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  • Pas de déduction fiscale sur les revenus français pour les dons « Notre Dame » des FdE

    Jacky Deromedi avait déposé un amendement, cosigné par de ses 41 collègues, relatif à la déduction fiscale sur un éventuel don pour le Projet de Rénovation de Notre Dame de Paris. Il fut rejeté ce mardi 28 Mai 2019 par ses collègues.

    Il visait à étendre le dispositif de réduction d’impôts sur le revenu pour les dons réalisés au profit de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris aux compatriotes domiciliés à l’étranger ayant des revenus de source française imposables en France.

    Ce ne sont pas des exilés fiscaux comme on veut le faire croire trop souvent ! – Jacky Deromedi (Sénateur LR les Français de l’Etranger)

    En effet, les Français de l’Etranger ne peuvent bénéficier d’aucune déduction lorsqu’ils font des dons parce qu’ils auraient une obligation fiscale limitée. Pour faire simple, le fait que l’imposition soit limitée par les dispositions européennes ou les conventions fiscales avec le pays de résidence, exclue le citoyen concerné de la quasi-totalité des déductions fiscales en France. 

    Le plus grand nombre d’entre eux s’acquittent donc d’impôts avec une retenue à la source entre 27 et 47%. La notion de « fiscalité aux obligations limitées »  est donc à géométrie variable du côté de Bercy.

    Ces impôts font participer, les Français de l’Etranger au financement du budget français et à la protection sociale française alors qu’ils n’en bénéficient pas. Comme le souligne Jacky Deromedi dans un post sur les réseaux sociaux suite au rejet de son amendement « Ce ne sont pas des exilés fiscaux comme on veut le faire croire trop souvent ! ».

    Il est dommage que ces collègues n’aient pas retenu le dispositif dérogatoire prévu par cet amendement qui voulait simplement faciliter la participation de tous les Français à cet engagement national. Ils ont peut-être eu peur de faire un précédent conduisant, éventuellement,  petit à petit aux Français de l’Etranger à demander l’élargissement des possibilités de déduction. De là, à dire, qu’ils voient le mal partout ! ?

    On retiendra que la discussion de cet amendement a permis d’attirer l’attention sur la discrimination constante entre Français résidant en France et Français résidant à l’Etranger.

  • 5G -Pré 5G ! Etat des lieux du déploiement mondial

    83 pays sont en train de déployer ou ont déjà commercialisé la « pré-5G ». L’Europe est à la traine et La France, elle, vient encore de repousser de six mois l’attribution des fréquences.

    Si la standardisation de la 5G ne sera pas achevée avant 2020, opérateurs et constructeurs de smartphones ont déjà commencé à attaquer ce marché. Le GSA (Global Mobile Suppliers Association) a identifié dans son dernier rapport 201 opérateurs dans 83 pays expérimentant, déployant ou commercialisant de la pré-5G contre 154 opérateurs recensés au mois d’août dernier.

    Les pays où des opérateurs vont lancer de la FWA, de la 5G avec un usage d'Internet fixe.
    GSA/January report – Les pays où des opérateurs vont lancer de la FWA, de la 5G avec un usage d’Internet fixe.

    Les Américains et la Corée en tête

    11 opérateurs ont lancé la 5G en service limité, qu’il s’agisse d’un usage mobile ou fixe. Il s’agit de : AT&T (Etats-Unis), Elisa (Finlande et Estonie), Etisalat (Emirats arabes unis), Fastweb et TIM (Italie sur les sites de Matera et Bari mais pour des partenaires uniquement), LG Uplus (Corée du Sud), KT (Corée du Sud), Ooredoo (Qatar), SK Telecom (Corée du Sud), Verizon (EU) et Vodacom (Lesotho). Globalement, on note une prédominance des Américains et des Coréens.

    Le calendrier commercial des pays qui vont lancer un service 5G.
    GSA/January Report – Le calendrier commercial des pays qui vont lancer un service 5G.

    Les attributions de fréquences en 2020

    Ces services sont toutefois limités géographiquement, touchent très peu de clients et n’offrent pas la possibilité de se connecter directement avec un smartphone du commerce. Il s’agit soit d’un accès public à un réseau Wi-Fi pour un usage mobile, soit de FWA (Fixed Wireless Access) permettant de se connecter chez soi au réseau mobile pour sa connexion fixe afin de pallier l’absence de fibre optique. Le GSA souligne également que certains acteurs n’ont pas adop;té les standards déjà définis par le 3GPP. C’est le cas de Verizon qui a développé sa propre solution. Elle pourra être mise à jour dans le futur. Sept autres opérateurs mobiles ont déclaré avoir activé des stations de base 5G, sans avoir l’intention d’ouvrir immédiatement des services commerciaux.

    En France, il n’est pas question de lancer la 5G avant 2020. Dans la torpeur d’un grand débat national poussif, les Français, eux, ont été classés en deux catégories par le gouvernement : dans les zones denses la 5G, ailleurs la 4G (SIC) Mais le calendrier a pris six mois de retard. La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des finances Agnès Pannier-Runacher a déclaré en janvier lors des vœux de l’Arcep que les attributions des fréquences se feraient début 2020 pour un déploiement dans la foulée afin d’assurer, au plus vite, le confort des métropoles et de leurs populations hyperconnectées, hyperéduquées et tournée vers les services, clientèle captive d’un monde inventé par d’autres –  par les GAFAM, les BATX et les prochaines licornes américaines ou asiatiques pour les objets connectés mais aussi par le chinois Huawei pour la fourniture du déploiement de la 5G. Acteur majeur du nouveau marché de la 5G, Huawei est accusé par Donald Trump d’espionnage au profit des chinois.

    Les déboires américains auront t ils un impact sur la 5G dans le monde ?

    Le timing de cette décision interpelle. La semaine dernière, les États-Unis ont décidé de bloquer l’accès de Huawei aux technologies américaines. Ce très rude coup porté au géant chinois des équipements télécoms et des smartphones est intervenu à un moment clé. Malgré un très fort lobbying de Washington pour forcer l’Europe à chasser, comme lui, Huawei des réseaux 5G, plusieurs pays – dont la France, l’Allemagne, et surtout le Royaume-Uni, allié traditionnel du pays de l’Oncle Sam – ont décidé de ne pas s’aligner sur les États-Unis. Leurs opérateurs télécoms devraient donc, sous certaines conditions, pouvoir recourir aux équipements de Huawei pour déployer la prochaine génération de communication mobile.

    Mais, dans le contexte actuel, vont-ils toquer à la porte du groupe chinois ? Même si Huawei est un incontestable leader dans la 5G, les opérateurs peuvent craindre que ses déboires avec les États-Unis mettent en péril son activité. Dans ce cas, les opérateurs européens pourraient massivement privilégier ses concurrents, en particulier Ericsson et Nokia. Cette perspective, bien sombre pour le groupe chinois, n’est pas à écarter. Selon plusieurs experts, c’est la survie même de Huawei qui est désormais en jeu. Le cabinet Eurasia Group juge qu’« en cas de coupure totale de l’accès à la technologie américaine », le dragon chinois « ne survivrait probablement pas sous sa forme actuelle ».

    Huawei honorera-t-il ses contrats ?

    Outre ses problèmes dans les smartphones (Google a coupé les ponts avec Huawei en le privant d’Android, son système d’exploitation, ce qui pourrait plomber ses ventes de terminaux à l’international), le groupe chinois est aussi en danger dans les équipements télécoms. Les fabricants américains de semi-conducteurs, comme Qualcomm, ont annoncé l’arrêt des livraisons au géant de l’Empire du Milieu. Un problème pour Huawei, qui va devoir trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. L’année dernière, ZTE, un autre équipementier télécoms chinois, a lui aussi été confronté à une interdiction d’acheter des composants électroniques américains. Il en avait payé le prix fort : il a été contraint d’interrompre un temps ses activités, et a aussi perdu des clients. En décembre dernier, ZTE a vu son plus important contrat en Allemagne, avec Telefonica Deutschland, s’envoler.

    Pour éviter un même effet domino dévastateur, Huawei a indiqué qu’il avait pris des mesures pour ne pas manquer de semi-conducteurs. Le groupe affirme disposer d’un an de stock. Conscient que certains opérateurs s’interrogent sur sa capacité à faire face à leurs commandes, le groupe s’est voulu rassurant. Ce mardi, Abraham Liu, le représentant de l’équipementier à l’Union européenne, a joué les pompiers. A l’en croire, Huawei dispose « de toutes les capacités nécessaires pour honorer ses contrats en cours, tout comme ceux à venir ». « Il n’y aura aucun retard sur la 5G », a-t-il renchéri. Avant de bomber le torse : « Nous sommes à pleine charge. »

    L’Europe redoute un retard dans la 5G

    Reste que si les opérateurs européens devaient massivement tourner le dos à Huawei pour des raisons économiques ou de sécurité nationale, ce n’est pas seulement ce dernier qui en pâtirait. Mais aussi, plus globalement, le Vieux Continent, qui pourrait prendre du retard dans la 5G. Dans une note confidentielle citée il y a quelques mois par l’agence américaine Bloomberg, Deutsche Telekom, l’opérateur historique allemand et numéro un européen des télécoms, a tiré la sonnette d’alarme. Selon ses dirigeants, sans Huawei, l’Europe pourrait perdre un à deux ans dans le déploiement de la 5G.

    En outre, un Huawei en grande difficulté ne ferait pas, c’est peu dire, les affaires de la Chine. Si son champion des équipements télécoms était trop affaibli, le pays pourrait lui-aussi prendre du retard dans la 5G. Ce serait un véritable camouflet pour la Chine, engagée dans une féroce bataille avec les États-Unis pour être le premier pays à disposer de la prochaine génération de communication mobile. Laquelle est perçue comme un catalyseur économique essentiel dans les années à venir.

