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  • Nora Quoirin, la jeune française de Londres disparue en Indonésie a été retrouvée, dénudée, décédée…

    Le cadavre de Nora Quoirin, la jeune française de Londres disparue en Malaisie, a été découvert mardi, dénudé, au fond d’un ravin dans la jungle, après dix jours d’intenses recherches ayant mobilisé des centaines de personnes.

    Un hélicoptère avait transporté le corps dans un hôpital, où les parents de l’adolescente de 15 ans ont pu l’identifier.

    Nora Quoirin, souffrant d’un léger handicap mental, avait disparu dans la nuit du 3 au 4 août, alors qu’elle venait d’arriver, avec sa famille vivant à Londres, pour des vacances dans le complexe hôtelier Dusun Resort. Celui-ci est situé à 70 km environ au sud de Kuala Lumpur, en lisière de la jungle, près de Seremban, la capitale de l’Etat de Negeri Sembilan. Une fenêtre avait été retrouvée ouverte dans le pavillon où résidait la famille.

    Le cadavre a été découvert dans un petit ruisseau au fond d’un ravin à environ 2,5 km du complexe hôtelier, a déclaré Mazlan Mansor, le chef adjoint de la police malaisienne.

    Le corps était dénudé, a souligné le responsable policier, sans vouloir dire s’il portait des traces de blessures.

    La famille évoque l’enlèvement

    Il a indiqué que la police continuait de traiter ce dossier comme une affaire de disparition, alors que les proches de la jeune fille évoquaient ces derniers jours l’hypothèse d’un enlèvement.

    Une autopsie doit être réalisée mercredi matin.

    Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne ont exprimé leur « très grande tristesse » et transmis leurs condoléances aux proches de Nora.

    Remerciant les autorités malaisiennes « pour leur grande réactivité et leur mobilisation exceptionnelle« , ils ont indiqué que la France se tenait à leur disposition « pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort« .

    Un groupe de volontaires participant aux recherches a découvert le corps après une information transmise par un habitant aux autorités.

    Après les informations sur la découverte d’un corps, des véhicules de police ont été vus se dirigeant vers une zone plantée de palmiers à huile et d’arbres fruitiers, non loin du complexe hôtelier. Un périmètre de sécurité a été installé autour de cette zone.

    Plus de 350 personnes avaient été mobilisées pour participer aux recherches dans la jungle voisine de Dusun Resort, avec le soutien d’hélicoptères, de drones, de chiens et de plongeurs.

    La voix de la mère de la jeune fille avait été diffusée par mégaphone et des chamans ont pratiqué lundi des rituels pour tenter de localiser l’adolescente.

    « Pas une habituée des fugues » 

    La famille avait offert lundi une récompense de 50.000 ringgit (11.900 dollars), financée par une entreprise de Belfast, pour toute information. La mère irlandaise, Meabh, et le père français, Sébastien, de l’adolescente avaient salué les efforts des équipes de recherche.

    « Nora est notre premier enfant. Elle est vulnérable depuis le jour de sa naissance« , avait indiqué la famille dans un communiqué. « Elle nous est si chère, et nos coeurs se brisent. Nous lançons un appel à quiconque a une information sur Nora pour nous aider à la trouver« , avaient-ils ajouté.

    Selon sa famille, Nora n’était « absolument pas » habituée à fuguer.

    Elle était atteinte d’holoprosencéphalie, ce qui signifie qu’elle avait un cerveau plus petit que la normale, une expression verbale limitée et n’était capable d’écrire que quelques mots. Elle était scolarisée dans une structure destinée aux enfants présentant des difficultés d’apprentissage et de communication.

    La police avait examiné des empreintes digitales sur la fenêtre laissée ouverte ainsi que des témoignages de villageois qui auraient entendu un camion tôt le matin de la disparition de la jeune fille.

  • Une majorité de Britanniques favorable à un Brexit par tous les moyens

    Une majorité de Britanniques favorable à un Brexit par tous les moyens

    La plupart des Britanniques estiment que le Premier ministre Boris Johnson doit parvenir à sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne « par tous les moyens », même si cela nécessite de contourner le vote du Parlement, montre un sondage effectué pour le Telegraph.

    Boris Johnson, qui a pris le mois dernier la succession de Theresa May à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique, a promis que le Brexit aurait lieu le 31 octobre prochain, avec ou sans accord de divorce, malgré que de nombreux députés s’opposent à l’hypothèse d’un « no deal ».

    Une enquête d’opinion ComRes montre que 54 % des personnes interrogées disent être d’accord avec la proposition suivante: « Boris Johnson doit réaliser le Brexit par tous les moyens, dont la suspension du parlement si elle est nécessaire pour empêcher les députés de le stopper ».

