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  • Cécilia Gondard, cap sur 2022 avec Anne Hidalgo

    Cécilia Gondard, cap sur 2022 avec Anne Hidalgo

    La Première secrétaire de la Fédération PS des Français de l’étranger, Cécilia Gondard, revient sur les sénatoriales à l’étranger, nous parle d’Anne Hidalgo et de son programme pour la prochaine présidentielle.

    Cécilia Gondard et sa fédération derrière la candidate

    Pour Cécilia Gondard, la candidate du PS à la prochaine élection présidentielle a tout pour gagner. Mme Hidalgo peut rassembler la gauche grâce à sa compréhension des Français de l’étranger. Une lucidité qui lui viendrait de son enfance.

    « On est là pour gagner »

    Cécilia Gondard, Première secrétaire de la Fédération PS des Français de l’étranger

    Aussi, la présidente nous dévoile les points majeurs de la campagne du PS : en quoi sont-ils si importants et comment ils viennent s’inscrire dans une politique de rupture avec celle d’Emmanuel Macron.

    Aujourd’hui avec une fédération réunie derrière la candidate, elle a été choisie par plus de 80% des militants de la section, où les tensions nées pendant les sénatoriales sont désormais apaisées. Cécilia Gondard a par ailleurs été réélue largement à la tête de la fédération le mois dernier.

    Cecilia Gondard

    Les chances de gagner du PS

    Pour Cécilia Gondard, il n’y a pas de doute, le PS est dans la course à la présidentielle « pour gagner ». Pour l’expliquer, elle revient sur le combat médiatique actuel entre Eric Zemmour et le Président de la République. D’après elle, une grande partie des Français ne se sentent pas concernés ni représentés par ce duel extrême-droite/droite. C’est dans cet espace de non-représentativité qu’Anne Hidalgo se positionne.

    De plus, aux yeux de la présidente, la chute du PS en 2017 est de l’ordre du passé. Le temps de la reconstruction et de la mise en oeuvre est arrivé.

    La perspective des législatives

    En juin prochain auront lieu les législatives, des élections qui pourraient mettre Cécilia Gondard en lumière. Effectivement, étant sortie renforcée des sénatoriales, nous nous demandons si elle a pour objectif personnel d’être candidate aux prochaines élections législatives.

    Ecoutez le podcast avec Cécilia Gondard

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  • L’Odyssey, le nouvel acteur privé de l’éducation à l’étranger

    Le groupe Odyssey est spécialisé dans l’enseignement scolaire français à l’étranger. Le groupe a été créé en 2015 avec Luc Châtel, ancien ministre de l’Education Nationale. Il a cofondé l’Odyssey avec Younes Slaoui, consultant en stratégie et enseignant-chercheur. Jonathan Derai, chef de cabinet de plusieurs ministères par le passé, complète le trio de novateurs. Tous trois ont la passion de l’éducation. Le groupe est aujourd’hui présent dans de multiples pays, accomplissant de nombreuses missions éducatives homologuées par l’AEFE et l’Etat.

    Doté d’un lycée en 2015, il compte aujourd’hui 14 établissements d’enseignement privé homologués par l’Etat sur tous les continents, et travaille en partenariat avec l’AEFE. Notre journaliste Jérémy Michel est allé à la rencontre de son Vice-président, Jonathan Derai, afin de découvrir le groupe et ses valeurs. Le travail de l’Odyssey à l’étranger en fait-il un partenaire complémentaire ou un concurrent des établissements gérés par l’AEFE ?

    Un groupe légitimé par ses pairs et l’administration française

    Une salle de classe.

    Reconnu par le secteur de l’éducation en France, l’Odyssey s’est forgé en quelques années une solide réputation. Sa collaboration avec l’AEFE, l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger, en fait de lui un partenaire complémentaire, en particulier sur la scène internationale. Grâce à l’homologation, les lycéens inscrits dans les établissements de l’Odyssey peuvent continuer leur formation dans autre lycée homologué, ou bien dans un lycée public en France, sans avoir à passer d’examens supplémentaires.

    Un enseignement français tourné vers l’international

    Conscient des défis spécifiques de ses lycéens de son réseau, Odyssey fournit un enseignement multiculturaliste tout en respectant les programmes de l’Education Nationale. Le groupe a ainsi su proposer l’excellence de l’enseignement français pour des étudiants venus des quatre coins du monde. Les foyers les plus modestes peuvent également accéder à une bourse d’études pour étudier au sein des établissements de l’Odyssey.

  • Expatrié, j’entretiens mon niveau de français

    Expatrié, j’entretiens mon niveau de français

    En tant qu’expatrié vous avez déjà eu le sentiment que vos enfants s’éloignent peu à peu de leur langue maternelle ? Que chaque jour, la langue locale prend le pas sur la natale ? Vous essayez de faire le maximum pour que le français ne soit pas relégué au second rang mais vous avez du mal ? Avec StereoChic, on fait le point sur les méthodes pour maintenir son niveau de français.

    Des difficultés en orthographe et en grammaire peuvent pénaliser votre évolution professionnelle. Nous vous proposons une formation de remise à niveau en français écrit pour revoir les règles fondamentales. Vous pourrez ainsi limiter vos erreurs, étendre votre vocabulaire, perfectionner et structurer vos écrits.

