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  • Résidence principale : exonération à la vente même en cas d’expatriation

    Une nouveauté fiscale, positive pour une fois, pour les Français de l’étranger, ou plutôt ceux qui préparent leur expatriation.

    Jusqu’à présent, les personnes qui vendaient leur résidence principale et qui quittaient le logement avant cette vente pouvaient, si l’écart entre le départ et la vente ne dépassaient pas un « délai normal » fixé à un an, bénéficier de l’exonération de l’impôt attaché à cette vente. Cela était même étendu au-delà si la personne apportait la preuve qu’il avait mis en œuvre des mesures pour faciliter la vente, comme le recours à plusieurs agences. Mais cela ne s’appliquait que pour les personnes qui restaient vivre en France.

    Impossible donc, jusqu’en 2019, pour les Français partant à l’étranger d’en bénéficier et ce alors que les départs sont parfois précipités. Seul les exonérations partielles limitées aux plus-values inférieures à 150 000 euros s’appliquaient. C’est désormais fini ! Les Français de l’étranger pourront, eux aussi, bénéficier de cette tolérance avantageuse.

    Des conditions d’éligibilité

    Cette disposition, qui résulte d’un jugement du tribunal administratif de Versailles qui jugeait la différence de traitement en infraction des principes sur la liberté de circulation des mouvements de capitaux établis au sein de l’Union européenne.

    L’exemption s’applique à deux catégories d’expatriation : à destination des pays de l’Union européenne et des pays avec lesquels la France dispose d’une  convention fiscale 

    Cette convention doit être établie “en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales”. Il s’agit d’éviter la fuite vers les paradis fiscaux.

    Une autre condition: ne pas avoir loué le bien dans l’intervalle ni l’avoir prêté à un membre de la famille où un proche.

    Un délai jusque deux ans

    Concernant les délais, les conditions sont précises. L’exemption concerne les ventes qui surviennent avant le 31 décembre de l’année suivante. En pratique, si une personne déménage le 1er janvier 2020, il a jusqu’au 31 décembre 2021 pour procéder à la vente et bénéficier de l’exemption.

    Une manière d’apaiser les futurs expatriés et de leur permettre de se concentrer sur d’autres aspects de leur départ.

     

  • COMMENT LES 0,001 % LES PLUS RICHES GÈRENT LEUR ARGENT ?

    Vous avez gagné le gros lot de l’Euromillions, plus de 100 millions d’euros par exemple ou par concours de circonstance, vous apprenez qu’un vieil oncle sans enfant était multimillionnaire et qu’il vous cède tout son patrimoine. Si dans le premier cas, les impôts ne prennent pas, dans l’immédiat, leur commission, il en sera tout autrement pour l’héritage. Vous risquez de faire un cadeau à Bercy de près de 60 % de sa valeur. Que faire de l’agent ainsi récupéré ?

    Comment les très riches gèrent leur patrimoine ? Au XIXe et au XXe siècle, ils se rendaient dans des établissements chics et discrets à Londres ou en Suisse. Depuis, la tendance est au « family office ». Ces derniers sont devenus des acteurs importants de la sphère financière. Leurs actifs représentent 6% de la valeur des marchés boursiers mondiaux. Les premiers « family offices » ne datent pas du XXIe siècle. Ainsi, John D. Rockefeller a créé le sien en 1882. Plusieurs centaines d’entre eux sont en activité depuis au moins trois générations. Certains servent les intérêts de l’ensemble des membres d’une même famille. En France, c’est le cas de la famille Mulliez dont 600 membres sont gérés par le même family office. Le « family office » Téthys gère les affaires financières des Bettencourt Meyers.

    Aujourd’hui, plus d’un millier de « family offices » existent. Plus des deux tiers ont été créés après 2000. Ils emploient près de 10 000 personnes basées essentiellement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, en France, aux Pays-Bas ou à Singapour et Hong Kong. La montée en puissance des «family offices » est évidemment imputable à l’augmentation du nombre de milliardaires dans le monde et de la richesse qu’ils contrôlent. 9000 milliards de dollars seraient en jeu.

