Travailler à l’étranger : détaché ou expatrié ?

Travailler à l’étranger : détaché ou expatrié ?

février 7, 2019 0 Par Fabien Ferasson de Quental

Quand vous partez travailler à l’étranger, votre entreprise choisit le statut qui lui convient : Détaché ou expatrié.

Détaché, vous exécutez un travail d’une durée de plus de trois mois à l’étranger pour votre employeur. Vous restez affilié aux régimes de la sécurité sociale.

Les premières démarches reviennent à votre employeur : rédaction d’une lettre de mission avec pays d’affectation et durée de la mission, demande d’autorisation préalable à votre caisse d’Assurance maladie pour votre prise en charge hors de France et obtention de votre visa si besoin. Autre formalité à prévoir pour l’entreprise si vous sortez de l’UE et de l’Espace Economique Européen : votre affiliation au régime d’assurance chômage de Pôle Emploi, obligatoire dans ce cas.

Pour l’Assurance maladie, le détaché bénéficie exactement de la même protection sociale que s’il était en France – son employeur et lui continuent d’ailleurs à cotiser dans les modalités habituelles. Attention toutefois : ce statut est limité dans le temps selon les destinations et, au-delà du délai défini, l’employé hors de France passe automatiquement au statut d’expatrié (un an renouvelable dans un pays membre de l’UE, et des délais variables dans les autres cas, à vérifier avec votre entreprise.)

LE STATUT D’EXPATRIÉ

Mais votre entreprise peut aussi choisir de vous considérer comme expatrié. Alors vous n’êtres plus affilié aux régimes obligatoires de la sécurité sociale. Comment prolonger votre couverture sociale ?

Avant votre départ, votre employeur doit rédiger un avenant à votre contrat de travail, indiquant destination et durée de mission. Il se charge également de votre visa s’il est requis pour résider dans votre nouveau pays. Enfin, votre contrat de travail prévoit le maintien d’un lien de subordination avec la France, votre employeur devra obligatoirement vous affilier au régime d’assurance chômage de Pôle Emploi si vous êtes ressortissant de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse.

En revanche, l’expatriation n’implique aucune obligation de l’employeur vis-à-vis de la Sécurité sociale française (hors obligations conventionnelles): l’expatrié est d’office affilié au régime de protection sociale de son pays d’expatriation.

Reste cependant une solution pour prolonger votre protection sociale « à la française »: vous inscrire auprès de la Caisse des Français de l’Etranger, conçue pour couvrir les expatriés français. Vous pouvez faire vous-même la démarche ou votre employeur peut s’en charger. A votre retour en France, une fois votre radiation faite auprès de la CFE, vos droits à la Sécurité sociale seront rouverts.

Et la retraite complémentaire ?

Là encore avec le statut d’expatrié, pas d’obligation pour l’employeur (hors obligations conventionnelles). Il peut toutefois choisir de continuer à cotiser pour vos futurs droits, auprès d’une caisse de retraite complémentaire dédiée aux expatriés. De quoi assurer la continuité de vos cotisations et éviter toute rupture dans la préparation de votre retraite. Vous pouvez également adhérer à titre individuel.

Détaché ou expatrié, affilié à la Sécurité Sociale ou à la CFE : dans tous les cas, se protéger à l’étranger justifie de prendre une assurance santé complémentaire.

En effet, les régimes de base ne couvrent pas l’intégralité de vos soins. Or les frais de santé peuvent être bien plus élevés à l’étranger qu’en France.

Une assurance complémentaire vous permet de vous soigner sans hésiter et de pouvoir faire face à tout imprévu. Une option fortement recommandée pour assurer votre totale protection lors de missions internationales.

La rédaction

Publicités