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  • Yoga online et autres stratégies de détente en ligne pendant le confinement !

    Bloqué(e) à la maison, une main sur le portable pour le travail, une autre en mode enseignement à distance pour les enfants ? Chez Dubaimadame, comme chez vous, nous ne connaissons que trop bien cette situation depuis quelques semaines. Nous savons qu’il n’est pas toujours facile en ces jours d’incertitude sanitaire et économique de rester positif et productif. 

    Dans un esprit d’entraide et de verre « à moitié plein », nous avons sélectionné quelques professeurs spécialisés en yoga, méditation, respiration ou encore en Pilates pour vous revigorer tout en vous apaisant !

    De nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits du mouvement et de la méditation à la fois sur le bien-être et sur la performance.

    Alors si l’énergie vous manque, que vous n’avez pas le moral ou que vous avez appris une mauvaise nouvelle, nous vous invitons à essayer sans attendre l’un des cours listés ci-dessous !

    LES PROFESSEURS DUBAÏOTES QUI NOUS MOTIVENT ET NOUS CALMENT EN DIRECT

    • Dina 

    Avec Dina, on entre dans une sorte de « méditation du mouvement ». Son enseignement du yoga vinyasa assez physique – reste tout de même accessible – n’a de conventionnel que l’idée de flux ! Un monde à part qui motive physiquement et ressource mentalement.

    Prochain live gratuit sur Instagram : Mardi 7 avril à 10h30
    Classes payantes sur Zoom pour Urban Yoga 
    • Lisa 

    Si vous avez toujours ressenti une barrière à l’idée de vous initier à la méditation, pourquoi ne pas tester une option de relaxation plus « sonore » ? Lisa conduit tous les mercredis et samedis soir à 20h un live d’une heure sur Instagram avec des « singing bowls ». Des échos sans chichis qui nous parent d’une aura de stabilité en période d’impermanence. Tout un programme !

    Prochain live gratuit sur Instagram : Mercredi 7 avril à 20h
    • Vanessa 

    Un yoga vinyasa assez classique, un yin yoga lumineux, pourquoi pas ? Surtout si temps de pose et temps de flux se mêlent idéalement pour reconstruire un semblant de vie normale. Essayez ! Grâce à la technique et le sourire radieux de Vanessa, vous retrouverez élan et énergie !

    Prochain live gratuit sur Instagram : Lundi 6 Avril à 18h 

    Classes payantes sur Zoom (contact sur Instagram pour s’enregistrer)

    • Claire 
    Claire, la maître du yin yoga et du yoga nidra à Dubaï est une femme inspirée, inspirante, et à la voix plus qu’apaisante. Des techniques pour « nettoyer » les énergies des espaces dans lesquels nous sommes confinés. Claire propose également des classes gratuites de Yoga Nidra sur YouTube.  N’hésitez pas à entrer dans un espace où détente musculaire profonde rime avec abandon.
    Classes payantes sur Zoom avec le studio Zen Yoga 
    • Ketija

    Les cours de Pilates de Ketija sont peut-être simples en substance mais ils n’en demeurent pas moins vigoureux de l’extérieur et relaxants de l’intérieur. Une sérénité communicative et un joli sourire pour des abdos solides. De quoi patienter avant la reprise des cours en studio !

    • Allie

    Cette ambassadrice Lululemon à l’énergie débordante nous invite à pratiquer un yoga tonique et à faire l’expérience de ses classes de « Self Myofascial Release » (SMR). Le SMR est une pratique de détente des « nœuds musculaires » qui agit sur le système nerveux et réduit le stress de façon significative. A essayer !

    Classes payantes sur Zoom par le biais de Core 8
    • Marianne

    Allier renforcement musculaire et respiration, voilà une façon idéale de se recentrer tout en évitant de faire les frais du temps passé à cuisiner avec les enfants ! La pratique du Pilates de Marianne, notre prof francophone, mélange de manière équilibrée abdominaux et techniques de relaxation issues du yoga et de la méditation en cette période mouvementée.

    Exercices simples de respiration pour calmer le système nerveux
    Cours payant sur Zoom en français tous les dimanches à 12h30 : Pour vous inscrire envoyez un email à [email protected]

    QUELQUES TUTORIELS FRANÇAIS SUR YOUTUBE 

    Les méditations de Frédéric Lenoir sont quasi poétiques et offre une dimension prononcée d’union de l’individu au collectif. Un peu de douceur et d’espoir dans ce monde confiné !

