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  • Emmanuel Macron : « un pays plus fort, juste et apaisé »

    Emmanuel Macron : « un pays plus fort, juste et apaisé »

    Mercredi 26 octobre, France 2 a diffusé une heure d’entretien avec Emmanuel Macron sur les enjeux nationaux. Après une émission consacrée aux problématiques internationales, le Président de la République était de nouveau l’invité de l’émission politique « L’Evénement« , pour s’exprimer, six mois après sa réélection, sur ses projets pour les Français résidant en France. Des directions qui peuvent influencer les Français de l’étranger quant à un éventuel retour. La rédaction Lesfrancais.press fait le point pour les expatriés.

    Hausse des prix de l’énergie et des carburants

    Le chef de l’Etat a assuré que le gouvernement continuerait d’aider les ménages pour lutter contre l’inflation. « Là où il aurait dû y avoir 100 % de hausse [des prix de l’électricité et du gaz], ce sera 15 %. L’Etat va prendre sa part et continuera à le faire en 2023. » Emmanuel Macron a détaillé les mécanismes mis en place par le gouvernement, notamment une aide ciblée pour les « gros rouleurs » et les petites entreprises.

    Salaires

    Le président a refusé l’idée de « réindexer les salaires sur l’inflation » et privilégie l’utilisation de primes à une augmentation des salaires. « Si on met tous les salaires sur une indexation automatique, on entretient la hausse des prix et on a une boucle prix-salaires, et on ne l’arrête plus », a-t-il expliqué. Le débat sur les hausses des salaires est « légitime », mais « les augmentations, ce n’est pas l’Etat qui [les] décide », a-t-il lancé.

    Réforme des retraites

    Pour le chef de l’Etat, « on n’a pas d’autre choix que de travailler davantage ». Il a confirmé sa promesse de campagne : repousser de quatre mois par an, à partir de l’été 2023, l’âge légal de départ à la retraite, et arriver à 65 ans d’ici à 2031. « Si nous ne faisons pas aujourd’hui de réforme, il y a deux autres façons de financer. Soit vous augmentez les cotisations retraites pour les travailleurs ; c’est du pouvoir d’achat en moins. Une autre manière de faire, c’est de baisser les pensions ; c’est insupportable pour nos retraités. », a-t-il assuré.

    Assemblée nationale

    Emmanuel Macron est revenu sur le rejet de la motion de censure de la Nupes à l’Assemblée nationale, dénonçant « l’alliance [des députés] socialistes, écologistes, communistes, LFI, avec ceux du Rassemblement national ». « Ce qui me met en colère, c’est le cynisme et le désordre » du Rassemblement national (RN) et de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), a-t-il fustigé. « Ils ont montré une chose : ils ne sont pas du côté du mérite, de l’ordre, du travail, de la solution, de l’avancée. Ils sont du côté du désordre et du cynisme. » Quant à une éventuelle dissolution de l’Assemblée, le président a tenté d’inverser le rapport de force au Parlement. « Pourquoi voudriez-vous que je me lie les mains et que je vous dise ce que je ferais ? La dissolution est l’un de ces outils. Je connais notre Constitution. »

    Transition écologique

    Le chef de l’Etat veut « réconcilier le climat, l’industrie [automobile] et la souveraineté énergétique », notamment en « réservant les aides aux producteurs européens ». A la fin du quinquennat, « on produira deux millions de batteries électriques en France ».

    Santé

    Le président a annoncé que les médecins retraités pourraient continuer à travailler, et ainsi « garder tous les revenus qui sont les leurs sans payer de cotisations retraites nouvelles »« Nous n’avons pas assez de médecins », regrette le chef de l’Etat, qui veut une réforme de l’organisation des hôpitaux.

    Immigration

    Emmanuel Macron a défendu l’idée d’une nouvelle loi – annoncée pour début 2023 au Parlement – pour « réformer en profondeur nos règles ». Interrogé sur le faible taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF), il a reconnu la difficulté d’éloigner les étrangers à qui la France refuse de délivrer un titre de séjour ou de donner l’asile, mais a défendu la politique de son ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui consiste à cibler les éloignements forcés des étrangers qui « troublent l’ordre public ». Le chef de l’Etat a par ailleurs précisé qu’il « ne ferai[t] jamais un lien existentiel entre l’immigration et l’insécurité ».

    Insécurité

    Le président a admis que la société était « plus violente » mais a passé en revue ce qui avait été mis en place depuis le début de son premier quinquennat. Pour aller vers un « pays plus fort, juste et apaisé », il a promis une politique axée sur « deux grands combats » : « L’un, la drogue et la lutte contre les stupéfiants, une des causes de ces violences qui s’installent aussi dans les villes moyennes », et « les violences faites aux femmes ».

  • Ne pas tomber dans le piège chinois !

    Ne pas tomber dans le piège chinois !

    En 1978, Deng Xiaoping avait décidé d’ouvrir la Chine au monde pour sortir du sous-développement. Quarante-quatre ans après, ce pays est devenu la deuxième puissance économique mondiale. XI Jinping a l’espoir que la Chine devienne la première puissance en 2049 pour le centenaire de l’arrivée au pouvoir des communistes. Depuis une dizaine d’années, une inflexion de plus en plus marquée s’est produite. Le régime est devenu plus autoritaire, la surveillance s’est accentuée. La censure s’est durcie. Les cellules du parti sont de plus en plus présentes dans les entreprises privées. 

