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  • Réseau scolaire à l’étranger : Où est la vérité ?

    Comme nous le rapportons dans nos colonnes depuis déjà plusieurs mois, la situation financière du réseau scolaire à l’étranger est au coeur de la crise du coronavirus chez les Français de l’Etranger.

    Alors que les témoignages d’Hanoi, de Dubai, de Washington, de New-York , etc… mais aussi d’institutions comme la Mission laïque française, se multiplient pour alerter les pouvoirs publics et la communauté sur le gouffre financier qui se creuse, le gouvernement par la voix de son secrétaire d’Etat Olivier Dussopt (Transfuge du PS chez LREM) affirme que tout va bien, il l’a dit à l’Assemblée nationale ce vendredi 17 avril !

    « Pour le moment, nous ne constatons pas de tension particulière dans le budget de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger – AEFE –, sans doute parce qu’il a fait l’objet d’un abondement de 25 millions d’euros dans la loi de finances initiale pour 2020 » a affirmé à l’Assemblée Nationale le 17 avril Olivier Dussopt.

    L’opposition, qui s’était déjà emparée du sujet, et en particulier les sénateurs, a rué dans les brancards. M. Leconte à gauche, comme M. Regnard pour les LR, se sont insurgés contre ses propos jugés en dehors de la réalité de terrain. M. Regnard, pourtant connu pour sa retenue, a meme publié une vidéos sur Facebook.

    Vidéo du Sénateur Damien Regnard

    Bercy et le Quai d’Orsay pas sur la même ligne

    La situation est si sereine que le gouvernement a retiré les amendement de Mme Cazebonne (députée des Français de la péninsule ibérique et de Monaco) et de Mme Genetet (députée des Français d’Asie) ! Face à l’ampleur de la crise qui touche les Français résidents dans des pays au fort potentiel touristique (Espagne, Viet Nam, etc.), les députées s’étaient mobilisées pour permettre une augmentation du budget global et des aides individuelles affectées aux familles  ! Bercy a décidé que non… 

    Mais le Quai d’Orsay a dit oui…  En effet, sous la pression du groupe socialiste à l’AFE et avec le soutien de Jean-Yves Le Drian, l’AEFE (l’agence qui gère une partie des établissements et coordonne l’ensemble du réseau), qui dépend, elle, du Ministère des affaires étrangères, a envoyé des consignes fortes pour réactiver les bourses avec les Conseils Consulaires  :

    • Ajustement de la bourse selon la situation post-covid de la famille si l’enfant est déjà bénéficiaire
    • Reprise des évaluations des familles non boursières et attribution d’une nouvelle bourse exceptionnelle pour régler le troisième trimestre

    Bercy invoque une sous-utilisation des crédits les années précédentes pour refuser l’augmentation de crédit ; Espérons que les réserves constituées seront suffisantes…

    Pas de solution globale pour le réseau

    Le gouvernement a donc décidé de nier le problème des financements des établissements scolaires à l’étranger. La grande majorité des structures ne sont pas gérées en direct par l’AEFE, elles sont de droits de privé et soumises donc aux lois du marché et aux obligations bancaires..  Le député Fredéric Petit rappelait le rôle de ces établissements dans la diplomatie d’influence française, et nous indiquait que des établissements en Allemagne ou en Hongrie ont reçu des aides des pays d’accueil.. Mais cette solution peut-elle être généralisable? Beaucoup en doute. Aux USA, au delà des établissement stars, les structures intermédiaires (plusieurs dizaines de 200 à 1500 élèves) risquent tout simplement la faillite.

    En début de crise du Covid-19, les députés de la majorité parlaient d’une voix pour réclamer une cellule de crise afin de gérer les situations financières à venir, les sénateurs, eux, proposaient la création d’un fonds de solidarité étendu pour les Français de l’Etranger, idée reprise chez les partisans de la France Insoumise en Amérique du Sud via une pétition, la solidarité était donc de mise et maintenir le lien entre les Français à l’étranger et la France semblait être une priorité.. Quelques milliards plus tard, la réalité du budget national semble s’imposer.. Sommes nous à l’aube d’un hiver pour l’influence française dans le monde ?