    D’après le sondage, 46 % ont fait part de leur désaccord à l’égard de cette proposition.

    L’enquête a été réalisée auprès de 1 645 personnes après l’exclusion de celles ayant déclaré ne pas avoir d’opinion sur la question.

     

  • France : Préparatifs pour un sommet du G7 sous tension

    France : Préparatifs pour un sommet du G7 sous tension

    Dans deux semaines, la station balnéaire de Biarritz deviendra la capitale diplomatique du monde en accueillant, sous les auspices d’Emmanuel Macron, un sommet du G7 qui s’annonce chargé, entre guerre commerciale entre Washington et Pékin, tensions autour de l’Iran et bras de fer sur le Brexit.

    Du 24 au 26 août, ce sont plus de 5 000 personnes – dirigeants, délégués, journalistes et forces de l’ordre – qui voisineront avec habitants et touristes de l’élégante cité des Pyrénées-Atlantiques, placée sous très haute sécurité en pleine saison estivale.

    Trump et Merkel, mais aussi Modi et Sissi

    Au total, 24 délégations étrangères sont attendues, avec en têtes d’affiche les dirigeants du G7: l’Américain Donald Trump, l’Allemande Angela Merkel, le Japonais Shinzo Abe, le Canadien Justin Trudeau, le Britannique Boris Johnson et l’Italien Giuseppe Conte. Ils seront accueillis par Emmanuel Macron le samedi 24 août pour un dîner informel dans un majestueux palace qui domine l’Atlantique.

    Ils devraient ensuite être rejoints par leurs collègues des pays invités, comme l’Indien Narendra Modi, l’Australien Scott Morrison, le Chilien Sebastian Pinera, l’Espagnol Pedro Sanchez et six homologues africains: Abdel Fattah al-Sissi (Egypte), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), Macky Sall (Sénégal), Paul Kagame (Rwanda) et Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso).

    Participeront aussi aux débats les représentants de l’Union européenne et des grandes organisations internationales, comme l’ONU, le FMI ou l’OMC.

    Divergences au menu

    Le sommet tombe à pic pour échanger sur les grands dossiers de l’actualité qui fâchent: la taxation des géants du numérique, sur laquelle s’opposent Donald Trump et Emmanuel Macron, la guerre commerciale entre Washington et Pékin, qui inquiète capitales et marchés, ou les tensions américano-iraniennes menaçant d’enflammer le Golfe…

    Pour tenter de déminer une partie d’entre eux, le chef de l’Etat français recevra le 19 août son homologue russe Vladimir Poutine afin, a-t-il expliqué, d’« explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de déstabilisation ou de conflit, sans naïveté, mais sans que la porte ne soit fermée ».

    Le retour de la Russie au sein du G7, dont elle a été exclue en 2014, est conditionné par les Occidentaux à des avancées de Moscou en vue de régler le conflit ukrainien.

    Boris Johnson très attendu

    Le nouveau Premier ministre britannique sera au centre des attentions. Les Européens veulent discuter avec lui du Brexit, qu’il a promis de mettre en oeuvre au 31 octobre, y compris au prix d’un divorce sans accord avec l’UE.

    Très attendu aussi, le tête à tête avec Donald Trump, qui s’est dit « impatient » de rencontrer Boris Johnson, qu’il voit comme un allié sur la scène internationale. Tous deux partagent l’ambition de conclure au plus vite « un accord commercial ambitieux », une fois le Royaume-Uni ayant quitté l’UE.

    Macron essaie un « nouveau format »

    A l’issue du dernier G7, au Canada fin 2018, qui s’était terminé par un coup de sang de Donald Trump, Emmanuel Macron avait affiché sa volonté de « réformer le format » de ce rendez-vous annuel qu’il avait qualifié de « théâtre d’ombres et de divisions ».

    La décision a été prise de supprimer la déclaration finale et de favoriser l’émergence de « coalitions de pays acteurs » désireux de « proposer des solutions concrètes sur les grands défis », comme la lutte contre les inégalités – priorité affichée de Paris -, la lutte contre le réchauffement climatique ou la coopération avec l’Afrique.

    Pour lancer le débat, Emmanuel Macron organisera le 23 août à l’Elysée « une journée de dialogue » sur ces thèmes avec « la société civile » (experts, ONG, associations…).

    Biarritz « sous cloche »

    Pour ce premier G7 organisé en France depuis 2011, les autorités ont prévu « une mobilisation exceptionnelle » des forces de l’ordre, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. A Biarritz, où une « zone rouge » ultra-sécurisée sanctuarisera les lieux de rendez-vous, mais aussi dans les villes voisines de Bayonne et Anglet et jusqu’à la frontière espagnole.

