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  • Ségolène Royal : »L’envie de représenter les expatriés vient d’eux »

    Ségolène Royal : »L’envie de représenter les expatriés vient d’eux »

    Ségolène Royal a annoncé le 2 février au site Lesfrancais.press et à Libération son intention de se présenter aux élections sénatoriales de l’automne 2021. A quelques semaines de l’élection des conseillers et délégués des Français de l’étranger, les futurs Grands électeurs, Mathieu Hutin a rencontré Ségolène Royal, l’occasion de faire le point sur sa candidature.

    Une expérience au service des expatriés

    Les premières minutes du podcast sont consacrées au parcours de Ségolène Royal, de Dakar, sa ville natale au poste d’Ambassadrice de France pour les pôles en passant par une candidature à la Présidence de la République, son parcours personnel comme sa carrière l’ont amenée à rencontrer les communautés des Français de l’étranger. Elle fait un portrait émouvant des expatriés qui sont « les voix de la France », « des acteurs de la paix et de la prospérité » du pays.

    Des problèmes bien identifiés

    Ségolène Royal a, au fil des semaines passées, avec son équipe de Conseillers consulaires, listé les différents problèmes que rencontrent les 3 millions de Français établis hors de France.

    Elle a comme priorité d’apporter des solutions concrètes aux jeunes, aux familles et aux Français touchés économiquement par la crise sanitaire. Une grande mesure qu’elle veut promouvoir et qui est attendue par les familles et de nombreux expatriés, soit la gratuité de la scolarité française pour tous les petits expatriés. C’est pour elle, un souci d’équité de traitement entre tous les Français. Elle nous rappelle qu’elle le proposait déjà lors de sa candidature à l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

    Lutter contre l’affaiblissement du réseau diplomatique

    Evoquant les fermetures des Instituts français et des Alliances françaises, Ségolène Royal fait un bilan sévère de la gestion du réseau diplomatique français dans son ensemble. Baisse des effectifs, fermetures d’établissement, sont, pour elle, une des causes de l’affaiblissement national. Elle veut à travers les nombreux combats parlementaires (budget, lois diverses, etc.) relancer le rayonnement français qui est un atout pour les expatriés mais surtout pour la France.

    « L’Etat est resté trop éloigné »

    Ségolène Royal, candidate sur une liste de rassemblement pour les élections sénatoriales

    Une liste citoyenne et humaniste

    Dans la dernière partie du podcast, on revient sur la genèse de sa candidature à la succession du poste de Claudine Lepage (sénatrice PS). Au delà de son parti naturel, elle veut se mettre au service de l’intérêt général et rassembler autour de valeurs humanistes, un maximum de Grands électeurs et de citoyens.

    Ecoutez le Podcast avec Ségolène Royal

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    Regardez la vidéo de Ségolène Royal

  • Un bout de chemins d’expats avec Mehdi Benlahcen.

    Un bout de chemins d’expats avec Mehdi Benlahcen.

    « Chemins d’expats » a reçu Mehdi Benlahcen, Conseiller des Français de l’étranger au Portugal depuis 2014 et Président du groupe de gauche « Français du monde, écologie et solidarité » à l’Assemblée des Français de l’étranger. 

    Un enseignant militant 

    Mehdi Benlahcen avec ses 2 enfants

    Professeur de sciences économiques et sociales au lycée français de Lisbonne, Mehdi Benlahcen nous dévoile ce qui le motive dans sa mission d’enseigner et nous explique les raisons sentimentales de son expatriation au Portugal en 2008. 

    Ségolène Royal, une candidate crédible pour représenter les Français de l’étranger ? 

    Dernièrement, l’ancienne candidate à la présidentielle française a annoncé son souhait d’être tête de liste à gauche aux prochaines élections sénatoriales de septembre 2021 pour représenter les Français de l’étranger. Annonce surprenante au regard du parcours de Ségolène Royal, Mehdi Benlahcen nous fait part, dans « Chemins d’expats », de sa propre réaction alors qu’il se dit qu’il la seconderait pour ce scrutin.

    Education et confinement

    A la fois professeur et élu, le Conseiller des Français de l’étranger du Portugal revient sur la situation actuelle au lycée français Charles Lepierre à Lisbonne, sur les effets des cours à distance et sur les difficultés auxquelles doit faire face plus généralement le réseau de l’enseignement français à l’étranger.

    Regardez le « Chemins d’expats »

  • Bernard Werber : Des Fourmis, des Chats et des Hommes

    Bernard Werber : Des Fourmis, des Chats et des Hommes

    30 ans après l’arrivée des Fourmis, après la guerre et l’épidémie, qui des chats ou des rats gagnera le pouvoir et le savoir des humains ?

    Regardez l’émission de TV5MONDE

  • Le certificat européen Covid-19 voté au parlement !

    Le certificat européen Covid-19 voté au parlement !

    Jeudi (29 avril), la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l’adoption par le Parlement européen de sa position pour les négociations sur la proposition de certificat vert numérique visant à renforcer le droit à la liberté de mouvement en Europe durant la pandémie.

    « L’adoption par le Parlement européen de sa position sur le certificat vert numérique est une étape clé pour la liberté de mouvement cet été. Désormais, les négociations avec la présidence portugaise et l’UE peuvent commencer.  Nous soutiendrons et faciliterons une conclusion rapide de ces discussions. »

    Tweet de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen

    Dans une réponse envoyée à notre partenaire Lusa.pt le commissaire à la justice Didier Reynders a également indiqué que la décision du Parlement rapprochait l’UE de son objectif : permettre aux Européens de voyager en toute sécurité cet été avec un minimum de restrictions.