     

  • Les finances de l’UE insuffisantes pour soutenir largement les marchés agricoles

    Même s’il juge les demandes d’intervention sur le marché légitimes en raison de la pandémie de COVID-19, le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, a prévenu mercredi 15 avril que le budget actuel pour instaurer ces mesures était très limité.

    Le 15 avril, lors d’une réunion de la Commission de l’agriculture et du développement rural (AGRI), Janusz Wojciechowski a déclaré que des agriculteurs, des organisations agricoles et des États membres avaient appelé l’exécutif européen à mettre en œuvre aussi vite que possible des mesures pour aider les différents secteurs agroalimentaires à surmonter la crise sanitaire, dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).

    Plus spécifiquement, la pandémie a durement touché l’industrie laitière et certaines filières de production de viande. Le marché la floriculture est également presque à l’arrêt et l’agritourisme rencontre les mêmes difficultés que le reste du secteur touristique.

    Les mesures de soutien sont inscrites dans la réglementation de l’organisation commune des marchés agricoles (OCM), le filet de sécurité des agriculteurs en cas de crise du marché. L’OCM peut, par exemple, compenser la chute des prix.

    L’arsenal de moyens pour concrétiser ces dispositions comprend notamment l’intervention de l’État, l’aide au stockage privé, une possibilité de retrait et d’autres mesures exceptionnelles de soutien prévues par la PAC.

    « Ces attentes sont légitimes, et si la Commission possédait une bourse bien garnie, elle puiserait dedans sans attendre », a fait savoir le commissaire polonais aux eurodéputés.

    Il a toutefois ajouté qu’une telle somme d’argent n’était pas disponible dans le cadre financier actuel, comme rien ne laissait présager l’arrivée de la crise lorsque le budget a été adopté l’année dernière.

    Janusz Wojciechowski a par ailleurs précisé que les mesures d’intervention servaient normalement à régler des problèmes occasionnels qui touchaient un ou plusieurs marchés à la fois, mais que l’ampleur de la crise vécue aujourd’hui dépassait la capacité du budget actuel.

    « C’est pourquoi nous cherchons d’autres sources d’assistance », a indiqué le commissaire européen, en soulignant que l’absence de mesures d’intervention sur le marché ne signifie pas que les agriculteurs doivent se débrouiller seuls.

    Pas de dépendance unique à la PAC

    Selon Janusz Wojciechowski, il faudrait réfléchir à une manière d’utiliser efficacement l’argent disponible — plus précisément, en augmentant les aides publiques et en mettant à profit les ressources non utilisées du Fonds européen agricole pour le développement rural (Faeder), le second pilier de la PAC.

    « De mon point de vue, le fonds de développement rural devrait être utilisé dans toute la mesure du possible pour soutenir les agriculteurs pendant la crise, et devrait être transféré à cet effet ».

    Mais il a aussi souligné le fait que l’agriculture ne dépendait pas uniquement « de la PAC ou […] de mesures de soutien du marché très limitées ».

    À ce titre, la Commission a relevé le plafond des aides d’État à l’agriculture pour encourager le soutien public. Des programmes d’aide ont aussi été lancés partout en Europe.

    Janusz Wojciechowski a cependant essuyé les critiques de certains eurodéputés.

    Le coordinateur pour la politique agricole du Parti populaire européen (PPE), Herbert Dorfmann, trouve trop facile d’affirmer que le budget est insuffisant pour adopter des mesures. « Je ne pense pas qu’il s’agisse de la bonne approche », a-t-il indiqué.

    Le très expérimenté Paolo De Castro, coordinateur du groupe S&D, ajoute que la Commission pourrait aussi débloquer les fonds de gestion de crise prévus par l’OCM, qui s’élèvent à 478 millions d’euros.

    Janusz Wojciechowski a répondu que l’utilisation des fonds de réserve était synonyme, à terme, d’une baisse du budget pour les payements directs, l’argent « dont nos agriculteurs dépendent quotidiennement ».

