlement européen, est la candidate la plus probable, après les ministres des Finances Zdravko Marić et Davor Božinović, qui semblent avoir été écartés. Elle lorgne l’économie, l’agriculture, la cohésion ou l’élargissement.

    Margrethe Vestager (Renew Europe) – Après avoir échoué dans sa tentative de succéder à Jean-Claude Juncker, Margrethe Vestager est en lice pour un poste de vice-présidente senior dans l’administration d’Ursula von der Leyen. Actuellement commissaire européenne à la Concurrence, la Danoise pourrait s’en tenir à ses responsabilités actuelles ou absorber d’autres domaines politiques comme l’industrie, l’énergie ou le climat.

    Josep Borrell (S&D) – Les pourparlers pour les postes clés l’ont donné haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères. Sa nomination n’est toutefois pas sans controverse, étant donné ses bavures diplomatiques, la question catalane et son âge. Lors de son audition, les eurodéputés risquent de ne pas le ménager.

    Kadri Simson (Renew Europe) – La candidate estonienne vient remplacer Andrus Ansip, qui a décidé d’occuper son siège de député européen. Kadri Simson est en bonne posture pour se voir attribuer des responsabilités dans les domaines de l’énergie, des transports ou du marché intérieur, étant donné son expérience dans ces domaines.

    Jutta Urpilainen (S&D) — Sa nomination a fait taire toutes les rumeurs selon lesquelles l’ancien candidat au poste de président de la Commission, Alexander Stubb, pourrait être le choix de la Finlande. Jutta Urpilainen, ancienne ministre des Finances, a cependant un parcours similaire à celui d’Alexander Stubb.

    Mystère mystère – Emmanuel Macron a joué le rôle de faiseur de rois lors des négociations avec Ursula von der Leyen, mais il n’a pas encore confirmé son choix. L’eurodéputé et président de la commission chargée de l’environnement au Parlement européen, Pascal Canfin, est toujours sur le devant de la scène, tandis que les noms de Michel Barnier, Sylvie Goulard ou Brune Poirson sont encore mentionnés. Le président français attendra de voir quel portefeuille sera attribué avant d’arrêter son choix, s’en tenant à son argument selon lequel la compétence est plus importante que le nom ou l’affiliation politique. Emmanuel Macron serait en train de former plusieurs binômes homme-femme en fonction des portefeuilles disponibles.

    Margaritis Schinas (PPE) — Pilier de la salle de presse de la Commission grâce à son rôle de porte-parole principal, Margaritis Schinas pourrait se voir attribuer n’importe quel portefeuille après trois décennies d’expérience sur la scène européenne.

    László Trócsányi (PPE – suspendu) – Ancien ministre de la Justice et actuel député européen, László Trócsányi sera certainement mis sur le grill parlementaire des députés européens. Encore faut-il qu’Ursula von der Leyen accepte la nomination de Budapest et au vu des positions de Viktor Orbán sur les questions d’état de droit, rien n’est moins sûr.

    Phil Hogan (PPE) – Le commissaire européen à l’agriculture et au développement rural sous Jean-Claude Juncker reste à Bruxelles et serait intéressé par le commerce, mais n’exclut pas non plus ses fonctions actuelles.

    Affaire à suivre : plusieurs noms ont été mentionnés, du patron sortant de la BCE Mario Draghi au Premier ministre par intérim Giuseppe Conte. La démission de son gouvernement le 20 août fait planer le doute. En termes de portefeuille, Conte a affirmé que l’Italie obtiendrait un poste de vice-président et peut-être la concurrence, en raison du soutien apporté à la candidature d’Ursula von der Leyen devant le Conseil européen. Il n’est pas certain que cet accord soit honoré, en particulier avec la crise politique qui traverse le pays.

    Valdis Dombrovskis (PPE) – Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’Euro et du dialogue social et commissaire à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union du marché des capitaux, Valdis Dombrovskis, est également l’un des commissaires qui cherchent à rempiler pour un mandat.

    Virginijus Sinkevičius (Verts/ALE) – Le ministre de l’Économie de 28 ans sera sans doute le plus jeune commissaire de l’histoire ainsi que le deuxième représentant écologiste. Originaire du Parti des agriculteurs et des Verts, qui n’est en fait pas affilié à son équivalent européen, Virginijus Sinkevičius a été critiqué par son propre parti pour son manque d’expérience. Il garderait sur son bureau une casquette de baseball « Make America Great Again ».

    Nicolas Schmit (S&D) – Sa nomination a été décidée par un accord gouvernemental conclu après les élections générales de 2018. Elle a mis fin aux espoirs de Bruxelles de voir Claude Turmes, ancien député européen influent connu pour sa maîtrise de la politique énergétique, devenir commissaire.

    Helena Dalli (S&D) – Elle devrait remplacer Karmenu Vella au poste de commissaire en charge de l’environnement, et n’a aucun lien de parenté avec son prédécesseur et homonyme, John Dalli, poussé à la démission de la commission Barroso pour ses liens avec l’industrie du tabac.

    Frans Timmermans (S&D) – Candidat malheureux à la présidence de la Commission européenne, Frans Timmermans s’est vu de nouveau promettre un poste de vice-président, son poste actuel. Des sources de la Commission affirment qu’il garderait la responsabilité des enjeux  d’État de droit, qui l’ont rendu très impopulaire aux yeux des pays d’Europe centrale et de l’Est.

    Krzysztof Szczerski (CRE) – Actuel chef de cabinet du président Andrej Duda, Krzysztof Szczerski serait intéressé par un portefeuille économique, voire celui de l’énergie.

    Pedro Marques ou Elisa Ferreira (S&D) – Le Portugal a respecté la demande d’Ursula von der Leyen de nommer un candidat de chaque sexe. Ainsi, le Premier ministre Antonio Costa a proposé une ancienne et un actuel eurodéputé pour remplacer Carlos Moedas.

    Věra Jourová (Renew Europe) — La commissaire européenne à la Justice, aux Consommateurs et à l’Égalité des genres sous Jean-Claude Juncker serait intéressée par les portefeuilles du commerce ou du marché intérieur.