    « Si nous continuons sur notre lancée, je suis convaincu que nous pouvons sauver l’été. Le certificat vert numérique doit être efficace, accessible à tous et aligné sur les droits fondamentaux. Il n’y a pas d’alternative ».

    Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice

    Un vote solennel au Parlement européen

    le Parlement européen a adopté sa position afin d’entamer les négociations avec le conseil de l’UE au sujet de l’élaboration d’un certificat numérique. Le dispositif attestera qu’une personne a été vaccinée contre le nouveau coronavirus ou qu’elle a reçu récemment un test négatif ou encore qu’elle s’est remise de l’infection. De ce fait, le certificat devrait renforcer le droit à liberté de mouvement.

    Le mois dernier, la Commission européenne a présenté une proposition dans le but de créer un certificat numérique bilingue et assorti d’un QR code prouvant que son détenteur a été vacciné, testé négatif ou s’est remis d’une infection par la Covid-19. Le règlement devrait entrer en vigueur au sein du bloc en juin afin d’y garantir la libre circulation cet été.

    Des tests universels et gratuits

    Dans sa position, le Parlement européen souligne que des tests universels, accessibles, rapides et gratuits sont nécessaires dans toute l’UE ; les certificats européens Covid-19 ne sont pas des documents de voyage ; les États membres ne devraient pas imposer de quarantaine ou de test aux détenteurs du certificat.

    Mi-avril, les États membres ont convenu d’un mandat pour que la présidence portugaise du Conseil de l’UE négocie la proposition de mise en œuvre du certificat vert avec le Parlement européen.

    Le feu vert de ce dernier permet désormais d’amorcer les pourparlers interinstitutionnels, connus sous le nom de « trilogue », entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

    Lisbonne entend d’ailleurs trouver un accord avec le Parlement en mai, afin de garantir l’introduction du certificat en juin.

    Le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, a soutenu jeudi (29 avril) que la présidence portugaise ferait tout son possible afin de garantir la mise en place du certificat vert à l’été.

    Le certificat opérationnel dès cet été pour 12 mois

    Se félicitant de la position du Parlement européen, le ministre a déclaré qu’une « étape clé avait été franchie pour rendre le certificat vert numérique opérationnel d’ici à cet été ».

    « Il ne nous reste plus que quelques semaines pour finaliser les procédures, mais nous pensons que nous pourrons y arriver », a poursuivi le ministre, arguant qu’« il sera très probable de conclure un accord sur les questions toujours ouvertes », à savoir les différences d’opinion entre le Parlement européen et le Conseil liées à la liberté de mouvement des citoyens.

    « Si le Parlement européen estime que le certificat vert numérique devrait être suffisant pour permettre la liberté de mouvement au sein de l’UE, peu importe les mesures additionnelles prises par les États membres, le Conseil pense qu’il est plus prudent de réserver la possibilité à un État membre de prendre des mesures de précaution supplémentaire en cas de circonstances particulières »

    Le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva, dont le pays assure la présidence tournante

    L’accessibilité du dépistage reste également un suspens, a appuyé M. Santos Silva, garantissant toutefois qu’un accord sera très certainement noué.

    La position de négociation, sur la proposition de certificat visant à renforcer le droit à la liberté de mouvement en Europe durant la pandémie, des députés, est que le nouveau « certificat européen Covid-19 » (ou certificat vert numérique, tel que proposé par la Commission) devait être mis en place pour une durée de douze mois, pas plus.

  • Le plan de levées des restrictions en France !

    Le plan de levées des restrictions en France !

    Dans un entretien accordé à la presse régionale, Emmanuel Macron dévoile en détail les quatre étapes de la levée des restrictions.

    Alors que l’épidémie de coronavirus ralenti en France, le président Emmanuel Macron dévoile les détails de la levée progressive des restrictions dans un entretien qui parut ce vendredi 30 avril dans la presse régionale.

    3 mai : Fin des restrictions aux déplacements et retour à l’école

    les collèges rouvrent avec une jauge réduite de moitié pour les classes de 4ème et de troisième comme pour les lycées, avec également une réouverture en demi-jauge qui attend les élèves.

    Comme annoncé par Jean Castex, la règle des 10km et l’attestation de déplacement dérogatoire devraient prendre fin, à l’instar de l’interdiction des déplacements inter-régionaux.

    Le 19 mai : Terrasses et commerces rouverts

    Le couvre-feu devrait être décalé une première fois à 21h tandis que les commerces non-essentiels pourront rouvrir avec un protocole adapté.
    La réouverture des terrasses avec des tables pouvant accueillir jusqu’à 6 personnes est confirmée.
    Pour les lieux culturels comme les musées, monuments, cinémas, théâtres, mais aussi les salles de spectacles à condition d’accueillir le public assis avec une jauge limitée à 800 personnes en intérieur et à 1000 en extérieur. La même jauge est prévue pour les spectateurs dans les établissements sportifs en plein air et couverts.
    Enfin, du côté des activités sportives, elles devraient reprendre dans les lieux couverts et en plein air en respectant un protocole sanitaire tandis que les rassemblements de 10 personnes seront interdits (contre 6 auparavant).

