Les amoureux en instance de mariage pensaient en avoir fini avec les galères administratives. Mais le chemin est toujours long et difficile pour ceux qui doivent épouser une ou un Français en ces temps de pandémie.
Un combat de plusieurs mois
Depuis plusieurs mois, nous suivons les aventures, malheureuses, de ces couples binationaux qui tentent de se marier depuis plus d’un an et la fermeture des frontières.
Souvenez-vous, le monde politique avait soutenu l’action sur les réseaux sociaux ‘Love is not tourism« . Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, avait même promis, en aout 2020, une pluie de Laissez-passer pour les futur(e)s marié(e)s.
Mais au fil des mois, le collectif a perdu patience. Les « sésames » promis ont été délivrés au compte-gouttes et les blocages administratifs se sont multipliés du fait de la méfiance du Ministère de l’intérieur. La Place Beauvau s’inquiète de la constitution de possibles filières d’immigrations clandestines.
Mais il en fallait plus pour arrêter Anais, Anaelle, Jean-Yves, Natacha, etc. de se battre pour vivre leur amour.
Le Conseil d’Etat leur a donné raison
L’association « Amoureux au ban public », soutenue par certains élus comme le député Yannick Haury ou la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, et par le collectif constitué sur les réseaux sociaux Visa mariage collectif: Couples binationaux Franco-étrangers, a donc décidé de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.
Et ce fut un succès, Les 8 femmes amoureuses à la tête de ce groupe Facebook ont réussi à transformer leurs combats individuels en combat collectif. Le Conseil d’Etat a rendu son jugement le 9 avril 2021, ordonnant au gouvernement de considérer le mariage des couples binationaux comme un motif impérieux permettant ainsi aux futurs conjoints de rejoindre la France.
La situation bloquée
Pourtant près d’un mois après la décision du Conseil d’Etat, les écueils sont toujours aussi nombreux tant à l’étranger qu’en France.
Tout d’abord, comme souvent, la décision du Conseil d’Etat n’a pas été répercutée par l’administration. Consulats à l’étranger et à Mairies en France s’opposent donc souvent, encore, à l’établissement des documents nécessaires au passage en France.
Dans les pays où les frontières sont carrément fermées, il faut redoubler de patience et aller au consulat avec les arrêts du Conseil d’Etat et les dispositions prises. Le demandeur se retrouve à devoir expliquer les conséquences de la décision de l’instance administrative.
Post sur le groupe Visa mariage collectif: Couples binationaux Franco-étrangers
En France, la ou le futur marié est aussi confronté à des barrières ! En effet, normalement, le futur conjoint doit être présent pour l’établissement des bans et autres formalités. Mais une disposition a été prise, par l’exécutif, afin de permettre le lancement des procédures sans la présence de l’autre futur(e) marié(e). Et là aussi, il faut s’armer de patience, les administrations municipales n’ayant pas été informées.
Le mariage toujours pas inscrit comme motif impérieux
Mais toutes ces embûches administratives pourraient disparaitre… Si le gouvernement d’Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex appliquaient la décision de justice. Mais non, malgré l’arrêt du Conseil d’Etat, le mariage n’a toujours pas été inscrit dans la liste des motifs impérieux (toujours valable pour les non-européens). Une réunion interministérielle s’est tenue le 22 avril actant officiellement le refus du gouvernement de respecter l’Etat de droit.
Les amoureux réfléchissent, donc, à des actions pour obliger l’Etat à respecter les décisions de l’instance suprême administrative. Une affaire, encore malheureusement, à suivre…
Cette semaine, un journaliste français a été enlevé au Mali. Plusieurs manifestations antifrancaises ont eu lieu au Pakistan. Il y a quelques jours, à Rambouillet, une femme a été assassinée dans un commissariat à coup de couteau. Trois lieux, trois faits isolés qui sont liés par un même arc de menaces. Les manifestations ne sont pas des actions terroristes, mais quand elles appellent à punir « les Français », alors en effet, tous les Français se sentent concernés.
Lesfrancais.press a lancé une consultation sur le sujet : « Les Français de l’étranger et le terrorisme ». Près de 4.000 internautes ont répondu.
Le renforcement des mesures de protection peu visible
Le gouvernement avait annoncé un renforcement de la sécurité pour les établissements et les intérêts français à l’étranger. 66% des Français de l’étranger n’ont pas « constaté la mise en place de cette action de protection », alors que 14 % l’ont constaté. Intéressant : 20% ne l’ont pas constaté non plus mais n’en voit pas l’intérêt.
Il faut dire que 57% de ceux qui ont répondu ont déclaré qu’ils vivaient dans un pays où il n’y avait pas d’actes terroriste. 43% au contraire, vivent dans un pays touché par le terrorisme.
