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  • Avec la CFE, s’expatrier à Dubaï avec une bonne couverture sociale n’a jamais été aussi simple

    Avec la CFE, s’expatrier à Dubaï avec une bonne couverture sociale n’a jamais été aussi simple

    Dubaï à la côte chez les Français de l’étranger. Avec plus de 25 000 Français recensés par le ministère des Affaires étrangère, c’est une des destinations privilégiées par les nouveaux expatriés. Mais avant toute expatriation il faut obtenir le sacro-saint visa permettant de s’installer aux Émirats. Et ce dernier n’est pas simple à obtenir. Pour recevoir le précieux tampon, il faut se prévaloir d’une assurance santé locale. Les Français de Dubaï pouvaient donc se retrouver dans l’obligation de souscrire plusieurs assurances santé. C’est dans cette optique que la Caisse des Français de l’Etranger s’est alliée à Assurance Santé Monde et à Dubaï Insurance Compagny pour proposer aux futurs expatriés une offre globalisant les obligations légales et une couverture à la française.

    Mais qu’est-ce que la CFE ?

    La Caisse des Français de l’Étranger, ou CFE, est la caisse d’assurance sociale des Français résidant hors de France. Pour simplifier, c’est la sécu des expatriés.

    Elle assure les expatriés sans questionnaire de santé. Quel que soit l’âge, le statut ou le pays de résidence. La CFE protège ses assurés pendant leur expatriation, partout dans le monde y compris en France. Puis, à leur retour en France, ils réintègrent le régime général de la Sécurité sociale.

    C’est également le seul acteur sur le marché de l’assurance qui vous permet de travailler à l’étranger tout en continuant à cotiser pour votre retraite en France.

    Rachida Kaci

    « On s’est souvent déplacé aux Émirats et on avait des retours de nos assurés nous disant que ce n’était pas évident. Parce que pour obtenir le visa ils étaient obligés d’avoir une couverture santé locale, et s’ils souhaitaient continuer à garder le système de protection sociale français, donc la CFE et une complémentaire santé, ils étaient obligés de doublement cotiser.« 

    Rachida Kaci – CFE

    Une offre conjointe 3 en 1

    La CFE a créé en 2019 EmiratExpat Santé, une offre 100% conforme à la réglementation locale. Elle permet d’être couvert localement, en France et partout dans le monde.

    Cette offre a été rendue possible grâce au concours d’Assurance Santé Monde, qui intervient en tant que complémentaire santé ; et d’un assureur local, Dubaï Insurance Compagny, ce qui permet à ce pack d’être agréé localement.

    « On propose un package qui est un 3 en 1 en fait. Dans lequel vous avez l’assurance locale obligatoire […], le remboursement de base CFE et l’assurance complémentaire, l’Assurance Santé Monde.« 

    Margot Pétrini – Assurance Santé Monde

    Vous l’aurez compris, cette offre permet d’à la fois éviter la paperasse, d’être mieux couvert et de payer moins. Alors n’hésitez plus et allez-vous renseigner sur cette offre de la CFE.

    Ecoutez le podcast sur EmiratExpat Santé

    Un podcast disponible sur toutes les plateformes

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  • La France annonce une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine

    La France annonce une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine

    Emmanuel Macron s’est entretenu mardi (1er novembre) avec son homologue Volodymyr Zelensky pour convenir d’une augmentation de l’aide militaire et de l’aide civil à l’Ukraine, ainsi que l’organisation de deux futures conférences sur ces sujets mi-décembre.

    Les deux présidents ont également discuté de la suspension par la Russie de l’exportation des céréales ukrainiennes par corridor maritime, ainsi que de la sûreté nucléaire autour de la centrale de Zaporijjia.

    La France est régulièrement critiquée pour son manque d’investissement dans la guerre en Ukraine, comparativement à ses capacités financières et militaires.

    En réponse, mi-octobre, le président de la République française avait officialisé l’envoi de six nouveaux canons Caesar supplémentaire en Ukraine, en plus de 18 déjà livrés. À cela s’ajoute également la livraison de 20 véhicules blindés Bastion.

    Mais Emmanuel Macron a décidé de redoubler d’effort. 

    « Il nous faut agir avant l’hiver » a-t-il ainsi déclaré, dans un entretien avec le président ukrainien mardi, durant lequel les deux homologues ont pu échanger sur deux fronts.

    Sur le plan militaire d’abord : « nous sommes pleinement mobilisés pour augmenter dans les plus brefs délais notre soutien militaire à l’Ukraine, en particulier la défense anti-aérienne », a ainsi annoncé le président français.

    Les Ukrainiens coupés d’électricité

    Sur le plan civil ensuite, pour réparer et améliorer les infrastructures électriques et d’approvisionnement en eau « considérablement endommagées par les attaques russes », avance M. Macron.

    Selon le président ukrainien, ces destructions ont entrainé des restrictions d’électricité pour « près de quatre millions d’Ukrainiens » assurait-il vendredi dernier (28 octobre).

    En mars, la France a déjà fourni plusieurs milliers de tonnes d’aide d’urgence (alimentation, santé, sécurité civile), du matériel de réhabilitation des lignes de communication, 31 groupes électrogènes, ou encore des abris d’urgence pour l’accueil des réfugiés en Pologne.

    Selon le Kiel Institute for the world economy, la France est le 8ème plus grand soutien financier, humanitaire et militaire de l’Ukraine, avec 1,15 milliard d’euros distribués entre le 24 janvier et le 3 octobre 2022.

