Le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé ce samedi 25 juin sa décision de confirmer la Première ministre Elisabeth Borne. Elle aura comme mission de mener « l’action du gouvernement dans la durée », a indiqué le président dans un entretien à l’AFP.
L’impact des Législatives
Lors de l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement, le Premier ministre prononce une déclaration de politique générale devant les députés. Pour Elisabeth Borne, ce dernier est prévu le 5 juillet prochain à l’Assemblée nationale. À son issue, il est de coutume que le chef de l’exécutif engage la responsabilité du gouvernement, après délibération du Conseil des ministres, en demandant aux parlementaires de se prononcer via un vote de confiance.
Selon l’article 49 de la Constitution, « le Premier ministre, après délibération du conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale ». Si l’Assemblée vote à la majorité contre ce programme, le Gouvernement doit donner sa démission, selon les modalités de l’article 50 de la Constitution (« lorsque l’Assemblée nationale adopte une motion de censure ou lorsqu’elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement »).
Mais il s’agit d’une tradition, et en aucun cas d’une obligation. Ainsi, le gouvernement pourrait refuser de s’y soumettre, face au risque de voir les oppositions ne pas lui accorder sa confiance. En effet, le camp présidentiel ne bénéficiant pas de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, l’opposition pourrait s’entendre pour voter contre et faire tomber la Première ministre et son gouvernement. Logiquement, Emmanuel Macron devrait vouloir éviter cet écueil.
La motion de censure
Une position qu’a déjà anticipé Jean-Luc Mélenchon, qui a annoncé dès le 20 juin une motion de censure à l’encontre du gouvernement d’Elisabeth Borne. Cependant, rappelons que la motion de censure est une mesure n’ayant que rarement abouti durant la Ve République : elle est le principal moyen, pour les députés de l’opposition, de faire entendre leur désapprobation vis-à-vis du gouvernement en place. Pour déposer une motion, un groupe d’opposition doit être composé d’au moins 58 députés. C’est le cas de la Nupes (137 élus), du RN (89 élus) et des Républicains (69 élus avec leurs alliés de l’UDI et des Centristes).
Mais même dans ce contexte hasardeux, il y a peu de chances que le gouvernement Borne soit évincé. Cela suppose en effet une alliance inédite entre les forces d’opposition, qui auraient besoin de réunir une majorité absolue. Par cette motion, les élus entendent plutôt questionner la légitimité de la majorité en exprimant leur désaccord.
La mission d’Elisabeth Borne
Dans son interview à l’AFP, le chef de l’État a rappelé qu’il souhaitait ouvrir son gouvernement à d’autres partis, mais a exclu d’emblée La France Insoumise et le Rassemblement National. La cheffe du gouvernement a donc 2 semaines pour tenter de monter une équipe transpartisane.
Ainsi, le président de la République, qui s’est entretenu avec la cheffe du gouvernement samedi, a annoncé qu’il l’avait chargée durant la semaine prochaine de sonder les groupes politiques à l’Assemblée nationale sur un « accord de gouvernement« , leur participation même à un gouvernement, leur position sur un vote de confiance à Elisabeth Borne le 5 juillet, et aussi sur le vote du budget de l’Etat à l’automne prochain. Une mission délicate que certains déclarent, déjà, impossible à mener à bien.
Quid des Français de l’étranger ?
En attendant, les Français de l’étranger n’ont toujours pas de ministre en charge de leur situation et ce alors que les promesses du parti présidentiel des élections présidentielle et législative à leur intention ont été nombreuses. Quand pourra-t-on voir la résidence de repli, le développement de l’apprentissage du français ou la réforme des relations consulaires aboutir ?
L’initiative ne viendra pas du gouvernement. En tout cas, tant qu’il n’y aura personne en charge du portefeuille. Dans le ministère dirigée par Catherine Colonna, aucun des 3 secrétaires d’Etat n’a reçu dans les décrets les nommant la mission d’encadrer l’administration consulaire ou celle de prendre en charge les Français établis hors de France. Par défaut, c’est donc à la Ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna (ancienne ambassadrice à Londres) que revient la gestion directe des expatriés.
Florian Cardinaux
Cependant, quand on scrute son cabinet, dont la composition est publique, on constate qu’un jeune diplomate, Florian Cardinaux, hérite des affaires consulaires. Ancien conseiller dédié au processus de paix entre Israël et les territoires de l’Autorité palestinienne, il conseillera désormais Catherine Colonna sur les affaires liées à l’Asie et aux affaires consulaires, dont font partie, naturellement, les Français établis hors de France. Pourra-t-il seul mener tous les chantiers ouverts par Jean-Baptiste Lemoyne qui avait promis une culture d’électrochocs pour l’administration consulaire prise, régulièrement, en défaut depuis 2017.
A l’initiative de plusieurs associations qui défendent l’environnement, dans une tente située à 150 mètres du Palais Bourbon, 154 députés ont suivi une formation express sur les menaces qui pèsent sur le climat et la biodiversité, dispensée par des scientifiques durant trois jours. La très grande majorité des élus présents est venue des rangs de la gauche (en premier lieu EELV et LFI) et du camp présidentiel, un seul LR et un RN s’étant présentés. 6 députés des Français de l’étranger se sont joints aussi au campus improvisé.
40 scientifiques mobilisés
Une quarantaine de scientifiques se sont relayés de lundi à mercredi sous une tente grand format pour offrir cette formation de 20 à 30 minutes destinée à fournir aux députés volontaires les faits scientifiques fondamentaux sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Le but de l’opération était de démontrer que la recherche publique est disponible pour présenter des faits scientifiques irrécusables aux élus et à la population.
Les élus qui se sont prêtés au jeu sont repartis avec un kit comprenant un résumé en dix points des milliers de pages des travaux de référence du Giec sur le réchauffement climatique.
Les expatriés concernés au premier chef
Prendre l’avion pour s’expatrier, multiplier les allers-retours avec la France, faire envoyer des produits français… L’expatriation n’est pas toujours compatible avec un mode de vie écologique et le plus respectueux possible de l’environnement. Pourtant, on le sait, l’urgence climatique n’attend plus, et nous devons tous, expats compris, modifier radicalement nos modes de vie et de consommation.
Ce phénomène que les professionnels de l’expatriation ont tendance à glisser sous le tapis est souvent aussi une « surprise » pour les élus des Français de l’étranger. Si les députés présents ont pu être formés sur les généralités de la lutte contre le réchauffement climatique, aucun atelier n’était prévu sur les mesures d’accompagnement qui pourraient être prises pour ces Français partagés entre leur nouveau pays et leurs racines françaises.