    « Cela ne semble pas être une bonne tactique lors de la crise actuelle », a déclaré le commissaire européen.

    Selon lui, les États membres ont besoin de plusieurs mois pour appliquer toutes les mesures déjà adoptées, ce qui signifie que la majorité d’entre elles devraient s’inscrire dans le budget 2021.

    Pour cette raison, l’accord sur le prochain budget à long terme de l’UE revêt une importance capitale, afin de garantir des fonds suffisants pour la PAC qui permettront de prendre des mesures de soutien du marché adaptées aux crises.

    La pandémie a clairement montré à quel point il était crucial de constituer une réserve d’urgence pour venir en aide aux agriculteurs, sans pour autant affaiblir la sécurité alimentaire, a-t-il conclu.

  • Au delà de la valse des chiffres

    PIB en chute

    Avec la crise du coronavirus, la valse des chiffres économiques et financiers est de mise. En quelques jours, le déficit budgétaire est passé de 2 à 4, puis à 6, pour atteindre 9 %. Le recul du PIB s’est accéléré également pour atteindre 8 % contre 3 % il y a quelques jours. Avec une baisse de l’activité de 30 à 40 % et plus de 8 millions de Français en chômage partiel, ces chiffres sont assez logiques mais ne sont qu’une projection réalisée au milieu du mois d’avril. La suite de l’histoire dépendra de chacun d’entre-nous, des modalités du déconfinement et de la reprise.

    Aujourd’hui, plus qu’ailleurs, les Français s’en remettent, à l’État tout en étant extrêmement défiants à son égard. L’effort consenti par les pouvoirs publics pour atténuer économiquement et socialement la crise est important, près de 5 % du PIB, pour un pays déjà très endetté. Les dépenses publiques devraient atteindre 60,9 % du PIB en France, un record absolu au sein de l’OCDE.

    Cette socialisation de la création de valeur est l’expression d’une situation exceptionnelle, propre aux temps de guerre, de crise. Sa décrue passera par une augmentation de la production de biens et de services avec un reflux des dépenses d’assistance.

    De nombreuses années pour sortir de la crise

    Certains estiment que la situation de la France se rapproche de celle de 1945. Elle n’est pas assimilable dans les faits. À l’époque, des villes entières comme le Havre furent rasées et les capacités de production du pays en grande partie détruites. Le nombre de morts se compta en centaines de milliers. La France ne sortit réellement de l’économie de guerre que le 1er décembre 1949 avec la fin du rationnement alimentaire. La reconstruction exigea des efforts très importants. Le temps de travail annuel des salariés dépassait alors 2000 heures contre 1600 en 2018. Jusqu’en 1962, la France dépendit financièrement des subsides de Washington. Les stigmates matériels de la guerre ne furent réellement effacés que dans les années 1970, soit plus de 25 ans après la fin de la guerre.

    Nul ne souhaite que, une fois de plus, une génération soit nécessaire pour venir à bout des conséquences de l’épidémie du coronavirus. Nul ne souhaite que nous transmettions à nos enfants et petits-enfants le coût cette crise. Certains estiment qu’à la sortie de la crise, un nouveau monde sera possible, que les règles d’antan n’auront plus cours. D’autres pensent que les dettes pourront être annulées. Les crises sont des révélateurs de la santé des sociétés, de leurs capacités de résilience et de rebond. Depuis plusieurs années, le doute à l’encontre du progrès voire le rejet du travail minent les pays dits avancés.

    La compétition avec la Chine, la mondialisation, le digital ne sont pas perçus comme des défis, mais comme des menaces ou des plaies. La crise actuelle peut accentuer cette tendance et accélérer le recul de l’Occident sur fond de repli sur soi ou, au contraire, marquer un point de rupture et un « retour vers le futur » avec l’affirmation de ses valeurs.

  • Demain la fête !

    Demain la fête. L’argent gratuit. Enfin ! On croyait que le coronavirus avait réalisé le rêve de Greta Grunberg : décroissance, arrêt des usines, paralysie des échanges, c’était voir à court terme. Le Coronavirus 19 a accompli ce que les Marxistes les plus idéalistes avaient en vain dessiné dans leurs écrits confus : Pour se sauver, le capitalisme, pris dans ses contradictions, se précipite dans l’appropriation par la Collectivité de tous les moyens de production.