    Mais en vue de l’ampleur de la situation, le président français souhaite « rapidement mobiliser la communauté internationale et le secteur privé ». Les deux chefs d’État ont ainsi convenu de deux conférences à venir en décembre pour organiser l’aide supplémentaire au peuple ukrainien. 

    Sans précisions particulières, la première sera organisée le 12 décembre prochain entre les deux présidents pour « mobiliser les entreprises françaises ». La seconde prendra place à Paris le lendemain et fera appel à l’ensemble de la communauté internationale.

    Suspension de l’exportation des céréales ukrainiennes

    Les deux présidents ont également évoqué la suspension par la Russie de la mise en œuvre de l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes par corridor maritime. Pour M.Macron, il s’agit là d’une atteinte à la « sécurité alimentaire mondiale ».

    Dans les heures qui ont précédé l’échange franco-ukrainien, Volodymyr Zelenskyy s’est d’ailleurs entretenu avec Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, assurant que son pays était « prêt à rester garant de la sécurité alimentaire mondiale ».

    Le président ukrainien a également profité de cette discussion pour informer M. Guterres du « chantage nucléaire » de la Russie et a demandé à la communauté internationale d’avoir une réaction « ferme » face à cette situation. 

    Avec le chef d’État français, M. Zelensky s’est exprimé de nouveau sur ce sujet suite aux pressions exercées par l’armée russe sur le personnel ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporijjia, ainsi que les fausses allégations concernant la fabrication supposée, par l’Ukraine, de bombes radiologiques.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) est actuellement sur place pour examiner cette situation absurde selon les autorités slovènes.

    Les photos communiquées par les Russes, censées apporter la preuve de leurs allégations, étaient, en réalité, des photos de déchets nucléaires slovènes, qui se trouvaient sur le sol slovène.

    Aide financière : Europe contre États-Unis

    En amont, le président ukrainien s’est aussi entretenu avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, faisant part de sa « reconnaissance pour la défense aérienne fournie » et appelant à la construction d’un « bouclier aérien au-dessus de l’Ukraine »

    Dimanche (30 octobre), le ministre suédois de la Défense, Pål Jonsson, annonçait que la Suède allait livrer des armes plus avancées à l’Ukraine.

    Selon le ministre, cette déclaration illustre les trois priorités du nouveau Premier ministre suédois Ulf Kristersson : la guerre en Ukraine, l’investissement rapide dans la défense de la Suède et la candidature de la Suède à l’OTAN.

    Mais de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, des voix s’élèvent contre l’aide militaire à l’Ukraine.

    « Pas de chèque en blanc » a en effet menacé le 18 octobre le chef des Républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, si son parti remporte les élections de mi-mandat prévues le 8 novembre prochain.

    Déjà fin septembre, seuls dix républicains sur 212 à la Chambre ont voté pour un budget allouant 12 milliards de dollars à l’aide à l’Ukraine, rapporte 20 Minutes.

    Si la droite américaine se retrouve majoritaire, il se pourrait donc que le chef de file de l’OTAN se rétracte du conflit en réduisant, voire en stoppant, son aide financière à l’Ukraine agressée.

  • L’euro, le paratonnerre

    L’euro, le paratonnerre

    Durant ces trente dernières années, l’Europe n’avait pas connu un épisode inflationniste d’une telle ampleur. Au sein de la zone euro, l’inflation varie de 6 % en France à plus de 24 % en Estonie, pour une moyenne de 10 %.

    Dans les années soixante ou soixante-dix, de tels écarts de taux d’inflation provoquaient d’importantes tensions monétaires débouchant sur des dévaluations et des réévaluations âprement négociées. Elles perturbaient les échanges au sein de la Communauté européenne ainsi que la politique agricole commune, au point que la Commission dut mettre en place le mécanisme complexe des montants compensatoires. Les ajustements monétaires s’accompagnaient de plans d’assainissement souvent douloureux.

    L’euro prémunit des variations de change et permet d’être moins tributaire du dollar

    La France qui connaissait alors une inflation supérieure à celle de ses voisins était amenée à dévaluer fréquemment sa monnaie et à prendre des mesures de rééquilibrage de ses comptes extérieurs. L’euro est né de la volonté des États membres de se prémunir des variations de change et d’être moins tributaires de celles du dollar. Le pari est réussi, l’euro jouant réellement son rôle de paratonnerre.

    Les États membres peuvent commercer sans craindre d’être confrontés à des problèmes de réserve de change, problèmes qui ont par exemple menacé le Royaume-Uni ces derniers jours, et qui concernent de nombreux pays émergents. La résurgence de l’inflation et les écarts impressionnants d’inflation en Europe ne sont pas pour autant sans incidence sur le fonctionnement de l’Union et de la zone euro. Des États d’Europe de l’Est, notamment les Pays Baltes, la Pologne, la République tchèque ou la Hongrie subissent un choc inflationniste de première importance. Le pouvoir d’achat de leur population fond rapidement quand, dans le même temps, la compétitivité de leur économie se dégrade. Or, l’expansion de ces pays repose essentiellement sur leurs exportations au profit des grands pays européens. Ils sont, par ailleurs, en première ligne face à la menace militaire russe et aux risques de pénurie énergétique.

