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  • Le rush de la déclaration en ligne! Mode d’emploi, nouveauté, moratoire sur la réforme, etc.

    La déclaration en ligne des revenus 2019 est ouverte depuis le 20 avril.

    Si vous avez des revenus imposables à déclarer en France, salaires, retraites, dividendes, loyers, vous avez jusqu’au 4 juin au plus tard pour envoyer votre déclaration à déclarer en ligne :
    En effet ce mode de communication est obligatoire sauf cas exceptionnel, cependant avec le Covid-19 les services postaux internationaux fonctionnent très mal, voire sont interrompus.

    Le risque qu’une déclaration papier n’arrive pas dans les temps, ou n’arrive pas du tout, au Service des impôts des particuliers non-résidents serait donc important.
    On note que cette année la déclaration de revenus en ligne permet de bien prendre en compte votre situation fiscale en tant que non-résident.
    Le parcours déclaratif a été aménagé pour vous permettre de bénéficier plus facilement du taux moyen d’imposition qui est souvent plus favorable aux usagers non résidents. Choisissez le taux moyen et indiquez vos revenus mondiaux : la situation la plus favorable, entre l’application du taux moyen et l’application du taux minimum, vous sera dans tous les cas automatiquement appliquée. Concrètement, cela plafonne le prélèvement des revenus tout en imposant dès le premier euro. Dans le cas d’un célibataire cadre sup ou d’un couple retraité touchant des loyers, l’application du taux forfaitaire peut-être le bon choix, dans le cadre d’une famille avec plusieurs enfants, le calcul avec le taux moyen sera surement à privilégier… Tous à vos calculettes, jamais trop prudent de vérifier que c’est le bon choix que le parcours déclaratif aura sélectionné pour vous.

     Créer votre compte pour accéder à votre déclaration pré-remplie

    Votre déclaration pré-remplie si le salaire ou la retraite sont versés par une entité française. Dans tous les cas, vous devez disposer d’un compte pour cela il faut vous rendre sur le portail www.impots.gouv.fr, dans la rubrique en haut à droite de votre écran « Votre espace particulier » par laquelle vous accédez au cadre « Connexion ou création de votre espace ».

    Vous avez besoin de trois éléments d’identification qui figurent sur vos documents fiscaux :
    numéro fiscal
    numéro d’accès en ligne
    revenu fiscal de référence (celui indiqué en 2018, si vous n’aviez rien déclaré c’est donc 0) ;

    Si vous ne disposez d’aucun de ces éléments, le cadre « Aide » vous permet d’obtenir un numéro fiscal en cliquant sur le lien « Vous n’avez pas encore de numéro fiscal ? », puis sur le lien « Centre des finances publiques ».

    Dans tous les cas, un certain nombre d’informations vous seront demandées : votre état civil, une adresse en France (ou une adresse à l’étranger si vous ne disposez d’aucune adresse en France) et la copie d’une pièce justificative d’identité.

    Plusieurs situations peuvent se présenter :

    Vous détenez ou occupez un bien en France ou vous avez une adresse de contact en France (ex: adresse d’un avocat, d’un notaire, d’un membre de la famille, …). Vous devez alors impérativement indiquer cette adresse en France dans le formulaire accessible depuis la rubrique « Besoin de nous contacter », dans le cadre « Comment puis-je créer mes identifiants pour accéder à mon espace particulier ? », en bas de page en cliquant sur Accès au formulaire.

    Vous ne disposez pas d’une adresse de contact en France. Pour ce cas, vous devez indiquer votre adresse à l’étranger dans un autre formulaire, spécifique aux non-résidents sans adresse de contact en France, et accessible depuis la page
    https://www.impots.gouv.fr/…/je-suis-non-resident-et-je-ne-…

    Le moratoire obtenu par les députés des Français de l’Etranger pour apaiser la colère des frontaliers, des fonctionnaires et des salariés expatriés, permet finalement d’apporter une flexibilité et permettra de préserver le pouvoir d’achats des familles. Les avantages dont disposés les expatriés fiscaux sont globalement maintenus..

    Mais quid de l’année prochaine, la réforme, comme celle des retraites , sera-t-elle abandonnée? 