    Expat’pratique, une émission qui donne du sens

    Babeth a plusieurs solutions pour vous ! Dans Expat’Pratique, émission sur StereoChic, elle vous propose des activités ludiques : jeux, podcasts à écouter seul ou en famille, livres, etc. Tant de propositions que vos enfants, comme les adultes, accueilleront avec plaisir !

    solution, Français, podcast, radio

    Retrouvez le podcast sur toutes vos plateformes préférées.

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    Un podcast aux multiples conseils

    Expat’Pratique c’est une foire aux solutions pratiques, aux découvertes et aux conseils en tous genre d’expatriés à expatriés. Vous pouvez écouter le Podcast, directement sur le site de StereoChic, notre partenaire radio consacré aux expatriés.

  • Pas de plan européen pour le gouvernement polonais

    Le Parlement européen a adopté une résolution sévère sur l’état de droit polonais suite au discours du Premier ministre polonais à Strasbourg et dans le contexte de la crise actuelle.

    La résolution considère le Tribunal constitutionnel polonais comme une chambre « illégale », qui a adopté un verdict sur la suprématie de la constitution polonaise sur les traités de l’UE plus tôt ce mois-ci.

    Selon le texte, l’argent des contribuables européens ne devrait pas être donné à un gouvernement qui enfreint les valeurs fondamentales de l’UE.

    La résolution — rédigée par cinq groupes : le PPE, le S&D, les Verts, Renew et la Gauche — a été soutenue par 502 législateurs européens tandis que 153 ont voté contre. Les députés polonais appartenant au parti PiS au pouvoir en Pologne ont voté contre, tandis que l’opposition a voté pour.

    Le Parlement tente de dissuader les Etats-membres de suivre la Pologne

    Polexit

    Les législateurs de l’UE ont exprimé leurs inquiétudes quant au précédent que pourraient créer les cours constitutionnelles nationales, si l’une d’entre elles devait suivre les traces de la cour polonaise, et ont appelé les États membres à respecter le rôle de la Cour de justice de l’UE et ses arrêts.

    La résolution est intervenue à la veille de la conclusion de la réunion du Conseil européen à Bruxelles, qui traite du même sujet. La réunion, qui n’a duré que deux heures, n’a donné aucun résultat concret.

    Faisant référence au discours du Premier ministre polonais Mateusz Morawieck dans la maison de l’UE, l’eurodéputé S&D Łukasz Kohut a déclaré à EURACTIV : « Cette résolution vient à la suite d’un “festival de mensonges” qui a duré 33 minutes. Les gens ont vu ce à quoi nous avons été confrontés au quotidien en Pologne ».

    Piotr Maciej Kaczyński- journaliste d’Euractiv

  • Enzo Hilaire représentera la France à l’Eurovision Junior – Interview podcast

    Enzo Hilaire représentera la France à l’Eurovision Junior – Interview podcast

    Le 19 décembre prochain, Enzo, jeune chanteur de 13 ans installé à Hong-Kong avec sa famille, portera les couleurs de la France avec son titre « Tic Tac »  lors la prochaine édition du concours de l’Eurovision Junior organisée à la Seine Musicale et retransmis en direct sur France 2. Une nouvelle marche vers le succès après The Voice Kid, qui l’avait conduit jusqu’en finale.

    Son titre sera disponible sur toutes les plateformes de streaming et sites de téléchargement légal.

    Après la victoire de Valentina le 29 novembre 2020, la France organise la 19ème édition de l’Eurovision Junior, la déclinaison pour les 9-14 ans du plus grand concours de chansons au monde

    Évènement important puisque pour la toute première fois de son histoire, c’est la France qui organise le show, grâce à la victoire, l’an passé de la jeune Valentina qui interprétait la chanson J’imagine, signée Barbara Pravi et Igit.

    Qui sera le grand vainqueur de cette 19ème édition parmi les 19 pays participants ?

    C’est dans un communiqué de presse de la délégation française à l’Eurovision que l’annonce a été faite.

    « Après notre magnifique championne Valentina, c’est un garçon qui portera cette année les couleurs de la France à l’Eurovision junior. Nous sommes très heureux d’accueillir Enzo dans la grande famille de l’Eurovision. Toute la délégation française et France Télévisions seront à ses côtés pour l’accompagner dans cette aventure extraordinaire qui sera marquée également par l’organisation de l’événement en France. Historique ! Son énergie, son talent, sa voix unique font de Enzo un superbe représentant de la France pour cette édition 2021. Avec sa chanson qui évoque le temps qui passe si vite, Enzo nous embarque dans son monde si entraînant et vivant pour nous rappeler que la vie est à savourer chaque seconde.« 

    Alexandra Redde-Amiel: cheffe de la délégation française à l’Eurovision et directrice des variétés, jeux et divertissements de France Télévisions – Communiqué de Presse

    Le jeune Français de Hong Kong n’a pas su cacher sa joie et son émotion face à cette nouvelle.

    Représenter la France à cette compétition reste un rêve pour le jeune Enzo, rêve aujourd’hui réalisé pour ce jeune artiste nouvellement signé par Warner aux côtés de Soprano mais également d’Ed Sheeran.

