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  • Royaume-Uni, l’Empire déchu

    Royaume-Uni, l’Empire déchu

    Six ans après le référendum sur le Brexit et un an et demi après le départ effectif de l’Union européenne de la Grande Bretagne, l’économie de cette dernière demeure convalescente. La crise sanitaire, en brouillant les repères, permet d’atténuer les effets réels du divorce.

    Des problèmes économiques anciens

    L’économie britannique est en souffrance depuis de nombreuses décennies. Elle n’a pas connu le même essor que les États européens continentaux durant les Trente Glorieuses. Le poids des dettes issues de la Seconde Guerre mondiale, une politique monétaire inadaptée, des prélèvements élevés et un marché du travail rigide à cette époque ont entravé la croissance du Royaume-Uni. Les années 1970 lui furent fatales en raison d’une politique de « stop and go » qui s’accompagna d’une augmentation des coûts salariaux. Si en 1970, le PIB par habitant britannique était équivalent à celui de la France, un écart de 10 points était constaté en 2000. En 1976, le Royaume-Uni fut même contraint de faire appel au FMI. Le déficit public avait alors atteint 9 % du PIB avec une inflation importante sur fond d’indexation des salaires. Le déficit extérieur élevé et la dépréciation de la livre sterling obligèrent le Royaume-Uni, en mal de réserves de change, à demander le soutien du FMI. Cette situation inédite, vécue comme un affront par les Britanniques, contribua à l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher en 1979.

    La politique mise en œuvre dans les années 1980 reposait sur une libéralisation de l’économie et sur des baisses d’impôt. Elle a provoqué une récession importante et une forte augmentation du déficit public. L’amélioration de la situation économique dans les années 1980 s’explique en partie par l’exploitation des gisements d’hydrocarbures de la Mer du Nord. Le Royaume-Uni a néanmoins réussi à attirer de nouveaux investisseurs dans les années 1980 et 1990 et a bénéficié des retombées de la place financière de Londres. Tout en n’intégrant pas la zone euro, la City était devenue incontournable pour certaines opérations financières libellées en euros. La sortie de l’Union constitue désormais un handicap pour la réalisation de ce type d’opérations.

    Le défi de la productivité

    Le Royaume-Uni faisait jeu égal avec la France à la fin des années 2010. Ce n’est plus le cas dix ans plus tard. Le PIB par habitant diverge par rapport à celui de l’Allemagne ou des États-Unis. Une des raisons du déclin de ces dernières années, repose sur la faiblesse de gains de productivité au Royaume-Uni. En parité de pouvoir d’achat, la productivité du travail a décroché, à compter de la crise financière, par rapport à celle des États- Unis, de la France et de l’Allemagne au début de ce siècle. Entre 2009 et 2019, le taux de croissance de la productivité britannique a été le deuxième plus lent du G7. Avec le Brexit, l’investissement des entreprises a diminué.

    La compétitivité est pénalisée par le ralentissement des échanges avec le reste de l’Europe. Depuis la fin de 2020, les entreprises qui commercent avec l’Union européenne sont confrontées à des formalités administratives supplémentaires, à des retards douaniers et à des taxes plus élevées. Au dernier trimestre de 2021, la Grande-Bretagne a exporté 16 % de moins qu’à la fin de 2019.

    La Grande-Bretagne investit moins que la France, l’Allemagne et l’Amérique

    L’OCDE prévoit une croissance atone durant plusieurs années. Le pouvoir d’achat des ménages devrait baisser avant même la prise en compte de l’inflation, en raison de la hausse des prélèvements obligatoires et de la faible revalorisation des salaires. L’inflation est, par ailleurs, une des plus élevées des pays de l’OCDE en raison de problèmes d’approvisionnement plus importants qu’ailleurs. Le long débat sur le Brexit a conduit des entreprises à différer puis à annuler certains investissements.

    Depuis 2010, la Grande-Bretagne investit moins que la France, l’Allemagne et l’Amérique. Les dépenses en faveur de la recherche et de l’innovation ont été également réduites. La baisse de l’investissement aurait atteint 11 % de 2012 à 2019.

    Les données statistiques britanniques indiquent que de nombreux secteurs ont été touchés par la baisse des gains de productivité : l’assurance, l’industrie de l’information et de la communication, la fabrication d’équipements de transport ainsi que les produits pharmaceutiques. Les secteurs les plus performants du Royaume-Uni ont connu un recul des gains de productivité.

    The City à Londres, Angleterre

    Un problème de financement et de compétences

    Selon la London School of Economics, les entreprises britanniques souffrent d’un problème de financement. La levée de capitaux propres y est plus difficile. Les banques financent moins facilement les PME qu’en Allemagne.

    Si le Royaume-Uni peut s’enorgueillir de disposer de centres d’enseignement supérieur de renom international, la diffusion des connaissances y est plus lente que dans les autres pays occidentaux. Le niveau moyen des compétences est inférieur à la moyenne de l’OCDE, tout en étant plus élevé que celui de la France. En matière d’innovation, le Royaume-Uni est nettement en retrait. En moyenne, le taux de dépôt de brevets est deux fois moins élevé chez les Britanniques que chez les Américains, les Français et les Allemands.

    Pour compenser les effets du Brexit au niveau de la productivité, le gouvernement britannique compte sur les États-Unis ou sur certains pays du Commonwealth. Les liens passés ne préjugent pas de l’intérêt présent des relations économiques et commerciales. L’Union européenne demeure un ensemble de plus de 450 millions d’habitants, plus dynamique que le Royaume-Uni. Le pari de Boris Johnson de transformer son pays en paradis fiscal pour les investissements étrangers a comme limite le coût élevé de l’État providence et les mesures de rétorsions que pourrait prendre l’Europe.

  • Législatives 2022 : résultats chez les Français de l’étranger

    Législatives 2022 : résultats chez les Français de l’étranger

    Le dimanche 19 juin, les Français de l’hexagone et de l’étranger ont élu leur députés. Retour sur les onze parlementaires chargés de représenter les expatriés.

    Parmi les 577 députés élus à l’Assemblée nationale, onze ont pour circonscriptions celles des Français de l’étranger. Si dans l’hexagone, la déroute a été brutale pour le groupe de la majorité présidentielle Ensemble !, à l’étranger elle a su conquérir les citoyens, avec neuf députés élus sur onze.

    1ère circonscription – Amérique du Nord

    Aux États-Unis et au Canada, Roland Lescure a été réélu à son poste, toujours avec le groupe Renaissance (ex-LREM). Avec un score de 55,63%, il a obtenu onze points de plus que sa concurrente insoumise Florence Roger.

    Téléchargez le PV de la 1ère circonscription

    2ème circonscription – Amérique centrale et du Sud

    A l’instar du premier tour du scrutin, Eléonore Caroit (Renaissance !) est de nouveau arrivée en tête dans la circonscription. Elle a su mobiliser les citoyens et doubler son nombre d’électeurs, face à Christian Rodriguez (Nupes).

    Téléchargez le PV de la 2ème circonscription

    3ème circonscription – Iles britanniques et Europe du Nord

    Avec sa victoire, le député Alexandre Holroyd signe pour un deuxième mandat de député dans la 3ème circonscription des Français de l’étranger. Il a également affronté une candidate de la Nupes, Charlotte Minvielle.

