La Tunisie fête les 12 ans de sa Révolution, en pleine contestation du Président Saïed. Hier, en ce 14 janvier, jour anniversaire de la chute de Ben Ali, ils étaient des milliers pour dénoncer la crise économique et la dérive autoritaire du pouvoir.


La Tunisie fête les 12 ans de sa Révolution, en pleine contestation du Président Saïed. Hier, en ce 14 janvier, jour anniversaire de la chute de Ben Ali, ils étaient des milliers pour dénoncer la crise économique et la dérive autoritaire du pouvoir.


Le 19 janvier prochain, le congrès du Parti socialiste va dévoiler la nouvelle équipe en charge de la destinée de ce mouvement politique. Les 300 Français de l’étranger, membres de la fédération dirigée par l’élue des Français de Belgique, Cécilia Gondard, ont été invités à participer, eux aussi, au vote militant. Du fait de leur éclatement, comme pour les législatives, le mode de participation choisi fut celui du vote en ligne. Mais patatras, ce jeudi 12 janvier, le vote des socialistes établis à l’étranger a été annulé après qu’un fichier contenant les identifiants de tous les adhérents a circulé parmi les scrutateurs.
Le premier secrétaire sortant est arrivé en tête du premier tour du congrès du Parti socialiste (PS), où il joue sa réélection pour les trois prochaines années. Le député de Seine-et-Marne, titulaire du poste depuis 2018, a obtenu autour de 50 % des voix des militants à l’issue de ce scrutin interne, selon des résultats communiqués par le parti, jeudi 12 janvier, à 23 h 30.

Derrière lui, Nicolas Mayer-Rossignol est crédité de 30,5 % des voix, et Hélène Geoffroy de 19 %. Ces chiffres sont issus du dépouillement d’environ 14 000 bulletins. Censés être représentatifs de la tendance finale, ils sont cependant contestés par les équipes de Nicolas Mayer-Rossignol, qui octroient au premier secrétaire 48,2 % des voix, 31,4 % au maire de Rouen et 20,5 % à la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône).
On le voit, les scores sont serrés et contestés, même si la fédération des Français de l’étranger ne compte que 300 votants, ils pouvaient faire la différence.
Car oui les Français de l’étranger ont finalement pu voter, comment ? En utilisant la plateforme intégrée au site du Parti socialiste français, mais alors que les scores nationaux sont connus, ces résultats ne devraient pas être pris en compte.
Une situation qui s’explique par une bourde de l’opérateur externe choisi par Cécilia Gondard, la présidente de la fédération et son bureau, pour mener à bien ce vote. Dans un courrier d’excuses que notre rédaction a pu consulter, la plateforme internet de vote en ligne évoque une option créée pour un autre client qui aurait été étendue par erreur à l’ensemble des votes en cours.
« Une fonction de la liste des participants consiste à permettre de l’exporter, pour une utilisation en dehors de la plateforme de vote. Afin de répondre à une demande spécifique d’une organisation utilisatrice de la plateforme, ces mots de passe étaient affichés en clair sur cet export. Cette exigence a été propagée à l’ensemble de la plateforme, et non à la seule opération concernée, comme cela aurait dû être fait.«
Lionel Guetta, gérant d’Hypermaster
Concrètement, les scrutateurs avaient donc accès, via une manipulation, pas si complexe, à l’ensemble des identifiants et mots de passe des votants. Ainsi, avec de mauvaises attentions, il était donc possible de voter en lieu et place des militants. Même si aucun cas avéré n’a été démontré, la sincérité du vote n’étant plus garantie, la direction nationale du PS a préféré annuler ces résultats.
Dans la précipitation, ce vendredi 13 janvier à minuit, un système intégré au site du Parti socialiste a été ouvert pour permettre de voter aux militants résidant hors de France. Cependant, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il nous est indiqué qu’ils ne seront pas comptabilisés.
A quelques semaines du renouvellement des instances de la fédération socialiste des Français de l’étranger (15 février), la gestion de celle-ci par Cécilia Gondard et son équipe est remise en cause par ses opposants, dont Boris Faure (son prédécesseur) et Mehdi Benlahcen (candidat malheureux au Sénat en 2021 comme numéro 2 de Ségolène Royal).
Pour l’ancien président de la « fédé », Boris Faure (aussi journaliste pour Lesfrancais.press), ce couac informatique peut remettre en cause l’utilisation du vote en ligne pourtant indispensable pour permettre aux Français de l’étranger dont les lieux de résidence sont éclatés sur la planète de participer.

« On s’est battu pour le vote électronique et cette erreur risque de décrédibiliser le choix du mode de scrutin alors qu’il est indispensable«
Boris Faure, ancien président de la fédération socialiste des Français de l’étranger
Même constat pour Mehdi Benlahcen qui invite les dirigeants de la fédération a recréer un lien de confiance tant avec la direction nationale qu’avec les militants.