    Nous avons pu joindre Enzo Hilaire, en France, entre les séances de répétitions mais également d’interviews.

    Podcast audio avec Enzo Hilaire

    Rendez-vous est pris le 19 décembre prochain où Enzo portera fièrement les couleurs de la France tout en vivant son rêve d’artiste.

    Système de vote

    La particularité de l’Eurovision Junior, c’est de pouvoir voter pour son propre pays, contrairement à l’Eurovision classique.

    Les antennes linéaires et numériques de France Télévisions seront fortement mobilisées, en étroite liaison avec les différents pays participants, pour inciter les publics français et européens à voter.

    Pour soutenir Enzo, il faudra se connecter à partir du 17 décembre à 17.00 sur le site internet junioreurovision.tv, puis cliquer sur VOTE et choisir 3 pays dont la France ! 

    Le grand vainqueur de l’Eurovision Junior sera l’artiste ayant récolté le plus de votes du public (50 %) mais aussi de l’ensemble des jurys nationaux (50 %). 

    Suivre l’actualité d’Enzo Hilaire

    Facebook: https://www.facebook.com/EurovisionFrance/

    Instagram: https://www.instagram.com/eurovisionfrance/ 

    Twitter: https://twitter.com/EurovisionF2

  • Dysfonctionnements au Consulat de France à Londres : WTF ?!

    Dysfonctionnements au Consulat de France à Londres : WTF ?!

    Depuis plusieurs semaines, le site du Consulat de France à Londres est saturé et sur les pages Facebook des Français de la capitale britannique, de nombreuses personnes se plaignent. En effet, il est impossible de les joindre par téléphone. Nous avons voulu interroger les expats pour avoir leur témoignage mais aussi les responsables du Consulat. Notre demande, après avoir été acceptée, est restée finalement lettre morte.

    “Je me suis déplacée”

    Ilana habite en Angleterre depuis quatre ans, la dernière année elle l’a passa à Londres. Son fils est scolarisé au Lycée Français Charles de Gaulle.

    “J’ai juste pris rendez-vous via le site internet et cela n’a pas été compliqué, mais en effet il y a un délai. Pour mon fils je me suis déplacée, puis sans problème lorsque j’ai dit au vigile que je n’arrivais pas à les joindre par téléphone il a demandé à une personne de venir me voir puis elle m’a donné rendez-vous la semaine d’après.”

    Ilana, Française de Londres

    En se déplaçant et en insistant, elle a reussi à avoir un rendez-vous en novembre.

    “Je n’ai pas eu de désagréments avec le consulat personnellement. J’ai même eu rendez-vous sur place pour un dossier pour mon fils sans peine.”

    Ilana, Française de Londres

    Un agenda de rendez-vous complet

    Mais si Ilana a le temps de venir pendant les heures d’ouverture au Consulat, ils sont nombreux à privilégier la communication numérique ou téléphonique. Et là, les difficultés commencent. En effet, beaucoup d’expatriés à Londres ont posté des commentaires sur les différentes pages Facebook des Français car, comme dans de nombreux pays, ils ont du mal à joindre le consulat.

    Une personne basée dans la capitale britannique a posté :

    “Je cherche à prendre rendez-vous pour un premier passeport avec le consulat de France à Londres, en ligne, le site semble désactivé. Quelqu’un a-t-il une idée ? Merci”

    Français sur Facebook

    Une voyageuse a, elle, posté sur une page Facebook le mois dernier le commentaire suivant :

    “Bonjour à tous, j’aurais souhaité savoir si vous savez quels documents il faut pour entrer dans le pays ? Je viens de France, et je vais à Londres dans une semaine. Impossible de joindre le consulat.”

    Voyageuse professionnelle française à destination de Londres sur Facebook

    Comme Khadidja qui vit dans le Hampshire, les expatriés sont nombreux à exprimer leur déception face au service consulaire :

    “Il est vrai qu il est très frustrant de joindre le consulat par téléphone ou même via internet. Les  réponses aux questions sont génériques”

    Khadidja, une jeune Française du Hampshire

    Aucun créneau disponible

    Un autre Français de Londres indique qu’il a perdu sa CNI (Carte nationale d’identité) le mois dernier dans la rue et se retrouve sans papier mais…

    “Malheureusement, le site du consulat de France à Londres n’indique aucune place de disponible lors du mois de septembre, or j’en ai besoin pour le 21 septembre… que faire ?”

    Français de Londres sur Facebook

    Informations sur Twitter

    Le poste consulaire, enfin conscient des difficultés, a posté un tweet hier pour donner des informations sur les rendez-vous proposés. Selon une source anonyme travaillant au consulat, d’autres tweets seront publiés dans les jours qui suivent pour valoriser leurs activités au service de l’administration des Français à Londres.

    Le compte Twitter du Consulat indique que le service de l’administration des Français augmente progressivement le nombre de rendez-vous pour les passeports et les cartes d’identité.

    Plus de 10 500 rendez-vous ont été proposés entre juin et septembre 2021 et une tendance à la hausse pour octobre est indiquée. Rien que sur les deux premières semaines de ce mois, 1660 rendez-vous ont été réservés.

    Et pourtant, il semble bien y avoir une différence entre ce qu’indique le Consulat sur Twitter et le ressenti des expats.