    « On se prépare à l’hypothèse (de) contre-manifestations. Si elles sont violentes, nous les neutraliserons », a averti M. Castaner, en visite à Biarritz le 4 juillet.

    Plusieurs dizaines de groupes opposés au sommet ont prévu de mener des actions de « désobéissance civile pacifique », notamment durant un contre-sommet du 19 au 23 août à Hendaye et Irun (Espagne), à une trentaine de km de Biarritz.

  • Projet de loi Lecornu. Et les élus consulaires?

    Projet de loi Lecornu. Et les élus consulaires?

    Le Sénat porte la proposition de réforme pour les élus consulaires

    Alors que se profile la Loi Lecornu sur les élus de proximité à l’occasion des élections municipales de 2020, l’Union des Français du Monde souligne l’absence de proposition pour les élus consulaires qui sont eux aussi renouvelés en 2020.                                                       En effet, comme les maires et les conseillers municipaux, ils sont les premiers sollicités par nos concitoyens et  7 jours/7, 24 heures/24 pour tous sortes de problèmes et le plus souvent hors de leur champs de compétence (traduction, aide au visa, inscription dans les écoles françaises ou locales, etc.). Alors ils n’ont comme choix que d’utiliser la faible indemnité mise à disposition (300 à 400 euros par mois) et prennent sur leur budget personnel pour se rendre à Paris à l’occasion des sessions de travail de l’Assemblée des Français de l’Étranger.

    Jean-Baptiste Lemoyne avait indiqué lors de sa dernière visite à l’Assemblée des Français de l’Étranger qu’il n’y aurait pas de réforme avant les élections de 2020. Cependant, une proposition de loi de la majorité LR au Sénat a été adoptée et est actuellement en 1èrelecture à l’Assemblée Nationale sans être pour autant programmée. La loi Lecornu peut être l’occasion pour la majorité présidentielle de reprendre la main. Cependant, Le Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne, s’il indique qu’ « il y a des éléments sur lesquels nous [le Gouvernement NDLR] convergeons», précise par ailleurs être défavorable à la question de l’écharpe tricolore.

    Parmi les propositions de « convergence », celle que la présidence du conseil consulaire ne soit plus attribuée au Consul ou au chef de poste consulaire mais à un membre élu, retient l’attention de tous. Autre exemple, largement symbolique, celui de pouvoir porter l’écharpe tricolore et de faire usage de timbres symbolisant la République dans les communications officielles, est largement défendu par les élus.

    Autre aspect, important, que les entreprises relevant du droit français laissent aux élus consulaires le temps nécessaire pour se rendre et participer aux réunions du Conseil Consulaire, et aux réunions des assemblées délibérantes et des bureaux et organismes au sein desquels ils représentent le Conseil Consulaire, comme le conseil d’administration des Lycées français. Cela s’étend aux fonctionnaires agents contractuels et également aux réunions de l’Assemblée des Français de l’étranger. Cela pousserait sans doute plus de personnes à se présenter aux élections.

    Des « instances de proximité » à travers le monde 

    Outre les 11 députés et 12 sénateurs des Français hors de France, les élus consulaires jouent le rôle d’instances de proximité à travers 160 représentations à travers le monde.

    Les 443 conseillers consulaires, élus pour 6 ans, ont trois missions : représenter les Français établis hors de France auprès des Ambassades et Consulats, être consultés sur toutes questions concernant les Français de l’étranger et participer à l’élection des Sénateurs des Français de l’étranger. Les délégués consulaires partagent cette dernière mission avec les conseillers.

    L’Assemblée des Français de l’étranger, organe consultatif, est composé pour sa part de conseillers consulaires.

    La participation aux élections consulaires, ouvertes à tous les Français inscrits au Consulat au 31 mars 2020, accusent généralement un taux de participation très faible. Cependant le vote électronique, qui va être réintroduit pour ce nouveau scrutin, l’augmentation importante du nombre d’inscrits et la nouvelle vitalité de la vie politique démontrée à l’occasion des européennes, permettent d’envisager cette élection plus sereinement. La mise en place de nouveaux symboles et de meilleures possibilités pour les élus consulaires d’exercer leur mission pourraient ainsi augmenter leur efficience et le service rendu à la population.