« On a besoin de rétablir le lien de confiance dans cette fédération »
Mehdi Benlahcen, membre du CA Français du monde-adfe, mandataire du mouvement Eurofondation
De son côté, la présidente de la fédération socialiste des Français de l’étranger, Cécilia Gondard, réfute tout défaut d’organisation. En effet, cette dernière avait fait le choix d’Hypermaster, une société qui affiche sur son site une longue ancienneté mais après quelques recherches, on constate que le numéro de SIRET communiqué sur son site est celui d’une société désormais radiée. En continuant les investigations, on finit par identifier une nouvelle société mais dont les garanties sont bien moins importantes.
Alors pourquoi être allé chercher un tel opérateur alors qu’il existe une solution intégrée et déployée par le Parti socialiste sur son site ? Car tout simplement, de l’aveu de tous, membres de la fédération des Français de l’étranger, ancienne direction, opposants ou bureau actuel, l’information ne leur avait pas été communiquée.

Cette option ouvre donc un nouveau champ des possibles pour la fédération socialiste des Français de l’étranger. Officiellement, aucune décision n’a encore été prise pour le second tour, mais comme l’indique Cécilia Gondard, ce vote ne sera pas géré par Hypermaster. Vu les délais, la seule solution est de privilégier la plateforme du PS. Mais encore faut-il qu’elle fonctionne ? A midi, ce vendredi 13 janvier, tous les votants n’avaient pas reçu leur identifiant ou leur mot de passe.
Une problématique qui sera sûrement au coeur des préparatifs des élections internes de février. Surtout que Cécilia Gondard, si elle est réélue, s’est engagée à faire désigner la tête de liste qui représentera le Parti socialiste aux élections sénatoriales d’automne 2023.

Depuis le premier jour de l’année 2023, la France est de nouveau exportatrice d’électricité vers le reste de l’Europe, après une année historique d’importations.
Mercredi (11 janvier) à 18h00, la France exportait environ 7000 mégawatts (MW) d’électricité vers ses voisins anglais, suisse, italien et espagnol. En réalité, depuis le 1er janvier, la France est de nouveau exportatrice nette d’électricité, et sans discontinuité — si ce n’est une importation nette de quelques dizaines de MW le 6 janvier dans la matinée.
Ainsi, depuis le début de l’année, « le solde net d’exportation d’électricité s’élève à 1,4 térawattheure (TWh) », a indiqué mardi (10 janvier) le gestionnaire de réseau RTE à l’Agence française de presse (AFP).
Selon les données de RTE, les exportations depuis le 1er janvier se dirigent en grande majorité vers l’Italie, la Suisse et l’Angleterre, tandis que les échanges, avec une tendance importatrice, se poursuivent avec l’Espagne.
Avec l’Allemagne et la Belgique, les échanges s’équilibrent. Fait notoire, RTE enregistre des exportations françaises sans discontinuité, si ce n’est une à la marge, entre le 6 et le 9 janvier. Une telle situation, sur trois jours, n’était pas arrivée depuis novembre 2021.
![Mercredi (11 janvier) à 18h00, la France exportait environ 7000 mégawatts (MW) d’électricité vers ses voisins anglais, suisse, italien et espagnol. En réalité, depuis le 1er janvier, la France est de nouveau exportatrice nette d’électricité, et sans discontinuité — si ce n’est une importation nette de quelques dizaines de MW le 6 janvier dans la matinée. [hpphtns / shutterstock]](https://lesfrancais.press/wp-content/uploads/shutterstock_2202636311-800x450-1.jpeg)
Plusieurs facteurs expliquent le retour à cette situation d’accoutumée normale pour la France.
D’abord, la sobriété roule à plein régime. Sans prendre en compte les écarts de températures anormalement hauts de ce mois de janvier (jusqu’à +9,2°C par rapport aux moyennes de janvier entre 2014 et 2019), RTE note que la consommation d’électricité est en baisse d’environ 9% sur la première semaine de janvier, par rapport à la moyenne de la première semaine de 2014 à 2019. La baisse atteint plus de 8% en moyenne sur les quatre dernières semaines.
Tous les secteurs sont concernés, de l’industrie au tertiaire, en passant par le résidentiel, complète RTE.
À cela s’ajoutent les bonnes performances du parc éolien, dont la production a atteint, en moyenne, plus de 15% de la production totale du parc électrique français entre le 3 et le 10 janvier, selon les calculs de franceinfo basés sur les données de RTE.
Aussi et surtout, la France doit son salut à la remise en route de plusieurs réacteurs nucléaires.
Le pays compte désormais 44 réacteurs en fonctionnement sur les 56 que compte son parc, soit une disponibilité de l’ordre de 73,4%, selon l’agrégateur — non-officiel — de données de RTE, energygraph.info.
Avec 44,1 GW de capacité en fonctionnement, la France se rapproche de l’objectif de 45 GW de disponibilité qu’elle s’est fixé pour la mi-janvier.
Dans le même temps, les pointes d’émissions de dioxyde de carbone (exprimées en gCO2eq/kWh) du parc électrique français sont passées d’un pic de 114 gCO2eq/kWh au 2 décembre 2022 à un pic de 51 gCO2eq/kWh le 5 janvier.
Au départ, le président du directoire de RTE, Xavier Piechaczyk, pariait pourtant sur un hiver d’importation nette historique pour la France, dans la même tendance que pour l’année 2022. Une situation qui, d’ailleurs, n’était pas arrivée depuis 42 ans, rappelle l’AFP.
Quoi qu’il en soit, Nicolas Goldberg, senior manager énergies chez Colombus Consulting, appelait à la prudence dans les colonnes de l’AFP. « Tout cela peut se retourner assez vite, si en février il y a un coup de froid et peu de vent », désenchante-t-il.
D’autant qu’EDF, gestionnaire du parc nucléaire, annonçait le 16 décembre 2022 qu’elle procéderait à des maintenances anticorrosions sous contraintes sur encore six réacteurs courant 2023.
N’en reste pas moins que la France redevient donc premier exportateur d’électricité d’Europe, après s’être fait ravir la première place par la Suède — l’Allemagne juste derrière — sur l’ensemble du premier semestre 2022.