Karim Ben Cheikh et d’autres députés lors de leur formation
La moitié des députés des Français de l’étranger présents
Parmi les 154 députés qui ont participé à cette action, il y avait 7 élus des Français de l’étranger : Eléonore Caroit (Amérique du Sud – Renaissance/Ensemble !), Alexandre Holroyd (Iles britanniques et Scandinavie – Renaissance/Ensemble !), Pieyre-Alexandre Anglade (Benelux – Renaissance/Ensemble !), Marc Ferracci (Suisse – Renaissance/Ensemble !), Frédéric Petit (Europe centrale et de l’Est – MODEM/Ensemble !) Karim Ben Cheikh (Maghreb et Afrique de l’ouest – Generation.s/NUPES) et Anne Genetet (Europe orientale, Asie et Océanie – Renaissance/Ensemble !).
Eléonore Caroit et Marc Ferracci
Et maintenant ?
Emmanuel Macron l’a promis, ce quinquennat sera celui de l’écologie. Pour marquer cet engagement fort, il n’a pas lésiné sur les symboles, chargeant directement sa première ministre, Élisabeth Borne, de la planification écologique, avec l’appui d’un secrétariat général dédié. Cet engagement devrait se traduire par des actions concrètes.
Modestement, le collectif d’associations à l’origine de la formation flash des députés, « Pour un réveil écologique« , espère simplement que l’Assemblée nationale organisera en son sein une formation obligatoire pour que les parlementaires, qui votent les lois liées à l’environnement, le fassent en ayant tous les éléments nécessaires à leur disposition pour éclairer leur choix.
Cette année, avec les allégements des mesures Covid-19 dans le monde, les expatriés sont nombreux à prendre le chemin de la France pour retrouver famille, amis après de longs mois d’isolement. Mais vous le savez, notre pays est la première destination touristique au monde. Pourquoi ne pas profiter de ce voyage pour faire « les touristes » ? C’est aussi l’occasion de créer un lien avec le pays pour les plus jeunes.
La France regorge de châteaux sublimes, de villages romantiques, de campagnes préservées, de montagnes et bords de mer dépaysants, on peut être submergé par l’offre culturel et ludique que propose notre pays. Pour vous, on a donc fait une petite étude pour vous proposer des destinations selon que vous soyez en famille ou en couple. On pense aussi à ceux sans voiture, de plus en plus nombreux (merci pour la planète). Sans oublier les spots à privilégier pour un dépaysement total. On fait le tour !
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Quelles vacances en France en couple ?
La France regorge de villages séduisants, de villes au charme mythique, où se balader main dans la main est un vrai plaisir. De l’Alsace aux Pyrénées en passant par la Bourgogne ou le Rhône-Alpes, ces destinations sauront vous séduire :
Etretat : ses impressionnantes falaises où il est fort agréable de se promener, sa vieille halle surmontée d’un clocheton sans oublier ses villas à tourelles sont autant de lieux à découvrir en amoureux.
Gordes : dans le Vaucluse, ce village de Provence coiffé d’un puissant château et d’une église massive propose de belles balades dans les ruelles pavées qui vous conduiront de passages voûtés en maisons de pierre sèche de couleur blanche. Vous pourrez également y contempler le magnifique panorama sur le Lubéron.
La Roque-Gageac :installé confortablement au pied d’une falaise, ce village de Dordogne se caractérise par ses maisons couleur ocre ou dorée, son château, son manoir, son jardin exotique, ses forêts de chênes verts et sa rue principale qui borde le fleuve.
Beaune : hôtels particuliers, maisons à colombage, jardins verdoyants, places colorées … Autant de merveilles qui ne demandent qu’à être admirées par les voyageurs. Et comme vous êtes là au royaume des vins de Bourgogne, une halte chez un vigneron s’impose pour confronter votre palais aux meilleurs crus de la région.
Saint-Guilhem-le-Désert est un village des plus pittoresques installé au coeur du Val de Gellone dans l’Hérault. En arpentant ses vieilles ruelles, les amoureux pourront admirer les maisons imbriquées les unes aux autres et se laisser conter les légendes qui entourent l’histoire du château du Géant.
Vacances en famille
Camargue : Commencez votre parcours en Camargue, une terre riche de caractère et d’attraits pour les familles. Aux Saintes-Marie-de-la-Mer, après avoir dégusté à La Cabanette un plat de poisson frais, de nombreuses activités nautiques vous attendent sur le Petit Rhône : balade en bateau, trott’ paddle, Canoë… A Istres, voyage dans le temps à l’âge de la préhistoire : les kids seront émerveillés par les dinosaures qui ont élu domicile dans la forêt de la colline du Castellan. En prime, des chasses au trésor « 1, 2, 3, Jouez au petit paléontologue », pour en apprendre davantage sur l’histoire de ces géants disparus, avant de pourquoi pas vous réserver un petit apéro au coucher du soleil sur la plage, à la Guinguette le Pointu.
Prés de Marseille : Autre ambiance à Aubagne, où le jeu de piste invite cette fois-ci à marcher dans les pas du célèbre Marcel Pagnol. Une découverte des collines environnantes sur le thème des plantes et des petits animaux. De retour au bord de l’eau, ne manquez pas l’observatoire du parc marin de la côte bleue, à la plage du Rouet. Cet espace protégé est un vraie réserve naturelle sous-marine où petits et grands pourront faire des balades
La Rochelle : Au bord de l’Océan Atlantique, La Rochelle offre une multitude de possibilités autour de l’eau. Riche également de son histoire, cette jolie ville de Charente-Maritime et ses habitants sont très fiers de leur patrimoine. Sa tradition maritime se reflète dans son vieux-port ainsi que dans son très grand port de plaisance très moderne. Dans sa vieille-ville vous découvrirez de belles pierres et des ruelles animées, où déambuler sans stress avec les enfants. Lieu de départ de nombreuses excursions en mer, c’est un sport idéal pour des vacances au cours desquelles vous ne risquez pas de vous ennuyer!