    L’Italie sur la corde raide

    Avec son économie atone depuis vingt ans, une dette publique importante, une démographie déclinante, l’Italie évolue, elle aussi, sur la corde raide. Souvent condescendants à leur égard, les autorités européennes et les dirigeants de l’Europe de l’Ouest ou du Nord doivent prendre garde à la montée des discours nationalistes.

    Ayant des surfaces financières réduites, les États de l’Est comme du Sud ne sont pas toujours en capacité de mettre en place des plans de soutien comparables à celui de l’Allemagne (200 milliards d’euros) ou à celui de la France (plus de 43 milliards d’euros). Ces plans décidés de manière unilatérale dessinent une Europe à plusieurs vitesses, sources de profonds ressentiments.

    Les États de la zone euro ne sont pas tous égaux face aux défis économiques

    Les grands États réduisent l’inflation de manière artificielle en la transférant aux contribuables ou plutôt aux créanciers de la dette publique. Les États de la zone euro, tout en partageant la même monnaie, ne sont pas tous égaux face aux actuels défis économiques.

    La lutte contre l’inflation passe par une augmentation des taux directeurs de la part de la Banque centrale européenne (BCE) et par une diminution de la demande intérieure. Or, les grands États avec leurs plans de soutien annihilent, en partie, les effets de la hausse des taux d’intérêt. Celle-ci met sous tension les États d’Europe du Sud, obligeant la BCE à inventer des mécanismes complexes qui devraient sans nul doute relever plus des compétences de la Commission que de la Banque centrale.

    Au vu des pratiques en cours, les États d’Europe de l’Est s’estiment peu écoutés. En matière de défense, ils se tournent de plus en plus vers les États-Unis, jugés tout à la fois plus puissants et plus fiables que les grands pays européens. En matière économique, ils doutent de la capacité de l’Union européenne à les protéger des conséquences de l’invasion russe en Ukraine.

    Une zone monétaire optimale suppose des cordes de rappel pour atténuer les chocs économiques

    Des écarts importants d’inflation sans mécanisme de correction sont mortifères pour la zone euro. L’absence de fonds de soutien conjoncturels au sein de la zone euro est un réel handicap qui a été souligné dès sa création. Cette absence est la conséquence d’un compromis datant de la création de la monnaie commune. A l’époque, l’Allemagne ne voulait pas être contrainte de financer les États dépensiers du Sud. Or, une zone monétaire optimale suppose des cordes de rappel pour atténuer les chocs économiques. Trente ans après le Traité de Maastricht et au regard du bilan positif de l’euro, les États membres auraient tout avantage à se doter de moyens d’actions supplémentaires en s’inspirant de la méthode suivie après la crise sanitaire.

    Le plan de relance « Next Generation » financé par un emprunt communautaire repose sur l’idée que les moyens soient alloués non pas en fonction du poids économique de chacun des États membres mais en fonction de leurs besoins. Les mesures de soutien aux ménages devraient être en partie communautarisées pour éviter la multiplication des pratiques anticoncurrentielles faussant le marché unique. Des avancées fédérales sont également incontournables pour mener à bien la transition énergétique et relever le défi du vieillissement, deux sujets majeurs qui transcendent l’ensemble des États membres de l’Union européenne.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 03.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 03.11.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger du jeudi 03 novembre. Aujourd’hui, on revient sur la nouvelle gouvernance des réseaux scolaires qui patine, la mise en place du dispositif Etias aux frontières européennes et sur la réforme du droit à l’immigration qui se précise. 

    L’AFE ne se met pas d’accord pour désigner le représentant des élus locaux au conseil d’administration de l’AEFE.

    La réforme de la gouvernance voulue par Samantha Cazebonne, sénatrice Renaissance, et amendée par Roland Le Gleut, sénateur LR, est contrariée par l’Assemblée des Français de l’étranger. Les élus de cette instance disposent déjà d’un représentant au conseil d’administration des réseaux scolaires hors de France, le nouveau texte de loi prévoit un deuxième siège pour cette fois les élus de proximité, ceux dont le mandat est limité aux conseils consulaires. Problème, aucun mode de désignation n’a été prévu. Réuni jeudi dernier, le bureau de l’AFE n’a pu que constater l’absence de consensus, renvoyant la décision à l’assemblée plénière de mars 2023. En attendant, le siège restera vacant. Tous les détails sur le site lesfrancais.press. 

    Etias, l’ESA européen 

    Les Français qui ont voyagé aux Etats-Unis ou souhaitent s’y rendre prochainement connaissent l’Esta (Electronic System for Travel Authorization), cette autorisation électronique de voyage qui coûte 21 dollars et est valable 2 ans. A son tour, l’Union européenne va demander aux ressortissants de certains pays tiers, souhaitant voyager dans l’espace Schengen et qui n’ont pas besoin de visa, de s’enregistrer et d’obtenir une autorisation avant leur déplacement. Un premier pas vers la gestion de la circulation aux frontières par l’Union européenne comme le souhaitent Emmanuel Macron et d’autres chefs d’Etats.