    Entrons dans la « bulle de sérénité » de Cédric Michel où des méditations sont proposées en fonction de son niveau :  une minute pour les novices ou trente minutes pour les plus avancés. Méditation du matin, méditation du soir, pour calmer l’anxiété ou encore pour se recentrer avec bienveillance, une chaîne complète qui offre également des séances de yoga nidra.

    Cette chaîne modeste propose des formats idéaux pour ceux manquant de temps ou ceux qui débutent (10 à 25 minutes). Cécile guide les auditeurs avec calme et simplicité. Une bonne introduction aux différents types de yoga.

    Une instruction parfaite et les mots justes pour nous guider vers ces petits riens qui transforment la connexion corps-esprit. Cette chaîne regorge de classes simples mais guidées avec brio. Ingrid propose également, tous les deux jours, à une séance spéciale confinement !

    Les live Instagram : Quesako ?

    Vous l’aurez compris, la communauté du bien-être est extrêmement active sur Instagram. Pour profiter au maximum des classes gratuites proposées sur ce réseau social en live il vous faudra (si cela n’est pas déjà fait !) créer un profil sur Instagram puis vous abonner aux comptes des enseignants qui proposent ces classes.

    Une fois ces deux démarches effectuées, vous recevrez sur sur votre smartphone une notification lorsqu’un des professeurs,que vous suivez, débute une vidéo en direct.

    Bonne pratique à vous !

    Un article publié sur le site de notre partenaire Dubai Madame dirigée par Vanessa Bokanowski, psychologue, exerçant au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city) 

  • La Commission entend rapatrier la production de médicaments en Europe

    L’UE doit trouver des moyens de relancer la production de médicaments et de substances pharmaceutiques en Europe pour éviter que la pénurie actuelle ne se répète, affirme Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la santé.

    « Il est désormais tout à fait clair que nous devons répondre à la nécessité d’augmenter la production de médicaments et le niveau d’innovation au sein de l’UE », a affirmé Stella Kyriakides le 22 avril, lors d’une réunion avec les membres de la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen.

    La commissaire d’origine chypriote a déclaré que l’exécutif européen inclurait cette proposition à sa stratégie pharmaceutique, qui doit être publiée à la fin de cette année.

    Dans une lettre cosignée par Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, Stella Kyriakides appelle l’industrie pharmaceutique européenne à augmenter la production de médicaments vitaux à l’issue de la pandémie de COVID-19.

    Certaines mesures protectionnistes instaurées par des pays tiers, comme les interdictions d’exportations de médicaments essentiels pour soigner le coronavirus, aggravent le problème d’approvisionnement au sein de l’UE.

    La cheffe de la santé a expliqué qu’en plein cœur de la crise, la Commission avait dû emprunter la voie diplomatique pour demander aux autorités indiennes de lever l’interdiction d’exportation du paracétamol et de douze autres substances actives.

    De nos jours, les chaînes d’approvisionnement s’étendent sur plusieurs continents. Les entreprises pharmaceutiques européennes font fabriquer leurs produits en Inde et achètent à la Chine 70 % des substances actives qui entrent dans la composition des médicaments.

    Certains États membres constituent aussi leurs propres réserves et imposent des interdictions d’exportation, une situation qui met en péril l’approvisionnement en médicaments essentiels contre le coronavirus dans toute l’Europe.

    Le 8 avril, la Commission a publié des orientations pour un approvisionnement optimal et rationnel en médicaments, afin d’éviter toute pénurie au cours de la pandémie de COVID-19 et de préserver l’intégrité du marché unique.

    Stella Kyriakides a assuré aux législateurs qu’elle surveillait de près la situation, et a souligné que l’exécutif européen avait appelé les États membres à lever leurs interdictions d’exportations à plusieurs reprises — quinze lettres leur ont été adressées à ce jour.

    Les pouvoirs de l’UE dans le domaine de la santé

    Le coronavirus a changé la vie de tous, et redessine l’avenir de l’UE de bien des façons, a affirmé la commissaire à la santé.

    « Le COVID-19 sera parmi nous pendant longtemps et je veux que cela soit clair : nous devons apprendre à vivre avec jusqu’à ce que des vaccins et des traitements efficaces soient trouvés et commercialisés », a-t-elle prévenu.

    Elle a mis en évidence les limites du pouvoir de la Commission en matière de santé publique, une compétence qui relève pour l’essentiel des États membres.

    « J’ai déjà donné mon avis : nous avons davantage besoin de l’UE quand la santé publique est en jeu. Et j’espère que nous engagerons cette discussion à l’avenir », a indiqué Stella Kyriakides.

    Le soutien aux systèmes de santé et la capacité d’adaptation de ceux-ci constitueront aussi un point important de la nouvelle proposition de cadre financier pluriannuel (CFP), que la Commission présentera le 29 avril.

