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  • Soldats français sur la planète

    Soldats français sur la planète

    Emmanuel Macron annoncé un virage dans la présence militaire française en Afrique, et notamment la fin de l’opération Barkhane, à terme. Pour l’instant, les missions continuent, notamment dans la zone des « trois frontières », et la coopération avec l’armée malienne, interrompue, a repris. 

    Au Tchad, Barkhane et les forces armées tchadiennes, avec 200 militaires français et trois mirages 2000 ont mené des exercices aéroterrestres et des missions de reconnaissance.

    Barkhane agit encore

    Le 22 juin 2021, la Force Barkhane a neutralisé un Groupe armé terroriste (GAT) à 15 kilomètres à l’Est de Gossi. Une opération combinant une manœuvre terrestre et aérienne a été déclenchée. Appuyés par un drone et par des hélicoptères, les militaires français ont rejoint la position ennemie, neutralisé le groupe armée qui s’apprêtait à poser des mines, et  récupérer de l’armement, des munitions et des documents.  

    Dans le golfe de Guinée, le patrouilleur Commandant Bouan a appareillé de Lagos et mené un exercice commun de lutte anti-piraterie aux côtés de quatre patrouilleurs et d’un hélicoptère des forces nigérianes. La présence de la Marine nationale permet de dissuader les actes de piraterie.  

    Le patrouilleur a ensuite mis le cap vers le Bénin et mené une mission de surveillance des pêches et de lutte contre les pollutions avec la marine béninoise.

    Chammal contre Daesch

    Au Proche et au Moyen-Orient, l’opération Chammal se poursuit contre Daech. L’organisation terroriste est entrée dans un combat clandestin mais existe toujours.

    Dans le détroit d’Ormuz la frégate  Languedoc a appareillé de la base navale française aux Émirats arabes unis le 27 juin, ayant achevé sa période de maintenance. Le Languedoc a repris ses patrouilles dans le Golfe arabo-persique et le détroit d’Ormuz.  

    Dans le Pacifique, En Polynésie française, après une projection de puissance à plus de 17 000 km, les avions de chasse ont réalisé leurs premières missions d’entraînements au-dessus de Tahiti. Après un vol de reconnaissance au dessus de l’archipel, ils ont conduit des exercices de protection de l’espace aérien polynésien, d’attaque au sol, d’accompagnement d’hélicoptères et d’escorte d’avion de transport avec l’A400M. 

    En cinq jours, une quarantaine de missions ont été réalisées en près de 250 heures de vol. Le détachement s’est envolé pour Hawaii, où les entraînements de haute intensité vont se poursuivre avec l’US Air Force.

    Exercices européens

    En Europe, depuis trois mois, des exercices conjoints se poursuivent en Estonie avec les soldats estoniens et britanniques. 200 soldats ont été relevés. 

    En Guyane, une opération de lutte contre la pêche illégale dans la Zone économique exclusive française a mobilisé, entre autres, le patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Résolue et un Falcon 50 Marine. Un bateau de pêche brésilien, a été saisi. Appréhendé pour faire l’objet d’un contrôle. Les marins ont été remis aux autorités judiciaires, trois ont été condamnés à 12 mois de prison ferme et 10 ans d’interdiction du territoire. En outre, le bateau a été saisi et sera détruit.

    15,9 tonnes de poisson, 86 kg de vessies natatoires et 6 km de filet ont été saisis.

    (Source : Ministère des Armées)

  • Covax demande un traitement égal pour tous les vaccins homologués par l’OMS

    Covax demande un traitement égal pour tous les vaccins homologués par l’OMS

    Les autorités partout dans le monde doivent considérer comme pleinement vaccinée toute personne ayant été immunisée avec les sérums homologués par l’OMS et les grandes agences sanitaires, notamment pour les voyages ou les rassemblements, a estimé jeudi (1er juillet) le système Covax.

    Cette prise de position vient après l’introduction ce jeudi du certificat Covid dans les 27 pays de l’UE, plus la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège.

    l’EMA ne reconnait pas la version indienne de l’AstraZeneca

    Mais, dans une décision critiquée ces derniers jours par nombre de pays, notamment africains, l’Agence européenne des médicaments (EMA) ne reconnaît pas la version indienne du vaccin AstraZeneca (Covishield), qui garantirait un droit d’entrée dans ces pays. L’EMA estime qu’il y a des « différences » possibles dans la fabrication.

    Pour les partenaires de Covax, toute mesure qui autorise seulement les gens protégés par une partie des vaccins homologués par l’OMS à profiter du retour des voyages « créerait un système à deux vitesses, qui accroîtrait encore le fossé vaccinal et exacerberait les inégalités que nous avons déjà constatées dans la distribution des vaccins anti-Covid ».

    « Cela impacterait négativement la croissance des économies qui ont déjà le plus souffert », insiste le programme Covax, un partenariat entre l’Organisation mondiale de la Santé, l’Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies( Cepi).

    Et le groupe estime aussi que cela mine un peu plus la confiance déjà fragile dans la vaccination, notamment avec les doses d’AstraZeneca.

    Livraison au Mali

    COVAX dépendant de l’Inde

    Le système Covax reposait pour l’essentiel sur les doses du vaccin AstraZeneca fabriquées par le Serum Institute of India et qui n’est donc pas reconnu par l’EMA. Il a pour l’heure permis de distribuer plus de 91 millions de doses dans 133 pays. C’est très en-deçà de ses prévisions, l’Inde ayant bloqué les exportations de ce vaccin pour vacciner en priorité sa propre population.

    Pour ce qui concerne l’UE, les pays sont tenus d’accepter sur leur sol les voyageurs vaccinés avec les quatre produits autorisés au niveau de l’Union européenne : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson&Johnson.

    Toutefois, les États membres peuvent, mais n’y sont pas obligés, admettre les personnes vaccinées avec des sérums autorisés dans certains pays de l’UE (comme le russe Spoutnik V utilisé en Hongrie), ou avec des produits homologués par l’OMS (comme le chinois Sinopharm, mais aussi le Covishield très utilisé en Afrique).

    L’OMS a accordé son homologation d’urgence aux vaccins anti-Covid de Sinovac, Sinopharm, Moderna, Pfizer-BioNTech, aux deux sérums AstraZeneca fabriqués en Inde et en Corée du Sud (l’OMS compte cela pour deux homologations même si le produit est identique, Ndlr) et à celui de Johnson & Johnson, appelé Janssen.