     

  • Comment Macron tente de remodeler la mécanique européenne

    Un programme puis des candidats pour l’appliquer, plutôt que l’inverse. Le président français veut changer la méthode européenne pour forger un exécutif le plus solide possible.

    A Bruxelles, mardi 28 mai, alors que les 28 chefs d’Etat et de gouvernement se réunissaient pour faire le point après les élections, le président français a continué sa stratégie de coup de pied dans la fourmilière.

    «  Ces élections marquent une nouvelle étape pour l’Europe, on ne va pas faire comme si rien n’avait changé !» a indiqué le chef d’Etat, insistant sur la hausse de la participation, l’espoir des jeunes et le besoin d’agir rapidement sur plusieurs sujets : changement climatique, questions sociales et innovation, et Europe de la défense.

    Réuni à la demande de la France, ce Conseil extraordinaire avait été minutieusement préparé à Paris.

    Pour la première fois, plusieurs chefs d’Etat sont arrivés au Conseil en débitant les mêmes éléments de langage, visiblement briefés par Emmanuel Macron : « l’important n’est pas de trouver un candidat , mais un programme » ont ainsi assuré Charles Michel, Mark Rutte, Pedro Sanchez, Antonio Costa mais aussi Emmanuel Macron et aussi dans une moindre mesure le luxembourgeois Xavier Bettel et Antonio Tsipras, qui ont pris plus de liberté avec le script initial.

    Cette alliance inédite est bien sûre destinée à mettre au pouvoir non pas Manfred Weber, le candidat de droite PPE qu’aucun de ces chefs d’Etat ne souhaite voir prendre la Commission. Selon Macron, le candidat idéal aura de expérience et crédibilité, et incarnera le renouvellement et les changements dans la politique européenne.

    Cette stratégie s’est heurtée aux tenants de la droite classique, mais aussi à Angela Merkel, qui a dit qu’elle continuait à soutenir le système des Spitzenkandidaten. Elle est de plus en plus seule à le faire : le Parlement européen réuni dans la matinée avait échoué à se prononcer pour le mécanisme, rappelant simplement son souhait de voir un candidat qui a affiché un programme et fait campagne.

    Les autres Spitzenkandidaten ne se sont pas exprimé pour le gagnant théorique, soit Mandfred Weber, qui a obtenu le plus de sièges. En 2014, Martin Schulz avait au contraire apporté son soutien à Juncker dès le dimanche soir.

    A Paris, le mécanisme est pourtant mort et enterré, les arguments de Macron ayant fini par porter.

    « Le système des Spitzenkandidaten est une farce : c’est de la particratie plutôt que de la démocratie. Ca favorise forcément l’un des deux plus grands partis du Parlement européen, qui sont dominés par des Allemands » souligne le géopoliticien et professeur de sciences politiques Zaki Laïdi.

    « Nous avons acté qu’il n’y avait pas d’automaticité des Spitzenkandidaten » s’est simplement réjoui le président français, donnant le coup final au processus.

    Paris veut une Commission forte, contrairement à l’Allemagne

    En filigrane, le président a aussi dénoncé « ceux qui ne veulent pas de candidats à la président de la Commission qui puissent leur faire de l’ombre », visant clairement Angela Merkel dont le pays a toujours soutenu des candidats moyens pour éviter que l’exécutif européen ne prenne trop de place.

    Une erreur de traduction en français a entraîné de vives réactions sur l’état des relations entre la France et l’Allemagne. Les deux chefs d’Etat s’opposent notamment sur la tête de la future Commission européenne. (voir notre article FRITURE SUR LIGNE )

    « C’est le plus gros exécutif européen, il faut qu’il prenne toute sa part, il faut un pouvoir fort » a au contraire affirmé Emmanuel Macron en appelant de ses voeux un/e président de a Commission européenne « qui porte une Europe qui soit la plus forte possible ». Selon lui, la clé serait un ou une candidate le plus charismatique et compétent possible.

    Il a surtout rappelé que le principal atout du candidat sera de rassembler la majorité autour d’elle ou lui. Un argument subtil : à l’exception de Michel Barnier, qui n’a certes pas officiellement fait campagne mais vient de passer les deux dernières années à voyager dans toutes les capitales européennes pour associer les 27 à son projet d’accord pour le Brexit, aucun candidat ne fait consensus.

    Et si faire l’unanimité au Conseil européen peut sembler compliqué, ce n’est rien par rapport au Parlement européen où les 751 eurodéputés obéissent tous à des logiques très différentes.

    Pour Pierre Vimont, ancien ambassadeur de France auprès de l’UE, qui participait mardi à une discussion au think-tank ECFR, « le nouveau Parlement risque d’être compliqué à gérer, voire bloqué » en raison de la fragmentation des forces politiques, et du manque de majorité, qui nécessitera d’imaginer un programme de coalition pour trouver des bases communes.

    « Le programme de coalition est en train de devenir une réalité de la politique européenne ; notamment pour résister à la poussée de l’extreme-droite, trouver des accords sur un programme, va devenir essentiel » assure le diplomate. Les semaines qui s’ouvrent s’annoncent mouvementées.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Renault-Fiat Chrysler – Fusion en vue ! Quid de Nissan ?

    Après un premier semestre de rumeurs, de négociations, les groupes Renault et Fiat Chrysler Automobile (FCA) s’apprête à annoncer leur fusion! Un tel scénario serait un véritable séisme dans le paysage automobile mondial.

    La nouvelle entité, si on intègre Nissan et Mitsubishi qui sont alliés à Renault par le truchement de participations, pèserait pas moins de 15 millions de voitures, soit moitié plus que son deuxième concurrent (groupe Volkswagen). La nouvelle entité compterait également pas moins de 15 marques de voitures réparties dans le monde entier.

    Pour FCA, cette fusion est l’aboutissement du rêve du PDG historique du groupe italien, Sergio Marchionne, décédé il y a tout juste un an. L’Italien avait tout fait pour adosser le constructeur italien à un grand groupe automobile.

    Un effet de taille considérable

    Pour Renault, c’est l’opportunité d’accéder à un effet de taille considérable, au point de supplanter Nissan qui se targuait jusqu’ici d’être plus gros que son actionnaire principal et d’exiger un rééquilibrage de l’Alliance. Pour le groupe automobile français, c’est aussi un accès au marché américain réputé extrêmement verrouillé, puisque FCA y possède Chrysler, Dodge ou encore RAM.

    Mais les enjeux d’une telle fusion sont immenses, et les risques qu’elle échoue ne le sont pas moins. D’abord, la fusion Renault et FCA devra s’affranchir de considérations politiques majeures. En France, l’État devra accepter de ne plus être l’actionnaire majoritaire de ce fleuron industriel pour lequel il n’a jamais voulu lâcher la bride. Côté italien, le gouvernement pourrait voir ce projet d’un bon œil puisque, d’après les informations divulguées par la presse, la famille Agnelli pourrait devenir le premier actionnaire de l’ensemble, mais il freinera des quatre fers dès qu’il s’agira de restructurations. Le gouvernement italien n’a d’ailleurs pas exclu d’entrer dans le capital du nouvel ensemble.

    Car le groupe Fiat est en grandes difficultés industrielles et souffre d’une incroyable et très handicapante panne stratégique. Dans un contexte de ralentissement économique, le groupe est très mal placé avec ses gammes vieillissantes et son manque d’investissement chronique en technologies.

    Jeep, le joyau de FCA

    Le seul joyau que pourrait trouver Renault chez Fiat s’appelle Jeep. Le spécialiste des 4X4 est la seule marque à disposer d’une gamme bien positionnée sur les segments les plus dynamiques. Toutes les autres, de Fiat à Alfa Romeo, en passant par Chrysler et même Maserati souffrent d’une absence de plan produit, et d’un déficit de positionnement de marque. Il faudrait investir des dizaines de milliards d’euros pour les relancer. Sauf que FCA pourrait bien manquer de cash s’il doit s’acquitter des très lourdes sanctions pécuniaires qui l’attendent en vertu des objectifs de CO2 de 2020. Cette directive européenne sonne comme un véritable compte à rebours pour ce groupe qui ne dispose d’aucune gamme électrifiée (celles-ci doivent arriver en fin d’année au mieux, courant 2020 au pire). Enfin, FCA court un risque de compétitivité majeur avec le développement fulgurant de la Digital Factory ou Industrie 4.0. Là encore, les investissements nécessaires sont conséquents.

    Autrement dit, FCA est connu pour être l’enfant malade de l’industrie automobile mondiale, et certains constructeurs se délectaient même à l’idée de se partager les morceaux en cas de démantèlement, pour les plus belles pépites. Aucun doute par exemple que Carlos Tavares (groupe PSA) lorgnait sur une des marques américaines qui lui aurait permis de s’installer sur le deuxième marché automobile du monde.

    Le volume, vestige de la stratégie de Ghosn

    Pour Renault, la fusion avec FCA pourrait ne répondre qu’à une seule et même logique, celle qui a toujours prévalu sous l’ère Ghosn: l’effet de taille. Le constructeur automobile français est obsédé par les synergies et, manifestement, celles engrangées (près de 5 milliards d’euros par an) avec Nissan ne lui suffisent plus.

    En réalité, cette stratégie pourrait bien être celle de la fuite en avant d’un groupe incapable de fonder sa rentabilité sur d’autres leviers comme le pricing power (soit la capacité à défendre des prix). En dix ans, les segments supérieurs de Renault ont perdu du terrain au profit de l’entrée de gamme. Ainsi, la part des ventes de la marque Renault dans le total du groupe est passé de 87% en 2008 à 64% en 2018. Le reste de la dynamique de croissance a surtout été le fait des marques Dacia et Lada, réputées plutôt low-cost. D’ailleurs, les ventes de la seule marque au losange n’ont que très peu progressé sur cette période, passant de 2,4 millions d’immatriculations à 2,5 millions. En outre, les Espace et Talisman, qui fournissaient jadis l’essentiel des profits du français, ont été des fiasco commerciaux. Quant au Kadjar, le SUV compact de la marque, il s’est bien vendu mais deux fois moins que son concurrent direct, le Peugeot 3008. Les synergies industrielles sont donc la dernière solution pour le groupe automobile de dégager des profits.