    De l’ouverture à la fermeture 

    L’épidémie de covid donne lieu à une multiplication des contrôles rendus possibles par l’usage des nouvelles technologies. Les autorités traitent chaque personne contaminée comme un délinquant, comme une personne menaçant l’ordre social du pays. Les applications obligatoires de suivi des mouvements détectent quand les citoyens se sont trouvés à proximité d’une personne infectée, puis les interdisent d’accéder aux espaces publics. 

    Pékin est ainsi devenue difficile d’accès, le pouvoir craignant une épidémie de grande ampleur dans la capitale du pays. Aucun assouplissement n’est à attendre. Même si le problème est nié, la vaccination de la population a été un échec. Le vaccin chinois se révèle de mauvaise qualité. Or, il est impensable que le pays recourt à des vaccins étrangers. Faute de moyens logistiques, les autorités sont de toute façon à la peine pour vacciner en grand nombre les Chinois. 

    La toile chinoise face à un Occident hésitant 

    Malgré les déboires du gouvernement chinois avec sa politique de zéro covid, il continue de tisser sa toile au-delà des frontières. Sur le terrain des relations diplomatiques, la Chine tend à prendre le contrôle des instances internationales afin d’infléchir leur politique en sa faveur. Elle multiplie également les accords bilatéraux. Son poids économique facilite la conclusion d’accords avec des pays en développement qui ne veulent pas ou plus subir les reproches des occidentaux en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme. La Chine ne se préoccupe pas de ses questions, ce qui lui permet de tisser une toile d’États qui la soutiennent au sein des organisations internationales. 

    Le Président Xi Jinping soutient, par ailleurs, l’idée d’un nouvel ordre international, moins dominé par les États-Unis et leurs alliés. Ces derniers doivent faire face à un concurrent disposant d’une puissance économique importante et dont le déploiement est centralisé. En la matière, les précédents sont rares et ne sont pas glorieux (l’Allemagne au temps du IIIe Reich). 

    La Chine, même si elle n’a pas totalement rattrapé son retard technologique, possède dans certains secteurs un avantage comparatif de premier ordre. Elle est aujourd’hui incontournable pour la 5G et les batteries. Xi Jinping a promis de faire de son pays le champion incontesté de la haute technologie pour 2029. C’est pourquoi les gouvernements occidentaux traitent désormais l’innovation chinoise comme une question de sécurité nationale. 

    Les États-Unis comme l’Union européenne ont décidé de réagir face aux risques de dépendance en matière de microprocesseurs en facilitant la création d’usines sur leur territoire respectif. Le 7 octobre dernier, Joe Biden a décidé d’interdire à la Chine la vente de puces haut de gamme tant par les entreprises américaines que par les entreprises étrangères utilisant des brevets américains. 

    La tentation protectionniste, la plus mauvaise des solutions 

    La tentation du protectionnisme est un aveu de faiblesse et est une source de déclin économique. La Chine a commencé sa descente aux enfers à partir du XIVe siècle quand ses empereurs ont pris des mesures pour limiter les échanges. La fragmentation du monde en plusieurs grandes zones économiques ralentira la croissance dans les prochaines années. Cette tentation du repli sur soi n’est pas spécifique à l’Occident. Les autorités chinoises convaincues de la supériorité de leur modèle demandent à leurs savants de moins participer à des congrès à l’étranger.

    Expatriés en Chine

    Le nombre d’expatriés européens en Chine a diminué de moitié en cinq ans 

    Au nom du zéro-covid mais surtout au nom d’un contrôle de plus en plus important de la population, les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du pays des universitaires, des experts et des chercheurs chinois sont fortement encadrés. 

    Le nombre d’expatriés européens en Chine a diminué de moitié en cinq ans. Une Chine moins connectée sera moins dynamique et moins créative. Les partenariats économiques sont de plus en plus difficiles à réaliser. Les entreprises étrangères doivent rendre accessibles à l’État qui possède souvent leurs principaux concurrents, les données sensibles qu’elles envoient à l’étranger. Cette pratique empêche la réalisation de la recherche en Chine par des étrangers. 

    À l’international, si la Chine est peu regardante en matière de droits de l’Homme, elle exige de ses alliés un alignement complet au niveau des instances internationales ce qui est de plus en plus souvent mal vécu. Par ailleurs, les prêts effectués par la Chine auprès des États en développement sont souvent assortis de conditions pouvant mettre en danger la souveraineté de ces derniers. En cas d’impayés, les Chinois peuvent ainsi prendre le contrôle complet des infrastructures ou des gisements. 

    Les États occidentaux doivent sans nul doute avoir une politique réaliste face à la Chine en veillant au respect des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce. En revanche, ils auraient tort d’entrer dans un cycle protectionniste dont ils seraient les premiers perdants. Ils ont tout intérêt à affirmer la force de leur système économique et politique en continuant d’accueillir des étudiants et des chercheurs chinois. 

    Maintenir une dépendance croisée est sans nul doute préférable à une indépendance de façade qui pourrait déboucher sur un conflit. Tant que la Chine dépend des Occidentaux, elle sera freinée dans ses ardeurs de conquête de Taïwan.