    Téléchargez le PV de la 3ème circonscription

    4ème circonscription – Benelux

    Pieyre-Alexandre Anglade fait partie des députés réélus. Au Benelux, les scores ont été quasiment similaires à la 3ème circonscription entre le candidat de la majorité présidentielle et de la Nupes. Ici, c’est l’élue consulaire Cécilia Gondard qui a perdu au second tour.

    Téléchargez le PV de la 4ème circonscription

    5ème circonscription – Péninsule ibérique, Andorre et Monaco

    La 5ème circonscription des Français de l’étranger est celle qui a le plus fait parler d’elle dans l’hexagone lors de la campagne des législatives. Effectivement, l’ancien Premier ministre s’y était présenté sous les couleurs de Renaissance !, au détriment du député investi Stéphane Vojetta. Finalement, le député sortant a remporté son élection haut la main avec 57% des suffrages. Au second tour il était contre l’écologiste Renaud le Berre.

    Téléchargez le PV de la 5ème circonscription

    6ème circonscription -Eu Suisse et Lichtenstein

    Marc Ferracci, ami proche du président Emmanuel Macron est sorti grand victorieux du suffrage en Suisse et au Lichtenstein. Opposé à l’insoumise Magali Mangin, il a remporté 64,97%.

    Téléchargez le PV de la 6ème circonscription

    7ème circonscription – Europe centrale et de l’Est

    En Europe centrale, de l’Est et dans les Balkans, le député de terrain Frédéric Petit est réélu à son poste, avec 60,21% des voix. La 7ème circonscription est l’une des régions a avoir recueilli le plus de votants avec 32,35% de participation.

    Téléchargez le PV de la 7ème circonscription

    8ème circonscription – Méditerranée de l’Est

    Dans cette circonscription, le nom du député a mis longtemps à sortir. Effectivement, si le vote en ligne donnait Deborah Abisror-De Lieme (Renaissance !) gagnante, le cumul avec les votes à l’urne ont finalement permis de réélire Meyer Habib (UDI). Les scores étaient donc particulièrement serrés, avec 50,58% pour le député-candidat, et 49,42% pour la Marcheuse.

    Téléchargez le PV de la 8ème circonscription

    9ème circonscription – Maghreb et Afrique de l’Ouest

    Il s’agit de la seule circonscription à l’étranger où la Nupes sort gagnante grâce à Karim Ben Cheikh. Il faisait face à l’ancienne ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, Elisabeth Moreno.

    Téléchargez le PV de la 9ème circonscription

    10ème circonscription – Proche-Orient et Afrique centrale

    Ici, la député sortante Amélia Lakrafi est réélue avec quasiment le double de ses voix que sa concurrente Chantal Moussa. La Marcheuse obtient ainsi 63,58% contre 36,42%.

    Téléchargez le PV de la 10ème circonscription

    11ème circonscription – Europe orientale, Asie et Océanie

    Comme nous pouvions nous y attendre à la vue des résultats du premier tour, Anne Genetet est de nouveau élue pour représenter les Français de la 11ème circonscription. Avec une mobilisation s’élevant à plus de 28%, elle a réuni 61,73% des votants contre Dominique Vidal de la Nupes.

    Téléchargez le PV de la 11ème circonscription

  • La Fête de la musique 2022 des Français de l’étranger

    La Fête de la musique 2022 des Français de l’étranger

    Ça y est l’été pointe le bout de son nez, et comme chaque année, la Fête de la Musique inaugure la saison estivale. Bonus de l’année, les concerts gratuits et autres festivités sont de retour après deux ans de pandémie.
    On fait un tour du monde non exhaustif des activités proposées pour les francophones et les Français de l’étranger

    Amérique du Nord

    L’édition 2022 marque l’anniversaire des 40 ans de cet événement plébiscité par le grand public. Une date symbolique qui témoigne de sa pérennité, de son ancrage dans le paysage culturel des Français et des amateurs de musique dans le monde. Pour cette édition, les Français des USA reviennent aux fondamentaux de la Fête de la musique en mettant l’accent sur les principes qui ont présidé à sa création : un événement festif, populaire et spontané, qui s’adresse à tous les publics et qui vise à mettre en lumière et favoriser les pratiques amateurs.

    Sur le continent américain, il y a plus de 100 évènements organisés par des Français mais aussi de nombreux Américains sous le logo « Make Music ». Cliquez sur la carte ci-dessous pour découvrir le programme au plus près de chez vous.

    Amérique du Sud

    Dans le sud du continent américain, comme dans beaucoup de régions, ce sont les Alliances Françaises qui seront à la manoeuvre pour la Fête de la Musique.

    Ainsi à Lima (Perou), les animations commencent dès ce samedi 18 juin en matinée par une rencontre avec les deux musiciennes françaises du groupe « Ottis Cœur » pour un débat placé sous la thématique du « Rock fait par les femmes en France ».
    Toujours au siège de Miraflores (Avenida Arequipa 4595), à 15h, vous pourrez assister à la finale du concours de la chanson française, puis à partir de 17h, une série de concerts est prévue dont Consuelo Jerí, María de Son, Dj Diego Hidalgo, Ana Lu et pour finir (vers 21h), Ottis Cœur (France).

    A Cuba, l’Alliance Française installée à La Havane vous attend à 19h00, le mardi 21 juin à l’Alliance française du Prado et mercredi 22 au musée national des Beaux-Arts pour vivre et célébrer la musique avec nous !
    Deux concerts exceptionnels avec le célèbre saxophoniste Philipe Crettien et ses musiciens Miguel Angel Garcia Wiwi (piano), Marcos Morales (batterie) et Rafael Aldama (basse) ; et avec le groupe Rockiñol (Alex – basse, José – batterie et Patrice – guitare et voix) : 100% rock avec 60% de compositions et 40% de classiques !

    De nombreux autres évènements sont organisés, pour les découvrir direction les pages Facebook des ambassades et consulats ou celle de l’Alliance française la plus proche de votre domicile.

    Europe

    Sur le vieux continent, la Fête de la musique s’est bien implantée depuis 1982 année de sa naissance en France, sous le haut patronage de l’iconique ministre de la Culture, Jack Lang. De Lisbonne à Berlin, les habitants et les artistes locaux se sont emparés de la célébration. Seule la Grèce n’a pas pris goût au 21 juin musical.

    Cela n’empêche pas les Français d’organiser eux aussi leurs soirées.

    En tout ce sont près de 50 évènements organisés par les Français installés en Europe qui vous sont proposés. Au Royaume-Uni, c’est les grands gagnants du concours scolaire French Pop Video Competition 2022 du Royaume-Uni qui seront annoncés dans le cadre d’un concert live spécial avec l’étoile montante belge Doria D.

    Mélange de pop et d’influences hip-hop françaises, inspirée par des artistes comme Lana Del Rey, Billie Eilish, ou le rappeur français Nekfeu, le single Dépendance de la compositrice et chanteuse Doria D sorti en 2021 fut un succès immédiat en Belgique. Après s’être emparée de différentes scènes en France et maintenant au Royaume-Uni, elle est indéniablement devenue une voix qui compte. Pour cela rendez-vous mardi 21 juin à 18h30 au 17 Queensberry Pl, South Kensington, London SW7 2DT.