    Dan Nica ou Rovana Plumb (S&D) – Bucarest a aussi donné deux noms, comme l’a demandé Ursula von der Leyen. La Roumanie aura eu trois commissaires différents durant l’année 2019 puisque Ioan Mircea Paşcu a remplacé Corina Creţu, qui a pris son siège au Parlement européen.

    Personne ? Le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson assure que le Royaume-Uni quittera l’UE à minuit le 31 octobre, ce qui signifie qu’aucun nom n’a été proposé malgré les précédentes rumeurs selon lesquelles le diplomate Julian King garderait son portefeuille de la sécurité en cas de nouvelle prolongation du Brexit.

    Maroš Šefčovič (S&D) – Le responsable slovaque reste à Bruxelles pour un nouveau mandat en tant que commissaire, et devrait garder son poste de vice-président en charge de l’Union de l’énergie.

    Janez Lenarčič – L’ancien pays yougoslave a choisi l’ambassadeur slovène auprès de l’UE en tant que nouveau commissaire. Janez Lenarčič est diplomate de carrière, non affilié politiquement et sa nomination signifie que la commissaire au transport, Violeta Bulc, ne retournera pas au Berlaymont.

    Ylva Johansson (S&D) – La ministre de l’Emploi, Ylva Johansson est en bonne place pour remplacer la commissaire suédoise au commerce actuelle, Cecilia Malmström.

    ET le SECRETAIRE GENERAL A LA COMMISSION ?  Après le départ de Martin Selmayr, dans des conditions houleuses, l’exécutif de l’UE aura besoin d’un nouveau haut fonctionnaire et s’efforcera d’éviter le scandale qui a accompagné le mandat de Selmayr. Le siège est actuellement gardé au chaud par la Lettonne Ilze Juhansone, qui pourrait être nommée de manière permanente.

     

  • La rentrée scolaire approche!

    La rentrée scolaire arrive à grands pas ! Elle aura notamment lieu le 28 août à Hong Kong ,  lundi 2 septembre au Lycée français de Bruxelles , de Tokyo , de Mexico , de Berlin (et le 3 septembre pour les CM2 et 5ème), mardi 3 septembre par exemple au Lycée français de Bucarest , de Dakar , du 3 au 5 septembre à Lisbonne , à Rome , mercredi 4 septembre à Londres Londres , et Madrid notamment.

    Un réseau d’excellence avec des résultats enviés

    Le Lycée français de Lisbonne

    Les Lycées français de l’étranger sont habitués à des résultats d’excellence . Notons par exemple 98,36% de réussite, 15 félicitations du jury et 35% de mentions Très Bien, et 86,7% de mentions en tout au Lycée Français de Lisbonne Charles Lepierre, 100% de réussite au brevet, 99,6% de succès au baccalauréat au Lycée Charles De Gaulle à Londres, et encore 98.7% de réussite au baccalauréat à Francfort.

    Des résultats exceptionnels qui sont soulignés par les deux principaux français d’éducation à l’étranger : l’AEFE et la Mission laïque française. D’autres acteurs nouveaux arrivent sur le secteur comme par exemple à Bucarest, Bruxelles et Casablanca le réseau Odyssey

    De nombreux établissements avec des listes d’attente

    Victimes de leur succès, de nombreux établissements sont largement pleins depuis longtemps. Le proviseur du Lycée Lepierre de Lisbonne  indiquait récemment à nos collègues de la French Radio qu’il n’est pas en mesure de garantir que ceux qui s’étaient inscrits dans une école qui n’ouvrira pas réussiront à avoir une place dans son établissement.

    Le Lycée français de Hong Kong, un des plus prestigieux de l’ancienne colonie

    Au Lycée français de New York, le processus d’inscription démarre un an avant le début de l’année scolaire . Dès le 11 septembre 2019 débutera ainsi le processus pour l’année scolaire 2020-2021. Les entretiens avec les parents commenceront dès octobre. Les tests d’entrée pour les élèves de la 6ème à la terminale devraient se dérouler en février 2020.

    Au Lycée de Londres, les formulaires d’inscription sont toujours disponibles mais l’établissement, un des meilleurs de la capitale anglaise, est connu pour ses très importantes listes d’attente.

    Les établissements internationaux et le CNED comme alternatives

    Celles et ceux qui n’ont malheureusement pas encore eu de confirmation d’inscription de leur enfant dans une école française peuvent, outre l’enseignement national, se reporter vers les écoles internationales qui par exemple pullulent à Bruxelles, Lisbonne, Rome et Berlin.

    Une autre possibilité, temporaire en tout cas, avoir recours au CNED qui fournit un enseignement à distance.

    La rentrée scolaire est un sujet de stress souvent plus pour les parents que pour les enfants, il est à espérer que la majorité des uns et des autres puissent le vivre sereinement !

  • Les contradictions économiques de Donald Trump

    La politique économique américaine est dictée en grande partie par les intérêts électoraux de Donald Trump. Elle encourage à la fois les consommateurs et les producteurs. Cette politique qui n’est pas orthodoxe sur le plan de la théorie économique devrait amener l’économie dans une impasse avec notamment une aggravation de l’endettement et des déséquilibres extérieurs. Le Président des États-Unis se joue des contradictions apparentes de cette politique en mettant en avant les résultats.

    Les États-Unis ont-ils besoin d’un dollar faible ou fort ?

    Depuis des mois, le Président américain réclame une baisse des taux d’intérêt de la FED et une dépréciation du dollar pour améliorer la compétitivité de l’économie. Il estime que la Chine comme le Japon et la zone euro manipulent leur monnaie afin de soutenir leur économie et cela au détriment des États-Unis. Au regard des résultats extérieurs des différentes zones économiques, ce jugement n’est pas totalement infondé. En dépréciant le dollar, Donald Trump favoriserait les exportations américaines mais pénaliserait les consommateurs dont l’achat des produits importés coûterait plus cher. En outre, les produits américains incorporent de plus en plus de biens intermédiaires importés. La majoration du coût de ces derniers renchérirait les exportations. La capacité des entreprises américaines à se substituer à des importateurs asiatiques n’est pas évidente. Par ailleurs, les États-Unis tirent profit du dollar fort et de leurs taux d’intérêt plus élevés qui permettent d’attirer des capitaux extérieurs. Or, du fait du taux d’épargne faible des Américains, le pays a besoin que les investisseurs étrangers y placent leurs liquidités.