    Avec les vacances de la Toussaint qui approchent, la Covid et le Brexit, la grande majorité des Français souhaite un meilleur accès au Consulat pour retrouver pleinement leur capacité de circulation ou apporter les documents nécessaires à l’établissement de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

  • CSG : « Fin de non-recevoir »

    CSG : « Fin de non-recevoir »

    Anne Genetet, députée des Français de l’étranger de la XIème circonscription, a tenu une conférence de presse de point d’étape. Parmi les nombreux sujets abordés par la députée comme par les journalistes, la fiscalité et la CSG qui frappent les expatriés hors de l’Union européenne.

    Contribution sociale généralisée

    Revenons à la genèse de cet impôt ! La CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) sont deux contributions françaises, aussi appelées “prélèvements sociaux”. Ces impôts sont destinés à financer la protection sociale et à rembourser la dette sociale. La CSG et la CRDS sont prélevées sur la quasi-totalité des revenus. En effet, la grande majorité des contribuables français, si ce n’est tous, sont redevables de ces contributions sociales.

    Avant la création de la CSG en 1991, le mode de financement de la protection sociale reposait exclusivement sur les cotisations sociales, c’est-à-dire sur les salaires. Ce système ne taxait donc que les « revenus du travail » et alourdissait le coût du travail. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité diversifier les canaux de financement de la Sécurité sociale en créant de nouvelles contributions. L’objectif de ces impôts est de financer la protection sociale française et d’apurer les déficits de la Sécurité sociale.

    La CSG, ou contribution sociale généralisée, a fait son apparition en 1991. À quelques exceptions près, l’ensemble des revenus des contribuables domiciliés en France sont concernés par cet impôt. Quant à la CRDS, ou contribution au remboursement de la dette sociale, elle a été instaurée en 1996. Cette contribution complète la CSG afin de résorber le déficit social. Elle repose sur la même assiette que la contribution sociale généralisée.

    Sont assujetties à la CSG et à la CRDS les personnes physiques qui répondent aux deux critères suivants :

    • Rattachement à un régime obligatoire français d’assurance maladie ;
    • Domiciliation fiscale en France.

    Le texte indique que si l’une de ces deux conditions cumulatives n’est pas satisfaite, le contribuable n’est pas redevable de la CSG et de la CRDS. Ainsi logiquement, les personnes qui ne sont pas domiciliées fiscalement en France ne sont pas tenues d’acquitter ces impôts, même si elles sont rattachées à un régime d’assurance maladie français. À l’inverse toujours logiquement, les personnes rattachées au régime de la sécurité sociale français mais vivant à l’étranger sont redevables de ces contributions, dès lors que leur domicile fiscal est toujours établi en France. Cependant, dans la réalité des faits, ce n’est pas le cas.

    Français expatriés dans l’Union européenne

    Depuis le 1er janvier 2019, et la mise en application de la décision de la Cour européenne de Justice, les personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale autre que français au sein d’un pays de l’EEE (Union européenne, Islande, Norvège, Liechtenstein) ou de la Suisse sont exonérées de CSG et de CRDS.

    Ces revenus sont depuis soumis à un prélèvement de solidarité au taux de 7,5%. Les agents de l’État, d’une collectivité territoriale ou de la fonction publique hospitalière envoyés en poste à l’étranger restent redevables de l’ensemble des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et assimilés.

    Français expatriés hors de l’Union européenne

    La Cour de Justice Européenne a aussi tranché la question des non-résidents hors Espace Economique Européen. Ils n’obtiendront pas le remboursement de leurs prélèvements sociaux. La députée Anne Genetet s’était donc vu confier une mission parlementaire pour une remise à plat du système fiscal et social des expatriés, celle-ci n’a pas abouti.

    Pourtant Anne Genetet ne désarme pas. Sous la pression de ses électeurs, elle a tenté encore cette année dans le cadre des négociations du budget 2022 d’obtenir le soutien du Ministère de la Santé et de celui du Budget pour faire abroger ce prélèvement que tous ressentent comme une injustice.

    Ce jeudi 21 octobre, dans le cadre de sa conférence de presse, elle a admis que les autorités concernées lui ont répondu par une « fin de non-recevoir », douchant ainsi les espoirs de voir cette fiscalité amendée lors du vote de la Loi de Finances 2022. Seul espoir, que le Président-candidat reprenne la proposition de sa députée pour le programme électoral de la présidentielle. Réponse au printemps !

  • Le soin corporel en prévention du soin psychique, une histoire de croyance.

    Le soin corporel en prévention du soin psychique, une histoire de croyance.

    L’expatrié est courageux, ambitieux. Son identité, ses repères, son système de croyance sont bousculés ; mais grâce à Dieu le processus psychique d’adaptation au nouvel environnement pourra se faire. On fait le point sur la passerelle entre le soin corporel et le soin psychique.

    « Grâce à Dieu », en voilà une expression forte de sens et à la fois quel sens lui donne-t-on réellement ?

    Le système de croyances touche tous les humains sur cette terre et celui qui viendra consulter un psychologue viendra se frotter à l’immatériel parce que le terme psychologue dans sa dimension étymologique évoque la notion d’âme et d’esprit.