  • Alain-Pierre Mignon, bilan d’une présidence de la CFE

    Alain-Pierre Mignon, bilan d’une présidence de la CFE

    Installé depuis des décennies en Indonésie, Alain-Pierre Mignon est un chef d’entreprises qui tout au long de sa carrière a su s’investir pour ces compatriotes à l’Etranger. Après avoir été Conseiller du commerce extérieur, tout en étant élu consulaire à Jakarta, Alain-Pierre Mignon est depuis 2015 le Président de la Caisse des Français de l’Etranger.

    La CFE et la Covid-19

    Sa présidence fut marquée par la pandémie. Mathieu Hutin revient dans le podcast sur les mesures prises par la Caisses Français de l’étranger pour accompagner les expatriés tout au long des deux années.

    Avec Alain-Pierre Mignon, ils en profitent pour faire un bilan de l’action de la Caisse pendant sa présidence.

    La CFE, mode d’emploi

    Mahtieu Hutin propose ainsi à Alain-Pierre Mignon de revenir sur le fonctionnement de cette Caisse de solidarité, qui couvre la santé mais aussi les retraites. Longtemps considéré comme un mille-feuilles administratifs incompréhensible, tout au long de sa présidence, la CFE a réformé ses offres et a fait un effort de transparence inédit.

    Un renouvellement de présidence chaotique

    En conclusion du Podcast, ils évoquent ensemble le renouvellement des organes de direction de la CFE. En effet, cet organisme voit son conseil d’administration renouvelé dans quelques semaines et ce alors que les représentants des expatriés seront élus par les conseillers de 2014 et non ceux de 2021. Pourquoi ? Car le gouvernement a suspendu le renouvellement de l’Assemblée des Français de l’étranger, les Français Madagascar n’ayant toujours pas renouvelé leurs propres élus du fait de la pandémie. Ce sont donc les anciens membres de l’AFE qui sont toujours en poste qui devront donc participer à la nomination des nouveaux administrateurs. Annoncé comme candidat à son renouvellement, Alain-Pierre Mignon a finalement décidé de se retirer. 

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  • Sénatoriales 2021 : le feuilleton de l’été ?

    Sénatoriales 2021 : le feuilleton de l’été ?

    A Gauche, à Droite ou au Centre, tout le microcosme politique des Français établis hors de France se prépare à un été chargé. Pour les nouveaux élus consulaires, les Grands électeurs convoqués pour les Sénatoriales qui se dérouleront à la rentrée, ou pour les candidats aux sièges du Palais du Luxembourg, les semaines estivales seront déterminantes.

    elections sénatoriales expatriés

    Effervescence chez LREM

    Pour le parti présidentiel qui a échoué en 2017 à faire élire un sénateur parmi ceux représentant les Français de l’étranger, l’enjeu est primordial. Avec près de 100 Grands électeurs issus des élections consulaires, LREM doit encore démontrer le succès de son implantation locale hors de France.

    Depuis des mois, les rumeurs s’enchainent et se démentent sur la personnalité qui mènera la liste du parti d’Emmanuel Macron. Pierre-Yves Le Borgn’, Anne Genetet, la liste s’allonge.. et se précise ? Ces derniers jours, les téléphones chauffent chez les élus consulaires LREM. En effet, le jeu des chaises musicales, que propose la direction du parti à ses nouveaux cadres, ne passe pas. Pas assez nouveau monde ? En tout cas, c’est leurs avis et ils le font savoir en s’interrogeant en interne sur la non-application des statuts du parti.

    Question posée par une élue LREM

    la députée Cazebonne au Sénat ?

    Samantha Cazebonne
    Samantha Cazebonne

    Le mois dernier, c’est la députée Anne Genetet qui était pressentie pour mener la liste, début juillet c’est pourtant le nom de sa collègue à l’Assemblée nationale, Samantha Cazebonne, qui a été communiqué aux nouveaux élus LREM. Et ce transfert ne fait pas l’unanimité. Non tant pour la personnalité de la candidate dont tout le monde reconnait l’investissement et le professionnalisme, mais pour la méthode retenue pour choisir le/la candidat(e). En effet, les nouveaux élus, gargarisés par leur succès personnel du 30 mai 2021, ne semblent pas vouloir suivre la voie de leurs ainés et accepter les décisions parisiennes sans avoir droit au chapitre.

    Question posée par un élu LREM

    D’autres candidats à l’affût !

    Si la probable nomination de Samantha Cazebonne à la tête de la liste LREM fait autant de remous, c’est qu’ils sont nombreux à s’estimer légitimes pour mener ce combat.

    Sophie Lartilleux Suberville

    Parmi les nouveaux élus, des candidatures commençaient à germer. En Europe, Éléonore Caroit, une jeune avocate qui mena, avec succès, la liste En Marche sur la circonscription de Genève – Suisse, espérait être sollicitée pour le haut de la liste. Tandis qu’aux USA, c’est un profil riche et dynamique qui aurait aimé s’investir un peu plus. Sophie Lartilleux Suberville, une brillante Française, est experte depuis des années de la communauté française sur la côte Ouest des USA. Elle fut la dirigeante pendant 8 ans de la French American Cultural Society, tout en s’impliquant bénévolement dans les organes de direction des Alliances françaises de la région de San Francisco et du Lycée Français de « The City by the Bay ». Réélue dans la circonscription, cette fois sous les couleurs LREM, elle se préparait à constituer une liste.

    On le voit, les 100 grands électeurs affiliés à LREM sont donc au centre des appétits de nombreux acteurs de la communauté française… mais ils ne sont pas les seuls.

    A Gauche, la désunion s’impose !

    Au lendemain des élections consulaires, la Gauche était la grande gagnante et la seule force disposant d’une véritable dynamique. Nous l’avions vu, là où elle est unie, comme en Espagne, elle est largement victorieuse, avec plus de 30% des voix. Et pourtant, comme souvent en politique, la victoire annonce le temps des ruptures.

    Alors que Ségolène Royal s’avançait comme la figure de proue pouvant réunir toutes les couleurs de la Gauche, EELV comme LFI ont rapidement réagi.

    Pour La France Insoumise, une telle alliance parait impossible comme nous l’a indiqué sa responsable Florence Poznanski.

    « Personne ne veut de Ségolène à LFI.« 

    Florence Poznanski – responsable des Français établis hors de France pour la France Insoumise (LFI).

    Pour Europe Ecologie Les Verts, la pilule semble aussi difficile à avaler même si on ne ferme pas totalement la porte à un tel montage.

    « Aucun contact n’a été établi avec cette candidate déclarée.« 

    Alexandre Château-Ducos – responsable des Français établis hors de France Pour Europe-Ecologie Les Verts (EELV).