    A Berlin, la scène des Special Olympics National Games accueillera à la porte de Brandenburg la chanteuse française IRMA dès 18h30. Un karaoké sera lancé à partir de 19h, avec ARTE KARAOKE et le European Singalong, et animé par Bianca Hauda, journaliste et présentatrice, entre autres, de l’émission Twist sur ARTE. Vous trouverez toutes les chansons à chanter en ligne. Dès 20h, Alyona Alyona, Jerry Heil et Ganna Gryniva, trois des musiciennes les plus connues d’Ukraine, monteront sur scène, suivies à 20h45 de JAZZANOVA et de son groupe live. La fête continue avec une French Night à 22h à la Kulturbrauerei.

    N’hésitez pas à cliquer sur la carte ci-dessous et découvrez les adresses des festivités les plus proches de votre domicile.

    Asie

    Sur le continent asiatique, la Fête de la musique est encore une grande inconnue. Il faudra être en Corée du Sud, au Japon pour pouvoir espérer danser pour ce 21 juin.

    Au Japon, un évènement dans un club de Tokyo est organisé par la communauté française, vous pouvez vous renseigner en suivant ce lien.
    Tandis qu’à Kyoto, l’ambassade vous propose une soirée-concert avec cent trompettistes dirigés par Mineo Sugiki, Professeur Emérite à l’université des Arts de Tokyo au Temple Kiyomizudera (inscrit au patrimoine mondial) dédié à la fraternité dans le monde. Au programme : « Ave Maria » de C. Saint-Saëns, « Fanfare » de J. Mouret, etc. Renseignement ici.

    En Corée, à Yonsei-ro, dans le nord du pays, vous sera proposé un évènement réunissant les artistes français présents dans le pays réuni sous l’égide d’une célébrité locale Cha Su-yeon Off. L’évènement sera nocturne et ne commencera qu’à 23h30 le mardi 21 juin.

    Sur le sous-continent indien, trois manifestations sont aussi organisées, découvrez les en suivant ce lien.

    Océanie

    C’est en Australie que seront organisés les deux évènements français de l’édition 2022 de la Fête de la Musique.

    A Tonwsville, c’est l’Alliance française qui s’y colle avec une fête des tropiques, réunissant chanteurs français et locaux pour une exploration musicale entre Europe et terres australiennes. Tous les renseignements sur le site de l’Alliance française de la ville.

    A Sydney, c’est l’ambassade de France avec Phoenix Central Park qui invite le pianiste et compositeur international Chris Cody pour interpréter sa suite jazz Astrolabe pour un concert gratuit le mardi 21 juin de 18h30 à 22h30. Tous les renseignements sur le site de l’ambassade.

    Afrique

    Le continent est coupé en deux avec une zone qui a épousé la Fête de la Musique et les valeurs qui la définissent et une autre qui y est, pour l’instant encore, réfractaire.

    Ainsi au Maghreb, il n’y aura que trois évènements et tous au Maroc. Plus au sud, les manifestations sont plus nombreuses, en particulier dans les pays francophones, mais aussi en Tanzanie et en Afrique du Sud.

  • Sommet du Commonwealth au Rwanda

    Sommet du Commonwealth au Rwanda

    Ce lundi 20 juin débute le sommet du Commonwealth à Kigali, la capitale rwandaise. Le pays, alors en pleine crise avec le voisin congolais, s’est préparé pour faire de cet évènement une vitrine.

    En 2009, le Rwanda est devenu le cinquante-quatrième pays membre de l’organisation intergouvernementale, composée principalement des anciennes colonies britanniques. Il est d’ailleurs l’un des trois pays à faire partie de l’organisation à ne pas être anglophone. Pays hôte du sommet du Commonwealth cette année, le pays des mille collines se prépare activement depuis janvier afin de le recevoir comme il se doit.

    Construction et réparation de routes, renforcement du système d’approvisionnement en eau, amélioration de la ville, d’après le vice-maire de Kigali, Merad Mpabwanamaguru, la capitale a entrepris de nombreux travaux pour recevoir les chefs d’États du « Chogm », le surnom du Commonwealth au Rwanda. Cependant, l’élu local assure que pour eux ce « n’était pas un si grand défi car la ville de Kigali est toujours prête à accueillir ce genre d’évènement. »

    Les inquiétudes de l’opposition

    Au sein de la population, les inquiétudes sont grandes. Effectivement, selon Angel Mutabaruka, journaliste à TV1 Rwanda, à chaque fois que Kigali a accueilli de tels évènements la population en a souffert. Il dénonce ainsi l’emprisonnement des personnes qui « paraissaient sales » le temps des cérémonies, afin de ne pas donner une mauvaise image du pays. Le porte-parole de la police nationale rwandaise, John Bosco Kabera, invité de la chaine, répond au journaliste que la population doit se focaliser sur l’avenir et non sur le passé. Mais qu’effectivement, « tous les Rwandais doivent paraitre propres sur eux ».

    Le drapeau du Commonwealth

    De son côté Victoire Ingabire, opposante rwandaise, signale la détention des vendeurs de rue. Elle voudrait que le gouvernement « donne la priorité au peuple rwandais » avant de donner une image erronée du pays à ses invités.

    Si ce n’est pas la première fois que Kigali est accusée de placer dans des centres les personnes défavorisées durant les grands évènement, les autorités ont toujours nié ces agissements.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • UE : l’Ukraine et la Moldavie bientôt candidats ?

    UE : l’Ukraine et la Moldavie bientôt candidats ?

    L’Union européenne devrait accorder le statut de candidat à l’Ukraine et à la Moldavie, ce qui les rapprocherait de l’adhésion à l’Union, tandis que la Géorgie devrait encore faire des efforts, a déclaré vendredi (17 juin) la Commission européenne dans un avis très attendu sur le futur élargissement de l’Union.

    L’Ukraine a déposé une demande d’adhésion à l’UE quelques jours seulement après l’invasion russe qui a débuté le 24 février. La Géorgie et la Moldavie ont suivi le mouvement par crainte d’une agression et de l’influence de Moscou.

    « L’Ukraine a clairement démontré l’aspiration du pays et sa détermination à se conformer aux valeurs et aux normes européennes », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles.

    « Nous avons un message important à faire passer : oui, l’Ukraine mérite une perspective européenne. Elle doit être accueillie comme un pays candidat, étant entendu qu’un effort important reste à faire », a déclaré Mme Von der Leyen.

    Elle a fait cette annonce en portant les couleurs de l’Ukraine, un blazer jaune sur une chemise bleue.

    Cette décision intervient à l’issue d’un débat très symbolique qui aura duré un mois et au cours duquel plusieurs hauts fonctionnaires et dirigeants de l’UE se sont prononcés en faveur du lancement des procédures permettant à l’Ukraine de rejoindre un jour le bloc en tant que membre à part entière.

    « Dans le même temps, nous savons qu’il reste du travail à faire », a déclaré Mme von der Leyen, en exposant quatre domaines de réforme dans lesquels l’Ukraine devra remplir certaines conditions pour poursuivre le processus d’adhésion.