     

  • L’enfer n’est jamais certain

    Les instituts de conjoncture économique revoient les uns après les autres leurs prévisions pour 2020 et 2021. Tous prédisent une récession sans précédent de l’économie mondiale suivie d’une reprise ne permettant pas de compenser les pertes de la crise. Le niveau élevé des incertitudes ne conduit pas les économistes à percevoir une rapide embellie. En prenant le parti d’une crise plus sévère qu’en 1929, l’idée d’un prompt rétablissement tel que la France l’avait connu au cours du troisième semestre 1968 après l’arrêt de l’économie au mois de mai de la même année n’est pas pour le moment retenu. Le stop économique mondial imposé par le confinement est une première ; les perturbations qu’il est susceptible de générer sont encore difficilement appréciables.

    Pour le FMI qui tient son Assemblée générale du 17 au 19 avril en visioconférence, l’économie mondiale devrait connaître en 2020 sa pire récession depuis la Grande dépression de 1929. Le PIB de l’économie mondiale devrait reculer de 3 %. Le recul serait de 6,1 pour les économies avancées. Le PIB se contracterait de 5,9 points pour les États-Unis, de 7,5 points pour la zone euro et de 6,5 pour le Royaume-Uni. L’Allemagne subirait une perte de 7 %, la France, de 7,2 % et l’Italie de 9,1 %.

    Preuve d’un véritable choc sans précédent, le commerce mondial devrait s’atrophier de plus de 10% quand la dette publique atteindrait de nouveaux sommets. La dette publique, dans les économies industrialisées, passerait de 105% du PIB en 2019 à 122 % cette année. Avec un déficit budgétaire de 15,4% du PIB, la dette publique des États-Unis pourrait s’élever à 131%. L’endettement de l’Italie devrait atteindre 155%, celui de la France 115% et celui de l’Espagne 113%. La dette publique de l’Allemagne passera de 59 à 68% du PIB.

    La reprise en 2021 ne compensera pas le choc de 2020

    Le FMI espère une nette reprise pour 2021, soit +5,8%, mais qui ne permettra pas de compenser toutes les pertes subies en 2020. La perte cumulée du PIB mondial sur 2020 et 2021 due au COVID-19 s’élèverait à 9 000 milliards de dollars, soit un chiffre supérieur aux économies du Japon et de l’Allemagne réunies.

    Si les confinements perduraient avec un endiguement partiel et fragile de l’épidémie, le FMI estime que la chute du PIB pourrait s’amplifier avec un risque possible d’enclenchement d’un réel cycle dépressif. Dans le scénario le plus sombre, le PIB pourrait se contracter en 2021 de 8 %.

    Pour le FMI, les États devront augmenter dans les prochains mois de manière substantielle les dépenses de santé pour permettre aux systèmes de soins de faire face à une résurgence de l’épidémie. Le FMI juge nécessaire de soutenir financièrement les populations. L’objectif est de préserver aussi bien que possible l’infrastructure économique et financière de la société. Il appuie les actions des banques centrales visant à assurer la liquidité de la sphère financière. Il reconnait que ces actions ont, pour le moment, empêché l’apparition d’une déflation à l’échelle mondiale.

    Eviter l’effondrement de certains États.

    Pour le FMI, la situation économique et financière de nombreux pays émergents et en voie de développement est très délicate. Ces pays sont fréquemment confrontés à des problèmes de gouvernance publique. Ils ne disposent pas de système de santé développés et n’ont pas une monnaie de réserve leur permettant d’accéder au marché de capitaux mondial. Le FMI appelle à l’instauration d’une solidarité internationale afin d’éviter l’effondrement de certains États.

    Ainsi, l’organisation internationale demande que les pays pauvres fortement endettés puissent bénéficier de moratoires et de restructurations.

    Elle réclame une amélioration des infrastructures de santé publique avec un échange d’informations renforcé et plus automatique sur les infections exceptionnelles, une mise en œuvre plus rapide et plus généralisée des tests, la constitution de stocks mondiaux de matériel de protection individuelle, et la mise en place de protocoles visant à lever toute restriction au commerce de biens essentiels.

    Dans les années 30, les États avaient opté pour des politiques non-coopératives qui avaient débouché sur des mesures protectionnistes. La mise en place de politiques de change inadaptées a entretenu la déflation. L’existence d’un réseau de banques centrales avec le FMI comme prêteur en dernier ressort constitue un atout dans le cadre de la crise actuelle. Le risque d’une remise en cause des institutions multilatérales, en particulier par Donald Trump, ne doit pas être négligé. Après son élection, il avait vertement reproché à la Présidente de la FED de l’époque, Janet Yellen, de prendre des initiatives internationales. Il a dénoncé à de multiples reprises le fonctionnement de l’Organisation Mondiale du Commerce et a décidé de suspendre la participation financière à l’Organisation Mondiale de la Santé.