    Le vrai propriétaire des banques, des sociétés, ce sont les Banques centrales. Ces émanations de la puissance publique ont inventé l’argent gratuit, le crédit illimité. La quasi-totalité des salaires est payé par l’Etat. Les chiffres d’affaire réglés, compensés, alimentés –ou non– par l’Etat. Les patrons peuvent faire les intéressants, ils savent qui est le Big boss. Tous se taisent et attendent la manne des crédits. La dépense publique atteindra en France plus de 65% du PIB. C’était 32% sous De Gaulle, 50% sous Mitterrand. Seul le Royaume des Iles Tuvalu, un paradis qui s’enfonce lentement dans le Pacifique, fait mieux. Serait-ce le socialisme réel ?

    Il y a évidemment quelques légers biais dans l’application de la doctrine. Déjà, les libertés publiques, à commencer par celle d’aller et de venir, sont « protégées » par une surveillance collective et personnelle. Voisins, gendarmes et hélicoptères surveillent les joggeurs. Ensuite, le centre du monde n’est pas le Soviet suprême, ni même le Bureau politique du PCC à Pékin, mais la Réserve fédérale américaine : elle est devenue le préteur en dernier ressort des banques mondiales. Et les Banques centrales prêtent aux banques commerciales, aux Etats, lancent des crédits quasiment illimités pour que les économies ne s’effondrent pas.

    Hier on vous disait qu’il fallait économiser, équilibrer, restreindre les dépenses, oubliez tout cela. Les gouvernements peuvent vous proposer d’aller sur la lune, c’est à crédit.

    Seconde entorse au « demain on rasera gratis » : ce ne sera pas pour tous les pays. Pas pour les pays trop pauvres. La Réserve fédérale américaine peut garantir les pays à peu près solides, comme les pays européens, et quelques autres. Mais certains seront oubliés. Il y a déjà 80 pays qui, comme l’Argentine hier, ne pourront pas honorer leurs dettes.

    Le Club de Paris – club des pays prêteurs – vient d’annuler une partie de la dette des pays africains. Avec l’approbation pressée du FMI. Personne n’a jamais vu le FMI aussi allant : Le défaut de paiement guette, une cascade de défaut de pays. Selon l’OIT, Organisation Internationale du Travail, cela concerne, environ, un milliard et deux cent cinquante millions de travailleurs. Rien que çà : 1.250 millions de personnes au chômage. Surtout dans les Etats fragiles.

    L’Europe tiendra parce que la moitié de l’Europe, celle des pays du nord, globalement, a du répondant. Quant aux pays du sud, France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, elles ont désormais le droit de dépenser sans limite. Le crédit à crédit est inventé. Les taux d’intérêt négatifs sont installés. La masse monétaire créée par les banques centrales gonfle facticement les actifs, ce qui permet d’emprunter. Et de recommencer. De même que l’inflation s’était autoalimentée, la désinflation s’autoalimente.

    Certains esprits archaïques contestent le succès surprenant de cette Nouvelle Théorie Monétaire, avancée depuis quelques temps par la gauche de la gauche américaine, celle qui a porté Bernie Sanders. Ils n’ont rien compris : la question n’est pas de savoir si la théorie est juste, elle est nécessaire.

    Le patron de la Bundesbank a beau rappelé « les règles », la BCE a mis sur la table, pour commencer, 1000 milliards. A-t-on déjà vu pauvres ou riches refuser l’argent qu’on leur demandait de dépenser ? Les gouvernements vont devoir secourir les plus démunis, soit par des primes et des allocations sociales, soit par des politiques d’investissements et de grands travaux. Ceux qui ne pourront pas le faire affronteront une crise à laquelle ils ne résisteront pas.

    Dans les pays européens, il serait suicidaire (pour la France) que les uns investissent dans l’économie du futur et les autres dans les allocations de subsistance. Car le divorce viendrait vite.