    Une immigration à la carte 

    Alors que le prochain projet de loi immigration commence à dévoiler ses contours, les ministres de l’Intérieur et du Travail, Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, ont décrit leur nouvelle piste lors d’un entretien publié ce mercredi matin par le journal Le Monde. Ils souhaitent créer un titre de séjour spécifique à destination des travailleurs irréguliers exerçant dans un secteur manquant de main-d’oeuvre. Un dispositif qui ressemble à celui mis en place à la sortie du Brexit par le Royaume-Uni. A la différence de ce dernier, ce dispositif ne s’appliquera qu’aux non-Européens, la libre circulation étant garantie aux citoyens dont les Etats sont membres de l’espace Schengen et de l’Union européenne. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Le siège dédié aux élus locaux au conseil d’administration de l’AEFE restera vacant !

    Le siège dédié aux élus locaux au conseil d’administration de l’AEFE restera vacant !

    Cette rentrée scolaire devait aussi sonner l’heure de la mise en place de la nouvelle gouvernance voulue par Samantha Cazebonne (sénatrice Renaissance) et qui fut complétée lors des débats parlementaires par un amendement de Ronan Le Gleut (sénateur LR). Et c’est cet ajout qui est au coeur de la polémique à l’Assemblée des Français de l’étranger. Il prévoit qu’un élu local siège au conseil d’administration de l’AEFE.

    Comment désigner l’élu local ?

    En effet, le sénateur Le Gleut a voulu que le siège, parmi le conseil d’administration de l’AEFE, revienne à un conseiller des Français de l’étranger. Avant la réforme, seul un conseiller AFE désigné par le bureau de ladite assemblée était le seul représentant dit de proximité. Désormais, c’est un(e) élu(e) d’une des circonscriptions consulaires, non membre de l’Assemblée, qui doit le rejoindre dans l’instance dirigeante du réseau scolaire français hors de France.

    Un mandat au sein du conseil d’administration qui n’a pas manqué de susciter l’intérêt comme nous le précise Ronan Le Gleut.

    « Les postes consulaires ont adressé un courrier à tous les élus dans le monde pour leur signifier cette création. Au regard du très grand nombre de candidatures reçues, ce nouveau mandat suscite un vif intérêt et je m’en réjouis.« 

    Ronan Le Gleut – Sénateur (LR) des Français de l’étranger

    Si le texte de l’amendement encadre bien la fonction qui sera occupée par le nouveau administrateur de l’AEFE, il n’a pas été prévu de méthodologie pour procéder à la désignation de celui oui celle qui tiendra ce rôle.

    « En tant que législateur, il ne m’était pas possible de définir avec détails le mode de désignation, au delà de l’idée que l’AFE était l’instance la plus légitime pour le faire. En effet, nous aurions alors été dans le champ réglementaire et non dans le champ législatif.« 

    Ronan Le Gleut – Sénateur (LR) des Français de l’étranger

    Naturellement, le bureau de l’AFE, présidé par Hélène Degryse (élue indépendante/Renaissance aux Pays-Bas), pensait faire le tri parmi les candidatures proposées en utilisant le même dispositif qui encadre la nomination du représentant de l’AFE au conseil d’administration, soit un accords transpartisan pris au sein de l’instance de direction de l’AFE, le bureau.

    Le bureau de l’AFE en audition au Sénat ©la chaine du Sénat

    Défaut de démocratie ?

    Mais alors que le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger se réunissait jeudi 27 octobre pour procéder à la désignation, le processus prévu, par l’assemblée plénière d’octobre, a capoté.

    Hélène Degryse avait invité les représentants de chaque groupe, il y en a 4, à proposer 2 candidats parmi tous les 46 conseillers des Français de l’étranger qui ont postulé afin de sélectionner collégialement ce nouveau membre du conseil d’administration de l’AEFE.

    Mais voilà, tout ce n’est pas passé comme prévu, comme nous le raconte Franck Barthélémy qui représentait le groupe affilié au parti présidentiel Renaissance.

     » Les 9 membres du bureau de l’AFE se sont entendus sur un mode de désignation du représentant de l’AFE et de son suppléant à l’AEFE. Les 4 groupes composant le bureau devaient proposer 2 noms. Parfois avec un peu de retard, 3 groupes ont présenté leurs candidats, 1 groupe a préféré ne pas en présenter « par principe »souhaitant ainsi confier la désignation du représentant et de son suppléant à l’assemblée plénière.« 

    Franck Barthélémy, élu AFE pour la zone Asie Océanie et conseiller consulaire sur la première circonscription de l’Inde

    En effet, le groupe « Solidaires et Indépendants » réunissant les élus ASFE (le mouvement des sénateur de Mme Renaud-Garabedian et de M. Bansard) et des indépendants a décidé de s’opposer à ce mode de désignation qu’il juge anti-démocratique.

    « On n’ a pas proposé de candidats au bureau, on a demandé une élection en séance plénière. On ne désire pas rentrer dans un jeu politique, dans une logique obscure éloignée des besoins et inspirations des Français de l’étranger » 

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et Indépendants, élue AFE pour l’Europe du Sud et conseillère consulaire de la deuxième circonscription d’Italie 

    Si pour le groupe Solidaires et Indépendants c’est une évidence, il n’en est pas de même pour les autres groupes comme URCI, celui qui réunit les élus de droite (LR, Horizons, etc.). Son président Laurent Rigaud reste circonspect sur les motivations de ses collègues.