Bonjour à tous, on est vendredi 13 janvier, bienvenue dans votre édition dédiée aux Français résidant hors de France, aujourd’hui on parle du dernier livre de l’ambassadeur Charles Malinas, de la création d’une unité commune à l’Otan et l’UE et on finit par les origines françaises du vendredi 13.
C’est le titre du dernier livre de Charles Malinas, que vous pouvez commander sur Amazon ou la Fnac où que vous soyez, qui revient sur le mandat d’ambassadeur que l’auteur occupa de 2013 à 2016. Alors que l’armée française fut chassé, sous la pression russe, du pays en 2022, Charles Malinas revient sur les relations entre les deux pays au cours de la dernière décennie. Sans langue de bois, il décrit les dernières heures de la Francafrique. Dans une interview disponible sur le site Lesfrancais.press, il revient aussi sur les conséquences de la réforme du statut de diplomate voulu par le gouvernement et qu’il ne soutient pas. Il avoue d’ailleurs que s’il sortait de l’ENA aujourd’hui, il ne serait pas sûr de choisir le corps diplomatique.

Mercredi 11 janvier, l’Union européenne et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord ont annoncé la création d’une « task force conjointe » visant à renforcer la protection des infrastructures critiques face aux potentielles menaces hybrides de la Russie. Cette initiative découle du sabotage des gazoducs sous-marins Nord Stream en septembre 2022, alors que les deux organisations cherchent à renforcer leur coopération en matière de sécurité suite à l’invasion russe en Ukraine.


Pour finir cette semaine, en ce vendredi 13, on s’est posé la question de l’origine de cette mauvaise réputation. Et c’est donc l’histoire de France qui a fait de cette date un synonyme de malchance. En effet, le vendredi 13 octobre 1307 le roi de France Philippe IV, aussi connu sous le nom de le Bel, a fait arrêter tous les chevaliers du Temple, le Grand Maître Jacques de Molay et les dignitaires de l’ordre des Templiers dans la première opération de police coordonnée et secrète de notre pays. Alors que les Templiers étaient considérés comme intouchables, car dépendant du Pape, la population fut marquée par l’action royale et la date fut retenue comme celle où tout peut arriver, même le plus improbable.
C’est tout pour la semaine, profitez bien de votre week-end. On se retrouve lundi.

Nous avons rencontré Charles Malinas, ancien ambassadeur en Centrafrique, pour son livre « Un intermède centrafricain » sorti en septembre 2022.
La France est le seul pays de l’Union européenne à avoir une ambassade à Bangui (où l’UE dispose aussi d’une délégation). Forte de sa relation ancienne et dense avec la RCA, elle continue de soutenir et d’accompagner la population centrafricaine dans le cadre d’un développement durable du pays. Plus de 700 Français, dont 455 binationaux, sont installés sur place.
Au sein de l’Union européenne, la France a été à l’origine, en juillet 2014, avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Commission européenne, de la création du premier fonds européen multi-bailleurs pour l’urgence et le développement, le fonds « Bêkou », qui a rapidement permis l’adoption et la mise en œuvre de projets dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire, des infrastructures urbaines et de la relance économique et sociale. Il est aujourd’hui alimenté à hauteur de plus de 250 millions EUR. Cependant, l’armée française a été invitée à quitter le territoire.
Charles Malinas est l’ambassadeur qui plonge dans cette Afrique centrale mosaïque, sans a priori, sans leçons à donner, toujours à l’écoute mais également ferme et déterminé à la tête d’une équipe soudée et engagée, en totale confiance avec le commandement de Sangaris et Paris. Ancien élève de l’ENA, Charles Malinas a effectué sa carrière au Quai d’Orsay où il a notamment occupé plusieurs postes dans différents cabinets ministériels. Il a également été ambassadeur à Prague.
C’est un livre qui comptera dans les annales des récits diplomatiques. Parce que l’on parle d’un moment fort de la politique africaine de la France, à savoir l’intervention militaire en Centrafrique de 2013 suivie d’une action politique intense pour soutenir un processus de paix au départ très incertain.
Ce livre doit tout à son auteur, Charles Malinas, qui tient la plume avec brio pour raconter ses deux années tumultueuses sur le terrain dans une « mission commando » qui le voit œuvrer aux côtés des militaires de la force Sangaris et animer une petite équipe de diplomates et coopérants au service de la paix et de la démocratie.
Avec ces hommes et femmes embarqués comme lui dans ce pays au cœur de l’afrique, l’Ambassadeur Malinas imposera son atypisme lié à son franc-parler et sa personnalité forte dans un monde diplomatique où on préfère parfois les profils plus pasteurisés. Il va partout parler à tout le monde et noue des contacts qui seront durables avec les partenaires centrafricains qu’ils soient politiques, religieux, économiques ou associatifs. La force d’entraînement de l’Ambassadeur Malinas ce sont ses convictions, celles du dialogue, du respect de l’autre.
Son professionnalisme c’est de savoir travailler avec tous les acteurs politiques centrafricains sans exclusive, sans parti pris, et avec un regard à hauteur d’homme qui témoigne du profond humanisme de cet homme attachant qui nous offre un livre remarquable, enlevé et instructif.