    « Nous devons nous assurer que si nous sommes confrontés à une nouvelle pandémie, nous serons capables d’y faire face », a déclaré la commissaire européenne, mettant en lumière l’importance nouvelle de la santé au sein du budget de l’UE.

    Les mesures strictes de confinement instaurées à travers l’Europe ont ralenti la propagation du virus et ont aidé à lisser la courbe, ce qui démontre l’utilité de ces restrictions, a-t-elle souligné.

    Bien que les nouvelles aient parfois été rassurantes ces deux dernières semaines, l’Europe fait face à une nouvelle étape de la pandémie et doit par conséquent « planifier soigneusement ses actions pour les jours à venir », a ajouté Stella Kyriakides.

    Comme le bon déroulement du déconfinement à venir repose sur la coordination entre les États membres, la Commission a présenté une feuille de route à ce sujet le 15 avril dernier.

    La Chypriote a qualifié cette feuille de route de « document évolutif », car la pandémie poursuit son développement et l’UE en est à expérimenter des solutions pour l’avenir. Elle a par conséquent invité les États membres à continuer à communiquer entre eux.

    Stella Kyriakides a également indiqué que les pays de l’UE avaient manqué de coordination quand la menace du COVID-19 n’était pas encore concrète, mais que récemment, la Commission avait été témoin de nombreux élans de solidarité.

    « Je pense que personne n’était en mesure d’imaginer l’impact énorme que [le coronavirus] aurait sur la vie quotidienne », a-t-elle déclaré.

    Elle a rappelé que la première procédure d’achat groupé en matériel de protection effectuée fin janvier par la Commission n’avait guère suscité l’intérêt des États membres, dont bon nombre ne recensait alors aucun cas de COVID-19.

    « Dès le début, j’ai appelé les États membres à la solidarité et à la coordination ; il est tout à fait clair que personne ne peut gérer [la crise sanitaire] seul », a-t-elle conclu.

  • Fin de partie pour l’aide nationale aux Français de l’Etranger ?

    lors de la Commission Mixte paritaire des deux assemblées françaises, les deux amendements adoptés au Sénat ont été supprimés par la majorité LREM.

    Ainsi, sur près de 40 milliards d’euros supplémentaires d’aides pour nos compatriotes de France et d’outre-mer, on refuse d’accorder 45 millions d’euros aux Français de l’étranger.

    Au-delà du sentiment de rejet, c’est l’idée de toujours voir reléguer au second plan les préoccupations de 3,4 millions de Français qui parait difficile à comprendre pour les sénateurs.

    L’image contient peut-être : 1 personneD’un revers de main, les avancées du Senat acquises par la mobilisation de 70 sénateurs dont des élus attachés à la majorité, ont été balayés par les députés de la majorité. Suite logique d’un discours niant la réalité du terrain, dès vendredi 17 avril, par la voix d’Olivier Dussopt(Transfuge du PS chez LREM), secrétaire d’Etat, affirmait déjà que la situation des établissements AEFE était sereine.  Les amendements adoptés au Sénat ne seront donc même pas proposés à l’Assemblée Nationale. Ils rejoignent ceux des députées Genetet et Cazebonne qui avaient aussi déposé des amendements pour soutenir les expatriés, amendements retirés à la demande du gouvernement, provoquant un certain embarras parmi les 10 députés des Français de l’Etranger issus de LREM (su 11, le dernier étant UDI).

    Au delà, des problèmes liés à la scolarité, ce plan avait l’ambition de porter assistance aux nombreux français en difficulté dans le monde suite à la chute drastique des activités économiques et touristiques en particulier.

    La mobilisation continue.. Les Français de l’Etranger ont besoin d’un soutien comme toute la diplomatie d’influence et alors que la majorité s’y refuse, le Quai d’Orsay lui prépare un plan qu’on annonce imminent. C’est donc un feuilleton qui s’ouvre..

  • Les pistes privilégiées par la France pour le déconfinement

    Des annonces définitives devraient être faites en début de semaine prochaine..

  • Dubaï à l’heure du Covid-19 : entre incertitude et crise identitaire.

    Depuis quelques jours, les autorités de Dubaï nous ont annoncé une période de confinement total. L’émirat est officiellement coupé du monde extérieur. Cette annonce a ravivé un sentiment d’anxiété chez les expatriés déjà bien présent depuis le début de la crise. Elle peut nous plonger dans l’incertitude et la peur du chaos. Tout le quotidien est bouleversé avec l’impossibilité de se projeter.  les projets sont en suspens et ils ne peuvent plus, pour le moment, regarder vers l’avenir pour nous rassurer. 