    Les oligopoles, favorables à court terme aux actionnaires et défavorables aux consommateurs

    Le Président américain n’entend pas s’opposer à la constitution d’oligopoles. Un nombre croissant d’entreprises ayant des positions dominantes devrait provoquer une augmentation, à court terme, des marges bénéficiaires. En revanche, la diminution de la concurrence est en règle générale défavorable aux consommateurs. Elle conduit à une augmentation des prix et à une dégradation du service. À moyen et long terme, cette politique génère une baisse des gains de productivité et une mauvaise allocation des actifs. Les positions de monopole réduisent la croissance et freinent le progrès technique.

    Une politique salariale défavorable aux consommateurs

    La politique salariale des entreprises américaines ne soutient guère la demande interne, les augmentations restent inférieures aux gains de productivité. Certes, cette situation n’est pas imputable à Donald Trump mais elle s’inscrit dans la tendance de fond de sa politique. Le Président n’a rien fait pour arrêter la déformation du partage des revenus au détriment des salariés. Depuis la crise, les salaires progressent moins vite que le PIB. Ce dernier s’est accru de 20 points en dix ans quand les salaires en valeur réelle n’ont augmenté que de 10 points. Depuis 2016, la productivité par tête s’est accrue de 5 points aux États-Unis quand le salaire réel n’a progressé de 2 points.

    Pour un pétrole pas cher mais qui rémunère les producteurs

    Pour le pétrole, Donald Trump est pris dans ses contradictions. Il entend d’un côté que le pétrole ne soit pas cher pour les consommateurs et de l’autre que le prix rémunère correctement les producteurs. Dans le premier cas, il fait pression sur l’OPEP et notamment l’Arabie Saoudite afin que le cours reste le plus bas possible ; dans le second cas, il entend favoriser le développement de la production pétrolière. La limitation de la production consentie par l’Arabie Saoudite favorise les producteurs américains en maintenant un prix plus élevé. Les États-Unis sont redevenus le premier producteur mondial. Ils produisent 12 millions de barils jour contre 11 pour la Russie et 10 pour l’Arabie Saoudite. Sur le papier, la politique économique du Président américain favorise tout à la fois l’offre et la demande.

    Logiquement, une politique qui a plusieurs objectifs n’en atteint aucun.

    Pour le moment, l’économie américaine déjoue la théorie et les probabilités. Une remise en cause du dollar, un climat de défiance des investisseurs étrangers pourraient changer la donne. Pour le moment, les États-Unis bénéficient d’avantages comparatifs importants. Le pays dispose d’une capacité de projection militaire sans concurrence à l’échelle internationale. Sa recherche demeure incontournable tout comme ses positions dans certains secteurs d’activité (techniques de l’information et de la communication). La profondeur de son système financier est un atout indéniable. En outre, à la différence de la Chine, les États-Unis sont une démocratie stable, ce qui rassure les investisseurs internationaux.

  • un G7 sous tension, une population locale en colère, des arrestations préventives, bienvenue à Biarritz…

    le G7 aura lieu de 24 au 26 août à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Le G7 est une réunion entre les chefs d’États des sept pays considérés comme les plus avancés du monde : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. En raison de menaces d’actions de groupes extrémistes, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé le déploiement de 13 200 policiers et gendarmes, la frontière espagnol a vu les douaniers reprennent leurs postes et une coopération étroite avec les forces espagnoles est annoncée.

    Le président de la République Emmanuel Macron l’avait annoncé lors de sa visite préparatoire à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) en mai, la sécurité sera maximale pour  pour la conférence des chefs d’États

    Arrivé dans la ville ce mardi 20 août, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a passé le début d’après-midi à visiter le centre de commandement interministériel. De ce QG, les haut-gradés pourront pilotées les opérations des forces de l’ordre. Des écrans géants y affichent notamment un plan de la ville coupée en deux : une zone rouge, à l’accès restreint, et une bleue, ouverte aux habitants et aux touristes.

    En compagnie du préfet des Pyrénées-Atlantiques, Éric Spitz, le ministre a détaillé à l’AFP les trois types de menace auxquels le dispositif entend faire face : « le risque de débordement, la menace terroriste, qui reste élevée dans notre pays, nous n’avons pas d’alerte particulière mais le risque est constant, et la menace cyber, qui n’est plus un élément annexe. »

    Depuis lundi 19 aout,  Biarritz est passée à la loupe et placée sous video-surveillance avec l’appui continu des policiers dans la zone rouge, afin de créer une véritable bulle sécuritaire. Les forces de l’ordre seront massivement déployées dans la ville et ses alentours dès demain.

    Au total, 13 200 agents vont être mobilisés à Biarritz, Bayonne, Hendaye. Pas moins de 43 compagnies de CRS seront présentes :  toutes les forces habituellement déployées sur le pays sont donc concentrées dans ce département. Ce week-end, aucun policier sera en congé, il faut en cette période estivale assurer la couverture maximale des zones touristiques. A ce dispositif s’ajoute une cinquantaine d’escadrons de la gendarmerie mobile, soit 6 000 militaires. L’armée de l’air et la marine ont été chargées de la sécurisation des voies maritimes et aériennes, de missions de contre-terrorisme et de la direction d’un dispositif anti-drone. Des unités d’élite, comme le RAID et le GIGN se tiennent aussi disponibles.

    Encore plus rare, les brigades de répression de l’action violente, seront déployées pendant le sommet. Ce sont des unités mobiles regroupant en tout une cinquantaine d’agents, en particulier issus de la BAC et habitués aux violences comme aux interpellations difficiles. Ils ont été présent au plus fort de la crise des gilets jaunes.  400 sapeurs pompiers sont aussi dépêchés sur place pour renforcer les effectifs déjà pris par le risque de feux forêts et par les risques liées aux baignades.

    Christophe Castaner a également salué, auprès de l’AFP,  « une coopération étroite, exceptionnelle avec nos homologues espagnols », en soulignant que « l’Espagne joue un rôle clé dans l’organisation de ce sommet ». « Des effectifs de la police autonome basque et de la garde civile seront déployés pour des missions contrôle aux frontières et de coopération en matière de renseignement », a-t-il précisé.

