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  • Le rôle accru de l’euro profite à l’économie européenne

    Valdis Dombrovskis est vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro et du dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux.

    La monnaie unique de l’Europe, l’euro, est partagée par 19 États membres et utilisée chaque jour par 340 millions de citoyens européens. En outre, quelque 60 pays dans le monde utilisent l’euro ou lient leur monnaie à la nôtre. Avec l’espace unique de paiement en euros, ou SEPA, l’euro présente de nombreux avantages pratiques, notamment pour les entreprises de taille moyenne axées sur l’exportation. Il permet des chaînes de valeur transfrontières et internationales sans frais de transaction monétaire. Il protège contre les risques de change, rendant les paiements transfrontières aussi aisés que les paiements nationaux.

    En 2019, nous devons poursuivre l’objectif. Qu’elles soient grandes ou petites, les entreprises européennes exercent leurs activités dans le monde entier depuis des années. Avec la montée de nouvelles puissances régionales et la réorientation de l’économie vers l’Est, le monde devient de plus en plus multipolaire. Dans le même temps, le système économique multilatéral, fondé sur des règles, est de plus en plus remis en question. Dans ce contexte, l’Europe doit mieux utiliser ses propres outils pour soutenir le commerce international et l’intégration économique.

    Deuxième monnaie de réserve utilisée au monde

    L’euro est déjà la deuxième monnaie de réserve la plus utilisée au monde, après le dollar américain. Les deux monnaies sont sur un pied d’égalité pour les paiements internationaux. En s’appuyant sur cette situation pour renforcer le rôle international de l’euro, nous renforcerons également notre propre souveraineté.

    Les avantages sont multiples: un euro plus fort peut rendre l’économie mondiale moins dépendante à l’égard d’une monnaie unique et moins vulnérable aux chocs. Cela peut également permettre de simplifier les échanges commerciaux à travers le monde pour les entreprises européennes: plus nos entreprises peuvent effectuer des transactions commerciales internationales en euros, plus les coûts et les risques économiques sont faibles, de même que leur dépendance vis-à-vis de l’ingérence politique de pays tiers. Dernier point, mais non des moindres, un euro fort nous permet, à nous Européens, d’être plus indépendants au niveau international et de mieux protéger nos citoyens et nos entreprises.

    Comment avancer dans le renforcement du rôle international de l’euro ? 

    La force d’une monnaie dépend de la solidité de ses fondations. Nous devons donc achever l’architecture de l’euro. Les récents progrès réalisés sur la voie d’une union des marchés des capitaux nous permettent de progresser dans l’intégration des marchés des capitaux en Europe, ce qui permettrait d’améliorer le financement de l’économie et d’élargir le choix des investisseurs.

    Besoin de marchés plus liquides

    En outre, nous avons besoin de marchés plus liquides pour les titres libellés en euros – notamment pour les actifs pouvant être utilisés comme garantie — car ils constituent une base indispensable pour l’utilisation de l’euro sur les marchés internationaux. Enfin, une union bancaire complète, avec des banques plus fortes et mieux réglementées, renforcerait la confiance dans le secteur financier de l’UE et dans la monnaie unique.

    Deuxièmement, nous devons promouvoir l’utilisation de l’euro dans le commerce international. Cela vaut pour un certain nombre de secteurs stratégiques, tels que les denrées alimentaires, les aéronefs et les transports, et les produits de base. Le plus important est peut-être le secteur de l’énergie. Aujourd’hui, plus de 80 % des importations européennes d’énergie sont évaluées et payées en dollars américains. C’est la raison pour laquelle la Commission étudie actuellement les moyens d’accroître l’utilisation de l’euro dans les contrats et les transactions dans ces secteurs. Enfin, nous devons faire en sorte que l’Europe et l’euro puissent s’appuyer sur des infrastructures de marché et financières solides qui soient suffisamment protégées contre les influences extérieures.

    Construire de nouveaux systèmes de paiement européens

    À titre d’exemple, on peut citer l’infrastructure que les Européens utilisent tous les jours pour leurs paiements. Aujourd’hui, ce secteur est dominé par quelques fournisseurs de cartes de crédit, mais de grandes entreprises technologiques entrent sur le marché. Les nouvelles technologies offrent de nombreuses possibilités pour construire de nouveaux systèmes de paiement européens efficaces et diversifiés. Par exemple, grâce aux nouvelles technologies de paiements instantanés, les clients pourraient effectuer des paiements électroniques dans toute l’Europe en quelques secondes. En développant nos propres systèmes et solutions pour le paiement immédiat, nous pourrions accroître l’indépendance de l’Europe dans le monde. L’infrastructure nécessaire existe déjà et la Commission européenne soutient l’élaboration de normes d’interopérabilité entre les technologies des différents États membres.

    Bien sûr, il appartient en premier lieu aux marchés mondiaux de décider des devises qu’ils utilisent. Les points que j’ai mentionnés peuvent toutefois servir de leviers pour rendre ce choix plus attrayant pour eux et ainsi renforcer encore l’utilisation de l’euro sur les marchés internationaux. Dans l’intérêt de nos citoyens, de nos entreprises et de l’indépendance future de l’Europe dans le monde, nous devons mieux exploiter les possibilités offertes par notre monnaie unique.