    La bonne nouvelle, pour l’ancienne candidate à la présidentielle, vient du côté de l’association Français du Monde, Mehdi Benlahcen, le N°2 de la liste de Ségolène Royal ayant été réélu Vice-président vendredi dernier au terme de l’Assemblée générale, malgré sa défaite au Portugal où il se représentait. Cette victoire peut laisser espérer au duo de voir une grande partie des 100 Grands électeurs de Français du Monde rejoindre ceux du PS afin de voter pour leur liste. La direction parisienne, à qui revient désormais la responsabilité de l’investiture suite à un désaccord au niveau de le fédération, devrait logiquement apporter son soutien à la mère des enfants de François Hollande, l’ancien Président de la République (PS).

    Yan Chantrel, la candidature surprise

    Yan Chantrel

    Mais les bon résultats des listes Français du Monde, qui devancent celles du Parti socialiste, ont aussi donné des idées aux artisans de ces victoires. Et c’est le cas de Yan Chantrel qui à la tête de la liste « Rassemblement citoyen social, écologiste et solidaire : Défendre nos droits au Québec et dans les Provinces Atlantiques« , à Montréal, a remporté une des plus belles victoires de la Gauche réduisant le score de LREM à peau de chagrin. Il a donc décidé d’aller plus loin et a annoncé sa candidature pour le Sénat ce premier juillet 2021. Nous vous proposerons d’écouter sa vision et son programme dès la semaine prochaine dans un podcast audio.

    Et du côté du PS, Laure Pallez, membre du bureau de la fédération, n’a toujours pas renoncé à se présenter. Elle dispose de nombreux soutiens dont Boris Faure, acteur influent de la communauté culturelle des expatriés et ancien président de la fédération socialiste des Français établis hors de France. Il y a donc potentiellement 3 listes issues de la mouvance socialiste.

    EELV, une procédure en interne

    Ches les écologistes, grands gagnants des élections consulaires, EELV pourrait discuter avec la liste de Ségolène Royal mais il faudra alors composer avec la procédure interne qui a été respectée par les cadres. Après une primaire, une liste a été élue par les militants pour les représenter aux élections sénatoriales. M. Chateau-Ducos a remporté celles-ci pour le collège homme tandis que Mélanie Vogel a remporté celles pour le Collège des femmes. Dans un soucis de rééquilibrage du groupe sénatorial, les écologistes ont décidé de confier la tête de liste à une femme. Mélanie Vogel et M. Chateau-Ducos, mèneront donc la liste EELV, sauf accord de dernière minute avec Ségolène Royal ou pourquoi pas avec une autre tendance de la Gauche des expatriés.

    La Droite serre les rangs

    Pour Les Républicains, après des rumeurs de dissidences, le sénateur Christophe-André Frassa, encore une fois, a réussi à réimposer son projet à la direction de la rue de Vaugirard. C’est donc avec Jacky Deromedi, élue en 2017, que le chef de la fédération des Français de l’Etranger se présentera aux suffrages des Grands électeurs.

    Christophe-André Frassa

    Avec moins d’élus qu’en 2014, Les Républicains devraient, cependant, au moins sauver un des sénateurs sortants. Pour une deuxième élue, il faudra s’assurer de la fidélité de tous les LR des conseils consulaires mais aussi convaincre les nombreux indépendants de Droite d’apporter leur confiance aux élus sortants du premier parti d’opposition métropolitain. Une position moins évidente qu’elle ne le parait car des indépendants qui se présentent à ces élections, il y en a et ils essayeront, eux aussi, de les convaincre.

    L’Alliance solidaire en embuscade

    Le premier de ces indépendants, c’est Jean-Pierre Bansard. A la tête de l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger (ASFE) et de ses élus, il va tenter de nouveau d’obtenir un siège… qu’il avait décroché en 2017 mais qu’il avait dû finalement céder à sa numéro 2 Évelyne Renaud-Garabedian. Son mouvement avait décidé que leur élue siègerait avec les Républicains.

    Jean-Pierre Bansard
    Jean-Pierre Bansard

    Après 5 ans sur les même bancs, l’Alliance solidaire, a démontré l’utilité de faire entendre sa petite voix parmi les pontes Républicains. L’idée d’une présentation sur une liste commune avec Jacky Deromedi n’ayant pas aboutie, si l’élection, qui semble à la portée du businessman Jean-Pierre Bansard, se réalise, il y aurait, alors, peu de chance pour que le parti LR réalise son deuxième siège. Après une victoire surprise en 2017 avec deux sièges, il faudra compter sur lui.

    Des indépendants en quête de voix

    Dans le catalogue des indépendants, le choix est important. En plus de l’Alliance de Jean-Pierre Bansard, Olivier Cadic (Sénateur sortant UDI) pour la Droite et Marc Villard (Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger) pour la Gauche proposent aussi d’autres alternatives aux Grands électeurs.

    Olivier Cadic s’appuie sur Londres

    olivier Cadic
    Olivier Cadic

    Le sénateur Cadic, s’il ne peut plus compter sur un vivier de voix UDI, il peut espérer que ses nombreux contacts, entretenus tout au long de son mandant, feront le choix de déposer son nom dans l’urne. A partir du Royaume-Uni, où il fut expatrié de nombreuses années, et en particulier de Londres où Nicolas Hatton a mené, avec succès, une liste qui exprimait clairement son soutien au sénateur « UN MONDE DE PROJETS, liste indépendante conduite par Nicolas HATTON, président de the3million, en soutien à Olivier CADIC, sénateur des Français établis hors de France« , Olivier Cadic va tenter l’exploit, en solo, de réunir les voix nécessaires à sa réélection.

    Marc Villard, le centre gauche dans le viseur

    Marc Villard
    Marc Villard

    Le dernier candidat que nous vous présentons, Marc Villard, est l’actuel Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). Elu en 2014 sur une liste Français du Monde au Vietnam comme Conseiller consulaire, il rejoint Emmanuel Macron en 2017. Déçu, comme de nombreuses personnalités de Gauche, il n’a pas concrétisé son adhésion à LREM. Marc Villard va donc composer avec sa fine connaissances des élus de 2014, réélus cette année. Il devra les convaincre de lui faire confiance comme ils l’ont fait à l’AFE. Et il tentera, aussi, de séduire les nouveaux élus consulaires de la gauche de LREM pour qu’ils lui accordent leurs voix. La procédure de nomination des candidats du parti présidentiel, si décriée comme nous l’avons plus haut dans cet article, peut l’aider dans cette quête.

    9 listes pour 6 sièges

    A ce jour, on peut donc raisonnablement estimer que près d’une dizaine de listes vont se présenter devant les Grands électeurs.