  • Medtech : l’Europe pourrait bientôt être doublée par les Chinois et les Indiens

    Medtech : l’Europe pourrait bientôt être doublée par les Chinois et les Indiens

    Alors que l’entreprise Carmat vient d’annoncer la reprise de ses implantations de cœurs artificiels, notre partenaire EURACTIV France s’est entretenu avec son PDG Stéphane Plat, qui alerte sur le futur de la Medtech en Europe.

    C’est officiel. L’entreprise française Carmat va pouvoir reprendre les implantations de son cœur artificiel Aeson, a annoncé le groupe mardi (25 octobre) dans un communiqué de presse.

    Depuis leur commercialisation en juillet 2021, sept cœurs ont été implantés en Europe : cinq en Allemagne et deux en Italie.

    Mais en décembre 2021, Carmat avait volontairement suspendu ses implantations, à cause de problèmes de qualité sur les prothèses de ses cœurs.

    Désormais, Carmat a le feu vert de l’organisme certificateur indépendant Derka, et peut donc reprendre ses activités.

    Si le groupe se réjouit de cette nouvelle, l’avenir de la Medtech en France et en Europe ne semble pourtant pas aussi prometteur.

    La Medtech, pour « medical technology », désigne les fabricants de technologie de dispositifs médicaux destinés à améliorer la vie des patients. Aujourd’hui, le marché européen est le deuxième au monde après celui des Etats-Unis. En 2020, il était estimé à environ 140 milliards d’euros.

    Mais cela pourrait ne pas durer. Innover coûte cher et « l’argent se trouve difficilement en Europe », estime le PDG de Carmat Stéphane Plat, lors d’un entretien avec EURACTIV France.

    « C’est une question qui va se poser pour toutes les startups qui vont naître en Europe d’ici trois ans : où faut-il aller ? », s’interroge M. Plat.

    D’autant que la concurrence est rude. « Les Américains dorment sur leurs lauriers en tant que leaders, et il y a une forte poussée des Indiens qui sont bons en technologie, avec des coûts de production très bas », relève le PDG.

    En parallèle, « les Chinois commencent à racheter beaucoup de startups », ajoute M. Plat qui se dit « extrêmement inquiet ».

    Avec à la clé le risque que les thérapies coûtent plus cher en Europe « s’il n’y a pas d’innovation » et si « tout est acheté à l’extérieur ».

    medtech en europe

    Tendre vers le risque zéro

    En France, comme en Europe, comment expliquer le déclin de la Medtech ? « Il y a de moins en moins de tolérance au risque en santé », estime M. Plat.

    Avant d’ajouter : « les autorités compétentes préfèrent que des patients meurent sans être impliqués dans la décision, plutôt que de donner une chance au patient de survivre et d’être impliqué dans un risque de produit ».

    Au risque de freiner l’innovation en santé ? « Les autorités compétentes répondent à la pression du public qui s’est emparé du sujet. Cette société va être une barrière à l’innovation », alerte le PDG.

    Côté industrie, le rapport au risque est différent. « Notre leitmotiv, c’est d’apporter des solutions. Et le risque, on est obligés de l’affronter », rappelle M. Plat.

    En juin 2022, la Commission européenne s’est fait épingler par les ministres de la Santé lors du Conseil européen « Emploi, politique sociale, santé et consommateurs », à propos de deux nouveaux règlements relatifs aux dispositifs médicaux (MDR).

    La lenteur de leur mise en œuvre a fait craindre une pénurie de dispositifs médicaux en Europe.

    La Commission s’est alors empressée de prononcer une série de mesures visant à faciliter la transition vers les nouveaux règlements.

    400 millions d’euros en France pour la Medtech

    En France, la situation n’est pas au beau fixe non plus. « Beaucoup de Chinois financent les sociétés françaises », regrette M. Plat.

    La France est le deuxième pays en Europe pour les dispositifs médicaux, juste après l’Allemagne, avec un marché estimé à 30,7 milliards de dollars en 2021, selon l’association French Healthcare.

    En début d’année 2022, le gouvernement a attribué un budget de 400 millions d’euros au secteur de la Medtech dans le cadre du plan France Relance. Cela sera-t-il suffisant ?

    Si pour le moment, Carmat fait presque tout en France, le futur est incertain

    « Malgré les maintes demandes au gouvernement, il ne faut pas se leurrer, il n’y a aucune volonté politique d’aider le secteur », conclut M. Plat.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 27.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 27.10.22

    Bonjour à toutes et tous, dans l’édition dédiée aux Français de l’étranger de ce jeudi 27 octobre, on parle du concours d’éloquence ouvert à toutes les fonctionnaires françaises, de notre dossier sur la mobilité internationale et du Sénat qui vote pour le projet de réforme de l’Assurance-chômage du gouvernement.

    Le rectorat de Montpellier donne la parole aux femmes avec son premier concours d’éloquence !

    Première édition d’un nouveau concours d’éloquence dédié aux femmes fonctionnaires, « À voix égales » est lancé par le rectorat de Montpellier. Cette compétition est proposée à toutes les femmes de l’Education nationale, des hôpitaux, des collectivités et de l’Etat. Le concours est donc ouvert à toutes les femmes de l’administration consulaire et de l’AEFE. Le principe ? Leur donner l’élan nécessaire pour briser le plafond de verre et rejoindre les hommes dans leur progression professionnelle. Le concours consiste à poster une vidéo de 180 secondes évoquant un projet personnel qu’elles n’osent pas aborder dans leur quotidien professionnel. L’objectif est de les pousser à prendre la parole, se mettre en avant, se mettre en scène, en résumé à repousser leurs limites. Pour les lauréates, à la clé : dix séances d’accompagnement par un coach spécialisé dans les RH ! Pour y participer, il suffit de déposer sa candidature sur un site dédié et ce avant le 22 décembre 2022. Toutes les informations sur le site lesfrancais.press.