    « Pour une raison qui nous échappe, nous n’avons pas pu procéder à la désignation du représentant car ce même groupe qui n’a pas présenté de candidat a bloqué le processus soutenu par son allié macroniste qui a exigé un consensus, ce qui est contraire au fonctionnement du bureau de l’AFE. »

    Laurent Rigaud, élu AFE pour la zone Asie Océanie et conseiller consulaire à Dubai

    A gauche, aussi, on reste sceptique sur les motivations de l’ASFE et de Renaissance, ces derniers évoquent un « accord de salon » entre URCI et ES (Ecologie et Socialisme), ce que dément la présidente de la fédération PS des Français de l’étranger, Cécilia Gondard.

    « S’il y avait eu un accord il aurait émergé. »

    Cécilia Gondard, élue AFE pour le Benelux et conseillère consulaire à Bruxelles

    Vacance du siège

    Une situation qui a donc provoqué un blocage quant à la nomination du nouveau membre du conseil d’administration de l’AEFE et que regrettent nombre d’élus dont en premier lieu celle qui fut à l’origine de la loi pour une nouvelle gouvernance du réseau scolaire français à l’étranger, Samantha Cazebonne (élue Renaissance).

    « C’est évidemment dommage car les élus perdent l’occasion de s’exprimer au prochain conseil d’administration de l’Agence. J’espère que les élus AFE trouveront rapidement un consensus pour choisir celui ou celle, suffisamment expérimenté(e), qui pourra représenter les conseillers dans toute leur diversité et contribuer utilement dans un conseil d’administration qui doit devenir une instance stratégique de débat et de réflexion »

    Samantha Cazebonne, Sénatrice (Renaissance) des Français de l’étranger

    Comme le souligne la sénatrice, le choix fait par le groupe Groupe Solidaires et Indépendants (dont ASFE), soutenu par celui issu de la majorité présidentielle (comme Mme Cazebonne), entraîne, de fait, la vacance du siège pour le premier conseil d’administration de l’AEFE et ce jusqu’en mars 2023 au plus tôt.

    Sans consensus, les élus voteront

    Au final, la présidente de l’AFE, Hélène Degryse, membre de l’intergroupe réunissant les indépendants et Renaissance, a accepté la demande portée par la représentante du groupe Solidaires et Indépendants (SI dont les élus ASFE) au sein du bureau de l’AFE, Warda Souihi (élue indépendante AFE pour l’Amérique du Nord et présidente du conseil consulaire San Francisco), soit le retour du sujet devant l’assemblée réunie en plénière afin de mener l’élection du représentant des élus locaux (non AFE) au conseil d’administration de l’AEFE.

    Mais quid de l’organisation d’une telle élection ? Comment les candidats vont-ils faire ? Et pourquoi ce ne serait que les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger qui voteraient et non tous les élus des Français de l’étranger siégeant dans un conseil consulaire ? Après tout, le nouveau membre du conseil d’administration de l’AFE est censé les représenter, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger ayant déjà un représentant ! Des questions auxquelles vont devoir répondre la Présidente de l’AFE, Hélène Degryse, le ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, et les parlementaires.

  • ETIAS : Patte blanche pour l’Europe

    ETIAS : Patte blanche pour l’Europe

    Si pour les Français de l’étranger, il n’y aura évidemment jamais besoin de demander l’autorisation pour rejoindre son sol national (rappelez-vous les annulations du Conseil d’Etat lors des tentatives de restriction de voyager par Olivier Véran, alors ministre de la Santé), il n’en est pas de même pour les étrangers. Si de nombreuses nationalités n’ont pas besoin de visa pour rejoindre la France ou l’Europe, il faudra pour tous à partir de mai 2023 se plier à la procédure ETIAS pour « système européen d’autorisation et d’information concernant les voyages ». Une disposition qui s’appliquera donc aux non-Européens qui vous accompagneront lors de vos voyages en France.

    Inspiration d’outre-Atlantique

    Les Français qui ont voyagé aux Etats-Unis ou souhaitent s’y rendre prochainement connaissent l’Esta (Electronic System for Travel Authorization), cette autorisation électronique de voyage qui coûte 21 dollars et est valable 2 ans. Créée en 2009 afin de sécuriser les voyages aux Etats-Unis, sans pour autant imposer un visa à certains touristes étrangers, cette formalité permet de séjourner 90 jours sur le territoire américain.

    L’ETIAS, l’Esta européen

    A son tour, l’Union européenne va demander aux ressortissants de certains pays tiers, souhaitant voyager dans l’espace Schengen et qui n’ont pas besoin de visa, de s’enregistrer et d’obtenir une autorisation avant leur déplacement. Un premier pas vers la gestion de la circulation aux frontières par l’Union européenne comme le souhaitent Emmanuel Macron et d’autres chefs d’Etats.

    Aujourd’hui, les citoyens d’une soixantaine de pays hors Union européenne (Argentine, Australie, Brésil, Canada, Israël, Japon, Pérou, Singapour, Corée du Sud ou encore Emirats Arabes Unis et Etats-Unis…) peuvent en effet se rendre dans l’espace Schengen sans avoir besoin de visa, et ce pour une durée maximale de 90 jours. S’ils ne sont pas autorisés à y travailler ni à y étudier, ils peuvent se rendre dans l’un des pays de l’espace Schengen en tant que touristes, par exemple, ou à des fins d’activités commerciales.

    Nom du futur précieux sésame ? ETIAS, pour « European Travel Information and Authorization System », soit « Système européen d’autorisation et d’information concernant les voyages ».

    Maroc

    A quoi servira l’ETIAS ?