    Interventions préventives, tolérance zero

    Et en effet, les forces de l’ordre sont réactives et attentives que ce soit dans les rues ou sur les réseaux sociaux. C’est ainsi que l’ont découvert 5 jeunes. Agées de 24 à 45 ans, ces 5 personnes ont été interpellées ce lundi 19 août à Tours et à Cap-Breton. Elles sont soupçonnées d’avoir préparer des attaques contre les forces de l’ordre afin de préparer le terrain pour leur complice de la mouvance anarcho-autonome. Ils ont été identifiés via les réseaux sociaux où les imprudents avaient évoqué un hôtel dans les Landes. Bien renseignés, ces derniers avaient localisé le lieu qui accueillera les effectifs de la gendarmerie le temps de l’événement politique.

    Biarritz, ville assiégée

    Alors que plus de 10 000 manifestants anti-G7 sont attendus sur place à l’occasion d’un « contre-sommet », Biarritz a été complètement bouclée à l’occasion de ce rendez-vous politique internationale. Au-delà  des militants écologistes, altermondialistes ou autonomistes, les forces de l’ordre anticipent la présence de nombreux blacks blocs.

    Lors de sa conférence de presse, le ministre de l’intérieur a souligné l’intransigeance des forces de l’ordre face à la violence : « Notre vigilance est maximale. Biarritz ne doit connaître aucun trouble, l’ordre public doit être garanti. Il n’est pas question d’empêcher la libre expression non-violente des opinions, le contre-sommet doit pouvoir se tenir librement. Mais si le débat est légitime, les violences ne le sont pas. Nous ne tolérerons aucun débordement. »

    L’organisation de cet événement international, symbole de l’entente diplomatique entre les pays les plus riches de la planète, provoque, de son côté, la fierté du maire de Biarritz, Michel Veunac.  « Nous sommes une ville à vocation d’accueil, et nous proposons des équipements de pointe et de grande qualité pour exercer au mieux cette fonction », précise-il à l’AFP. Selon le maire, l’organisation de cet événement représente « une fenêtre médiatique inouïe pour la ville », et « une occasion en or de valoriser le territoire ».

    Pour les commerçants de la zone rouge, la « bunkérisation » de la ville est inacceptable. « En haute saison, nous avons 100 000 personnes à Biarritz. Dans la zone rouge, seules 7 500 personnes pourront circuler. Vous comprenez bien le manque à gagner », estime le conseiller municipal. « Pour nous, l’enjeu est considérable », confirme à L’Express Marie-Capucine Maury-Laribière, gérante de trois bars-restaurants situés dans la zone rouge. « Je suis touchée de plein fouet, puisque seule une poignée de personnes aura accès à la zone rouge. Tout mon chiffre d’affaires se fait en juillet et en août. Perdre quatre jours sur cette période, c’est perdre au moins 150 000 euros, pour un seul restaurant », au final comme un cri du coeur elle confie au célèbre magazine  » Pour mettre en avant une ville, on ne peut pas la faire mourir ».

    Et ce chamboulement ne touche pas que les restaurateurs. Les personnes les plus fragiles, elles aussi, craignent pour leur quotidien. Béatrice Chevé-Audouin, gérante d’une entreprise biarrote de services à la personne, a été obligée de mettre 36 de ses salariés « en congé payé forcé », sur 40 employés. « Ils ne pourront pas passer les zones de contrôle, alors que j’ai besoin d’eux pour aider les personnes âgées pour les levers, les repas, les couchers… », explique-t-elle. Au-delà d’un chiffre d’affaires « amputé » par « quatre jours d’annulation de services en plein coeur de la saison touristique », Béatrice Chevé-Audouin confie à l’AFP « être dépitée ».

    Pour éviter les contraintes liées au sommet, des groupes Facebook ont déjà vu le jour, et proposent d’organiser la solidarité entre les habitants de Biarritz. Sur la page « Entraide G7 Biarritz », près de 3000 personnes proposent ainsi des aides pour faire les courses, le ménage ou des promenades…

     

     

  • La crainte d’une récession augmente à mesure que l’inflation diminue dans la zone euro

    L’inflation dans la zone euro est tombée à 1 % en juillet, son plus bas niveau depuis 2016, selon les données d’Eurostat publiées le 19 août 2019. Ce qui pousse la Banque centrale européenne à réamorcer son programme de relance économique en septembre.

    L’inflation dans la zone euro est tombée de plus d’un point comparé à la même période l’année dernière (2,2 %), s’éloignant encore plus de l’objectif de la BCE de 2 %.

    Les dernières prévisions d’Eurostat publiées la semaine dernière montrent aussi que même si le PIB continue de croitre, il n’a augmenté que de 0,2 % au second trimestre de 2019.

    L’Allemagne, moteur économique de la zone euro, pourrait bientôt entrer dans une période de récession, a affirmé le banquier central allemand, Jens Weidmann, qualifiant le ralentissement de chute.

    La zone euro a aussi souffert du « ramollissement des dynamiques de croissance mondiale et d’un faible commerce international », avait expliqué le président de la BCE, Mario Draghi, lors d’une conférence de presse en juillet.

    Pas de décision avant septembre

    Dans ce contexte, la BCE semble prête à rouvrir son programme d’achat d’obligation. Après la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE en juillet, toutes les options étaient sur la table pour stimuler l’économie de la zone euro.

    La Banque prendra une décision en septembre, en fonction des dernières prévisions. Mais certains de ses membres font déjà des commentaires publics pour préparer le terrain. Ainsi, le gouverneur de la banque centrale estonienne, Madis  Müller, a déclaré dans un article qu’étant donné que l’inflation dans la zone euro s’éloignait de l’objectif de la BCE, la Banque devait « stimuler l’économie ».

    Dans une interview avec le Wall Street Journal il y a quelques jours, le gouverneur de la banque centrale finlandaise, Olli Rehn, a assuré que des achats d’obligations « suffisants et substantiels » ainsi que des réductions de taux d’intérêt pourraient être nécessaires. La BCE a maintenu son principal taux d’intérêt à zéro en juillet.

    « Il est important que nous proposions des mesures efficaces en septembre », a affirmé Olli Rehn.