    La lexicographie appuie cette idée en expliquant la psychologie comme « une partie de la philosophie qui étudie l’âme, ses facultés, son activité. On chercherait à partir de données expérimentales à répondre aux questions que se pose l’intelligence sur les activités de l’âme et leur finalité, soit l’union de l’âme et du corps. » Ou encore : « Science qui étudie des faits psychiques particuliers  » (Référence : https://www.cnrtl.fr/definition/psychologie)

    Il va de soi que l’on ne peut traiter des faits à partir d’une science qui se voudrait être une vérité adaptée et adaptable à tous. Alors de quelle science parle-t-on ?

    Nous vivons une période durant laquelle nos sociétés occidentales dont nous sommes les enfants, réinstaurent une place au yoga, à la méditation, à l’Ayurveda. On parle ici de la question du corps plus précisément.

    Au-delà de la médecine occidentale

    La médecine occidentale utilise une seule dimension qui est la recherche de la maladie par le biais du microscope ou autres outils nécessaires. La médecine chinoise intègre une dimension supplémentaire par le biais du Qi Kong, de l’acupuncture et autres pratiques incorporant le mouvement énergétique.

    La médecine ayurvédique intègre une troisième dimension qui est l’aspect spirituel. Il y a l’aspect physique avec la nourriture, l’aspect mental et l’aspect spirituel qui n’est pas religieux mais qui est un pouvoir perçu comme un haut potentiel interne à chacun qui permettrait de prévenir les maladies. La médecine comme on la connait est une médecine de savoir ou une chose serait bonne pour tous, l’ayurveda s’adapte à chaque individu.

    La médecine occidentale travaille sur le symptôme alors que la médecine ayurvédique travaille sur la prévention, ce qui fait écho à la notion de la singularité à prendre en compte dans la prise en charge thérapeutique de l’individu.

    La psychologie clinique et la psychanalyse préservent l’idée qu’il faut travailler autour du symptôme car ci ce dernier peut-être identique chez deux patients, il ne l’est que dans la forme mais aucunement dans le fond. L’histoire du patient lui est propre, il ne sera en aucun cas question d’une prise en charge avec les mêmes outils thérapeutiques.

    l’Ayurveda observe comment l’environnement et la nature fonctionnent afin de l’appliquer à l’être humain qui fait partie intégrante de ce système. À partir de cette idée, voici une liste non exhaustive de ce que l’Ayurveda préconise au travers du corps.

    Nous pouvons faire l’hypothèse que ce temps accordé et la croyance d’une pratique personnelle, tournée vers son soi, peut avoir des effets sur ses représentations psychiques et ressentis corporels en lien.

    Les bénéfices d’une routine quotidienne :

    – se réveiller avant le soleil (90 minutes avant serait optimal)

    – boire un verre d’eau entier à la température de la pièce ou de l’eau chaude

    – nettoyer son visage, sa bouche et les voies nasales avec de l’eau salée ( se référer à l’Ayurveda pour la préparation et l’utilisation de la pratique)

    – nettoyer sa langue (technique ayurvédique)

    – pratiquer un yoga léger ou du stretching

    – pratiquer 20 minutes de méditation

    – marcher ou courir durant 30 minutes 3 à 4 fois par semaine

    – prendre un petit-déjeuner nutritionniste selon le type d’accord

    – déjeuner avec calme et repas complet à 11h ou 14h

    – prendre 30 minutes de temps après le déjeuner

    – pratiquer une méditation en fin de journée avant le repas durant 20 minutes

    – le dîner doit être pris entre 5h et 7h du soir, un dîner léger

    – s’autoriser 2h de temps après le dîner et ce avant d’aller au lit

    – le coucher doit être entre 10h et 11h du soir

    – remercier

    Un article de Karine Miquelis

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • Consulaires partielles en Inde et à Madagascar, une campagne difficile

    Consulaires partielles en Inde et à Madagascar, une campagne difficile

    Le 31 mai dernier, les élus consulaires ont achevé leur mandat avant même les élections. Jusqu’au 7 novembre, jour des élections consulaires partielles en Inde et à Madagascar, nos expatriés sont orphelins et n’ont officiellement plus de relais entre l’administration française et leur situation d’expatriés.

    Reportées deux fois en 2021 du fait de la pandémie, ces élections ont fait couler beaucoup d’encre. Elus comme électeurs ont reproché une organisation précipitée, et ont déploré l’absence de vote par voie électronique, en pleine crise sanitaire. Nous sommes allés à la rencontre des communautés françaises pour y prendre le pouls, à moins de quinze jours du vote. Toutes les conditions ont-elles été retenues pour la bonne tenue des élections ?

    Le vote électronique à la trappe ?

    Les réactions quant à l’abscence de vote électronique divergent sur beaucoup de points, et en fonction des pays. La distance, le nombre de Français dans la circonscription concernée, le taux de participation électoral moyen sont des données à prendre en compte dans ces élections.


    Dans ces circonscriptions géantes, imbriquées dans des pays aux réseaux routiers encore en développement, le vote électronique apparaissait comme une évidence. Alors pourquoi n’est-il pas utilisé ? Car l’administration des Français de l’étranger a omis de prévoir le cas de « partielles » dans le contrat cadre avec le prestataire de service. Un couac qui déplait, bien naturellement, aux défenseurs de la représentativité des Français établis hors de France.