    Avec Pôle emploi le travail se met à l’international

    Octobre, c’est le mois de la mobilité internationale. Avec Pôle emploi, La Radio des Français dans le monde, et Lesfrançais.press, nous nous sommes réunis pour vous concocter un dossier spécial mobilité. À travers ces podcasts, nous vous proposons de découvrir avec les experts de Pôle emploi international les opportunités à l’étranger. Préparation du départ, assurance-chômage, emploi, ERASMUS+, retour en France. Les experts de ces podcasts vous disent tout ce qu’il faut savoir sur la mobilité l’internationale. Retrouvez également sur le site lesfrancais.press les différents articles parus tout au long du mois d’octobre pour vous aider dans vos projets hors de France.

    Assurance-chômage : le Sénat suit le gouvernement  !

    Prévu initialement sur trois jours, l’examen de la réforme de l’assurance-chômage au Sénat a été expédié en une seule journée. Le Sénat, à majorité de droite, a adopté mardi 25 octobre en première lecture le projet de loi ouvrant la voie à une possible modulation de l’assurance-chômage selon la conjoncture. Les députés et sénateurs vont maintenant tenter de s’accorder sur une version commune en commission mixte paritaire. Le texte prévoit dans un premier temps de prolonger les règles actuelles de l’assurance-chômage, issues de la précédente réforme entrée en vigueur fin 2021 et qui arrivent à échéance au 1er novembre. Il enclenche aussi la possibilité de moduler par décret l’assurance-chômage en fonction de la situation sur le marché de l’emploi. Le Sénat a par ailleurs voté en faveur d’un article, introduit en commission, qui prévoit qu’un demandeur d’emploi ayant refusé trois propositions de CDI à l’issue d’un CDD ne puisse pas avoir droit à l’assurance-chômage. Le ministre s’était montré défavorable à cette mesure. Quant à la disposition assimilant « l’abandon de poste » à une démission, introduite à l’Assemblée nationale en première lecture, les sénateurs ont précisé la procédure applicable afin de la « sécuriser ». Ceci est à prendre en compte si vous voulez rentrer en France en transférant vos droits chômage acquis dans un autre pays de l’Union européenne car un transfert post promulgation de la loi entraînera un alignement sur ces nouvelles dispositions. 

    C’est tout pour aujourd’hui, passez une excellent journée sur la Radio des Francais dans le monde et à vendredi ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Réchauffement climatique en France : alerte !

    Réchauffement climatique en France : alerte !

    Le réchauffement climatique en France, d’ici la fin du XXIe siècle, pourrait être 50% plus intense que ce que l’on pensait. C’est ce que révèlent de nouvelles projections réalisées par une équipe du CNRS, de Météo France et du Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs), dans une étude publiée le 4 octobre 2022 dans la revue Earth Systems Dynamics (disponible en libre téléchargement en fin d’article). Les experts ont pour cela combiné les modèles utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) avec les données collectées en France dans une trentaine de stations météorologiques depuis 1899.

    Résultat : la température moyenne de l’Hexagone sera 3,8°C supérieure à celle du début du XXe siècle, dans un scénario modéré, considéré comme probable, sans hausse ni baisse drastique des émissions. Il ferait en moyenne +3,2°C en hiver et +5,1°C l’été par rapport aux températures mesurées au début du XXe siècle.

    « Ceci aura des impacts très forts sur les écosystèmes et les cultures. On aura des pics de chaleur beaucoup plus fréquents et chauds, et des sécheresses plus intenses et prolongées. Dans ces conditions, l’un des points clés sera comment maintenir les ressources en eau et comment les utiliser »

    Julien Boé, de l’unité Climat, Environnement, Couplages et Incertitudes.

    À +3,8°C, des écosystèmes entiers pourraient disparaître et le paysage agricole en sera drastiquement modifié, précise également l’étude.

    réchauffement climatique
    Incendie en Aquitaine – Août 2022 © AFP

    En moyenne, la France s’est déjà réchauffée de 1,7°C

    Selon les dernières projections climatiques de référence en France, publiées par Météo France en février 2021, la hausse de la température d’ici 2100 était d’environ 2,2°C, dans un scénario intermédiaire, et de 3,9°C dans un scénario pessimiste. Les nouvelles données montrent en fait que le scénario pessimiste d’alors correspond désormais à l’actuel scénario modéré. Et que dans un scénario pessimiste de hausse drastique des émissions, la température moyenne atteindrait finalement +6,7°C d’ici 2100.

