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  • Ligue 1, c’est parti pour la saison 2019/2020

    La Ligue 1 Conforama a reprise ses droits le vendredi 9 août 2019 pour la saison 2019/2020.  Les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 août 201 furent la première journée alors qu’on attaque ce week-end la seconde journée. Lors de cette saison, trois journées auront lieu en semaine ; à savoir les 7e, 16e et 23e journées.

    Ensuite, la 19e journée, dernière des matchs aller, a été programmée le samedi 21 décembre 2019, quand la première journée de 2020 (20e journée) est prévue les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 janvier.

    Enfin, la 38e et dernière journée de Ligue 1 Conforama pour la saison 2019/2020 a été placée au samedi 23 mai 2020. Les Barrages de Ligue 1 Conforama, opposant le 18e de la saison de Ligue 1 Conforama au vainqueur des Play-offs de Domino’s Ligue 2, sont eux fixés les jeudi 28 mai (aller) et dimanche 31 mai 2020 (retour).

    En tête du classement dès la première journée grâce à une large victoire à Monaco, les Lyonnais, renforcés par l’arrivée cette semaine de Jeff Reine-Adelaïde ont brillamment confirmé leur bon début de saison en écrasant Angers 6-0 vendredi en ouverture de la 2e journée de Ligue 1. À égalité parfaite à l’issue de la première journée, le Paris Saint-Germain devra limiter la casse pour tenir au classement dimanche soir, en fermeture, lors d’un déplacement à Rennes.

    Paris et possède le même nombre de points que Angers, Reims, Saint-Etienne, Lille, Nice et Rennes mais disposent d’une meilleure différence de buts, Lyon seul entête devrait le rester sauf exploit d’une autre équipe. Cet après-midi, Nantes reçoit Marseille, qui a en revanche bien mal démarré sa saison, battu à domicile par Reims. Le programme Le programme de la 2e journée de Ligue 1 :

    • Lyon 6-0 Angers
    • Nantes – Marseille (Samedi 17/08 à 17h30)
    • Amiens – Lille (Samedi 17/08 à 20h00)
    • Nîmes – Nice (Samedi 17/08 à 20h00)
    • Toulouse – Dijon (Samedi 17/08 à 20h00)
    • Metz – Monaco (Samedi 17/08 à 20h00)
    • Bordeaux – Montpellier (Samedi 17/08 à 20h00)
    • Saint-Étienne – Brest (Dimanche 18/08 à 15h00)
    • Reims – Strasbourg (Dimanche 18/08 à 17h00)
    • Rennes-PSG (Dimanche 18/08 à 21h00)

    Classement de la Ligue 1

    Le classement de Ligue 1 permet notamment de désigner les équipes qui participeront aux compétitions européennes lors de la saison prochaine. Les trois premiers sont qualifiés pour la Ligue des champions, le quatrième pour la Ligue Europa, tandis que le cinquième et le sixième peuvent aussi espérer participer à la « petite » Coupe d’Europe en fonction du résultat de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue (si les vainqueurs des trophées sont déjà qualifiés pour l’Europe via le championnat, ils libèrent une place supplémentaire). Dans le bas du classement, le 19e et le 20e descendent en Ligue 2, tandis que le 17ème dispute un barrage avec un club issu de l’étage inférieur. Découvrez le classement de la première journée de Ligue 1 :

    Cette saison, la diffusion TV des matchs de la Ligue 1 Conforama est une nouvelle fois assurée par les groupes Canal+ et beIN Sports. A quelques exceptions près durant l’année (il y aura parfois des doubles diffusions), le partage est donc le suivant : Canal+ assure la retransmission d’un match le vendredi soir, un autre le samedi à 17h30 et le dernier le dimanche à 21h. De son côté, beIN Sports propose les matchs du samedi soir et deux rencontres le dimanche, à 15h et 17h. Vous pouvez accéder à ces deux chaines avec un accès satellite et le paiement d’un abonnement.

    Le programme TV de la 2e journée de Ligue 1 :

     

  • Disparition d’un Français en Italie, le temps presse

    Cela fait déjà une semaine que Simon Gautier, jeune Français de 27 ans, a disparu sur un sentier de randonnée dans le sud de l’Italie près de la ville de Policastro. La disparition est particulièrement inquiétante, il a contacté les secours italiens indiquant être tombé d’une falaise et avoir les deux jambes cassées.