    Deux catégories de « family offices » doivent être distinguées. Les « family offices » gérant les intérêts d’une seule famille. Ils constituent la forme originelle du modèle. Par ailleurs, afin de réduire les coûts, des « multi-family offices » qui gèrent plusieurs familles sont apparus. La plupart gèrent les affaires de quelques familles. Les plus importants peuvent en gérer une centaine. Certains « multi-family offices » géraient au départ une seule famille. Ils se sont diversifiés en cours de route à la recherche d’une croissance externe et afin de mutualiser les coûts de gestion. D’autres ont été créées en tant qu’entreprises multi-clients par des gestionnaires de fonds tiers. Ainsi, la société londonienne Stonehage Fleming a été créée en 2014 quand le bureau de la famille britannique Fleming (la famille d’Ian Fleming, créateur de James Bond) a fusionné avec un cabinet fiduciaire au service de familles sud-africaines qui comptait 250 familles.

    Les missions des « family office » sont de gérer non seulement les actifs de leurs clients mais aussi de faciliter leur vie au quotidien. Elles peuvent ainsi gérer le personnel, régler les problèmes juridiques ou faciliter les déplacements. Elles remplissent des fonctions de gestionnaire de patrimoine et de conciergerie. Ces structures interviennent essentiellement pour les patrimoines dépassant 100 millions de dollars.

    Les plus grands « family offices » occidentaux, comme celui créé par George Soros, investisseur et philanthrope, contrôlent des dizaines de milliards de dollars. Le recours à de telles structures est lié à l’augmentation du nombre de personnes à fort patrimoine ces trente dernières années. Depuis 1980, la part de la richesse mondiale détenue par les 0,01 % les plus riches est passée de 3 % à 8 %. Les personnes du haut du panier ont opté pour des « family offices » afin de s’affranchir des banques et des établissements financiers. Ces structures ont l’avantage d’être contrôlées directement par leur propriétaire. La recherche d’économies dans les coûts de gestion est souvent mise en avant par leurs initiateurs.

    Le nombre de milliardaires est censé continuer d’augmenter en raison de la croissance des pays émergents, ce qui devrait permettre la multiplication des « family offices ». Ces structures constituent-elles une menace pour les marchés financiers ? En règle générale, ce sont des acteurs relativement rationnels, gérant sur le long terme et ayant un faible taux d’endettement. Ils sont jugés plutôt sécurisants. En revanche, certains considèrent qu’ils contribuent à l’opacité des marchés et favorisent la consanguinité des décisions, le cénacle des riches pourrait imposer ses vues aux autres actionnaires sans aucune transparence. Cette crainte est un peu exagérée, car les « family offices » privilégient la diversification et recherchent plus le rendement de long terme que le pouvoir au sein de quelques entreprises.

    Du fait de leur constitution reliée à une ou plusieurs personnes bien implantées dans le milieu des affaires, il est reproché aux « family offices » d’avoir un accès privilégié à l’information, aux transactions et aux régimes fiscaux, leur permettant d’obtenir des rendements élevés. Elles pourraient être poursuivies pour délits d’initiés ou être en conflits d’intérêts. Jusqu’à présent, si des rumeurs existent, peu de preuves ont été fournies. En moyenne, le rendement des « family office » était de 16 % en 2017, mais il était de 7 % en 2016, selon Campden Wealth, un cabinet américain de conseil. Les « family offices » deviennent des structures de plus en plus complexes. Un tiers d’entre eux ont au moins deux succursales permettant des montages fiscaux parfois performants. Cette professionnalisation commence à attirer l’attention des régulateurs qui exigent dans de nombreux pays plus de transparence afin de mieux identifier le risque de délits d’initiés.

    Philip Crevel

  • Les Français aiment l’armée, mais à la diète.

    Les résultats du grand débat sont en ligne. On attend les propositions du gouvernement, mais les Français, si l’on considère que les réponses apportées sont représentatives, ce qui n’est scientifiquement pas le cas, reflètent néanmoins de fortes contradictions.

    Les Français sont d’accord pour réduire la dépense publique (75%) et avant tout les dépenses de l’Etat (56%). Et dans les dépenses de l’Etat, d’abord les dépenses militaires (28%, première réponse). Cela ne correspond pas aux réalités budgétaires puisque les dépenses de l’Etat sont très largement inférieures aux dépenses sociales, et les dépenses régaliennes, dont celle de la défense, très réduites par rapport à l’ensemble des dépenses (6% seulement).