    Ici, pas de risque d’abstention, le vote est obligatoire, mais avec un si grand nombre de candidats, le seuil de voix nécessaire pour être élu chute. Et quelle est la légitimité d’un sénateur élu par 40 ou 50 Grands électeurs et qui ne représenterait au final qu’une poignée de territoires (les circonscriptions consulaires) ?

  • Stereochic : la radio qui accompagne les expatriés

    Stereochic : la radio qui accompagne les expatriés

    Ré-inventée au coeur de l’été 2020 en pleine pandémie, la radio associative a pour but de créer du lien entre les 3 millions de Français expatriés et de leur offrir «un bout de France» sur un ton optimiste et bienveillant.

    Le pari de Gauthier Seys (le fondateur) est réussi, en un an, Stéréochic est devenu LA radio des expatriés. Dans le haut du classement de RadioKing, l’opérateur web des radios, Stéréochic est écoutée par plusieurs dizaines de milliers d’expatriés chaque mois.

    Proximité et immersion

    L’ADN de cette radio explique un tel engouement. Musique, talk et info, tout pour faire de ce média, une grande radio.

    Dans l’émission quotidienne en direct (Les Français parlent aux Français, en direct à midi Paris time, en redif à minuit), avec ses chroniqueurs et ses partenaires, la radio a réalisé 700 interviews, toutes disponibles en podcast.

    En pleine pandémie, isolés de la France, les expatriés ont trouvé une oreille attentive qui leur permet d’exprimer leurs difficultés. Mais pas que.. Les Français de l’étranger ont aussi partager leurs succès, leurs aventures et leurs bons plans.

    Réunir tous les expatriés où qu’ils soient dans le monde n’était pas évidement mais Gauthier Seys et son équipe ont su construire une grille de programmes où chacun trouve ce dont il a besoin.

    Une information dédiée aux expatriés

    L’autre point fort de la radio, c’est son réseau de partenaires, dont Lesfrancais.press font parti. Nourrie par eux, la radio propose un large d’informations et de conseils pour les nouveaux expatriés mais aussi pour ceux qui ont quitté la France depuis une longue période.

    Lesfrancais.press produit chaque jour un flash de 2-3 minutes qui traite l’actualité avec un axe propre aux Français établis hors de France. Politique, économie, culture, toutes les informations pour réussir son expatriation sont ainsi disponibles chaque heure.

    200 emissions en direct

    Si vous ne connaissez pas encore la radio, sachez qu’elle est disponible dans les players affichés en haut de chaque page de notre site, lesfrancais.press. Vous pouvez aussi aller visiter le site où vous retrouverez en temps réel nos 5 derniers articles.

    Mais le coeur de la radio, c’est le direct et le contact avec les auditeurs. Pour cela, nous vous proposons d’écouter la 200ème enregistrée en live et disponible en podcast.

    Stéréochic, la radio des Français dans le monde, vous accompagnera tout l’été avant de vous proposer une nouvelle grille en septembre.

    Découvrir Stereochic

    https://www.stereochic.fr/
  • Table ronde au Sénat sur les retraites

    Table ronde au Sénat sur les retraites

    Créé en décembre 2020, le groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France » est rattaché à la commission des Lois, il a commencé ses travaux depuis le 17 Mars.

    Composé de 16 sénateurs dont Jacky Deromeri, Sénatrice des Français de l’Etranger, à l’origine du groupe d’étude, mais aussi des Sénateurs Richard Yung, Claudine Lepage, Christophe Frassa, toutes les tendances politiques sont donc ainsi représentées.

    Après avoir reçu le Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, puis Olivier Brochet le directeur de l’AEFE, ils se sont attachés à explorer l’encadrement social des expatriés. Accompagnant la fin de l’année scolaire, les premières séances furent dédiées aux Lycées et aux étudiants.

    A la veille de l’été, les sénateurs ont voulu faire le point sur les retraites.

    Les retraites mis au banc par la Cour des Comptes

    On le sait, la Cour des comptes de la République, dénonce régulièrement la gestion des retraites françaises versées à l’étranger. Les juges ont particulièrement insisté sur la régularité des certificats de vie et le versement des pensions qui en découlent.

    Stéphane Bonnet, le Directeur du groupe d’intérêt public (GIP) Union Retraite, revient en détail sur les procédures qui encadrent ces versements. Les sages du Palais Luxembourg en profitent pour l’interoger sur la mise en place depuis fin 2020 de la plate-forme unique de traitement des requêtes des assuré(e)s auprès des différentes caisses de retraite. Actuellement, une vingtaine de réclamations sont déposées chaque jour.

    Répondant aux conclusions de la Cour des Comptes, Stéphane Bonnet nous explique le fonctionnement de la nouvelle procédure de collecte et de certification des documents fournis via, là aussi, la nouvelle plate-forme unique Info-Retraites.

    Une transmission automatique avec certains pays

    En collaboration avec les pays de résidence européens, Stéphane Bonnet revient longuement sur le lancement de l’automatisation de la transmission des données d’état civil prévue entre les membres de l’Union européenne. D’ici 2022, les résidents retraités en Europe ne devrait ne plus avoir à fournir de certificats de vie.

    Il nous décrit aussi les dispositifs qui vont pouvoir être créés grâce à l’apport de la Biométrie présente sur les passeports et les nouvelles cartes d’identité. Grâce à ce nouvel outil, les Français établis hors de France est retraité n’auront plus à se déplacer pour réaliser leurs démarches, la dématérialisation sera donc totale fin 2022. Une opération qui ne devrait donc plus prendre que 5 minutes par an selon Stéphane Bonnet.

    D’autres intervenants viennent enrichir l’échange dont un zoom sur la situation de nos compatriotes au Japon ou ceux qui ont décidé de cotiser volontairement.

    Regardez la table ronde

  • Les Suisses subissent la loi du plus fort avec le F-35

    Les Suisses subissent la loi du plus fort avec le F-35

    Ils ont plus que tenu face à l’équipe de France, ils n’ont pas résisté aux Etats-Unis. Les Suisses préfèrent l’Amérique. Avec beaucoup d’humour, au terme d’une compétition de quatre années, le Conseil fédéral recommande l’achat de 36 F35 américain, l’avion le plus cher du monde, qui a provoqué plusieurs scandales aux Etats-Unis compte tenu de ses piètres performances et de son coût prohibitif. Explication de la ministre suisse : il serait « le choix le plus économe ». A une condition, toutefois, celle de moins voler. Sans rire.