Une courte majorité 53%, pensent qu’un renforcement de la sécurité est nécessaire pour protéger les sites français à l’étranger. 32% pensent qu’il s’agit d’abord de la responsabilité des autorités locales, 20% l’attendent du gouvernement français.
Seulement 8% considèrent que les intérêts français sont particulièrement visés et 91 % pensent l’inverse. 11% se sentent menacés, en tant que Français de l’étranger, par le terrorisme.
Enfin 11% contre 89% se sentent menacés, en tant que Français à l’étranger, par le terrorisme.
Le lutte contre le terrorisme plus efficace dans le pays de résidence qu’en France.
Plus de 73% (contre 27%) considèrent que la lutte contre le terrorisme dans leur pays de résidence est bien menée, mais seulement 36% considèrent que la lutte contre le terrorisme est bien menée en France, alors que 63% pensent l’inverse.
A en croire les Français de l’étranger, la France mène cette lutte moins bien que leur pays de résidence.
Quand on regarde ces résultats, on constate la grande lucidité des Français de l’étranger. Certes il faut renforcer les mesures de sécurité, certes les Français se entent un peu plus visés, mais une majorité semble « vivre avec ». Le point le plus significatif semble être la différence d’appréciation entre la lutte contre le terrorisme dans leur pays de résidence et la lutte menée par la France.
63 pays dans lesquels le terrorisme a causé au moins un mort
Peut-être est-elle due à l’accumulation de faits terroristes en France. En effet, quand on regarde les chiffres publiés par le Global terrorisme index, il y avait en 2020, 63 pays dans lesquels le terrorisme était responsable d’au moins un mort. 17 pays recensaient plus de cent morts. Deux, l’Afghanistan et le Nigeria plus de 1000. Le nombre d’actes terroristes est en baisse de 15% d’une année sur l’autre, restant à un niveau très élevé de par le monde, puisque plus de 13.000 attaques terroristes ont été catalogués comme telles à travers le monde.
Les pays les plus touchés sont en Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient, et en Asie, qui représentent 95% des victimes. La France est engagée depuis des années au Moyen-Orient et au Sahel, et la bataille est loin d’être gagnée.
Les actes terroristes, concentrés dans quelques pays, mais en baisse générale.
La France fait partie des pays les plus touchés parmi les pays développés, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Selon le ministère de l’intérieur, depuis 2015, 102 projets d’attentats ont eu lieu en France, impliquant 184 personnes, ont été menés. Beaucoup ont échoué ou ont été déjoués, selon le ministère. 30 attentats ont effectivement eu lieu, cinq attentats ont eu lieu en 2020, un, déjà, en 2021.
Il n’est pas certain que la lutte contre le terrorisme est mieux menée dans d’autre pays qu’elle ne l’est en France. En fait, la France a pris des positions offensives contre le terrorisme et ses réseaux, au Moyen-Orient, elle est en Afrique, ce qui en fait aussi une cible.
Les périodes troubles génèrent au sein des populations des problèmes psychologiques qui peuvent être graves. L’historienne, Laure Murat, en 2011, dans son livre « L’Homme qui se prenait pour Napoléon » soulignait que la Révolution et le Premier Empire avaient été marqués par une augmentation du nombre de personnes atteintes de troubles psychiques. L’épidémie de covid-19 avec ses confinements, ses mesures de contrôle de la population, et l’augmentation du nombre de décès, ont tout pour être une source potentielle de problèmes d’ordre psychiatrique.
Les suicides augmentent pendant les récessions
Il avait été déjà noté que lors de l’épidémie de Sars de 2003, le taux de suicide avait augmenté tout particulièrement chez les femmes âgées de Hong Kong. De nombreuses études ont prouvé que le nombre de suicides augmente pendant les récessions. Sur la base de ces précédents, une étude australienne, au début de l’épidémie, avait évoqué un risque d’augmentation du nombre de suicides de 25 % en raison de l’épidémie de covid-19.
Pour le moment, les faits contredisent les prévisions. Le nombre de suicides n’aurait augmenté que de 2 à 5 %. En Australie, pays certes peu touché par la pandémie, le nombre de suicides a même diminué. En revanche, au Japon, une hausse a été constatée non pas au début de la première vague mais au mois de décembre. La lassitude ou l’impuissance seraient plus dangereuse que le confinement ou que la peur de la maladie. Le Premier Ministre japonais a nommé un ministre en charge de la solitude pour faire face à ce problème. Au premier trimestre de 2021, le taux de suicide du Japon est revenu à son niveau d’avant la pandémie.