    Mais les Français, avec un certain bon sens, veulent bien que l’on réduise les dépenses, quand elles ne les touchent pas directement. Ils ont remarqué que, malgré la guerre contre le terrorisme, les menaces d’une guerre classique sont faibles, à tel point que le gouvernement utilise l’armée pour surveiller des bâtiments publics, en supplétifs de policiers épuisés par les casseurs des Gilets jaunes. Drôle de guerre.

    Rarement le budget militaire n’a été aussi faible par rapport aux dépenses publiques.  Pourtant la France est un des pays qui dépense, en Europe, le plus pour son armée. L’armée française intervient sur de très nombreux théâtres d’opérations, la France est une des puissances les plus interventionnistes du monde.

    141 militaires ont perdu la vie au cours d’une opération extérieure au cours des dix dernières années. Ce n’est le cas pour aucun autre pays européen. Afghanistan, Mali, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Syrie, Liban, Mozambique, les théâtres d’opération sont multiples. Les blessés nombreux, 8000 hommes sont en mission en moyenne chaque année. Au delà de leur nécessité ou de leur utilité, la France se donne-t-elle les moyens de ses interventions ?

    Sur les 27 Etats membres de l’Otan, huit seulement, dont la France, approchent le seuil des 2% du PIB consacrée à la défense. S’ils respectaient ce chiffre, les Européens dépenseraient 100 milliards de plus pour leurs armées. Ce qui explique que les Américains fustigent les Européens, et notamment l’Allemagne, prétendant porter seuls le fardeau de la défense européenne, ce qui est faux.

    Les dépenses américaines pour la défense de l’Europe représentent, selon les chiffres du Pentagone, 35 milliards de dollars en 2018, soit 5.6% du budget militaire américain. Quant aux dépenses des pays européens de l’Otan, elles se montent à 264 milliards de dollars. L’Europe est donc capable de se défendre seule.

    Voilà pourquoi le thème de la défense européenne refait surface. L’Initiative européenne de défense, hors Union Européenne, mobilise 10 pays, dont le Royaume-Uni. Et la Commission a mobilisé un Fonds européen de défense qui devrait être doté de 13 milliards d’euros pour la période 2021/2027.

    Les Français anticiperaient-ils la mise en place progressive d’une « défense européenne », pensant que nos voisins, notamment les Allemands, viendraient dépenser un peu plus pour la défense commune ? Ou pensent-ils que la France intervient trop hors de ses frontières, pour des résultats incertains ? Ils applaudiraient l’armée, mais lui mesureraient ses moyens ? Plus simplement, les Français voient les services publics près de chez, et ne voient pas l’armée quand elle est au loin.

    Les budgets alloués aux missions régaliennes de l’Etat sont faibles. C’est le cas pour l’armée, compte tenu des missions qui lui sont confiées, comme pour la justice, la police ou la diplomatie. Où place-t-on l’éducation ? Ce serait une grande erreur de rogner sur ces dépenses. Cela n’a été que trop le cas. Il suffit de regarder la misère de la justice par rapport aux autres pays européens. Mais peut-être le grand débat a-t-il évité la question principale : à quoi doit servir l’Etat ? A être actionnaire de Renault et de Peugeot ou à faire voler des avions Dassault -dont il n’est pas actionnaire ? La confusion ne serait-elle pas dans les têtes avant de l’être dans les rues ?

    Laurent Dominati

    Editeur

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

     

     

  • Israël confirme Netanyahu

    Israël confirme Netanyahu

    Benjamin Netayahu dirige Israël de puis dix ans et continuera. Il est l’un des hommes les plus détestés du monde, il est en Israël sous le coup d’une inculpation pour corruption, il a gagné. Il a augmenté le nombre des députés du Likoud. Il aura bientôt dirigé Israël plus que Ben Gourion. Son rival, Benny Ganz, ancien Chef d’état-major de l’armée, a réussi à rassembler ce qui restait du centre. La gauche c’est-à-dire le Parti Travailliste, celui de Golda Meir, de Ben Gourion, de Shimon Peres, est en voie de disparition. Le Likoud sera à nouveau le pilier de la prochaine coalition et il le doit à son chef. Pourquoi ce résultat ? Parce que les Israéliens ne croient plus à la paix, celle des accords d’Oslo. Ils n’ont confiance ni dans l’Autorité palestinienne, ni dans le Hamas, ni même dans les Etats-Unis, encore moins dans l’Europe, et considèrent que seule la force peut leur permettre de survivre.