    Selon Mario Draghi, la BCE envisage depuis plusieurs mois un stimulus monétaire pour « garantir que les conditions financières restent très favorables et soutiennent la croissance de la zone euro ».

    Si la situation ne s’améliore pas, « le Conseil des gouverneurs est décidé à agir », a insisté le président de la BCE. Mario Draghi sera remplacé en octobre par Christine Lagarde, ancienne directrice du Fonds monétaire international.

    Politique d’achat d’obligation

    La BCE a lancé en mars 2015 un programme d’achat d’actifs du secteur public sur les marchés secondaires (PSPP). Dans le cadre de ce programme, la BCE a acheté des obligations publiques sur les marchés secondaires pour stimuler la croissance et empêcher une déflation dans la zone euro.

    Le programme a été suspendu en décembre 2018, quelques jours seulement après que la BCE a remporté une victoire historique devant la Cour de justice de l’UE. La Cour a soutenu le programme en confirmant qu’il relèvait du mandat de la BCE et était le dernier recours du préteur pour enrayer la déflation.

    Mario Draghi pourrait donc une nouvelle fois utiliser ce joker en septembre.

  • Carte vitale pour tous ! Où qu’on soit ? pour quoi faire ?

    En 2019, la Caisse des Français de l’Etranger, sous l’impulsion d’une nouvelle loi cadre, a déployée une réforme sur le traitement des soins exécutés en France. Cette réforme ancre encore plus la Caisse des Français de l’Etranger comme une classique Caisse de Sécurité sociale de la CFE, elle a désormais la possibilité d’attribuer ou de maintenir une carte vitale pour un assuré CFE.

    Les avantages :

    – Possibilité de bénéficier du tiers payant dans certains cas, comme dans les établissements partenaires ou lors de vos soins en France. Désormais, vous n’avez plus besoin d’avancer les frais ;

    – Des délais de remboursement plus courts.

    – Des échanges sécurisés (signature électronique CPS + Carte Vitale, chiffrement).

    Qui est concerné ?

    Tous les adhérents volontaires qui rentrent souvent en France pour leurs soins ou pour rencontrer leurs professionnels de santé.

    Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

    – Un numéro de sécurité sociale définitif pour le contractant principal. Il vous a été attribué lors de vos études ou lors de votre premier emploi salarié en France. Si vous n’en disposez pas, vous devrez mener une démarche parallèle pour en créer auprès de l’INSEE

    – Une adresse mail valable.

    – Une adresse française (optionnelle) pour pouvoir vous envoyer la carte vitale ou celle d’un parent ou d’un ami.

    À quoi sert la carte Vitale ?

    Votre carte Vitale contient tous les renseignements nécessaires au remboursement de vos frais de santé. En la présentant à votre médecin, vous avez ainsi l’assurance d’être remboursé plus rapidement, sans avoir besoin d’envoyer de feuille de soins.

    À quelle date ce dispositif sera-t-il mis en place ?

    Avant la mise à disposition du dispositif, la Caisse des Français de l’Etranger va mener une expérimentation sera sur une période de 3 mois (de septembre à novembre). Cette phase permettra aux équipe techniques d’analyser les retours des utilisateurs. Puis à la fin de cette expérimentation, le service sera déployé pour tous les adhérents volontaires selon un calendrier en 3 temps.

    Première tranche : Les nouveaux adhérents à la CFE à partir de septembre et sans complémentaire santé :

    À l’automne, pour toutes les nouvelles adhésions à la CFE, les nouveaux adhérents éligibles auront accès au dispositif « carte vitale » (sous conditions, dans un premier temps, d’un départ inférieur à 6 mois). À partir de cette date, pour tous vos séjours en France de moins de 6 mois, ils pourront utiliser leur carte vitale chez les professionnels de santé agréés.

    Deuxième tranche :  adhérent à la CFE avec une  complémentaire santé :

    Depuis plusieurs mois, la CFE travaille conjointement avec l’ensemble de ses partenaires afin que les adhérents communs puissent utiliser leur carte vitale. Les travaux entamés seront finalisés en fin d’année pour une mise en place du service fin 2019 début 2020.

    Troisième tranche : adhérent à la CFE et sans de complémentaire santé :

    La CFE proposera ce service à tous les adhérents  sans complémentaire santé dès la fin de l’automne. Dès que le dispositif sera ouvert, ils seront informés par mail par mail de la possibilité d’utiliser votre carte vitale.

  • Décès de Simon Gautier : le temps du deuil et des polémiques

    Simon Gautier a été retrouvé mort le 18 août

    Le miracle n’a pas eu lieu. Simon Gautier, ce jeune Français de l’étranger de 27 ans disparu sur un sentier de randonnée dans le sud de l’Italie près de la ville de Policastro, a été retrouvé mort dans un ravin ce dimanche 18 août dans la soirée.

    L’information, confirmée par sa propre mère fait suite à plus d’une semaine d’espoir, mais aussi de polémiques.

     

    Espoirs déçus et polémiques

    Jean-Yves Le Drian exprime ses condoléances à la famille

    Espoir d’abord car Simon Gautier était jeune, sportif, plein de vie. Espoir aussi car il était parti avec de l’eau et des vivres pour plusieurs jours, qu’il paraissait calme quand il a été, brièvement, en contact téléphonique avec les services de secours italiens. Espoir enfin car sa famille et ses proches eux-mêmes étaient optimistes, le député des Français d’Italie (entre autres) Meyer Habib envoyait ses prières et l’Ambassade indiquait être en contact constant avec les services italiens qu’elle saluait.

    Polémiques cependant dès la disparition de Simon Gautier. Une fois le corps du jeune homme autopsié, il sera possible de répondre à plusieurs interrogations. De quoi est-il mort et surtout quand est-il mort? En effet les médias italiens les premiers ont soulignés que les secours ont mis plusieurs heures à s’engager, et que malgré l’appel téléphonique de M. Gautier, ils n’ont jamais été en mesure de le géolocaliser. Ses proches, qui sont venus par dizaines assister les secours tout comme de nombreux bergers italiens sur place, ont également estimé que les moyens mis en place étaient insuffisants, et ce alors que la zone à couvrir est immense et très escarpée.