    Mais cette stratégie d’effets d’échelle n’est pas la plus efficace. A titre de comparaison, le groupe PSA, du haut de son « petit » 4 millions d’immatriculations, a dégagé en 2018 une marge opérationnelle deux points au-dessus de celle de Renault. Chez Toyota, cela fait dix ans que l’on a abandonné la taille comme point d’horizon stratégique. Après un défaut qualité qui lui a valu un coûteux scandale aux États-Unis, Akio Toyoda, PDG du groupe, avait estimé que cette course à la taille les avait détournés de certaines exigences en termes de qualité. Chez Volkswagen, les dirigeants ont abouti à la même conclusion après l’affaire des moteurs truqués où les ingénieurs étaient prêts à faire n’importe quoi pour vendre des voitures. Et, d’ailleurs, Nissan fait exactement la même analyse. Lors de la publication de ses résultats annuels, Hiroto Saikawa, entre deux salves à l’endroit de son prédécesseur Carlos Ghosn, a fustigé cette politique dite du volume qui aurait conduit à négliger une stratégie de gamme plus dynamique, tout en privilégiant des canaux de distribution peu rentables.

    Nissan, le grand oublié ?

    En parlant de Nissan, le constructeur japonais pourrait bien être le grand oublié de l’affaire. La nouvelle entité rétablirait le rapport de force côté Renault, mais également le point de gravité de l’Alliance qui s’était déplacée au Japon après le rachat de Mitsubishi par Nissan en 2017. En outre, Renault-FCA hériterait de la même participation de 43% dans Nissan, tandis que la participation inverse de 15% serait diluée à 7,5% du nouvel ensemble.

    D’ailleurs, l’ensemble des observateurs était plutôt d’accord, lundi matin, pour affirmer que le projet de fusion de Renault et FCA est la conséquence du refus de Nissan de s’engager sur une telle voie. Mais, pour certains, en cas de fusion avec Fiat, l’Alliance sera nécessairement impactée voire même menacée.

    « Seront-ils capables de consacrer autant d’énergie et d’hommes à cette fusion, qu’à la poursuite de l’Alliance avec Nissan? », s’interroge Bernard Jullien, maître de conférence à l’université de Bordeaux et spécialiste de l’industrie automobile. Il rappelle que « Chrysler est un actif très difficile à digérer comme l’a montré le rapprochement avec Daimler au début des années 2000, mais également aujourd’hui avec des relations compliquées entre Turin et Détroit ».

    Pour Bernard Jullien, Renault prend le risque de « se disperser au profit d’un projet de fusion qui prendra au moins dix ans, sans être assuré du résultat, alors que la priorité devrait être le rapprochement avec Nissan ». Et de conclure: « Renault a moins à gagner avec FCA dont les fondamentaux sont très fragiles, qu’avec Nissan ». Autrement dit, le risque est une rupture de l’Alliance avec Nissan qui, vingt après, fonctionnait à peu près bien malgré ses défauts et ses foyers d’amélioration.

    Critique sur les termes du deal

    Cette rupture stratégique, Renault la doit à Jean-Dominique Senard qui aura réussi l’exploit de monter un tel projet moins de trois mois après son arrivée à la présidence du groupe. Pour beaucoup, l’ancien patron de Michelin a été mandaté par l’Etat français pour donner à Renault une nouvelle envergure industrielle à Renault, à travers une fusion. « Précipité », persifle un analyste du secteur qui fustige le choix de FCA, un groupe qui cherche désespérément à s’allier depuis très longtemps.

    Mais les critiques surgissent déjà sur les termes du deal, notamment sur l’aspect 50/50. Si FCA est mieux valorisé en Bourse (19 milliards contre 17 milliards pour le français), il reste néanmoins lesté de problèmes structurels très importants, là où Renault reste une entreprise rentable, restructurée, avec une stratégie de gamme bien plus avancée.

    Les marchés, eux, ont d’ores et déjà applaudi le projet de fusion

    La famille Agnelli recevrait un dividende exceptionnel pour pallier l’écart de valeur, mais il reviendra à Renault d’apporter des réponses technologiques à FCA (Renault est leader en Europe des voitures électriques et bien placé au niveau mondial), et ses efforts de productivité et de rentabilité seront dilués dans une structure qui devra immanquablement se restructurer et investir des fortunes… Autrement dit, l’entreprise italienne et ses actionnaires hériteraient à peu de frais d’un groupe en bonne santé, tandis que le groupe français va se retrouver avec des problèmes structurels qui ne sont pas les siens.

    Les marchés, eux, ont d’ores et déjà applaudi le projet de fusion. Le titre Renault a flambé de plus de 12% tandis que l’action Fiat a grimpé de 8% environ. le conseil d’administration de Renault, réuni lundi 27 mai au matin, n’a pas donné son accord au projet de fusion et s’est contenté de répondre qu’il allait « étudier » la proposition de FCA, et promis une réponse la semaine prochaine.

  • Le gros dossier de la mandature européenne : Ecologie et Agriculture

    À peine élus, les eurodéputés ont déjà quelques dossiers sur le feu en matière d’environnement. Au menu, qualité de l’eau, qualité de l’air et politique agricole commune.

    Le 26 mai 2019, les nouveaux eurodéputés ont été élus pour un mandat de 5 ans. Les partis verts se sont démarqués lors de ce scrutin (9% du Parlement européen). La mandature qui débute s’annonce plus ouverte que la précédente.

    «Sachant que libéraux et verts sont plus présents, peut-être que la Commissions européenne sera plus orientée vers l’écologie», estime un bon observateur du Parlement européen.

    Qualité de l’eau

    Si la plupart des dossiers environnementaux ont été traités par la précédente administration, celui de la qualité de l’eau potable est toujours dans les tuyaux. «Il s’agit de limiter les déchets plastiques en réduisant la consommation d’eau en bouteille. Pour ce faire, les parlementaires travaillaient à resserrer les vis sur la question de la concentration des polluants dans l’eau du robinet», indique une source au sein du Parlement européen. Plomb, bactéries, perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés.

    La question de la réutilisation des eaux usées est aussi toujours en discussion. Un potentiel évalué par Bruxelles à 6,6 milliards de mètres cubes en 2025. Le 12 février dernier, en session plénière, un projet de règlement pour l’utilisation des eaux usées dans l’irrigation a été adopté.

    «Les nouvelles règles visent à promouvoir l’utilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation agricole, qui représente près de la moitié de l’eau utilisée chaque année dans l’Union européenne. Une plus grande réutilisation de l’eau dans l’agriculture pourrait aider à réduire le stress hydrique de 5% par an», explique le Parlement. De nouvelles normes de qualité de l’eau, des contrôles plus fréquents ont notamment été préconisés. Si les eurodéputés ont bien avancé sur ce dossier, les négociations n’ont toujours pas abouti entre le Conseil européen et le Parlement. Elles portent par exemple sur l’utilisation de ces eaux usées dans d’autres secteurs (l’industrie), le nettoyage de la voirie, par exemple.

    Ambitions climatiques

    En 2015, dans le cadre de la COP 21, l’UE s’était engagée, d’ici 2030, à réduire d’au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote, etc.) par rapport à 1990, et ce dans l’ensemble des secteurs. Plusieurs instituts préconisaient plutôt une diminution de 70% d’ici 2030 pour respecter l’accord de Paris.

    Le Parlement sortant a coupé la poire en deux. Lors d’une session plénière à Strasbourg, les députés ont soutenu une résolution non contraignante du projet de plan Climat de la Commission européenne pour 2050. L’objectif y était rehaussé à 55% d’ici 2030 et à 100% pour 2050. «Cela va être le gros sujet environnemental. Les stratégies dépendront des différents partis. Les propositions iront de la taxe carbone aux frontières, la taxe sur le kérosène des avions à une norme sur les émissions CO2 du secteur agricole…»

    Politique agricole commune

    Autre enjeu sur lequel se prononceront les élus: la réforme de la PAC. Là encore, celle-ci sera-t-elle plus orientée vers la transition écologique? «Quand je vois l’évolution du modèle agricole, après 50 ans de PAC pendant lesquels l’industrie et la chimie ont largement contribué à donner l’impulsion, j’estime qu’il faut en sortir», rappelait au JDLE, l’eurodéputé (PS) Eric Andrieu.

    L’an passé, le projet de réforme de la PAC de la Commission n’avait pas convaincu la Cour des comptes européenne (CCE) qui, dans un avis publié le 7 novembre 2018, expliquait que la PAC post-2020 n’était pas «à la hauteur des ambitions affichées par l’Union concernant l’adoption d’une approche plus écologique et plus solide fondée sur la performance». Le vote (ou non) du budget de la PAC pour la période 2021-2027 est prévu pour cet automne. Affaire à suivre.

    En attendant, les parlementaires, qui prendront leurs fonctions le 1er juillet, devront constituer les groupes politiques, auditionner chaque commissaire proposé par les Etats de l’Union. Et enfin, élire formellement le président de la Commission européenne et valider son budget. Rendez-vous en septembre.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Fin de cycle pour la Chine ?

    La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a pris un nouveau tournant avec le risque pour Huawei de ne plus pouvoir utiliser les solutions informatiques d’Alphabet (Google). L’expansion de ces quarante dernières années reposant sur les exportations et sur l’éclatement des chaines de production semble arriver à son terme. Les contraintes environnementales, le retour du nationalisme économique dans un grand nombre de pays ainsi que l’augmentation des coûts de production obligent les autorités chinoises à revoir leur modèle de croissance. Le changement de cap est à l’ordre du jour depuis le début des années 2010.

    Le développement du marché intérieur et des services constitue la réponse à ce défi qui se double d’un problème structurel de grande ampleur : le vieillissement de la population.