  • Le Missouri attaque la Chine !

    Il ne s’agit pas d’une déclaration de guerre, heureusement, mais de bataille juridique. Ou symbolique. Encore qu’aux Etats-Unis, dés qu’il y a une procédure engagée, on ne sait jusqu’où elle peut aller.

    Nuisance à la santé publique et activités dangereuses

    Le Procureur de l’Etat du Missouri, Eric Schmitt, a porté plainte contre le gouvernement chinois, le Parti communiste et d’autres responsables et institutions chinoises pour avoir dissimulé l’ampleur de l’épidémie du Coronavirus. Les poursuites sont motivées pour des raisons de « nuisance à la santé publique » et d’ « activités anormalement dangereuses ». Le Procureur accuse les autorités chinoises d’avoir caché des informations essentielles, arrêté des lanceurs d’alerte, dissimulé la gravité de l’épidémie, ce qui a entrainé des « une pandémie mondiale inutile et évitable » et provoqué des « dommages économiques et humains irréparables ». Pour le Procureur, les autorités chinoises ont laissé se propager le virus, apparu début décembre à Wuhan, sans prendre les mesures qui auraient pu arrêter sa propagation.

    Le Procureur considère que ces fautes ont entrainé des pertes économiques se chiffrant à plusieurs milliards de dollars pour l’Etat du Missouri. Le Procureur demande donc des dommages et intérêts, sans en avoir précisé le montant.

    Au Missouri, 177 personnes sont mortes, jusqu’à présent, du fait du coronavirus et 5800 personne sont été testées positives.

    Un premier coup dans une guerre d’influence

    Cette plainte officielle s’inscrit dans un contexte de dénonciation de plus en plus sévère des autorités chinoises. Celles-ci ont été mises en cause directement par Donald Trump, ainsi que par beaucoup d’élus américains, mais aussi par le Premier ministre britannique par interim Dominic Raab, par Emmanuel Macron, la Chancelière Merkel, et les autorités australiennes.

    Tous disent qu’il faudra que Pékin répondent à certaines questions, que la Chine cache des informations, sans qu’aucun gouvernement ne soit allé aussi loin que les accusations éparses que l’on retrouve dans bien des messages plus ou moins complotistes : Le virus serait issu d’un laboratoire de recherche, il aurait été diffué à dessein ou par maladresse, la Chine exporte du matériel défectueux, les Chinois veulent ruiner les Occidentaux, rendre dépendants les pays d’Afrique, la Russie, l’Europe, etc…

    Derrière la pandémie, au delà de la crise économique se joue une bataille de communication et d’influence.

    La Chine se défend, à la fois des accusations, qu’elle juge infondées, et rétorque que les Occidentaux s’en prennent à elle pour cacher leur incapacité à combattre efficacement l’épidémie. A Paris, l’Ambassade chinoise  a comparé la construction d’un hôpital de 10.000 lits à Wuhan en une semaine et le montage d’un hôpital de campagne de 30 lits à Mulhouse en une semaine par l’armée. Une moquerie peu appréciée par le Quai d’Orsay. Les Chinois s’étonnent : Avoir confiné une ville de 10 millions d’habitants et une province entière, ce ne serait pas une alerte, plaident-ils ? Une façon de vanter l’efficacité – et la transparence -chinoise. Dissimulation et propagande, disent les autres.

    La plainte du Procureur Schmitt, au delà du caractère symbolique qu’elle peut avoir, risque d’en entrainer d’autres. En Australie, la Cour a rejeté une plainte déposée par un particulier contre le gouvernement chinois. Mais cette fois, il s’agit du Procureur de l’Etat. Cette plainte contre le gouvernement chinois ne fait que suivre les nombreuses autres plaintes de particuliers qui sont ou seront déposées contre les gouvernements et les élus dans le monde entier. Elle précède peut-être d’autres plaintes portées directement contre la Chine, par des particuliers, ou encore des Etats.