    La géolocalisation au coeur des polémiques

    L’un des problèmes majeurs, nous l’avons évoqué, est celui de la géolocalisation. Grâce à l’Advance Mobile Location, dsponible sur les téléphones Apple et Google, existe un envoi automatique des coordonnées GPS de la personne aux secours contactés par SMS. Ce système, qui existe depuis 2014 doit être adopté dans toute l’UE mais l’Italie, comme la France par ailleurs, ne l’a pas encore mis en place.

    Les opérateurs de téléphonie peuvent également être sollicités mais une procédure administrative, qui peut durer plusieurs jours, doit être mise en place. Enfin, cela s’appuie, quand le portable finit par s’éteindre comme dans le cas de M. Gautier, sur des antennes relais rares dans cette région, rendant la géolocalisation plus aléatoire.

    Le délai d’intervention qui interpelle

    Une autre polémique porte sur le temps prit pour lancer les recherches. Simon Gautier a appelé les secours le 9 août à 9 heures. Les carabiniers italiens de la ville de Lagonegro n’ont lancé les recherches qu’au crépuscule du jour, à l’initiative de la commune de San Giovanni et ce n’est que le lendemain à la mi-journée, 28 heures plus tard, qu’un hélicoptère a été mobilisé. Ce n’est qu’une semaine plus tard que les extraits de vidéosurveillance du jeune homme ont été diffusées permettant le recueil de témoignages pourtant essentiels.

    La zone, vaste, fut-elle couverte insuffisament?

    Les secours italiens sur les lieux de la découverte du coprs de Simon Gautier

    Un autre problème concerne la zone couverte par les moyens de secours: une zone particulièrement vaste de 140 km2 de pentes, de sentiers, de ravins et de côtes. Pour la mère de Simon Gautier, les moyens pour la couvrir étaient insufisants, elle notait par ailleurs que les efforts pour apercevoir son fils reposaient par ailleurs sur « une quinzaine de ses amis ». 

    « Malgré leur bonne volonté et leur aide, les secours italiens ne sont pas assez nombreux pour explorer ce secteur. Et leurs drones et hélicoptères ne peuvent pas repérer Simon s’il est tombé dans une crevasse« , affirmait-elle encore, demandant à la France et l’Italie d »envoyer des pompiers formés à la haute montagne, des spéléologues« .

    Les services diplomatiques présentent leur condoléances, le député s’interroge

    Le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères a formulé ses condoléances à la famille et aux proches de Simon Gautier dans un communiqué. Il a également remercié les autorités italiennes pour leur mobilisation. Le Quai d’Orsay avait dans un précédent communiqué publié vendredi déjà fait part de ses remerciements aux autorités italiennes, avant la découverte tragique: « Les autorités italiennes, que nous remercions pour leur grande mobilisation, déploient d’importants moyens matériels et humains, qui sont renforcés, afin de retrouver Simon Gautier dans une zone étendue et difficile d’accès: survols par hélicoptère et drones, recours à des équipes de spéléologues, mobilisation de volontaires, reconnaissance depuis la mer »

    « Aurions-nous pu être plus rapides dans la mobilisation des secours ? Hélas sans doute » Meyer Habib, Député des Français d’Italie

    Le député des Français d’Italie s’interroge sur les secours

    Le député Habib s’interroge pour sa part. « Aurions-nous pu être plus rapides dans la mobilisation des secours ? Hélas sans doute » se demande M. Habib. La famille, outre des critiques contre les secours italiens, s’interrogeait sur la communication des services consulaires. Le Quai d’Orsay a indiqué avoir été en contact constants avec la famille et avec les autorités italiennes. La mère de M. Gautier regrettait cependant n’avoir que peu d’informations de la part du Consulat et de l’Ambassade à Rome.

    Les médias, relais de la mobilisation des proches

    Une des leçons de cette malheureuse histoire est le rôle qu’ont joué les médias. D’abord italiens et très rapidement français, ils furent nombreux à relayer l’appel de détresse des proches, une médiatisation qui a sans nul doute joué dans la mobilisation des proches de Simon Gautier mais aussi d’Italiens sur place.

    La presse italienne a été très critique de la gestion des secours

    Cela n’aura pas été suffisant, mais ces différents facteurs, mobilisation de la famille et des médias, rôle des autorités diplomatiques, intensité des secours sur place, feront probablement l’objet de débats dans les prochains jours.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Une rentrée active pour Emmanuel Macron

    Renforcé par la baisse continue du chômage, Emmanuel Macron poursuivra ses réformes à la rentrée avec les chantiers périlleux des retraites et de la PMA pour toutes, malgré la colère qu’il sait toujours intense au sein d’une partie de la population du pays.

    Après trois semaines discrètes et «studieuses», selon son service de communication, au Fort de Brégançon, le chef de l’Etat a fait sa pré-rentrée jeudi en commémorant le Débarquement en Provence aux côtés de deux chefs d’Etat africains. Une première à cette occasion , le Président de la République a émis un appel aux maires afin de donner des noms de rues aux soldats africains tombés pour la Libération et d’un long bain de foule à l’ambiance bienveillante.

    Le G7 pour commencer

    Lundi, il fait son retour sur la scène internationale en recevant à Brégançon le président russe Vladimir Poutine, pour discuter des conflits et dossiers en cours – Syrie, Libye, Iran, Ukraine. Prélude à l’événement diplomatique majeur du quinquennat: le G7 de Biarritz, où la France reçoit les 24 et 25 août les dirigeants de sept grandes puissances mondiales.

    Au niveau national, la semaine prochaine verra à la fois le Conseil des ministres de rentrée de mercredi et le réveil des oppositions, qui tiennent leurs universités d’été (PS, EELV, LFI, PCF).

    En retrouvant ses ministres, Emmanuel Macron devrait à nouveau les exhorter à accélérer les réformes tout en écoutant davantage les Français, son leitmotiv depuis le grand débat.

    Avec l’essoufflement des gilets jaunes cet été, l’ambiance est plus clémente pour l’exécutif, encore porté par le score honorable de la liste présidentielle aux Européennes et des courbes de popularité qui remontent. Le chef de l’Etat peut surtout s’enorgueillir d’une baisse du chômage au 2e trimestre à 8,5%, le plus faible depuis dix ans.