    Benjamin Netanyahou annonce l’annexion de colonies juives, maintient le Hamas à Gaza, attend le plan de paix de Trump. Celui-ci lui a déjà donné Jérusalem et le nombre de pays qui reconnaissent la ville comme la capitale d’Israël augmente tous les jours. Dernièrement Le Brésil. Les Israéliens n’ont pas voulu changer de politique, ni même risquer de changer de politique, parce que les Accords d’Oslo, en fait, sont morts. Le monde arabe est déchiré, ses guerres et ses haines internes sont plus tenaces que son hostilité à Israël. Israël a une économie moderne, ultra moderne, tandis que la rente pétrolière a ruiné l’Iran, l’Irak, la Lybie, et  rend tout le reste dépendant des Américains. Personne n’aime Netanyahou, chacun reconnait son habileté. Il est aussi cynique que Poutine, Salman, Sissi et Trump réunis, ce qui convient pour discuter avec eux. Qui reproche à la Chine son régime policier ? Et ses guerres à Poutine ? Et qui s’apprête à réintégrer Assad ? Dans ce jeu, Netanyahu a presque l’air d’un moraliste.

    Il n’empêche. Ce qui est à craindre, c’est qu’un jour, Israël ne soit plus aussi fort. Et qu’aux Etats-Unis soit élu un Pharaon qui ne connaisse plus Joseph. Le sentiment pro-palestinien l’a emporté en Europe, malgré le terrorisme. Et il se renforce aux Etats-Unis. Le parti démocrate a fait élire deux Congressistes pro palestinienne. C’est quand on est fort que l’on doit faire la paix. Begin l’avait compris. Sharon l’avait compris. Netanyahou, pour son dernier mandat, va-t-il le comprendre ? Et trouvera-t-il quelqu’un pour prendre ce risque ? Si oui, au lieu de gagner des élections, il aura vraiment gagné la guerre. Car une guerre n’est gagnée que quand on accepte la paix.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

  • Halloween Brexit, Barnier de retour

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France et A. Député de Paris

    A voir : le film « Brexit »,  de Toby Haynes, avec Benedict Cumberbatch (Sherlock Holmes) montre la campagne anti-Brexit de l’intérieur. Œuvre de fiction, mais inspirée de faits ô combien réels. Rythme à l’anglaise, excellent. Bientôt Brexit 2, le retour.

  • Handicapés français en Belgique : chronique d’un désastre annoncé ?

    Des milliers de handicapés français, polyhandicapés, trisomiques, autistes vivent en Belgique.

    Parmi eux, une dame, avec un autisme lourd, résidente en Belgique depuis 30 ans et qui est sous la tutelle d’un organisme français. Selon les informations de l’AFrESHEB (l’association pour les Français en situation de handicap en Belgique), cette personne va, avec l’aval de son organisme de tutelle, être déplacée dans un établissement en France. Une situation préoccupante, en particulier pour les autistes qui sont très sensibles aux changements de leur environnement et spécialement quand ils sont depuis si longtemps habitués à une vie cadré dans un climat connu.

    Les familles des Français en Belgique interloquées selon l’AFrESHEB

    Cela pose la question, plus large, du handicap et de l’accueil des handicapés français à l’étranger et en particulier en Belgique.

    En effet, 6500 adultes français sont dans des centres en Belgique ainsi que 1500 enfants auquel il faut ajouter, selon l’AFrESHEB, 1000 enfants qui font la navette chaque jour et 300 autres dans des internats belges et donc non-inscrits dans les statistiques officielles.

    Selon les informations d’Isabelle Resplendino, présidente de l’AFrESHEB, que nous avons contacté, les personnes en charge, sous le régime de la tutelle, des personnes handicapées françaises en Belgique, ont reçu un courrier leur demandant si ils souhaitent toujours que la personne accompagnée reste outre-quiévrain. Elles seraient particulièrement inquiètes, dans l’hypothèse où elles souhaitent que leur proche reste dans les institutions belges, que cela ait un impact sur les aides dont elles bénéficient de la part de la France.