  • Colloque à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement Français à l’étranger

    Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France (péninsule ibérique et Monaco) a organisé à l’Assemblée Nationale un colloque sur le développement de l’enseignement du Français à l’étranger.

    Après l’ouverture du colloque par Jean-Baptiste Lemoyne et Jean-Michel Blanquer, 4 thématiques ont été développées. Cela fut en présence notamment des députés des Français établis hors de France Roland Lescure et Frédéric Petit.

    Ainsi, les panélistes ont, à travers 4 tables rondes, évoqué la qualité de l’enseignement, la gouvernance, la coopération éducative et le développement du réseau.

    L’objectif de doublement du nombre d’élèves confronté aux contraintes budgétaires de l’AEFE

    Le Président de la République a fixé comme objectif de doubler le nombre d’élèves des Lycées français de l’étranger. Le réseau est hétéroclite avec 500 établissements qui accueillent chaque année des centaines de milliers d’élèves.

    C’est dans ce contexte que le rapport de Mme Cazebonne a été remis au Premier Ministre dans un contexte agité avec  les élus .

    La gouvernance au cœur des revendications des parents d’élèves

    Parmi les éléments qui sont très souvent soutenus par les parents d’élèves, il y a l’idée d’une meilleure coopération entre eux et les Lycées français. Ceux-ci rechignent souvent à leur donner un rôle. La gouvernance est, outre la question du financement de l’AEFE, une revendication majeure. Elle s’exprima longuement et régulièrement lors des grands débats organisés.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle de la qualité de l’enseignement. Un sujet qui est également  important. En parallèle, la question polémique du coût des Lycées français et de sa très grande variété selon les régions du globe comme leur structure juridique. Ceux-ci se voient souvent proposé de nouveaux modèles de développement ou un partenariat avec des fondations privées. C’est très fréquent dans les Lycées français aux Etats-Unis. Cela pourrait prochainement se développer aussi dans l’établissement madrilène.

  • Violeta Bulc veut exclure la 5G des voitures connectées

    La Commission européenne souhaite que le WiFi, plutôt que la 5G, soit la norme pour les voitures connectées. Violeta Bulc assure que le WiFi est l’option la plus fiable pour sauver des vies.

    Violeta Bulc est commissaire européenne en charge du transport.

    Pourquoi avez-vous plaidé avec autant d’insistance en faveur du WiFi par rapport à la 5G dans le débat sur les voitures connectées ?

    Le WiFi est une technologie qui a fait ses preuves et qui n’est pratiquement plus brevetée. Il est disponible dès maintenant, facile à mettre en œuvre et bon marché. C’est abordable pour tout le monde. L’un des principaux points politiques de mon mandat a été l’amélioration de la sécurité routière et la mise en place d’une approche systémique de celle-ci. Je souffre personnellement quand je vois que 25 000 personnes perdent la vie chaque année et 137 000 sont gravement blessées.

    Maintenant, les gens veulent que nous attendions trois ou quatre ans au cas où la nouvelle technologie deviendrait disponible. Nous disposons d’une technologie qui peut être déployée maintenant et qui peut sauver des vies.

    Le nombre de décès diminue dans l’UE, mais à un rythme décroissant. Est-ce une solution ?

    Ce que nous avons vu, c’est que l’approche actuelle a épuisé les outils existants, alors nous devons aller de l’avant. En tant qu’ingénieur de profession, je suis ennuyée par les informations trompeuses qui disent que le WiFi remet en question les modèles économiques existants de la 5G. C’est faux : les objectifs des deux réseaux sont différents. Je préconise que la signalisation de voiture à voiture soit gratuite. Ce service devrait être offert au même niveau que les appels d’urgence, personne ne devrait en tirer profit.

    Pourquoi fallait-il choisir entre 5G et le WiFi ?

    Le WiFi est la seule option disponible. Nous lancerons un appel à tester la 5G, mais il n’y a aucun produit sur le marché aujourd’hui que nous pourrions tester, déployer ou pour lequel nous pourrions établir des normes. Il n’y a rien sur le marché, y en aura-t-il dans deux, trois, quatre ans ? Je ne sais pas. C’est trop risqué.

    Les grands constructeurs automobiles allemands soutiennent la 5G et ont fait part de leurs inquiétudes à Berlin. Ils craignent notamment de perdre leur avantage concurrentiel par rapport à la Chine ? Que dites-vous de ces inquiétudes ?

    Il s’agit de sécurité routière ! La 5G sera bientôt associée à un grand nombre de services à valeur ajoutée. Pourquoi ne se concentrent-ils pas là-dessus ? Pourquoi ne s’engagent-ils pas avec nous et ne livrent-ils pas des produits pour que nous puissions commencer à les tester afin de développer une mobilité autonome à part entière ?

    Il ne s’agit pas ici de mobilité autonome, mais simplement d’un moyen simple de sauver des vies. Je suis très favorable à C-ITS [Cooperative Intelligent Transport Systems] parce qu’il est abordable pour toutes les gammes de prix des voitures, pour les piétons, les cyclistes et ainsi de suite.