    Un article publié sur le site de notre partenaire Dubai Madame et écrit par Vanessa Bokanowski, psychologue, exerçant au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city) 

    L’expatriation

    L’expatriation, que l’on soit seul(e) ou en famille, vient souvent bouleverser notre sentiment d’appartenance. Nous avons pour la plupart quitté notre famille d’origine, nos amis les plus proches, pour la promesse d’un avenir meilleur. Cet avenir est en soi porteur d’un sacrifice. Afin de pallier ce manque de repères, l’expatrié(e) cherche une reconnaissance plus importante dans le monde extérieur, une validation professionnelle et sociale qui doit compenser le manque laissé par le fait d’être loin des siens et de ses souvenirs.
    Pour les familles, il est important que les enfants puissent évoluer dans un environnement propice. La perte de repères à Dubai est compensée par la possibilité de multiples activités extérieures dans un environnement serein et ensoleillé.
    L’un des conjoints en profite souvent pour arrêter de travailler, passer plus de temps auprès de ses enfants et s’adonner à des activités laissées de côté par les contraintes de la vie d’avant.
    La rencontre avec d’autres expatriés vient souvent achever ce processus d’adaptation, en nous rassurant sur notre capacité à créer du familier là où il en manque tant !
    Petit à petit, la vie reprend ses droits et ce nouveau cocon, construit non sans effort, arriverait presque à nous faire oublier que nous sommes si loin de chez nous.

    Le changement identitaire

    Il ne fait aucun pas de doute que l’avènement du nouveau coronavirus est venu bouleverser cet équilibre si durement conquis. Loin de nos proches, nous vacillons entre inquiétude et mélancolie.
    Privé(e)s de nos rôles professionnels et sociaux, nous voilà tous confinés, seul(e) ou en famille, sans ces ressources extérieures si chères à notre équilibre. L’inquiétude du lendemain s’est installée et s’accompagne souvent d’un manque de visibilité sur notre devenir. On s’alarme pour notre avenir professionnel ou celui de notre conjoint.
    La crise étant devenue mondiale, la possibilité d’un retour au pays d’origine n’est pas forcément synonyme d’une vie meilleure. On se sent comme en suspens …
    Face à nos angoisses, nous ne pouvons recourir à aucun subterfuge pour nous changer les idées que ce soit une balade au bord de la plage, un café avec un(e) ami(e) ou un tour à la salle de sport…Tous ces plaisirs simples nous apparaissent aujourd’hui comme faisant partie d’un paradis perdu.
    L’anxiété devient alors la réponse à cette incertitude quant à l’avenir, nous enlevant ce sentiment de sécurité si nécessaire à notre équilibre.
    Pour certain(e)s, il faut aussi rassurer les enfants dont la routine a été chamboulée. Au plaisir – d’avoir enfin leurs parents rien que pour eux en début de confinement – s’est substitué progressivement une forme d’ennui et une incompréhension face à la durée du processus.
    Mais qui va nous rassurer ?

    La capacité d’un retour sur soi 

    Il est certain que la crise actuelle vient réveiller nos peurs les plus primaires.  Nous avons démontré, en nous expatriant, que nous sommes capables de nous adapter à un environnement totalement nouveau. C’est cette aptitude à créer du sens que nous devons puiser au fond de nous !
    Il est important en ce moment (plus que jamais) de ne pas trop nous écouter. Nos pensées déterminent la perception de notre environnement.
    Il faut stopper ce flux d’idées qui risque de nous plonger dans une angoisse paralysante. Notre organisme en état d’alerte est à l’affût du moindre signe pour céder à la panique !
    Il faut se poser et chercher ses ressources. Celles qui nous ont permis à plusieurs reprises dans notre vie, de faire face à des situations nouvelles sans nous effondrer.  Notre capacité à nous rassurer nous-mêmes est ici fondamentale. Elle est d’ailleurs présente depuis l’enfance. Petit(e)s, nous arrivions à nous endormir seul(e)s dans le noir, faisant appel à notre imaginaire et à des images rassurantes, qui nous faisaient tenir jusqu’au lendemain, avec la certitude que nous allions retrouver le monde et nos parents exactement comme nous les avions quittés la veille. …