    Le 9 juin : dernière étape et ouverture des frontières

    Le couvre-feu sera à nouveau décalé à 23h et Le télétravail sera assoupli pour la première fois.
    Pour Les cafés et restaurants, ils pourront ouvrir leurs salles intérieures avec jauge et protocole sanitaire adaptés ainsi que des tables de six personnes maximum. Un soulagement pour les professionnels !
    Comme pour les lieux de culture et les tablissements sportifs qui auront l’autorisation d’accueillir jusqu’à 5 000 personnes avec un pass sanitaire. Les salles de sports devraient pouvoir rouvrir avec jauges et protocoles adaptés et la pratique de sports de contact en plein air et sans contact en intérieur devrait être autorisée.

    En sous condition d’obtention du certificat numérique européen, les touristes étrangers pourront également venir en France. Pour les Français résidents hors de France, le système du Pass sanitaire remplacera les conditions d’accès au territoire nationale actuelles.

    Le 30 juin : Retour à la normale sauf pour les discothèques

    Enfin pour l’été, la fin du couvre feu et des limitations de jauge dans les lieux accueillant du public (selon la situation sanitaire locale) seront actifs dès le 30 juin.
    Il devrait également être possible d’accéder à un évènement de plus de 1000 personnes en extérieur comme en intérieur à condition d’avoir un pass sanitaire. La limite des jauges s’adapte en fonction de la situation sanitaire du territoire. Les discothèques resteront elles fermées.

  • Consulaires : Rencontre avec la liste d’union des Gauches à Genève

    Consulaires : Rencontre avec la liste d’union des Gauches à Genève

    Lesfrancais.press ont réalisé une consultation du 03 au 11 avril auprès des inscrits sur la liste électorale des Français de Genève (Suisse). Ils ont été plus de 678 à répondre.

    Parmi les listes qui se présentent, il y a une originalité, celle menée en personne par le turbulent député indépendant (ancien LREM) Joacquim Son-forget. Mais on retrouve aussi une concurrente poussée par le parti présidentiel, Eléonore Caroit, jeune avocate franco-dominicaine, elle doit incarner une nouvelle génération de Français de Suisse. Mais il y aussi, la gauche, qui sont nombreux à avoir (trop) négligée, enfermés dans une vision caricaturale des expatriés à Genève.

    LREM et La Gauche en tête

    Comme l’indique le résultat de la consultation, unie, la Gauche est le challenger de LREM à Genève. Derrière, on retrouve les LR et Son-forget qui se disputent la troisième place qui leur garantirait un siège au Conseil Consulaire.

    Résultat de la consultation du 03/04 au 11/04
    Guillaume Grosso

    Après vous avoir présenté Eléonore Caroit dans un « Chemins d’expats », nous sommes allés à la rencontre de la liste menée par Guillaume Grosso (Ecologie et Solidarité, président de l’association Français du monde en Suisse – dont les élus siègent à l’AFE avec les socialistes). Ce Français occupe le poste de Responsable Europe pour la mobilisation des ressources chez Gavi Alliance depuis 2013. Son employeur est un organisme au coeur des préoccupations actuelles. En effet, Gavi Alliance est une organisation internationale créée en 2000 prenant la forme d’un partenariat des secteurs public et privé ayant pour mission d’accélérer les progrès des pays pauvres dans les possibilités d’accès des enfants à la vaccination et dans la palette de vaccins disponibles dont ceux dédiés à la lutte contre la Covid-19.

    Margaux Isler

    Pour mener cette liste d’union, Ecologie et Solidarité, il s’appuie sur Margaux Isler, élue sortante pour Ecologie et Solidarité et co-présidente de Europe Ecologie Les Verts en Suisse . Ensemble, ils veulent proposer un combo aux électeurs français en Suisse, entre expérience et innovation.

    A un mois des élections, nous vous proposons de découvrir leur interview.

    L’interview de Guillaume Grosso et Margaux Isler

    Quelle est votre réaction à la consultation menée ? 

    Guillaume Grosso : Nous sommes fiers que le rassemblement de la gauche et des écologistes arrive en 2ème position d’après ce sondage.

    Celui-ci démontre que les français de Suisse souhaitent que les enjeux écologiques et de justice sociale soient prioritaires dans les décisions politiques, et c’est là tout le sens de notre engagement par la présentation de cette liste Ecologie et Solidarité.

    C’est un travail de fond que nous menons depuis plusieurs mois, et nous sommes honorés que les électeurs puissent trouver dans notre projet un écho de leurs valeurs et convictions politiques et personnelles.

    Quelles sont pour vous les enjeux locaux de cette élection ? 

    Guillaume Grosso et Margaux Isler : Cette élection a pour enjeu principal de mettre à la disposition des Français de Suisse romande des élus de proximité disponibles, à l’écoute, bienveillants, et qui vont œuvrer pour défendre leurs droits et les aider dans leur relation avec l’administration consulaire, et par extension l’administration française.

    Nous proposons par exemple de mettre en place une permanence physique, téléphonique et mail pour que tous les Français de Suisse romande qui rencontrent des difficultés puissent se tourner vers un relai fiable et efficace, qui pourra apporter des réponses à leurs problèmes.

    Nous souhaitons représenter leurs voix lors des décisions du Conseil consulaire et surtout encourager l’augmentation des aides pour la protection et l’action sociale auprès de nos compatriotes en situation de précarité telles que les personnes en situation de handicap, les personnes âgées mais aussi les étudiants, tout comme dans le cas de l’attribution des bourses scolaires.