    Simon Gautier a disparu depuis une semaine

    Surtout, il indiquait ne pas savoir où il se trouvait précisément et seulement qu’il pouvait « voir la mer ». Les services italiens ont mis plusieurs heures avant d’envoyer des secours dans cette zone vaste et escarpée, déclenchant une polémique en Italie.

    Un disparu injoignable, ses proches sur place

    Le téléphone de M. Gautier serait désormais éteint et les recherches se poursuivent avec des hélicoptères et drones déployés. Une trentaine de proches du jeune homme sont également sur place et accompagnent les secours italiens dans la recherche de Simon Gautier.

    Ils sont cependant critiques tant vis-à-vis des autorités italiennes que françaises. « Les secours italiens ne sont pas assez nombreux pour explorer ce secteur. Et leurs drones et hélicoptères ne peuvent pas repérer Simon s’il est tombé dans une crevasse. Six jours après son appel à l’aide, dans lequel il explique avoir  les deux jambes cassées, il nous fait de l’aide ! Il faut que la France et l’Italie nous apportent l’aide nécessaire pour explorer cette zone difficile » lance sa mère.

    La France critiquée par les proches de M. Gautier

    L’Ambassade de France à Rome

    Selon nos informations, le Quai d’Orsay et l’Ambassade de France à Rome suivent attentivement le dossier, avec une personne dédiée à relayer les informations et à être en contact avec les autorités italiennes. Concernant les secours, ce sont les autorités italiennes et elles seules qui sont en charge de les déployer.

    Si la famille indique être en contact avec le Consulat à Naples mais que celui-ci n’a pas d’éléments de réponse, il est pour l’heure injoignable ce que nous confirme un élu français en Italie qui n’a pas souhaité être nommé mais qui a tenté à plusieurs reprises d’avoir des informations, en vain.

    Si tous espèrent une issue positive avec des éléments d’espoir, le fait que M. Gautier avait des vivres et la vigueur de sa jeunesse, nul doute que la polémique ne cessera pas tant d’un côté que de l’autre des Alpes.

  • Passons l’été avec d’épatants expats #6 Jean-Baptiste Bernadotte, le Roi de Suède

    Quel étonnant destin que celui de ce modeste Palois, qui finira par fonder une dynastie qui règne encore à ce jour sur le Royaume de Suède.  Devenu jeune sergent en 1780 à une époque ou les carrières étaient rapides, il deviendra lieutenant puis général, il vécu aux premières loges la Révolution française.

    Jean-Baptiste Bernadotte

    C’est en 1797 lors de la campagne d’Italie que commença sa coopération avec Bonaparte. Brièvement ambassadeur à Vienne puis ministre de la guerre, il se rallie en 1804 à Bonaparte devenu Napoléon et Empereur. C’est au grès des batailles que Bernadotte parcourra l’Europe.

    Un allié puis un opposant à Napoléon

    En semi-disgrâce auprès de l’Empereur, Jean-Baptiste Bernadotte obtint à la surprise générale et après d’habiles manœuvres et des relais locaux la position de prince héritier du Royaume de Suède. Adopté par le souverain suédois Charles XIII, qui sera bientôt incapable de continuer à diriger les affaires de l’Etat, Jean-Baptiste Bernadotte sera d’abord un allié peu enthousiaste de son ancien Empereur.

    Celui-ci, ulcéré de la mollesse que les Suédois avaient à appliquer le blocus contre l’Angleterre, tentera d’envahir le Royaume nordique. Devenu allié du Tsar Alexandre I, il participera initialement à la coalition contre la France mais la Suède resta neutre pendant la campagne des cent jours.

    Un ancien révolutionnaire devenu roi de Suède

    Charles XVI Gustave à Pau avec le maire François Bayrou sur les traces de son aïeul

    Issu d’un milieu simple, sans particule ni possessions quand débute la révolution, il initia une famille régnante dont l’actuel souverain, Carl XVI Gustaf, est le descendant.

    Resté 26 ans sur le trône, Grand Maitre de l’ordre suédois des francs-maçons, il marqua durablement l’histoire de sa nouvelle patrie.

    Le Comte Folke Bernadotte

    Parmi ses descendants, le Comte Folke Bernadotte, entra également dans l’histoire, d’abord en sauvant 15 000 personnes des camps de concentration puis, médiateur de l’ONU, quand il proposa le partage de la Palestine avant de mourir assassiné par un extrémiste de la cause sioniste.

    La Suède de nos jours, monarchie parlementaire apaisée et prospère, doit une partie de sa stabilité à l’action des Bernadotte depuis qu’un palois pris le contrôle du géant scandinave.