    Le nécessaire retour au calme

    Notre faculté au retour au calme est essentielle aujourd’hui. Oui, nous traversons une forme de nuit, peuplée de quelques cauchemars, mais elle va prendre fin et nous allons retrouver notre monde, certes quelque peu transformé.
    Il est tout d’abord important de protéger nos ressources et notre capacité de réassurance de tout intrus susceptible de réveiller l’anxiété. C’est une période où il ne faut surtout pas trop s’informer ! Lire et écouter les quelques informations du jour est amplement suffisant.  Un flux d’information continue est à éviter à tout prix pour ne pas réveiller notre système d’alerte, en quête de chaos.
    Privé(e)s de toutes formes d’exercices physiques, il est impératif de se créer une routine pour bouger notre corps – ne serait-ce qu’une vingtaine de minutes par jour – en nous centrant sur notre intérieur. Il en va de même pour les enfants et les autres membres de la famille afin de vider la maison d’un trop plein d’énergie. Internet regorge de ce genre de cours et il y en a pour tous les goûts.
    Il est important de créer une routine journalière alliant moments productifs puis de détente. Les enfants regarderont la télévision ou joueront parfois sur leur IPad plus que d’habitude, … Mais à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles !
    Il est important que chaque membre de la famille puisse s’octroyer des moments de paix ou il n’est pas en contact avec les autres, comme une possibilité de s’enfuir dans un monde imaginaire. On peut simplement ne rien faire, laisser son esprit vagabonder ou bien méditer, lire, écrire, peindre, etc. Peu importe, pourvu que ce moment soit calme et ressourçant !
    Il faut également éviter les conduites compulsives comme le ménage à outrance, une surexposition à Internet et aux réseaux sociaux ou tout  autres comportements addictifs. Elles sont des stratégies sans fin qui renforcent en réalité le vide intérieur.
    Il est impossible en confinement d’être productif tous les jours. Des émotions inhérentes à la situation vont forcément surgir et il ne faut pas chercher à les supprimer. Elles sont normales et les effacer ne fera qu’alimenter l’anxiété.
    Enfin il faut croire… Croire en des jours meilleurs, comprendre que cette situation n’est que temporaire, que l’humanité s’est relevée à plusieurs reprises de choses bien plus graves que ce virus. Il faut prendre ce temps pour ce qu’il nous offre, la possibilité d’un retour aux choses simples, d’un retour sur soi.
    D’un moment de pause où nous pouvons réfléchir à nos vies, aux erreurs du passé et aux promesses du futur. C’est aujourd’hui que nous construisons notre lendemain, et si nous survivons à cette crise en faisant appel à nos ressources internes, nous en ressortirons plus fort(e)s et prêt(e)s à affronter avec confiance les nouveaux challenges que nous réservent le futur !
    Vanessa Bokanowski

    Psychologue, exerçant au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city), en cette période de confinement, elle consulte également à distance sur Zoom.

    Contact : +971.4 429 8450 ou +971.56 948 7372
  • Trump vérouille la frontière aux migrants, interdits d’accès pendant 60 jours au moins

    Trump vérouille la frontière aux migrants, interdits d’accès pendant 60 jours au moins

    La nouvelle, quand annoncée par le Président américain Donald Trump a fait, comme souvent avec l’iconoclaste « leader du monde libre », l’objet d’une bombe: il annonçait la fin de l’immigration dans le pays pendant 60 jours « au moins » et ce pour « protéger les emplois des Américains ».

    Au final, le décret signé est totalement différent de ce qui était annoncé initialement. Si la période de 60 jours, renouvelables, est maintenue, le champ d’application, lui, est totalement modifié, et profondément réduit.

    Les Français des Etats-Unis vont-ils pâtir des décrets de Donald Trump?

    Et c’est sans doute le plus surprenant : le décret ne concerne que les personnes qui demandent une carte verte, la fameuse « Green card », et non pas ceux qui ont un visa de travail temporaire. Ainsi, ces derniers, qui constituent une partie des forces vives de l’immigration dans les domaines particulièrement touchés par la crise comme la restauration par exemple, ne seront que peu touchés et « America first », slogan régulièrement proclamé par Trump, qu’il a repris de Charles Linbergh, ne sera que d’application partielle.

    La raison, évoquée par l’entourage du Président, est purement technique : il est beaucoup plus complexe de bloquer ce type de visas que la carte verte.

    450 000 demandeurs en 2019

    Cela représente cependant un nombre important de personnes. En 2019, 450 000 personnes ont fait la demande d’une carte verte. Celle-ci, contrairement à ce que beaucoup pensent, peut être révoquée, notamment en cas d’infraction pénale aux Etats-Unis ou si, quand elle est liée à un employeur américain et que ce dernier licencie l’employé étranger.

    Dans le cas du décret mis en œuvre, cela concerne les demandes de cartes vertes et non celles déjà délivrées. Cela risque cependant, et notamment si la suspension est maintenue, de mettre en situation périlleuse ceux qui ont eu ce projet et qui, pour beaucoup, ont déjà réglé leur situation dans leur pays d’origine, misant sur le rêve américain.