    De même, nous porterons une attention particulière à l’éco-citoyenneté et soutiendrons les acteurs agissant en faveur du développement durable.

    Enfin, nous souhaitons resserrer les liens locaux et nationaux en faisant entendre la voix de nos compatriotes plus largement à travers les partis de gauche, écologistes, et l’association Français du monde – ADFE, afin que leurs intérêts soient pris en considération dans le débat public et lors de l’adoption des textes de loi les concernant.

    Que pensez-vous de la participation du député actuel ?

    Guillaume Grosso et Margaux Isler : Chaque citoyen inscrit sur la liste électorale peut se présenter à l’élection des conseillers des Français de l’étranger.

    Ancien socialiste ayant rejoint LREM, Monsieur le député Son-Forget a porté un espoir au centre et à gauche lors de son élection. Après avoir rejoint l’UDI puis avoir fondé son propre parti, il se présente aujourd’hui comme indépendant.

    C’est son droit et nous le respectons, mais nous invitons les électeurs du centre et de la gauche à faire le choix de la seule liste les représentant, et au travers de laquelle nous considérons incarner la constance des idéaux politiques, qui porte et défend leurs valeurs et leurs idées.

    Avez-vous vu la vidéo avec la candidate LREM ? Quelle réaction ?

    Margaux Isler : Oui, Guillaume et moi-même avons visionné avec beaucoup d’intérêt cette interview dans Chemins d’Expats.

    Cela fait de nombreuses années que je suis élue en Suisse et je ne la connaissais pas.

    Eléonore Caroit a l’air sympathique et a indéniablement un parcours riche et une volonté d’appuyer les Français de Suisse.

    Nous ne sommes toutefois pas convaincus que son ambition soit totalement au service de nos concitoyens.

    Ses convictions seront sans doute plus difficiles à exprimer tant les propositions portées par LREM à Paris sont aux antipodes des valeurs dont elle se revendique.

    Elle souhaite de la solidarité au moment où En Marche met à mal la retraite de base du régime général pour les Français de l’étranger.

    Il lui sera difficile de dire non à Genève et oui à Paris.

    Je lui souhaite beaucoup de succès dans sa campagne, mais je crois que les Français de Suisse romande veulent des représentants qui vont les défendre avec la même fougue localement et nationalement, avec des relais puissants pour faire remonter les problèmes et les résoudre.

    C’est le rôle que nous entendons jouer.

  • Gérard Larcher s’implique dans les campagnes consulaires !

    Gérard Larcher s’implique dans les campagnes consulaires !

    On le sait, le Sénat est la maison des Français de l’étranger. Son président, Gérard Larcher le répète dès qu’il le peut et il a raison.

    Le Sénat, la maison des expatriés

    En effet, le Sénat, depuis de nombreuses années, a eu un regard attentif sur les expatriés. En effet, c’est depuis 1947 que des élus représentant les Français établis hors de France siègent au Sénat, les députés, eux, ont créés par Nicolas Sarkozy en 2008 et les premiers siégèrent en 2012 sous le mandat de François Hollande.

    Les grands électeurs qui élisent les sénateurs au scrutin proportionnel étaient jusqu’à l’élection de 2011 les 155 conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger, élus par 1/3 tous les 3 ans puis par moitié tous les 6 ans. Depuis la loi du 22 juillet 2013 réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les sénateurs sont élus par un collège de 533 membres composé des 442 conseillers consulaires élus dans les circonscriptions consulaires du monde entier, des 68 délégués consulaires élus en même temps dans les circonscriptions ayant le plus de Français inscrits au registre mondial et des députés et sénateurs les représentant.

    Par ailleurs, c’est au coeur de ce pouvoir législatif, que Gérard Larchet a créé une instance sénatoriale spécialement consacrée aux difficultés particulières des Français établis hors de France. Logée dans la commission des lois, elle aura un large périmètre d’investigation.

    C’est dans ce contexte que le Président du Sénat, Gérard Larcher, s’intéresse à juste titre aux élections consulaires. Ceux que vous, Français de l’étranger, élirez en mai, voteront, à la rentrée, pour les sénateurs des Français de l’étranger. Leurs mandats seront raccourcis d’une année (soit 5 ans), en effet, les Sénatoriales avaient été décalées par rapport à leurs confrères de métropole suite au report d’une année des élections consulaires.

    Le chef de la majorité sénatoriale

    Depuis quelques jours, sur le net, des références au Président du Sénat fleurissent un peu partout, en Suisse, aux USA, en Belgique, etc. Courriers personnalisés, citations, les candidats LR ne manquent pas d’imagination pour bénéficier de l’aura de Gérard Larcher.

    Union pour le Rassemblement des Français de Suisse Romande

    La lettre du 7 avril du Président de la République a provoqué de vives réactions de la part de tous ses opposants. Emmanuel Macron est accusé d’avoir dévoyé la fonction présidentielle, qui par essence est hors de l’arène politique. Gérard Larcher est le second personnage de l’Etat, en cas d’incapacité du Président de la République, c’est lui qui devrait la charge. Mais alors pourquoi LREM et les partis de gauche n’ont pas réagi.

    les 3 sénateurs de droite devant être renouvelés

    Car à la différence du Président de le République qui élu par le peuple, le Président du Sénat, comme le Président de l’Assemblée nationale, est élu par ses pairs, il est de fait le véritable chef de la majorité politique de son hémicycle. C’est donc tout naturellement qu’il prend part à des élections consulaires dont les résultats, quelques semaines plus tard, seront répercutés par les Grands électeurs au Sénat. 2 sénateurs LR, 1 sénateur UDI remettent leur mandat en jeu cet automne.