Boris Faure : Charles Malinas, vous êtes nommé en novembre 2013 Ambassadeur de France en Centrafrique au moment où se déploient les 1500 militaires de l’opération Sangaris. La force française, sur mandat du conseil de sécurité des Nations Unies, se voit confier une mission périlleuse : faire cesser la guerre civile en cours alors que des risques de génocide existent.
Les défis qui vous attendent sont à haut risque : vous devrez faire le lien avec les militaires alors que la situation sur le terrain est inflammable entre milices chrétiennes et musulmanes.
Vous allez devoir mener une action politique subtile avec les partenaires internationaux tout en développant un lien de confiance fragile avec le président Michel Djotodia et son entourage.
Ces derniers ont pris le pouvoir par la force en mars 2013, précipitant la chute du président Bozizé. La capitale, Bangui, est depuis paralysée et la population vit dans la peur. Vous avez jusque là un profil de diplomate europhile, spécialiste de la relation franco-germanique, un homme de Cabinet habitué à conseiller les ministres. Quand Alexandre Ziegler, directeur de cabinet de Laurent Fabius, vous propose ce poste, quelles sont vos premières pensées ?
Charles Malinas : Ma première pensée, ou plus exactement ma première réaction, c’est la surprise. J’avais refusé un très beau poste en Afrique et voilà que l’on m’en propose un autre, beaucoup moins « prestigieux ». D’abord je ne comprends pas. Mais lorsque Alexandre Ziegler me parle de l’envoi de la force, cela change tout. Il s’agit d’une mission d’exception, exception compte tenu de l’enjeu politique ou diplomatique, mais exception également parce qu’il s’agissait d’affirmer le rôle de la politique au sens de la diplomatie face à un dispositif militaire très important qui allait comporter de nombreux officiers, et par conséquent une force de réflexion tout à fait considérable, en comparaison avec une ambassade où nous serons beaucoup moins nombreux.

Si on me nomme là-bas c’est parce que l’ambassade doit exister et rester maîtresse de l’action politique de la France, en harmonie avec la force militaire, pas contre elle, mais pas en-dessous d’elle. Ce qui implique un peu de caractère, comme je l’écris dans mon livre, et grâce à cela la capacité de s’entendre avec un général – ce seront successivement trois généraux puis trois colonels – afin d’ avoir au total une mission unique, politico-militaire.
Dans ces conditions, il était évident pour moi que j’allais accepter : j’aime le risque, l’engagement, les situations inhabituelles, loin de la routine diplomatique.
Et l’entente avec les généraux puis les colonels sera totale, au profit de la mission ; à titre plus personnel il en restera de belles amitiés.
Boris Faure : Dans le livre se dessine le portrait d’un homme d’action. Vous vous donnez une méthode « aller partout, parler à tout le monde ». Il y a d’ailleurs en creux une critique contre l’Ambassadeur précédent, enfermé dans son Ambassade et coupé du terrain. Il y a des moments où la prise de risque physique se fait sentir. Quand vous prenez la parole au coeur du quartier musulman de Bangui, le Km5, face à une population animée par des sentiments antifrançais.
Dans tout le livre on sentira d’ailleurs que la présence de la France, ex nation coloniale, est regardée, épiée, parfois instrumentalisée, entre ceux qui voudraient s’attirer les bonnes grâces de l’Ambassadeur et ceux qui utilisent la France comme bouc-émissaire et paravent aux prédations des édiles locaux. Mais vous avez le mérite de rester neutre et de garder un lien constant avec Paris à qui vous rendez compte en permanence. Comment êtes-vous devenu cet homme d’action à la fois humain, touché par l’horreur des massacres ou par la mort d’une jeune photographe française, mais qui reste courageux et ferme sur ses principes ?
Charles Malinas : Je crois que j’ai toujours été un homme d’action. Donc si j’aime la réflexion et l’analyse, la réflexion et l’analyse pour elles-mêmes ne m’intéressent pas. C’est leur traduction dans les faits qui me paraît importante.
Est-ce que j’ai été courageux ? Je n’en sais rien. Le courage, c’est je crois le fait de dominer sa peur ; à titre personnel je n’ai jamais vraiment eu peur tant j’étais protégé et tant je me sentais en confiance dans un pays qui avait accueilli la force française comme une force libératrice, une force de paix.
Il y a eu évidemment des moments tendus, et même très tendus, mais c’est normal. De même, j’ai été amené à entrer en contact avec des gens qui avaient des responsabilités très lourdes dans le désastre qu’avait vécu le pays, mais ça faisait partie de la mission.
Ce que je retiens au total, c’est que les Centrafricains, c’est-à-dire les autorités mais également toutes les personnes avec qui j’ai été amené à travailler, dans les partis, dans les associations, dans les groupements de toute nature de la société civile, m’ont accepté et de ce fait m’ont fait confiance. Il y a eu certes une ou deux exceptions de dirigeants, soit de groupes armés, soit politiques, qui ont refusé de travailler avec moi, mais c’était vraiment l’exception. Au moment de mon départ j’ai été reçu pour des rencontres d’adieu par des personnes avec qui j’avais été amené à travailler, mais aussi à m’affronter, parfois de manière très dure, mais qui reconnaissaient que l’action de la France que j’avais dirigée en étroite relation avec la force Sangaris avait été conduite dans un esprit de contribution, dans l’idée d’aider le pays et de ne pas se substituer à ses autorités.