  • L’UE impose des taxes sur les biocarburants indonésiens

    La Commission européenne a annoncé mardi sa décision d’imposer des droits de douane sur les biocarburants en provenance d’Indonésie, qu’elle estime subventionnés par des aides d’Etat.

    La nouvelle réglementation, publiée au Journal officiel, impose des taxes de 8 % à 18 % sur les importations de biocarburants subventionnés, est-il expliqué dans un communiqué.

    « Une enquête poussée de la Commission a mis en lumière que les producteurs de biocarburants indonésiens bénéficient de subventions, d’avantages fiscaux et d’accès à des matières premières à des prix inférieurs à ceux du marché. Cela fait peser une menace de préjudice économique sur les producteurs de l’UE », souligne la Commission.

    L’exécutif européen précise que ces droits compensatoires sont provisoires et que ses investigations se poursuivent, avec la possibilité d’imposer des mesures définitives d’ici la mi-décembre.

    Elle indique également que son enquête ne se limite pas au marché de l’huile de palme, principale source pour les biocarburants d’Indonésie, mais à toute aide publique, quelle que soit la matière première utilisée.

    Selon les chiffres de la Commission, le marché européen du biocarburant pèse 9 milliards d’euros par an, et les importations en provenance d’Indonésie représentent jusqu’à 400 millions d’euros.

    Cette mesure a été immédiatement saluée par l’EBB, l’Association des producteurs de biodiesel européens, qui avait porté l’affaire devant la Commission.

    « C’est un pas important dans la bonne direction pour mettre un terme au commerce inéquitable de biocarburants au niveau international », s’est félicité Raffello Garofalo, secrétaire général de l’EBB, dans un communiqué.

    « Ceci n’est pas le début d’une guerre commerciale entre l’UE et l’Indonésie, comme certains le disent: les taxes viennent simplement mettre fin à des pratiques déloyales qui font du mal à l’industrie manufacturière de l’UE en général, et aux producteurs d’énergies renouvelables en particulier », a-t-il ajouté.

    En fin de semaine dernière, le ministre du Commerce de l’Indonésie avait menacé d’augmenter les taxes douanières sur les importations de produits laitiers européens en représailles à la volonté de l’UE de taxer davantage le biodiesel fabriqué à base d’huile de palme.

    La proposition de taxation supplémentaire sur le biodiesel indonésien représentait selon lui un « traitement inéquitable ».

    L’Indonésie et la Malaisie, qui produisent quelque 85 % de l’huile de palme mondiale, protestent régulièrement contre la politique européenne à l’égard de l’huile de palme. Les deux pays d’Asie du Sud-Est se sont montrés très critiques récemment après la publication d’un texte réglementaire classant au sein de l’UE l’huile de palme dans les biocarburants non durables.

  • Les bons cotés de Trump

    Les bons cotés de Trump

    Misogyne, homophobe, raciste, grossier, insultant, prétentieux, arrogant, parvenu, inculte, égotiste, imprévisible, instable, naïf, grotesque et dangereux. Les mauvais côtés sont les plus visibles. Ce qui fit son succès à la télévision.

    Au delà du provocateur, qu’en est-il de sa politique ? Son agressivité met le monde en péril, son prurit protectionniste affaiblit l’économie mondiale et son instabilité inquiète. Mais comme dans toute chose, il y a des aspects positifs: les bons cotés de Trump.

    Déjà, malgré lui, cet effet remarquable : avoir renforcé l’unité des Européens. Ce n’était pas volontaire et ne sera donc pas porté à son crédit.

    A son crédit la situation économique du pays. N’importe quel gouvernement en place depuis trois ans en serait comptable. L’économie américaine réalise des miracles. Drogué aux déficits publics, commerciaux et à la planche à billet, jamais dans son histoire elle n’a connu une telle période de croissance ininterrompue. Jamais le chômage n’a été aussi bas. Chacun crie « au fou », « au feu », et continue. La guerre commerciale agite Wall Street comme un yoyo, mais l’économie tourne.

    Ce qui amène à se poser la question : le protectionnisme de Trump est-il si protectionniste ? Il a « renégocié » l’Alena avec le Mexique et le Canada, résultat : pas de changement. Il propose un traité de libre échange total avec le Royaume-Uni, mais il a aussi proposé un tel traité aux Européens.