    Il s’agit de l’État de droit, de la « mise en place des institutions nécessaires au bon fonctionnement du système judiciaire », de l’accélération de la sélection des juges de la Cour constitutionnelle et des membres des systèmes judiciaires, de la législation sur les oligarques et des efforts de lutte contre la corruption.

    En ce qui concerne les droits fondamentaux, Mme von der Leyen a souligné que l’Ukraine a réalisé 80 % des recommandations de la Commission de Venise, mais qu’il lui manque encore l’adoption de la loi sur les minorités nationales.

    « L’ensemble du processus est basé sur le mérite. Il se déroule selon les règles et, par conséquent, les progrès dépendent entièrement de l’Ukraine », a expliqué Mme Von der Leyen, comme un message aux États membres qui sont en général plus sceptiques à l’égard de l’élargissement de l’UE.

    « Les Ukrainiens sont prêts à mourir, et nous voulons qu’ils vivent le rêve européen », a-t-elle poursuivi.

    Jamais auparavant un avis n’avait été rendu aussi rapidement sur une candidature à l’Union européenne, ce qui laisse aux dirigeants de l’UE environ une semaine pour étudier le document avant de se prononcer sur la question lors d’un sommet européen crucial les 23 et 24 juin prochains.

    L’avis doit servir de base aux dirigeants européens, qui devraient approuver le statut de candidat de Kiev sous réserve de conditions strictes, même si l’adhésion peut prendre des années, voire des décennies.

    Le lancement des négociations d’adhésion nécessite l’approbation unanime de tous les États membres du bloc.

    L’Ukraine ouvre la marche

    Les décisions de la Commission européenne interviennent également après que la France, l’Allemagne, l’Italie et la Roumanie ont déclaré jeudi (16 juin) qu’elles étaient favorables à ce que l’Ukraine obtienne « immédiatement » le statut de candidat, ce qui a été considéré comme une indication significative de l’issue de la discussion des dirigeants européens la semaine prochaine.

    Leur rhétorique, cependant, a révélé le fossé entre les mots et les actions, chacun des trois dirigeants ayant été critiqué ces dernières semaines pour son engagement.

    En effet, on reproche à Paris d’avoir été trop indulgente à l’égard des exigences du président russe Vladimir Poutine, et à Berlin d’avoir été trop lent pour fournir à l’Ukraine les armes lourdes dont elle a besoin de toute urgence.

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s’exprimant aux côtés des quatre dirigeants jeudi, a promis que l’Ukraine était prête à faire le nécessaire pour devenir un membre à part entière de l’Union européenne.

    « C’est le premier pas sur le chemin de l’adhésion à l’UE qui nous rapprochera certainement de notre victoire », a écrit M. Zelensky sur les réseaux sociaux vendredi, ajoutant qu’il était « reconnaissant » à la présidente de la Commission européenne, et à « chaque membre de la Commission pour cette décision historique ».

    Certains États membres de l’UE, dont les Pays-Bas et le Danemark, restent sceptiques quant à la possibilité que davantage de pays voisins deviennent des candidats à l’adhésion à l’UE.

    Dans le même temps, trois des quatre pays des Balkans occidentaux candidats à l’adhésion à l’Union européenne ont signé une déclaration commune avec l’Ukraine pour soutenir sa candidature à l’Union européenne.

    Cette déclaration de soutien intervient alors que les dirigeants européens doivent rencontrer leurs homologues des Balkans occidentaux le 23 juin, juste avant de discuter de la recommandation de la Commission européenne.

    Drapeau moldave

    La Moldavie maintenant, la Géorgie « plus tard »

    Dans le même temps, la Commission européenne a également recommandé d’accorder à la Moldavie le statut de candidat à l’adhésion à l’UE, le pays devant toutefois procéder à des réformes.

    « Pour la première fois depuis l’indépendance, elle est véritablement sur une voie favorable aux réformes, à la lutte contre la corruption et à l’Europe », a déclaré Mme Von der Leyen.

    « Bien sûr, la Moldavie a encore un long chemin à parcourir […], mais nous pensons que le pays a le potentiel pour être à la hauteur des exigences », a-t-elle ajouté, précisant que cela nécessiterait des« améliorations majeures » dans l’économie et l’administration publique, sur l’État de droit, la lutte contre la corruption et la lutte contre le crime organisé.

    La Moldavie, pays de 2,6 millions d’habitants, est l’un des pays les plus pauvres d’Europe et a accueilli quelques centaines de milliers de réfugiés en provenance d’Ukraine.

    La Présidente moldave Maia Sandu a salué la décision de la Commission européenne sur Telegram comme un « moment important pour l’avenir de la République de Moldavie », qui serait « l’espoir dont nos citoyens ont besoin », ajoutant que « nous savons que le processus sera difficile, mais nous sommes déterminés à suivre cette voie ».

    Tant pour l’Ukraine que pour la Moldavie, la poursuite des progrès en matière d’adhésion sera conditionnée par le respect des engagements pris dans divers domaines politiques.

    L’exécutif européen devrait évaluer la situation d’ici la fin de l’année, selon de hauts fonctionnaires de l’Union.

    Le pays s’est vu accorder la « perspective » européenne jusqu’à ce qu’il remplisse les conditions énoncées par la Commission pour obtenir le statut de candidat à l’UE.

    « Nous aimerions voir la fin de la polarisation politique dans le pays, […] nous avons besoin de la coopération de toutes les parties dans le pays et de l’exécution de l’accord qui a été conclu avec la collaboration de l’Union européenne », a déclaré Oliver Varhely, commissaire européen chargé de l’Élargissement.

    Sur le plan interne, le parti au pouvoir en Géorgie a été soumis à une pression intense de la part des partis d’opposition pour qu’il suive l’exemple de l’Ukraine, considérée comme une occasion de faire avancer ses propres aspirations européennes, un objectif inscrit dans la constitution du pays.

    Toutefois, ce pays aspirant à un avenir européen a été en proie à une crise politique au cours des dernières années, l’Occident s’inquiétant du recul de la Géorgie par rapport à ses engagements en faveur de la démocratie et des discussions entre partis menées par le président du Conseil européen Charles Michel l’année dernière.

    La Commission a déclaré qu’elle suivrait les progrès de la Géorgie et qu’elle évaluerait la situation d’ici la fin de l’année.

  • Après l’Ukraine, l’Iran

    Après l’Ukraine, l’Iran

    L’invasion russe en Ukraine a redonné toute sa puissance politique à l’arme nucléaire. On la croyait obsolète, dépassée, coûteuse, inutile, elle revient plus forte que jamais. Les Ukrainiens regrettent de l’avoir abandonnée, en échange d’une garantie de sécurité offerte par le Royaume-Uni, les États-Unis et la Russie, à la signature des Mémorandums de Budapest (1994), foulés aux pieds par Poutine. Les Pays baltes, désormais dans le viseur du « vieil ours », comme dit la télévision russe, se disent qu’ils aimeraient en avoir quelques-unes. Tous les pays ont compris que sans l’arme nucléaire, la Russie n’aurait pu envahir l’Ukraine, les Occidentaux seraient intervenus. Tous ont compris qu’avec l’arme nucléaire, l’Ukraine n’aurait pas été envahie. Alors chaque pays la veut.