    L’objectif affiché de l’ETIAS est de sécuriser les allées et venues au sein de l’espace Schengen, en contrôlant l’identité de toutes les personnes qui déposent une demande d’entrée sur le territoire concerné. Grâce à plusieurs bases de données, dont Europol et Interpol, un contrôle des voyageurs pourra avoir lieu en amont de leur arrivée. Il permettra de s’assurer qu’ils ne représentent pas un quelconque danger. Ce document devrait également simplifier les démarches des voyageurs et faire gagner du temps à tout le monde, notamment aux frontières.

    Comment fonctionnera l’ETIAS ?

    Tous les voyageurs concernés, majeurs mais aussi mineurs, devront remplir un formulaire de demande en ligne, payer les frais (un chiffre de 7 euros est annoncé) et soumettre leur demande aux autorités compétentes. Après vérification, soit la demande est rapidement approuvée, soit, si un élément ressort lors de la vérification, le dossier est traité manuellement. La réponse définitive peut alors prendre quelques jours.

    Une fois obtenu, l’ETIAS est valable 3 ans à compter de la date d’émission. Il s’agit d’une autorisation à entrées multiples : durant ses trois ans de validité, l’ETIAS sera valide pour un nombre illimité de voyages. Attention, toutefois : l’ETIAS étant relié à un passeport valide, si le passeport arrive à expiration, il faudra refaire une demande. Selon le site vie-publique.fr, 30 millions de personnes devraient être concernées par l’ETIAS chaque année.

  • Quelles sont les mesures Covid encore en place dans le monde ?

    Quelles sont les mesures Covid encore en place dans le monde ?

    Alors que l’hémisphère rentre dans l’hiver, la crainte d’un retour de la pandémie se fait sentir un peu partout et en particulier en occident. En ce début novembre, on fait le point pour les Français de l’étranger sur les mesures Covid encore en place dans le monde.

    Coupe du monde au Qatar

    Alors que le pays se prépare à accueillir des visiteurs internationaux pour la Coupe du Monde qui se déroule du 20 novembre au 18 décembre prochain, le Qatar s’apprête à simplifier ses formalités d’entrée.

    Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère de la Santé du Qatar annonce que depuis le 1er novembre, les voyageurs internationaux n’auront plus à justifier d’un résultat négatif de dépistage de la Covid-19 pour entrer dans l’émirat.

    « Les visiteurs ne sont plus tenus de présenter un résultat négatif de test PCR ou de test rapide d’antigène avant de se rendre au Qatar », expliquent les autorités sanitaires qataries, qui précisent tout de même que les voyageurs doivent respecter les mesures en place dans le pays pour limiter la propagation de la Covid-19.

    Algérie : fin des mesures

    Ce 31 octobre, le gouvernement algérien a annoncé la fin de toutes les mesures en vigueur pour lutter contre la Covid, que ce soit aux frontières ou à l’intérieur de son territoire. Une mesure qui devrait être effective en Algérie dans les prochains jours, le communiqué ne précisait pas la date de mise en application.

    Chine : maintien de la politique zéro Covid

    La Chine est désormais un des derniers pays au monde à pratiquer la politique “zéro Covid”. “Cela se traduit par des confinements dès l’apparition de cas positifs, des tests PCR quasi obligatoires plusieurs fois par semaine ou encore le placement en quarantaine des personnes issues de zones à risques”.

    On a pu encore le constater hier, mardi 1er novembre, avec une situation “à peine croyable”, 67 000 visiteurs se sont retrouvés pris au piège en compagnie de Donald et Minnie et ont passé la nuit au milieu des manèges. Les visiteurs enfermés ont tous dû passer un test avant de pouvoir être libérés et rentrer chez eux, “où ils resteront trois jours” sans sortir. Ceux dont le résultat sera positif seront placés en quarantaine. Plus de 700 personnes sont déjà dans ce cas, précisent nos confrères de la French Radio Hong Kong.

    Disneyland Shanghaï le 01 novembre 2022 ©AFP

    On en profite pour évoquer ce territoire spécial qui a lui aussi été marqué par une politique très rude. Si ces derniers jours les mesures ont été assouplies, elles sont encore contraignantes, ainsi les tests et jauges restent en place pour toutes les activités et les tests PCR sont encore demandés à la frontière même si la quarantaine n’est plus systématique.

    Maintien du certificat de vaccination

    Au delà de ces 3 pays dont l’actualité ou les mesures nous ont conduit à réaliser ces zooms, la grande majorité des pays continuent d’exiger la présentation d’un certificat de vaccination pour accéder à leur territoire.

    • En Europe Albanie, Allemagne, Arménie, Autriche, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce,  Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Macédoine du Nord, Moldavie, Montenegro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine.
    • En Afrique : Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Botswana, Burundi, Cap Vert, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Kenya, Libye, Madagascar, Malawi, Maroc, Maurice, Mauritanie, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, RD Congo, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Tanzanie, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.
    • Dans les Amériques : Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica (pass sanitaire à demander en ligne), Colombie (test PCR pour les vaccinés moins de 14 jours avant leur vol), Cuba, Equateur, Etats-Unis, Haiti, Honduras, Guatemala, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Sainte-Lucie, Salvador, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela.
    • En Asie et au Moyen-Orient : Arabie Saoudite (PCR pour pélerins à La Mecque), Azerbaidjan, Bahrein, Bangladesh, Birmanie, Cambodge, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Inde (et auto-surveillance à Mumbai), Indonésie, Iran, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit, Laos, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Népal, Oman, Ouzbekistan, Philippines, Singapour, Sri Lanka, Thailande, Vietnam.
    • – En Océanie : Australie, Fidji, Nouvelle-Zélande (et auto-test à l’arrivée).