    Il songe à quitter l’OMC. Ce qu’il reproche : le statut de pays en développement accordé à la Chine (à la demande des Etats-Unis). Il réclame un « fair trade ». A-t-il tort ? La Chine est elle encore un pays en voie de développement ? Joue-t-elle vraiment le jeu ? Respecte-elle les règles  de la propriété intellectuelle ? Chacun sait que ce n’est le cas. Mettre à plat le statut et les pratiques chinoises serait utile à tous.

    Trump veut asphyxier l’Iran et mène le monde au bord de la guerre dans le détroit d’Ormuz. Mais l’Iran est-il un pays paisible et pacifiste ? Faut-il ignorer que s’il y a un traité avec l’Iran c’est bien parce que l’Iran cherche à se doter de la bombe atomique. Ce qui avait fait dire à Nicolas Sarkozy aux ambassadeurs : « Si l’Iran veut la Bombe, elle recevra des bombes». L’arme financière et économique pour étrangler l’Iran ne fera pas tomber le régime mais c’est autant de ressources en moins pour sa politique agressive.

    Trump utilise sans cesse l’arme économique. Y compris vis-à-vis de la France et de l’Allemagne, même s’il en reste pour l’instant à la menace. Il l’a fait vis-à-vis du Mexique, du Guatemala, du Honduras qui ont du signer des engagements afin de contrôler les migrants. Le marchandage est affligeant. Mais n’est-ce pas, en version punitive, ce que font les Européens avec la Turquie, la Tunisie, le Maroc, la Lybie ? Des aides en échange d’un contrôle des flux migratoires. C’est le sens même de l’accord sur l’installation de centres d’accueil des migrants à l’extérieur de l’UE. Sans les milliards versés à la Turquie combien de millions de réfugiés syriens seraient face aux murs grecs, autrichiens, slovènes, hongrois ? Et combien de Salvini en Europe dépasseraient les 40% d’intentions de vote? Le réalisme est triste, il n’a qu’un avantage : il est réaliste.

    Peut-on s’en satisfaire ? Pas plus que du « bon coté » de Trump. Fondamentalement, la drogue de liquidités et de déficits qui booste l’économie américaine n’est pas soutenable. La guerre commerciale avec la Chine coûtera cher et coûte déjà. Les tensions avec l’Iran ne diminueront pas son agressivité. Les migrants passeront toujours les murs si l’écart de richesse et d’espérance est trop criant. Ces politiques sont donc fragiles, éphémères, instables, comme Trump. Il manque une vision globale, à long terme, durable, confiante et stable.

    C’est pourquoi il reste un bon coté supplémentaire. Après Trump, celui qui viendra aura en main un jeu bien plus ouvert. Il sera accueilli avec un surplus de bienveillance. On lui accordera un prix Nobel d’avance. Il n’abandonnera pourtant pas tout ce qu’aura fait Trump, mais il l’utilisera. Après le bad cop, le god cop.

    C’est l’intérêt de la démocratie : Avoir plusieurs politiques possibles, utiliser travers, excès et acquis de ceux que l’on remplace, en bien et en mal, en continuité ou en contrepied.

    Dans un an ? Ou dans cinq ans. Beaucoup d’Américains des Swing States où se joue l’élection se moquent des mauvais cotés de Trump. Ils pensent que Trump c’est bien pour l’Amérique, sinon pour le monde.

    Le plus sage pour les Européens est de se préparer à cinq ans. Et de profiter de l’espace que laisse Trump pour être un pôle de confiance et de stabilité dans le monde, mais aussi de ses coups de boutoirs. Comme un passager clandestin des effets de sa brutalité. Il n’est pas inutile d’avoir un bad cop.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Manifestations à Hong Kong: des tensions toujours vives

    Hong-Kong traverse depuis plusieurs mois la crise politique la plus importante depuis sa rétrocession par les Britanniques en 1997.

    Rédigé avec l’AFP, par Catya Martin, Conseillère Consulaire élue à Hong-Kong et Rédactrice en chef du site Trait D’Union

     

    La révolte des parapluies de 2014

    Dès 2014, le mouvement « la révolte des parapluies » annonçait une amorce d’envie de démocratie au sein de la jeunesse hongkongaise. Deux mois d’occupation de Hong-Kong sans obtenir la moindre concession de Pékin. Puis le calme est revenu sur l’ancienne colonie britannique jusque ce mois de février 2019 où les autorités hongkongaises, menées par la Cheffe de l’exécutive, Carrie Lam, décident de faire passer au vote la modification de la loi sur les extraditions vers la Chine. Dès le mois de mars, les milieux économiques font pression sur la Cheffe de l’exécutif qui décide de réduire la liste des motifs d’extradition.