Un constat de baisse des suicides pendant la pandémie
Les chiffres récents d’autres pays ne montrent pas non plus de signes d’un pic de suicides. Au Royaume-Uni, une baisse des suicides de 12 % en 2020 a été constatée. Aux Etats-Unis, selon un article d’universitaire du Center for Disease Control and Prevention, les suicides auraient diminué de 6 % en 2020. Cette stabilité du nombre de suicides pourrait s’expliquer par le fait que les angoisses liées à l’épidémie sont largement partagées. Le suicide nait du désespoir individuel, du sentiment d’incompréhension, d’une défaillance totale de l’altérité. L’engagement massif des pouvoirs publics, les polémiques multiples relayées par les médias et les réseaux sociaux transforment cette pandémie en drame collectif permanent.
Un transfert de responsabilité est réalisé sur les dirigeants devenus responsables de la santé de chacun. Si une partie de la population a été confrontée à un stress plus important, l’autre dans le cadre du télétravail ou ayant migré en-dehors des agglomérations a bénéficié de conditions de vie plus agréables.
Lié au pouvoir d’achat
Le maintien du pouvoir d’achat a, en outre, jusqu’à maintenant, permis d’éviter de nombreux drames financiers. La situation serait tout autre au sein des pays en développement, qui sont moins en mesure d’amortir les chocs économiques. Peu ont des statistiques sur le suicide. Le Malawi a néanmoins signalé une augmentation de 52 % des suicides l’année dernière.
Plusieurs pays africains seraient également confrontés à une progression du nombre de suicides essentiellement provoqués par la montée de la pauvreté. Les pouvoirs publics face à la détresse de certaines catégories de la population, en France comme dans d’autres pays européens, ont adopté des dispositifs de soutien d’accompagnement psychologique sans précédent. A la fin du mois de janvier, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un « chèque psy » en faveur des étudiants. Selon la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, chaque semaine 3 000 étudiants consultent un psychiatre dans la cadre de ce dispositif.
L’environnement politique entre l’UE et la Chine n’est « pas propice » à la ratification de l’accord sur les investissements conclu fin 2020, a affirmé mardi le vice-président de la Commission européenne, Bruxelles ayant suspendu ses efforts pour le faire voter.
« Nous avons pour le moment (…) suspendu certains efforts de sensibilisation politique du côté de la Commission, car il est clair que dans la situation actuelle, avec les sanctions de l’UE contre la Chine et les contre-sanctions chinoises, y compris contre des membres du Parlement européen, l’environnement n’est pas propice à la ratification de l’accord. Nous ne pouvons pas faire abstraction du contexte plus large des relations entre l’UE et la Chine »
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne
Un accord surprise en 2020
La Commission européenne, qui gère la politique commerciale des 27 États membres de l’UE, a conclu fin 2020 un accord surprise avec Pékin sur les investissements, après des années de blocage.
Mais l’UE a depuis imposé des sanctions contre la Chine, accusée de violations des droits humains dans la région du Xinjiang.
Pékin a répliqué en imposant des sanctions à divers parlementaires européens, des universitaires et au think-tank allemand MERICS.
Le texte doit encore être ratifié par le Parlement européen et les capitales doivent aussi se prononcer.
« Dans tous les cas, les raisons sous-jacentes de l’accord (…) sont toujours très présentes, il y a toujours une asymétrie dans les relations avec la Chine. Cet accord nous aiderait à résoudre cette asymétrie. »
Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne
Suspicion d’espionnage
La Commission européenne va d’ailleurs proposer mercredi de s’octroyer de nouveaux pouvoirs pour enquêter sur les groupes étrangers soutenus par un État et qui cherchent à s’emparer d’entreprises européennes, une législation qui vise en particulier Pékin.
En 2020, le Festival International de Cinéma de Cannes a été annulé du fait de la pandémie. Cette année, la crise sanitaire est encore présente mais le Festival a su s’adapter. Il n’aura pas lieu en mai comme à l’accoutumée mais en juillet. En attendant Cannes, TV5MONDE vous propose, donc, une programmation spéciale de longs métrages sélectionnés et ou primés de 1983 à 2018 durant le Festival International du Film.
Une plateforme gratuite
L’équipe de TV5MONDEplus a sélectionné pour vous 6 films qui sont disponibles en mai sur la plateforme accessible dans tous les pays et gratuitement ! Pour en bénéficier, rien de plus simple, il suffit de créer un compte, sans carte bancaire ou n° de compte, et de profiter des 5000 heures de programmes issues des meilleurs productions francophones du monde.