    D’autres exigent toujours un test PCR !

    • En Europe : Bulgarie (pas de test si 3e dose), Russie (par avion uniquement).
    • En Afrique :  Angola, Burkina Faso, Djibouti, Gabon, Liberia, Mali, Mozambique, Rép. Centrafricaine, Sierra Leone, Tchad, Togo.
    • Dans les Amériques : Dominique.
    • En Asie et au Moyen-Orient : Brunei (+ assurance et formulaire), Hong Kong, Kazakhstan, Liban, Pakistan, Qatar, Tadjikistan.

    Macao et Taïwan continuent eux d’exiger une quarantaine en plus du test et du certificat.

    Et quelques pays restent totalement fermés !

    En Asie et au Moyen-Orient : Bhoutan, Chine, Japon (sauf voyages par agence avec visa et cas exceptionnels), Turkmenistan.

    Et la France ?

    Depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance.

    Plus aucune justification de voyage (le « motif impérieux ») n’est exigée. Les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national.

    Toutefois, des tests pourront être rétablis en cas de réapparition d’un variant dangereux. Plus d’infos sur les déplacements internationaux depuis/vers la France.

    Et si on n’est pas vacciné ?

    Peu de pays sont ouverts sans restriction aux voyageurs non vaccinés, même si la libre circulation est de plus en plus fréquente en Europe notamment. En général, il est demandé aux non vaccinés de présenter un test négatif pour voyager, voire de se soumettre à une quarantaine. Il est également à noter que des contraintes s’appliquent aux voyageurs non vaccinés au départ de/vers la France : motifs impérieux (même pour les nationaux) et test vers les pays classés en orange et en rouge (soit la plupart des pays du globe).

  • La Chine et la Russie loin derrière l’OCDE

    La Chine et la Russie loin derrière l’OCDE

    La Chine est la deuxième puissance économique mondiale et aspire à occuper, d’ici 2049, la première place. La Russie dispose a priori de la deuxième armée du monde et souhaite redessiner les relations internationales. Elle possède des positions fortes au niveau de la production de l’énergie et des matières premières. Elle est également un acteur clef pour certaines productions agricoles. Depuis 1973, l’OCDE semble être en déclin, amenant certains à douter du système d’économie libérale qui la caractérise. Néanmoins, à l’horizon 2050, l’OCDE conserve de nombreux atouts.

    D’ici 2050, Chine et Russie perdront plus de 100 millions de personnes en âge de travailler

    À compter de 2026, les populations de la Russie et de la Chine diminueront quand celle de l’OCDE continuera à augmenter avant tout grâce aux États-Unis. La baisse de la population active est nette pour les deux régimes autoritaires. D’ici 2050, ils perdront plus de 100 millions de personnes en âge de travailler quand la population active de l’OCDE devrait rester globalement stable.

    Si ces dernières décennies, les gains de productivité de la Chine étaient trois à quatre fois supérieurs à ceux de l’OCDE, l’écart tend à se réduire. Ils seraient respectivement de 2,5 et 1,5 % sur la période 2020/2050. L’affaissement des gains de productivité chinois ralentira le comblement de l’écart qui existe avec les États-Unis. En 2022, le PIB de l’OCDE représente 280 % fois celui de la Chine et de la Russie. En 2050, au vu de la productivité et de l’évolution de la population active, il représentera en dollars constants 220 %.

    Les dépenses de recherche atteignent 1 400 milliards de dollars pour l’OCDE, 400 milliards pour la Russie et la Chine

    Le PIB par habitant restera nettement favorable aux pays occidentaux. Les dépenses de recherche et développement atteignent pour l’OCDE 1 400 milliards de dollars, contre 400 milliards de dollars pour la Russie et la Chine. Elles représentent respectivement 3 et 2,4 % du PIB. L’écart technologique ne sera pas comblé d’ici 2050 d’autant plus que l’Occident accroît depuis quelques années ses efforts de recherche.

    virus

    Dépenses militaires : 1200 milliards contre 350

    Les dépenses militaires s’élèvent à 2,5 % du PIB pour l’OCDE, contre 2 % du PIB pour la Chine et la Russie. En volume, en dollars courants, les montant respectifs sont de 1 200 et 350 milliards de dollars. Grâce aux États-Unis, la production de pétrole et de gaz de l’OCDE dépasse celle de la Russie et de la Chine. La première produit près de 30 millions de baril jour de pétrole contre 15 millions pour les deuxièmes. Si ces derniers ont une production stable depuis 2010, les États membres de l’OCDE ont augmenté la leur de 80 % en dix ans. Pour le gaz, l’OCDE produit 1 400 MTEP par an contre 800 MTEP pour la Chine et la Russie. La production des premiers a augmenté en 10 ans de 30 % quand celle des deuxièmes n’a progressé que de 10 %.

    Pour les terres rares, si la Chine et la Russie ont disposé pendant de nombreuses années d’un quasi-monopole, celui-ci est battu en brèche avec l’essor de la production australienne et américaine.