Le Pays basque : Idéalement installé entre l’océan, la montagne et l’Espagne, le Pays basque français a du caractère à revendre. Le charme de ses villages typiques, sa gastronomie, ses nombreuses activités pour tous les âges et sa culture en font une destination familiale par excellence. Les tribus à la recherche de soleil et de farniente seront pleinement comblées : la Côte des Basques, à Biarritz, a été élue plus belle plage française par les internautes de TripAdvisor, et celle d’Hendaye est, quant à elle, sixième du classement.
Le Gers : Parce qu’aujourd’hui, on y réfléchit à deux fois avant de prendre un billet d’avion pour le bout du monde pour des questions environnementales, sachez qu’il est possible d’allier dépaysement et conscience écologique. Le Gers, au pied des Pyrénées, au cœur du Sud-Ouest gascon, est une destination française méconnue mais qui vous offrira une bulle de paix avec les enfants. Le Gers, c’est aussi là qu’est né le plus célèbres des mousquetaires : d’Artagnan. Les amoureux de cape et d’épée seront comblés !
Vacances sans voiture
Des villages isolés de tout, loin des grandes villes et des grands axes, que l’on croit accessibles uniquement en voiture. Et pourtant ! Parmi les 164 communes labellisées «Plus Beaux Villages de France», quelques-unes ont l’avantage d’être desservies par le train ou le bus, urbain ou départemental. De quoi permettre aux voyageurs non véhiculés de découvrir tout ce qui fait le charme de ces villages pas comme les autres : une unité architecturale, des monuments historiques classés et des sites patrimoniaux remarquables, selon les critères de l’association qui décerne le label.
Eguisheim : Maisons colorées, ruelles pavées, façades à colombages et maisons au toit pointu… Eguisheim correspond à l’idée que l’on se fait d’un village alsacien. Si son marché de Noël est particulièrement apprécié des touristes, c’est toute l’année que l’on visite ce village situé sur la route des vins d’Alsace, à une dizaine de kilomètres au sud de Colmar. Enroulé en cercles concentriques autour de son château, Eguisheim a été élu «village préféré des Français» en 2013 dans l’émission de France 2 présentée par Stéphane Bern.
La Roche-Guyon : Unique «Plus Beau Village de France» de la région parisienne, La Roche-Guyon se situe sur un méandre de la Seine, aux portes de la Normandie et du Parc naturel régional du Vexin. Non loin des jardins de Giverny et de la Fondation Claude Monet, il se distingue par son château médiéval adossé à une falaise de craie blanche. Aujourd’hui propriété de la famille La Rochefoucauld, l’édifice fut fréquenté par les rois de France et les philosophes des Lumières. En contrebas, le jardin-potager de 3,5 hectares, restauré en 2004, reprend les plans originels datant du XVIIIe siècle.
Les-Baux-de-Provence : Bâti sur un éperon rocheux, le village des Baux-de-Provence domine le Parc naturel régional des Alpilles et ses paysages de calcaire, de vignes et d’oliviers. Les Carrières de Lumières sont, en plus du château médiéval en ruines, un lieu de visite incontournable. Cet espace d’expositions numériques immersives, aménagé dans une véritable cathédrale de pierres, met Dalí et Gaudi à l’honneur cette année.
Montsoreau : Alexandre Dumas en a fait le lieu d’action de son roman La Dame de Monsoreau. Par la suite, plusieurs adaptations cinématographiques des Trois Mousquetaires y ont été tournées. Bienvenue à Montsoreau, village médiéval situé à 15 km de Saumur. Son château du XVe siècle, qui abrite un musée d’art contemporain, domine le confluent de la Loire et de la Vienne. Autre site à découvrir : la champignonnière du Saut-aux-Loups, un ensemble d’habitations troglodytiques qui sert depuis un siècle à la culture des champignons de Paris. Après une promenade dans les rues fleuries de Montsoreau, longez la Loire sur 2 km jusqu’à la commune voisine de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire), également labellisée «Plus Beau Village de France».
Vacances dépaysantes en France
Envie de dépaysement en France sans partir à l’autre bout du monde ? Oui, on peut se dépayser tout en passant des vacances dans notre belle contrée française ! Les paysages de l’hexagone sont d’une telle variété qu’on peut avoir le sentiment de séjourner à l’étranger. Plus d’une fois nos enfants lorsqu’ils étaient tout petits nous demandaient dans quel pays on voyageait alors qu’on n’avait pas franchi les frontières !
Les Vosges et le Jura : ils sont connus pour ses lacs, entourés de forêts et de tourbières. Ses paysages font penser au Grand Nord aussi bien en Suède, Finlande, Norvège, Canada et Alaska, des pays tous situés vers le cercle polaire, avec des décors très similaires. Dépaysement assuré en plus de profiter des beautés de la nature avec vos enfants lors de vos vacances! Vous pouvez par exemple vous rendre au lac de Gérardmer ou dans la région des 1000 étangs. Bon à savoir, vous pouvez partir en vacances toute l’année, pour faire des balades en été, du ski et de la raquette en hiver, voir les paysages magnifiés par les couleurs de l’automne comme si vous étiez au Canada.
Chaine des Puys : Les vastes étendues verdoyantes de l’Ecosse, on les retrouve en Auvergne avec en prime les fameux volcans. De la chaîne des Puys aux monts Dore et monts du Cantal, c’est un tapis vert digne des Highlands qui se déploie devant vous. Vous pouvez monter par exemple au Puy de Dôme pour profiter d’un vaste panorama. La montée est très facile avec de jeunes enfants. Et puis, vous pourrez faire un tour au parc de Vulcania pour tout savoir sur les volcans de manière ludique et visiter Clermont-Ferrand, voir son étonnante cathédrale en pierre volcanique noire.
Roussillon : Les ocres de Rustrel, surnommées le Colorado provençal, offrent non seulement des paysages très dépaysants mais aussi les plus insolites de France. On pourrait dire la même chose des ocres de Roussillon à proximité qui valent aussi le détour avec son village éclatant de rouge. Sur les 2 sites, un sentier se faufile à travers falaises, canyons, aiguilles et cheminées de fées rougeâtres en contraste dans son écrin de verdure. On se croirait à Monument Valley ou encore Bryce Canyon dans l’ouest américain. Aux ocres de Rustrel, plusieurs parcours sont proposés. On vous conseille la balade la plus longue et la plus complète de 5,5 km pour 150 m de dénivelée. C’est une randonné familiale très facile qu’on peut faire avec des enfants dès 3 ans.
Le 14 juillet est la fête la plus importante du calendrier français. Largement célébrée en France, elle l’est parfois tout autant à l’étranger. Tour d’horizon des évènements organisés pour la fêter en-dehors de France.