  • Plan de relance : 50% du budget attribué à la transition écologique

    Plan de relance : 50% du budget attribué à la transition écologique

    Ce mercredi (28 avril) la France transmet son plan national de relance et de résilience (PNRR) à Bruxelles. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a dévoilé mardi (27 avril) la répartition du budget de 40 milliards d’euros attribué par l’Union européenne, dans le cadre du plan de relance européen. 

    Compétitivité et Ecologie

    Parmi les trois grands axes du plan de relance français : la cohésion sociale et territoriale, la compétitivité et l’écologie. Le gouvernement veut mettre l’accent sur ce dernier axe en allouant 50% des investissements du plan de relance à la transition écologique. 

    Bilan positif pour les députés du groupe Renaissance. La délégation rappelle que « 37% des plans de relance nationaux doivent être dédiés à la transition verte », soulignant que « la France va au-delà avec plus de la moitié de son plan de relance dédiée à l’écologie ». 

    Le principal investissement vert se fera dans les infrastructures et mobilités vertes, avec une enveloppe de 7 milliards d’euros. Ce fonds servira notamment au « verdissement du parc automobile français », au « soutien à la demande en véhicule propre » ou encore à « l’accélération de travaux sur les infrastructures de transports ».

    5,8 milliards d’euros seront également attribués au secteur de la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, des logements sociaux, et des TPE/PME. 

    Un plan « dopé au carbone »

    Mais pour l’eurodéputée Marie Toussaint (EELV), si le plan de relance français est « teinté de vert », il n’en reste pas moins « dopé au carbone ».  L’eurodéputée pointe du doigt les baisses d’impôts de production à hauteur de 20 milliards d’euros qui « concernent pour la plupart des entreprises fortement émettrices de CO2 ». 

    Une idée partagée par Neil Makaroff, responsable Europe chez Réseau Action Climat : « Sans contreparties environnementales, la baisse d’impôts de production n’est rien d’autre qu’un chèque en blanc qui bénéficiera en priorité aux plus grands pollueurs du pays ».

    Mesure phare du plan France Relance, la baisse des impôts de production vise à alléger les impôts de production des entreprises afin de renforcer leur compétitivité et leur attractivité. Cela concerne près de 600 000 entreprises en 2021.

    « Ce plan semble davantage tourné vers la sauvegarde de l’existant que vers le changement de modèle dont l’Europe et la planète ont urgemment besoin. Pire, alors que nous aurions besoin de davantage de régulation, il semble accentuer la logique libérale »

    Marie Toussaint, eurodéputée (EELV)
  • La délicate bataille de la transition énergétique

    La délicate bataille de la transition énergétique

    En vue de la COP-26 qui doit avoir lieu au mois de novembre prochain à Glasgow, le Président américain, Joe Biden, a organisé, le jeudi 22 avril dernier, un sommet réunissant les dirigeants des principales économiques mondiales. Ce sommet vise à souligner le retour à part entière des Etats-Unis dans les Accords de Paris et la volonté de ce pays de participer activement à la décarbonation des activités humaines. 

    Les Etats signataires des accords de Paris ont pris l’engagement de limiter la hausse de la température à 1,5 degré avec une neutralité mondiale d’ici la fin du siècle, sachant que les pays riches doivent l’atteindre d’ici 2050. Dans cette bataille, l’implication des Etats-Unis est jugée indispensable du fait du rôle de ce pays au sein du concert des nations et de son empreinte environnementale élevée. Avec 4 % de la population mondiale, les Etats-Unis contribuent à près de 15 % des émissions mondiales, plaçant le pays à la deuxième place des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre au monde derrière la Chine. Washington entend réduire de 50 % les émissions américaines en 2030, comparé à celles de 2005.

    Le retour américain 

    Pour l’Accord de Paris en 2015, l’administration Obama s’était alors engagée à réduire les émissions américaines de 26 à 28 % à l’horizon 2025. En 2018, les émissions avaient diminué de 10,2 % comparées à 2005. Joe Biden s’est engagé pendant la campagne présidentielle à atteindre la neutralité carbone en 2050 et à décarboner totalement la production d’électricité d’ici 2035. 

    L’Union européenne a annoncé son intention de réduire ses émissions de 55 % d’ici à 2030 (comparé à 1990). Le respect de la neutralité carbone en 2050 suppose la suppression de la consommation de charbon, la réduction de 85 % de celle de pétrole et de 55 % de celle de gaz naturel.

    De 1990 à 2020, sur le plan énergétique, la zone euro a réduit sa consommation de charbon de 60 % et celle de pétrole de 5 %. En revanche, la consommation de gaz a augmenté de 55 %. Sur la même période, la part de l’énergie renouvelable est passée de 1 à 11 % de l’énergie totale produite. 

    Le Premier Ministre japonais, Yoshihide Suga, a relevé l’objectif de son pays avec une réduction des émissions de CO2 de 46 % d’ici 2030 par rapport à 2013. Initialement, la cible retenu était de 26 %. Il a, par ailleurs, indiqué que son pays essaierait de franchir la barre des 50 %. 

    Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a décidé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici dix ans baisserait de 40 à 45 % par rapport à leur niveau de 2005 (l’objectif initial était de 30 %).