    Le président Emmanuel Macron pose pour une photographie le 27 juillet 2019 à Bormes-les-Mimosas [GERARD JULIEN / AFP/Archives]

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    Le président Emmanuel Macron pose pour une photographie le 27 juillet 2019 à Bormes-les-Mimosas[GERARD JULIEN / AFP/Archives]

     

     

     

    Mais il sait que la contestation peut flamber à nouveau. «Je ne crois pas du tout que ce qui, à un moment, crée la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous», a reconnu M. Macron juste après son arrivée dans le Var. Encore rappelé à l’ordre par l’affaire Rugy, il a évité cet été tout geste polémique, choisissant pour un rare dîner en touriste une pizzeria.

    Réformes explosives

    Car la rentrée s’annonce semée d’embûches, avec deux réformes explosives. Le projet de loi sur la bioéthique, dont la mesure phare, l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, doit être examinée fin septembre par les députés.

    Si la majorité fait valoir le soutien de quelques députés de droite et d’une large approbation populaire, certains dans les rangs macronistes mettent en garde contre un possible réveil du camp conservateur. En son temps, la capacité de rassemblement de La Manif pour tous avait été largement sous-estimée.

    Puis la réforme des retraites, présentée au début de l’été et qui préconise un âge pivot de 64 ans pour une retraite à taux plein, unanimement rejetée par les syndicats. Le gouvernement a préféré se donner du temps en ouvrant une nouvelle phase de concertation et sans fixer de date finale. Les partenaires sociaux seront reçus par Edouard Philippe les 5 et 6 septembre alors que FO et la CGT ont annoncé une mobilisation les 21 et 24 septembre.

    Enfin, la réforme de la fonction publique, promulguée début août, que les syndicats perçoivent comme un «mauvais coup». Sa mise en oeuvre doit être présentée le 5 septembre.

    A sept mois des municipales, l’action du gouvernement sera sous haute surveillance. La majorité a connu quelques remous fin juillet lorsqu’une soixantaine de députés LREM ont voté contre ou se sont abstenus sur l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada (Ceta).

    Le texte a aussi refait surgir une vague d’hostilité. Une trentaine de parlementaires LREM ont vu leur permanence prise pour cible cet été par des agriculteurs, des défenseurs de l’environnement ou des gilets jaunes.

    Ils dénoncent notamment les contradictions du gouvernement qui affiche l’écologie comme un pilier d’un «acte II» du quinquennat aux contours flous.

    Après le bon score des Verts aux Européennes, le thème devrait imprégner la campagne des municipales et des consulaires, déjà marquée par plusieurs accrochages entre LREM et son allié Modem sur les investitures. Dans de nombreuses villes, Paris et Lyon en tête, le scrutin aura valeur de test à deux ans de la présidentielle, déjà dans toutes les têtes tandis qu’à l’étranger, fort de l’adhésion rencontrée lors des 3 dernières élections, LREM s’attend à une large victoire.. Attention, lors les dernières sénatoriales en octobre 2017, la majorité n’a pu faire élire aucun sénateur parmi les français de l’étranger, le renouvellement du corps électorale composé des futurs conseillers et délégués consulaires élus en 2020 est donc un enjeu majeur pour ce parti.

    Fabien Ferasson de Quental (Avec l’AFP)

  • Russie : Le Gall condamné à 10 mois de prison

    Comme indiqué dans un précédent article , le Français Gurvan Le Gall est actuellement dans une prison russe pour une affaire ou il est accusé de tentative de corruption d’agents publics il risquait 8 ans de prison, il fut finalement condamné ce lundi 19 août à 10 mois de prison. Entre la prison préventive et les remises de peines, il devrait encore rester 47 jours en prison avant sa probable expulsion du pays.

    L’affaire se déroule à Togliatti dans l’oblast (région) de Samara à la frontière kazakh. M. Le Gall, qui y résidait sans être enregistré comme résidant, ce qui est illégal en Russie, y exerçait par conséquent de manière irrégulière ses activités de professeur de français via sa plateforme French Teachers, aujourd’hui effacée.

    Une obscure affaire à l’origine de l’emprisonnement

    Togliatti, dans l’oblast de Samara

    Tout commença lorsque M. Le Gall, contrôlé par la police, versa une somme de 15 000 roubles (221 euros) qu’il présente comme le versement, selon lui, d’une amende alors que les autorités lui reprochent d’avoir tenté de corrompre des agents détenteurs de l’autorité publique.

    Depuis lors en détention,  M. Le Gall bénéficie d’avocats en Russie mais ne peut entrer directement en contact avec ses conseils français.

    « Je n’ai le droit à aucun contact avec ma famille, ni avec mes avocats français. Je n’ai pas le droit de les voir, ni de téléphoner. Je n’ai pas le droit de recevoir de livres en français. Je suis fouillé deux ou trois fois par jour. Je suis considéré comme coupable par le personnel, via des remarques et brimades» a indiqué M. Le Gall.

    Selon l’un de nos compatriotes sur place informé de ce dossier, la question est cependant avant tout liée au statut de M. Le Gall, qui n’était ni enregistré, ni n’avait le droit d’exercer une activité professionnelle et qui faisait donc du travail non déclaré.

    Le Consulat et les élus consulaires suivirent le dossier

    Alors que les taux de relaxe en Russie sont extrêmement faibles, moins de 1%, le Consulat de France à Moscou a fait représenter la diplomatie française par un Consul honoraire, Russe, M. Alexeï Vostrikov, en conflit ouvert avec M. Le Gall selon ses conseils, en raison d’une concurrence entre les deux hommes dans le domaine de l’enseignement français dans la région. En effet, M. Alexei Vostrikov est impliqué dans la gestion locale du réseau Alliance Française. L’avocat russe de Gurvan Le Gall a exprimé sa consternation, sans succès.

    Me Delavay, avocat français de M. Le Gall

    Cette version de la position du Consul honoraire n’est cependant pas partagée par tous dans les milieux proches du Consulat que nous avons contacté. Le Consulat, les élus consulaires, et les acteurs institutionnels français en Russie ont assuré travailler au cas de M. Le Gall et à aider sa défense.