    Des campagnes marquées par la crise sanitaire

    Comme pour les candidats au mois de mai, ceux qui se soumettent au vote dans quelques semaines voient leur campagne entravée par les mesures liées à la crise de la Covid-19.

    Pondichéry, le poids de l’histoire

    La crise sanitaire rend les campagnes très difficiles pour les candidats et élus sortants, comme en témoigne Franck Barthélémy, élu sortant de la seconde circonscription d’Inde, et de la liste « Ensemble en Asie. »

    « Cette campagne est encore plus dure aujourd’hui, car il faut se déplacer durant la crise sanitaire, et respecter toutes les consignes de déplacement. On organise des réunions Zoom pour informer les électeurs, mais tout le monde ne vit pas sur le même fuseau horaire en Inde. On écrit des mails mais on n’arrive pas à toucher tous les Français de ma circonscription. Pour les électeurs loin des urnes, on leur propose la procuration mais il faut se déplacer au consulat où à l’ambassade pour en bénéficier. Il faut également trouver un mandataire pour le 7 novembre, en pleines festivités…Compliqué ! Et on n’a pas forcément les gens de confiance. Je reconnais qu’ils essayent de faire au mieux sur le terrain, mais ce mieux aujourd’hui ne suffit pas pour certains électeurs. J’ai peur pour la participation mais j’espère me tromper ! En tant qu’élu je me demande si on n’aura pas moins de 10% de participation, serons-nous alors toujours représentatifs ? Tout le monde n’est pas sur Facebook, les locaux ont besoin de nous voir en présentiel pour répondre à leurs questions, on est des relais d’informations. »

    Prédibane Siva, élu sortant et candidat

    A Pondichéry, l’élu sortant Prédibane Siva de la liste « L’expérience au cœur des Français », témoigne également des nombreux obstacles qui se dressent devant les candidats pour tenir campagne. Elu de 2014 à 2021, il se présente pour la troisième fois, et a achevé comme les autres élus son mandat le 31 mai. Il tente désormais de faire tampon entre les électeurs et les différentes administrations de la circonscription d’Inde du Sud. Un territoire particulier par la sociologie des Français sur place. En effet, ce sont pour la plupart les héritiers des colons du temps du comptoir royal fondé par Louis XIV. Ils maitrisent peu la langue et nos usages républicains.

    Par conséquent, Prédibane Siva utilise « très peu internet », c’est un vote de proximité dans ce secteur comme il nous le déclare.

     « Il faut dire aux électeurs où voter car les infos du consulat sont en français pour les élections. Beaucoup d’entre eux ne parlent ni ne lisent le français… Personnellement, j’envoie des mails mais beaucoup vont dans les spams, je les envoie en français. En même temps je traduis et je l’envoie une nouvelle fois en taboul, et une seconde fois en anglais. C’est beaucoup de boulot. C’est ma 3ème campagne, la première était en 2020 puis en mai 2021, avant que les élections soient une nouvelle fois repoussées le 31 mai. J’essaye de faire sortir les gens pour ma campagne, j’envoie les mots clés susceptibles de les attirer, je leur fournis des masques, ainsi qu’un courrier postal en tamoul et d’autres courriers en langues locales à chaque électeur. Parfois le courrier revient. J’espère pouvoir faire sortir au minimum 1 500 électeurs sur 4 600, c’est peu. »

    Prédibane Siva, élu sortant et candidat

    Madagascar, une campagne de terrain

    A Madagascar, la tenue de la campagne est rendue difficile par plusieurs éléments. L’élu sortant Jean-Daniel Chaoui, de la liste « Français du Monde – Ecologie et solidarité à Madagascar » explique qu’internet n’est utilisé que par 17% des Malgaches, ce qui est loin d’être la majorité. La « fracture numérique » est trop importante pour ne pas avoir d’incidence sur un vote électronique. Cette fracture numérique s’accompagne d’une fracture sociale, nourrissant la différence entre les électorats et leur mode de vote, ce dont l’administration ne tient pas compte. Sur l’île, seulement 13 bureaux de vote seront ouverts, « ce qui limite la casse. On est dans une situation plus équitable, mais on perd les 5-6% de ceux qui allaient voter par l’électronique. » Il rappelle néanmoins qu’il utilise internet pour faire campagne, mais la majorité des échanges se font sur le terrain.

     « On se déplace. C’est compliqué sur l’ile, la compagnie aérienne locale est en train de déposer le bilan, un avion tous les 15 jours parcourt le pays. De plus, les frais de campagne sont à notre charge. »

    Jean-Daniel Chaoui, élu sortant et candidat

    Une participation qui s’annonce très limitée

    Sur l’absence de vote électronique, les avis sont mitigés. L’usage du vote à l’urne ou du vote électronique diffère en fonction de la ville et du pays, complexifiant d’autant plus la tenue des élections.