    Pression sur la Chine 

    La Corée du Sud n’a pas fixé de nouveaux objectifs mais a souligné qu’elle ne financerait plus de centrales électriques à charbon à l’étranger. Ces différentes annonces ne suffiront pas à contenir l’augmentation de la température à 1,5 degré mais elles constituent en revanche une inflexion des pratiques gouvernementales des dernières années. Elles traduisent la volonté des pays riches de se battre pour respecter les accords de Paris.

    La Chine est placée sous pression des pays occidentaux. Pour le moment, le Président de Xi Jinping maintient les objectifs de neutralité carbone en 2060 fixés en 2020, le niveau maximum d’émissions étant prévu en 2030. Il a simplement fait savoir que son pays veut limiter la consommation de charbon dès 2025.

    La France en 9ème position parmi les bons élèves 

    Selon l’édition 2021 du rapport « Fostering Effective Energy Transition », seulement treize pays respecteraient le calendrier de décarbonation de leur économie pour être en conformité avec les Accords de Paris. Les pays d’Europe du Nord sont les mieux placés avec en tête la Suède suivie de la Norvège et du Danemark. Le Royaume-Uni se classe 7 e et la France 9e parmi les pays les plus avancés en matière de transition énergétique. L’Allemagne figure à la 18e place. Les Etats-Unis sont bien plus loin en occupant la 24e place.

    L’effet de la crise moindre qu’attendu 

    La crise sanitaire a révélé que la transition énergétique est un exercice complexe et coûteux. En effet, malgré le recul du PIB mondial de plus de 3 %, l’arrêt du transport aérien et la réduction de celui de véhicules terrestres, la réduction des émissions des gaz à effet de serre à l’échelle mondiale n’a été que 5 % en 2020. Deux à trois milliards de tonnes n’ont pas été émises mais 49 milliards l’ont été. La reprise attendue devrait effacer le gain de 2020. Elle pourrait avoir un effet contreproductif sur l’environnement provoquant une accélération des programmes de construction et de la consommation de biens en provenance de Chine. 

    La neutralité carbone à l’échelle planétaire est un enjeu qui apparaît impossible à atteindre pour de nombreux experts. Chaque année, les activités humaines rejettent 51 milliards de tonnes de gaz à effet de serre. Près d’un cinquième de ces émissions seront encore présentes dans 10 000 ans.

    Une neutralité carbone presque impossible 

    Jusqu’au XVIIIe siècle, le cycle du carbone était un peu près à l’équilibre, les émissions étaient absorbées par la flore et les océans. Si les Etats limitaient leurs actions à une simple réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre, la température continuerait à augmenter et pourrait dépasser l’objectif des 1,5/2 degrés affichés en 2015 à Paris. 

    Compte tenu de l’évolution des émissions, d’ici 2050, la hausse devrait, selon les experts du GIEC, se situer entre 1,5 et 3 et entre 4 et 8 d’ici la fin du siècle, augmentation pouvant provoquer des enchainements environnementaux importants et difficilement évaluables. 

    Depuis 1780, la température moyenne de la terre n’a augmenté que d’un degré. Une progression de plus de quatre degrés apparaît de ce fait difficile à modéliser de manière certaine. L’augmentation de la température ne sera pas uniforme. Elle sera plus importante au niveau des pôles entraînant la fonte des glaces, ce qui accélèrera le processus de réchauffement. Le réchauffement est accusé de favoriser les tempêtes, l’assèchement de sols, les incendies de forêts, l’élévation du niveau des mers.

    Conséquences en chaîne 

    Aux Etats-Unis, la fréquence des incendies a été multipliée par deux depuis 1970 malgré une surveillance accrue des massifs forestiers. La montée des eaux pourrait atteindre un mètre d’ici à 2100 mettant en danger de nombreuses grandes villes et des territoires fortement peuplés comme au Bangladesh. Ce pays pourrait perdre de 20 à 30 % de sa superficie. Les surfaces agricoles pourraient diminuer de près de 16 %. 

    Si dans certaines régions le réchauffement pourrait améliorer les rendements agricoles (Russie par exemple), dans un très grand nombre de pays, l’effet sera inverse. En Europe du Sud, une baisse de 50 % de la production de céréales pourrait survenir. En Afrique subsaharienne comme en Chine, des millions d’hectares pourraient devenir incultivables. L’augmentation de la température a des conséquences exponentielles en raison des effets cumulatifs. Le changement climatique devrait aboutir à une augmentation de la mortalité selon Bill Gates, comparable à l’épidémie de covid-19. 

    Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à des sources d’énergie stables

    La croissance économique repose sur la production et la consommation de l’énergie. Pour fabriquer (des maisons aux biens de consommation courant), pour se déplacer, pour se chauffer, pour communiquer, il faut de l’énergie. Toute la vie humaine tourne autour de cette notion. Un pays riche est celui où l’énergie est abondante et peu coûteuse. Avec la convergence des économies, Les besoins en énergie de la planète sont amenés à augmenter avec le passage de la population de 7,5 à 10 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle. 

    Au niveau mondial, plus d’un milliard de personnes dont la moitié vivent en Afrique n’ont pas accès à des sources d’énergie stables comme de l’électricité. Actuellement 40 % des émissions de CO2 proviennent de 16 % des pays les plus riches. Le mode de vie des pays émergents et en développement convergent sur celui des pays avancés. La demande en énergie devrait augmenter de plus de 50 % d’ici 30 ans. La seule solution est de décarboner mais non pas espérer réduire réellement la production d’énergie. 