    Comme nous l’a indiqué Olivier Piton, conseiller consulaire à Washington, ce type de décrets est une prérogative présidentielle. Il peut être annulé par des décisions de justice, dès le niveau local et cela peut, rapidement, remonter jusqu’à la Cour Suprême. Le cas est arrivé notamment lorsque Donald Trump a souhaité l’interdiction d’accès au territoire américain de citoyens de certains pays musulmans.

    Un mauvais signal pour les Français des Etats-Unis

    Ce type de décret aux Etats-Unis est une prérogative présidentielle

    Le signal envoyé aux candidats à l’expatriation au pays d’oncle Sam est cependant particulièrement négatif. Environ 170 000 Français sont enregistrés sur les registres consulaires aux Etats-Unis. Le fait que l’imprévisible Président américain ait décidé, en une déclaration et un tweet, une telle mesure, rappelle qu’il peut, du jour au lendemain, mettre en péril leur situation.

    La communauté, sur les réseaux sociaux dans les groupes dédiés notamment, est particulièrement inquiète. Le flou concernant la mesure, sa possible évolution en terme de champ d’application, et sa possible extension, n’aide pas à rassurer.

    La propre mère de Donald Trump émigra aux Etats-Unis de son Ecosse natale. Il n’est pas certain que cela calme ses ardeurs…

  • Organisations internationales : le spectre d’une hégémonie chinoise se concrétise

    La République populaire de Chine (RPC) semble en position de force pour imposer ses vues au sein des principales organisations internationales. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) – deux instances dont l’absence de neutralité a accéléré la plus gigantesque pandémie du XXIe siècle – se trouvent déjà sous son influenceL’OACI, et trois autres agences de l’ONU sur quinze au total – l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), et l’Union internationale des télécommunications (UIT) – ont à leur tête des ressortissants chinois, soit trois de plus que n’importe quel autre pays, et sept Chinois y occupent des postes de directeurs généraux adjoints, un chiffre également record. Enfin, début avril, la RPC a intégré un important groupe consultatif du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU constitué de seulement cinq pays.

    La Chine – dont il convient de rappeler qu’elle se trouve également à l’initiative de nombreuses organisations multilatérales géographiques ou sectorielles où elle pèse de tout son poids (format 17+ 1Organisation de coopération de Shanghai (OCS)Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), etc.) pour dupliquer le système international – se montre particulièrement offensive à l’ONU, se concentrant en priorité sur les domaines qui possèdent à ses yeux une importance stratégique.

    Chine/États-Unis : le match du siècle

    Ironie de l’histoire, la RPC et ses pères fondateurs, Mao Zedong en tête, n’ont adhéré aux vertus du multilatéralisme et du droit international que sur le tard en évinçant d’abord leur rivale, la République de Chine (Taïwan), du Conseil de sécurité de l’ONU comme membre permanent. C’était en 1971, et avec le soutien – pour des raisons souvent divergentes – de la diplomatie française (un héritage gaullien), de pays africains fraîchement décolonisés, et des États-Unis de Richard Nixon qui souhaitaient se rapprocher de la Chine communiste pour faire contrepoids à l’Union soviétique. Cet équilibre n’est plus, et l’histoire la plus récente montre deux tendances rivales à l’œuvre opposant la Chine et les États-Unis.

    D’un côté, Washington, qui dénonce l’incapacité de l’ONU tout en abondant son budget à raison de 27,9 %, s’exonère assez souvent de la caution de l’Organisation pour agir en solitaire. De l’autre, la Chine, dont la contribution aux finances onusiennes est de 15,22 %, se réclame de sa légitimité de membre permanent du Conseil de sécurité, et en même temps de celle du « plus grand pays en développement » pour rassembler autour d’elle des pays (majoritairement du tiers monde, mais pas seulement) contestant la prévalence des États-Unis et de l’Occident.

    Pékin a par ailleurs mis en place un Fonds d’affectation spéciale pour la paix et le développement (Peace and Development Fund), dont l’allocation est décidée conjointement par des diplomates chinois et par le Secrétaire général des Nations unies. La RPC a ainsi acquis dans les procédures onusiennes une force qui va bien au-delà de son simple usage du droit de veto, et également au-delà de son traditionnel pouvoir d’influence à l’Assemblée générale de l’ONU, où elle était parvenue, depuis une décennie, à former plus de coalitions de vote que n’importe quel autre État membre.

    Vers une sinisation des normes internationales ?