    Dans la circonscription de New Delhi, Franck Barthélémy atteste de l’importance du vote électronique, quand les autres options de vote sont limitées à certains électeurs. Tout d’abord, « avec la fête de Diwali (fêtes des lumières, ndlr), les électeurs ne seront pas là le jour du vote, car en congés pour les festivités. La communauté française en Inde profite très souvent de cette période pour voyager dans le pays. » Il y a également l’option de la procuration, un casse-tête pour les électeurs, qui doivent trouver un mandataire disponible durant les fêtes. De plus, un certain nombre d’électeurs « pensent que ces élections ne sont pas importantes (or il faut des élus pour présider les conseils consulaires). » L’élu sortant rappelle « qu’il n’y a pas d’aide de la part de l’administration française. Il n’y aura pas plus d’urnes, seul un bureau de vote supplémentaire dans la « banlieue » de New Delhi (à 2 heures de voiture) a été ouvert. Mais les 150-200 Français de New Delhi ne se déplaceront jamais, c’est 4 heures de trajet en voiture ! On n’a plus d’emprise française à Gurgaon, alors nos autorités consulaires ont installé un des bureaux de vote dans un hôtel Ibis. Il aura fallu l’autorisation des autorités locales et indiennes, ce qui a été très compliqué. »

    « Une négligence coupable« 

    Pour Pascal Chazot, ex-candidat de la liste d’union « Français du Monde – Europe Ecologie les Verts », rejeter la voie électronique est inadmissible.

    « Notre circonscription s’étend sur un immense territoire comparable à la taille de l’Europe entière », la voie électronique est salvatrice. Les électeurs concernés vivent en Inde (sauf Pondichéry), au Népal, au Bhoutan, au Bangladesh, au Sri Lanka et aux Maldives. »

    Pascal Chazot est formel :

     « La suppression du vote par internet » a été faite « à cause d’une négligence coupable de l’administration, et le refus de remettre en place le vote par correspondance. Cela ne laisse à nos compatriotes que la possibilité de voter à l’urne. Et il n’y a au total que 7 bureaux de vote sur toute l’étendue de notre circonscription, alors que l’Inde fait 6 fois la taille de la France. Nous n’avons que 4 bureaux de vote (hors Pondichéry), situés dans les grandes villes où nous avons un consulat ou une ambassade : Delhi, Bombay, Bangalore et Calcutta. Or, ces villes coûtent très cher (à Bombay les loyers sont plus élevés qu’à Paris) et seuls peuvent y vivre nos compatriotes les plus aisés. Nos concitoyens aux moyens plus modestes, ou ceux qui sont intégrés au pays, vivent pour la plupart dans des villes éloignées de plusieurs centaines de kilomètres de ces grands centres urbains. Or ce sont ces compatriotes modestes qui ont un véritable besoin d’élire une représentation démocratique pour défendre leurs intérêts.  Les Français vivant dans le Gujarat n’ont pas de bureau de vote dans cet Etat. Ils doivent voter à Bombay, situé à plus de 700 kilomètres de chez eux. »

    Pascal Chazot , élu sortant et ancien candidat

    Le vote semble impossible pour tous ces électeurs. L’ex-candidat explique que « le vote par procuration est possible, mais il n’est qu’un cataplasme sur une jambe de bois. Tout d’abord, la procuration doit être signée devant le Consul, ou le Consul doit se déplacer et venir collecter la signature. Un Consul qui administre seul un territoire grand comme au moins une ou deux fois la France, peut difficilement se rendre dans chaque petite ville, surtout en si peu de temps et dans le contexte de restrictions budgétaires et de diminution de personnel. » En clair, « l’absence de vote à distance dans notre circonscription prive de facto une grande proportion de nos compatriotes de leur capacité à voter, ce qui est une injustice flagrante et un acte anti démocratique. »

    Un retrait pour protester

    C’est donc un déni d’égalité, trahison du fondement même de notre République. Pour toutes ces raisons, Pascal Chazot a pris la décision de « se retirer officiellement afin de protester formellement contre cette injustice, cette inégalité et ce déni démocratique. La défense de valeurs éthiques et démocratiques fondamentales a primé sur le souhait d’être élu. De nombreux électeurs privés de leurs droits envisagent une action médiatique. » Sa liste d’union était la seule liste de gauche de notre circonscription.

    Toujours en Inde mais dans la circonscription de Pondichéry, Prédibane Siva ne s’indigne pas de l’absence de vote par voie électronique.

    « Ici personne ne vote ainsi. Les originaires de Pondichéry ont des difficultés avec Internet, tandis que les Occidentaux ne s’intéressent pas forcément aux élections. De plus, nous allons entrer dans une période de festivités couplées aux vacances scolaires. Ceux en France peuvent voter électroniquement mais reçoivent un code en indien sur leur téléphone indien, ils n’ouvrent pas le message. Nous n’avons pas beaucoup d’expatriés comparé à d’autres circonscriptions, ils sont assez âgés (anciens combattants, militaires), leurs enfants et petits-enfants sont en France. Ils ne parlent ni ne lisent le français, mais les langues locales (le télougou, le tamoul). » Or à son poste, « il faut nécessairement parler tamoul et anglais pour converser avec le peuple. C’est spécifique à Pondichéry. C’est compliqué même pour les réunions, on y écrit en langues locales. Mais les électeurs sont très intéressés par les élections, car celles-ci les concernent particulièrement, ils se sentent très Français et ont pour tradition de venir voter à l’urne. Comme la plupart des électeurs ne parlent pas français, nous utilisons un symbole pour voter. Par exemple, pour notre équipe, nous utilisons l’arbre. » Il a lui-même favorisé le vote à l’urne, ainsi que la tenue des élections pour le 7 novembre, malgré la période de fêtes. L’année 2022 sera déjà bien remplie avec plusieurs élections, et il ne voulait pas en rajouter d’autres. Le budget nécessaire pour mettre en place le vote électronique a également motivé sa décision, trop chère à ses yeux. De plus, « beaucoup de conseillers attendent nos élections pour organiser l’assemblée de l’AFE et déterminer le budget 2022. Cela inclut les bourses de commissions scolaires, très attendues par nos électeurs. On attend la fin de l’élection pour faire les commissions de bourses et secours, qui sont bloquées cette année. Je dois donc préparer cette élection et celle de l’AFE. »