    D’ici 2100, cette augmentation serait de 3,8 °C par rapport au début du XXᵉ siècle, et ce dans un scénario d’émissions modérées de gaz à effet de serre. ©Aurélien Ribes et al. 2022, « Earth Syst. Dynam. », 13, 1397-1415 (CC BY-4.0)

    En moyenne, la France s’est déjà réchauffée de 1,7°C, contre 1,2°C en moyenne à l’échelle globale. Soit un rythme de réchauffement de 0,36°C par décennie, qualifié de « soutenu » par Aurélien Ribes, l’un des auteurs de l’étude. Et d’ajouter que « la quasi-totalité de ce réchauffement est anthropique.« 

    À présent, les chercheurs veulent descendre encore les échelles et simuler l’avenir climatique des régions françaises. Par ailleurs, ils espèrent que d’autres équipes à travers le monde adopteront leur méthodologie.

    « Le code à la base de ces travaux est à la disposition de tout le monde. Il permettra à d’autres équipes ou d’autres services météorologiques de refaire ces calculs facilement pour leur pays ou leur région »

    Aurélien Ribes, l’un des auteurs de l’étude

    Consultez le rapport du CNRS

  • Un concours d’éloquence au féminin pour les fonctionnaires

    Un concours d’éloquence au féminin pour les fonctionnaires

    Première édition d’un nouveau concours d’éloquence dédié aux femmes fonctionnaires, « À voix égales » est lancé par le rectorat de Montpellier. Cette compétition est proposée à toutes les femmes de l’Education nationale, des hôpitaux, des collectivités et de l’Etat. Le concours est donc ouvert à toutes les femmes de l’administration consulaire et de l’AEFE.

    Le principe ? Leur donner l’élan nécessaire pour briser le plafond de verre et rejoindre les hommes dans leur progression professionnelle. Ce concours d’éloquence est placé sous le haut patronage du ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye.

    Une vidéo de 180 secondes

    Pour y participer, il suffit que l’on soit salariée d’une des administrations précitées, titulaire ou pas et de déposer sa candidature sur un site dédié et ce avant le 22 décembre 2022. Les organisateurs incitent les candidates à utiliser les réseaux sociaux et ainsi tenter de gagner les dix séances d’accompagnement d’un coach spécialisé dans les RH !

    Mais que doivent faire les candidates ? Rien de plus simple, il suffit de poster une vidéo de 180 secondes évoquant un projet personnel qu’elles n’osent pas aborder dans leur quotidien professionnel. L’objectif est de les pousser à prendre la parole, se mettre en avant, se mettre en scène, en résumé à repousser leurs limites.

    Egalité professionnelle

    Ce concours trouve sa genèse dans une obligation liée à la loi de transformation publique de 2019 qui demande aux administrations de déployer des plans d’actions en faveur de l’égalité professionnelle depuis 2021. Et c’est là que l’académie de Montpellier et son équipe se distinguent, sortant des traditionnelles tables rondes et autres colloques, en décidant de créer ce concours d’éloquence « À voix égales ».

    Une manière originale de sensibiliser le grand public et chaque actrice de l’action publique à ce combat. La fonction publique, qui compte plus de 60% de femmes et qui représente 20% de l’emploi en France, se doit d’être exemplaire dans sa contribution à cette grande cause nationale.

    Mesdames, vous qui travaillez au quotidien dans l’administration consulaire ou auprès des plus jeunes au sein de l’AEFE, sans oublier les diplomates mais aussi tout le personnel féminin dédié à l’entretien, etc., n’hésitez plus, tentez votre chance. Vous avez jusqu’au 22 décembre 2022 pour candidater sur le site « À voix égales ».

  • Le mois spécial « Mobilité Internationale » parrainé par Pôle emploi

    Le mois spécial « Mobilité Internationale » parrainé par Pôle emploi

    Octobre, c’est le mois de la mobilité internationale. La Radio des Français dans le monde et Lesfrançais.press se sont unis pour vous concocter un dossier spécial mobilité.

    La période de COVID-19 a été marquée par un fort recul du nombre de Français expatriés dans le monde. Les consulats de France dans le monde avaient enregistré en janvier 2022 une diminution de 11% du nombre d’inscrits dans les registres consulaires par rapport à 2020. Malgré la pandémie, c’est tout de même 17 000 demandeurs d’emploi qui en 2021 souhaitaient tenter l’aventure de l’international. Ce chiffre explose en 2022 car, selon Pôle emploi, ce sont environ 200 000 personnes désormais qui ont émis ce souhait. Si 70% d’entre elles envisagent un départ pour un pays d’Europe et 80 000 vers un pays frontalier, le reste de ces demandeurs d’emploi aspirent à travailler dans des pays hors Union Européenne. Le Royaume-Uni, le Canada et les USA culminent en tête des pays visés. La Chine quant à elle voit son attractivité diminuer du fait des mesures COVID-19 mises en place dans le pays.

    Pôle emploi accompagne ces demandeurs d’emploi dans le recherche de travail en dehors de l’Hexagone. Avec de très nombreuses offres d’emploi à l’étranger, la plateforme de l’assurance chômage est une véritable caverne d’Ali Baba pour toutes celles et ceux qui désirent franchir le pas de l’international.

    Il existe des freins à la mobilité internationale comme le choc des cultures et les problème d’adaptation au quotidien d’un pays qui ne ressemble pas tout à fait voire pas du tout à la France, les soucis administratifs ou encore les difficultés de communication lorsque qu’on ne maîtrise pas encore parfaitement la langue du pays d’accueil. Mais les avantages qui en découlent sont eux aussi nombreux. Entre les opportunités professionnelles plus importantes, les salaires qui sont souvent plus élevés qu’en France, l’ouverture d’esprit et la vision différente de la vie que l’expatriation procure, ainsi que l’aventure familiale que celle-ci propose, de plus en plus de Français sont séduits par ce projet de vie.