    La Chine est un pays émergent avec un PIB par habitant de 8 827 dollars contre 59 928 dollars aux États-Unis 38 484 pour la France. Le rattrapage a été impressionnant même s’il demeure partiel car le PIB par habitant chinois n’était que de 318 dollars en 1990, quand celui des États-Unis était alors de 23 954.

    Vieillissement démographique

    En matière démographique, en revanche, la Chine est en train de s’aligner sur le modèle occidental. Ainsi, le taux de fécondité chinois est de 1,6 enfant par femme (2016) quand il est de 1,8 aux États-Unis ou en France. Le vieillissement démographique qui se traduit par la stagnation de la population active aura des incidences importantes sur le plan économique. La Chine devra faire face à une augmentation forte de ses dépenses sociales et à une pénurie de main d’œuvre dans les prochaines années. Pour assurer la poursuite de son expansion, elle sera contrainte de favoriser un développement à l’Allemande en jouant sur les exportations haut de gamme et d’accroître les revenus de ses placements financiers.

    La Chine investit à l’étranger

    Tant par souci de diversification de leurs sources de revenus que pour maîtriser leurs chaînes de valeur, les entreprises chinoises prennent de plus en plus de participations à l’étranger. La réalisation de la Nouvelle Route de la Soie nécessite des investissements importants au niveau des infrastructures dans des pays étrangers. Les entreprises chinoises prêtent de l’argent à des opérateurs nationaux ou acquièrent des entreprises, des ports, des aéroports, des mines, des domaines agricoles, etc., pour sécuriser leurs importations et pour garantir leurs exportations. Les investissements directs à l’étranger qui étaient quasi nuls en 1998 dépassent désormais les 100 milliards de dollars par an. En 2017, le stock d’investissements chinois était de 87 milliards de dollars en Amérique du Nord, de 387 milliards en Amérique Latine, de 111 milliards en Europe et de 1 139 en Asie. Les participations en Afrique représentaient 43 milliards de dollars. Au total, l’ensemble des stocks d’investissements directs s’élevait à 1 810 milliards de dollars.

    Les réserves de change baissent

    Ces investissements sont rendus possibles par le montant des excédents courants de la Chine et par le fort taux d’épargne. Le solde de la balance courante est positif de 3 à 4 % du PIB et le taux d’épargne dépasse 45 % du PIB. Jusqu’en 2013, la Chine a augmenté ses réserves de change. Elles étaient passées de 200 à 4 000 milliards de dollars de 1998 à 2013. Depuis, elles sont en baisse. Elles ne s’élevaient plus qu’à 3 200 milliards de dollars en 2018. Cette baisse est imputable aux sorties de capitaux opérées par les agents économiques. Elle est la contrepartie des investissements directs effectués à l’étranger.

    Le vieillissement démographique devrait entraîner la disparition de l’excès d’épargne de la Chine. La population de plus de 60 ans devrait doubler de 2018 à 2040 pour représenter 30 % de la population et 60 % de la population de 20 à 59 ans. À défaut de recourir à une importation de main d’œuvre étrangère, ce vieillissement devrait provoquer une diminution du taux d’épargne. Le montant des pensions à délivrer augmentera quand, dans le même temps, la proportion d’actifs sera moindre. Les coûts salariaux augmenteront, diminuant d’autant la compétitivité de la Chine. Le taux d’épargne de la nation chinoise a commencé à diminuer. Il est passé de 52 à 45 % du PIB de 2007 à 2018.

    Diminution du taux d’épargne

    Pour poursuivre son développement, la Chine sera contrainte de monter en gamme assez rapidement et de compter davantage sur son marché intérieur. La montée du protectionnisme et l’augmentation des coûts salariaux remettent en cause le développement par des exportations à faible prix.

    La période qui s’est ouverte en 1978 avec l’aide des États-Unis semble se refermer. En effet, ce sont les Américains qui ont insisté pour faire bénéficier à la Chine de règles favorables en matière d’exportation. Si la Chine est incapable de repositionner son appareil productif, ses excédents extérieurs et son épargne pourraient se tarir. Cela conduirait à une diminution de ses investissements directs à l’étranger en entreprises ou en infrastructures. Les pouvoirs publics américains, après avoir longtemps parrainer le développement chinois, veulent le contrarier, l’affaiblir afin de conserver leurs positions dominantes.

  • Elections en Belgique: deux démocraties face à face

    Dimanche 26 mai, c’était évidemment la date des élections européennes en Belgique mais aussi celles générales.

    En effet, le peuple Belge devait renouveler les parlements des entités régionales et fédérales dans cette monarchie parlementaire.

    La division du pays, que tous soupçonnaient, est apparue au grand jour.

    La Wallonie a confirmé son ancrage à gauche avec une montée de l’extrême gauche.

    La vague verte annoncée est donc plus limitée que prévu. Cependant, Ecolo gagne du terrain. Avec cette nouvelle législature, les écologistes comptent 12 sièges au Parlement wallon, contre 4 lors de la législature passée.

    En sus, en comptabilisant l’ensemble de la gauche (Ecolo inclus), on constate que désormais  la gauche « non socialiste », donc la gauche communiste et celle écologiste, est plus importante que la gauche socialiste. C’est inédit dans l’histoire politique du sud du pays.

    la capitale accouche d’une coalition de centre gauche. 

    Le PS comptera 17 sièges au sein de l’hémicycle du Parlement bruxellois, soit 4 élus en moins par rapport à la dernière législature. Ecolo (15 élus contre 8 en 2014) signe la plus grosse progression. Ils devancent le MR  – les LR locaux – (13 sièges contre 18 en 2014 ). Ils devancent DéFI (10 contre 12 en 2014) et le PTB (10 contre 4 en 2014). Le CDH perd 3 sièges (6 sièges contre 9 en 2014). Groen (écolo flamand) gagne 1 sièges et en comptera donc 4. La N-VA (extrême-droite flamande) conserve ses trois sièges.

    Cependant au niveau fédéral c’est le blocage. Pourquoi ? Et là c’est toute la particularité de ces résultats.

    L’origine réside dans  le fait qu’un électeur flamand sur deux a voté en faveur d’un parti nationaliste (N-VA) ou pour un parti ultranationaliste et xénophobe (Vlaams Belang), constate La Libre Belgique.   » Il faudra essayer de comprendre pourquoi, dans une des régions les plus prospères d’Europe, les électeurs ont propulsé le Belang, extrémiste et raciste, au rang de deuxième formation politique », selon la Libre.

    L’Echo appelle aussi à « ouvrir les yeux » et « effectuer un travail de longue haleine pour comprendre les motivations du vote extrémiste ». « Il faut assécher ces idées extrémistes, en particulier auprès de la jeunesse, en démontrant leur inanité. » Pour le quotidien économique, le cordon sanitaire doit absolument tenir autour du Vlaams Belang: « On entend, au Nord du pays, certaines voix s’élever pour le remettre en cause. Ce serait une tragique erreur. ‘Mouiller’ un parti au pouvoir ne le fait pas forcément reculer. Et ce serait surtout au prix de la légitimation et de l’application d’une partie de son programme ».

    Attention à ne pas stigmatiser les électeurs, il faut plutôt les entendre, souligne Le Soir. « Mais écouter l’électeur des partis extrémistes ne justifie jamais de trouver fréquentables ceux qui exploitent leurs émotions et leurs colères. Briser le cordon sanitaire? Gouverner avec le Belang? Ce serait pactiser avec le racisme véhiculé par ce parti et les dérives haineuses de ceux qui prennent la parole en son nom. »

    La Dernière Heure est plus craintive: « Le béton armé qui semblait entourer le cordon sanitaire semble s’effriter », dit-elle dans son éditorial, mettant l’accent sur « Une Belgique, deux pays ». Une tonalité qu’adoptent également les titres de Sudpresse, qui évoquent « deux démocraties ». Après avoir obtenu plusieurs réformes de l’Etat, gagné une « vaste autonomie », monopolisé les leviers économiques et politiques du pays, « que veulent encore nos compatriotes flamands? « , se demande le groupe de quotidiens. Au bout du compte, « comment sera-t-il possible de constituer un gouvernement fédéral, en tenant compte du fossé grandissant qui sépare les Flamands et les francophones? », interpelle L’Avenir.

    « Comment les dirigeants de ce pays vont-ils faire pour amener à cohabiter, dans un même espace institutionnel, deux peuples à ce point différents, opposés? » « Face à ce grand écart, resserrer les liens entre les deux communautés deviendra plus que jamais indispensable dans les prochaines semaines », souligne L’Echo. « Prudence, pas de précipitation », dit La Libre. Installer des majorités dissemblables dans les Régions sans penser à la constitution de l’exécutif fédéral pourrait provoquer une longue crise politique. « L’idéal serait de faire l’inverse: former d’abord le gouvernement fédéral et ensuite les équipes régionales » selon sudinfo.

    Le cordon sanitaire sur toutes les lèvres en Flandre

    « Le Vlaams Belang est de retour, et avec lui, la question autour du cordon sanitaire », lit-on dans les grandes lignes dans la presse néerlandophone. Les journaux de Flandre sont d’accord pour dire que les extrêmes ont remporté les élections et qu’il s’agit d’une première défaite pour le président de la N-VA Bart De Wever. Le défi sera particulièrement important au niveau fédéral, étant donné les disparités entre nord et sud du pays. Et en filigrane, cette grande question: que va-t-il advenir du cordon sanitaire?

    « Une Flandre qui tolère la droite radicale dans son gouvernement, est une Flandre qui s’isole sur le plan national et international », met en garde De Morgen. « Qu’on adopte une position de principe ou pragmatique, le constat est qu’il n’y a pour les partis démocratiques pas de terrain d’entente possible avec le Vlaams Belang – que ce soit sur la politique migratoire inhumaine, la séparation insensée du pays ou la folie budgétaire qui composent le programme du Belang. »

    Gazet van Antwerpen estime en revanche que les partis traditionnels vont devoir prendre position quant à l’isolement du Vlaams Belang. Tom Van Grieken, président du parti, veut participer au pouvoir. Bart De Wever ne l’a pas exclu. Belang et N-VA n’ont certes pas une majorité, mais ils ont suffisamment de poids pour faire suer les autres partis, écrit le Gazet.