    À l’ONU, la Chine utilise lobbys, menaces et sanctions, y compris au moyen de leviers budgétaires qui lui permettent par exemple de bloquer les opérations de maintien de la paix comportant des aspects de défense des droits de l’homme.

    Récemment, le langage des nouvelles routes de la soie (l’initiative Belt & Road, en abrégé BRI), est entré dans de nombreuses déclarations et organisations de l’ONU, devenant un thème phare. Le chercheur François Godement souligne ainsi, dans un rapport récent de l’Institut Montaigne :« Même le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, dont les missions semblent pour le moins éloignées des enjeux des nouvelles routes de la soie, a ressenti le besoin de signer avec Pékin un Mémorandum d’action sur la BRI. »

    Par ailleurs, l’attitude de la Chine à l’égard des procédures de règlement des différends et, particulièrement, vis-à-vis de l’arbitrage international a évolué à mesure que son économie s’ouvrait au commerce et aux investissements internationaux. Il semble que le courant favorable à une forme de « normalisation » progressive des pratiques chinoises par rapport à celles des partenaires étrangers monte en puissance à mesure que se renforce la position de négociation de la RPC dans ses projets ayant trait à la BRI mais aussi dans sa volonté concomitante de faire valoir des normes et des modèles originaux.

    Le risque est que, à terme, seuls quelques centres constitués en Chine (par exemple, Shenzhen et Xian) auraient vocation à régler les différends sur les investissements réalisés dans le cadre du projet BRI. Dans ce processus, l’intervention de professionnels étrangers pourrait se trouver limitée à une phase amiable, la phase décisionnelle étant réservée à des arbitres chinois.

    Ce qui est observable en matière de droit commercial l’est aussi dans la capacité de Pékin à imposer ses vues auprès de la communauté internationale sur les questions thématiques liées aux droits de l’homme dans le monde entier, telles que la liberté d’expression et de religion depuis que la Chine a rejoint le panel du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU. Elle peut dorénavant exercer son pouvoir d’arbitraire et de censure sur la répression des Ouïghours – dont un million croupissent dans des camps d’internement – et des dissidents nationaux comme Ren Zhiqiang… en toute légalité. Impunément, elle pourra soutenir les positions des quatre autres régimes autoritaires et non moins alliés, déjà membres du Conseil, que sont le Venezuela, le Pakistan, l’Érythrée et le Qatar. Cette stratégie globale pourrait à très court terme offrir un cadre légal à certaines opérations extérieures envisagées par Pékin. On pense à Taïwan, bien sûr, mais aussi à des pays situés en plus lointaine périphérie, africains notamment, à l’instar de l’évacuation partielle de ressortissants chinois depuis la Libye en 2011.

    Préempter les institutions internationales onusiennes

    La Chine, on l’a dit, est engagée dans une logique de préemption des institutions internationales, y compris les agences de l’ONU. Qu Dongyu, ancien vice-ministre de l’Agriculture, dirige la FAO depuis juin 2019 après une bataille d’influence avec l’Europe et les États-Unis. Sa candidature a bénéficié du vote massif des États africains. La FAO produit des normes et des réglementations dans le secteur très stratégique de l’agriculture et de l’alimentation. Rappelons ici que la Chine est le premier pêcheur, le premier éleveur et le premier aquaculteur mondial, dont les besoins alimentaires ont structuré depuis 30 ans une conquête internationale dans le domaine de la pêche et de l’agriculture.

    Fang Liu, ancienne dirigeante de l’aviation civile chinoise, a rejoint l’OACI en 2007. Elle en est la directrice depuis 2015 (effectuant un second mandat). L’OACI a pour rôle la standardisation du transport aéronautique international. Cette organisation produit des normes qui s’appliquent à la planète entière et supervise l’ensemble des vols quotidiens mondiaux.

    Li Yong, ancien vice-ministre des Finances en Chine, dirige l’ONUDI depuis 2013 (second mandat également). Cette organisation promeut le développement industriel dans les pays en développement. C’est un relais non négligeable pour la promotion du « modèle » de développement chinois.

    Enfin, Zhao Houlin, à la tête du bureau de normalisation des télécoms chinois, a intégré l’IUT en 2015. Il dirige depuis 2018 cette organisation qui est en charge de la réglementation des télécommunications dans le monde (normes, attributions de fréquences radioélectriques hertziennes, assignation d’orbites aux satellites, Internet haut-débit, navigation maritime et aéronautique, accès à Internet, etc.).