    Par ailleurs, et toujours selon l’AFrESHEB, 50% des personnes françaises en situation de handicap en Belgique sont sous tutelle d’agences de la même nature que celle de cette personne qui va devoir revenir en France. Une inquiétude donc, celle que cet exemple ne devienne la norme.

    Des pratiques différentes entre les deux pays

    Outre une capacité d’accueil importante en Belgique, ce qui attire les Français dans ce pays pour leurs proches, est souvent une approche médicale et éducative différente.

    La Belgique privilégie une approche éducative et non pas seulement médicale. Une façon, mais le sujet est complexe, de permettre aux personnes handicapées de mieux être insérées et de moins vivre leur handicap au quotidien. C’est une des raisons de l’attrait du Royaume pour les Français, outre bien sûr la proximité géographique.

    Un calendrier à établir, une politique et une stratégie à définir

    La question des personnes françaises handicapées en Belgique est un sujet de longue date. Ce fut notamment un élément durant la campagne des législatives pour les Français du Benelux. Il est important, si rapatriement il y a, d’établir un calendrier précis. Egalement de s’assurer de la capacité des nouvelles structures d’accueil.

    Le ministère en charge et l’Agence de l’enseignement du français à l’étranger n’ont pas, pour le moment, répondu à nos questions malgré nos sollicitations, mais il ne fait nul doute que ce sujet sensible sera suivi de près à Paris.

  • En France, manifestation des retraités pour sauvegarder leur pouvoir d’achat

    En France, manifestation des retraités pour sauvegarder leur pouvoir d’achat

    Les retraités sont dans la rue ce jeudi 11 avril, à l’appel de plusieurs associations et syndicats. Leurs revendications : suppression totale de la hausse de la CSG et revalorisation des pensions.  A l’initiative du mouvement « Printemps des retraités », soutenu par plusieurs syndicats et associations dont la CGT, FSU et FO, les retraités manifestent ce jeudi 11 avril, un peu partout en France. Les seniors entendent protester contre la suppression totale de la hausse de la CSG et souhaitent obtenir une revalorisation des pensions. Ils dénoncent un gouvernement « sourd et dingue » face à leurs revendications. 

    Dans le détail, les retraités sont en colère contre le gel des pensions, le manque de pouvoir d’achat, la menace de l’autonomie de la Sécurité sociale. « Dès son arrivée à la présidence de la République M. Macron a attaqué les retraité-e-s », « des revendications qui peuvent et doivent être satisfaites », peut-on notamment lire sur le tract de la manifestation. Le 15 mars 2018, lors de la précédente manifestation de retraités, quelque 200 000 manifestants avaient été recensés.

    La rédaction avec l’AFP

  • Les dirigeants européens repoussent le Brexit au 31 octobre

    Le Royaume-Uni devrait rester dans l’UE jusqu’au 31 octobre et prendre part aux élections européennes de mai, Theresa May ayant obtenu une nouvelle prolongation afin d’éviter une sortie sans accord.

    L’UE a accordé une deuxième prolongation au Royaume-Uni, afin que les parlementaires britanniques trouvent un terrain d’entente sur la manière dont ils veulent quitter l’Union.

    « S’il vous plait, cessez de perdre le temps (qu’on vous donne) », a demandé aux députés britanniques le président du Conseil européen Donald Tusk, après la discussion du sommet d’urgence.

    Selon l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles, la prolongation courra jusqu’au 31 octobre, mais cela n’exclut pas complètement un Brexit sans accord, puisque le Royaume-Uni sera renvoyé de l’Union s’il ne parvient pas à organiser des élections européennes le 23 mai. Le gouvernement britannique a déjà pris ses dispositions pour organiser le scrutin.   

    Les dirigeants européens évalueront aussi la situation lors du Conseil européen des 20 et 21 juin. « Le but de la discussion de juin n’est pas de revoir la date, seulement d’évaluer la situation », a clarifié un diplomate.