    « Il est temps de parler », estime aussi Het Laatste Nieuws. La condamnation du parti pour racisme, sous son ancienne appellation Vlaams Block, a 15 ans, ose le quotidien. « Jusqu’à preuve du contraire, le Vlaams Belang de 2019 est sans nul doute un parti de droite radicale, mais pas raciste ou antidémocratique. » Le moment est venu de questionner l’efficacité et l’opportunité du cordon, poursuit Het Laatste Nieuws. Un constat qui vaudrait tout autant pour le PTB, avec qui il s’agirait de discuter plutôt que de le bannir comme un ennemi « à moitié nord-coréen ».

    « La Flandre est plus prospère que jamais, mais le Flamand est en colère et a peur », relève De Standaard, décrivant ce qu’il appelle le « paradoxe du 26 mai ». La succession de débats interminables lors desquels s’affrontent toujours les mêmes figures a détourné les Flamands du théâtre politique, dit l’éditorialiste du journal, pour qui les partis traditionnels, jadis tout-puissants, sont à terre. Comment la colère des électeurs pourra-t-elle désormais être transformée en politique?, demande De Tijd. Ce fardeau repose principalement sur les épaules de la N-VA, pour le quotidien.

    Pour Het Nieuwsblad, les partis n’ont pas réussi à dégager un intérêt collectif au-dessus des intérêts particuliers. Des partis qui ont aussi échoué sur une série de dossiers, comme celui des pensions, c’est pourquoi ils ont été sanctionnés par l’électeur. Une position que rejoint le Belang van Limburg: « L’écart entre le citoyen et la politique est encore plus profond qu’on ne le pensait ».

    Les Français, qui sont souvent très implantés dans ce pays que nous connaissons bien, sont désorientés face à ce résultat. Mais le système politique belge permet de tempérer les inquiétudes, la complexité de la répartition des pouvoirs ne permettra pas un changement radical rapide. Cependant, la situation économique risque d’être fortement impactée par l’instabilité au niveau fédéral. Le surréalisme belge a encore de beaux jours.

  • Sánchez et Macron ouvrent le bal des négociations

    Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, rencontrera le président français, Emmanuel Macron, à Paris le 27 mai, dans le but de placer des socialistes et sociaux-démocrates aux postes clés de l’UE. Les négociations commencent.

    Pedro Sánchez et Emmanuel Macron vont s’entretenir sur la répartition des hauts postes de l’UE au Palais de l’Élysée à 20h le 27 mai, selon un communiqué français.

    Le parti socialiste espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez a fini premier en Espagne lors des élections européennes. En France, c’est Marine Le Pen qui a remporté la mise, mais l’écart avec le parti du président est serré.

    Les chefs d’État et de gouvernement européens se retrouvent mardi 28 mai pour une discussion sur la distribution des hauts postes de l’UE, c’est-à-dire la présidence de la Commission, celle du Conseil, du Parlement européen, la vice-présidence de l’exécutif et la présidence de la Banque centrale

    L’Espagne propose une candidature solide pour le poste de vice-président de la Commission, en charge de l’économie et de l’euro, en la personne de Josep Borrell, actuellement ministre des Affaires étrangères dans le cabinet de Sánchez. Josep Borrell est un homme politique socialiste respecté et a été président du Parlement européen de 2004 à 2007.

    Pedro Sánchez devrait aussi tâter le terrain pour que le Spitzenkandidat du PSE (parti socialiste européen), Frans Timmermans, devienne le prochain président de la Commission européenne. Dans le cas d’une coalition progressiste au prochain Parlement européen, les chances du Néerlandais sont encore plus élevées. Emmanuel Macron a toutefois précisé qu’il n’était pas prêt à suivre le système de Spitzenkandidaten. Les hypothèses sur le candidat soutenu par le président Macron ont nombreuse. Le nom du français Michel Barnier, actuel négociateur du Brexit, a circulé, ainsi que celui de la commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, et, plus surprenant, celui de l’ancien ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy et actuelle directive générale du FMI, Christine Lagarde.

    Dans le cas où le poste de Haut-Représentant ou de président de la Commission revient à un autre groupe que celui de socialistes, Pedro Sánchez souhaiterait que la présidence du Conseil revienne au Premier ministre portugais, Antonio Costa. Donald Tusk, dont le second mandat de 2,5 ans termine à la fin de l’année, devrait remplacer Joseph Daul au poste de président du Parti populaire européen.

    Les socialistes ne verraient probablement pas d’inconvénients à voir Manfred Weber, Spitzenkandidat du PPE, obtenir le poste de président du Parlement européen.

    S’ils arrivent à placer Frans Timmermans à la tête de la Commission, ils ne s’opposeraient pas non plus à voir Kristalina Georgieva, l’ancienne vice-présidente bulgare de la Commission devenir la Haute-Représentante, ont indiqué des sources diplomatiques.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Les Résultats consulat par consulat – mise à jour au fil des publications

    Retrouvez tout au long des jours à venir l’ensemble des résultats consulat par consulat.

    Les scores des partis dans le plus grand nombre possible de consulats. Notre équipe travaille d’arrache pied à compiler les données dans le monde.

    N’hésitez à nous faire parvenir vos chiffres à [email protected]

    AFRIQUE 

    Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Pretoria
    Drapeau de l'Algérie Algérie Alger
    Drapeau de l'Angola Angola Luanda Participation: 27%

    Renaissance: 38,20%

    LR: 17,17%

    EELV: 12,44%

    RN: 11,16%

    PS/Place Publique: 5,58%

    Drapeau du Bénin Bénin Cotonou Participation: 15,9%

    Renaissance: 29,79%

    EELV: 14%

    PS/Place Publique et RN: 10,88%

    LFI: 8%

    Génération.s: 7,7%

    LR: 5,7%

    Drapeau du Botswana Botswana Gaborone
    Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Ouagadougou
    Drapeau du Burundi Burundi Bujumbura
    Drapeau du Cameroun Cameroun Yaoundé Participation: 21,16%

    Renaissance: 33,33%

    EELV: 20%

    LR: 12,82%

    Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert Praia
    Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine Bangui
    Drapeau des Comores Comores Moroni Participation: 8,1%

    Renaissance: 21%

    PS/ Place Publique: 9,18%

    LFI: 9,18%

    Drapeau de la république du Congo République du Congo Brazzaville
    Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo Kinshasa
    Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire Abidjan Participation: 11,96%

    Renaissance: 38,05%

    EELV: 15,5%

    RN: 10,4%

    LR: 9,53%

    PS/Place Publique: 7,49%

     

    Drapeau de Djibouti Djibouti Djibouti
    Drapeau de l'Égypte Égypte Le Caire Participation: 13, 6%

    Renaissance: 36, 20%

    EELV: 17,73%

    RN: 5,66%

    Drapeau de l'Érythrée Érythrée Asmara
    Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie Addis-Abeba
    Drapeau du Gabon Gabon Libreville Participation: 18,06%

    Renaissance: 30,64%

    RN: 16,04%

    LR: 15,04%

    EELV: 13,88%

    Drapeau du Ghana Ghana Accra Renaissance: 37,28%

    EELV: 22,03%

    LR: 10,73%

    RN: 7,34%

    Drapeau de la Guinée Guinée Conakry
    Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau Bissau
    Drapeau de la Guinée équatoriale Guinée équatoriale Malabo
    Drapeau du Kenya Kenya Nairobi Participation: 29,69%

    Renaissance: 37,97%

    EELV: 29,43%

    Génération.s: 8,54%

    PS/Place Publique: 8,23%

    LR: 5,38%

    Drapeau du Libéria Liberia Monrovia
    Drapeau de Madagascar Madagascar Tananarive (Antananarivo) Participation: 16.57%

    Renaissance: 31%

    RN: 13, 53%

    EELV: 11,17%

    LFI: 7, 64%

    (résultats provisoires)

    Drapeau du Mali Mali Bamako Renaissance: 25,17%

    PS/ Place Publique: 21,74%

    EELV: 13,96%

    LFI: 10,7%

    Drapeau du Maroc Maroc Rabat Participation: 25, 69%

    Renaissance: 33,48%

    EELV: 18,52%

    LFI: 12,56%

    PS/Place Publique: 8,26%

    RN: 5,72%

    Génération.s: 5,51%

    LR: 4,54%

    Drapeau de Maurice Maurice Port-Louis Inscrits : 8.555
    Votants : 1.091
    Participation : 14,61 %
    Exprimes : 1.079
    LREM 417
    RN 170
    LR 150
    EELV 119
    LFI 56
    UDI 17
    Drapeau de la Mauritanie Mauritanie Nouakchott
    Drapeau du Mozambique Mozambique Maputo EELV: 55 voix

    Renaissance: 25 voix

    LFI 13 voix

    Drapeau de la Namibie Namibie Windhoek
    Drapeau du Niger Niger Niamey
    Drapeau du Nigeria Nigeria Abuja
    Drapeau de l'Ouganda Ouganda Kampala
    Drapeau du Rwanda Rwanda Kigali Nombre de votes:

    Renaissance: 31

    EELV: 14

    PS/Place Publique: 6

    Drapeau du Sénégal Sénégal Dakar Participation: 13.74%

    Renaissance: 27.01%

    LFI: 9.33%

    RN: 9.33%

    LR: 8.7%

    PS/Place Publique: 7.26%

    Génération.s: 6.8%

    Drapeau des Seychelles Seychelles Victoria
    Drapeau du Soudan Soudan Khartoum
    Drapeau du Soudan du Sud Soudan du Sud Djouba
    Drapeau de la Tanzanie Tanzanie Dar es Salam 116 suffrages