    Réaction vive et inattendue de la population

    Très rapidement, et sans aucun signe avant coureur, la population réagit vivement et s’oppose à cette proposition qui ne devait être qu’une formalité.

    La première manifestation aura lieu le 28 avril. Le gouvernement décide alors de limiter la possibilité d’extradition aux personnes qui encourent sept ans de prison et promet des garanties sur les procès.

    1 million de personnes dans les rues lors de la commémoration de Tiananmen

    Le 4 juin la commémoration des 30 ans de la sanglante répression de la place Tiananmen est prise en symbole et dès le 9 juin ce sont plus d’un million de personnes qui défilent dans les rues de Hong-Kong.

    La crainte de voir remis en cause le statut un pays, deux systèmes est alors mise en avant et des manifestations de masse s’organisent.

    Suspension du projet de loi et escalade des deux camps

    Les internautes ont signalé la présence massive de troupes chinoises à la frontière avec Hong Kong

    Le 15 juin, Carrie Lam annonce la suspension du projet de loi, là où les opposants demandaient son abandon définitif. Dès le lendemain, 2 millions de personnes sont dans les rues pour demander la démission de la Cheffe de l’exécutif, (le territoire compte 7 millions d’habitants).

    L’escalade commence et les deux camps se radicalisent. Hors de question pour la cheffe de l’exécutif hongkongais de céder aux demandes des manifestants. « Nous irons jusqu’au bout pour défendre nos libertés », expliquent de leur côté les opposants.

    Près de 80 blessés suite aux affrontements avec la police, une première à Hong-Kong. Le monde entier regarde l’ancienne colonie britannique et réagit.

    La communauté internationale réagit, tout comme Pékin

    L’Union européenne demande le « respect » des droits des manifestants. Le Royaume-Uni juge « vital » que le projet de loi n’empiète pas sur l’accord de rétrocession (l’ex-colonie pour cinquante ans à partir de 1997, d’un système de gouvernance distinct de celui de la Chine continentale, en vertu du principe un pays, deux systèmes).

    De son côté, Pékin « condamne fermement » les « émeutes » et « soutient la réaction » des autorités de Hong Kong, dénonçant « l’ingérence » de l’Union européenne.

    Les affrontements continuent avec l’invasion du parlement local (le LegCo), le 1er juillet, date anniversaire (22ème) de la rétrocession à la Chine de Hong-Kong par les Britanniques. Il faudra plusieurs heures à la police pour reprendre le contrôle du bâtiment.

    La mafia locale suspectée de peser sur le conflit

    Des soupçons pèsent fortement sur la mafia locale, lorsque le 21 juillet, des manifestants sont violemment agressés dans le nord du territoire par des hommes suspectés d’appartenir aux triades.

    De là, les heurts entre la police et les jeunes manifestants deviennent quotidiens, et ce, malgré les nombreuses arrestations.

    Le 5 août dernier, une grève générale paralyse le territoire (des transports en commun et liaisons aériennes fortement perturbées, magasins fermés …).

    « Ceux qui jouent avec le feu périront pas le feu »

    La réaction de Pékin est immédiate : « Ceux qui jouent avec le feu périront pas le feu ».

    Carrie Lam, Cheffe de l’exécutif

    L’économie locale est directement touchée. Les hôtels voient le taux d’occupation de leurs chambres chuter de moitié, le secteur du tourisme étant le premier touché. Carrie Lam n’hésite pas à accuser directement les manifestants pro-démocratie de mettre en danger l’économie du territoire.

    «la reprise économique prendra très longtemps » Carrie Lam

    Lors de sa conférence de presse, la Cheffe de l’exécutif a déclaré que « les conséquences pourraient être pires que celles de l’épidémie du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003 et de la crise financière de 2008 », et «la reprise économique prendra très longtemps ».

    « Ce qui se produit à Hong-Kong  ces derniers mois place l’économie et la population locale dans une situation préoccupante, voire dangereuse », a averti Edward Yau, secrétaire d’Etat au commerce et au développement économique de Hong-Kong.

    Paralysie de l’aéroport international

    Le week-end du 10 aout, c’est l’aéroport international de Hong-Kong qui est pris d’assaut par des milliers de manifestants qui décident d’y organiser un sit-in qui se veut pacifiste « afin de sensibiliser les voyageurs à leur cause », explique les manifestants. Cette mobilisation s’est prolongée lundi et mardi entrainant une annulation des vols au départ de Hong-Kong.