    L’Union des Français du Monde, dont l’objet est de défendre les français de l’étranger et de faciliter l’expatriation comme le retour du plus grand nombre de Français, se mobilise pour sensibiliser l’équipe du Ministre Lecornu à des dispositions précises :

    • Présidence du Conseil Consulaire par un élu et non plus un agent administratif
    • Port de l’écharpe tricolore et des timbres de la république
    • Contrôle des élections consulaires par la commission des comptes de campagne
    • Prise en charge du transport entre la circonscription et Paris lors des deux sessions de l’Assemblée des Français de l’Étranger
    • Obligation de mise à disposition de moyens par l’administration consulaire (salle pour conférence, pour réunion, moyen de communication vers l’administration métropolitaine, animation de la vie communautaire à destination du plus grand nombre, etc.)
    • Droit de vote dans les conseils d’administration dans les écoles, collèges, lycées français et tout autre organisme directement ou indirectement financé par l’Etat dans la circonscription consulaire

    Avec plus de 2 millions de résidents à l’Étranger, alors que la participation aux élections progressent à chaque scrutin et que le Président de la République valorise l’expatriation pour ramener au pays de nouvelles idées, de nouveaux capitaux et participer à l’essor de notre pays comme de son économie et de sa culture, n’est-t)il pas temps de donner de vrais moyens d’actions aux élus locaux des français de l’Etranger

  • Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu, et ceux qui prennent l’épée périront par l’épée.

    Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu, et ceux qui prennent l’épée périront par l’épée.

    « Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu » : ce n’est pas du Confucius, mais l’avertissement de Xi Jinping, dont la géniale pensée inspire officiellement la Chine, aux manifestants de Hong Kong. Voici deux mois qu’ils bravent l’Empire, réclament des élections libres et la démocratie. Il y a cinq ans déjà, les étudiants de Hong Kong organisaient « la révolution des parapluies », ils obtinrent gain de cause, mais beaucoup  finirent en prison. L’ennui, cette fois, pour Xi Jinping, c’est qu’il n’y a pas de leader à arrêter. Plus d’un million de manifestants sur une population de sept. Le gouvernement chinois a organisé des manœuvres de policiers (12.000) aux portes de Hong Kong en expliquant : « Ne sous-estimez jamais la force et la détermination du gouvernement central ». Cela rappelle les avertissements de Tien An Men. Pour l’instant, plutôt que de recourir à l’armée, il a fait appel aux Triades, la mafia chinoise. Mais il y a un obstacle : Hong Kong est la place financière de la Chine. Une intervention militaire directe pourrait l’anéantir, faire fuir les capitaux, provoquer une crise économique, faire chuter l’Empereur Xi lui-même, écarté au profit d’un autre. Perdre Hong Kong est impossible, l’écraser aussi. En cas de crise, c’est de l’intérieur que viennent les mauvais coups.

    C’est ce qui inquiète le général Gaïd Salah en Algérie. Comme annoncé  dans « lesfrancais.press », la principale menace le visant est au sein de l’armée. Aussi peut-il publiquement désavoué le Président en exercice par intérim, signifiant le peu d’importance de ce dernier et le peu d’intérêt qu’il porte au « dialogue national », mais seulement après avoir remplacé une quarantaine de cadres de l’armée. Et lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef d’Etat-major le général Khaled Nezzar. On ne peut faire plus bel aveu de puissance – et d’impuissance. Nezzar a riposté disant que Salah avait un pois chiche dans la tête. Possible : Si les peurs se multiplient, les manifestations continuent.

    Comme en Russie. L’opposant Alexeï Navalnyest encore en prison. Il y a attrapé une étrange maladie. Un couple qui avait participé aux manifestations a été privé du droit de garde de son enfant. Après vingt ans de bonheur sous Poutine,  pourquoi les Russes manifestent-ils? Pour de vraies élections, contre la corruption. Du classique.

    Comme au Honduras.Les manifestations se poursuivent depuis des semaines dans ce pays gangrené par le narcotrafic et les gangs de Maras. Que veulent les manifestants ? Le départ d’un Président qui n’avait pas le droit de se représenter, qui a fraudé le résultat des élections, qui se défend tous les jours de n’être pas lié aux cartels de la drogue, contrairement à son frère, arrêté aux Etats-Unis.

    Personne ne pense que les autocrates vont céder. Ils restent, mais ils ont peur. C’est pourquoi ils arrêtent des opposants qui ne représentent pourtant pas de grands risques. Montrer sa force, c’est se rassurer ; faire peur, mais trahir sa peur.

    De quoi ont-ils peur ?Des élections, de la foule, d’un dessin, une image, une date (celle du 4 juin pour Tien an Men) mais plus encore de leurs généraux, de leur chef de service des renseignements, de leurs oligarques, bref : de leur complices.