    Dans les pays pauvres, à la monnaie incertaine, sans Etat providence, la situation sociale sera explosive. Ceux qui seront au pouvoir n’auront d’autre moyen que de s’y maintenir par la force.

    Restent quelques questions majeures. La première est celle du rôle de l’Etat. Même s’il est probable que le premier effet d’une crise est un changement de dirigeants, le pouvoir de l’Etat, quel qu’il soit, sera renforcé. Or une capacité de dépense sans limite génère une logique de clientélisme et de lobbies plus souvent qu’une logique d’investissements. Et l’autoritarisme avec. Et l’arbitraire. A grand pouvoir, grands contrôles. Les Etats démocratiques doivent renforcer leurs pouvoirs de contrôle.

    La deuxième est économique. A la fin, comment se résout un système monétaire qui ne repose plus sur rien ? A force de liquidités, l’inflation peut-elle renaître, les taux d’intérêt remonter, la banqueroute s’imposer, sinon demain, après demain ? Et puis qui décidera, in fine ? Ceux qui dépensent ou ceux qui financent ?

    La troisième question est géopolitique : le centre du monde s’est vraiment recentré sur Washington. C’est mieux que Moscou ou Pékin. Mais est ce vraiment rassurant ?

  • One world – Together at home – Retrouvez le show, le concert, les meilleurs extraits – VIDEO

    Global Citizen et Lady Gaga

    La plateforme d’action sociale Global Citizen organisait ce samedi soir une émission en direct en partenariat avec Lady Gaga pour soutenir le personnel de soin et le travail de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce concert caritatif « One World : Together At Home » avait lieu au profit du fonds « Covid-19 Response Solidarity Fund » mis en place par l’OMS. Y apparaissaient des experts de premier plan en matière de santé mondiale ainsi que des artistes et comédiens du monde entier.

    Le spectacle de 8 heures était divisé en deux parties :

    –  Le pré-show, avec de nombreux artistes du monde entier et des reportages et images tournées auprès du personnel soignant, avait débuté samedi à 20 heures (CET). Il a duré 6 heures, jusqu’à 2 heures du matin. Cette première partie n’était diffusée que sur le Web dont sur la chaine Instagram Brut en France qui nous a donné son accord pour la diffusion de son flux.

    –  Le show principal, d’une durée de 2 heures et avec les plus grandes stars, a lui débuté à 2 heures du matin pour se terminer vers 4 heures en Belgique. Il était diffusé sur le Web et aussi sur de nombreuses chaînes de télévision, dont MediaCorp 5 à Singapour qui nous a donné l’autorisation de rediffuser son flux.

    Elton John, Stevie Wonder, Billie EIlish, Alanis Morissette, John Legend, Jennifer Lopez, Paul McCartney, Chris Martin (Coldplay), Andrea Boccelli, Taylor Swift, Pharell Williams, Lizzo, les Rolling Stones, Céline Dion, Christine and the Queens, Angèle.

    Au menu : des apparitions d’artistes et des performances signées par de grands noms de la musique comme Elton John, Stevie Wonder, Billie EIlish, Alanis Morissette, John Legend, Jennifer Lopez, Paul McCartney, Chris Martin (Coldplay), Andrea Boccelli, Taylor Swift, Pharell Williams, Lizzo, les Rolling Stones, etc. Trois artistes francophones se joignaient au show, Céline Dion (Canada), Christine and the Queens (France) et Angèle (Belgique). Toutes ces personnalités se produisaient depuis leur lieu de confinement.

    2 Vidéos – L’émission complète ou le concert

    Le show de 8 heures avec la chaine Instagram : Brut

    Le concert de 2 heures avec la chaine TV : Mediacorp 5

    Les meilleurs extraits :

    Céline Dion, Andrea Bocelli, Lady Gaga, Lang Lang / «The Prayer»

    Rolling Stones ont ainsi joué, chacun depuis son salon, leur tube « You can’t always get what you want »

    Stevie Wonder / «Lean On Me » & « Love’s In Need of Love Today»

    Lady Gaga / « Smile »

    Paul McCartney / « Lady Madonna »

    Elton John / « I’m Still Standing »

    John Legend & Sam Smith / « Stand By Me »

  • Youtube et LionsGate vous offrent le cinéma chaque vendredi soir !