Le Cinéma mis à l’honneur
TV5MONDEplus vous donne rendez-vous avec le 7e art et diffuse pour cela une sélection de films primés lors des éditions précédentes : six longs-métrages bouleversants, poignants et mémorables.
La vanité de Lionel Baïer
David Miller veut en finir avec sa vie. Ce vieil architecte malade met toutes les chances de son côté en ayant recours à une association d’aide au suicide. Mais Espe, l’accompagnatrice, ne semble pas très au fait de la procédure alors que David Miller tente par tous les moyens de convaincre Tréplev, le prostitué russe de la chambre d’à côté, d’être le témoin de son dernier souffle, comme la loi l’exige en Suisse. Le temps d’une nuit, tous trois vont découvrir que le goût des autres et peut-être même l’amour sont des sentiments drôlement tenaces.
La loi du Marché de Stéphane Brize
Après quinze mois de chômage, Thierry, quinquagénaire, cherche toujours un emploi et va de déceptions en déceptions. Avec son épouse, il doit gérer un budget de plus en plus serré au fur et à mesure que leur épargne s’épuise. Ils essaient à tout prix de sauvegarder l’essentiel : leur appartement et les aides nécessaires pour les études de leur fils Matthieu, un adolescent infirme moteur cérébral. Thierry finit par retrouver un emploi d’agent de sécurité dans un supermarché. Il est chargé de surveiller les clients ainsi que ses propres collègues et se retrouve quotidiennement confronté à des situations socialement difficiles. Un dilemme moral apparaît alors.
Chocolat de Claire Denis
France retourne au Cameroun où elle a grandi lorsqu’elle était enfant et se remémore cette période vingt ans après. Son père, commandant d’un poste de gouverneur à Mindif, dans le nord du pays, tente tant bien que mal d’organiser la présence coloniale française. Sa jeune femme vit plus difficilement l’Afrique, notamment ses tâches de maîtresse de maison, bien qu’elle soit aidée par Protée, un « boy » instruit et intelligent qui souffre en silence de la situation de son peuple. France, leur fille de cinq ans, très proche de Protée, observe avec sensibilité le pays et les hommes qui changent : tensions et désirs dans une Afrique qui vit ses derniers moments de colonialisme.
La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania
Mariam, 21 ans, se rend à une soirée étudiante à Tunis. Sympathisant avec un garçon, Youssef, elle sort se balader avec lui sur la plage. Trois policiers les voient et deux d’entre eux la violent dans leur voiture pendant que le dernier s’éloigne avec Youssef. Traumatisée et terrorisée, elle se rend avec Youssef à l’hôpital local, où le personnel refuse de lui prodiguer un certificat attestant qu’elle a subi un viol et l’oblige à se rendre au poste de police. Les policiers, corrompus, vont tout faire pour enterrer l’affaire, alors que les violeurs se trouvent dans le même bâtiment que leur victime.
Au Galop de Louis-Do de Lencquesaing
Ada avait construit sa vie, elle en était contente, en tout cas elle croyait l’être. Elle avait l’air heureuse en couple, avait eu un enfant, prévoyait même de se marier, et pof… elle était tombée sur Paul… Un écrivain en plus, ce Paul, et qui vit seul avec sa fille, a une mère des plus envahissantes, et qui a la mauvaise idée de perdre son père alors même que cette histoire commence à peine… La vie s’accélère. Il était temps.
Une vie violente de Thierry de Peretti
Malgré la menace de mort qui pèse sur sa tête, Stéphane décide de retourner en Corse pour assister à l’enterrement de Christophe, son ami d’enfance et compagnon de lutte, assassiné la veille. C’est l’occasion pour lui de se rappeler les évènements qui l’ont vu passer, petit bourgeois cultivé de Bastia, de la délinquance au radicalisme politique et du radicalisme politique à la clandestinité.
Envie de fictions et de documentaires en français ?
En plus de ces 6 films d’exception vous pourrez retrouvez une sélection complète des plus beaux chefs d’oeuvres primés à Cannes sur la plateforme TV5MONDEplus.
Mais ce n’est pas tout ! Car TV5MONDEplus en propose plus ! En effet, avec votre abonnement gratuit, vous pourrez accéder à un large choix de films de cinéma, séries, documentaires, programmes pour la jeunesse… Mais aussi le meilleur et des programmes des chaînes partenaires de TV5MONDE – France Télévisions, Radio-Canada, Télé-Québec, TV5 Québec Canada, RTS, RTBF. Vous y retrouverez aussi des productions TV5MONDE (magazines d’information et culturels, documentaires), de coproductions en Afrique et des podcasts (ou « balados », comme disent les Québécois). Alors plus qu’une étape pour accéder à plus de 5000 heures de programmes en français, créez votre compte gratuit en cliquant sur le lien ci-dessous.