    Renaissance: 30,17%

    EELV: 30,17%

    LR: 9,48%

    RN: 6,90%

    Drapeau du Tchad Tchad Ndjamena Participation: 137 votes

    Renaissance: 35%

    EELV: 16,06%

    RN: 11,68%

    Drapeau du Togo Togo Lomé
    Drapeau de la Tunisie Tunisie Tunis Participation: 19,82%

    Renaissance: 37,11%

    EELV: 15,04%

    PS/Place Publique: 7,68%

    RN: 6,49%

    LR: 4,34%

    Drapeau de la Zambie Zambie Lusaka
    Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe Harare

     

    AMERIQUES

    Drapeau de l'Argentine Argentine Buenos Aires LREM: 31,94%
    EELV: 14,22%
    FI: 12,35%
    LR: 9,88%
    RN: 8,43%
    PS: 6,13%
    Drapeau de la Bolivie Bolivie La Paz
    Drapeau du Brésil Brésil Brasilia
    Drapeau du Canada Canada Montréal Participation: 16, 59%

    EELV: 29,7%

    Renaissance: 27,9%

    PS/Place Publique: 8,5%

    LFI: 7,8%

    RN: 5,3%

    Génération.s: 5%

    LR: 4,3%

    Drapeau du Chili Chili Santiago Participation: 12,66%

    Renaissance: 27,70%

    EELV: 20,57%

    LFI: 13,80%

    LR: 9,14%

    PS/Place Publique: 6, 49%

    RN: 6,22%

    Drapeau de la Colombie Colombie Bogotá Participation: 14,68%

    EELV: 29,54%

    Renaissance: 27,46%

    LFI: 13,30%

     

    Drapeau du Costa Rica Costa Rica San José Participation: 13,7%

    EELV: 23,34%

    Renaissance: 21,6%

    LFI: 13,24%

    RN: 9,76%

    LR: 6,62%

    Drapeau de Cuba Cuba La Havane 595 inscrits

    153 votants

     

    Renaissance 45

    EELV: 21

    PS / PLace Publique: 16

    LFI: 16

    LR: 15

    RN: 13

    Drapeau de la République dominicaine République dominicaine Saint-Domingue Vote en voix:

     

    Renaissance: 103

    RN: 102

    EELV: 52

    LR: 33

    Drapeau de l'Équateur Équateur Quito
    Drapeau des États-Unis États-Unis Atlanta, Boston, Chicago, Houston, La Nouvelle Orléans, Los Angeles, Miami,  Washington et Philadelphie Atlanta

    Participation: 13.24%

    Renaissance: 49%

    EELV: 19.29%

    LR: 10.29%

    PS/Place Publique: 6.29%

    RN: 3.86%

     

    Boston

    Participation: 19,62%

    1- Renaissance 54,09%
    2- Europe Écologie 14,08%
    3- PS/ PLace Publique 9,95%
    4- LR 6,20%
    5- La France Insoumise 3,52%
    6- Les Européens (UDI) 3,37%

    7- Liste citoyenne du printemps européen 2,52%
    8- RN 1,61%

     

    Chicago

    Participation: 16,6%

    Renaissance: 44,64%

    EELV: 18,87%

    PS / PLace Publique: 8,15%

    LR: 7,76%

    UDI: 5,36%

    RN: 4,89%

     

    Houston:

    Participation: 17,76%

    Renaissance: 46,79%

    EELV: 13,51%

    LR: 12,21%

    PS/Place Publique: 6,18%

    UDI: 5,37%

    RN: 4,88%

     

    La Nouvelle Orléans

    Participation: 19.47%

     

    Renaissance: 26.56%

    EELV: 25%

    PS/Place Publique: 12.5%

    LR: 9.38%

    LFI: 7.03%

    RN: 5.47%

     

    Los Angeles

    Participation: 8,68%

    Renaissance: 40,6%

    EELV: 17,9%

    LR: 8%

    PS: 7,6%

    RN: 6%

     

    Miami

    Participation: 9,97%

    Renaissance: 42,1%

    RN: 13,8%

    LR: 11,4%

    EELV: 9,6%

     

    New York

    Participation: 17.2%

     

    Renaissance: 50.95%

    EELV: 16.94%

    PS/Place Publique: 7.72%

    LR: 7.32%

     

    Washington et Philadephie

    Participation: 18,08%

    Renaissance: 49,5%

    EELV: 17,57%

    LR: 7,88%

    PS/Place Publique: 7,83%

    RN: 3,86%

    Drapeau du Guatemala Guatemala Guatemala Participation: 19,7%

    Renaissance: 26%

    EELV:23%

    PS/Place Publique:14%

    LFI: 13%

    RN: 5%

    Drapeau d'Haïti Haïti Port-au-Prince
    Drapeau du Honduras Honduras Tegucigalpa 24.9%

    Renaissance: 21%

    LFI:21%

    EELV: 17%

    LR:13%

    PS/Place Publique:10%

    RN: 7%

    Drapeau de la Jamaïque Jamaïque Kingston  

     

    Drapeau du Mexique Mexique Mexico Participation: 15,4%

    Renaissance: 34,14%

    EELV: 16,49%

    LR: 11,02%

    PS/ Place Publique: 5,46%

    RN: 5,31%

    UDI: 4,95%

    Drapeau du Nicaragua Nicaragua Managua
    Drapeau du Panama Panama et Bahamas
    Panamá Panama: participation: 16.23%

    Renaissance: 35.03%

    EELV: 17.26%

    LR: 13.71%

    RN: 13.02%

    PS/Place Publique: 4.57%

     

    Bahamas: 16.50%

    Renaissance: 58.82%

    Debout la France: 17.65%

    Drapeau du Paraguay Paraguay Assomption
    Drapeau du Pérou Pérou Lima Participation: 15.11%

    Renaissance: 26.76%

    EELV: 23.35%

    RN: 8.26%

    PS/Place Publique: 7.06%

    LR: 7.06%

    Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie Castries
    Drapeau du Salvador Salvador San Salvador Participation: 21.6%

    Renaissance:22%

    LR:18%

    EELV:14%

    LFI:11%

    RN:9%

    Drapeau du Suriname Suriname Paramaribo
    Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago Port d’Espagne
    Drapeau de l'Uruguay Uruguay Montévidéo Participation: 11.98%

    Renaissance: 20.47%

    EELV: 16.64%

    LFI: 14.86%

    PS/Place Publique: 8.66%

    RN: 8.66%

    Drapeau du Venezuela Venezuela Caracas

     

    ASIE 

    Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan Kaboul
    Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Riyad
    Drapeau de l'Arménie Arménie Erevan
    Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan Bakou
    Drapeau de Bahreïn Bahreïn Manama Participation: 31.38%

    Renaissance: 50.53%

    EELV: 11.70%

    LR: 9.57%

    RN: 9.04%

    Drapeau du Bangladesh Bangladesh Dacca Participation: 36.14% (58 voix)

    Nombre de voix:

    Renaissance: 21

    EELV: 18

    PS/Place Publique: 7

    RN: 5

    Drapeau de la Birmanie Birmanie Rangoun Participation: 40,13%

    EELV: 34.22%

    Renaissance: 25.13%

    RN: 8.02%

    PS/Place Publique: 7.48%

    LR: 5.34%

    Drapeau du Brunei Brunei Bandar Seri Begawan Participation: 38%

    Renaissance: 63.63%

    RN: 13.63%

    EELV: 9.09%

    RN: 4.54%

    Drapeau du Cambodge Cambodge Phnom Penh Participation: 18.4%

    Renaissance: 27%

    EELV: 21.78%

    RN: 14.33%

    LR: 7.07%

    UPR: 5.58%

    Drapeau de la République populaire de Chine Chine Hong Kong Macao, Wuhan, Chengdu et Canton Hong Kong et Macao

    Participation: 24%

    Renaissance: 54,4%

    EELV: 15%

    LR: 11,4%

    Ecologie Solidaire: 4,3%

    RN: 3,15%

    UPR: 2,7%

    LFI: 2,2%

     

    Wuhan:

    Inscrits: 289
    Votants: 112
    Blancs: 0
    Nuls: 0
    LREM: 55 49,1%
    Europe Écologie: 15 13,4%
    LR: 13 11,6%
    RN: 6 5,3%

     

    Chengdu:

    Renaissance 25,7%
    EELV 20%
    RN: 10%

    Génération.s 10%
    UDI 5%
    LR 3%

    Canton

    Renaissance 42,26%
    EELV: 13,7%
    RN 10,1 %
    LR et LFI 7,15%

    Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud Séoul Renaissance: 38,97%

    EELV: 20,83%

    LR:9,56%

    PS/Place publique: 5,64

    Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis Abou Dabi
    Drapeau de la Géorgie Géorgie Tbilissi
    Drapeau de l'Inde Inde New Delhi et Pondichery

     

    New Delhi: Participation: 35, 31%

    Renaissance: 33,6%

    EELV: 26,9%

    LR: 9,7%

    RN: 5,5%

     

    Pondichery:Inscrit = 4463
    Exprimé = 1353
    Nul. = 55
    Blanc. = 7
    LR . FXB = 224
    LREM. = 168
    RN. = 164
    PS. = 129

    Drapeau de l'Indonésie Indonésie Jakarta Inscrits: 2262
    Votants: 457
    Exprimé 451
    Blancs: 2
    Nuls: 4
    Participation :19,9%
    LREM: 39,46 %
    Europe Écologie: 18,4%
    LR: 5,98%
    RN: 9,3%
    Frexit :6,87%
    Drapeau de l'Irak Irak Bagdad
    Drapeau de l'Iran Iran Téhéran
    Drapeau d’Israël Israël Tel Aviv7 Particpation: 6.06%