    Si seulement les conflits et les rivalités pouvaient se régler uniquement par le droit…

  • Des installations 5G incendiées aux Pays-Bas et en Belgique..suspectées de transmettre le coronavirus

    Une rumeur sur Internet voudrait que la 5G, dernière génération de téléphonie mobile, favorise le Covid-19. Des installations sont incendiées dans toute l’Europe. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Alors que des rumeurs circulant sur Internet font état d’un lien entre la 5G et le Covid-19, des antennes relais ont été incendiées aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni.

    Vers 23 h 30, samedi 18 avril, les pompiers de Pelt, tout au nord de la Belgique, ont été appelés pour un incendie. Un mât portant les antennes des opérateurs mobiles Proximus et Teletel était en flammes au stade. Un acte criminel : la clôture avait été découpée.

    « Une affaire de sécurité nationale »

    La police a vite fait le lien avec une série de feux similaires juste de l’autre côté de la frontière, à Nuenen, Vedhoven, Neerkant, Tilburg… Aux Pays-Bas quinze installations de téléphonie 5G ont brûlé depuis le début d’avril. Au Royaume-Uni, on dénombre une centaine d’incidents : une vingtaine d’antennes et armoires détruites, et des techniciens insultés lorsqu’ils venaient réparer. « C’est devenu une affaire de sécurité nationale. La police et l’antiterrorisme enquêtent », déclarait il y a quelques jours Nick Jefferey, le patron de Vodafone à Londres, à The Verge.

    Derrière cette épidémie, une rumeur : si les Chinois de Wuhan sont tombés comme des mouches, victimes du coronavirus, c’est parce que la 5G, particulièrement développée dans cette ville, aurait affaibli leurs défenses immunitaires. Le New York Times a repéré près de 500 groupes Facebook et des dizaines de comptes Twitter et Instagram qui propagent cette théorie conspirationniste. Théorie sans fondement scientifique, qui ignore superbement l’absence de la 5G dans des pays ravagés par l’épidémie, comme l’Iran.

    Les incendiaires d’antenne ne prennent pas plus le temps de vérifier. Le mât de téléphonie brûlé à Pelt ne portait que des relais 2G, 3G et 4G. Ce n’est pas une histoire uniquement belge, c’était aussi le cas de plusieurs installations de Vodafone cramées au Royaume-Uni.

  • Coronavirus: les naufragés français du confinement !

    Le coronavirus a bloqué la moitié de la planète en confinement. Si certains territoires comme la Chine, l’Allemagne et le Danemark, d’autres, France en tête, restent largement confinés avec l’impossibilité quasi-totale de voyager.

    La résidence de France à Cuba. Certains de nos compatriotes cherchent à retourner sur l’île

    Pour autant, de nombreux de nos compatriotes sont bloqués : soit en France sans possibilité de rentrer dans leur pays de résidence, soit en sens inverse, soit entre deux pays étrangers. Concernant ce dernier cas, nous avons par exemple reçu le témoignage de Robert*. Résidant, avec toute sa famille sur l’île de Cuba, ce Français de l’étranger était en Belgique quand les frontières se sont inexorablement fermées. C’était il y a plusieurs semaines, et il est toujours coincé outre-Quiévrain ! La situation peut devenir particulièrement délicate. Dans le cas de Robert, la question de son hébergement quand l’hôtel ou il résidait a fermé et alors que ses finances sont limitées s’est très rapidement posée.

    Si les autorités belges ont fourni leur assistance, ce qui n’est clairement pas possible dans tous les pays, c’est aussi le réseau diplomatique français, l’un des plus importants au monde, qui offre son assistance avec le programme SOS un toit pour héberger un Français bloqué dans le pays de résidence de nos compatriotes.

    400 français bloqués au Pérou

    Un dernier vol Lima-Paris est prévu le 22 avril

    Au Pérou, ce sont environ 400 Français qui seraient toujours bloqués sur place, espérant avec une certaine angoisse pouvoir être parmi ceux qui pourront embarquer dans le dernier vol à destination de l’Hexagone. Comme l’indique l’ambassade à Lima , Le dernier vol Air France « Lima-Paris » avant la fermeture de l’espace aérien péruvien aura lieu le 22 avril. Il est réservé en priorité aux nationaux et résidents français.

    Les personnes munies d’un billet sur ce vol seront attendues le 22 avril à 8h30 devant l’Alliance française (4595, Av. Arequipa – Miraflores). L’Ambassade de France organisera le transport des passagers vers l’aéroport.