Le défilé sur les Champs-Élysées, la patrouille de France, le bal des pompiers. Tant d’évènements organisés pour célébrer la prise de la Bastille de 1789, la fête de l’Union de 1790 et le célèbre « liberté, égalité, fraternité! » Et si cette devise occupe une place centrale dans l’hexagone, elle n’est pas en reste à l’étranger. Après deux ans sous Covid, les ambassades et consulats rouvrent leurs portes, et les associations peuvent organiser des fêtes sans contraintes.
Etats-Unis
Dans le pays de Sam, la prise de la Bastille est largement fêtée avec le Bastille Day. De New-York à San Francisco vous pouvez participer à des activités, assister à des concerts et déguster des mets français toute la journée.
De son côté, la « ville qui ne dort jamais » vous propose « de voyager à travers les époques et la culture française » le jour même de la fête nationale à Central Park. Au programme : des récitals, des pièces de théâtre et des DJ set de 18h à 22h. Les portes vous seront ouvertes à partir de 17h et gratuitement ! En famille, entre amis ou tout seul, rendez-vous à Rumsey Playfield au croisement de la 69th et de la 5ème avenue.
Embarcadero Plaza à San Francisco, Californie
A San Francisco, c’est toute une journée qui est consacrée au drapeau bleu, blanc, rouge. Si le coeur vous en dit, vous pouvez vous rendre le samedi 16 juillet à l’Embarcadero plaza. Sur place, vous attendent des stands de cuisine française, des représentations de danse tahitienne, un show de vieilles Citroën, ou encore une fameuse course de garçons de café ! De quoi s’amuser en famille sous le soleil californien de 11h à 18h30. Et en prime : les entrées sont gratuites !
Australie
Le Bastille Day est également à l’agenda en Australie.
A Sydney, l’Alliance française avec Français du monde-adfe vous permettent de festoyer autour de concerts, DJ set et spectacles de danse et de french cancan, tout en vous régalant de produits français et de cocktails maison, dans le magnifique bar The Argyle et sa grande cour intérieure. Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos places sur le site de l’évènement. Ouverture des portes à 17h !
Melbourne, Australie
A Melbourne, c’est tout un week-end qui est consacré à la fin de la monarchie absolue, avec The Bastille Day French festival. Du 16 au 17 juillet, des activités tant en ligne qu’à Fed Square sont prévues pour vous amuser. Sur place, vous pourrez déambuler sur le French winter market, participer à la déambulation dans la ville, ou encore assister à des représentations de hip-hop pour vous donner un avant-goût de la prochaine épreuve olympique. Pour les férus de culture, rendez-vous en ligne pour participer à un French Trivia et tester votre culture générale française.
Cambodge
A Siem Reap, la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) est à la manoeuvre. Si vous êtes fada de pétanque, elle a pensé à vous en organisant un concours en binôme. Alors chaussez votre meilleur paire de tongs, et lancez-vous dans la compétition à partir de 16h. Puis, afin de pouvoir se reposer et se rassasier après cette après-midi sportive, les élèves de l’école hôtelière Paul Dubrule vous concoctera un repas. Une journée ouverte à tout le monde, pour le prix de 20€. Pour plus d’informations ou pour réserver, contactez par mail [email protected]
Siem Reap est particulièrement connue pour être la porte d’entrée sur les ruines d’Angkor Wat
Belgique
Chez notre voisin, la fête nationale française est davantage marquée que la fête nationale belge ! Effectivement, ils tiennent à célébrer l’amitié franco-belge et la devise liberté, égalité, fraternité. Pour ce faire, la ville de Liège met sur pied un véritable village gaulois durant les trois semaines précédent le 14 juillet. Ainsi, sur la place Saint Paul et à dater du 24 juin, vous pouvez vous rendre dans le village aux allures de celui d’Astérix afin de consommer français, d’investir les boulodromes tout en écoutant de la musique. Le mercredi 14 au soir, un immense feu d’artifice aux couleurs bleu, blanc, rouge, sera tiré dans le ciel belge.
La place Saint Paul qui accueille le village gaulois à Liège, Belgique
Dans la capitale, l’Union des Français de Belgique, la plus grande association de Français en Belgique avec plus de 40 000 sympathisants, organise cette année un 14 juillet sous la forme d’un barbecue musical. Trompettes, saxophones, piano et chanteuse animeront le dîner qui se tiendra dans le club le plus « huppé » de la capitale européenne, le David Lloyd.
Au tarif de 35€, l’association et le club vous offrent en plus de la soirée un « voucher » pour profiter de toutes les activités (Warrior box, salle de musculation, 4 piscines, sauna, hamman, massages ainsi que 6 terrains de tennis et 2 terrains de padel), une journée à la date que vous désirez (valeur de la journée au club, à condition d’être parrainé, 35€). Cliquez ci-dessous pour réserver.
Si cette liste est non exhaustive, de nombreux autres 14 juillet sont organisés à travers le monde. Généralement, l’ambassade ou le consulat du pays en organisent un : entrée ouverte, sur réservation ou privée, toutes les informations sont sur leur site Internet. Aussi, comme vous l’avez remarqué, les Anglo-saxons sont friands du Bastille Day et en organisent aux quatre coins du monde !
Finalement, en famille, entre amis ou collègues, le 14 juillet est l’occasion pour la communauté française de se retrouver et de se transporter dans un petit coin de France le temps d’une soirée.
Le Parlement européen pourrait poursuivre les dirigeants de l’UE devant la Cour européenne de justice pour avoir enfreint les obligations des traités s’ils refusent de réagir officiellement à l’appel officiel des législateurs de l’UE pour une Convention de révision des traités européens, a déclaré un expert constitutionnel à EURACTIV.
Les eurodéputés ont soutenu une résolution plus tôt ce mois-ci demandant aux dirigeants de l’UE d’accepter de modifier les traités par le biais d’une Convention. Conformément à ses obligations en matière de traités, le Conseil européen doit maintenant voter à la majorité simple pour savoir s’il veut l’examiner.
« Le 9 août, le Parlement européen pourra demander officiellement au Conseil d’agir. Le 9 octobre, [il] devrait poursuivre le Conseil devant la Cour de justice pour ne pas avoir donné suite à sa résolution », a déclaré à EURACTIV l’ancien eurodéputé libéral Andrew Duff, l’un des principaux experts de la réforme des traités et de la constitution de l’UE.