    Aussi l’Empereur Xi, le tsar Poutine, les caudillos révolutionnaires Ortega et Maduro méditent-t-ils tous les jours l’avertissement de Jésus à ses Disciples : « Ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. » Ils resteront. Leur meilleure assurance pour rester est de lâcher du lest à l’extérieur et de purger à l’intérieur.

    La menace plane sur tous les chefs qui gouvernent par la force : un faux pas, une révolte, une crise, alors un sous-chef trahit et prend la place. Avant d’être des guides suprêmes, n’étaient-ils pas eux-mêmes cireurs de pompes ? Pour passer du statut de serviteur à maître, une trahison opportune suffit.

    Que peuvent faire les démocraties ? Surtout rien, comme à leur habitude. Rester elles-mêmes. L’Europe faible et fragile a gagné face à l’URSS. Par son modèle, ses images, sa façon de faire envie. La démocratie, malgré ses crises populistes, reste un espoir. Face aux revendications démocratiques algériennes, russes, chinoises, vénézuéliennes, les démocraties oscilleront toujours entre sympathie, inquiétude et réalisme : elles iront au secours de la victoire. Elles n’ont pas tort. De l’intérieur vient la menace, la faille, la rupture ; de l’extérieur un prétexte à la répression. En revanche, une fois le changement de régime en route, les démocraties devraient s’entraider. Ce qui se fit en Europe de l’Est. Mais pas en Tunisie, hélas. Pas non plus en Amérique latine.

    « Il est plus difficile de faire cuir un petit poisson que de gouverner un  grand pays. » soit, tact, attention et délicatesse. Car, dit encore Lao Tseu : « La douceur l’emporte sur la dureté, et la faiblesse sur la force. » Les démocraties sont, dans leur désordre apparent et leurs faiblesses, les seuls régimes souples. Tout empire périra.

     

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la Société Editrice du site « Lesfrancais.press »

  • Russie : un Français risque 8 ans de prison dans une affaire surprenante

    Russie : un Français risque 8 ans de prison dans une affaire surprenante

    Alors que Vladimir Poutine fête en toute discrétion ses 20 ans de pouvoir en Russie, le Français de Russie Gurvan Le Gall est, lui, dans une situation particulièrement délicate. Professeur de français, fondateur de l’école en ligne French Teachers, il est en détention préventive à Togliatti, dans l’oblast (région) de Samara à la frontière kazakh et ce depuis le 21 mars.

    Les accusations contre le Français sont lourdes : tentative de corruption d’un détenteur de l’autorité publique. Il risque 8 ans de prison. La somme de cette « corruption » est cependant assez dérisoire : 15.000 roubles, soit environ 211 euros.

    Une interpellation par les services secrets du FSB

    La ville de Togliatti en Russie

    Le Gall, qui n’était pas enregistré comme il l’aurait dû auprès des services d’immigrations, fut l’objet d’un contrôle de police. Ne parlant pas russe, il suivit les conseils d’un ami et paya sur le champ la somme qui lui est désormais reprochée. Les services du FSB surgirent rapidement et commencèrent son interrogatoire. Une traductrice arriva rapidement alors que son « ami » disparu. Selon l’avocat de M. Le Gall, c’est ce dernier qui versa en réalité la somme.

    Cette affaire serait dérisoire si les enjeux, jusque 8 ans de prison, n’étaient pas gravissimes. Pour les avocats du Français, en Russie comme en France, les aspects étranges s’accumulent : les témoins ont disparu ou ne se souviennent plus, le site d’enseignement en ligne de M. Le Gall a été effacé, et ses conditions de détention sont dures.

    Le logo du FSB

    « Je n’ai le droit à aucun contact avec ma famille, ni avec mes avocats français. Je n’ai pas le droit de les voir, ni de téléphoner. Je n’ai pas le droit de recevoir de livres en français. Je suis fouillé deux ou trois fois par jour. Je suis considéré comme coupable par le personnel, via des remarques et brimades.» a indiqué M. Le Gall.

    Peu de chances d’obtenir une relaxe

    Les taux de relaxe en Russie sont extrêmement faibles, moins de 1%. L’objectif de cette détention provisoire est peut-être de tenter de faire « craquer » le suspect. L’Ambassade de France a Moscou a fait représenter la diplomatie française par un Consul honoraire, Russe, M. Alexeï Vostrikov, en conflit ouvert avec M. Le Gall selon ses conseils, en raison d’une concurrence entre les deux hommes dans le domaine de l’enseignement français dans la région. En effet, M. Alexei Vostrikov est impliqué dans la gestion locale du réseau Alliance Française. L’avocat russe de Gurvan Le Gall a exprimé sa consternation, sans succès.