    LR: 41.48%

    Renaissance: 23.89%

    RN: 8,68%

    UDI: 8.37%

    PS/Place Publique: 7.15%

    Drapeau du Japon Japon Tokyo Participation 29.7%
    Inscrits 6,303LREM 36.72%
    EELV 19.38%
    LR 6.48%
    PS 6.42%
    LFI 6.10%
    RN 5.57%
    Hamon 4,34%
    UPR 4.23%
    UDI 2.78%
    drapeau de Jérusalem Jérusalem (Corpus Separatum) Jérusalem (consulat général non rattaché à une ambassade) Participation: 7.92%

    LR: 39.79%

    Renaissance: 21.59%

    UDI: 11.52%

    RN: 6.78%

    PS/Place Publique: 6.39%

    EELV: 5.61%

     

     

    Drapeau de la Jordanie Jordanie Amman Participation: 28.6%

    Renaissance: 29.58%

    EELV: 29.21%

    PS/Place Publique: 10.48%

    Génération.s: 7.86%

    Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan Astana
    Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan Bichkek
    Drapeau du Koweït Koweït Koweït Nombre de votants: 155

    Renaissance: 54

    RN: 30

    LR:21

    EELV: 11

    LFI: 9

    Drapeau du Laos Laos Vientiane Participation: 20,30%

    EELV: 24.51%

    Renaissance: 22,25%

    LFI: 11,2%

    RN: 8.38%

    PS/Place Publique: 7.74%

    LR: 6.77%

    UPR: 5.16%

    Drapeau du Liban Liban Beyrouth Renaissance: 33,06%

    LR: 21,71%

    EELV: 15,75%

    RN: 14,6%

    LFI: 4,03%

    Drapeau de la Malaisie Malaisie Kuala Lumpur Participation: 24.9%

    Renaissance: 43.79%

    EELV:17.65%

    LR: 11.55%

    RN: 8.06%

    Drapeau de la Mongolie Mongolie Oulan-Bator EELV: 15,10%

    PS/Place Publique: 11.32%

    Renaissance: 10%

    LR: 5,6%

    Drapeau du Népal Népal Katmandou
    Drapeau d'Oman Oman Mascate
    Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan Tachkent
    Drapeau du Pakistan Pakistan Islamabad
    Drapeau des Philippines Philippines Manille Participation: 17,09%

    Renaissance: 39,64%

    EELV: 16,61%

    LR: 14, 86%

    RN: 10, 78%

    LFI: 5,24%

     

    Drapeau du Qatar Qatar Doha Participation: 20,77%

    Renaissance: 39,62%

    LR: 17,17%

    EELV: 12%

    RN: 9%

    Drapeau de Singapour Singapour Singapour Participation: 37%

    Renaissance: 53,67%

    EELV: 16,90%

    LR: 10,95%

    PS/Place publique: 4,70%

    RN: 2,70%

    (résultats temporaires)

    Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka Colombo
    Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan Douchanbé
    Drapeau de Taïwan Taïwan
    Drapeau de la Thaïlande Thaïlande Bangkok Participation: 23,90%

    Renaissance: 31,94%

    RN:26,40%

    EELV: 11,83%

    LR: 7,44%

    Drapeau du Turkménistan Turkménistan Achgabat
    Drapeau de la Turquie Turquie Ankara Participation: 10,48%
    Renaissance: 23,49%EELV: 16, 39%PS/ Place Publique: 14,20%Génération.s: 8,74%LFI: 6,01%LR: 4,92%PCF: 4,92%RN: 4, 37%UPR: 4,37%
    Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam Ho Chi Minh ville Votants : 811 ; suffrages exprimés : 797
    Renaissance : 32% ;
    Europe Ecologie : 20% ;
    RN : 11% ;
    Union de la Droite et du Centre : 7,5%
    France Insoumise 5,75%
    Ensemble pour le Frexit 5,5%
    Envie d’Europe : 5%
    Le Courage de Défendre : 5%

     

    EUROPE 

    Drapeau de l'Albanie Albanie Tirana Renaissance: 38,09%

    EELV: 33,3%

    PS/Place Publique: 6,76%

    Drapeau d'Andorre Andorre Andorre-la-Vieille
    Drapeau de l'Autriche Autriche Vienne Participation 33,73%

    Renaissance: 32,57%

    EELV: 8,67%

    LR: 8,07%

    LFI: 4,24%

    RN: 3,38%

     

    Drapeau de la Belgique Belgique Bruxelles Participation: 26%

    Liste Renaissance: 33.06%

    EELV: 25.52%

    PS/place publique 7.05%

    LR: 7.35%

    RN: 6.69%

    LFI: 5.53%

    Drapeau de la Biélorussie Biélorussie Minsk Participation: 41.7%

    Résultats en voix:

    Renaissance: 13

    RN: 13

    EELV: 5

    LR: 4

    Drapeau de la Bulgarie Bulgarie Sofia Participation: 28.25%

    Renaissance: 35,19%

    EELV: 19,63%

    RN: 12,96%

    LR: 5,93%

    Drapeau de Chypre Chypre Nicosie
    Drapeau de la Croatie Croatie Zagreb Renaissance: 27,9%

    RN: 20,9%

    EELV: 10,9%

    LR: 7,8%

    UDI: 6,9%

    PS/Place Publique: 6,2%

    Drapeau du Danemark Danemark Copenhague Renaissance: 34,25%

    EELV: 32,08%

    PS/Place Publique: 8,98%

    Génération.s: 6,32%

    LR: 3,16%

    RN: 2,07%

    Drapeau de l'Estonie Estonie Tallinn Renaissance: 28%

    EELV: 22,6%

    RN: 21,33%

    Drapeau de la Finlande Finlande Helsinki Nombre de votes:

    Renaissance: 111

    EELV: 107

    PS/Place Publique: 26

    Génération.s: 18

    RN: 8

    Drapeau de la Hongrie Hongrie Budapest Inscrits: 1668
    Votants: 460 – 27,57% de participation
    Exprimés: 457
    LaREM: 144 – 31,5%
    Europe Écologie Les Verts: 107 – 23,4%
    RN: 53 – 11,5%
    LR: 38 – 8,5%
    PS: 23 – 5%
    LFI: 23 – 5%
    Drapeau de l'Irlande Irlande Dublin Participation: 21%

    EELV: 32,30%

    Renaissance: 28,92%

    PS / Place Publique: 6,41%

    Génération.s: 5,88%

    LR: 4,88%

    LFI: 4,34%

    RN: 4,01%

    Drapeau de l'Islande Islande Reykjavík EELV: 40%

    Renaissance: 23,13%

    PS/Place Publique: 7,5%

    Drapeau du Kosovo Kosovo Pristina
    Drapeau de la Lettonie Lettonie Riga
    Drapeau de la Lituanie Lituanie Vilnius Renaissance: 27,5%

    UPR: 15%

    RN: 10%

    Génération.s: 8,33%

    LR: 7,5%

    Drapeau du Luxembourg Luxembourg Luxembourg Renaissance: 43,9%

    EELV: 18,9%

    LR: 9,16%

    RN: 7,04%

    Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord Skopje
    Drapeau de Malte Malte La Valette
    Drapeau de Monaco Monaco Monaco Votants : 777
    Blancs : 7
    Nuls : 10
    Exprimés : 760
    En marche : 266
    RN : 177
    LR : 108
    Vert : 82
    Autres listes < 27
    Drapeau du Monténégro Monténégro Podgorica Renaissance: 33,35%

    RN: 16,69%

    LFI et EELV: 12,5%

    Drapeau de la Norvège Norvège Oslo Renaissance: 36.96%

    EELV: 25.67%

    PS/Place Publique: 8.69%

    Drapeau du Portugal Portugal Portugal Participation: 26,56%

    Renaissance: 33, 4%

    RN: 17,47%

    LR: 12, 62%

    PS / Place Publique: 5%

    LFI: 3,5%

    Drapeau de la République tchèque République tchèque Prague Inscrits: 2640
    Votants: 852
    Participation: 32,27%
    Exprimés: 847
    Nuls: 4
    Blancs: 1
    LREM: 286 / 33,7%
    EELV: 205 / 24,2%
    LR: 68 / 8%
    RN: 48 / 5,6%
    PS-PP: 44 / 5,2%
    LFI: 44 / 5,2%
    Printemps Européen : 44 / 5,2%
    UDI: 27 / 3,1%
    Parti Pirate: 24 / 2,8%
    UPR: 21 / 2,4%
    DLF: 10 / 1,1%
    Urgence Ecologie: 9 / 1%
    PCF: 6 / 0,7%
    Parti Animaliste: 5 / 0,6%
    Décroissance 2019: 2 / 0,2%
    PACE: 1 / 0,1%
    Allons Enfants:1 / 0,1%
    Les Oubliés de l’Europe: 1 / 0,1%
    Espéranto: 1 / 0,1%
    Drapeau de la Roumanie Roumanie Bucarest Participation: 30,11%

    Renaissance: 40,85%

    EELV: 18,95%

    LR: 12,29%

    RN: 7,43%

    Drapeau de la Serbie Serbie Belgrade Participation: 20,64%

    Nombre de voix:

    Renaissance: 63

    RN: 45

    EELV: 33

    PS/Place Publique: 16

    LR: 15

    LFI: 14

    UDI: 13

    Drapeau de la Slovaquie Slovaquie Bratislava Renaissance: 34,55%

    EELV: 20,45%

    LR: 12,27%

    Génération.s: 6,82%

    RN: 5,91%

    PS/Place Publique: 5,45

    Drapeau de la Slovénie Slovénie Ljubljana Renaissance: 26,7%

    EELV: 25,9%

    LR: 7,8%

    Génération.s: 6,9%

    RN: 6,9%

    Drapeau de la Suède Suède Stockholm Participation: 17,52%

    Renaissance: 36,41%

    EELV: 25,21%

    PS/Place Publique: 7,28%

    LFI: 7,19%

    LR: 4,76%

    RN: 3,17%

    Drapeau de l'Ukraine Ukraine Kiev
    Drapeau du Vatican Vatican Rome
    Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas La Haye Participation: 17,9%