    La demande électrique mondiale multipliée par trois

    Pour la seule électricité, la demande devrait être multipliée par trois. L’électrification du parc automobile accélèrera cette progression. Le système énergétique mondial, plus de 5000 milliards de dollars par an, devrait connaître une expansion importante d’ici la fin du siècle même si son efficience sera accrue. En 2019, 15 milliards de litres de pétrole sont consommés par jour. Ce produit coûte peu cher à produire et est relativement facile à transporter sur longue distance. 

    Un litre de pétrole revient hors taxe à moins de 0,3 dollar quand un litre de soda coûte plus de deux fois plus. La première source d’émission de gaz à effets de serre est la construction et la fabrication d’objets (31 %). Arrivent après la production d’électricité (27 %), la production agricole (26 %), les transports (16 %) et le chauffage (7 %). 

    Les domaines les plus énergivores sont la construction (la fabrication du ciment en premier lieu), les déplacements, le chauffage (y compris la climatisation) et l’alimentation.

    Voitures, logements, nourritures 

    Au cours des quarante prochaines années, chaque mois, l’équivalent de New York sera construit. D’ici 2060, le parc immobilier devrait doubler. Le parc d’automobiles mondial devrait passer de 1 à 3 milliards d’ici 2050. Les voitures sont responsables de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Le ciment, le béton et l’acier sont responsables du tiers de toutes les émissions. Les Etats-Unis produisent 96 millions de tonnes de ciment par an. La Chine de son côté a utilisé autant de béton de 2000 à 2016 que les Etats-Unis durant tout le XXe siècle. 

    Les matériaux de construction nécessitent pour leur fabrication de l’énergie en très grande quantité. En l’état actuel, les procédés permettant de décarboner leur production n’existent pas ou sont très coûteux.

    L’élevage est responsable de l’émission de méthane qui a un pouvoir de réchauffement 265 fois supérieur à celui du CO2. L’augmentation de la consommation de viande à l’échelle mondiale pose donc un véritable problème écologique. De 1957 à 2017, elle est passée, selon la FAO, de 67 à 323 millions de tonnes en 2017. Elle devrait augmenter de plus de 15 % par an d’ici 2030, 75 % de cette progression étant imputable aux pays émergents. La montée en puissance des classes moyennes au sein de ces pays et la poursuite de l’augmentation de la population portent cette consommation. 

    Compte tenu de l’écart de prix entre la production d’électricité à partir du charbon et celle issues des énergies renouvelables, les pays pauvres n’ont guère d’autres choix actuellement d’opter pour la première solution avec comme risque de provoquer un réel emballement climatique. 

    Cher, très cher changement énergétique 

    Jusqu’à maintenant, les substitutions d’énergie ont toujours été très lente en raison des modifications d’infrastructures qu’elles imposent. Le pétrole a commencé à être réellement exploité en 1860. En 1910, il représente 10 % de l’énergie consommée. Ce taux atteint 25 % à la veille de la Seconde Guerre mondiale. En 1900, le gaz naturel assurait 1 % des besoins énergétiques de la planète. En 1970, ce taux 20 %. Le nucléaire a connu une progression plus rapide mais stagne depuis une vingtaine d’années. Les substitutions se sont toujours réalisées au profit d’énergie plus abondantes, moins chères, plus faciles à transporter et plus puissantes. Les énergies fossiles ont une capacité à produire de l’énergie pour un coût faible et en nécessitant peu de surfaces. La densité énergétique des combustibles fossiles est 500 fois plus élevée que celle du solaire. 

    Selon Bill Gates, le coût des énergies non émettrices de CO2 est au minimum deux fois plus élevé que celui des énergies fossiles. Au niveau mondial, selon le Statistical Review of World Energy, les combustibles fossiles assurent les deux tiers de la production d’énergie électrique. Le seul charbon est à l’origine de 36 % de la production d’électricité. L’hydroélectricité représente 16 %, le nucléaire 11 % et les énergies renouvelables 10 %. 

    En cent ans, le prix de l’électricité a été divisé par 200. Au sein des pays avancés, les dépenses d’électricité pèsent moins de 5 % du PIB ce qui est faible au regard de son rôle dans l’économie. De 2000 à 2018, la Chine a triplé sa production d’électricité à partir du charbon. 

    Une décarbonation de l’électricité suppose la réalisation de nouvelle centrales électriques et l’adaptation des 26 réseaux de distribution. Le surcoût est évalué à 20 % par kilowattheure vendu pour les pays pouvant compter sur d’importantes sources d’énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien) et pouvant basculer une partie de leur production sur le nucléaire. A défaut, l’augmentation du prix peut dépasser 50 %. 

    Le pari des énergies renouvelables

    L’amélioration du rendement des énergies renouvelables constitue un défi. Un panneau solaire convertit en électricité au mieux 33 % l’énergie reçue par le solaire et leur prix a été divisé par dix entre 2010 et 2020. Le problème intrinsèque des énergies renouvelables est leur intermittence qui oblige à la création de centrales de substitution ou à l’acquisition de batteries coûteuses. Le taux d’utilisation réelle des panneaux solaires ou des éoliennes varie selon leur lieu d’implantation entre 20 et 40 % quand une centrale nucléaire fonctionne 90 % du temps. 