    L’affaire n’en est qu’à ses débuts, s’agit-il d’un complot? D’un excès de zèle? Ou d’une banale affaire de corruption ordinaire? Cela risque de durer encore de longs mois… Une audience essentiellement technique a eu lieu vendredi 9 août. La prochaine étape pourrait intervenir très rapidement, potentiellement dès lundi selon Me Delavay que nous avons contacté et qui représente les intérêts de M. Le Gall en France.

     

  • Hajj 2019 : des Français empêchés de pèlerinage ?

    Hajj 2019 : des Français empêchés de pèlerinage ?

    Le Hajj, c’est le pèlerinage que les Musulmans font à La Mecque dans les lieux saints de l’Islam. Il vient de démarrer et durera jusque mercredi 14 aout.

    L’année dernière, environ 22 000 Français se sont rendus à cet évènement majeur de la foi musulmane. Cette année, le chemin de la foi est entravé pour nombre d’entre eux. Selon les informations du site saphir news, plusieurs milliers de pèlerins, peut-être 3 000, qui devaient partir dès le 1er août, ont été prévenus par les agences par lesquelles ils sont passés, qu’ils ne pourraient partir, faute de visas.

    Des agences non agrées par l’Arabie Saoudite 

    Plusieurs possibilités s’offrent aux croyants pour faire le pèlerinage. L’une est de passer par des agences détenant un agrément de l’Arabie Saoudite et qui se chargent du transport et du logement. Selon Saphir News et sa rédactrice en chef Hanan Ben Rhouma que nous avons contacté, certaines agences qui n’avaient pas reçu leur agrément ont continué les démarches pour leurs clients tout en encaissant de leur part les sommes pour le service, espérant obtenir in fine l’accord obligatoire. Les sommes pour le pèlerinage sont importantes, jusque 6 à 8 000 € par pèlerin.

    Ceux-ci, forcément très déçus, cherchent désormais à se faire rembourser ces sommes pour réaliser le pèlerinage l’année prochaine. Les agences tenteraient de faire jouer une assurance. L’Arabie Saoudite, contactée via son Ambassade, n’a pas souhaité communiquer mais cette situation pourrait résulter de sa volonté de cesser ou limiter les pratiques des agences.

    Aucun problème du côté de la Grande Mosquée de Paris

    La Grande Mosquée de Paris n’a pas rencontré de difficultés pour sa part

    Du côté de la Grande Mosquée de Paris, que lesfrancais.press ont également contacté, il n’y eu aucun problème. Les 200 pèlerins dont s’est chargée la Mosquée ont pu partir pour La Mecque sans difficulté.

    Le Hajj, qui est une obligation à faire au moins une fois dans sa vie pour les croyants, est l’un des plus grands pèlerinages au monde. Source importante de revenus pour le royaume des Saoud, il est aussi une manière pour la famille royale de légitimer sa position, en tant que gardienne des lieux sacrés.

    Il a dans le passé donné lieu à des drames, notamment en 2015 quand entre 717, selon l’Arabie Saoudite, et 2 300 personnes selon d’autres gouvernements, périrent lors d’un mouvement de foule. L’Iran, qui compta le plus grand nombre de victimes, parla même de 4 500 morts, ce qui causa de vives tensions dans le golfe persique.

    2 millions de pèlerins sont attendus cette année. Parmi eux, combien de Français ?

  • Passons l’été avec d’épatants expats, #5 Auguste Escoffier, le roi

    Passons l’été avec d’épatants expats, #5 Auguste Escoffier, le roi

    Cuisinier des rois et roi des cuisiniers, chef, auteur, légende déjà de son vivant, Auguste Escoffier naquit en 1846 en France et mourut 88 ans plus tard à Monte Carlo.

    Auguste Escoffier

    Celui que Guillaume II aurait qualifié d’Empereur de la cuisine, suite à un dîner qu’Escoffier prépara pour le Kaiser, Auguste Escoffier fut l’objet de nombreuses premières: premier cuisinier Officier de la Légion d’Honneur, récipiendiaire de nombreux autres médailles à travers l’Europe, premier Président de la World Association of Chef Societies, en 1928, premier auteur de la préface du Larousse gastronomique 10 ans plus tard, il était sans nul doute le Chef le plus célèbre de son temps.

    Une collaboration riche avec César Ritz

    C’est suite à une rencontre avec une autre légende de son temps, l’hôtelier suisse César Ritz, que la carrière d’Auguste Escoffier pris son effort. Le Grand Hôtel de Lucerne, et surtout sa table, devinrent le lieu où il faut voir et être vu.