    Si la 5G était effectivement adoptée, cela créerait-il un système de sécurité à deux niveaux ?

    Évidemment, ils doivent avoir un modèle économique en tête puisqu’ils se battent tellement pour ce dispositif de sécurité. Mais je ne pense pas que cette fonctionnalité devrait être à vendre. Elle ne doit pas être réservée aux voitures les plus couteuses.

    Quel genre de réactions avez-vous observées de la part des États membres ?

    Jusqu’à présent, ils ont été très positifs au sujet de C-ITS et seules l’Espagne et la Finlande ont soulevé des questions de compatibilité. Pour le reste, on verra. Mais je ne m’attendais pas à ce que l’industrie des télécommunications s’y oppose autant.

    J’ai travaillé dans les télécommunications pendant des années, mais je ne comprends pas leurs arguments. Le 5G est un concept révolutionnaire pour l’industrie mobile, mais je ne comprends pas cette lutte pour un signal qui sera utilisé pour des raisons de sécurité.

    En quoi cette mesure législative était-elle vraiment nécessaire ?

    Il s’agit d’établir un cadre normalisé. Prenons l’exemple du Japon. Lorsqu’ils ont introduit le système en 2016, ils ont réduit le nombre d’accidents de 30 % la première année. Une étude de l’Université du Michigan a montré que les États-Unis pourraient réduire le nombre de décès de 12 % par an si cette technologie était mise en œuvre.

    Pourquoi n’avançons-nous pas avec quelque chose qui est déjà disponible ? La seule raison que j’ai entendue est que le design des produits inclut déjà le 5G et qu’il n’y a donc pas de place pour que la puce WiFi soit incluse. Je suis ingénieur. Ce n’est pas une raison suffisante. Cela me porte à croire qu’il s’agit d’une question de principe et que je m’en moque quand il s’agit de vies.

    La commission des transports a récemment voté contre la proposition, le Parlement dans son ensemble votera en plénière le 17 avril. Êtes-vous confiante ?

    On ne peut jamais avoir confiance en rien ici. J’essaie juste d’être entendue. Fait intéressant, j’ai invité des sociétés de télécommunications à venir en discuter avec moi, mais personne n’a voulu trouver le temps pour cela. Ils ont parlé à mon équipe technique, mais pas avec moi.

    Sam Morgan à Strasbourg

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Notre Dame de Paris, Reconstruction, à l’identique ou non? Le point sur l’enquête

    Trois jours après le terrible incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la question de la reconstruction de l’édifice est dans toutes les têtes. Comment ? En combien de temps ? Par qui ? Les questions sont nombreuses.

    Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de voir Notre-Dame faire peau neuve en cinq ans. Certains experts doutent du réalisme de ce « défi immense », comme l’a évoqué Edouard Philippe. Le Premier ministre a d’ailleurs annoncé qu’un concours international d’architecte allait être lancé dans le cadre de la reconstruction de Notre-Dame. L’idée de voir exercer un architecte aux idées modernes n’est pas exclue par l’exécutif : Macron serait « ouvert » sur la question, a fait savoir Stéphane Bern au sortir d’une réunion avec le chef de l’Etat, tandis que Philippe a évoqué la possibilité de « se doter d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et enjeux de notre époque ». Il est aussi sérieusement question de construire la charpente – qui était en bois depuis 850 ans – avec des méthodes et des matériaux modernes.

    Invité sur le plateau de BFM TV ce jeudi soir, Nicolas Dupont-Aignan est revenu sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Et pour lui, c’est essentiel, il faut qu’ »on reconstruise à l’identique la cathédrale ». « J’ai lancé une pétition sur Internet qui est un grand succès », a expliqué dans un premier temps le président de Debout la France. Et de détailler : « Je veux qu’on reconstruise à l’identique la cathédrale. On a lancé cette pétition parce que le président de la République a eu des beaux mots en disant que c’est un trésor. Et j’estime que ce serait de la mégalomanie ou de l’indécence que de ne pas respecter ce trésor. »

    Du côté de l’enquête, la piste accidentelle est toujours privilégiée. Les enquêteurs ont interrogé une trentaine de personnes depuis lundi soir. Ce jeudi, de nouveaux témoins sont entendus à leur tour, alors que plusieurs scénarios restent envisageables pour l’heure afin d’expliquer l’incendie de Notre-Dame : court-circuit électrique, « point chaud » provoqué par une soudure au chalumeau ou une cigarette… Tandis que le ministère de la Culture a confirmé au Parisien que le coq de la flèche de Notre-Dame a bien été retrouvée mardi, « cabossée mais vraisemblablement restaurable ». Cette girouette pas comme les autres contient trois reliques : l’une des 70 épines de Sainte Couronne du Christ, une relique de Saint Denis et une de Sainte Geneviève. On ne sait pas encore si les reliques se trouvent encore dans ce coq et dans quel état elles se trouvent et quelle place elle pourrait retrouver sur la cathédrale, si la nouvelle flèche subit d’importantes modifications.

    La rédaction avec l’AFP

     

  • Le Dakar en Arabie, l’argent au dessus de tout ?