Les élections locales britanniques de 2021 auront lieu ce jeudi 6 mai pour renouveler 118 conseils et 8 maires directement élus. En Écosse, la population devra aussi réélire les parlementaires locaux. Une Française de Londres, Florence Cyrot, tentera, elle, de décrocher un siège à la London Assembly pour la circonscription de Lambeth and Southwark. On décrypte pour vous les enjeux et vous présente cette Française à la conquête de la capitale britannique. C’est probablement la dernière fois que les non-britanniques, européens, pourront participer à un vote au Royaume-Uni.
Une élection, un jeudi ?
Depuis 1931, les Britanniques votent un jour de la semaine alors que les autres pays d’Europe votent majoritairement le dimanche. Pourquoi au pays des black-cabs, les élections au lieu un jeudi? Plusieurs théories, mais aucune réponse. Le choix du jour de scrutin a sans doute été privilégié à cause d’un autre passe-temps préféré des Britanniques : le pub .
Un temps envisagé pour l’organisation du scrutin, le vendredi a ainsi été écarté, car nombre de Britanniques s’y rendaient pour troquer leur paye de fin de semaine contre des pintes de bière. Les politiques craignaient que les tenants de bar et brasseurs fussent étiquetés comme conservateurs, et n’influencent de trop le vote de clients aux idées embrouillées par l’alcool. Par crainte de voir l’église avoir une emprise trop grande dans le choix des électeurs, le dimanche a aussi été écarté par les politiques de l’époque.
Premières élections Post-Brexit
En effet, ce sont les premières au Royaume-Uni depuis la pandémie et le Brexit. Rappelez-vous, les dernières Élections législatives avaient eu lieu en 2019. Et, c’est le parti de Boris Johnson qui avait remporté une large majorité.
Pour le Premier ministre britannique, l’enjeu est crucial. Ce sera l’occasion de tester sa cote de popularité auprès de la population.
Une élection incertaine
Les mairies de Londres et de Manchester, deux des trois plus grandes villes du pays, devraient rester aux mains des Travaillistes. Mais cela n’empêche pas les Conservateurs de se maintenir dans tout le Royaume-Uni avec une bonne avance dans les sondages, dont 43% des intentions de vote au niveau national, contre 34% pour le Labour.
Par ailleurs de nouveaux chiffres des sondeurs Opinium montrent que l’avance du Parti Conservateur sur le Parti Travailliste chute considérablement de 11 points à seulement cinq points, les Tories de Boris Johnson avec 42% contre 37% pour le Parti Travailliste de Sir Keir Starmer.
Et la cote de popularité du Premier ministre, qui avait atteint un niveau élevé après le succès du déploiement du vaccin au Royaume-Uni, a également diminué.
Sans aucune surprise, 59% des Britanniques déclarent « ne pas faire confiance » à leur Premier ministre selon une enquête Ipsos Mori publiée cette semaine. Effectivement, depuis quelque temps Boris Johnson est empêtré dans des scandales de biens sociaux.
Candidate des Lib Dems pour la London Assembly à Lambeth et Southwark
Florence Cyrot
C’est donc que dans ce contexte que Florence Cyrot se lance dans la campagne. Et pour elle se n’est pas la première, dès 2018, elle était candidate à Battersea, Queenstown ward (Sud de Londres) aux élections locales. Depuis 2019, elle est candidate à la London Assembly, et en campagne depuis 2 ans. En décembre de la même année, elle a aussi participé en tant que militante à la campagne des élections législatives.
Et, elle nous explique l’importance de cette élection à la London Assembly :
“C’est un organe de contrôle et d’audit du Maire de Londres. Ça n’existe qu’à Londres. Il y a 25 membres qui votent le budget du Maire et qui ont un rôle de contrôle.«
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
Libérale et Démocrate depuis 2016
C’est après le référendum sur le Brexit que Florence Cyrot a rejoint les Libéraux Démocrates.
“J’avais commencé à faire campagne avec « Stronger In » un groupe apolitique pour rester dans l’Union européenne et après le vote du référendum, je me suis dit qu’il fallait participer au débat. C’est alors que j’ai pris ma carte chez les Lib Dem’s car c’est le seul parti pro Européen »
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
Actuellement, à la London Assembly, les libéraux-démocrates ont uniquement un siège sur les 25. Pour information, au sein de la London Assembly il y a 14 constituency members qui représentent les 14 circonscriptions de Londres, élus au scrutin majoritaire auxquels s’ajoutent 11 membres qui sont élus sur un scrutin de liste soit à la proportionnelle. Pour Florence Cyrot, le mode de scrutin est ‘First Past the Post’, c’est-à-dire scrutin majoritaire uninominal à un tour.