    La complexité des déplacements transatlantiques

    La situation est identique dans de nombreux territoires : Rachel* et son époux qui vivent sur la côte est américaine et étaient partis passer deux mois dans leur résidence secondaire en France attendent toujours de trouver un vol pour les ramener. Si les Français résidents permanents ont l’autorisation de rentrer dans le territoire américain, le problème est comme partout dans le monde le même : peu ou pas de vols, des prix parfois exorbitants.

    La santé, enjeu crucial pour ceux bloqués à l’étranger

    L’hôpital St Nicolas de Lagos au Nigéria

    La situation peut devenir complexe quand cela touche également à la santé. Les parents de Véronique*, âgés, sont venus rendre visite à la famille de celle-ci, de France, direction l’Australie. Leur assurance ne couvrant pas le COVID-19 à l’international, il a fallu en urgence souscrire une assurance additionnelle. Le coût : plusieurs milliers d’Euros. Surtout, si ils ont finalement pu rentrer via une compagnie du golfe persique, cette situation a généré beaucoup de stress, et ce alors que cependant ils étaient dans un pays aux infrastructures de santé modernes et avec des membres de leur famille.

    C’est beaucoup plus complexe pour les personnes dans des pays moins développés. Laure* était en déplacement professionnelle au Nigéria. Malade, sans que sa vie soit en danger mais tout en nécessitant des soins, elle dû trouver en urgence à Lagos un hôpital capable de la traiter. Une situation particulièrement complexe dans cette mégapole de 20 millions d’habitants au système hospitalier notoirement défaillant. Si la situation a fini par se débloquer et que Laure est désormais en France, combien sont encore bloqués ?

     

    * les noms ont été changés pour des raisons de confidentialité. Vous êtes dans une situation comparable? N’hésitez pas à nous fournir votre témoignage en nous écrivant à [email protected]

  • L’offre de la Caisse des Français de l’Etranger covid19 ! Un délai de carence de 21 jours…

    La situation sanitaire est, à des degrés divers, fortement perturbée partout dans le monde du fait de la pandémie Covid-19. Les Français de l’Etranger sont confrontés au chômage, à la faillite, à l’absence de couverture sociale, ils se tournent, donc, vers la solidarité nationale qui a été promise à de nombreuses reprises…

    Quel que soit votre pays de résidence, si vous êtes exposés au virus Covid-19, vous pouvez être amené à faire face à de nombreuses dépenses de santé en lien avec ce virus. Consultations chez un médecin généraliste, hospitalisation, médicaments, analyses, test de dépistages… La Caisse des Français de l’étranger (organisme géré par les conseillers consulaires, financé sur fonds propre) lance l’offre Covid.19Expat Santé qui couvre exclusivement les frais de santé réalisés à l’étranger, liés au virus COVID-19, pour les expatriés et leurs ayants droits.

    Le contrat, qui couvre le client sur une période de 6 mois, est ouvert à la souscription du 8 avril au 1er juin 2020. A partir de 45 euros pour les jeunes, les prix s’envolent jusqu’à 300 euros pour les ainés..(pourtant 50% moins cher que les tarifs usuels). Cher pour une couverture dédiée à une seule maladie ? Oui et non ! En cas de complication, les soins de réanimation indispensables à la survie sont extrêmement onéreux…(jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros) et ce en particulier dans les pays sans couverture santé publique.

    21 jours de délai de carence

    Le véritable problème, ce sont les 21 jours de carence. Il est vrai, comme tout le monde le souligne, qu’un effort important a été apporté afin de réduire ce délai. Mais pour tous les Français dans des pays déjà touchés par le Covid-19, le risque est immédiat.. Pour ceux dans les rares pays encore épargnés, l’offre peut avoir du sens.

    Comme toujours le remboursement pouvant être effectuées exclusivement par Internet, le sénateur Jean-Yves Leconte (PS) demande à ce qu’on poursuive l’évolution de l’offre de la CFE en proposant une procédure « Fast track ».

    Une autre idée de l’élu, c’est de faciliter l’accès provisoire à la 3ème catégorie aidée pour les adhérents mis en difficulté par la crise (équivalent de la PUMA). Celle-ci pourrait être accordée dès le 2ème mois de difficultés financières, après étude rapide par le conseil consulaire compétent. 