    Les Suisses avaient le choix entre le Rafale, le F35, et le Typhoon d’Eurofighter. La ministre française avait assuré les Suisses que ceux-ci garderaient les données de leurs appareils (contrairement aux Américains). Mais rien n’y a fait. La neutralité suisse dépend des Etats-Unis.

    F5 Tiger fighter jets of the Swiss Air Force fly before the Men’s Combined race at the FIS Alpine Skiing World Cup in Wengen on January 18, 2013. AFP PHOTO / OLIVIER MORIN (Photo by Olivier MORIN / AFP)

    L’avion le moins cher s’il ne vole pas 

    On se rappelle que la fin du secret bancaire suisse n’avait pas été obtenu par l’Union européenne, la France ou l’Allemagne, mais par les Etats-Unis qui avaient menacer de retirer aux banques suisses leurs licences aux Etats-Unis. 

    Peut être faudrait-il que les Européens songent à rendre la monnaie de leur pièce. La rupture des négociations sur l’accord cadre avec l’UE apparait décidemment comme une faute. Les conditions risquent d’être plus dure à l’avenir. Mais y a-t-il des Européens ? Belges, Néerlandais, Polonais, Italiens ont déjà payé tribut au F35. Comme les Britanniques (mais qui y participent industriellement via BAE system), Israël, le Canada, l’Australie ou le Japon. 

    La Turquie a été évincée du programme. Quelle chance ! Car le F35, proclamé publicitairement avion de 5ème génération, n’a pas encore démontré de performances remarquables. Un ancien ministre de la défense britannique l’a qualifié d’un des plus « grands éléphants blancs »  en matière d’armement. 

    Le gouvernement suisse ne s’est pas arrêté au F35, il a également choisi un système de défense antimissile et a choisi … les Américains ! La France et l’Italie n’ont pas réussi à vendre leur système antimissile fabriqué par Thales et MBDA, en compétition avec le Patriot. Berne annonce une dépense de 1,97 milliard de francs suisses pour les 5 unités Patriot. 

    Qui s’ajouteront aux 5 milliards pour les 36 F35. A vrai dire, le prix reste incertain, puisque le développement du F35 n’est pas terminé, et cela entrainera des coûts supplémentaires. Selon le Pentagone, il reste 871 défauts à régler. Raison pour laquelle le F35A n’a pas obtenu sa capacité opérationnelle pour l’US AirForce. Le chiffre de 5 milliards est lui-même surprenant puisque l’autorisation américaine avait été donnée à plus de 6 milliards. Il ya du avoir des échanges. Et puis, le coût final évoluera. Il s’agit surtout d’habiller la décision.

    Un prix évolutif, voire furtif. 

    Selon le Conseil fédéral, l’offre de Lookheed est certes moins intéressante du point de vue des compensations industrielles mais elle serait moins chère de 2 milliards par rapport à celle du Rafale sur trente ans. Le cout global du programme serait de 15.5 Milliards de francs suisses. (70 millions par an.) Mais en prenant en compte un critère surprenant : le F35 n’aurait pas besoin de voler autant que le Rafale : 20% de moins ! Le Président de la Commission de la défense à la Chambre des Représentants, Adam Smith,  a grondé il y a quelques jours « Il ne fait aucun doute que toutes les personnes impliquées – et certainement Lockheed-Martin – pourraient faire un meilleur travail pour réduire les coûts de maintien en condition opérationnelle » : les  coûts d’exploitation sont les plus élevés du monde  entre 36.000$/de l’heure, selon les Américains, mais pas selon la ministre suisse de la défense. Elle doit savoir. 

    Acheter l’avion le plus cher du monde, surtout à l’entretien, parce qu’il serait moins cher en volant moins laisse perplexe.  De toute façon, il est prévu que le F-35 reste immobilisé durant 131 jours par an pour assurer sa maintenance.

    L’appel d’offres exposait les missions de l’aviation suisse : police du ciel, éventuel appui au sol et reconnaissance. Des missions pour lesquelles le F35A n’est pas vraiment adapté : c’est un avion furtif, ce qui n’offre aucun avantage dans ces cas. Mais cela a un intérêt pour les Etats-Unis : les données recueillies par le F35 ne peuvent être traitées qu’aux Etats-Unis. 

    La gauche avait prévenu qu’elle demanderait un référendum si l’avion américain était choisi. il est vrai qu’une question se pose : se défendre, mais contre qui ? Le  Liechtenstein ? L’Europe ? Acheter américain c’est le meilleur moyen de se défendre des Américains. La loi du plus fort. 

  • L’oeil de Pierre-Yves Le Borgn’ : « Ne plus regarder les Français depuis Paris »

    L’oeil de Pierre-Yves Le Borgn’ : « Ne plus regarder les Français depuis Paris »

    Pierre-Yves Le Borgn’ est un Français de l’étranger qui par son parcours à une fine connaissance de la politique et en particulier de celle liée aux expatriés. Ancien élu consulaire, ancien député des Français d’Europe centrale et de l’Est, il vient de publier une tribune sur l’abstention des Français. L’occasion pour nous de faire le point avec lui sur la relation, passionnelle, qu’ont les Français avec la politique.

    Un « effet de souffle » sur l’élection présidentielle

    Mathieu Hutin et Pierre-Yves Le Borgn’ décortiquent les enjeux des élections et le risque de voir toutes les attentes concentrées sur la seule élection présidentielle. On revient sur la séquence des « Gilets Jaunes » qui caractérise « l’incapacité politique, une fois élu, de parler au peuple ».

    Ensemble, ils analysent les tentatives de réforme qui ont ponctué le mandat d’Emmanuel Macron. Pierre-Yves Le Borgn’, pourtant soutient du Président de la République, fait le bilan sans concession des actions menées par le gouvernement.

    « Les élus consulaires ne décident pas »

    Pierre-Yves Le Borgn’ revient aussi sur le rôle des élus consulaires au lendemain des élections qui n’ont pas mobilisé mais surtout qui n’ont pas été comprises par les électeurs.

    Pour lui, il est impératif de donner une part de pouvoir décisionnaire aux élus locaux sur le modèle des régions ou des départements. La centralisation est ainsi le problème, il faut, donc, que les décisions se prennent au plus proche des citoyens.

    Membre du Ps dans les années 2000-2010, il nous explique la genèse de la réforme qui a créé ces élus et la représentation des expatries. Il propose désormais de coupler ces élections à des enjeux nationaux et de developper de nouveaux moyens de vote comme le vote en ligne, le vote anticipé, etc… Avec Mathieu Hutin, ils explorent, aussi, la possibilité de rendre le vote obligatoire comme en Belgique où réside Pierre-Yves Le Borgn’. Il appelle à créer une commission citoyenne pour réinventer le vote en se libérant des tabous.