Une campagne en pleine pandémie
Comme partout, l’élection fut victime des aléas liés à la Covid-19, entre report et confinement, Florence Cyrot mena une campagne atypique.
“J’ai commencé la campagne en période de confinement quand la confirmation que l’élection allait se dérouler en février 2021. Au début nous ne pouvions pas faire du porte-à-porte et du tractage. C’est pourquoi nous avons dû uniquement nous concentrer sur les réseaux sociaux et sur les appels téléphoniques (phone banking). Les appels téléphoniques fonctionnent très bien. C’est un peu comme du porte-à-porte. C’est un contact direct avec une personne et nous pouvons avoir une conversation. C’est toujours très utile.”
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
Mais depuis l’allègement du confinement le 12 avril 2021, Florence Cyrot a pu reprendre du porte-à-porte et le tractage, retrouvant les réflexes d’une campagne classique malgré les rumeurs de nouveau report.
“J’avais des craintes que l’élection soit de nouveau reportée. Certes, des rumeurs circulaient en janvier et début février de cette année que l’élection allait être à nouveau reportée en septembre. C’était le bruit qui courait dans ces milieux des partis politiques.”
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
Husting
Parmi les classiques d’une élection britannique, il existe les Hustings, des « Grands débats » mais au niveau local. En distanciel ou en présentiel, Florence Cyrot s’est prêtée autant que possible au jeu.
“Les Hustings, c’est un débat politique où sont présents des candidats de chaque parti qui prennent des questions de l’auditoire et ils doivent répondre à la question posée dans un temps limité. En général nous n’avons pas plus de deux minutes par candidat pour répondre à la question. C’est assez stimulant, car nous avons des questions dans tous les domaines et il faut être tout à fait au point sur toutes les politiques dans tous les domaines. J’ai participé à trois “Hustings”, trois en trois jours la semaine dernière (mes trois « Hustings » étaient la semaine dernière) . Deux étaient organisés sur Zoom et un en présentiel. C’était dans un très grand community centre afin de respecter les distanciations sociales. «
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
Le logement et la circulation à Londres sont les sujets-clés
Florence explique que ces sujets ont émergé pendant le confinement.
“L’application du low traffic neighbourhoods qui a beaucoup restreint la circulation dans certaines zones entrainant énormément de problèmes pour les riverains. Beaucoup d’habitants sont extrêmement remontés contre les low traffic neighbourhoods donc c’est un problème qui les touche énormément.”
Florence Cyrot, candidate à la London Assembly
“J’appelle les Français à aller voter le 6 mai”
Florence ajoute que les Européens ont le droit de voter dans cette élection.
“C’est la dernière fois probablement que les Européens ont le droit de voter dans une élection locale au Royaume-Uni. On a beaucoup fait campagne pour inciter les Européens à s’inscrire aux registres électoraux jusqu’au 19 avril.”
Résultats connus le 8 mai
Les Londoniens connaîtront les résultats concernant les représentants des circonscriptions au niveau de la London Assembly les vendredi 7 et samedi 8. Ceux concernant le Maire de Londres et les “London-wide assembly members” devraient, eux, être connus le samedi 8 mai au soir, “au plus tôt” à cause des restrictions. Le comptage prendra plus de temps qu’en temps normal.
Le journaliste indépendant français, Olivier Dubois a été enlevé par des groupes armés à Gao dans le nord du Mali depuis le 8 avril. Dans une vidéo, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a confirmé l’enlèvement.
Disparu depuis le 8 avril au Mali
Disparu depuis le 8 avril, le journaliste français Olivier Dubois est apparu mardi dans une vidéo publiée par ses ravisseurs. Le journaliste indépendant dit être enlevé depuis le mois dernier par le groupe terroriste affilié aux djihadistes d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique).
« Je m’adresse à ma famille, à mes amis, et aux autorités françaises pour qu’ils fassent tout ce quia est en leur pouvoir pour me libérer »
Olivier Dubois, filmé par ses ravisseurs.
Olivier Dubois est devenu dès ce mardi, le seul otage français au sahel après la libération de Sophie Pétronin l’an dernier.
« Nous confirmons la disparition au Mali de M. Olivier Dubois. Nous sommes en contact avec sa famille ainsi qu’avec les autorités maliennes. Nous procédons aux vérifications techniques d’usage »
Un responsable du ministère français des Affaires étrangères à l’AFP
Le quotidien Libération, pour lequel il travaillait régulièrement depuis avril 2020, a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaire dans l’immédiat.