    L’aéroport de Hong Kong paralysé à plusieurs reprises

    Suite aux affrontements de plus en plus violent avec la police, les réactions s’enchaînent. La Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet dit être « préoccupée par la répression des manifestants » et réclame de son côté « une enquête sur le comportement de la police ».

    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, appelle Pékin à « être prudent ».

    Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, appelle dans un communiqué diffusé le 14 aout, « toutes les parties, en particulier les autorités hongkongaises, à renouer le fil du dialogue afin de trouver une issue pacifique à cette crise et de mettre fin à l’escalade de la violence ».

    Une guerre des images est lancée par Pékin avec le déploiement de militaires et de chars aux portes du territoire autonome, dans la ville de Shenzhen. Cette pression ne change en rien la volonté des manifestants pro-démocratie, bien décidé à « résister » jusqu’au bout.

    Catya Martin, rédactrice en chef du magazine

  • Débarquement de Provence, le débarquement des français des colonies et de l’étranger – 75ème anniversaire

    Moins connu que le 6 juin en Normandie, le Débarquement en Provence revêt pourtant une importance militaire et aussi symbolique pour la France. Les français réfugiés à l’étranger, comme à Londres, au Canada ou au Portugal et ceux, colons et locaux, des colonies, se sont réunis dans une armée qui posa le pied la première sur le sol national !

    C’est « l’autre débarquement » de la Seconde Guerre mondiale. Moins connu que celui du 6 juin, élevé au rang de mythe et maintes fois célébré par le septième art, mais au final pas moins important. Le 15 août 1944 – il y a 75 ans ce jeudi – marque le lancement de l’opération Dragoon en Provence, un peu plus de deux mois après Overlord et le déferlement de l’allié américain sur les plages normandes.

    Dragoon et Overlord auraient initialement dues être lancées simultanément, mais entre autres par faute de moyens, le volet provençal est décalé de plusieurs semaines. Il s’agit pour les armées alliées de prendre l’Allemagne en tenaille. Dragoon, co-dirigée par les Américains et les Français – où l’on retrouve le général de Lattre de Tassigny –, a pour objectif de libérer les ports de Toulon (Var) et de Marseille (Bouches-du-Rhône), cruciaux pour organiser le ravitaillement des troupes et la reconquête totale de l’Hexagone. Le 14 août au soir, la radio anglaise de la BBC multiplie les messages codés annonçant l’imminence du déploiement : « Nancy a le torticolis. »

    Minuit passé, les premières bombes sont lâchées et des milliers de soldats sont parachutés dans le noir dans l’arrière-pays varois, tandis que le reste des forces accostent entre Toulon et Cannes (Alpes-Maritimes). 2 200 bâtiments, dont 850 navires de guerre, principalement américains et anglais. Fréjus (Var) tombe le 16 août, Draguignan (Var) dans la foulée. Il faudra une petite semaine pour récupérer Toulon aux Allemands, tout comme Marseille, avant que les forces alliées ne remontent en suivant la Rhône pour finalement retrouver les régiments d’Overlord en Bourgogne.

    Algériens, Marocains, Tunisiens…

    Mais si ce débarquement revêt une importance pour la France, c’est parce qu’elle en aura été très largement partie prenante. En juin, seuls 177 vaillants du commando Kieffer avaient foulé les plages de Normandie. Sur les quelque 400 000 soldats qui participeront à l’offensive provençale, on en décompte pas moins de 250 000 sous les couleurs de la France – et dont une grande partie d’Algériens, Marocains, Tunisiens, ou Sénégalais.

    Pour la commémoration des 60 ans de Dragoon, en 2004, Jacques Chirac leur rendra un vibrant hommage : « Chasseurs d’Afrique, goumiers, tabors, spahis, tirailleurs, zouaves, ils ont été les inlassables artisans de la victoire. » Un épisode à part, aussi, dans la mémoire de l’ancien président. Alors âgé de 11 ans, il réside encore au Rayol-Canadel – au cœur de Dragoon – à l’été 44. Et sa famille aura eu l’occasion d’accueillir, le 15 au soir, le général Brosset, à la tête de la 1re division française libre.

    Pour les 75 ans, Il s’agira de la première sortie officielle depuis le début de ses vacances du Président de la République. Emmanuel Macron participe, donc, ce jeudi à la cérémonie du 75ème anniversaire du débarquement de Provence, à Saint-Raphaël dans le Var. Depuis le 25 juin, ses congés ont été « studieux », selon son entourage, dont seules ont fuité des photos de quelques escapades effectuées avec son épouse dans la région, comme une visite le 28 juillet à l’abbaye du Thoronet ou un dîner avec ses proches dans une pizzeria du Lavandou, au milieu des autres clients.