    La plupart des États membres étaient optimistes quant à la perspective d’une « coopération sincère », les diplomates soulignant le fait que le Royaume-Uni ne pourrait pas bloquer un accord sur le budget pluriannuel de l’UE et aurait, en pratique, peu, voire aucune, occasion d’utiliser son véto.

    La participation britannique aux élections européennes pourrait toutefois changer l’équilibre politique de la prochaine législature européenne, craignent les responsables européens. Les Britanniques risquent en effet de choisir un contingent solide d’eurodéputés eurosceptiques, au vu de la colère du public face à l’échec de concrétisation du Brexit.

    Les responsables européens ont aussi évoqué l’idée d’une prolongation du mandat de la Commission si les Britanniques obtenaient un long report de la date du Brexit.

    Les diplomates irrités par Macron

    Lorsque les discussions ont commencé le 10 avril au matin, le président français, Emmanuel Macron, – avec le soutien de la Belgique, de l’Autriche, et de plus petits États membres de l’UE –s’est montré intransigeant sur le Brexit et a appelé à un report beaucoup plus court, de quelques semaines seulement, en demandant des garanties solides sur la participation de Londres aux affaires européennes durant cette période.

    Un certain nombre de diplomates d’autres États membres se sont montrés contrariés que Paris ajoute encore plus d’incertitudes et Emmanuel Macron s’est vite retrouvé isolé.

    « Ce comportement est irritant, car ils veulent juste se positionner pour montrer à quel point ils sont importants et puissants », a déclaré un diplomate. « D’un côté, ils disent qu’une sortie sans accord n’est pas si grave et de l’autre ils demandent de l’aide à l’UE pour leur secteur de la pêche en cas de Brexit sans accord. C’est soit l’un soit l’autre. »

    « Emmanuel Macron est dans une situation schizophrène : son public national veut une position forte sur le Brexit pour des raisons historiques, mais en cas de ‘no deal’ la France fera partie des plus grandes victimes collatérales », explique un autre diplomate.

    Le président français a finalement cédé et décrit le report au 31 octobre comme le « meilleur compromis possible », qui permettra au Royaume-Uni de mener à bien sa sortie et de préserver le fonctionnement de l’UE.

    Même si la nouvelle extension est beaucoup plus longue que le délai du 30 juin demandé par Theresa May, les responsables britanniques ont expliqué qu’en pratique, cette nouvelle date ne changeait pas grand-chose puisque la Première ministre veut que les députés adoptent l’accord de retrait dans les prochaines semaines pour éviter de participer aux élections européennes.

    « Je continue de penser que nous devons quitter l’UE avec un accord le plus tôt possible », a soutenu Theresa May après le sommet extraordinaire. « Si nous trouvons un accord dans les trois premières semaines de mai, nous n’aurons pas besoin de participer aux élections européennes et nous quitterons officiellement l’UE le 1er juin. »

    « Les choix que nous devons maintenant faire sont durs et clairs », a-t-elle ajouté. « Je ne sous-entends pas que les prochaines semaines seront faciles pour sortir de l’impasse. »

    Theresa May n’a pas besoin d’obtenir l’aval de la Chambre des communes pour la prolongation, et son ambassadeur auprès de l’UE, Tim Barrow, a déjà officiellement accepté le report au nom de son gouvernement.

    La perspective d’un long report risque toutefois d’intensifier la pression au sein même de son parti conservateur, qui devrait essuyer un lourd échec lors des élections européennes.

    Report au-delà d’octobre ?

    Ce nouveau délai empêche les rebelles conservateurs de renverser la Première ministre, puisque les règles du parti stipulent qu’il ne peut pas y avoir de vote de défiance de la direction de son parti avant décembre.

    Octobre pourrait cependant ne pas être la date butoir finale. L’impasse à Westminster montre peu de signes d’issue, même si les responsables de Theresa May ont assuré que les « discussions techniques » avec l’opposition travailliste se poursuivraient le 11 avril.

    Finalement, ni Donald Tusk ni la chancelière allemande Angela Merkel n’excluent un autre report après octobre, mais le président du Conseil estime toutefois que « six mois devraient être suffisants pour trouver une bonne solution avec un peu de volonté ».