    À travers ces podcasts, nous vous proposons de découvrir avec les experts de Pôle emploi international les opportunités à l’étranger.

    DOSSIER MOBILITE INTERNATIONALE, plantons le décor en quelques chiffres, avec Nicolas Simon de Pôle emploi International – Octobre 2022

    Retrouvons Nicolas Simon, responsable Pôle emploi du département offre de services internationale : ce podcast plante le décor de notre série qui sera déclinée pendant tout un mois avec des chiffres statistiques, une description des services, comment les utiliser et une vision globale de toutes les solutions que propose Pôle emploi.

    Jean-François Rieffel présente l’APEC pour les cadres et pour les entreprises dans leurs envies d’international

    Retrouvons Jean-François Rieffel à Strasbourg, consultant « relations internationales & partenariats » pour l’APEC : ce podcast va vous permettre de mieux connaître l’APEC pour les cadres et jeunes diplômés ou pour les entreprises dans leur désir d’international.

    Florence Dumontier dirige Pôle emploi Europe, on parle des coopérations internationales

    Retrouvons Florence Dumontier, directrice « Pôle emploi Europe & relations internationales » qui nous parle de la coopération technique avec les pays du monde entier. Pôle emploi apporte son savoir-faire avec ses 250 collaborateurs spécialisés en International qui travaillent avec leurs homologues en Europe (via le réseau EURES) mais aussi avec des pays partout sur la planète.

    Avec Bruno Antoine de Pôle emploi, on parle de la préparation au retour en France après une mobilité internationale

    Retrouvons Bruno Antoine de « Pôle emploi International » qui nous donne des conseils pratiques pour… le retour en France ! Car partir, c’est aussi souvent revenir, et ce retour doit être préparé comme une véritable expatriation. Les modalités et formalités, l’inscription à Pôle emploi et ses droits au chômage, les formations accessibles, les ressources en ligne, les conseillers à votre disposition… Bruno vous donne des clés pour retrouver un boulot, vous occuper de votre réseau et les meilleurs atouts pour convaincre un employeur !

    Avec Virginie Bourgois de Pôle emploi services, on fait le point sur vos droits à l’assurance-chômage dans le cadre d’une mobilité internationale

    Retrouvons Virginie Bourgois, conseillère en droits des demandeurs d’emploi chez « Pôle Services », qui nous parle des droits à l’assurance-chômage dans le cadre d’une mobilité internationale. Nous faisons la différence entre la zone « Europe » et la zone « Monde », les Dom Tom, et plusieurs conseils très pratiques sont proposés.

    Voici les numéros et emails à connaître :

    01 46 52 97 00 (attention, ouverts aux horaires français)

    https://www.pole-emploi.fr/international

    Pour les cotisations : [email protected]

    Partons dans le Pôle emploi allemand, Arbeits Agentur, avec Alexandra qui parle de nos relations privilégiées

    Direction Bohn en Allemagne avec Alexandra De Sa, originaire de Normandie et installée en Allemagne depuis 23 ans. Alexandra raconte son parcours d’expat et présente son travail en tant que conseillère pour les étrangers qui veulent venir vivre et travailler en Allemagne. Nous réalisons l’interview chez Arbeits Agentur, l’équivalent allemand de Pôle emploi.

    Avec Marielle Gaudin, nous allons tout savoir sur ERASMUS +, dispositif européen ouvert à tous

    Échange passionnant avec Marielle Gaudin, responsable du pôle « département promotion » chez ERASMUS + : le dispositif européen existe depuis 35 ans, mais vous allez sans doute être surpris d’apprendre que – depuis le célèbre film « L’auberge Espagnole » – Erasmus a beaucoup changé en s’ouvrant à plus de public ! Alors, qui peut en profiter ? Quels sont les accompagnements proposés ? Comment bénéficier du dispositif ? Nous parlons aussi du rendez-vous qui grandit chaque année en Europe : les Erasmus Days !

    https://info.erasmusplus.fr/

    Découvrez le CLEISS avec sa directrice Armelle Beunardeau et son rôle pour votre sécurité sociale

    Direction le Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale, ou le CLEISS, avec sa directrice, Armelle Beunardeau. Nous revenons sur l’histoire et la mission de cette structure : créé en 1959, le CLEISS est un établissement public placé sous la double tutelle du ministère chargé de la sécurité sociale et du ministère chargé du budget. Il est au service de la protection sociale des personnes en mobilité internationale. Nous vous donnons des conseils pratiques si vous êtes actuellement dans ce cas.

    https://www.cleiss.fr/

  • La guerre du gaz aura-t-elle lieu ?

    La guerre du gaz aura-t-elle lieu ?

    Guerre du gaz : l’hiver 2022/2023 n’a pas commencé que certains prédisent l’enfer pour l’Europe en 2023/2024. Jamais le catastrophisme ne s’est aussi bien porté

    Les Européens ont pourtant réussi à remplir leurs réserves à plus de 90 %, leur garantissant au minimum trois mois de consommation de gaz sachant que, bien évidemment, les importations en provenance des États-Unis, du Qatar, d’Algérie ou de Norvège se poursuivent. La solidarité européenne se traduit par des flux d’énergie par exemple entre la France et l’Allemagne, la première fournissant du gaz à la seconde qui lui délivre en contrepartie de l’électricité, le temps que ses centrales nucléaires soient de nouveau en état de fonctionnement. 