Charles Malinas : Cela peut paraître surprenant car on m’a parfois attribué des sobriquets comme « le gouverneur de Bangui », « Malinas premier empereur », « le proconsul », mais la réalité était que nous avons aidé les autorités centrafricaines de la transition à réaliser leurs choix, leur politique dans un contexte extrêmement difficile. Et les partenaires de la France ont agi, je crois, dans le même esprit, qu’il s’agisse des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEEAC, de la Banque Mondiale, du FMI, ou des partenaires bilatéraux comme en particulier les États-Unis, le Cameroun ou le Congo.
Boris Faure : Il nous faut faire le bilan de votre action politique et diplomatique : le calme va peu à peu revenir à travers le processus de désarmement dit DDR et RRS et la préparation des élections. Vous pratiquez le dialogue interreligieux et vous appuyez sur des réunions de conciliation pour organiser la médiation entre les communautés qui jusque là se déchiraient. Les élections en février 2016 permettent l’élection d’un nouveau président et se déroulent de façon satisfaisante contre toute attente. Quel élément de votre bilan vous procure le plus de fierté ?
Charles Malinas : Ce qui me rend le plus fier, c’est sans doute ce pour quoi j’ai pris le plus de risques politiques, c’est-à-dire les actions de conciliation entre les communautés. Avant les événements de 2013, les communautés religieuses ne s’opposent pas en Centrafrique, elles cohabitent sans difficulté y compris au sein du gouvernement. C’est le lien entre la Séléka et les commerçants musulmans, lien opportuniste, qui va fausser les données et entraîner ces affrontements intercommunautaires.
L’initiative que nous avons prise sur la demande de responsables musulmans et chrétiens pouvait paraître étrange. En tout cas très inhabituelle s’agissant d’une ambassade qui n’était pas là pour intervenir dans une affaire totalement interne au pays. Pour autant, cette intervention m’a paru nécessaire car les tensions étaient telles qu’elles empêchaient le retour d’une paix possible et la tenue des élections. Elle faisait donc bien partie de la mission. Et le gouvernement centrafricain de transition n’était à ce moment là absolument pas en mesure, bien qu’il ait rassemblé des musulmans et des chrétiens, d’engager une telle démarche. Et d’ailleurs, les dirigeants qui sont venus me trouver pour que je le fasse ne l’ont pas demandé à l’autorité politique. L’ambassade s’est donc engagée dans cette voie, en accord avec la Force et bien évidemment avec l’accord de Paris. Et je ne remercierai jamais assez Alexandre Ziegler et Guillaume Lacroix de m’avoir appuyé à un moment où ils auraient pu considérer que l’engagement allait trop loin.
C’est donc une satisfaction personnelle, je ne vais pas m’en cacher puisque j’ai joué un rôle actif dans cette affaire, mais une satisfaction pour la France d’avoir aidé les Centrafricains à trouver le chemin d’un accord leur permettant de surmonter leurs propres divisions, sans pour autant jamais entrer dans le contenu de l’accord passé entre les communautés : ainsi que je l’explique dans le livre, les réunions que j’ai organisées à la résidence après avoir tenu les meetings dans les quartiers, je me suis contenté de les arbitrer sur la forme. En rien sur le fond. Et c’est pour cela d’ailleurs que cela a fonctionné : les points d’accord ont été élaborés par les Centrafricains eux-mêmes. Et je suis persuadé que le succès du Forum de Bangui qui a suivi a bénéficié des résultats concrets de cette initiative. Lors du Forum, même si les partenaires internationaux étaient présents, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui ont défini les points sur lesquels il se mettaient d’accord, et comment il poursuivaient la tâche.
C’est d’ailleurs je crois la clé de tout cela. En finir avec la Françafrique au sens de l’interventionnisme, agir en appui, en soutien, mais ne pas intervenir sur les choix au fond. Et rester modeste.
De ce point de vue, après le retrait de Sangaris, c’est un sentiment d’abandon qui a saisi les Centrafricains, sentiment que je comprends totalement – je me suis battu contre cette décision de retirer la Force même s’il fallait la réduire, la force de paix des Nations unies n’était absolument pas en mesure de tenir le terrain, et elle l’a malheureusement montré.
Charles Malinas : Ce sentiment d’abandon et l’arrivée de la Russie à qui nous avons ouvert la voie entraîne un rejet relatif de la France. Je dis relatif car il ne concerne pas tous les Centrafricains, mais un nombre important. Pour combattre ce sentiment, il faudrait continuer d’agir dans ce pays de manière responsable, au contraire de ce qui a été fait : en coupant les aides budgétaires, en adoptant une attitude de pays offensé, vexé, en refusant comme je le vois encore aujourd’hui dans la presse, d’accorder un visa à des personnalités centrafricaines de premier plan, on ferme le dialogue alors que, loin de là, il faut l’entretenir par tous les canaux dont nous disposons, et ils sont nombreux, et ne pas lâcher nos amis centrafricains qui sont attachés à notre lien séculaire et qui considèrent que la France a un rôle à jouer dans le redressement du pays, indépendamment de la présence de telle ou telle force étrangère. Je ne dis pas que c’est facile à faire, je dis qu’il faut être dans cet état d’esprit.
Boris Faure : On sent que vous avez développé de solides amitiés parmi les personnalités centrafricaines côtoyées sur le terrain. L’athée revendiqué est devenu l’ami du cardinal Dieudonné Nzapalaianga que vous décrivez comme un saint tant il oeuvre pour s’interposer et prêcher le pardon même quand des chrétiens se font massacrer. En Afrique avez-vous trouvé, sinon la foi, au moins un supplément de spiritualité intérieure face à la mort et l’horreur grâce à l’exemplarité et l’amitié de certaines grandes âmes qui vous ont inspiré ?
Charles Malinas : J’ai noué des amitiés fortes en Centrafrique. Des amitiés qui perdurent aujourd’hui. Au point que je peux dire que la Centrafrique reste mon second pays.
Quant à la spiritualité, je ne suis pas certain de pouvoir répondre à cette question…
J’ai en tout cas beaucoup d’admiration pour toutes les personnes qui ont pris des risques considérables pour ramener la paix, pour redresser le pays. Des risques personnels, sur leur vie.
Boris Faure : Il est difficile de ne pas évoquer l’affaire des visas, qui semble assez saugrenue aujourd’hui mais qui vous a conduit à être sanctionné pour un supposé laxisme dans l’attribution de ces titres de séjour aux Centrafricains. En tant que lecteur on ressent une grande injustice à découvrir que vous avez été débarqué de votre poste d’Ambassadeur à Prague, qui vous avez été proposé après la réussite de votre mission en Afrique. Vivez-vous cet épisode comme une blessure ?
Charles Malinas : J’ai évoqué à la fin du livre la sanction qui a été prononcée contre moi pour avoir « conduit une politique laxiste des visas ». Comme je l’écris, j’avais autre chose à faire qu’à m’occuper des visas et je ressens comme profondément injuste la façon dont j’ai été traité. Mais la page est tournée, et ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est autrement plus grave que ce qui m’est arrivé.
J’ai été rappelé de Prague le 13 décembre 2016, sans pouvoir faire mes adieux à qui que ce soit, j’ai eu quelques heures pour quitter le pays. Ensuite j’ai vécu cinq années extrêmement difficiles.
Aujourd’hui, la page est heureusement tournée.
Boris Faure : Quel conseil pourriez-vous donner aux impétrants qui souhaitent embrasser la carrière diplomatique et qui s’intéressent à l’Afrique où la France est parfois malmenée ?
Charles Malinas : Je suis préoccupé par la manière dont la politique étrangère est envisagée depuis quelques années. La dernière évolution avec la suppression du corps diplomatique me renforce dans cette inquiétude.
Je suis un diplomate plutôt atypique, pour autant je ne pense pas que tous les diplomates doivent être atypiques.
La force du Quai d’Orsay, c’était sa réflexion, sa capacité d’analyse, et parfois (pas assez souvent à mon goût) la traduction dans l’action. Depuis quelques mandats présidentiels, la cellule diplomatique de l’Élysée a tendance à se substituer à cet appareil diplomatique, en l’utilisant à l’occasion mais pas forcément.
D’autres ministères, d’autres organismes développent une capacité de réflexion sur la politique étrangère, souvent de qualité. Cette dispersion dans l’appareil d’État ne me paraît pas être une bonne chose.
Charles Malinas : Le Quai d’Orsay a perdu en qualité de réflexion, il néglige également l’indispensable interaction entre les postes et le Département –dans le cas de ma mission en RCA, le fait que j’aie eu au téléphone pratiquement tous les jours un entretien avec le Quai a été un élément essentiel dans la réussite car les décisions ont été prises en prenant en compte à la fois les impératifs globaux et les circonstances de terrain.
Développer une diplomatie efficace, c’est donc avoir, à mon avis, une réflexion d’ensemble au service d’une vision du monde, et une mise en œuvre concertée entre Paris et le terrain – ce que les moyens actuels de communication permettent sans aucune difficulté.
Vision du monde : en avons nous une aujourd’hui ? Réflexion : même question. Interaction : même question également.
Ainsi, comment donner un conseil aux impétrants alors que je ne sais pas si, aujourd’hui, je choisirais encore le Quai à la sortie de l’ENA ?