Reporters sans frontière mobilisée
Sur twitter, le RSF a exigé sa libération. « RSF appelle à la libération d’Olivier Dubois . Nous demandons aux autorités maliennes et françaises de tout mettre en oeuvre pour obtenir sa libération et adressons tout notre soutien à sa famille et à ses proches« , a écrit Christophe Deloire.
Une vidéo de 21 secondes montre le journaliste français Olivier Dubois affirmant qu’il a été kidnappé le 8 avril 2021 par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ». Il s’adresse à sa famille, ses amis et aux autorités pour qu’ils fassent leur possible pour sa libération pic.twitter.com/MLqYwCUjRD
Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s’est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins. Les attaques – jihadistes, intercommunautaires ou autres – ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention des forces de l’ONU, française et africaines.
Au premier trimestre, La croissance de l’économie américaine s’est accélérée grâce à un soutien budgétaire massif aux ménages et aux entreprises. Le PIB des Etats-Unis a progressé de 6,4 % en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l’année, soit un taux légèrement supérieur aux prévisions (6,1 %) et en progrès par rapport au dernier trimestre 2020 (+4,3 %). L’écart de croissance avec les pays européens s’explique par les plans de relance massifs engagés et par les effets de la campagne de vaccination.
Croissance dopée
Au premier trimestre, la consommation a porté la croissance avec une augmentation de 10,7 % par rapport au dernier trimestre 2020. Elle a été dopée par le versement des chèques aux ménages (600 dollars par personne). En mars, les revenus des ménages américains ont augmenté de 21,1 %. La demande des ménages devrait rester vive dans les prochains mois avec l’allocation de nouveaux chèques (1400 euros par personne).
Par ailleurs, le taux d’épargne des ménages qui dépassait 21 % du revenu disponible brut à la fin de l’hiver devrait baisser, ce qui devrait favoriser la consommation. L’activité aux Etats-Unis se normalise avec la levée des restrictions sanitaires rendue possible par la vaccination de près de 45 % de la population (première dose). Les restaurants et les bars sont à nouveau ouverts. Les Américains recommencent à voyager à l’intérieur du pays et à reprendre l’avion.
Après une contraction du PIB de 3,5 % en 2020, la plus importante de ces soixante-dix dernières années, l’économie américaine devrait prochainement retrouver son niveau d’avant-crise. En 2021, la croissance pourrait dépasser 7 %. La tendance est à la révision à la hausse d’autant plus que le projet de loi sur l’investissement dans les infrastructures (American Jobs Plan), s’il est voté par le Congrès, pourrait accroître la croissance de 0,8 point l’an prochain et de 0,9 point en 2023, selon Oxford Economics.
Le chômage bientôt au niveau de l’avant-crise
Il permettrait aussi au taux de chômage de refluer à 3,9 % de la population active fin 2022, proche de son niveau d’avant-crise (3,5 %). En mars 2021, selon la FED, il s’élevait à 6 %, avec un déficit de 8,4 millions d’emplois manquant par rapport à début 2020.
Surchauffe et pénuries
Certains craignent une surchauffe de l’économie américaine. Des goulots d’étranglement dans plusieurs secteurs et des tensions sur les prix se manifestent depuis quelques semaines. La pénurie de maisons à vendre entraîne une augmentation des prix de l’immobilier. La construction doit faire face à une pénurie de bois qui amène les entreprises américaines à en acheter en Europe à des prix de plus en plus élevés. Des employeurs signalent des difficultés à recruter. Les ports de la côte Ouest des Etats-Unis sont saturés par le flux d’importations avec une accumulation de conteneurs qui manquent à l’appel pour le commerce européen. La pénurie de semiconducteurs pèse de plus en plus sur la production automobile.
Mercredi 28 avril, Ford a annoncé que le manque de puces devrait amputer sa production prévue de moitié au deuxième trimestre, et de 10 % au second semestre. Plus d’un million de véhicules pourraient ne pas être assemblés cette année. La pandémie a fortement perturbé la production ; la logistique des transports a été également particulièrement touchée par les restrictions sanitaires. Le retour à la normale ne peut pas s’effectuer en quelques semaines, ce délai occasionnant des ruptures dans l’approvisionnement de biens intermédiaires.
Dans ce contexte très particulier, face aux menaces de surchauffe, la banque centrale américaine estime que la crise de santé publique en cours continue de peser sur l’économie. Le comité de politique monétaire a décidé, dans ces conditions, de maintenir ses taux d’intérêt à presque zéro et jugé qu’il était trop tôt pour remettre en question son programme d’achat d’actifs qui soutient le financement de l’économie.