    Le prix du gaz européen pour livraison en décembre est en baisse d’environ 33 % par rapport à la mi-septembre et de 50 % par rapport à ses sommets constatés au cœur de cet été. Les pessimistes mettent en avant que cette amélioration est éphémère. Les prévisions météorologiques annoncent un hiver froid conduisant à une consommation élevée d’énergie. Les météorologues permettent aux macro-économistes et aux pythies d’être moins seuls dans l’erreur en matière de prévisions. 

    Si pour la saison 2022/2023, les cuves de gaz ont été remplies à près de 50 % par les importations russes, importations qui ne devraient pas être possibles l’année prochaine, en revanche, d’ici l’automne 2023, les capacités d’accueil du gaz liquéfié seront plus importantes. La signature de nouveaux contrats permettra également une diversification de l’approvisionnement.

    Pas de réduction de la consommation 

    La réduction de la consommation de l’énergie est pour le moment faible. Les boucliers tarifaires n’incitent pas les particuliers à limiter l’usage du gaz. En Italie, la consommation ne baisse pas, en Allemagne, elle aurait même augmenté au mois de septembre de près de 15 % par rapport à la moyenne des années 2018/2021. Malgré tout, plusieurs gouvernements ont présenté des plans d’économies d’énergie.

    Plans de sobriété en Europe

    Le 6 octobre dernier, en France, le gouvernement a présenté un plan recommandant une baisse de la température dans les bureaux, les administrations publiques et dans les piscines. Le cabinet espagnol a approuvé un ensemble de mesures le 11 octobre allant dans le même sens. L’objectif de réduction de la consommation d’énergie de 15 % en Europe apparaît néanmoins difficile à atteindre. 

    Les États membres de l’Union européenne essaient, pour éviter des coupures d’électricité, d’accroître l’offre. L’Allemagne a ainsi prolongé la durée de vie de deux de ses centrales nucléaires du moins jusqu’en avril 2023. La France a fait de même avec une centrale au charbon. 

    De manière plus surprenante, le gouvernement français s’oppose à un nouveau gazoduc entre l’Espagne et l’Allemagne, qui permettrait d’acheminer du gaz en provenance de l’Algérie ou du Qatar vers le reste du continent. Les autorités françaises mettent en avant les conséquences écologiques d’un tel projet. Cette opposition serait également motivée par des intérêts nationaux. Le gouvernement entend ainsi préserver le rôle de Fos-sur-Mer en tant que terminal de GNL.

    Montée en puissance du nucléaire 

    Il ne souhaite pas le développement de la filière gaz pour la production d’électricité, espérant que le pays redevienne à moyen terme exportateur avec la montée en puissance de la production nucléaire. La sensibilité environnementale des populations européennes handicape la production d’énergie carbonée. 

    Ainsi, les Pays-Bas ont la faculté de compenser en partie l’arrêt des importations de gaz russe. Ils disposent d’un champ gazier à Groningue qui pourrait, sans aucune nouvelle infrastructure, fournir environ la moitié du gaz que la Russie fournissait à l’Allemagne. La production est actuellement marginale, le champ devant même fermer d’ici 2024. Le gouvernement néerlandais ne souhaite pas inverser cette tendance étant donné l’opposition des propriétaires locaux. Ces derniers ont obtenu la fermeture en raison des nuisances générées par l’exploitation des gisements, le pompage du gaz déclenchant des mini-tremblements de terre.

    Un emprunt fédéral européen 

    En France, une loi interdit la réalisation de recherche et l’exploitation de gisements par fragmentation. Le pays possèderait pourtant plusieurs champs de gaz potentiellement importants. 

    L’Europe de l’énergie progresse grâce à l’interconnexion des réseaux électriques et à la mise en place de solidarités sur la gestion des réserves de gaz. 

    Au-delà de ces coopérations, l’Union européenne gagnera en indépendance énergétique en facilitant le financement de nouvelles infrastructures de production d’énergies renouvelables ou nucléaires. Le plan de relance qui s’appuie sur un emprunt de nature fédéral pourrait être prolongé pour alléger le poids des dépenses nécessaires pour garantir cette indépendance et accélérer la transition énergétique.

  • Malte : les scandales de détournements de fonds et d’évasion fiscale continuent

    Malte : les scandales de détournements de fonds et d’évasion fiscale continuent

    Le directeur de l’Agence pour l’intégration européenne et le développement économique (Agency for European Integration and Economic Development, AEI) de Vienne a été accusé d’avoir détourné des fonds européens au profit d’une fiduciaire d’intérêt privé basée à Malte, tandis que la Belgique dénonce une faille dans le système de lutte contre l’évasion fiscale concernant les yachts.

    Malte est depuis longtemps confrontée au blanchiment d’argent et à la criminalité financière dans son secteur de l’iGaming, dans celui des services financiers et même dans des affaires impliquant des hommes politiques de haut rang et leurs assistants. En 2021, Malte est devenu le premier État membre de l’Union européenne à figurer sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), mais le pays a pu en être retiré un an plus tard.