« Si les eurodéputés ne donnent pas suite de cette manière, ils rejoindront la Commission et le Conseil dans le tas de ruines », a déclaré l’ex-député.
Faire évoluer le traité de Lisbonne
Un élan pour revoir les traités de l’UE pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009 a émergé ces derniers mois, poussé d’abord par les propositions issues de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, l’expérience de démocratie délibérative d’un an où les citoyens ordinaires ont eu leur mot à dire sur l’élaboration des politiques de l’UE, puis par l’invasion russe de l’Ukraine.
La conférence s’est mise d’accord sur 49 recommandations, dont la suppression des vetos nationaux dans une série de domaines politiques tels que la politique étrangère, de nouvelles compétences européennes pour coordonner la politique de santé à la suite de la pandémie de Covid-19, et des pouvoirs d’initiative et de contrôle législatifs supplémentaires pour le Parlement européen.
Entre-temps, la question de la suppression des vetos sur la politique étrangère, de défense et de sécurité de l’UE est apparue à la suite des difficultés à se mettre d’accord sur les sanctions contre la Russie et le soutien militaire à l’Ukraine à la suite de l’invasion russe.
« Ils doivent réagir d’une manière ou d’une autre », a déclaré M. Duff. Il existe plusieurs options, « y compris un débat sur l’opportunité de convoquer une Convention ou non, éventuellement préparé par un groupe de réflexion indépendant ».
Allemagne et France favorables aux réformes
Cependant, ni la Convention, ni la perspective d’une révision des traités n’ont été mentionnées, que ce soit à la réunion du Conseil des affaires générales de l’UE mardi 21 juin ou dans le projet de conclusion du sommet européen de cette semaine.
Alors que la plupart des gouvernements de l’UE, dont l’Allemagne, la France et l’Italie, se sont déclarés favorables à une modification des traités, une importante minorité de blocage, composée principalement de petits États d’Europe du Nord et des pays baltes, « ne soutient pas les tentatives inconsidérées et prématurées de lancer un processus de modification des traités ».
Vendredi dernier, la Commission européenne a publié sa première communication sur les recommandations formulées par la conférence, que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a qualifiées de « riches et vastes idées pour améliorer notre Union ». Mme Von der Leyen a également apporté son soutien à la réouverture des traités de l’UE.
Selon M. Duff, le gouvernement tchèque, qui doit prochainement prendre la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE, organise une discussion préliminaire sur la modification du traité à la mi-juillet. Toutefois, aucune décision sur l’opportunité de lancer une Convention constitutionnelle n’est attendue.
Avant le premier confinement en mars 2020, le télétravail était très peu pratiqué. Depuis les travailleurs frontaliers ont vite adopté ce mode de fonctionnement. Depuis deux ans, près de deux tiers des salariés, travaillant dans un Etat différent de celui où ils résident, ont troqué plusieurs fois par semaine les longs allers-retours entre les deux pays contre un bureau à la maison. Cependant, ce nouveau mode de travail a des conséquences sociales et fiscales. Jusqu’à présent, sous la pression de la Covid-19, les administrations avaient suspendu les règles afin de laisser la plus grande flexibilité aux acteurs économiques en pleine crise économique.
La commission a donc ouvert une période de transition jusqu’au 31 décembre 2022, à la suite de laquelle la règle de non-impact en matière de sécurité sociale restera en place jusqu’à nouvel ordre.
Concrètement désormais un travailleur frontalier restera soumis à la législation de sécurité sociale du pays où est située son activité salariée ou d’indépendant, même lorsqu’il exerce son activité sous forme de télétravail dans son Etat de résidence, peu importe le nombre de jours de télétravail.
Que vous travailliez en France, au Luxembourg, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Italie ou en Espagne, vous continuerez à bénéficier de la protection sociale de ce pays même si vous effectuez 100% de votre activité à partir de votre pays de résidence.
A partir du 1er janvier 2023, ces règles devraient être aménagées ou interprétées pour permettre un certain niveau de télétravail depuis l’Etat de résidence, sans que la compétence en matière de sécurité sociale ne change.
Pour la couverture sociale jusqu’à la fin de l’année 2022, c’est donc simple et limpide, mais quid de la fiscalité ?
Les impôts
Sur le plan fiscal, le 30 juin prochain marque en effet la fin du télétravail illimité et surtout, un retour aux limites de 29 jours par an autorisés pour les frontaliers français, 34 pour les Belges et 19 jours pour les Allemands tandis que ceux au Luxembourg bénéficient d’une plus grande flexibilité.
Concrètement, cela implique que si vous dépassez ce nombre de jours, un prorata d’impôts sera dû à votre pays de résidence. Si vous étiez imposé en France car vous y êtes salarié, vous avez pu pendant 2 ans travailler depuis un autre Etat tout en restant complètement soumis à la fiscalité française.
Désormais, il va falloir sortir la calculette. En effet, à partir du 1er juillet 2022, le travailleur ou la travailleuse sera imposable par son pays de résidence sur son salaire pour chaque jour de télétravail effectué dans le pays tiers au delà des jours autorisés.
Un véritable casse-tête tant pour les administrations fiscales que pour les personnes concernées, sans parler des risques de double imposition. Si le prélèvement à la source existe, il faudra aussi que les entreprises prennent en compte ces règles pour établir les bulletins de salaire et procéder aux bons versements. Une complexification, qui aura des coûts financiers et humains, et pourrait être un frein au maintien du télétravail.
Et en 2023 ?
La mise en œuvre concrète sera préparée au cours des prochains mois au niveau européen, ainsi qu’avec la Suisse. Une harmonisation est prévue, cependant l’Union européenne n’ayant pas de compétences sur la fiscalité, les Etats risquent de s’opposer sur la répartition des prélèvements fiscaux.
Elodie Haslé est une professionnelle de la santé dotée d’une riche palette de talents. Cette compatriote installée à Bruxelles depuis 2008 est une auteur et artiste peintre née à Grenoble mais qui a choisi d’élever ses filles en Belgique. Elle a commis un roman-essai intitulé « les suicidés » (Le Scalde éditions) disponible à la vente dans les librairies de la capitale belge (Tropismes, Filigranes, Le Rat Conteur, Cook & Book) ainsi que sur la plateforme Amazon.
Elodie Haslé
Ce livre se saisit d’un sujet difficile, parfois tabou, souvent source d’incompréhensions : le suicide.