    Sur le papier, c’est idyllique. Le Dakar se déroulera désormais dans un pays grand comme 3 fois la France, entièrement désertique, avec des paysages sublimes et des infrastructures impeccables.

    Dans les faits, c’est plus problématique. Avec un accord avec les autorités nationales, les organisateurs du Dakar ont décidé de poser, pour 5 ans, leurs valises en Arabie Saoudite. Monarchie absolue de droit divin, l’Arabie est très régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme.

    « Étouffer toute contestation pacifique par le biais de peines de prison aberrantes reflète l’absence de volonté du gouvernement saoudien de mener de sérieuses réformes politiques et civiles »

    « Étouffer toute contestation pacifique par le biais de peines de prison aberrantes reflète l’absence de volonté du gouvernement saoudien de mener de sérieuses réformes politiques et civiles » selon Michael Page, directeur adjoint de l’association Human Rights Watch.

    Une volonté de MBS d’adoucir l’image du régime

    L’Arabie Saoudite enferme et torture les homosexuels, décapite au sabre sur les places publiques les apostats, réduit les femmes à l’insignifiance, enseigne la haine des Juifs. Le prince héritier Mohammed Ben Salmane, MBS, dirigeant de facto du Royaume, est très largement soupçonné d’être derrière la torture, le meurtre et le dépeçage du journaliste du Washington Post Jamal Kashoggi dans les locaux du Consulat saoudien à Istanbul.

    MBS, conscient de l’image déplorable de son régime et de son pays, cherche à en améliorer l’image. Cela passe notamment par le sport et le Dakar. Pour les organisateurs de celui-ci, outre les paysages et le soutien financier d’un Royaume richissime, la proximité géographique avec l’Europe et donc la possibilité de retransmettre en direct en heures de grande audience, fut certainement déterminante.

    Une communauté française réduite, des liens économiques majeurs

    La communauté française en Arabie est faible, quelques milliers de personnes travaillant principalement dans l’industrie pétrolière. 3 lycées français, et autant d’instituts de l’Alliance française, existent cependant dans le Royaume, à Djeddah, Al Khobar et la capitale Riyad. Les expatriés vivent principalement en vase clos dans un pays ou la pratique d’une autre religion que l’Islam n’est pas autorisée dans l’espace public, tout comme la consommation d’alcool.

    Les échanges commerciaux, en hausse de 15% en 2018, sont en revanche très importants avec 10 milliards d’Euros d’échanges. La France est largement déficitaire dans ces échanges ou elle importe quasi exclusivement du pétrole. Les exportations sont souvent militaires avec une polémique concernant la possible utilisation d’armes français dans la guerre que mène MBS au Yemen.

    L’Arabie Saoudite cherche à diversifier son économie et préparer l’après pétrole. Le Dakar, malgré les polémiques, y contribuera sans nul doute.

  • Grece et Allemange : Tensions sur la requête grecque d’indemnité de guerre

    Le gouvernement grec joue-t-il avec le feu ? La question mérite d’être posée alors que la nouvelle majorité élue le 25 janvier a lancé plusieurs initiatives ces derniers jours : l’évaluation de la « dette de guerre » allemande, la mise en place d’une commission d’évaluation de la dette et la mise en place d’une commission parlementaire sur les conditions du « sauvetage » de 2010.

    Une absurdité risquée ?

    En Europe, c’est surtout la première question qui provoque des cris d’orfraies, surtout après que le vice-ministre aux Finances, Dimitris Mardas, a estimé à 279 milliards d’euros ce que devrait l’Allemagne à la Grèce. Le vice-chancelier social-démocrate allemand Sigmar Gabriel a jugé cette demande « stupide. » Comment, a priori, ne pas lui donner raison ? La somme est considérable et il est certain que l’Allemagne ne versera jamais à la Grèce un tel montant. On sait aussi que seule la Grèce demande le versement de telles indemnités, alors que les autres pays victimes du nazisme se taisent.

    On peut s’arrêter à cette stupidité. Et estimer donc que la Grèce joue là un jeu dangereux. Le quotidien Le Monde estime ainsi qu’Athènes prend trois risques. Le premier, celui de tenter de « désigner un responsable extérieur » à sa situation ; le second, de s’ôter l’argument du pragmatisme en demandant ce qu’on lui demande, le paiement d’une dette impossible à payer ; le troisième, enfin, celui de détruire le principe de la solidarité européenne en remettant en cause le principe sur l’Union européenne serait fondée, « le dépassement du cycle de guerres et d’humiliations qui a conduit l’Europe à la ruine. »

    La Grèce isolée ? C’est déjà fait !

    En réalité, le jeu peut être un peu plus fin que celui que l’on croit. Rappelons d’abord que la Grèce n’a pas besoin de cette question (comme elle n’a pas davantage besoin d’un rapprochement avec Moscou) pour se retrouver isolée en Europe. Elle l’est depuis le 26 janvier, autrement dit depuis la constitution du nouveau gouvernement. Les réunions de l’Eurogroupe ont montré cet isolement et le dialogue de sourd depuis le 20 février l’a confirmé. L’utilisation de cette question des réparations de guerre répond donc à une logique de bras de fer et de rapport de force dans lequel la Grèce joue, quoiqu’il arrive, seule contre tous. Il est évident, n’en déplaise à beaucoup, que les leaders grecs ne sont pas plus stupides que la plupart des journalistes européens. Ils savent donc pertinemment que l’Allemagne ne fera jamais un chèque de 279 milliards d’euros à la Grèce. Pourquoi alors soulever cette question ?