    « C’est une bonne chose que de notre côté nous ne mettions pas la pression », a expliqué Angela Merkel devant les journalistes. « Nous avons un Conseil en juin, nous avons un Conseil en octobre et nous nous sommes accordés sur le fait que nous y évaluerons la situation. »

    Dans le même temps, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, qui avait d’abord défendu une prolongation d’un an, a prévenu que si elle ne parvenait pas à faire ratifier son accord d’ici à octobre, « il y aura bel et bien un Brexit sans accord ».

    Pour bon nombre d’Européens et de Britanniques, ce long report rapproche un peu la lointaine possibilité d’une annulation du Brexit. « Peut-être que nous pouvons éviter une sortie du Royaume-Uni de l’UE – ce n’est évidemment pas mon rôle, mais c’est mon rêve personnel », a osé Donald Tusk.

    Alexandra Brzozowski, Beatriz Rios et Benjamin Fox

     

  • Les eaux européennes saturées de pesticides interdits

    Les eaux européennes sont polluées par une centaine de pesticides, dont un quart sont interdits dans l’UE, selon une étude.

    Les eaux européennes sont polluées par une centaine de pesticides, dont un quart sont interdits dans l’UE, selon une étude. Un article de notre partenaire, Le Journal de l’Environnement.

    Triste pêche. Les scientifiques de l’université d’Exter (Royaume-Uni) ont trouvé 103 pesticides dans les échantillons prélevés dans 29 voies navigables de 10 pays européens, dont la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Pologne.

    Avec 70 molécules, la palme revient à un canal belge. Dans 13 rivières, les concentrations d’au moins un pesticide dépassent par ailleurs les normes européennes.

    Molécules interdites

    Les herbicides forment la moitié des pesticides présents, l’autre moitié étant composée de fongicides et d’insecticides. Pire, 24 molécules sont désormais interdites dans l’UE.

    Les chercheurs pensent que leur présence est davantage liée à une forte persistance dans le milieu aquatique qu’à une utilisation frauduleuse. C’est le cas du carbendazime, un fongicide interdit par le règlement européen de 2009.

    21 médicaments vétérinaires, dont une majorité d’antibiotiques, ont aussi été décelés.

    Effet cocktail?

    «Malgré les efforts déployés par l’Autorité européenne de sûreté des aliments (Efsa) pour établir des méthodes d’évaluation des mélanges, nous ne savons pas encore ce que ces cocktails impliquent pour la faune sauvage et la santé humaine», relève l’équipe scientifique.

  • Vote par procuration aux européennes : des démarches à effectuer avant le 21 mai

    Vote par procuration aux européennes : des démarches à effectuer avant le 21 mai

    Les Français de l’étranger auront, comme leurs compatriotes de l’Hexagone, la possibilité de participer aux élections européennes le 26 mai prochain. Ceux qui résident dans un pays de l’UE ont eu le choix de s’inscrire soit sur les listes françaises du Consulat, soit sur les listes électorales de leur pays de résidence.

    Ils pourront, s’ils le souhaitent, le faire par procuration. Pour se faire, il faut que mandant (celui qui demande à ce que l’on vote pour lui) et le mandataire (celui qui vote pour vous) respectent certaines règles.

    Inscription dans les consulats, ambassades, et auprès des tournées consulaires et auprès des consuls honoraires

    Le mandant doit se présenter personnellement auprès des autorités pour remplir les formulaires de procuration. Cela peut être fait auprès des consulats et ambassades. Une possibilité pas toujours évidente dans les très grandes circonscriptions et pour cette raison, deux autres possibilités s’offrent aux mandant : celle de s’adresser aux consuls honoraires lors de leurs permanences, et celles de participer aux tournées consulaires de la circonscription. Les dates et venues sont disponibles sur les sites internet des Consulats.

    Vous pouvez télécharger le formulaire cerfa pour gagner du temps

    Il est important de ne pas trainer ! Ces tournées et permanences demeurent relativement rares et les élections approchent à grands pas.

    Des obligations limitées pour le mandataire

    Les mandataires, qui remplissent ici un devoir citoyen et de solidarité, n’ont pour seule obligation de ne pas accepter plus de 3 mandats.

    Le mandant, qui n’a pas besoin de justifier des raisons pour lesquelles il ne votera pas lui-même, doit l’informer du lieu du bureau de vote et bien sûr, évidemment, de son choix pour ce scrutin important.

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