Le grand sociologue Emile Durkheim, en 1897, définit le suicide comme un fait social faisant partie intégrante de nos vies en société et s’inscrivant dans un contexte historique. Il est un des premiers à adopter une attitude scientifique, mobilisant les ressources de la recherche en sciences sociales pour mieux comprendre ce qui parait parfois incompréhensible.
Elodie Haslé
Elodie Haslé, dans une démarche de romancière, a souhaité donner une incarnation à ces « suicidés » à travers une approche de fiction historique. Elle raconte donc 12 histoires de 12 personnes singulières qui évoluent dans le temps et l’Histoire à partir du Moyen-âge jusqu’à nos jours. Elle insiste sur la notion de transmission de la mémoire des suicidés et sur les traumatismes familiaux qui la sous-tendent. Si le geste terrible d’en finir reste une décision individuelle, il s’inscrit souvent aussi dans une longue histoire et puise sa source dans des héritages culturels qui peuvent expliquer et faciliter le passage à l’acte.
L’auteur développe son propos dans la deuxième partie du livre qui prend la forme d’un essai et recueille la parole de professionnels reconnus.
Nous avons rencontré Elodie Haslé pour échanger avec elle sur ce sujet qui l’a mobilisé plusieurs années, et qui lui a permis de livrer ce roman-essai réussi qui fournit des clés de compréhension et des informations utiles à tous pour comprendre, prévenir et empêcher les passages à l’acte fatal.
Lesfrancais.press : Elodie Haslé, vous êtes une professionnelle de santé, une auteure et une artiste peintre. Comment cette idée vous est venue d’écrire un roman-essai sur le suicide ?
Il y a quelques années, dans un même quartier, deux personnes avec le même profil familial et le même âge se sont suicidées, à quelques mois d’intervalle. J’ai commencé à m’interroger, à me demander ce qui avait pu les mener jusque-là, si l’une avait entraîné l’autre.
Comme je voulais mettre en avant les transmissions de vécu, de secrets de famille, j’ai imaginé des personnages en remontant dans le temps, jusqu’au Moyen-Âge. Au final, dans le livre il y en a douze, dont deux qui ne se suicident pas. Il existe des liens entre certains, une continuité dans le vécu, des transmissions de génération en génération. Dans la postface, Stéphanie Cuzange, psychogénéalogiste, livre une analyse instructive de chacun d’eux.
Lesfrancais.press : La méthode utilisée tient à la fois du récit de fiction et de l’essai à dimension scientifique. Votre vécu professionnel et artistique vous-a-t-il influencée dans ce choix méthodologique ?
Dans mon métier de pharmacienne, je suis dans l’empathie, dans l’écoute, je recueille des confidences. J’ai informé les clients de mon activité littéraire à travers l’annonce de ma conférence sur la prévention du suicide, à la librairie Le Rat Conteur, en novembre 2021. Le sujet en a poussé quelques-uns à me dévoiler leur histoire, leurs souffrances, leurs peurs et leurs interrogations. Ils ont acheté mon livre, pour venir ensuite m’en parler. Amélie Nothomb aussi l’a lu, et m’a écrit après coup : « Quel livre terrible et nécessaire ! »
Lesfrancais.press : Il y a la fameuse phrase de Flaubert, « Emma Bovary c’est moi ». Ces douze personnages de fiction sont-ils des doubles de vous ? Vous identifiez-vous en particulier à certains d’entre eux ?
Non, je ne me retrouve pas dans mes personnages. Mais si je dois en choisir un, ce serait Désiré, un enfant à naître. Dans le ventre de sa mère, il est sensible à son environnement et aux personnes qui l’entourent. Sans dévoiler l’histoire, je dirai que ce bébé in utero fait un choix. Aux lecteurs de découvrir lequel…
Lesfrancais.press : Dans votre roman, vous balayez une période de six siècles. La société d’aujourd’hui est-elle génératrice de plus de suicides ?
Dans la société d’aujourd’hui, on se suicide davantage dans les pays riches, ainsi que l’indique l’OMS. Dans ceux où les liens sociaux sont bien présents, où la famille joue un rôle très marqué comme en Espagne ou en Italie, les taux sont moins élevés. D’après les données de l’OMS (2015-2017) en termes de taux de suicide pour 100 000 habitants, la Belgique se place en cinquième position, et la Corée en tête. La France occupe la dixième place. Je ne sais pas si on se suicide plus qu’avant. En tout cas, dans nos sociétés, le suicide demeure un problème majeur de santé publique.
Lesfrancais.press : Si on parle de la famille et de son rôle de lien protecteur, il faut aussi parler hélas de la situation de ces adolescents qui passent à l’acte.
L’adolescence est un chapitre que j’ai traité à part. Elle correspond à une période de transformations physiques, psychologiques et sociales, de bouleversements hormonaux. L’adolescent n’est plus un enfant, et pas encore un adulte. Il est vulnérable, une peine de cœur, un échec scolaire, tout lui paraît insurmontable. Il est incapable de prendre du recul. Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik le souligne dans son ouvrage Quand un enfant se donne « la mort ». Les jeunes et les adultes ne sont pas toujours conscients de cette fragilité inhérente à l’adolescence. De plus, dans notre société, violence et non-respect sont monnaie courante, tant au quotidien que sur les réseaux sociaux. Les manifestations de fragilité sont rejetées.
Dans mon livre, je parle aussi de l’importance d’une personne-ressource, de confiance et à l’écoute. La famille, trop impliquée, n’est pas toujours la mieux placée. Florence Ringlet, directrice thérapeutique d’Un pass dans l’impasse, centre de prévention du suicide et d’accompagnement, à Namur, est sollicitée par des parents confrontés au drame du suicide d’un enfant adolescent. Elle estime que la culpabilité qu’ils ressentent est un sentiment compréhensible. Elle ajoute cependant que la culpabilité n’est pas la responsabilité. Il apparaît inconcevable pour des parents que leur enfant, en souffrance, envisage le suicide, et encore moins qu’il passe à l’acte. De son côté, pour ne pas culpabiliser ses parents, l’adolescent leur tait ses problèmes. Dans ce contexte d’isolement, s’il trouve les moyens de s’accrocher à une personne-ressource (enseignant, membre d’une association etc.), cela peut être d’une grande aide.
Je souligne aussi l’importance de donner un sens à sa vie. Les loisirs, que ce soit dans le domaine culturel, culinaire, artistique, sportif, informatique ou autre, sont susceptibles de faire émerger des vocations et des objectifs. L’école est un lieu d’apprentissage et d’ouverture.