    Si le président de la République a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy doit faire le déplacement. Les deux hommes s’étaient déjà affichés côte-à-côte fin mars, lors d’un hommage aux résistants du plateau des Glières, en Haute-Savoie, trois mois après un déjeuner partagé à l’Élysée, en pleine crise des « gilets jaunes ».

    La commémoration de ce jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multiplié depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin. A Saint-Raphaël, il rendra hommage aux 450.000 soldats qui participèrent au débarquement allié du 15 août 1944.

  • Ces œuvres françaises dans les musées du monde

    Les meules à Giverny, de Claude Monet

    Alors que le musée du Louvre bat des records d’affluence et prévoit un nouveau système de pré-réservations, de très nombreuses œuvres françaises tapissent les musées du monde, véritables ambassadeurs de notre culture au-delà des frontières.

    Le Musée de l’Ermitage, temple mondial de l’art

    L’un des cas les plus spectaculaires est le Musée de l’ Ermitage à Saint-Pétersbourg. L’ancien palais d’hiver des Tsars, devenu l’un des plus grands musées au monde, abrite une incroyable collection française. Outre des classiques de Poussin et Fragonard, le musée russe compte 15 Monet, dont les « meules à Giverny », 7 Renoir, un grand nombre de Cézanne dont le « fumeur à la pipe », des Gauguin, 37 Matisse, la liste est sans fin, à l’image de ce palais gigantesque. Le nombre d’œuvres est tellement riche que malgré l’immensité du lieu, l’accrochage des tableaux est si dense qu’il porte le nom spécifique « d’accrochage pétersbourgeois ».

    Monet est également très présent dans le spectaculaire musée Chichu au Japon, un établissement récent mais déjà vénéré par les amis de l’art. Le Japon, amateur depuis toujours de l’art français, aime aussi le célébrer au Musée national d’art moderne de Tokyo . Fernand Leger, Henri Rousseau, et Paul Gauguin notamment y figurent en belle place.

    La course à la culture dans la péninsule arabique

    L’art est universel et ne fait pas exception aux règles de la mondialisation. A ce jeu, les monarchies du golfe, qui bénéficient de budgets sans limite et d’une solide volonté d’améliorer leur image, se lancent dans une course sans fin.

    Don Pedro de Tolède baisant l’épée d’Henri IV

    Le Louvre Abu Dhabi, chef d’œuvre de Jean Nouvel inauguré en grande pompe par Emmanuel Macron et l’Emir en présence du roi du Maroc, illustre cette ambition. Parmi les œuvres exposées, notons plusieurs Manet ainsi que « Don Pedro de Tolède baisant l’épée d’Henri IV » d’Ingres. Également exposés, « les enfants luttant » de Paul Gauguin acquis en 2010 et une œuvre plus contemporaine d’Yves Klein.

    Le MET de New York compte lui aussi son lot de Monet, Manet, et Cézanne mais également des œuvres moins connues comme un émouvant buste de Voltaire réalisé par Jean-Antoine Houdon. Son équivalent pour l’art moderne et contemporain, le MoMA n’est pas en reste avec notamment les célèbres Nymphéas de Claude Monet. La National Gallery , dans son parc à Washington DC, compte une sculpture d’Hector Guimard, réalisateur du métro de Paris.

    Les artistes contemporains séduisent moins

    Si les artistes français du XIXème ravissent les visiteurs du monde entier, ceux plus contemporains ont moins de succès. Pour découvrir l’œuvre de Pierre Soulages, il vaut mieux aller dans son fabuleux musée de  Rodez que dans un établissement étranger. Il en est de même par exemple pour Daniel Buren et ses célèbres colonnes parisiennes.

    Niki de Saint-Phalle, à l’inverse, est célébrée depuis des décennies, en particulier en Californie. Preuve que l’art peut parler à tous, et partout.

  • Once upon a time in… Hollywood, le nouveau Tarantino – Bande Annonce VF

    Où qu’on soit dans le monde, en ces temps de remakes, reboots, suites, préquelles et autres adaptations, vous ne pouvez pas passer à coté du nouveau film du maitre Tarantino. Quand il est en plus portée par Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie, c’est le raz de marée médiatique assuré.

    Difficile, donc, d’ignorer que ce 14 août 2019 sort en salles Once upon a time in… Hollywood, le nouveau long-métrage de Quentin Tarantino.