    Prédibane Siva, élu sortant et candidat

    Élections sous haute tension

    Des élections sous haute tension, aux multiples enjeux et dont les conditions complexifient grandement le travail des candidats et des élus sortants. A désormais 15 jours du vote, tous se tiennent prêts mais ont conscience que nombre d’électeurs ne se déplaceront pas. Le vote par voie électronique reste un sujet de discussion houleux, tant pour les futurs élus que les électeurs.

  • La France débloque 650 millions d’euros dans la santé numérique

    La France débloque 650 millions d’euros dans la santé numérique

    Le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, a annoncé lundi 18 octobre un plan d’investissement de 650 millions d’euros, répartis en cinq axes, pour accélérer sa stratégie du numérique en santé, dans le cadre du plan innovation santé 2030. 

    Rapprocher les patients du système de santé

    « Les dispositifs médicaux numériques ne sont pas des gadgets ou une simple tendance vaguement futuriste. Ils sont l’avenir de notre système de soins et les moteurs d’une triple ambition : anticiper, prévenir, traiter », a déclaré Olivier Véran lundi soir (18 octobre) à Station F à Paris. 

    Le ministre de la Santé était entouré de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, de la ministre déléguée en charge de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, et du secrétaire d’État chargé du Numérique Cédric O. 

    « Le numérique en santé ne se substitue en aucun cas à la médecine humaine et au face-à-face avec un professionnel de santé. Au contraire, le numérique en santé permet de rapprocher les patients de notre système de santé », a précisé M. Véran. 

    Pour développer le digital en santé, la stratégie s’articulera autour de cinq axes. Pour le cabinet du ministre, il s’agit d’un réel « tournant » pour le secteur médical, une véritable « arme » pour diversifier l’offre de soins. 

    La majeure partie du budget de l’État, 202 millions d’euros, sera dédiée à l’émergence d’un leadership français en matière de recherche et d’innovation. Numérique pour la prévention, téléconsultations, robotique chirurgicale, dispositifs médicaux basés sur l’intelligence artificielle… Les ambitions de la stratégie du numérique en santé en termes d’innovation couvrent de nombreux domaines.

    « La France a tous les atouts pour être leader de la santé numérique et à l’heure où l’on entend des discours nostalgiques, voire déclinistes, sur la grandeur supposée perdue de notre pays, je crois qu’il y a dans le numérique en santé une occasion en or de retrouver le goût des conquêtes, pour faire rayonner notre savoir partout dans le monde », a déclaré le ministre à Station F lundi.

    Le deuxième plus gros investissement, 168 millions d’euros, servira au financement de programmes d’expérimentations afin de tester les innovations des services numériques de santé sur le terrain, c’est-à-dire dans des structures médicales. 

    « Une difficulté récurrente et importante des projets en santé numérique est le passage de la conception d’un prototype à un produit éprouvé dans des conditions réelles », constate le gouvernement dans un communiqué de presse.  

    Evaluations cliniques

    À cela s’ajoute la réalisation d’évaluations cliniques, « dans le respect des démarches de qualité et réglementaires indispensables aux dispositifs médicaux », afin d’obtenir des marquages comme le CE qui prouve que le produit répond aux exigences européennes en matière de sécurité, de santé et d’environnement. 

    81 millions d’euros seront ensuite consacrés à la formation des professionnels de la santé afin qu’ils puissent développer les compétences nécessaires pour répondre de façon efficace à la digitalisation de leur secteur. Les patients seront également formés afin de lutter contre la fracture numérique. 

    « Parler numérique en santé, cela peut faire craindre une médecine déshumanisée où chaque patient serait laissé seul avec les nouvelles technologies », a expliqué Olivier Véran.

    Le gouvernement prévoit également le lancement de programmes et équipements prioritaires de recherche exploratoires (PEPR) afin de concentrer les efforts des scientifiques dans le but de « positionner la France comme leader dans ses innovations du futur », peut-on lire dans le communiqué de presse. Au total, 60 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à l’innovation scientifique. 

    Enfin, la dernière partie du budget, 35 millions d’euros, servira au déploiement « à grande échelle » du numérique en santé en France puis à l’international. Pour suivre le développement du secteur et son attractivité, un baromètre de la santé numérique sera publié courant 2022. 

    Les fonds restants, une centaine de millions d’euros, seront versés aux projets retenus dans le cadre de « Santé Numérique » début 2022.