    Message à l’opinion grecque

    D’abord, parce que c’est un message envoyé à l’opinion grecque. Les élections du 25 janvier a été une révolte contre le sentiment d’humiliation très fort qu’ont représenté les années « troïka » en Grèce. Alexis Tsipras sait que l’essentiel de sa popularité réside dans sa capacité à résister aux demandes des créanciers. Cette question des réparations entre dans la même logique : il s’agit de montrer aux Grecs que la Grèce parle d’égal à égal à l’Allemagne et peut évoquer les sujets qui fâchent. Longtemps, les gouvernements grecs ont évité le sujet, sans néanmoins obtenir de véritable respect de la part des Européens. Cette époque est terminée et le gouvernement grec souhaite montrer qu’il ose désormais mettre ces sujets sur la table. Dans l’esprit des nouveaux dirigeants grecs, à tort ou à raison, ceci répond à deux besoins. Le premier est que l’économie nationale ne se redressera que si les Grecs reprennent confiance en eux et retrouvent donc cette « fierté nationale » que les cinq dernières années leur ont largement ôtée. Le second est que, si les négociations viennent à prendre un tour négatif, le gouvernement aura besoin du soutien populaire, il doit donc ménager sa popularité.

    La recherche de responsables extérieurs ?

    Contrairement à ce qu’affirme Le Monde, le gouvernement grec n’a jamais cherché à établir un lien entre l’absence du paiement de réparations et la situation actuelle du pays. Si l’on lit le discours d’Alexis Tsipras sur le sujet prononcé le 10 mars devant la Vouli, le parlement grec, on cherchera en vain un tel raccourci. Du reste, l’actuelle majorité a lancé deux commissions distinctes pour établir la légitimité de la dette et du « sauvetage » de 2010. Mais ces commissions elles-mêmes ne visent-elles pas à éviter les responsabilités du pays dans l’actuelle crise ? Là encore, c’est un procès d’intention récurrent adressé aux Grecs, mais qui est peu fondé. Compte tenu de l’ampleur de la crise, l’établissement des responsabilités n’est pas un luxe superflu.

    La Grèce n’est pas seule dans ce domaine : les deux chambres du parlement irlandais (Oireachtas) ont lancé également une commission d’enquête sur les causes de la crise bancaire et de la crise de 2010-2011. Ces démarches apparaissent en réalité comme des signes de responsabilité : on cherche à comprendre les causes d’une crise pour pouvoir éviter sa reproduction. Ce qui est plutôt étonnant, c’est le refus des Européens de prendre leur part de responsabilité. Ainsi la BCE et son président d’alors, Jean-Claude Trichet a-t-elle toujours refusé de se présenter devant la commission de l’Oireachtas, arguant du fait qu’elle n’avait à s’expliquer (ce qui n’est pas rendre des comptes) que devant le parlement européen. Un parlement européen qui a refusé, à la demande des conservateurs allemands, une commission d’enquête officielle sur les actions de la troïka. Et l’on se souvient que la Commission européenne, à la différence du FMI, n’a jamais accepté son erreur sur sa stratégie d’austérité des années 2010-2012. Où est alors la fuite devant les responsabilités ?

    Là encore, l’attitude du gouvernement grec tranche avec celle des Européens. Car, la responsabilité grecque ne sera certainement pas dissimulée par ces commissions. Pour preuve : Nouvelle Démocratie a voté contre l’établissement de la commission sur 2010. Et c’est bien le but : montrer aux Grecs que l’on n’évite aucun sujet désormais, à la différence des précédents gouvernements. Et, en passant, mettre en exergue l’absence de responsabilité des Européens.

    Valeur comparative des demandes grecques

    La question des réparations a en fait surtout une valeur « comparative. » Il s’agit de montrer ce à quoi l’Allemagne a « échappé » grâce à la bienveillance des vainqueurs. Il s’agit de montrer précisément que si une dette de 278,7 milliards d’euros est un fardeau « absurde » pour l’Allemagne dont le PIB est de 3.000 milliards d’euros, une dette de 320 milliards d’euros l’est d’autant plus pour un pays comme la Grèce dont le PIB est de 192 milliards d’euros. Soulever cette question n’affaiblit donc pas le « pragmatisme » de Syriza, comme le soutient Le Monde, il le renforce. S’il est en effet légitime que l’Allemagne juge «absurdes » les réclamations grecques, si l’on considère que le temps doit effacer les responsabilités allemandes, comment peut-on ne pas juger tout aussi « absurde » d’exiger de la Grèce qu’elle rembourse intégralement et pendant 39 ans une dette qui est insoutenable pour son économie ? Une dette est une dette. Le temps ne change rien à l’affaire. Le Royaume-Uni a remboursé récemment ses dettes émis pour financer la guerre de 1914-1918. Pourquoi l’Allemagne serait-elle exemptée de faire face à ses responsabilités d’il y a 70 ans ? Rejeter la dette allemande doit amener à rejeter la dette grecque. Voilà pourquoi Athènes à tout intérêt à renoncer à cette somme due par l’Allemagne… en échange évidemment d’une position plus souple de ses créanciers.