    Le Savoy, à Londres

    Au Savoy à Londres, il servit des crêpes suzettes, son invention, au Prince de Galles. Plus tard, en 1893, il inventa la pêche Melba en l’honneur d’une célèbre cantatrice de l’époque. Ombre à son tableau, il fut renvoyé du palace, accusé de corruption de la part des fournisseurs.

    Cela n’empêchera cependant pas le Chef de continuer à innover, à la tête d’une brigade de plusieurs dizaines de personnes dans les lieux les plus élégants du monde. Ce globe-trotter de la gastronomie fut sans nul doute le meilleur ambassadeur de son temps de la gastronomie française à travers le monde.

     

    Recette de la pêche Melba:

    Ingrédients:

    • Pour la recette :
    • 3 pêches (pas trop mûres)
    • 6 boules de glace vanille
    • Pour le sirop :
    • 1 tasse de sucre en poudre
    • 2 tasses d’eau
    • 1 tasse de jus de citron
    • Pour le coulis de framboises :
    • 2 tasses de framboises
    • 2 c. à soupe de jus de citron
    • 1 tasse de sucre
    • Pour la décoration :
    • crème liquide fouettée
    • amandes grillées

    ÉTAPE 1

    Préparez les pêches : pochez-les d’abord dans l’eau bouillante pendant 2 min. Pelez-les, dénoyautez-les et plongez-les dans l’eau glacée pour arrêter la cuisson.

    ÉTAPE 2

    Préparez le sirop : portez à ébullition l’eau, le sucre, et le jus de citron (ou le zeste d’un citron et une gousse de vanille). Laissez reposer hors du feu pendant 10 min. Plongez-y les pêches et laissez refroidir.

    ÉTAPE 3

    Préparez le coulis de fruits rouges : mixez les framboises, le jus de citron et le sucre au blender.

    ÉTAPE 4

    Passez maintenant au dressage : posez une moitié de pêche dans chaque coupe (ou assiette), placez-y une boule de crème glacée à la vanille et recouvrez de coulis de framboises. Garnissez d’un peu de crème fouettée en chantilly, et de quelques amandes grillées.

  • L’italie s’enfonce dans la crise.. Après l’économie, le gouvernement s’apprête à chuter, à cause du TGV

    L’italie s’enfonce dans la crise.. Après l’économie, le gouvernement s’apprête à chuter, à cause du TGV

    A l’assemblée pour voter la création de la ligne TGV Lyon-Turin, les hommes de Salvini était absent, laissant seul son allié d »extrême gauche face à leur opposant. Surfant sur l’exaspération du Mouvement 5 étoiles, Salvini surfe sur la vague et essaie d’entrainer la chute du le gouvernement.

    Désormais, plusieurs options sont désormais possible Profond remaniement ministériel, chute du gouvernement, exécutif de techniciens ou élections en octobre? La coalition au pouvoir en Italie, dominée par Matteo Salvini, semble au bord de l’implosion et les scénarios les plus divers se profilent à l’horizon. Lors du dernier vote parlementaire mercredi avant la pause estivale, le Mouvement 5 Etoiles (anti-système) de Luigi Di Maio a voté contre le projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin, fermement soutenu par la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite). L’opposition de droite et de gauche à la coalition populiste a appelé à une démission du chef du gouvernement Giuseppe Conte, estimant qu’il n’y avait « plus de majorité » au Parlement.

    Le très populaire Matteo Salvini, pointé du doigt comme instigateur de la crise, a laissé planer le doute sur ses intentions. Au lieu de démarrer en fanfare le tour des plages qu’il avait annoncé, il s’est enfermé avec M. Conte pour une longue discussion. Le soir, lors d’un meeting à la station balnéaire de Sabaudia, il s’est contenté de lâcher: « Quelque chose s’est brisé dans la majorité ces derniers mois. »

    Selon les médias, Matteo Salvini a posé des conditions pour rester au sein de l’alliance: le départ de trois ministres et un nouveau pacte incluant la « flat tax », un impôt sur le revenu unique, et une plus grande autonomie des régions. Le patron de la Ligue a assuré qu’il serait de retour à Rome lundi, « peut-être pour participer à quelques discussions », en soulignant que d’ici là, « beaucoup de choses » allaient se décider.

    L’un des scénarios les plus probables reste un profond remaniement ministériel avec une relance de l’alliance entre MM. Salvini et Di Maio, que le « Capitaine » s’est gardé d’attaquer, parlant d’une « personne correcte et comme il faut ». Faute de quoi, le gouvernement Conte pourrait devoir démissionner et des élections anticipées pourraient être convoquées pour octobre.