    D’ici 2050, le rapport de force entre l’OCDE et le bloc constitué de la Chine et de la Russie ne devrait pas fondamentalement évoluer. Le déclin de leur population handicapera ces derniers. La réduction des échanges avec l’Ouest et le bloc occidental pourrait freiner leur croissance et ralentir la diffusion du progrès technique.

  • Ukraine : 17 milliards d’euros d’avoirs russes gelés dans l’UE

    Ukraine : 17 milliards d’euros d’avoirs russes gelés dans l’UE

    Quelque 17 milliards d’euros d’avoirs d’oligarques et entités russes ont été gelés dans l’Union européenne, à travers sept Etats membres, suite aux sanctions contre la Russie en réponse à la guerre en Ukraine, a annoncé samedi (29 octobre) le commissaire européen à la Justice Didier Reynders.

    « Jusqu’ici, les avoirs de 90 personnes ont été gelés, soit plus de 17 milliards d’euros dans sept Etats membres, dont 2,2 milliards en Allemagne », a-t-il déclaré dans un entretien aux médias du groupe allemand Funke, dont le quotidien Westdeutsche Allgemeine Zeitung.

    Ces sommes, qui totalisent 17,5 milliards d’euros, ont été pour l’essentiel gelées par l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, la France, le Luxembourg, l’Irlande et l’Italie, a précisé à l’AFP une porte-parole de la Commission européenne, sans autres détails.

    Didier Reynders

    17,5 milliards d’euros d’avoirs gelés

    Début juillet, M. Reynders chiffrait à quelque 13,8 milliards d’euros, pour l’essentiel dans cinq pays, le gel dans l’UE d’avoirs détenus par des oligarques ou membres de l’élite russe sanctionnés par les Vingt-Sept.

    Ce total s’élevait à 14,5 milliards d’euros mi-septembre, date à laquelle le commissaire européen avait fustigé l’absence de contribution de plusieurs Etats membres, dont la Hongrie.

    Dans l’entretien publié samedi, Didier Reynders a estimé que les avoirs gelés, « s’il s’agit d’argent criminel confisqué par l’UE », pourraient « être transférés à un fonds de compensation pour l’Ukraine ». Des responsables ukrainiens réclament qu’ils soient utilisés pour reconstruire leur pays après la guerre.

    « Cependant, cette somme est loin d’être suffisante pour financer la reconstruction »

    a averti M. Reynders.

    Les sanctions occidentales ont également entraîné « le gel de 300 milliards d’euros » de réserves de change de la Banque centrale russe dans le monde, une somme qui pourrait être utilisée comme « caution », a estimé le commissaire.

    « L’Ukraine veut aussi utiliser cet argent pour la reconstruction. De mon point de vue, il est au moins possible de garder ces 300 milliards d’euros comme garantie jusqu’à ce que la Russie participe volontairement à la reconstruction de l’Ukraine »

    a souligné Didier Reynders.

    Au total, et depuis l’invasion de la Crimée en 2014, 1 236 individus – dont le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mais aussi les membres de la Douma et des oligarques comme Roman Abramovitch, Mikhaïl Fridman ou Petr Aven – et 115 entités sont soumis à des gels d’avoirs et des interdictions d’entrer dans l’UE.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.11.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre édition dédiée aux Français de l’étranger du 02 novembre. Aujourd’hui, on parle du marché immobilier mondial, de la vidéo virale des Iraniennes francophones et des changements de ce début novembre en France. 

    Retournement de tendance pour l’immobilier

    La résurgence de l’inflation a mis un terme au cycle de diminution des taux d’intérêt. L’objectif des banques centrales est de refroidir l’économie par une réduction des crédits. Le marché immobilier est par nature le premier à ressentir les effets de la hausse des taux. Aux États-Unis où la hausse des taux est importante, le pouvoir d’achat des emprunteurs aurait perdu 33 % en un an, au Royaume-Uni les taux dépassent les 6%. Mais le vrai risque est l’éclatement de la bulle immobilière chinoise qui entraînerait avec elle l’ensemble du marché mondial des capitaux. 2023, une année à surveiller ! 

    Les femmes ne reculent pas en Iran

    Après plus de quarante jours de révoltes en Iran, depuis la mort de Mahsa Amini, cette jeune fille tuée par la police religieuse iranienne parce qu’elle ne portait pas correctement son voile, la révolte des femmes iraniennes ne faiblit pas. Depuis, elles ont été rejointes par nombre d’acteurs de la société iranienne, qui ne réclament pas que l’abolition de l’obligation de porter le voile mais bien la fin de la théocratie. Sur le site Lesfrancais.press ou sa chaîne YouTube vous pouvez découvrir une vidéo en français portant les combats de ces femmes. Une vidéo à partager partout ! 

    Du changement en France en ce mois de novembre 

    En France, les automobiles doivent du 1er novembre au 31 mars s’équiper de pneus hiver ou détenir des chaînes ou chaussettes à neige dans le coffre. Cette obligation concerne plus de 4000 communes à travers 34 départements. Pensez-y si vous voyagez en France cet hiver. Vous êtes propriétaire en France, comme chaque année, le 1er novembre correspond au début de la trêve hivernale. Pendant les cinq mois qui suivent, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement et ce, quel que soit le motif. Enfin, si vous touchez une retraite française, dans ce contexte de forte inflation, à 6,2% en octobre selon l’Insee, les retraites complémentaires du secteur privé sont revalorisées à hauteur de 5,1% à compter de ce 1er novembre.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve jeudi matin. Bon mercredi à tous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

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