    Le filme se passe à Hollywood, en 1969. Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) tente de faire vivoter sa carrière d’acteur dans des séries western à la qualité discutable. Au quotidien, il est accompagné de Cliff Booth (Brad Pitt), sa doublure, son ami et son homme à tout faire. Les deux compères se demandent s’ils ont encore leur place dans une industrie qui évolue à toute vitesse. Rick Dalton lorgne avec envie sur le succès de ses voisins, Roman Polanski (Rafał Zawierucha) et sa compagne Sharon Tate (Margot Robbie)

    Notons que le réalisateur réussit un tour de force rare : mener DiCaprio à des rôles comiques.  Devant la caméra de Tarantino, Leonardo s’AMUSE, et Brad Pitt, dont le sens de l’humour n’est plus à nier, est là pour lui donner la réplique ! Once upon a time in… Hollywood peint le tableau d’un monde qui change très vite et d’humains qui essaient de s’y adapter. Forcément, cela donne lieu à des phrases cultes, des personnalités hautes en couleurs et des dialogues qui m’ont franchement fait rire aux éclats.

    Le film comporte bien sûr des thématiques claires : un changement d’époque, une ode au Hollywood des années 60 et 70, un hommage à des genres quasi-disparus comme celui du western.

    Mais au-delà de ça, sa construction presque éclatée en fait un patchwork franchement décousu — d’autant plus difficile à appréhender que le long-métrage dure près de 3h !

    Rick Dalton tente de sauver sa carrière, Cliff Booth drague une jeune hippie, Sharon Tate décroche son premier grand rôle, de nouveaux acteurs flirtent avec la gloire…

    Il s’en passe, des choses, dans Once upon a time in… Hollywood, mais le lien logique n’est pas toujours facile à suivre.

    Le film a longtemps été présenté comme centré autour du destin de Sharon Tate, cependant tout au plus dirons-nous, pour ne pas spolier, que le personnage incarné par Margot Robbie n’est pas vraiment au cœur de l’intrigue.

    Au final, on ne comprend pas ce qu’on était censé comprendre. Qu’est-ce que ce film raconte ? À quoi me fait-il réfléchir ? Que me fait-il ressentir ? Est-ce que je cogite trop ? Est-ce censé être un « pur » divertissement ?

    Et vous, votre avis?

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  • Trump propose au Royaume-Uni un accord commercial pour le 1/11

    Londres et Washington discutent d’un accord commercial partiel qui pourrait prendre effet le 1er novembre, au lendemain de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union européenne, a dit mardi un haut responsable de l’administration Trump.

    John Bolton, le conseiller présidentiel à la sécurité nationale en visite à Londres, et la ministre britannique du Commerce Liz Truss ont aussi évoqué la possibilité que les dirigeants des deux pays signent une feuille de route en vue d’un accord commercial quand ils se verront en fin de mois au sommet du G7 en France, a ajouté le responsable.

    Bolton et le ministre britannique des Finances Sajid Javid ont discuté de la possibilité d’un accord commercial provisoire qui couvrirait tous les secteurs et durerait environ six mois, a poursuivi ce responsable.

    John Bolton avait rencontré lundi le Premier ministre Boris Johnson pour lui faire part du soutien « enthousiaste » des Etats-Unis à un Brexit sans accord si tel est le souhait du nouveau gouvernement.

    Boris Johnson a estimé mardi que l’accord de libre-échange dont la Grande-Bretagne avait le plus besoin était celui qu’elle pourrait conclure avec l’Union européenne.

    Le nouveau Premier ministre britannique a promis que le divorce entre Londres et Bruxelles aurait lieu « coûte que coûte » le 31 octobre, y compris au prix d’une absence d’accord.

    « L’accord le plus important que nous avons besoin de conclure est un accord de libre-échange avec nos amis et partenaires de l’autre côté du Channel », a-t-il dit sur Sky News.

    Interrogé sur les propositions de John Bolton, il a répondu : « d’après mon expérience, les Américains sont très durs en négociations et nous aurons un grand accord avec eux et il ouvrira des opportunités pour les entreprises, en particulier les sociétés de service aux Etats-Unis ».

    Selon un sondage pour le Daily Telegraph lundi, une majorité de 54% de Britanniques soutiennent l’affirmation selon laquelle Boris Johnson « doit parvenir au Brexit par tous les moyens y compris en suspendant le parlement pour empêcher les députés de s’y opposer ». Parmi les 1.645 personnes interrogées, 46% sont contre cette proposition.

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