    Le président Sergio Mattarella pourrait également opter pour la mise en place d’un gouvernement technique et renvoyer la perspective d’élections à février ou mars.

  • L’UE ne veut pas rentrer dans le jeu de Boris Johnson sur le Brexit

    L’UE ne veut pas rentrer dans le jeu de Boris Johnson sur le Brexit

    L’Union européenne se prépare à de difficiles discussions avec Boris Johnson, consciente que le Premier ministre britannique est prêt à faire sortir le Royaume-Uni sans accord et joue sur la peur de cette issue pour diviser les 27, ont expliqué mardi plusieurs responsables européens.

    « Mieux vaut être prêt au « no deal », parce que Boris Johnson est crédible sur cette menace », a averti un diplomate de haut rang, après avoir été informé de la teneur des entretiens la semaine passée entre le conseiller de M. Johnson et des hauts responsables européens.

    « Il va essayer de jouer sur la peur du « no deal » pour tenter de diviser les Européens. Pour l’instant l’unité des 27 tient, mais il faudra voir », a-t-il souligné.

    « La question est: qui va plier le premier ? Parce que Boris Johnson suit une logique politique qui est de conserver le pouvoir », a-t-il rappelé.

    « Le gouvernement britannique donne l’impression que le « no deal » est une option pour eux. Ils nous disent ce qu’ils disent en public. On verra jusqu’à quel point il vont rester sur cette ligne », a confirmé un autre diplomate européen.

    « Il est évident que le « no deal » est une manœuvre tactique. Désolé, mais ça ne marchera pas », a rétorqué sur Twitter l’eurodéputée conservatrice polonaise Danuta Huebner, membre du groupe sur le Brexit au Parlement européen.

    Les Européens attendent de connaître les intentions du nouveau Premier ministre britannique.

    « Jean-Claude Juncker est disponible si Boris Johnson souhaite discuter et clarifier sa position en personne ou par téléphone », a assuré mardi Annika Breidthardt, une des porte-parole du président de la Commission européenne.

    Le conseiller du Premier ministre britannique, David Frost, a rencontré la semaine dernière à Bruxelles les collaborateurs du négociateur de l’UE, Michel Barnier, et des membres du cabinet de Jean-Claude Juncker.

    « Il est venu réclamer l’abolition du « backstop » irlandais », ce « filet de sécurité » prévu dans l’accord de retrait conclu en novembre 2018 entre Theresa May et Bruxelles qui prévoit un « territoire douanier unique » englobant l’UE et le Royaume-Uni, ont raconté les interlocuteurs de l’AFP.

    « C’est la condition préalable énoncée par Boris Johnson pour toute discussion, et ce n’est pas acceptable pour les 27 », a rappelé l’un d’eux.

    « On ne voit pas pourquoi l’Union accorderait à Johnson ce qu’elle a refusé à Theresa May, pour qui elle avait une certaine sympathie », a commenté un diplomate européen.

    Jeu des reproches 

    Le Premier ministre britannique et son équipe ont de leur côté déploré l’attitude de l’UE.

    « Ils disent simplement « non, nous ne voulons pas parler » », a asséné mardi Michael Gove, le ministre en charge des préparatifs pour une sortie sans accord.

    Les Européens s’attendaient à ce « blame game », ce « jeu des reproches », de la part de Boris Johnson, et ils n’entendent pas rester passifs, a souligné un des diplomates européens.

    « Il existe de nombreuses façons d’éviter un « no deal » », a quant à lui assuré Leo Vardakar, en citant « la ratification de l’accord de sortie » et l’abandon du divorce.

    Une autre option possible, selon le diplomate de haut rang interrogé par l’AFP, serait que Londres accepte que l’Irlande du Nord devienne la frontière avec le reste du Royaume-Uni, mais il faudrait pour cela convaincre le DUP, l’allié nord-irlandais dont les dix élus permettent à Boris Johnson d’avoir une majorité d’une voix à la Chambre des communes.

    La sortie du Royaume-Uni est prévue le 31 octobre, et se fera avec ou sans accord, assure Boris Johnson depuis son arrivée à la tête du gouvernement.

    « Il ne va rien se passer avant le G7 fin août à Biarritz, en France », a-t-on prédit côté européen. Une réunion de préparation pourrait être organisée juste avant entre Michel Barnier et le ministre britannique du Brexit Stephen Barclay, mais rien n’a encore été convenu, a-t-on assuré à la Commission.

    Les négociateurs européens ont quitté Bruxelles pour quelques semaines de vacances avant la tourmente, « mais ils sont en contact permanent avec leurs équipes », ont assuré leurs collaborateurs.

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