    « Il faut provoquer le ministère de l’Intérieur pour faire bouger les règles »

    Pierre-Yves Le Borgn’

    « On n’arrive plus à faire société « 

    Dans la seconde partie du podcast, Pierre-Yves Le Borgn’ s’inquiète du désintérêt des Français pour les élections alors que 75% de la vie quotidienne des citoyens est gérée par les échelons locaux.

    Ensemble, ils évoquent le sentiment que les Français ont, celui de ne plus avoir prise sur les enjeux politiques. Ce ressenti peut mener à la prise du pouvoir par des extrêmes.

    La fermeture des frontières, un évènement baroque

    Dans la dernière partie du podcast, on évoque la fermeture des frontières, la gestion européenne de la circulation et l’impact des mesures liées à la pandémie.

    « L’absence de volonté des Etats de se coordonner fut dramatique »

    Pierre-Yves Le Borgne

    Pour finir,  Mathieu Hutin interroge Pierre-Yves Le Borgn’ sur une éventuelle fédéralisation rampante de l’Union européenne à travers le Budget européenne, la création de dettes communes et l’autorisation donnée à la Commission européenne et au Parlement de Bruxelles de lever des impôts. 

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  • Certificat numérique européen : conditions pays par pays.

    Certificat numérique européen : conditions pays par pays.

    Un voyage simple comme un QR Code, c’est la promesse du Certificat numérique européen. Entré en vigueur ce 1er juillet, il doit relancer le monde du tourisme européen en mettant dans la main des voyageurs la preuve digitale de leur vaccination, de leur négativité au test ou de leur immunité face au virus. L’engagement de l’Union européenne : un parcours fluide pour les personnes déjà vaccinées et des procédures simplifiées pour tous les autres.

    « En mars, nous avions promis de mettre en place un système à l’échelle de l’Union afin de faciliter la libre circulation en toute sécurité au sein de l’UE pour les vacances d’été. Aujourd’hui, nous pouvons confirmer que le système de certificats COVID numériques de l’UE est opérationnel »

    Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne

    200 millions de certificats générés

    Vingt et un États membres de l’Union européenne, ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, avaient déjà commencé à délivrer des certificats avant l’échéance de ce jour, et les cinq dernier pays de l’UE s’y sont mis le jour J. L’Irlande est désormais techniquement prête mais n’a pas encore délivré de certificats, ce qui vaut aussi pour la Suisse, qui doit se connecter au réseau européen.

    Au total c’est plus de 200 millions de certificats covid numériques de l’UE qui ont déjà été générés, a indiqué jeudi la Commission européenne, au premier jour de l’entrée en vigueur du règlement qui l’encadre.

    Des règles harmonisées ?

    Les règles harmonisées entre les différents états membres reposent sur trois piliers : les personnes ayant achevé leur parcours vaccinal – BioNtech/Pfizer, AstraZeneca, Johnson & Johnson/Janssen et Moderna – sont dispensées de tests à l’entrée dans un pays, de même que celles ayant contracté le virus dans les six derniers mois. Pour les autres, un test négatif est nécessaire à l’entrée.

    Voilà pour le tronc commun. Cependant, les règles édictées par chaque pays – et qui peuvent paraître contraignantes dans les textes – font face au pragmatisme du quotidien. C’est particulièrement vrai pour les déplacements dans les zones transfrontalières. L’Union Européenne a d’ailleurs laissé à chaque pays une latitude pour mettre en place des mesures qui leur sont propres.

    Le certificat est, donc, censé dispenser son titulaire d’un test supplémentaire ou d’une quarantaine à l’arrivée, mais il est toujours possible pour un Etat membre d’introduire des restrictions si la situation du pays ou de la région de provenance du voyageur se détériore. Dans ce cas l’Etat doit informer la Commission et les autres pays si possible 48 heures avant l’introduction de ces restrictions.

    Des stratégies non concertées

    Le variant Delta a déjà conduit l’Allemagne à ajouter le Portugal -où ce variant est devenu prédominant- à sa liste des pays à risque, ce qui interdit pratiquement toutes les arrivées en provenance de cet Etat.

    Les voyageurs peuvent consulter le site « Re-open EU » qui recense les conditions applicables dans les différents pays européens.

    Les principales organisations du secteur aérien ont déploré mardi la mosaïque de « stratégies disparates » nationales de mise en oeuvre du certificat sanitaire, recensant à travers l’UE dix solutions d’applications, au risque de « dysfonctionnements importants » et de longues queues pour les voyageurs dans les aéroports.

    Expatrié(e) hors de l’UE ?

    L’UE est en discussions avec un certain nombre de pays tiers, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis, pour une reconnaissance mutuelle et une interopérabilité des documents. Avec des deux pays, l’accord de principe est actée.

    Par ailleurs, les Etats membres ont la possibilité d’accepter toute preuve d’une vaccination des voyageurs de pays tiers, avec un vaccin reconnu par l’UE ou homologué par l’OMS. Ce qui ouvre la porte à tous ceux qui ont reçu dans leurs pays de résidence en Afrique, l’Astra-zeneca produit en Inde et non reconnu par l’Agence européenne de Santé.

    Les Vingt-Sept peuvent également, mais ce n’est pas une obligation, délivrer au cas par cas des certificats sanitaires européens aux voyageurs attestant d’une vaccination administrée dans un pays tiers. Concrètement, les consulats et ambassades pourraient avoir la capacité de fournir un Laissez-passer.

    Quelles règles dans quel pays ?

    Pays ou régions encore soumises à certaines restrictions du fait de la circulation du virus, tests PCR et/ou antigénique pour les personnes non vaccinées, formulaire à l’entrée, variation de l’âge des enfants pour lesquels les formalités sont requises : le point, pays par pays de l’UE et de l’espace économique européen, sur toutes ces petites ou grosses différences.

    Arrivée en France des Français

    Pour regagner, le territoire national, il faut donc que les expatriés puissent produire :

    • soit la preuve d’avoir reçu la totalité des doses prescrites pour l’un des vaccins reconnus par l’agence européenne des médicaments.
    • soit le résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique (TAG) réalisé moins de 72 heures avant le départ.

    Ces mesures s’appliquent aussi aux conjoints et aux enfants même s’ils n’ont pas la nationalité française.