Alors que l’Assemblée nationale va se prononcer sur une proposition du Rassemblement National visant à instaurer le port de l’uniforme dans les établissements scolaires français, nous faisons un tour des usages dans le monde.
Les premières apparitions d’un code vestimentaire datent du Moyen-Âge, mais l’uniforme tel que nous le connaissons prend son origine en Angleterre au XVIe siècle, au sein des écoles de charité pour les enfants démunis. Il faut attendre le XIXème siècle pour le voir apparaître dans la majorité des écoles publiques anglaises. Il imite alors peu à peu l’uniforme militaire et ses codes puis rapidement, s’impose comme un signe de haut statut social. Il est alors adopté par les écoles privées. Des éléments distinctifs tels que des blasons viennent orner les chemises ou blazers afin de distinguer les élèves selon leur école.
Abandonné depuis 1968, seuls quelques établissements imposent l’uniforme scolaire en France aujourd’hui : les Maisons d’éducation de la Légion d’honneur, l’institut de la Tour, les Écoles Tunon, Vatel ou encore l’Internat d’Excellence de Sourdun exigent encore le port d’un uniforme auprès de leurs élèves. Sans oublier les 6 lycées de la Défense (dépendant des différentes armées) présents en France. Ils sont également imposés dans certains établissements professionnels comme ceux de l’hôtellerie. La robe universitaire, quant à elle, a récemment refait son apparition dans quelques universités françaises. Dans les Antilles françaises (Martinique et Guadeloupe), ainsi qu’en Guyane française, le port de l’uniforme est courant dans les établissements primaires comme secondaires (le port de l’uniforme au lycée est de nouveau obligatoire depuis la rentrée 2008).
Dans les Lycées Français du monde, certains établissements ont fait le choix de l’imposer comme ceux dépendant du groupe Odyssey que ce soit à Bruxelles, Casablanca, ou à Rome et ailleurs.