Comment commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon sans fausse note ? C’est un enjeu pour le président de la République, ce mercredi 5 mai. Plutôt que de « célébrer Napoléon », mieux vaut « commémorer, enseigner son histoire », suggère notamment l’historienne Natalie Petiteau. Un article de notre partenaire Euractiv.
Un exercice délicat pour Emmanuel Macron
Commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon ? L’exercice est délicat pour Emmanuel Macron, qui s’y pliera ce mercredi 5 mai au matin. Car le personnage est clivant. Il a ses adorateurs et ses pourfendeurs. Il anime les passions. Faut-il même commémorer Napoléon ? Bien sûr ! Dans un pays qui a la ‘commémorite’ aiguë, on ne peut pas ne pas commémorer Napoléon estime la professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Avignon Natalie Petiteau, autrice de plusieurs livres sur Le Premier Empire. C’est un grand nom de notre histoire. Il est le fondateur de la France contemporaine, celui qui a enraciné la Révolution française.
Les Français eux-mêmes ne comprendraient pas qu’on s’en détourne, pense le politologue Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Ils ont, certes, d’autres soucis en ce moment, mais ils ont aussi la passion de l’histoire de France. Et même si, sur les réseaux sociaux bruissent d’oppositions fortes contre cette commémoration, celles-ci sont en réalité très minoritaires. Les réseaux sociaux ne sont pas la France.
« Gare aux anachronismes »
Napoléon est quand même, entre autres, celui qui a rétabli l’esclavage et fut, comme l’a dit la ministre déléguée en charge de l’Égalité, Élisabeth Moreno, le plus grand misogyne . Agacement de l’historienne : Attention aux anachronismes ! On juge Napoléon au prisme des cadres de pensée d’aujourd’hui. On accuse Napoléon d’avoir fait des femmes d’éternelles mineures. Sauf qu’à l’époque, hormis quelques dizaines de révolutionnaires et féministes, personne ne songeait à leur donner des droits. Idem pour l’esclavage : Il y a tout un lobbying à l’époque pour son rétablissement. Tout un chacun considère alors qu’il existe une hiérarchisation des races.«
« Enseigner l’histoire plutôt que célébrer Napoléon »
Plutôt que de célébrer Napoléon, mieux vaut commémorer son histoire, l’enseigner, s’en souvenir ensemble , dit Natalie Petiteau. En somme, faire un discours d’historien . Un chef d’État peut-il le faire ? Il faudrait un temps que n’offre pas un discours de Président ! répond l’historienne. Mais il faut oser aller à contre-courant à la fois de la légende noire et de la légende dorée. Il faut prendre en compte toutes ses facettes, sans oublier l’homme de paix sous le Consulat, celui qui modernise l’administration, qui enracine l’égalitarisme social issu de la Révolution etc. Replacer l’homme dans son contexte, et accepter les nuances.
Les Français ne supportent plus une forme de repentance perpétuelle, qui consisterait à ne voir en Napoléon qu’un boucher, un assassin, un salaud, un raciste… abonde Frédéric Dabi.
« L’historien, psychanalyste de la société »
Les commémorations ont des vertus : L’historien est le psychanalyste de la société. Il aide une société à faire avec son passé. Macron l’a très bien compris en sollicitant Benjamin Stora pour faire la lumière sur l’Algérie, et Vincent Duclert, grand spécialiste du génocide, à propos du Rwanda , constate Natalie Petiteau.
Les commémorations font du bien à l’âme des Français, surtout dans les périodes chahutées : 66 % pensent que la France est en déclin. Dans ce contexte, commémorer une grande figure, même controversée, est un élément de réassurance forte, note aussi Frédéric Dabi. C’est réactiver cette image de la France en grand. Les commémorations cimentent, elles aident à retrouver des racines communes. Ne pas avoir honte du passé pour ne pas avoir peur de l’avenir.«
Un outil de communication
Commémorer, c’est faire société, mais c’est aussi un outil de communication. La commémoration fait partie de la panoplie et de la geste présidentielle pour s’inscrire dans une histoire commune, décrypte le politologue Frédéric Dabi. Ce n’est pas forcément de la récupération. En évoquant Napoléon, Macron peut, entre les lignes, parler de lui-même. Car il y a des ponts entre les deux hommes. Napoléon accède au pouvoir très jeune et très rapidement. Et c’est déjà un homme de la synthèse, du ‘en même temps’ , remarque Natalie Petiteau. Napoléon disait : Je ne suis ni bonnet rouge (je ne porte pas le bonnet phrygien de la Révolution) ni talon rouge (en référence aux chaussures des aristocrates)… Dans cette logique, il n’est pas exclu que Macron, par petites touches , évoque aussi le volontarisme de Napoléon, son énergie, son réformisme…