    Allemagne :

    Formulaire : Pas de formulaires à remplir pour les visiteurs en provenance de pays non considérés à risque. Pour les pays à risque bas, un formulaire d’enregistrement est nécessaire (www.einreiseanmeldung.de). Qui peut s’assortir éventuellement d’un test et d’une quarantaine. Les personnes vaccinées ou totalement guéries ne sont pas soumises à ces deux dernières mesures. Pour connaître les zones considérées à risque, consulter la liste du Robert Koch Institut, mise à jour toutes les semaines (www.rki.de/risikogebiete). Attention: des règles plus strictes s’appliquent pour les pays avec une forte circulation d’un variant du virus.

    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.

    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h pour les voyageurs. La mesure s’applique à partir de pays classés à risque bas. Il existe une possibilité de faire un test jusqu’à 48 heures après l’arrivée.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 11 ans.
    Site d’information :www.bundesgesundheitsministerium.de/fileadmin/Dateien/3_Downloads/C/Coronavirus/SMS-Infos/Francais-Franzoesisch.pdf

    Autriche :

    Formulaire : Pas de formulaires requis pour les voyageurs venant de pays où le virus circule peu.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Autre vaccin accepté : Sinopharm.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 10 ans.
    Site d’information : www.austria.info

    Belgique :

    Formulaire : les voyageurs doivent remplir le Passenger Locator Form, sauf s’ils restent moins de 48h en Belgique et arrivent autrement que par avion ou par bateau. (travel.info-coronavirus.be). A noter que la distinction entre voyages professionnels et non professionnels tombe à partir du 1er juillet. En lieu et place de l’outil Business Travel Abroad, les personnes qui effectuent un voyage professionnel devront aussi remplir le Passenger Locator Form.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : pas de test requis si le voyageur provient d’une zone verte (ce qui est le cas des pays de l’UE) ou orange.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.info-coronavirus.be

    Bulgarie :

    Formulaire : déclaration de voyage obligatoire.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 5 ans.

    Croatie :

    Formulaire : Pour un passage plus rapide de la frontière, il est recommandé de remplir le formulaire EnterCroatia avant le départ.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Autre vaccin accepté : Sputnik V.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : entercroatia.mup.hr

    Chypre :

    Formulaire : Tous les passagers doivent soumettre, dans les 24 heures précédant le début de leur voyage, toutes les informations et tous les documents requis pour obtenir le CyprusFlightPass (https://cyprusflightpass.gov.cy/en/download-forms).
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Autres vaccins acceptés : Sputnik V, Sinopharm.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : La France étant sur la liste orange, test PCR datant de moins de 72 heures.
    Site d’information : entercroatia.mup.hr

    Danemark :

    A l’exception de la Réunion, classée rouge, l’ensemble des pays et régions d’Europe sont classées en vert par le Danemark.

    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Site d’information : coronasmitte.dk

    Estonie :

    Formulaire : Pas de formulaire requis pour les voyageurs européens.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 24 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.kriis.ee

    Finlande :

    Formulaire : Pas de formulaire requis pour les voyageurs européens des pays situés en liste 1. Ainsi que des pays en liste 2 mais uniquement pour des arrivées par avion.  Attention seuls les voyageurs vaccinés ou guéris peuvent se rendre en Finlande pour un séjour touristique. Le séjour reste interdit pour les voyageurs avec un simple test PCR négatif sauf pour motifs spécifiques.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat en anglais.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 16 ans.

    Site d’information : valtioneuvosto.fi

    Grèce :

    Test aléatoire des voyageurs arrivant en Grèce, qu’ils soient ou non en provenance de pays de l’UE.

    Formulaire : Passenger Locator Form à remplir jusqu’à 24 h avant le départ.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Autres vaccins acceptés : Sputnik, Sinovac, Sinopharm, Cansino.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : travel.gov.gr

    Hongrie :

    La Hongrie a fermé sa frontière à tous les ressortissants étrangers pour une durée indéterminée en raison de la pandémie de COVID-19. Une demande d’exemption est à demander sur le site ugyintezes.police.hu/en/home.

    Islande :

    Formulaire : formulaire de pré-enregistrement à remplir avant le départ.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : un test PCR datant de moins de 72 heures est demandé pour entrer en Islande. Une phase d’isolement de cinq à six jours est en plus nécessaire, encadrée d’un test PCR à l’arrivée sur le territoire et d’un autre à l’issue de la quarantaine.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 16 ans.
    Site d’information : www.covid.is. L’appli Rakning C-19 offre également des informations utiles.

    Irlande :

    Les voyages non essentiels étant encore proscrits quelques semaines, l’Irlande ne sera pas connectée au système du certificat numérique européen avant le 19 juillet.

    Actuellement, tous les voyageurs arrivant en Irlande doivent remplir un Passenger Locator Form, fournir la preuve d’un test PCR négatif de moins de 72 heures.

    Site d’information : www.gov.ie

    Italie :

    Formulaire : Passenger Locator Form.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR ou antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.italia.it

    Lettonie :

    Formulaire : un formulaire de confirmation électronique doit être rempli sur Covidpass.lv dans les 48 heures précédant le passage de la frontière lettone.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : Covidpass.lv

    Lituanie :

    Formulaire : un formulaire de confirmation électronique doit être rempli sur le site du centre de santé publique lituanien dans les 48 heures précédant le départ.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR ou antigénique datant de moins de 48 h.

    Les voyageurs européens, non totalement vaccinés ou immunisés contre le Covid et venant de pays ou régions classés en rouge par la Lituanie, doivent s’astreindre à un auto-isolement de 10 jours, pouvant être raccourci à cet jour après un test PCR.

    La liste des pays ou régions est régulièrement mise à jour. Sur celle effective entre le 28 juin et le 4 juillet figuraient parmi les zones en rouge ou gris l’Irlande, l’Espagne (sauf Tenérife et les Canaries à l’exception de Majorque), la Suisse ainsi que deux départements français, la Guyane et La Réunion.

    Site d’information : nvsc.lrv.lt

    Luxembourg :

    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 h ou test antigénique datant de moins de 48 h.
    Site d’information : covid19.public.lu

    Malte :

    Formulaire : deux formulaires sont nécessaires, la Public Health Travel Declaration et le Passenger Locator Form.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR de moins de 72 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 5 ans.
    Site d’information : www.visitmalta.com

    Pays-Bas :

    Formulaire : déclaration de santé nécessaire pour les voyageurs arrivant en avion.

    Vaccinés ou non, les ressortissants de l’Union européenne en provenance de zones « sûres » n’ont pas besoin de présenter de test à l’entrée sur le territoire. Depuis le 1er juillet, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la Lettonie, la Suède et la Suisse ont rejoint cette liste verte. Seule les Guyane française est en zone rouge et les voyages depuis ce département sont limités aux déplacements essentiels, et soumis en outre à quarantaine.