Disparus presque totalement dans les années 80/90 car associés aux jeunesses hitlériennes, les uniformes scolaires étaient pourtant très courants avant la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui, ils réapparaissent dans certains établissements scolaires afin d’encourager l’égalité sociale.
Lorsque nous parlons d’uniforme, bon nombre d’entre nous avons en tête l’image de petits écoliers britanniques en uniforme complet. En effet, le Royaume-Uni est par excellence le paradis de l’uniforme. Une tradition quasiment incontestée dans ce pays où la quasi totalité des écoles, privées comme publiques, l’imposent à leurs élèves. Certains établissements prestigieux gardent d’ailleurs le même uniforme depuis plus de 400 ans. Concernant les uniformes à l’université, celui d’Oxford est sans doute le plus célèbre. Obligatoire pendant les périodes d’examens et de remises des diplômes, il se compose d’un veston et d’une cravate pour les hommes, d’une jupe ou pantalon et bas de soie pour les femmes.
Une particularité : des chapeaux parfois rajoutés pour les uniformes australien.
Principalement exigé dans les écoles privées, il se retrouve souvent dans les écoles religieuses, en particulier catholiques.
Pour les écoles publiques, on ne peut réellement parler d’uniforme scolaire, mais plutôt de code vestimentaire. En effet, il réglemente en particulier la longueur des jupes, le type de vêtement ou encore les couleurs autorisées. Il est en revanche très courant dans les écoles privées et plus particulièrement dans les écoles catholiques.
L’uniforme scolaire est imposé dans la plupart des écoles primaires et établissements secondaires.
L’uniforme scolaire est aussi généralement la norme. Au Japon, l’uniforme est imposé dans la plupart des écoles. Comme dans les mangas, les filles arborent souvent de grandes chaussettes blanches, appelées « loose socks », avec leur jupe plissée souvent à motifs écossais. Un sac à dos spécifique, le « randoseru » est parfois exigé.
Enfin, en Turquie , dans les écoles privées comme publiques, on porte aussi l’uniforme, une robe ou une jupe avec une chemise pour les filles, et, pour les garçons, un pantalon et une chemise. En fonction des établissements, les tenues obligatoires varient de couleur. Dans certaines écoles publiques et toutes les écoles privées, le logo ou l’écusson propre à l’institution doit être obligatoirement visible sur les chemises, les pulls et les gilets. À défaut de ne pouvoir l’être sur leurs vêtements, les marques et les héros préférés des élèves sont imprimés sur leurs sacs d’école et leurs trousses.

A la fin de l’année 2022, les trains sont venus à manquer mais pas l’électricité. La récession, maintes fois annoncée, n’est pas arrivée. L’embellie du marché du travail, jugée impossible en 2020, s’est poursuivie ; en deux ans un million d’emplois ont été créés. L’inflation a certes augmenté en France mais elle est trois points en-dessous de la moyenne de la zone euro. Elle a mis à mal le pouvoir d’achat des ménages mais le manque à gagner a été compensé à 75 % par l’Etat, c’est-à-dire par les contribuables.
Les Français, plus largement les Européens, sont partis en vacances durant la période estivale. Air France a réalisé un chiffre d’affaires au troisième trimestre 2022 supérieur à celui de 2019 et la SNCF a enregistré un bénéfice sur l’année de plus de deux milliards d’euros.
L’Union européenne a fait face à une crise énergétique sans précédent avec le retrait du principal importateur de gaz et de pétrole. A la fin de l’année 2022, les cuves de gaz étaient pleines. La France en fournit à l’Allemagne pour bénéficier en contrepartie d’électricité.