    Une crise qui révèle les limites de la CFE

    Sans soutien financier d’exception, avec une équipe mobilisée mais en sous-effectif chronique, empêtrée dans des process d’un autre temps, la Caisse des Français de l’Etranger tente de répondre à l’urgence sanitaire…

  • L’UE aura besoin de 500 milliards d’euros supplémentaires pour se remettre de la crise sanitaire

    Face à la pandémie, Klaus Regling, le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), propose de doubler les 500 milliards d’euros de fonds de relance de l’économie européenne convenus il y a dix jours. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    L’Union européenne aura besoin d’au moins 500 milliards d’euros supplémentaires provenant de ses différentes institutions pour se remettre des conséquences du coronavirus, a déclaré Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro.

    Dans un entretien publié dimanche par le journal italien Corriere della Sera, le responsable du fonds d’urgence de la zone euro déclare que la manière la plus simple de réunir cette somme serait de passer par la Commission européenne et le budget de l’UE.

    « Repenser les fonds européens »

    Je dirais que, pour la deuxième phase, nous avons besoin d’encore 500 milliards d’euros de la part des institutions européennes, mais cela pourrait être davantage, poursuit Klaus Regling.

    À cet effet, nous devons discuter de nouveaux instruments avec un esprit ouvert, mais il s’agit aussi de faire appel à des institutions existantes parce que c’est plus facile, en particulier la Commission et le budget européen, ajoute-t-il.

    « Repenser les fonds européens peut largement contribuer au maintien de la cohésion au sein de l’Union européenne. » Klaus Regling

    Économie mondiale à l’arrêt

    Le 9 avril, les ministres des Finances de l’UE sont convenus d’un plan de soutien de 500 milliards d’euros pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du coronavirus, après des semaines de querelles qui ont souligné les douloureuses divisions au sein du bloc communautaire.

    L’Europe est particulièrement touchée par l’épidémie, qui a mis l’économie mondiale à l’arrêt, déplorant non loin de 60 % du total mondial des décès liés à la maladie, qui s’approche des 160 000, selon les dernières données Reuters.

    Les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir par visioconférence le 23 avril. Un compromis possible pourrait être trouvé dans le principe d’une Commission européenne empruntant sur le marché avec la garantie du budget européen à long terme.

  • Comment endiguer la désindustrialisation en France ?

    L’épidémie du COVID-19 a souligné la dépendance de la France pour un certain nombre de biens et d’équipements (médicaments, principes actifs, respirateurs, masques de protection, etc.). Cette situation concerne le secteur pharmaceutique qui constituait un des points forts de l’économie française. Cette dépendance n’est pas spécifique à notre pays. Pour des principes actifs ou des productions basiques (médicaments génériques, masques, etc.), le recours aux importations est ancien.

    En France, le poids de l’industrie a reculé fortement depuis le début du siècle. Ce recul s’est accéléré avec la crise financière. L’emploi manufacturier est passé en France de 15 à 9 % de la population active de 1995 à 2019 contre respectivement 22 et 17 % pour l’Allemagne. Pour l’ensemble de la zone euro (hors France), le recul est de 6 points comme pour la France mais la part des emplois industriels en 2019 est plus élevée (14 %). La valeur ajoutée de l’industrie française représente 10 % du PIB contre 20 % en Allemagne et 16 % pour la zone euro (hors France). Les capacités de production de l’industrie française sont étales depuis vingt ans. Elles sont même légèrement inférieures à leur niveau d’avant la crise de 2008.

    Identifier les causes du départ

    Depuis 2003, le solde commercial industriel de la France est négatif traduisant une perte de compétitivité structurelle. Depuis une vingtaine d’années, les investisseurs ont privilégié les secteurs des services et de l’immobilier jugés plus rentables que l’industrie. Cette dernière a souffert de marges faibles, contraintes par des coûts de production élevés et par l’impossibilité d’augmenter les prix en raison du positionnement en gamme moyenne de la production française. Depuis 2005, le coût salarial augmente plus vite que le prix de la valeur ajoutée. La dégradation de la compétitivité de l’industrie française s’est accélérée après l’instauration des 35 heures et cela malgré la mise en place de dispositifs de compensation. A partir de 2017, la réduction des charges sociales a amélioré la profitabilité des entreprises industrielles françaises qui se sont mises, par ailleurs, à renouer avec les créations d’emploi.