    L’Iran, plus que tout autre. Elle a en mémoire la guerre avec l’Irak (de 1980 à 1988, plus de 500.000 morts), pendant laquelle la centrale de Bouchehr fut détruite. En face, celle, irakienne, d’Osirak, aussi. Par Israël, avec l’aide iranienne. L’Iran est, de fait, toujours en guerre depuis la Révolution. 

    En ce moment se négocie le retour à l’Accord de Vienne (PAGC)  conclu pour empêcher l’Iran de construire sa bombe. 

    Vingt ans de négociations, sanctions, et volte-faces. 

    Rappel : en 2002, juste après les attaques du 11 septembre 2011, l’Iran est soupçonné de développer un programme nucléaire militaire. L’AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique) confirme. Dès 2003, France, Allemagne et Royaume-Uni proposent des négociations. En 2006, l’Iran revendique son projet de devenir une puissance nucléaire, le Conseil de sécurité demande à l’Iran de cesser son programme d’enrichissement de l’uranium sous peine de sanctions, votées à l’unanimité (résolution 1767, puis 1747). L’Iran poursuit son programme. En 2010, nouvelles sanctions. Une attaque informatique, sans doute israélienne, stoppe le programme d’enrichissement de l’uranium. En 2013, les négociations reprennent, elles aboutissent à Vienne, en juillet 2015, sous la présidence Obama. En 2018, Trump dénonce les accords et revient à une politique de sanctions, contre l’avis des Européens.  En 2019, Téhéran cesse à son tour de respecter les accords et reprend son programme. Dès l’élection de Biden, les discussions pour un retour à l’accord de Vienne reprennent. Mais les Iraniens sont déjà proches de la capacité nucléaire.

    D’ici peu l’Iran aura assez de matériel enrichi pour fabriquer une bombe atomique.

    Les conditions d’un retour à l’accord sont obtenues, avec le retour du contrôle de l’AIEA, mais les discussions sont bloquées parce que les Iraniens demandent que les Gardiens de la Révolution sortent de la liste des entités terroristes américaines. Refus au Congrès. Désormais, les Iraniens rejettent tout contrôle. Selon le directeur de l’AIEA, ce refus « porterait un coup fatal à l’accord de 2015 prévoyant la limitation des activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions internationales », parce que d’ici peu l’Iran aura assez de matériel enrichi pour fabriquer une bombe atomique.

    Selon l’AIEA, l’Iran possède 48kg d’uranium enrichi à 60%. Le nucléaire civil n’utilise que de l’uranium à 3,5%. Pour une bombe, il faut 90%, mais quand on est à 60%, c’est une question de temps. L’Agence a aussi découvert trois nouveaux sites secrets, non déclarés, pour abriter recherches et centrifugeuses.

    Chaque semaine, Israël bombarde les Gardiens de la Révolution

    Les Européens, pourtant fermes partisans d’un retour à l’accord, doutent de la bonne foi iranienne et déchantent. Le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA, a condamné l’Iran, par le vote de 30 pays sur 35, dénonçant « un programme nucléaire avancé comme jamais auparavant et des activités sans justification civile crédible ». « Les gouverneurs appellent l’Iran à cesser son escalade et à conclure d’urgence l’accord qui est sur la table ». La Chine et la Russie ont voté contre. L’Inde, le Pakistan et la Libye se sont abstenus.  

    Pendant ce temps, chaque semaine, Israël bombarde les installations des Gardiens de la Révolution en Syrie, en Irak, et mène des opérations de sabotage en Iran. La semaine dernière, l’aéroport de Damas, qui abrite des entrepôts de munitions et de missiles des Gardiens de la Révolution, a été bombardé, les pistes sont inutilisables. On soupçonne, à juste titre, les Israéliens d’être derrière des assassinats ciblés. Ils craignent les ripostes, et demandent à leurs ressortissants de quitter la Turquie, où des renseignements indiquent de futurs attentats et enlèvements. « Pour toute erreur commise par l’ennemi, nous raserons Tel Aviv et Haïfa sur l’ordre du guide suprême », a déclaré Kiumars Heydari, commandant des forces terrestres de la République islamique. Mais leur premier ennemi est-il Israël ?

    Un retour de l’Iran sur le marché des hydrocarbures allégerait la facture des Européens.

    Qui veut d’un accord avec l’Iran ? Les Européens y ont toujours été favorables. Même si la France, elle, a beaucoup évolué.  Chirac, en 2007, disait : « Ce n’est pas tellement dangereux le fait d’avoir une bombe nucléaire, ce qui est dangereux, c’est la prolifération ». Sarkozy déclarait au contraire que « L’Iran devra choisir entre la bombe et les bombes ». En 2015, ex-Président, il condamnait l’Accord de Vienne, que signait, avec réticence, François Hollande. Emmanuel Macron, au contraire, militait pour un retour à l’accord : la France cherche une position conciliant ses intérêts au Qatar, en Irak, en Arabie et aux Émirats, qui oblige parfois à un peu de confusion dans la clarté. Aujourd’hui, les États-Unis de Joe Biden veulent renouer avec la politique d’Obama, et gommer Trump comme Trump avait gommé Obama.

    Plateforme dans le golfe persique

    S’y ajoutent les bénéfices d’un retour de l’Iran sur le marché des hydrocarbures, ce qui allégerait la facture des Européens. Le pétrole et le gaz iranien compenseraient les hydrocarbures russes. Un embargo chasserait l’autre, difficile d’être sur deux fronts à la fois. Et puis l’Iran est devenu l’allié stratégique de la Chine, et même du Venezuela. N’est-ce pas tentant d’essayer autre chose ?

    La carte diplomatique du Moyen-Orient change. La carte militaire va encore changer.

    Qui ne veut pas d’accord ? Israël, qui s’estime le plus menacé par un missile nucléaire iranien. Mais plus encore l’Arabie saoudite et ses alliés. Les Israéliens ont envoyé du matériel militaire de haute qualité aux Émirats.  Le Premier ministre israélien a fait un rapide aller-retour pour voir Mohamed Ben Zayed, Président des Émirats. L’Arabie saoudite a rejeté les demandes pour augmenter sa production de pétrole et faire pièce aux Russes. Biden ira le 13 en Arabie, se faire pardonner ses propos contre les Saoudiens « peu fréquentables ».  De là, le 15, il prendra le premier vol direct Ryad-Tel Aviv, un symbole, et fera un saut en Cisjordanie. La carte diplomatique du Moyen-Orient change. La carte militaire va encore changer.