    Eviter de répéter les erreurs du passé

    Ce que cette affaire permet de soulever, c’est donc le risque d’un « deux poids, deux mesures » en Europe, qui briserait la solidarité européenne. Car les cas de l’Allemagne de l’après-première guerre mondiale et de la Grèce d’aujourd’hui ne sont pas si dissemblables. Ce que les alliés ont, après la première guerre mondiale, imposé (en vain, du reste) à une Allemagne vaincue au nom de la morale, autrement dit le paiement des réparations, n’est pas très différent de l’exigence de remboursement intégral imposé aussi au nom de la morale à une Grèce qui a déjà connu une baisse d’un quart de son PIB (un record en temps de paix). En 1953, les créanciers de l’Allemagne avait fait preuve de solidarité et évité l’humiliation de 1919 par une restructuration de la dette. Le gouvernement grec ne demande rien d’autres aujourd’hui.

    Nul doute que la Grèce acceptera un règlement « symbolique » de cette question si l’Allemagne favorise un règlement « raisonnable » du problème hellénique. Mais c’est seulement en soulevant cette question des réparations que la Grèce peut aujourd’hui, compte tenu de l’inflexibilité des Européens, de relativiser la « morale » affichée par les créanciers de la Grèce.

    Dans le dialogue de sourd actuel, discuter n’est plus possible. En augmentant la tension par une demande immense, les Grecs peuvent donc espérer que l’Allemagne aura tout intérêt à éviter l’escalade sur cette question. Et donc à faire tomber la tension. Il ne s’agit donc pas de rouvrir des plaies, mais d’éviter d’en ouvrir de nouvelles. Sans prise en compte du problème de la dette publique, la Grèce restera longtemps un problème et un fardeau pour l’Europe. Acculé par l’inflexibilité européenne, le gouvernement grec doit contre-attaquer. Mais son but pourrait être de parvenir à un compromis acceptable, pas davantage. Ce dont les créanciers ne veulent pas entendre parler pour l’instant. Mais pour prendre conscience de certaines situations, un électrochoc est parfois nécessaire.

  • Annonces de Macron : Rafistolages et beaucoup de thèmes absents

    Les oppositions ont raillé mercredi le « rafistolage » et dénoncé les absences, notamment celle de l’écologie, dans les mesures qu’Emmanuel Macron devait annoncer lundi soir pour la sortie du grand débat.

    Baisses d’impôts pour les classes moyennes, réindexation des petites retraites, référendums locaux et suppression de l’ENA figuraient parmi les principales réponses du président de la République à la crise des « gilets jaunes », selon le projet d’allocution dont l’AFP a obtenu copie.

    Présentée comme le grand tournant, l’allocution avait finalement été annulée en raison de l’incendie de Notre-Dame. Mais plusieurs médias ont dévoilé mardi les annonces que le chef de l’Etat avait prévu de faire.

    « J’ai vraiment le sentiment que c’est du rafistolage », a critiqué sur LCI Manon Aubry, tête de liste de la France Insoumise (LFI) aux élections européennes. « Pour le moment, le compte n’y est pas », a-t-elle ajouté, en énumérant les mesures toujours souhaitées par LFI : hausse du SMIC, TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité, rétablissement de l’ISF, 14 tranches d’impôt sur le revenu.

    Il promettait de renverser la table, il a renversé un tabouret

    « Il promettait de renverser la table, il a renversé un tabouret », a déploré le Premier secrétaire du PS Olivier Faure sur BFMTV. « Malheureusement, de ce qu’on a pu lire, il n’y avait absolument rien qui permette de penser qu’on soit à la hauteur » de l’ambition qu’il faudrait afficher pour la biodiversité et pour l’environnement, a-t-il ajouté.

    Pas un mot sur l’écologie !

    « Malheureusement dans ce qui a fuité (…) il n’y a pas un mot sur l’écologie, alors que contrairement à la restitution qui a été faite par le Premier ministre, c’est une priorité pour les Françaises et les Français », a abondé le porte-parole d’EELV Julien Bayou sur BFMTV.

    Selon lui, « il y a une attente phénoménale de sortie des pesticides (…) et le Président tergiverse, tout simplement parce qu’il est sensible (…) aux lobbies ».

    Cette réponse « n’est pas à la hauteur du tout, il y a des contradictions manifestes entre intentions et réalité. On ne peut pas dire qu’on va sauver nos hôpitaux et écoles et supprimer 120.000 postes de fonctionnaires », a critiqué lors du Talk Le Figaro Ian Brossat, tête de liste du PCF aux européennes.

    A droite aussi, les réactions sont très critiques. A l’exception de la baisse de l’impôt sur les classes moyennes, qui est « une bonne mesure », « tout le reste » relève « soit du gadget, soit de l’hypocrisie, soit » va « accroître l’injustice », a accusé sur BFMTV Julien Aubert, député du Vaucluse et secrétaire général adjoint de LR.