    Compte du prix des batteries et de leur durée de vie, le stockage de l’électricité coûte deux fois celui de sa production. Des recherches sont en cours pour diviser par deux ou trois le prix des batteries et améliorer leur efficacité. L’énergie nucléaire stagne depuis l’accident de Fukushima stagne au sein de la production énergétique. Le durcissement des normes de sécurité et la prise en compte des coûts de démantèlement des anciennes centrales ainsi que le problème récurrent des déchets ont entravé le développement de cette énergie.

    Le nucléaire revient  

    Les difficultés rencontrées par la France pour la construction des centrales de 3e génération, les EPR, incitent certains acteurs de cette filière à privilégier des unités de plus petite taille. Les Etats-Unis comme la Russie se sont engagés dans cette voie. Les centrales nucléaires ont l’avantage de pas générer de gaz à effet de serre et sa construction nécessite par unité d’électricité moins de matériaux comme le ciment, le verre, l’acier ou le verre que les autres sources de production. 

    En moyenne, les pertes humaines provoquées par les centrales nucléaires sont bien plus faibles que celles des autres types de centrale. Le nombre de morts par Twh est de 24,6 pour le charbon, 18,4pour le pétrole, 4,6 pour la biomasse, 2,8 pour le gaz et 0,07 pour le nucléaire. 

    Le nombre de morts réduit pour cette dernière source d’énergie est imputable à la grande capacité de production des installations et aux mesures de sécurité drastique qui les entourent. Des études sont en cours pour construire des centrales créant moins de déchets radioactifs et moins coûteuses. 

    Par ailleurs, les recherches sur la fusion nucléaire qui dispose d’un potentiel de production important sans générer beaucoup de déchets radioactifs se poursuivent en particulier dans le cadre du projet ITER à Cadarache.

    L’espoir du stockage 

    Le stockage de l’énergie est un véritable problème qui a nui pendant des années aux moteurs électriques. Son concurrent thermique avait l’avantage de pouvoir compter sur le fort pouvoir énergétique de l’essence ou du gas-oil qui peuvent être facilement transportés et stockés. Les batteries sont chères, lourdes, lentes à recharger et limitées en capacité de stockage. Elles sont, en outre polluantes à fabriquer et difficiles à recycler. L’espoir des chercheurs est de multiplier les capacités de stockage par trois ou quatre dans les prochaines années. 

    Le stockage des énergies renouvelables peut prendre la forme de pompage hydraulique permettant de remonter l’eau provenant des barrages. Dans les faits, ce pompage permet d’alimenter un pays comme les Etats-Unis pendant une heure par an. 

    La réalisation de nouveaux barrages rencontre l’hostilité croissante des populations. Le stockage thermique est une autre solution de mise en réserve de l’énergie. Des recherches sont menées pour stocker de la chaleur dans du sel fondu.

    Spéculations sur la captation 

    La captation du CO2 afin d’en réduire la présence dans l’atmosphère est une autre solution. Elle peut consister à son stockage au moment de son émission ou à sa captation après émission. L’enfouissement de ce gaz dans des galeries étanches pose des problèmes identiques à ceux des déchets radioactifs. 

    Pour limiter ce désagrément, certains étudient la possibilité de valoriser le CO2. Les coûts de captage dépassent actuellement 200 dollars la tonne. Le coût global de captation serait de plus de 10 000 milliards de dollars sous réserve de pouvoir généraliser des techniques qui sont encore expérimentales. Leur large diffusion aboutirait à une réduction sensible du cout mais qui resterait néanmoins élevé. Pour le moment, les techniques de captation de masse ne sont pas encore opérantes. Il n’en demeure pas moins que comparé au coût de la tonne de CO2 émise sur l’économie, entre 2000 et 4000 dollars, le stockage du CO2 est promis à un bel avenir. Cette captation n’est actuellement possible qu’avec le CO2 ; en revanche, les autres gaz à effet de serre n’ont pas réussi à être emprisonnés. 

    L’hydrogène vert est aujourd’hui une voie qui fait l’objet de l’attention des pouvoirs publics. L’hydrogène offre l’avantage de permettre une production d’électricité en n’émettant que de l’eau. Il a un inconvénient, la production décarbonée d’hydrogène coûte chère. Elle exige de recourir à des matériaux pour l’électrolyse onéreux. Le prix de cette énergie est au moins quatre fois plus élevé que celui de l’essence.

    Une transition punitive engendre des réactions  

    La transition énergétique peut être punitive et signifie un profond nivellement par le bas des économies conduisant à des tensions politiques, sociales et géopolitiques. La limitation des moyens de transports, les surcoûts de construction des bâtiments, les prix croissants de l’énergie pourraient favoriser la réédition de mouvements de révolte tels que la France a connus avec les gilets jaunes. 

    Les pays vertueux seront incités à multiplier des barrières douanières devenues environnementales, ce qui conduira à l’émergence d’un nouveau protectionnisme. Compte tenu des besoins en énergie dans les prochaines décennies, la solution passe par l’innovation, que ce soit au niveau de la production de l’énergie, des matériaux ou de la captation du CO2. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la croissance a été tirée vers le haut par les gains de productivité, par les innovations. Face au défi du réchauffement, cette voie apparaît la seule envisageable.

  • Le monde vu par… Jean-Pierre Raffarin

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    Retour le parcours de l’ancien premier ministre français et actuel président de l’ONG « Leaders pour la Paix ».

    Un reportage TV5MONDE

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