    Renaissance: 39,68%

    EELV: 27,9%

    PS/Place Publique: 8,17%

    LR: 4,96%

    Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine Sarajevo
    Drapeau de l'Espagne Espagne Tous les consulats Participation: 14,3%

    Renaissance: 31%

    EELV: 22,6%

    RN: 9,1%

    PS/Place Publique: 8,6%

    LR: 16,2%

    LFI : 6%

    Drapeau de la Pologne Pologne Varsovie Participation: 25,23%

    RN: 23,31%

    Renaissance: 22,41%

    PS/Place Publique: 13,47%

    LR: 8,48%

    LFI: 6,31%

    EELV: 6,19%

    Drapeau de l'Allemagne Allemagne Düsseldorf, Berlin, Francfort, Munich, Stuttgart Düsseldorf

    Nombre d’électeurs inscrits : 13565
    Nombre de votants : 2502
    Nombre de suffrages exprimés : 2431

    Nombre de suffrages obtenus par chaque liste (par ordre décroissant) :

    Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires
     : 1016voix
    Europe Écologie : 601 voix
    Envie d’Europe écologique et sociale : 167 voix
    Union de la droite et du centre : 165 voix
    Les Européens : 116 voix
    Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen : 91 voix
    La France insoumise : 79 voix

     

     

    Berlin

    Participation: 25,33%

    EELV: 36,78%

    Renaissance: 26,97%

    PS/ PLace Publique: 7,72%

    LFI: 7,17%

    LR: 2,77%

    RN: 2,48%

     

     

    Francfort:

    • Nombre d’électeurs inscrits : 16114
    • Nombre de votants : 2621
    • Nombre de suffrages exprimés : 2583

    Nombre de suffrages obtenus par chaque liste (par ordre décroissant) :

    • Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem et ses partenaires : 1149 voix
    • Europe Écologie : 596 voix
    • Envie d’Europe écologique et sociale : 166 voix
    • Union de la droite et du centre : 159 voix
    • Les Européens : 120 voix
    • Liste citoyenne du Printemps européen avec Benoît Hamon : 90 voix
    • La France insoumise : 87 voix
    • Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen : 75 voix

     

     

    Munich:

    Rnaissance: 41,57%

    EELV: 27,40%

    PS/Place Publique: 7,40%

    LR: 5,99%

     

     

    Stuttgart

    Renaissance: 40,90%

    EELV: 22,99%

    PS/Place Publique: 6,25%

    RN: 5,26%

    LR: 4,18%

     

    Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Londres Participation: 12,34%

    Renaissance: 42,95%

    EELV: 22,62%

    LR: 6,61%

    PS/Place Publiue: 6,37%

    Génération.s: 3,56%

    RN: 2,88%

    Drapeau de la Russie Russie Moscou 2641 inscrits
    820 votants (34,04%) 814 votes exprimés
    LREM 266 / 32,6%
    RN 163 / 20%
    Europe Ecolo 125 / 15,3%
    LR 96 / 11,7%
    Ensemble pour le frexit 38 / 4,66%
    FI 28 / 3,4%
    Courage 24 / 2,9%
    Envie d’Europe 16 / 1,96%
    Les Européens 15 / 1,84%
    Generation S 14 / 1,7%
    Drapeau de la Suisse Suisse Genève et Zurich Genève: 22,21% de participation

    Renaissance: 37,57%

    EELV: 20,32%

    LR: 8,17%

    RN: 7,71%

    PS/Place Publique: 6,65%

     

    Zurich: 24,66% de participation

    Renaissance: 45.6%

    EELV: 21.6%

    RN :5.2%

    LR:7.2%

    PS/Place Publique: 6.4%

    Drapeau de l'Italie Italie Rome, Gênes, Bologne, Turin Rome: 15,01% de participation

     

    Gênes:

    Renaissance: 42 28%
    RN 19,33%
    EELV 12,6%
    PS Place publique: 10%
    LR :12 8%
    Bologne
    Renaissance g31,20%
    RN 11,5%
    EELV 49 20,9%
    PS/ Place Publique 9,4%
    LR  6,4%
    Turin
    Renaissance 30%
    RN 19,45%
    EELV 15,27%
    PS / Place Publique 9,2%
    LR 5,23%
    Drapeau de la Moldavie Moldavie Chişinău

    Section consulaire fermée, les français de Moldavie dépendent du Consulat de France en Roumanie, à Bucarest.

    section de Bucarest
    Drapeau de la Grèce Grèce Athènes Participation: 17,88%

    Renaissance: 30.17%

    EELV: 18.42%

    RN: 8.28%

    LR: 7.86%

    LFI: 7.01%

     

    OCEANIE 

    Drapeau de l'Australie Australie Sydney Participation: 21%

    Renaissance: 38,55%

    EELV: 25,40%

    PS/Place Publique: 6,40%

    LR: 5,89%

    RN: 5,68%

    Drapeau des Fidji Fidji Suva section de Sydney
    Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Wellington Participation: 15, 47%

    EELV: 28.62%

    Renaissance: 26.95%

    PS/Place Publique: 10.59%

    LFI: 5.58%

    Génération.s: 5.39%

    RN: 4.46%

    Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Papouasie-Nouvelle-Guinée Port Moresby section de Sydney
    Drapeau du Vanuatu Vanuatu Port-Vila
  • Elections européennes : analyse de lendemain de scrutin

    Les élections européennes auront déjoué de nombreux pronostics. La participation qui était annoncée extrêmement faible fut au final honorable à environ 54%.

    Le Rassemblement National est en courte tête à 23% devant la liste Renaissance à 22,5%. La liste Europe Ecologie Les Verts complète à la surprise générale le podium à 12,5% alors que LR et les forces de gauche de la France insoumise et du PS s’effondre avec des scores entre 6,5% et 8,5%.

    « le socle électoral de la majorité se consolide » Thierry Masson (LREM – Belgique)

    Bruxelles – Crédits photos : Union des Français de Belgique

    Chez les Français de l’étranger, 1,200,000 inscrits et une participation de 18,36%

    Chez les Français de l’étranger, 1,200,000 inscrits et une participation de 18,36%. Les résultats, définitifs, donnent la liste Renaissance très largement en tête avec 36,84% des voix devant EELV à 20,52% et la liste des Républicains à 8,33%. Le RN est 4ème à 7,10%. Ce score confirme la très forte avance des soutiens du président de la République chez les Français de l’étranger, qui avaient déjà obtenu 10 députés sur 11, mais recompose le paysage de l’opposition avec l’apparition d’EELV au détriment notamment de la France insoumise qui faisait le deuxième score aux législatives 2017 au Benelux ou encore en péninsule ibérique.

    Un taux de participation variable selon les sections

    Les taux de participation par région des Français de l’étranger ne sont pas encore disponibles mais ils varient fortement. A Hong Kong et Macao par exemple, la participation est supérieure au taux global de 18,36% à 24% et plus

    de 8502 votants. La liste Renaissance y est très largement en tête à plus de 54% des voix devant EELV à 15% et LR à 11,4%.

    « un besoin de restructurer le message envoyé par la droite républicaine française qui ne semble plus audible » Catya Martin (LR – Hong Kong)

    Catya Martin, élue consulaire LR, se réjouit de cette très forte participation, par rapport au chiffre de 9,98% en 2014. Elle constate également « un besoin de restructurer le message envoyé par la droite républicaine française qui ne semble plus audible ».

     » un long chemin plein d’humilité  » Georges Francis Seingry, ancien vice-président LR de l’Assemblée des Français de l’étranger,

    En Belgique, le taux de participation fut de 26% avec là aussi la liste Renaissance très largement en tête avec 35% des voix devant EELV et la liste PS / Place publique. L’élu consulaire Thierry Masson (LREM) se félicite du score de la liste Renaissance et si il regrette celui du RN, il indique estimer qu’il ne s’agit pas d’un vote sanction et que le socle électoral de la majorité se consolide. Georges Francis Seingry, ancien vice-président LR de l’Assemblée des Français de l’étranger, admet que cela montre que la droite ne s’est pas encore remise du résultat des présidentielles de 2017 et qu’ « un long chemin plein d’humilité » les attend.

    Un soulagement au sein de la majorité

    « le combat contre la démagogie est la mère des batailles » Roland Lescure

    Le député LREM des Français d’Amérique du Nord, qui ont massivement participé au scrutin, porte plusieurs constats : la fin des partis traditionnels et que « le combat contre la démagogie est la mère des batailles ».

    Député des Français de l’Etranger – LREM

    Sa collègue députée des Français d’Asie, Océanie et d’Europe orientale Anne Genetet, a relayé un message loin d’être anodin : c’est le vote des Français de l’étranger qui a permit à la majorité présidentielle de réduite l’écart avec RN qui était annoncé, en début de soirée électorale, plus important que le résultat final, à 200 000 voix d’écart.

    Plusieurs Français candidats sur des listes d’autres pays européens

    Quelques candidats français figuraient sur les listes de formations politiques d’autres pays de l’UE comme le permet la loi électorale. Nicolas Barnier, fils du chef négociateur du Brexit, était notamment 3ème sur la liste du parti de centre droit francophone MR, échouant cependant à être élu.

    Ugo Lopez de LREM figurait pour sa part sur la liste libérale espagnole de Ciudadanos. Les libéraux ont fait une percée significative mais la place accordée à M. Lopez ne lui permettra pas de siéger dans l’hémicycle à Strasbourg et Bruxelles.

    Ce scrutin aura en tout cas montré que les Français de l’étranger s’intéressent à ce scrutin. Ne pas oublier à cet égard qu’aux chiffres français de la participation il faut ajouter ceux, nombreux, qui ont donc fait le choix, quand ils résident dans l’UE, de voter pour des listes de leur pays de résidence. Le scrutin aura montré aussi que les Français de l’étranger demeurent soutenir la majorité présidentielle et porter beaucoup moins de soutien que ceux de l’Hexagone aux idées du Rassemblement National.

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