    Le compte n’est pas bon

    Emmanuel Macron « a esquivé certains sujets » comme « l’environnement et la taxe carbone ». « Et puis il agite des sujets comme la suppression de l’École nationale d’administration qui est de la pure démagogie », a-t-il poursuivi.

    « Le compte n’est pas bon, a déploré Julien Sanchez, porte-parole du RN sur BFMTV. C’est un rétropédalage : il rend aux Français ce qu’ils avaient déjà avant que lui-même ne le coupe », en prenant l’exemple de la réindexation des retraites sur l’inflation.

    La rédaction avec l’AFP

     

  • Aux frontières européennes, l’état d’urgence devient la norme

    En théorie, les contrôles aux frontières devaient être temporaires. En pratique, ils sont permanents. Le déploiement de la police fédérale allemande à la frontière germano-autrichienne, démarré au plus fort de la crise des réfugiés en septembre 2015, a ainsi été prolongé à plusieurs reprises.

    Le 12 avril dernier, le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, de l’Union chrétienne-sociale (CSU), a prolongé les contrôles aux frontières de six mois supplémentaires, jusqu’en novembre. La demande de la Commission européenne demande au contraire de revenir le plus rapidement possible à un franchissement des frontières sans contrôle à l’intérieur de l’espace Schengen.

    Le commissaire européen chargé des migrations,  Dimitris Avramopoulos, a appelé mi avril à un retour à la normale dans l’espace Schengen. « Si Schengen cesse d’exister, l’Europe mourra », a déclaré le commissaire grec lors d’une conférence à Washington.

    Critique du parti libéral démocrate (FDP)

    La nouvelle prolongation des contrôles aux frontières suscite des critiques à Bruxelles, mais aussi en Allemagne.

    « Au lieu d’utiliser des politiques symboliques qui n’ont qu’un impact négatif sur l’économie de plusieurs milliards d’euros, et génèrent de longs embouteillages, Horst Seehofer devrait plutôt travailler à trouver une solution commune à la politique migratoire de l’UE », a insisté Phil Hackemann, qui se présente aux élections européennes sur la liste du FDP en Bavière.

    Horst Seehofer avait déjà justifié la nécessité d’étendre les contrôles aux frontières au journal allemand Bild am Sonntag en disant que le retour à une situation antérieure à 2015 n’était « pas encore justifiable pour des raisons liées à la politique migratoire et de sécurité ».

    Selon l’hebdomadaire Bild am Sonntag, en janvier et février 2019, près de 1 000 personnes se sont vues refuser l’entrée à la frontière germano-autrichienne en raison de tentatives de passage illégal. Les gardes-frontières ont également arrêté 82 passeurs au cours de cette période.

    L’Allemagne n’est pas le seul pays de l’espace Schengen qui continue à mettre en œuvre des contrôles aux frontières. Ceux-ci sont possibles selon la réglementation européenne s’il existe « une menace sérieuse pour l’ordre public ou la sécurité intérieure d’un État membre ».

    Outre l’Allemagne, la France, le Danemark, la Suède, la Norvège et l’Autriche utilisent actuellement la clause d’exception du code frontières Schengen.

    En France, les contrôles aux frontières sont principalement justifiés par la menace persistante du terrorisme, ce qui signifie que des contrôles sont effectués aux frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne. En outre, les cartes d’identité sont également contrôlées dans les aéroports et les ports.

    Contrôles aux frontières en France

    Dans son manifeste pour l’Europe publié en mars, le président français Emmanuel Macron avait proposé que l’adoption de politiques d’asile communes soit une condition préalable à une future adhésion à Schengen.

    Cette proposition tournée vers l’avenir s’adresse essentiellement au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui continue de rejeter une politique migratoire européenne commune.

    Emmanuel Macron, dont le pays a été dévasté par les attentats terroristes de Paris de 2015 qui ont fait 130 morts, ne discutera pas de l’abandon des contrôles aux frontières de sitôt.

    Alors que les campagnes électorales de l’UE battent déjà leur plein en France, le Rassemblement national, parti d’extrême droite de Marine Le Pen, fait du manque de sécurité aux frontières extérieures de l’UE un sujet central, six semaines seulement avant les élections européennes.

    Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national, exhorte la France à se retirer complètement de l’espace Schengen.

    Extension de Frontex seulement d’ici à 2027

    Pour justifier sa demande de suppression des contrôles aux frontières dans l’espace Schengen, la Commission continue de souligner la diminution considérable du nombre de réfugiés depuis 2016. Entre-temps, l’extension de la protection des frontières extérieures de l’UE progresse lentement.

    Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait initialement proposé de porter le nombre de gardes-frontières de l’UE à 10 000 d’ici à 2020. Ce qui aurait rendu superflus les contrôles internes actuels au sein de l’espace Schengen.

    Cependant, plusieurs Etats membres, dont l’Allemagne, se sont inquiétés d’une augmentation aussi rapide. En mars, il a donc été convenu à Bruxelles qu’un corps permanent de 10 000 gardes-frontières serait constitué d’ici à 2027.