    Les Israéliens viennent d’achever des exercices conjoints avec les marines grecque, chypriote et italienne, simulant la destruction d’un site nucléaire iranien, ainsi que les positions du Hezbollah. Ils se coordonnent avec le Bahreïn et l’Arabie saoudite. Ils considèrent que si, dans les semaines qui viennent, les Iraniens ne reviennent pas à la table des négociations, non seulement l’Accord de Vienne sera mort, mais encore qu’aucun pays ne leur reprocherait une attaque sur les sites nucléaires iraniens. Sauf que l’attaque sera sans doute plus globale, et la riposte pas forcément nulle, peut-être indirecte, en Arabie, au Qatar, en Europe… 

    Ils n’ont pas tort : si aucun accord ne permet à l’Iran d’accéder à la bombe, comment l’en empêcher ? Si l’Iran obtient sa bombe, qui dissuadera l’Arabie de s’en doter, la Turquie, l’Égypte, même le Koweït ? Tous, petits et grands. La Russie a démontré que la bombe n’était pas que défensive. Elle donne une certaine impunité. Y compris dans l’agression. 

    En cas d’attaque israélienne, les chancelleries occidentales condamneront, mollement. En poussant un soupir de soulagement. Après tout, pensent les Européens, une guerre rapide qui éliminerait la menace iranienne, donnerait une leçon aux Ayatollahs, affaiblirait le Hezbollah, serait une chance. D’autant qu’une fois la menace écartée par Israël, on reprendra langue avec l’Iran, qui aura besoin d’investissements et de pétrole. Progressivement on les éloignera des Russes et des Chinois, qui ne leur auront servi à rien. D’autant qu’Israël aussi a des réserves de gaz : Ursula van der Leyen veut « renforcer sa coopération énergétique avec Israël » et Israël cherche un accord avec l’Égypte, le Liban, l’Italie, la Grèce, Chypre… Se débarrasser de l’Iran et du Hezbollah arrangerait beaucoup de monde. Ce sera l’occasion tant rêvée d’un « nouveau Moyen-Orient ».

    Après la guerre d’Ukraine, une autre est annoncée. Elle concerne aussi l’Europe et la France. Tout est prêt.  

    En fait il est déjà là, ce serait d’ailleurs bien que la France y participe : il n’y a pas que Chypre et la Grèce en Méditerranée.

    Mais personne ne peut être certain du succès, ni des frappes, ni de la suite. Le Moyen-Orient pourrait encore s’embraser, ce d’autant que les Russes se retirent peu à peu de Syrie (ils ont retiré deux tiers de leur aviation) ; que les Turcs rêvent de grandeur ; que les famines et les émeutes guettent, agitent ; que le pétrole, à nouveau, flambe ; que les Américains ont manifesté leur retrait et les Européens leur impuissance. 

    Après la guerre d’Ukraine, à moins qu’elle ne cesse vite, une autre est annoncée. Elle concerne aussi l’Europe, et la France, qui garde encore des soldats là-bas. Tout est prêt. Et nous ?

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Résultats des Législatives 2022 : 9 députés sur 11 pour la majorité présidentielle

    Résultats des Législatives 2022 : 9 députés sur 11 pour la majorité présidentielle

    Avec 9 députés sur 11 pour la majorité présidentielle, ce second tour a un goût de victoire pour Ensemble !, le parti d’Emmanuel Macron, peut-être la seule de la soirée. En 2017, ils avaient conquis 10 sièges sur 11, un véritable coup de foudre entre les expatriés et le Président de la République. En 2022, les Français de l’étranger ont largement soutenu sa réélection, la pandémie et les motifs impérieux, la baisse de la qualité d’accueil n’ont pas mis fin à ce soutien massif. Même si au cours de ces élections législatives, la IXème circonscription est remportée par la Nupes, tandis que l’indéboulonnable Meyer Habib a réussi à conserver son siège grâce à une mobilisation impressionnante sur le terrain . Au final, malgré la faible mobilisation qui est pourtant plutôt favorable le plus souvent aux challengers, 9 candidats de la majorité présidentielle ont été élus ou réélus. Ci-dessous, vous pouvez découvrir la liste des nouveaux députés et de ceux réélus.

    11 députés pour les Français de l’étranger

    Ils sont 11 à représenter les 1,5 millions d’électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire sur plus de 3 millions de Français expatriés au sein de l’Assemblée nationale. Pour rappel, ceux qui le désiraient pouvaient rester ou s’inscrire sur la liste électorale de leur dernier lieu de résidence en France ou dans leur commune de naissance.

    1er circonscription – Amérique du Nord : Roland Lescure (Renaissance – Ensemble ! réélu)

    2ème circonscription – Amérique du Sud et Caraïbes : Eléonore Caroit (Renaissance – Ensemble ! élue)

    3ème circonscription – Iles britanniques et Scandinavie : Alexandre Holroyd (Renaissance – Ensemble ! réélu)

    4ème circonscription – Benelux : Pieyre-Alexandre Anglade (Renaissance – Ensemble ! réélu)

    5ème circonscription – Péninsule ibérique et Monaco : Stéphane Vojetta (Renaissance – Ensemble ! réélu)

    6ème circonscription – Suisse et Liechtenstein : Marc Ferracci (Renaissance – Ensemble ! élu)

    7ème circonscription – Europe centrale et de l’Est : Frédéric Petit (Modem – Ensemble ! – réélu)

    8ème circonscription – Méditerranée de l’Est : Meyer Habib (UDI/LR – Réélu)

    9ème circonscription – Maghreb et Afrique de l’Ouest : Karim Ben Cheik (Génération.S – élu)

    10ème circonscription – Afrique centrale et de l’Est : Amélia Lakrafi (Renaissance – Ensemble ! réélue)

    11ème circonscription – Europe orientale, Asie et Océanie : Anne Genetet (Renaissance – Ensemble ! réélue)

    Analyse des résultats des Législatives 2022

    Ensemble, nous détaillons les résultats circonscription par circonscription.

    Roland Lescure

    Le demi-frère du célèbre animateur, producteur, journaliste, Pierre Lescure, a particulièrement résisté à l’assaut de la NUPES sur sa circonscription. En effet, sur le Canada, les idées de Jean-Luc Mélenchon, surement nourries par le communautarisme du pays, ont trouvé un public important comme nous l’ont démontré les scores des candidats aux présidentielles ou l’éviction des candidats LREM aux consulaires.

    Et pourtant, avec une faible avance, le candidat de la majorité présidentielle a su conserver son siège. Cependant les acteurs de gauche n’ont pas dit leur dernier mot et resteront très actifs sur la circonscription en attendant les prochaines élections consulaires en 2025.

    Eléonore Caroit

    Le conseiller aux affaires diplomatiques de Jean-Luc Mélenchon avait fui la dictature chilienne au milieu des années 80, il se présentait pour devenir député des Français d’Amérique du Sud. Une tentative qui se solde par un échec malgré les résultats de la France Insoumise aux consulaires dans cette région.

    La candidate désignée par Renaissance (le nouveau nom de LREM), même si elle détenait la double nationalité d’un pays de la circonscription, n’avait pas vraiment d’ancrage dans la région, et pourtant elle a réussi à séduire les électeurs par la force de son engagement, son naturel et une campagne menée tambour battant.

    Alexandre Holroyd

    Un député qui travaille est un député réélu ! C’est la leçon à tirer de l’élection législative de cette circonscription. Car même si les Français du Royaume-Uni n’ont pas été épargnés par les évènements ces dernières années, entre le Brexit et la pandémie, ils ont été confrontés à de nombreuses difficultés. Si le député, évidemment, ne pouvait revenir sur les décisions nationales d’un côté comme de l’autre, il a su être à leurs côtés et partager avec eux leur quotidien et leurs angoisses.