Dans mon livre, je décris mes personnages dans leur quotidien, jusqu’à ce qu’ils soient confrontés à un événement qui les fragilise. Ils se retrouvent submergés, plongés dans un état de désespoir et de solitude tel que pour eux, il n’y a pas d’autre issue pour mettre fin à leur souffrance que de se suicider. Le recours à une oreille attentive et bienveillante, dénuée de jugement, auprès de structures tel que le Centre de prévention du suicide ou SOS Amitié, peut être une solution pour éviter le passage à l’acte.
Lesfrancais.press : L’écoute peut être un moyen assez simple d’aider et de prévenir. Sur quels travaux scientifiques vous basez-vous pour étayer votre propos ?
Il s’agit d’écoute, et aussi d’accueil dans la bienveillance et sans jugement, et d’aide à la mise en mots des ressentis et émotions.
Boris Cyrulnik a écrit : « Il suffit d’une pichenette pour passer à l’acte, comme il suffit d’un mot pour se raccrocher à la vie. »
Le Docteur Gérald Deschietere, psychiatre aux cliniques universitaires Saint-Luc et responsable de l’unité de crise, était à mes côtés, en même temps que Caroline Persoons, modératrice, lors de la conférence de novembre 2021 à la librairie Le Rat Conteur, sur le thème de la prévention du suicide. Il a insisté sur les premiers mots, gestes, regards, essentiels lors de l’accueil de la personne en détresse. Pour qu’elle ne se sente pas seule, et mise en confiance pour accepter un accompagnement thérapeutique.
Lesfrancais.press : Quelle est la prochaine étape de création au vu de votre champ de recherche personnel et artistique très vaste ? Allez-vous poursuivre l’exploration des sujets de société ?
Ce roman suivi d’un essai a été publié car il a intéressé un éditeur (Le Scalde). Mais j’ai d’autres manuscrits. Je ne veux pas porter d’autres questions de société sujettes à des débats, mais plutôt continuer à écrire de la fiction et à raconter des histoires. Bien sûr, ma sensibilité personnelle, mon envie de susciter des améliorations au sein de la société, transparaissent toujours dans mes écrits.
Lesfrancais.press : Votre vécu professionnel dans la santé influence votre plume. On peut à cet égard parler d’une littérature engagée puisque votre livre cherche à avoir une influence sur la réduction du nombre de suicides, à son échelle ?
De façon humble, dans mon métier je tente de changer les choses, de façon positive. Je suis confrontée à l’état de santé, la fragilité. Les gens se sentent en confiance et viennent déposer des événements de vie, des réflexions intimes. Ils viennent parfois nous annoncer, à mon collègue et moi, une pathologie lourde. Nous sommes face à la mort, et nous accompagnons les familles dans cette épreuve, à notre niveau.
Forcément, tout est en lien. Pour mes clients, mon écriture est un prolongement de mon action dans le soin, basée sur l’empathie et la bienveillance. Ils ont découvert un autre aspect de moi, ils font le lien entre mon métier dans la santé et mon activité littéraire. J’avais séparé les deux, mais en réalité ils se rejoignent. Je me sens complète car il y a une cohérence dans ce que je fais dans ma vie.
Rencontre avec Sarah-Jane Tasteyre, avocate en droit des familles pour les Français de l’étranger, dans le podcast Expat Pratique de la radio partenaire StereoChic.
Sarah-Jane est une « citoyenne du monde ». Cette avocate originaire de Paris, s’est envolée de la capitale à la sortie de ses études pour gagner l’étranger. Elle rencontre son mari en Angleterre et tous deux décident au lendemain de l’accident nucléaire de Fukushima, de gagner le Japon avec leur fille de 2 ans. Rapidement, la jeune femme tombe amoureuse du pays, de sa culture, de sa population et de sa nourriture. Mais alors qu’elle pensait pouvoir exercer sur place, cela lui est impossible. Elle décide donc de prendre du temps pour elle et son nouvel enfant.
En 2015, la famille traverse la Mer de Chine et s’installe à Hong-Kong. Sarah-Jane et son mari choisissent cette destination pour sa facilité d’accès à l’emploi et le fait qu’ils puissent échanger en anglais. Sur place elle lance son activité d’avocate. Quatre ans plus tard, le couple estime avoir fait le tour de la région administrative et décide d’échapper au climat de révolte qui se diffuse dans les rues. Ils prennent l’avion, direction l’Angleterre. Cependant, elle choisit de ne pas quitter son poste et espère ainsi pouvoir faire les va-et-vient entre l’Europe et l’Asie. Mais la suite nous la connaissons : la Covid fait son apparition et assujettit le monde entier à l’immobilisation. Toutefois, grâce à l’expansion du télétravail, l’avocate continue d’exercer sans anicroche et « même mieux que si [elle avait] continué à faire les allers-retours ».
Sarah-Jane Tasteyre, avocate à la Cour, en droit des familles
Une avocate pour les Français de l’étranger
Sarah-Jane est avocate en droit des familles. Bien qu’elle travaille à l’étranger, de par son diplôme français elle ne peut que représenter des personnes étant soumises au droit français. De cette manière, elle se charge de toutes les problématiques de la vie que nos concitoyens rencontrent à travers le monde, telles que le divorce, l’adoption, la succession etc.
Connaissant particulièrement bien Hong-Kong, le Japon, le Vietnam et l’Angleterre, Sarah-Jane accepte seulement des affaires reliées à ces pays. Néanmoins, grâce à son large réseau professionnel, elle peut aiguiller les Français voulant être représentés dans d’autres États, vers des avocats spécifiques.
Écoutez le podcast avec Sarah-Jane
Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes préférées
Conseil européen des 23 et 24 juin à Bruxelles, Sommet du G7 en Allemagne du 26 au 28 juin, sans oublier le Sommet de l’OTAN à Madrid du 28 au 30 juin : c’est un agenda chargé qui attend M. Macron, en pleine crise politique et institutionnelle.
Pourtant, le président est attendu au tournant sur de nombreux sujets urgents, à commencer par la nomination d’un nouveau gouvernement – notamment pour remplacer les ministres battus aux élections – attendu « dans les prochains jours », explique Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement.
Avec un président affaibli en interne, certains s’interrogent sur l’éventuelle fin de « l’ère Macron » aux échelles européenne et internationale.