    Un article publié sur le site de notre partenaire :

  • Reconstruction de Notre-Dame : mobilisons nous, Français de l’étranger

    Paris, la France, le monde, ont assisté avec effarement à la destruction de la toiture de Notre-Dame de Paris. L’essentiel semble sauvé, la nef, les tours, le trésor et la majorité des sculptures, mais la « forêt », cet ensemble unique au monde de charpentes dont certaines dataient de plus de 8 siècles, est perdue à jamais.

    La communauté internationale n’a pas tardé à réagir. Donald Trump et Barack Obama ont fait part de leur consternation, M. Obama rappelant son souvenir personnel lors d’une visite privée dans la Cathédrale avec sa famille. Theresa May a également, sur Twitter, fait part de son soutien au peuple de France, tout comme le porte-parole de Mme Merkel, la Chancelière ne disposant pas de compte personnel.

    Le Pape François invite la communauté internationale à aider à la reconstruction

    « Attendons que la douleur liée au grave incendie se transforme en espérance pour la reconstruction « 

    Le Pape est bien évidemment rapidement intervenu. Le Souverain Pontife, qui contrairement à la Chancelière allemande, est un ardent utilisateur de Twitter y a indiqué, en français, attendre que « la douleur liée au grave incendie se transforme en espérance pour la reconstruction ».

    De reconstruction il fut sujet dès lundi soir. Le Président de la République fut catégorique : « nous rebâtirons Notre-Dame ». Des appels aux dons ont été immédiatement lancés et plusieurs familles et grands groupes ont indiqués y contribuer. Les familles Pinault et Bettencourt-Meyers, les groupes LVMH et Total, sont parmi les premiers à avoir annoncé une contribution en centaines de millions d’euros.

    « Nous rebâtirons Notre-Dame « 

    La Fondation du Patrimoine, qui pourrait piloter l’ensemble du travail de reconstruction – les modalités finales sont encore en discussion entre la mairie de Paris, l’Etat et l’archevêché – a déjà reçu plusieurs millions d’euros, en quelques heures, sur sa  plateforme dédiée .

    Polémique en Belgique, solidarité dans le monde entier

    La communauté internationale n’a pas tardé à se mobiliser également. Avec des soutiens étonnants. La ville hongroise de Szeged, qui avait été soutenue par Paris au XIXème siècle après une inondation, a annoncé faire un don de 10 000 euros. La milliardaire brésilienne Lily Safra a également annoncé faire un don, tout comme l’association américaine « Friends of Notre Dame » et le milliardaire américain Henry Kravis, qui va verser 10 millions de dollars.

    « c’est des briques les copains, une charpente, ça se reconstruit »

    En Belgique, la jeune politicienne du parti cdH (démocrate-chrétienne) Opaline Meunier a indiqué sur Tweeter son sentiment : « c’est des briques les copains, une charpente, ça se reconstruit ». Elle a cependant retiré ce tweet polémique devant la vague d’indignation qui commençait…

    Les Français de l’étranger doivent être solidaires, mobilisons nous !

    Les Français de l’étranger ont évidemment suivi avec consternation de désastre pour le patrimoine national. Vitrine de la France dans le monde, emblème universel de l’œuvre de Victor Hugo, Notre-Dame est, pour beaucoup, la France.

    Lesfrancais.press et la French Radio s’associent naturellement à cette solidarité de nos compatriotes à travers le monde. N’hésitez pas à faire un don, même modeste, à la  Fondation du Patrimoine  .

    Notre-Dame, et Paris, le méritent bien !

     

  • Lycée Français de Madrid – Un jeune homme de 13 ans a tenté de se suicider

    Vendredi dernier, en pleine classe, un jeune homme de 13 ans a tenté de se suicider en essayant de sauter par la fenêtre. Il avait laissé  une chanson sur internet expliquant son mal-être.Le pire a été évité et l’élève de 4ème a été pris en charge à l’hôpital G. Marañon.

    Une enquête a été ouverte, mais il semblerait qu’il s’agisse de harcèlement scolaire. C’est le deuxième cas à Madrid en 15 jours.

    Le 1er avril, un étudiant espagnol a perdu la vie en se défenestrant depuis sa salle de classe. Défini comme une violence qui peut être physique ou psychologique, le harcèlement est une domination d’un ou plusieurs élèves envers un autre, de manière régulière et de plus en plus violente. Rapidement la personne harcelée est de plus en plus isolée.
    Le gouvernement a mis en place cette année différentes campagnes de sensibilisation « NON AU HARCÈLEMENT ».
    Les outils de communication sont disponibles en ligne et gratuitement pour que les établissements puissent les exploiter.
    La direction du LFM à t-elle travaillé sur cette campagne de
    prévention ? Si oui, suffisamment ? Le personnel a-t-il reçu une
    formation ? Pourquoi personne n’avait vu que l’enfant était mal et
    isolé ?
    Un certain nombre d’élèves et d’employés déplorent les relations tendues depuis quelques années avec la direction, plus particulièrement avec Madame le Proviseur qui sera au Lycée Hôtelier de Biarritz à partir de septembre.
    Comment lutter contre le harcèlement s´il n’existe pas de climat de confiance ?
    L’enquête en dira certainement plus …
    Eric Victorien
    Correspond lesfrancais.press à Madrid
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