    Le studio américain Lionsgate diffusera un film gratuitement sur la plateforme, chaque vendredi.

    Dans le cadre des Lionsgate Live ! A Night at the Movies, qui a pour objectif d’honorer l’expérience des salles de cinéma, le studio américain Lionsgate diffusera gratuitement 4 de ses films sur Youtube. L’événement sera présenté par l’actrice Jamie Lee Curtis, qui partagera ses propres souvenirs de cinéma aux côtés de célèbres Youtubeurs. Ce vendredi 17 avril a été diffusé Hunger Games.

    Pour l’instant, prévu jusqu’au 8 mai :

    24 avril : Dirty Dancing

    1er mai : La La Land

    8 mai : John Wick

    Une initiative caritative

    Le studio, qui met à disposition cette initiative gratuitement, fera un premier don à la Will Rogers Motion Picture Pioneers Foundation, une organisation qui soutient les travailleurs les plus précaires de l’industrie cinématographique touchés par le Covid-19. Tous les téléspectateurs sont bien évidemment encouragés à participer à la donation, rapporte Variety.

  • 2 Françaises arrêtées en Israel pour escroquerie sur les masques en France

    Agées de 37 et 70 ans et appartenant à une même famille, elles ont été interpellées mardi à Netanya !

    Deux Françaises, suspectées d’escroquerie à la vente de masques de protection FFP2 à des sociétés en France, ont été arrêtées cette semaine en Israël, a annoncé vendredi le procureur de la République de Rennes.

    Elles sont « suspectées d’être à l’origine d’une escroquerie à la vente de masques FFP2 et de gel hydroalcoolique sur le territoire français », indique le procureur Philippe Astruc dans un communiqué.

    Lors de leur arrestation, elles étaient « en possession du téléphone servant à démarcher en France (des) entreprises ciblées pour leur possible besoin en masques, en cette période de pandémie au Covid-19 », précise le procureur.

    Une information judiciaire a été ouverte mercredi « des chefs d’escroqueries et tentatives d’escroquerie en bande organisée ; blanchiment et association de malfaiteurs », a indiqué le procureur rennais.

    « Les auditions des personnes mises en cause par les services israéliens sont actuellement en cours », ajoute le procureur.

    Une société pharmaceutique, Kolmi Hopen, avait remarqué le 7 avril que de « multiples dirigeants de sociétés françaises et étrangères lui adressaient des demandes de devis à la suite d’un démarchage commercial qu’elle n’avait jamais effectué ».

    « Des individus adressaient en réalité des propositions de vente de masques (de type FFP2) » et utilisaient « une adresse mail légèrement contrefaite », selon le procureur.

  • Haro sur l’Allemagne, vive l’Allemagne.

    Ils sont agaçants ces Allemands. Virus en deçà du Rhin, déconfinement au-delà. A Mulhouse, le virus a durement frappé. A Fribourg, à peine. Ici on cherche des lits, là on en propose. Pareil pour les tests, les masques. Les Allemands, qui n’ont jamais complètement mis le pays à l’arrêt, envisagent déjà le retour à la normale.

    Le choc du virus

    C’est déjà désagréable de subir le choc du virus, les décomptes morbides, le confinement, les informations inutiles, les séries américaines, s’il faut en plus admirer les voisins se pavaner en bonne santé dans des rues propres, il y a de quoi porter atteinte à l’amitié franco-allemande. Ils mériteraient qu’on les envahisse. Avec un peu de chance, ils nous régleraient le conflit en six jours et la crise du virus en deux mois.

    On a même vu des Allemands insulter des Français, les accusant d’apporter le virus. Une honte. Puisqu’on vous dit qu’il est chinois ! Heureusement, le Président allemand y a mis bon ordre et s’est excusé pour eux. Il sait, lui, qu’à la fin, les Français sont les plus malins, qu’ils finissent toujours parmi les gagnants. C’est cela avoir le sens de l’histoire.