Apprendre le compromis
« Le résultat des législatives affecte de manière relative la crédibilité européenne du président » explique Thierry Chopin, conseiller spécial à l’Institut Jacques Delors, à EURACTIV.
Si de nombreux Etats membres sont familiers avec les principes de coalitions et « compromis négociés », ce n’est pas le cas en France. « Il faudra un long temps d’adaptation et d’apprentissage, car cette logique de compromis va à l’encontre de la culture politique de la Ve république », ancrée dans une verticalité du pouvoir, ajoute M. Chopin.
M. Chopin souligne par ailleurs « l’euroscepticisme» de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN), les deux premières forces d’opposition au sein de la nouvelle Assemblée nationale, avec lesquelles le président français devra composer.
Cependant, d’un point de vue institutionnel, les affaires étrangères restent la chasse gardée du président de la République et, de fait, M. Chopin tempère : « Les législatives ne vont pas fondamentalement impacter l’agenda européen de la France ».
Un engagement européen « sans faille »
Plusieurs sources confirment que, si l’image des législatives peut entacher l’image du président à l’international, « la France reste la France ». Une manière de suggérer que malgré la crise politique, la France est un pays important dans l’architecture européenne, notamment au moment où elle assure la Présidence du Conseil de l’UE – encore pendant quelques jours.
« La position de la France sur la scène européenne est comprise par tous ses partenaires. Emmanuel Macron jouit d’une forte crédibilité sur la scène européenne, déconnectée de sa position intérieure », abonde une source diplomatique.
Noëlle Lenoir, ancienne ministre des Affaires Européennes de 2002 à 2004, contactée par EURACTIV, confirme : « je ne crois pas que M. Macron se trouve affaibli. Au contraire, je m’attends à ce qu’un certain nombre de pays européens alliés l’aident et le confortent ».
Chose d’autant plus vraie que « le résultat des législatives est étranger à l’Europe », insistant plutôt sur le rejet de la personnalité du président et la « montée du populisme ».
C’est donc sans grande inquiétude que l’exécutif aborde le Conseil européen des prochains jours. « Après les élections législatives, l’engagement européen de la France est sans faille », a déclaré le ministre délégué aux Affaires Européennes, Clément Beaune, à la marge d’une réunion du Conseil des Affaires Générales.
Même discours de la part d’une source Elysée, qui note plus de curiosité de la part des partenaires européens à comprendre le système électoral français « qu’une inquiétude sur la force de leadership de la France à l’international ».
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
Quel rôle pour l’opposition ?
Ce n’est pas l’avis de Manon Aubry, eurodéputée LFI et co-présidente du Groupe de la Gauche au Parlement européen, pour qui le résultat aux législatives est « perçu par nos alliés européens comme une défaite ».
La nouvelle composition de l’Assemblée nationale évoque pour elle des tendances politiques qui existent déjà au sein du Parlement européen : « Plutôt que de se tourner vers la gauche, Renew [groupe du parti présidentiel au Parlement européen] a pactisé plus d’une fois avec la droite et l’extrême droite, notamment sur le paquet climatique Fit for 55 » lance-t-elle à EURACTIV. Une réalité politique qu’elle craint de devenir systématique.
Même constat pour le Rassemblement national, qui réfute l’argument que les coalitions sont la norme dans les autres pays membres : « autant nous savons que les allemands sont des habitués des coalitions, autant l’Europe sait qu’une majorité relative en France, c’est une vraie crise », analyse Thierry Mariani, eurodéputé RN.
Alors, que faire ? Deux inconnues demeurent, afin de mieux comprendre l’étendue de la crise politique : quel rôle les oppositions vont-elles jouer dans les prochains mois, alors que Les Républicains, LFI et RN peuvent saisir le Conseil constitutionnel ou déposer des motions de censure, en vertu des pouvoirs reconnu aux groupes parlementaires plus nombreux ?
Et surtout : le gouvernement jouera-t-il le jeu de l’ouverture et du compromis ?
Si seulement 14% des directives européennes sont transposées par voie législative en France, selon un récent rapport parlementaire, une ratification des parlements nationaux reste de mise pour des accords de libre-échange, des accords d’associations, ou pour accueillir un nouveau pays au sein de l’UE.
Des dossiers de taille comme la potentielle révision des traités européens, demandée par M. Macron, requerront aussi une certaine stabilité politique pour être enclenchés.
Un blocage de la part des oppositions peut donc, à des moments clefs de la vie démocratique européenne, se révéler particulièrement néfaste.
Crise institutionnelle et politique majeure, ou simple moment de flottement avant que les instances politiques françaises se mettent en ordre de marche ? La question reste en suspens, mais elle ne manque pas d’alimenter les critiques vis-à-vis du président français.
En sera-t-il de même sur la scène internationale ? Les prochains jours nous le diront.
La Belgique a remis le 20 juin dernier, la dépouille de Patrice Lumumba à sa famille. Un évènement marquant, placé sous le signe de la réconciliation.
Patrice Lumumba, ancien premier ministre de la République Démocratique du Congo est une figure majeure de l’indépendance du pays. Assassiné le 17 janvier 1961 par des officiers belges, sa dépouille vient d’être remise à sa famille par le Royaume. Un symbole particulièrement fort pour les Congolais, d’un point de vue politique mais aussi anthropologique selon le journaliste et chercheur Norbert X Mbu Mputu.
Cependant, l’invité du plateau de TV5MONDE estime que la remise de sa dépouille à son pays ne va pas changer pour autant les relations entre les deux pays. Non seulement, parce que les échanges sont bons depuis longtemps ; mais également car d’un point de vue économico-financier, « la Belgique ne semble pas vouloir [les] revisiter ». Effectivement, le Congo à la sortie de la colonisation était « dépouillé » et la Belgique ne parait pas aller dans le sens de la réparation.
Patrice Lumumba à Bruxelles en 1960
« L’autre Lumumba », un livre découverte
« Lumumba n’est pas un personnage que l’on peut aborder au singulier » assure l’auteur. Il invite ici les lecteurs à s’intéresser aux différentes facettes de cet héros national que nous connaissons mal. Il revient donc sur sa vie, son assassinat, mais aussi sur les erreurs qui ont été retranscrites à son sujet dans les livres d’histoire. Dans le même temps, le journaliste remet en lumière deux héros également oubliés du grand public : Joseph Okito et Maurice Mpolo, deux compagnons de Patrice Lumumba.