    L’AEI, une société à responsabilité limitée (SARL/GmbH) créée en 2003, réalise des projets de jumelage avec des fonds européens. À partir de 2017, son bilan est passé de 580 000 € à 15,5 millions d’euros, ce qui a retenu l’attention des autorités.

    Le dernier scandale en date concernant cette société, révélé par The Shift News ce week-end, fait suite à des perquisitions menées à l’AEI, au ministère autrichien des Finances cet été, et à la police fédérale, où des dizaines de fonctionnaires ont signalé des agissements suspects.

    Fonds européens

    L’AEI a reçu des fonds de la Commission européenne, mais après avoir été soupçonnée de malversations et avoir fait l’objet de perquisitions, elle a déposé le bilan. Selon le média Krone, les autorités fiscales maltaises ont informé les autorités autrichiennes de l’existence d’une fiduciaire à Malte au bénéfice de la famille du chef de l’AEI. Une analyse plus approfondie a suggéré que des fonds européens étaient transférés vers la fiduciaire privée maltaise.

    Les personnes faisant l’objet d’une enquête seraient le chef de l’agence, un inspecteur en chef de la police fédérale et une autre personne.

    À la suite des perquisitions, le ministère autrichien des Affaires étrangères a déclaré avoir été démis de ses fonctions en raison de l’enquête en cours.

    Une procédure de faillite est à l’oeuvre auprès du tribunal de commerce de Vienne.

    Entre-temps, en Belgique, le vice-premier ministre et ministre des Finances chargé de la Coordination de la lutte contre la fraude, Vincent Van Peteghem, s’est insurgé contre le fait que des ressortissants belges utilisent des sociétés-écrans maltaises pour enregistrer leurs yachts de luxe, les louer à eux-mêmes et économiser ainsi des milliers d’euros en impôts.

    Il a déclaré qu’au moins 50 personnes avaient utilisé cette faille dans le système, ce qui leur permet d’échapper à l’impôt, et que plus de 350 autres détenaient des sociétés-écrans. Au total, les autorités fiscales belges ont ouvert quelque 54 enquêtes sur des dossiers basés à Malte.

    Parmi les dossiers déjà clôturés, sept ont débouché sur une évasion fiscale combinée de quelque 4,4 millions d’euros.

    Malte est depuis longtemps critiqué pour ses règles en matière de TVA pour le secteur maritime et aérien, qui permettent aux particuliers de créer une société, d’immatriculer le véhicule au nom de la société et de le louer à leur tour, ce qui leur permet d’économiser des milliers de dollars. De plus, ces règles ne sont pas conformes à la législation européenne. Le pays a même fait l’objet de procédures d’infraction engagées par l’UE à son encontre, mais il continue néanmoins à autoriser cette évasion.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 26.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 26.10.22

    Bonjour à toutes et tous, dans l’édition de ce mercredi 26 octobre on parle de la panne WhatsApp mondiale d’hier, du nombre d’expatriés fiscaux qui est désormais bien en-dessous de ce que l’on croit et d’un père de famille qui se fait justice lui-même en France.

    Panique chez les expatriés

    Un panne mondiale a eu lieu mardi 25 octobre sur le service de messagerie sécurisée WhatsApp de Meta. En effet, des milliers d’internautes, en France, mais aussi en Europe et partout dans le monde, ont déploré des difficultés à utiliser l’application de messagerie instantanée chiffrée numéro 1 dans le monde. La panne a duré à peine plus d’une heure mais le mal était déjà fait. L’interruption de service a mis Twitter en ébullition. Des milliers de messages évoquaient l’impossibilité d’envoyer un message par WhatsApp. Ils émanaient de comptes très suivis, y compris en Turquie, mais aussi au Kenya ou encore en Inde. Le service est redevenu pleinement disponible au bout d’une heure d’interruption. Plus de peur que de mal ! 

    L’expatrié fiscale rentre au bercail

    Une étude, publiée le 20 octobre, démontre que le solde migratoire des expatriés fiscaux est de nouveau positif, concrètement plus d’expatriés fiscaux rentrent que s’en vont. Le rapport est publié par un comité d’évaluation, lancé à la suite d’une réforme de 2018 qui a créé un impôt forfaitaire de 30 % nommé flat tax, supprimé l’ISF et introduit un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ainsi en 2020 seulement 220 ménages assujettis à l’IFI ont quitté la France alors que 380 d’entre eux sont rentrés au pays, des chiffres finalement anecdotiques sur les 130 000 foyers concernés. Une bonne nouvelle que le chef de l’État ne manquera pas d’ajouter à son bilan.

    Un père de famille se fait justice en France

    Un garçon âgé de 16 ans s’est introduit par effraction dans le logement d’une famille dans la nuit de jeudi à vendredi à Roanne. Il est soupçonné d’avoir agressé sexuellement une fille âgée de 6 ans. Le père de cette dernière l’a retrouvé et violemment frappé vendredi. Une fois la police sur place, le garçon est conduit à l’hôpital, où les médecins lui délivreront 10 jours d’ITT. L’adolescent a été placé en garde à vue, puis déféré, mis en examen et placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Une enquête pour « violences aggravées en réunion commises avec une arme par destination » a également été ouverte à l’encontre du père de la petite fille. Un fait divers qui relance le débat sur l’efficacité de la justice française. 

    C’est tout pour aujourd’hui, passez une excellente journée et à jeudi où que vous soyez ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

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