    Récemment (début mars dernier), Wang Binying, l’une des candidates à la direction générale de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) (elle y est déjà vice-directrice d’un des départements), a été battue par 28 voix contre 55 par le Singapourien Daren Tang. Alors que la Chine a fait des transferts de technologies et du contournement de la propriété intellectuelle des paramètres essentiels de son ascension économique et géopolitique, la candidature d’une fonctionnaire chinoise de l’ONU à l’OMPI a impulsé une bataille diplomatique avec l’Occident, États-Unis en tête.

    Enfin, un Chinois briguerait la direction du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP). Alors que la Chine n’est pas engagée militairement dans les grands dossiers de sécurité internationale, son implication dans les opérations de maintien de la paix lui permet de se renseigner, de conforter des savoir-faire, et d’augmenter son influence dans des zones sensibles du monde couvertes par les Casques bleus.

    Enfin, d’autres institutions sont à suivre de très près. L’influence que la Chine peut y exercer et les enjeux stratégiques qu’elles représentent pour Pékin leur font d’elles de futurs enjeux de luttes de pouvoir : Organisation maritime internationale (OMI), Tribunaux internationaux, Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), etc.

    La bataille est engagée

    Si le vide laissé par les États-Unis, la fragmentation au sein de l’Occident et le travail patient et très offensif de la Chine ont contribué à façonner le paysage onusien d’aujourd’hui, l’exemple de la défaite cuisante subie par Pékin pour le contrôle de l’OMPI pourrait constituer un précédent, en particulier avec la mise au jour progressive de l’influence de la Chine dans les organisations et de la dissimulation d’ampleur de la crise du Covid-19. Le rapport de forces entre la RPC et les États-Unis et dans une certaine mesure, bon nombre d’acteurs étatiques, pour le contrôle des institutions internationales va sans doute se durcir dans le temps.

     

    Emmanuel Véron et Emmanuel Lincot

    Article publié par le site « The Conversation », avec le soutien de l’Université Paris-Sorbonne.

     

  • Bourses scolaires et soutien aux lycées : Adoption d’un amendement co-signé par 70 sénateurs

    La cacophonie sur l’avenir budgétaire du réseau scolaire s’intensifie ! Alors que le gouvernement, encore vendredi dernier, par la voix d’un du secrétaire d’Etat Olivier Dussopt, a réaffirmé que la situation des établissements scolaires à l’étranger était bonne, les sénateurs, poussés par les nombreuses remontées des Conseillers consulaires, ont adopté un amendement mettant en place une aide d’urgence pour les structures mais aussi un renforcement des bourses.  Tandis que Gérard Darmanin rappelait que le ministère des affaires étrangères travaillé sur un plan…

    Amendement sénatorial pour soutenir les familles et les structures

    Porté par les sénateurs, Garriaud-Maylam, Del Picchia, Grand, Kern et Cambon et défendu en scéance par Jean Bizet, ces deux amendements abonderaient le budget rectificatif 2020 en faveur des Français de l’étranger  à hauteur de :

    Un avenir incertain

    15.000.000,-€ en faveur de l’aide à la scolarité (bourses).

    30.000.000,-€ en faveur de l’AEFE pour soutenir les établissements et le réseau scolaire dans son ensemble (EFE).

    Désormais, la loi va continuer son parcours  la réunion de la Commission Mixte Partiaire (Assemblée National et Sénat) pour savoir si ces mesures deviennent définitives dans cette deuxième loi de finances rectificative.

    Pendant les débats, le sénateur Richard Yung a déclaré que le système est en péril, d’autant que 2/3 des élèves ne sont pas français et ne peuvent bénéficier de bourses. Le sénateur LREM a courageusement voté l’amendement, s’opposant ainsi au gouvernement qu’il soutient.

    Comme l’a fait remarquer Robert-Denis Del Picchia, l’espoir de voir ces deux amendements votés, survivre à la commission mixte paritaire qui se réunit ce jeudi 23 avril entre députés et sénateurs, est faible. En effet, des amendements similaires portées par les députées Genetet et Cazebonne ont été retirés vendredi dernier.

    Le maintient d’une nécessaire pression sur le gouvernement, pour qu’il s’engage à soutenir le plan d’urgence en préparation par Jean-Yves Le Drian, est donc la priorité des élus de l’opposition chez les Français de l’Etranger.

    « Nous travaillons avec lui et nous garantirons le financement de ce plan, précise-t-il, soit par un véhicule législatif autre que ce PLFR, soit par des mesures de gestion qui permettent de faire face à des besoins en trésorerie ». – Jean-Baptiste Lemoyne

    Premier bon signe ? Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics, Gérard Darmanin, a rappelé que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, travaillait sur un plan de soutien du réseau AEFE qui sera rapidement prêt.

     

     

     

     

     

     

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