    Les électeurs ont donc décidé de ne pas prendre de risques, et ce malgré la campagne réussie de la candidate de la NUPES. Une campagne qui d’ailleurs a été marquée par une courtoisie et un fair-play très britanniques.

    Pieyre-Alexandre Anglade

    Contre exemple d’Alexandre Holroyd, le député du Benelux Pieyre-Alexandre Anglade a subi tout au long de la campagne des attaques sur son implication dans la vie quotidienne de ses électeurs. La candidate de la NUPES a même pu démontrer qu’il n’habitait pas la circonscription. Mais, pour rappel, nul besoin de vivre dans la circonscription pour s’y présenter.

    Son grand atout, c’est son parcours professionnel. Au Benelux, la grande majorité des votes sont originaires de Belgique et en particulier de Bruxelles. Dans la capitale européenne, les fonctionnaires détachés et autres eurocrates français sont nombreux et naturellement ils ont soutenu en masse l’un des leurs, Pieyre-Alexandre Anglade qui fut attaché parlementaire d’eurodéputés avant 2017.

    Stéphane Vojetta

    Le « survivor », voilà le nouveau surnom de Stéphane Vojetta. En effet, devenu député après l’élection de Samantha Cazebonne au Sénat, Stéphane Vojetta n’a pas été investi par Renaissance, qui a préféré donner sa confiance à l’ancien Premier ministre, Manuel Valls. Mauvaise pioche ! Le jeune député ne s’est pourtant pas laissé impressionner et a maintenu sa candidature avec le soutien des sections locales du parti présidentiel. Une fois qualifié pour le second tour, la direction de Renaissance a changé de poulain et Stéphane Vojetta a pu se présenter ce dimanche sous l’étiquette de la majorité présidentielle.

    Face à lui, un candidat EELV pour la NUPES bien implanté, mais qui a fait une campagne a minima et logiquement n’a pas réussi à mobiliser au delà de son bassin naturel son électorat.

    Marc Ferracci

    L’arrivée en Suisse de Marc Ferracci, le témoin de mariage d’Emmanuel Macron, a été un franc succès. Il faut dire que le candidat de Renaissance avait de nombreux atouts, en plus d’avoir l’oreille du président, universitaire, acteur de l’ombre dans les coulisses de Matignon de 2017 à 2022, Marc Ferracci a su convaincre les électeurs français en Suisse de la pertinence de son élection.

    Curieux de la vie citoyenne et syndicale suisse, le nouveau député des Français de Suisse et du Liechtenstein a promis d’importer en France ce qui marche en Suisse. A suivre donc !

    Frédéric Petit

    Seul élu du Modem à l’étranger, Frédéric Petit a facilement été réélu. Implanté en Pologne, fin connaisseur des problèmes liés à l’éducation et à la fiscalité, Frédéric Petit fut très actif lors du précédent mandat. Il était même le premier à évoquer la création de la fameuse « résidence de repli » qui fut au cœur du programme présidentiel d’Emmanuel Macron pour les Français de l’étranger.

    Son implication dans la gestion des réfugiés d’Ukraine, qui transitaient par la Pologne, pays où il vit avec sa famille, a aussi été remarquée par nos compatriotes dans ces pays dont les frontières ne sont jamais très éloignées de la Russie.

    Meyer Habib – Mise à jour le 20 juin à 06h53 (CET)

    Une élection qui a duré… Les résultats sont tombés dans la nuit, bien après la publication de cet article. En effet, à 20h avec 1900 voix d’avance pour la concurrente de Meyer Habib, l’affaire était censée être pliée. Mais au fil des comptes des bulletins dans les urnes installées en Israël, le candidat des Républicains et de l’UDI, Meyer Habib a comblé son retard (Netanya 94% – Tel Aviv 71% – Jérusalem 85%) , au point de finalement l’emporter. Dans cette circonscription, les votes issus de l’Etat hébreux sont largement majoritaires du fait d’une mobilisation qu’on ne rencontre pas dans les deux autres pays importants de la circonscription, l’Italie et la Turquie.

    Meyer Habib rempile donc pour un troisième mandat, il est élu depuis la création des sièges des députés des Français établis à l’étranger

    Karim Ben Cheik

    Un consul qui devient député ! A notre connaissance, c’est une première et on la doit à Karim Ben Cheik. Candidat de la NUPES, pour le parti Génération.s, diplomate de carrière, ancien Consul général de France au Liban, il remporte aisément cette circonscription.

    A nuancer, car si sa victoire est si éclatante, c’est en partie à cause de l’alliance présidentielle. Empêtrée avec le député sortant, El Guerrab, condamné pour violences volontaires sur Boris Faure, l’ancien président de la fédération des Français de l’étranger, Renaissance a mandaté l’ancienne ministre Elisabeth Moreno (originaire du Cap-Vert, pays de la circonscription) pour se lancer au pied levé dans la campagne. Pas de chance, sa fille s’est faite arrêter, avec son mari, pour trafic de cocaïne à l’international en pleine campagne. Un boulevard pour la gauche unie derrière Karim Ben Cheik.

    Amélia Lakrafi

    La discrète et sérieuse députée d’Afrique centrale et de l’Est, Amélia Lakrafi, a été réélue sans difficulté. Sans emphase, Amélia Lakrafi a su créer un lien avec les Français présents dans ces pays tant marqués par nos liens historiques. Présente pendant la pandémie, attachée à la scolarité, la députée sortante, issue de la majorité présidentielle, n’a jamais été vraiment inquiétée.

    Réélue pour un second mandat, beaucoup espère que sa méthodologie comme son implication seront reprises par les autres députés des Français de l’étranger.

    Anne Genetet

    Anne Genetet est une députée très active ! Trop, certains diront ! En effet, son mandat a été marqué par « l’explosion en vol » de sa réforme sur la fiscalité des non-résidents imposables en France. Une faiblesse que d’autres ont voulu exploiter, la candidate officielle de la majorité présidentielle a été confrontée à de nombreux candidats qui se réclamaient d’Emmanuel Macron.

    Dans cette circonscription géante, les informations circulent mal, les liens sont difficiles à créer quand des mers et des milliers de kilomètres séparent les Français installés en Russie ou en Australie. Et pourtant après une campagne intense, commencée en début d’année, marquée par de nombreux déplacements, Anne Genetet a réussi convaincre les électeurs de lui donner un nouveau mandat.

  • Résultats nationaux des élections législatives 2022 : quelles conséquences ?

    Résultats nationaux des élections législatives 2022 : quelles conséquences ?

    Pas de majorité absolue pour Emmanuel Macron, NUPES fait moins bien que prévu, le RN dépasse les Républicains, voilà en vrac ce qu’il faut retenir du second tour des élections législatives 2022. Les résultats nationaux sont sévères pour le Président de la République fraichement réélu.

    La participation a été modérée avec 54% des Français appelés à voter qui se sont rendus aux urnes mais près du double du chiffre des expatriés pour le vote en ligne.