    Le positionnement en gamme moyenne de l’industrie française a conduit les entreprises à opter pour des délocalisations. Celles-ci visaient à conserver leurs positions sur leurs marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux clients au sein des pays émergents. Positionnée en haut de gamme, l’Allemagne a opté pour un mode de croissance différent. Les entreprises, souvent familiales et très liées à leur territoire d’origine, ont recours à des sous-traitants issus des pays émergents ou d’Europe centrale pour tous leurs biens intermédiaires. En revanche, l’assemblage est resté sur le territoire allemand.

    Le choix des services en France se justifie également par l’évolution des prix et de la demande. Le prix de valeur ajoutée des services a augmenté beaucoup plus vite que celui des produits industriels (+60 % de 1995 à 2019 pour les premiers, -8 % pour les seconds). Une population vieillissante et urbanisée privilégie les services aux biens industriels (loisirs, santé, tourisme, etc.).

    Deux options pour réindustrialiser

    Pour inverser la désindustrialisation, deux options existent. La première repose sur un interventionnisme plus important de l’État qui pourrait exiger des relocalisations. Ce dernier pourrait être plus directif pour tous les secteurs jugés stratégiques : la santé, l’informatique, l’électronique, etc. Par le passé, cette stratégie a été source de nombreuses désillusions. Les différents plans « calcul » n’ont pas permis l’émergence d’une informatique nationale. Que ce soit au niveau de la sidérurgie que ou des papetiers en passant par la machine-outil, l’intervention de l’État n’a pas été couronnée de succès.

    L’autre voie passe par l’investissement permettant un repositionnement de l’outil productif français. Pour cela, le niveau des prélèvements supportés par les entreprises devrait baisser. Les impôts payés par les entreprises françaises est supérieur de 7 points de PIB à ceux de l’Allemagne et de 5 points à ceux de la zone euro (hors France) (respectivement 17, 10 et 12 % du PIB). Les seuls impôts pesant sur la production atteignent en France 3,5 % du PIB contre 0,5 % en Allemagne et 1 % en zone euro (hors France).

  • L’Allemagne en avance pour le déconfinement

    L’Allemagne, pourtant touchée deux semaines après la France, entame son déconfinement, qui n’a jamais été strict, dés maintenant. Les études se multiplient pour comprendre pourquoi le coronavirus est moins meurtrier en Allemagne qu’en France, Belgique, Italie ou Espagne.

     

    On évoque un dépistage plus précoce et plus intense, le port du masque, le nombre de lits et d’appareils respiratoires. On rappelle que l’Allemagne ne dépense pas plus que la France pour la santé par rapport au nombre d’habitants, que les décisions n’y sont pas centralisées, qu’enfin le pays n’a jamais été totalement confiné. Résultat, la popularité d’Angela Merkel atteint près de 65%, un record. Discrétion, efficacité, c’est peut-être le miracle allemand, sans ausweis pour sortir faire les courses.

    Des tests en Allemagne en attente de traitement

    Avec plus de 1.700.000 tests, 135.000 cas positifs et 4500 décès, les hôpitaux allemands n’ont jamais été menacés de débordement. Le Ministre de la Santé a estimé que l’épidémie était désormais « sous contrôle ». Le taux d’infection, qui mesure le nombre moyen de personnes contaminées par un malade porteur du virus est descendu à 0.7, c’est-à-dire moins de 1, selon l’Institut fédéral Robert Koch. Ce qui signifie que le nombre de personnes contaminées est censé diminuer. Même si un rebond est possible.

    Le lundi 20 avril, des millions de commerçants de moins de 800 m² ont commencé à ouvrir leurs portes. Alimentation, librairies, concessionnaires  auto. Restent fermés coiffeurs, bars, restaurants, terrains de sport. Concerts et grands rassemblements sont suspendus jusqu’au 31 août. L’interdiction de regroupement de plus de deux personnes dans l’espace public reste prohibée.

    Ecoles et Lycées ne rouvriront cependant qu’à partir du 4 mai, sauf en Bavière, l’Etat le plus touché, où la rentrée se fera une semaine plus tard.

    L'Allemagne recommande le port de masques dans les transports et
    Transport en commune en Saxe

    Le port du masque n’est pas obligatoire, sauf dans le Land de Saxe, mais il est fortement conseillé. L’Allemagne s’est fixé comme objectif de produire 50 millions de masques par semaine, dont 10 millions de masques FFP2. L’économie est aussi à l’arrêt, en grande partie en raison des mesures de confinement, mais surtout à cause de l’interruption des échanges. Le PIB pourrait chuter de 5%, presque moitié moins qu’en France.

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