    Site d’information : www.government.nl

    Norvège :

    La Norvège intégrera le système du certificat européen à partir du 5 juillet. Les voyageurs entièrement vaccinés et les personnes immunisées seront libres d’entrer sur le territoire.Quant aux autres, ils devront déclarer leur voyage de façon digitale 72h avant l’arrivée. Ces voyageurs devront aussi fournir la preuve d’un test PCR négatif datant de moins de 72 h et subir un test à l’arrivée à la frontière. En ce qui concerne, les personnes ayant reçu une première dose de vaccin dans les trois à quinze semaines – de même les enfants de moins de 18 ans -, elles seront contraintes à un auto-isolement qui peut se terminer par un test PCR au bout de trois jours. Pour les personnes de 18 ans non vaccinées, la quarantaine se fait à l’hôtel les trois premiers jours, et en auto-isolement les quatre suivants. Le tout étant ponctué d’un test PCR au bout de sept jours.

    Site d’information : www.visitnorway.com

    Pologne :

    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR ou test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.poland.travel

    Portugal :

    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR ou test antigénique.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.visitportugal.com

    République Tchèque :

    Formulaire : Pas de formulaire requis pour les voyageurs venant de pays où le virus circule peu. Au 23 juin, la France était sur la liste orange, d’où la nécessité de remplir un Passenger Locator Form.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 6 ans.
    Site d’information : https://www.mzv.cz/jnp

    Roumanie :

    Le pays est en phase de connexion au système européen.

    Slovaquie :

    Formulaire : Passenger Locator Form à remplir avant l’arrivée sur korona.gov.sk/ehranica.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 24 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 18 ans.
    Site d’information : korona.gov.sk/ehranica

    Slovénie :

    Formulaire : Passenger Locator Form à remplir avant l’arrivée sur korona.gov.sk/ehranica.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Autres vaccins acceptés : Sputnik V, Sinovac, Sinopharm.

    Pour les voyageurs en provenance des pays classés verts, aucun test n’est nécessaire s’ils peuvent prouver avoir passé les cinq derniers jours dans ces pays de la zone « verte ». Cette liste très détaillée est consultable sur www.gov.si et comportait, en ce qui concerne la France, seulement trois départements, dont deux d’outre-mer : la Corse, Mayotte et la Martinique.

    Pour les pays de la zone orange – dont fait partie la plupart des régions françaises – , un test PCR ou antigénique est nécessaire pour les personnes non vaccinées.

    Enfin, les voyageurs en provenance de La Réunion, classée en rouge, devront se soumettre à une quarantaine encadrée par des tests.

    Site d’information : www.gov.si

    Suède :

    Formulaire : Passenger Locator Form à remplir avant l’arrivée sur korona.gov.sk/ehranica.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR ou test antigénique de moins de 48 h (seuls les résidents des pays d’Europe du Nord n’ont pas besoin d’effectuer ces tests).
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 18 ans.
    Site d’information : polisen.se

    Suisse :

    Formulaire : formulaire d’entrée à remplir sur swissplf.admin.ch pour une entrée en Suisse en avion. Ceci concerne aussi les transits.
    Voyageurs entièrement vaccinés ou immunisés : preuve du certificat.
    Tests nécessaires pour les personnes non vaccinées : test PCR datant de moins de 72 heures et test antigénique datant de moins de 48 h.
    Age des enfants où ces formalités ne sont pas nécessaires : moins de 12 ans.
    Site d’information : www.bag.admin.ch

    Une collecte d’information réalisée avec le site Voyages d’affaires.

  • Les droits des passagers aériens « n’ont pas été garantis » dans l’UE selon la Cour des comptes européenne

    Les droits des passagers aériens « n’ont pas été garantis » dans l’UE selon la Cour des comptes européenne

    Les « droits essentiels » des passagers aériens n’ont « pas été garantis » durant la pandémie, a jugé mardi (29 juin) la Cour des comptes européenne, déplorant des retards voire l’absence de remboursements de la part des compagnies aériennes à la suite d’annulations de vols.

    « Durant les premiers mois de la crise, de nombreux passagers n’ont pas été remboursés et beaucoup n’ont pas eu d’autre choix que d’accepter des bons à valoir. « Au moment de notre audit, la possibilité pour les passagers de se faire rembourser n’était toujours pas pleinement garantie, aussi bien lorsque des intermédiaires (par exemple des agences de voyage) étaient impliqués que quand des bons à valoir leur étaient imposés »

    Les auditeurs de la Cour européenne dans un rapport spécial

    7 jours pour être remboursé

    Les auditeurs rappellent qu’en cas d’annulation de vol, « les passagers ayant réservé un vol sec ont droit au remboursement du prix du billet par la compagnie aérienne, dans un délai de sept jours après la demande », une durée portée à 14 jours dans le cadre d’un « voyage à forfait » réservé auprès d’une agence de voyage.

    La Cour des comptes européenne avait entamé début mars son audit en vue de vérifier l’efficacité de l’action de la Commission européenne pour protéger les droits des passagers aériens confrontés aux annulations de vols pendant la pandémie.

    Les Etats trop complaisants avec les compagnies aériennes

    Dans leur rapport, les auditeurs regrettent que les États membres n’aient pas conditionné le versement de leurs aides d’urgence aux compagnies aériennes au droit des passagers à un remboursement, contrairement aux recommandations de la Commission.

    « La Commission s’est efforcée de garantir les droits des passagers aériens et a pris des mesures pour atténuer les effets de la crise pour les voyageurs, mais le cadre juridique est tel que la Commission ne disposait que d’un pouvoir limité pour faire en sorte que les États membres appliquent ces droits »

    Les auditeurs de la Cour européenne dans un rapport spécial

    Un fonds de garantie pour l’annulation des vols

    Dans un communiqué commun publié mercredi (30 juin), les Entreprises du voyage (EDV) et le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) « saluent ce rapport qui pointe précisément les failles de la réglementation actuelle et fixe un calendrier ambitieux à la Commission européenne pour les résorber ».

    La Cour des comptes recommande, entre autres, de « limiter la possibilité » pour les compagnies aériennes et les agences de voyages « d’exiger le paiement d’un acompte au moment de la réservation » et de créer un « fonds de garantie pour les annulations de vols » avant fin 2022.

    « Cette situation est intenable pour les passagers qui souhaitent repartir en vacances. Malheureusement, encore une centaine de compagnies aériennes hors pavillon français conservent indûment l’argent des clients »

    Jean-Pierre Mas, président des EDV.
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