    Pas de majorité absolue

    Selon la première projection en sièges fournie par Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, France 24-RFI-MCD, et LCP-Assemblée nationale, le camp présidentiel, rassemblé sous la bannière Ensemble !, décroche 224 sièges à l’Assemblée nationale (154 pour La République en marche et ses alliés, 44 pour le MoDem, 26 pour Horizons).

    L’alliance de gauche de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) arrive en deuxième position avec 149 députés (86 pour La France insoumise, 28 pour le pôle écologiste, 22 pour le Parti socialiste, 13 pour le Parti communiste français).

    Le RN fait un score historique

    Le Rassemblement national atteint un score historique de 89 sièges, selon les premières estimations, ce qui permet au parti d’extrême droite de déposer des motions de censure (à partir de 56 députés) et de saisir le Conseil constitutionnel sur des textes de loi (à partir de 60 députés). Un succès pour Marine Le Pen qui a finalement bien capitalisé sur les frasques d’Eric Zemmour.

    Les LR en berne mais faiseurs de rois ?

    A droite, le groupe Les Républicains perd 22 sièges (78 députés contre 100 dans l’Assemblée sortante) mais évite la catastrophe annoncée pour le parti après le score de Valérie Pécresse à l’élection présidentielle et pourrait même être une force d’appoint pour le camp présidentiel lors de l’étude des projets de lois.

  • Paris – Berlin en train : premier départ en 2023

    Paris – Berlin en train : premier départ en 2023

    Un TGV direct reliera la capitale française, Paris, et son homologue allemande, Berlin, fin 2023, a annoncé le 24 mai le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. Cette ligne sera exploitée avec la compagnie ferroviaire d’outre-Rhin Deutsche Bahn, tandis que le train devrait réaliser des trajets d’environ 7 heures. 

    « Ça fait sens parce qu’on constate que les gens acceptent de faire des trajets de plus en plus longs »

    Jean-Pierre Farandou, le dirigeant de la SNCF, venu fêter les quinze ans de la coopération franco-allemande à grande vitesse à Strasbourg, le 24 mai 2023

    12h de train pour Berlin

    C’est une vraie bonne nouvelle tant pour les touristes des deux pays que pour les expatriés. Actuellement, pour relier les deux capitales, vous avez le choix entre un trajet de 12h en voiture ou un trajet en train, lui aussi, de 12 heures. Dans ces conditions, c’est bien l’avion qui tire son épingle du jeu, représentant jusqu’a 70% des transports de personnes entre les deux villes.

    « Pour l’instant, si l’on veut aller à Paris depuis Berlin, il faut passer par Cologne, Essen ou bien Francfort, et ça prend une éternité. Cet été, je vais voir ma famille dans le sud de la France. En train je passerai par Essen, puis je prendrai un Thalys pour Paris, ensuite un TGV vers Libourne ou Bordeaux, et enfin un train régional… »

    Marine, expatriée depuis 12 ans à Berlin

    Au moment où la commission européenne réfléchit à interdire les vols de moins de 1500 km -pour rappel la distance entre les deux capitales est de 1054 km-, il était temps que les autorités publiques se penchent sur la problématique.

    Calendrier et prix ?

    Il faudra donc attendre la fin de l’année 2023 pour pouvoir bénéficier de ce nouveau service entre les deux capitales européennes. Un premier aller-retour par jour sera effectué entre les deux capitales en passant par Francfort, avec des trains à grande vitesse allemands (ICE). Si cette liaison fonctionne, elle pourrait être complétée par un deuxième aller-retour avec des TGV français. À cela s’ajoutera la même année un train de nuit, exploité par les chemins de fer autrichiens ÖBB, également à partir de fin 2023.

    Pour rappel, les deux compagnies ont ensemble transporté, en quinze ans, 25 millions de personnes sur Paris-Francfort, Paris-Stuttgart-Munich et Francfort-Marseille, le train battant désormais l’avion sur l’axe Paris-Francfort, un chemin à suivre sur l’axe Paris-Berlin.

  • Le Red Bull Cliff Diving fait escale à Paris

    Le Red Bull Cliff Diving fait escale à Paris

    Le circuit mondial du plongeon extrême, le Red Bull Cliff Diving, fera étape pour la première fois de sa jeune histoire à Paris, ce samedi 18 juin. Il s’agit de la deuxième manche du circuit après Boston (États-Unis), le 4 juin dernier.

    Installée face à la Tour Eiffel, la nouvelle épreuve parisienne devrait produire un spectacle qui marquera les spectateurs sur place ou derrière leur écran. Paris remplace La Rochelle sur la face atlantique, et St Raphaël au bord de la Méditerranée, qui ont accueilli le concours entre 2016 et 2020.

    27 mètres face à la Tour Eiffel

    Quel meilleur endroit pour plonger ? Évidemment en termes de « piscine »​, il y a meilleure eau que la Seine et sa couleur foncée pour se jeter la tête la première… Mais plonger face à la tour Eiffel, l’un des monuments les plus emblématiques du monde, avec une vue unique, surplombant une partie de la capitale française est forcément une occasion exceptionnelle.

    Cet événement s’annonce donc très impressionnant. Un plongeoir sera installé port Debilly, sur la rive droite de la Seine, au niveau des jardins du Trocadéro. Les 12 plongeurs en lice sauteront de 27 mètres de haut tandis que les 12 plongeuses s’élanceront 6 mètres plus bas, soit à 21 mètres de haut, une hauteur déjà terrifiante.

    Méfiance toutefois sur la profondeur de la Seine. Celle-ci oscille entre 3,40 mètres et 6 mètres au milieu, endroit où sauteront les athlètes, qui passeront environ 3 secondes en l’air.

    Un Britannique devenu français favori de l’épreuve

    Entre skills d’un autre monde, concentration hors norme et maîtrise physique, 24 hommes et femmes déploiront tout leur talent au coeur de la Ville Lumière. L’un d’entre eux, Gary Hunt, plongera même à domicile pour la première fois. « C’est un rêve devenu réalité », explique le Français d’origine britannique, qui vit et s’entraîne dans la capitale depuis une dizaine d’années.

    « Cela prouve que tout est possible avec Red Bull, je suis impatient de voir quels autres endroits sympas seront possibles à l’avenir ! »

    Gary Hunt

    Entre 2009 et 2021, Gary Hunt a remporté 9 titres mondiaux dans le plongeon à 27 mètres. 

    Cap sur les JO 2028

    Ce passage à Paris, dans une grande métropole, va permettre de mettre en lumière le plongeon de haut vol. Mais Gary Hunt devra attendre pour espérer décrocher l’or olympique. En 2024, le sportif de 38 ans tentera de décrocher le titre au plongeon en longueur, à 10 mètres. Il peut cependant espérer que le plongeon de haut vol fasse partie des disciplines olympiques en 2028 à Los Angeles. La semaine prochaine, une délégation américaine sera présente sur les rives de la Seine. Dans l’objectif d’intégrer ce spectaculaire « saut de l’ange » dans les épreuves des JO de Los Angeles.

    L’entrée aux spectateurs est libre, ce samedi 18 juin, ce qui permettra aux passionnés mais aussi aux non initiés curieux de découvrir cette discipline.

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