    Une audience essentiellement technique a eu lieu vendredi 9 août. Le jugement du 19 août est « totalement disproportionné » et « incompréhensible » pour son avocat Me Delavay.

    Une possible volonté d’expulser – Un cas au coeur des discussions Poutine / Macron

    Vladimir Poutine et Emmanuel Macron devraient évoquer le cas de M. Le Gall lors de leur rencontre le 19 aout

    Des acteurs engagés de la communauté française sur place, qui souhaitent conserver l’anonymat, estiment que la Russie aura pour volonté d’expulser M. Le Gall suite à sa sortie de prison. Cela irait dans le sens de précédentes décisions tant en Russie que dans les pays voisins. L’année dernière, un Français a été expulsé de Bielorussie où il avait illégalement introduit une munition de collection. Il risquait théoriquement 7 ans de prison.

    Le cas de M. Le Gall sera en tout état de cause l’un des aspects qui seront évoqués par Emmanuel Macron et Vladimir Poutine lors de leur rencontre au Fort de Brégançon le jour même du délibéré. Affaire à suivre donc…

  • Adoption à l’étranger: mode d’emploi

    L’adoption d’un enfant en France est toujours un parcours long, laborieux, parfois sujet de déceptions et souvent, heureusement, l’objet d’une belle fin dans des familles aimantes. L’adoption d’un enfant à l’étranger est également particulièrement ardue.

    La diplomatie française liste 4 pays qui autorisent les personnes étrangères à pouvoir adopter de manière non-discriminante, à savoir les autorisant pour :

    -les couples mariés sans enfants

    -les couples mariés avec enfants

    -les personnes célibataires

    -les couples de même sexe

    L’adoption homoparentale internationale n’est possible que dans quelques pays

    Il s’agit en l’occurrence de l’Afrique du Sud, le Brésil, la Colombie et les Etats-Unis. Aucun autre pays ne permet l’adoption par un couple étranger de même sexe selon le Quai d’Orsay.

    Certains pays comme la Birmanie, l’Ouzbékistan et la Roumanie ne permettent pas l’adoption par des couples étrangers, quelle que soit la situation des demandeurs.

    Des procédures différentes selon le statut des pays

    Un certain nombre de pays font partie de la Convention de la Haye  sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.

    Celle-ci vise notamment à « établir des garanties pour que les adoptions internationales aient lieu dans l’intérêt supérieur de l’enfant » et à « assurer la reconnaissance dans les États contractants des adoptions réalisées selon la Convention ».

    Les organisations habilitées à préparer l’adoption dans les pays membres de la Convention de la Haye Source: Ministère de l’Europe et des affaires étrangères

    Si le pays choisi est partie à la Convention de la Haye de 1993, le recours à un opérateur français pour l’adoption est obligatoire. Ce peut-être selon les cas soit un organisme autorisé pour l’adoption (OAA), organisme de droit privé, soit l’Agence française de l’adoption (AFA), groupe d’intérêt public. Le ministère des affaires étrangères communique les différents cas

    Si le pays n’est pas partie à la convention, il est par ailleurs possible de passer par des relais locaux dans le pays d’adoption.

    Les adoptions internationales en forte baisse depuis plusieurs années

    La Convention de la Haye vise à favoriser les adoptions nationales. De fait et depuis le début des années 2000, le nombre d’adoptions internationales par des Français est en forte baisse, de plus de 4 000 en 2005 à 615 en 2018. 10% des enfants adoptés viennent de 3 pays : Haïti (61 enfants en 2018), la Colombie (53) et le Vietnam (50). Le nombre d’adoptions nationales était de 800 en 2017 et donc devant les adoptions internationales. Le nombre de demandeurs, lui, ne baisse pas, il est de 8 000 environ.

    5 étapes pour une adoption internationale

    L’adoption d’un enfant à l’international est l’objet de procédures relativement complexes. Il est tout d’abord nécessaire d’obtenir un agrément des autorités françaises. Cela concerne les Français résidant en France , les étrangers résidant en France et les Français de l’étranger . Dans ce dernier cas, une enquête psychologique et sociale est réalisée lors des séjours en France des demandeurs à l’adoption, et le Service de l’Adoption Internationale en coopération avec les services consulaires réalise les vérifications en vigueur concernant notamment le domicile, les revenus et l’intégration sociale.

    Il est par la suite nécessaire de constituer un dossier auprès, comme indiqué, d’une OAA, de l’AFA ou d’opérateurs extérieurs. Ensuite il faut remplir la fiche de renseignements de la Mission de l’Adoption Internationale.

    La 4ème étape, essentielle, est la procédure à l’étranger. Dans le cas de la Convention de la Haye, les procédures sont standardisées :

    –  L’apparentement

    –   La délivrance d’une autorisation de poursuite à la procédure (APP). Ce document doit impérativement être établi avant la décision prononçant l’adoption (article 17 CLH 1993).

    –   Le jugement d’adoption dans le pays d’origine qui pourra prendre la forme d’une décision juridique ou administrative

    – La délivrance du certificat de conformité qui est indispensable pour simplifier la procédure de reconnaissance en France du jugement d’adoption étranger, ainsi que l’acquisition de la nationalité française article 23 CLH 1993)

    –    Le passeport de l’enfant adopté qui est délivré dans le pays d’origine

    Dans les cas de pays non membres de la Convention de la Haye, le Quai d’Orsay appelle à la plus grande vigilance, les problèmes de fraude et de corruption étant fréquents.

    Dernière étape, l’arrivée de l’enfant dans le foyer français avec attribution d’un visa longue durée et par la suite reconnaissance de l’adoption et acquisition de la nationalité française. Le Consulat français du pays d’adoption est compétent pour l’obtention du visa.

    Enfant étranger adopté après sa majorité : nécessité d’un visa

    Notons enfin le cas spécifique de l’enfant majeur du conjoint étranger adopté par une personne de nationalité française. Dans ce cas particulier, l’adopté devra présenter des justificatifs de ressources lui permettant de financer son séjour en France, ceux d’hébergement et ceux de son intention de quitter le territoire des États membres avant l’expiration de son visa. L’obtention de la nationalité n’est pas automatique.

     

     

     

     

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