    Comment ne pas se rappeler le célèbre « l’Allemagne paiera », de l’Entre-deux-guerres ? Soit, l’Allemagne n’a jamais payé. Ni ses indemnités de guerre, ni ses dettes. Ce que rappellent insolemment les Grecs. Elle n’en avait pas les moyens. Voilà la ruse de l’histoire : Maintenant, elle va payer. Elle paie déjà.

    Europe molle face à Europe riche

    D’un coté, des pays endettés, à la croissance molle, et au chômage élevé : Italie, Espagne, France, pays les plus fortement touchés par le coronavirus. De l’autre, des pays avec un excédent budgétaire, vertueux, et une croissance régulière qui fait d’eux les Européens plus riches par habitant : Néerlandais, Finlandais, Danois, Allemands. Arrive la crise sanitaire. Grâce à l’Euro, Espagne et Italie peuvent toujours emprunter. La France aussi. Mais çà ne suffit pas. Il faut être sûr et certain qu’ils pourront continuer à le faire. C’est pourquoi ils demandent une sorte de garantie mutuelle, sans condition, sans limite. Evidemment, c’est contre toutes les traditions, toutes les règles, contre tout bon sens. Ce serait donner sa carte bleue à un cousin accro au jeu (là, en l’occurrence, la dépense publique). Mais dans un tremblement de terre à -8% de croissance, emprunte-t-on l’itinéraire recommandé ?

    On négocie pendant trois jours et trois nuits, personne n’est d’accord, mais la Banque Centrale Européenne a ouvert les vannes. Comment faire autrement ? Si l’Italie coule, -et elle coule- si la France coule, l’Allemagne aussi coulera. On ne parle même pas des petits, Finlandais et Néerlandais qui jouent les riches :   Toute l’Europe coulera. L’Allemagne fait de la résistance, -un peu- parce que la Chancelière a vu naître une opposition antieuropéenne: l’AFD. Il faut bien qu’elle montre aux retraités allemands, qu’elle défend leur épargne, rognée par des taux d’intérêt négatifs. Mais sur le fond, elle sait : elle est d’accord. L’Allemagne ne peut pas rester riche toute seule. D’ailleurs elle ne le sera pas, son PIB aussi plonge. Donc, d’une façon ou l’autre, l’Allemagne paiera. Autant le faire volontairement. Et utilement. Parce qu’une crise générale serait vite irrattrapable.

    L’Europe doit protéger

    Voici la revanche, comme une politesse rendue, de l’art de vivre du sud, latin, catholique, pauvre et dépensier, face au rigorisme des pays du nord, protestants, riches et économes. La France, était jusqu’à présent au point d’équilibre. Avec un sens de la justice digne du roi Salomon, conformément à sa tradition de générosité universelle et à l’état de ses finances publiques, elle a pris la tête du mouvement du crédit mutualisé qui n’est que le sens de l’histoire.  Donnez des Euros aux Européens qui en manquent, dit elle. Emmanuel Macron l’a expliqué dans le Financial Times, pour que le monde de la finance internationale comprenne bien les enjeux de l’avenir. Il a dit : si vous ne voulez pas des populistes antieuropéens, il faut montrer que l’Europe protège. Et paie. Sinon ce sera plus cher. L’argent ou le chaos.

    Les pays d’Europe centrale peuvent en prendre de la graine, eux qui croient toujours que les Américains les protégeront des Russes. La Bulgarie a compris le message : ils veulent vite adhérer à l’Euro. Tant pis pour les Britanniques, ils peuvent aller se rhabiller, si les Indiens leur prêtent une chemise. L’Europe, c’est l’Allemagne et la France : mariés pour le meilleur et pour le pire, « quoiqu’il en coûte ». Et l’Allemagne est solide, la France généreuse. Un beau couple. On accepte les excuses, mais il ne faudrait pas que les vexations se renouvellent, sinon on pourrait sévir : on dépensera encore plus. L’Allemagne paiera, n’est ce pas ?

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