Isolé, le Royaume-Uni a été, en revanche, confronté à une triple crise, politique, sociale et financière. Depuis trois ans, l’euro a gagné en crédibilité permettant aux Etats de surmonter financièrement l’épidémie et la hausse des cours de l’énergie. Lors des chocs pétroliers de 1973 et 1979, les Etats européens avaient été contraints de dévaluer ou de réévaluer leur monnaie, ce qui désorganisa alors en profondeur le Marché commun devenu depuis le Marché unique qui fête, par ailleurs, son trentième anniversaire. Les dévaluations s’accompagnaient de plans de rigueur qui pénalisaient durement les ménages comme les entreprises. En 2022, grâce à l’euro, l’Europe n’a pas connu de batailles des changes.
Sa dépréciation par rapport au dollar n’est pas un signe de faiblesse mais la conséquence d’un décalage dans le temps des politiques monétaires menées de part et d’autre de l’Atlantique. En devenant le 20e Etat de la zone euro au 1er janvier 2023, la Croatie a compris les avantages d’adhérer à la monnaie unique.
2022 a également prouvé que les démocraties peuvent l’emporter sur les Etats autoritaires. Les premières ont sur la distance bien mieux géré l’épidémie de covid-19 que les seconds. La Chine avec sa politique « zéro covid » s’est enfermée dans une voie sans issue marquée par des confinements répétés. Contrainte de faire machine arrière, sans disposer de vaccins fiables, elle risque de payer un lourd tribut en 2023 tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique.
Les Etats occidentaux ont combiné principe de précaution et recherche, les restrictions de liberté y étant été temporaires, le temps d’organiser la vaccination en masse des populations.
Le pessimisme est à l’Ouest et les erreurs sont à l’Est que ce soit pour la covid et la guerre en Ukraine. La succession des crises, le ralentissement de la croissance, le réchauffement climatique sont anxiogènes. Les populations occidentales ne sont pas préparées à vivre dans l’attrition. L’absence de perspectives, d’espoirs à moyen terme alimentent la défiance à l’encontre des pouvoirs publics. La dictature de l’immédiateté, la fragmentation des opinions, aidées en cela par le fonctionnement en silo des réseaux sociaux, rendent difficiles l’émergence de consensus et la gouvernabilité des Etats, la France n’étant pas une exception en la matière.
Les informations fausses ou sombres ont plus de crédit et génèrent plus de chiffre d’affaires que les bonnes nouvelles, l’internaute ayant naturellement tendance à préférer les premières aux secondes.
2023 sera marquée par un double défi, la lutte contre l’inflation et l’accélération de la transition énergétique. L’une comme l’autre suppose une mobilisation de toutes et de tous. La baisse de la consommation énergétique constatée en France au mois de novembre dernier est le produit des économie réalisée par les ménages comme les entreprises. La sobriété n’est pas en soi une politique mais elle démontre toute la force du collectif au sein de sociétés en proie à un individualisme croissant.

Le président français Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée l’ex 1er ministre tchèque Andrej Babis qui est candidat à la présidentielle tchèque. Le vote a lieu vendredi. A Prague, les autres candidats critiquent ce « coup de pouce ».


Mercredi (11 janvier), l’Union européenne et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ont annoncé la création d’une « task force conjointe » visant à renforcer la protection des infrastructures critiques face aux potentielles menaces hybrides de la Russie.
Cette initiative découle du sabotage des gazoducs sous-marins Nord Stream en septembre 2022, alors que les deux organisations cherchent à renforcer leur coopération en matière de sécurité suite à l’invasion russe en Ukraine.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confié aux journalistes à Bruxelles que la task force réunirait des experts des deux organisations pour étudier les vulnérabilités des infrastructures critiques et recommander des mesures pour une meilleure protection de celles-ci.
« Le sabotage du Nord Stream nous a montré que nous devons être prêts et que nous devons faire face à ce nouveau type de menace », a expliqué Mme von der Leyen en marge d’une réunion semestrielle des commissaires européens, à laquelle était invité le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.
M. Stoltenberg a déclaré que les deux organisations « veulent examiner ensemble la manière de rendre nos infrastructures critiques, nos technologies et nos chaînes d’approvisionnement plus résilientes ».

« La résilience et la protection des infrastructures critiques sont un élément essentiel de nos efforts communs, comme nous l’avons vu à la fois avec l’instrumentalisation de l’énergie par le président [Vladimir] Poutine et […] le sabotage des gazoducs Nord Stream », a déclaré M. Stoltenberg.
« Ce sera une étape importante pour renforcer nos sociétés et les rendre plus sûres », a-t-il ajouté.
Mme von der Leyen a indiqué que la task force présenterait dans un premier temps des propositions sur les infrastructures dans quatre secteurs : le transport, l’énergie, le numérique et l’espace.
Quatre importantes fuites de gaz avaient été découvertes sur les deux gazoducs du Nord Stream au large de l’île danoise de Bornholm à la fin du mois de septembre, et les instituts de sismologie avaient enregistré deux explosions sous-marines quelques minutes auparavant.
Les enquêtes menées par les autorités danoises et suédoises ont confirmé que les fuites étaient dues à un sabotage et les experts ont déclaré que seul un État aurait eu les moyens de mener une telle opération.
Cependant, les enquêtes n’ont pas permis d’identifier les responsables.
En outre, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a bouleversé l’ordre sécuritaire européen et suscité des appels à une plus grande coordination au sein de l’alliance militaire dirigée par les États-Unis.
Les deux organisations ont signé mardi une nouvelle déclaration conjointe de coopération, dans le but de renforcer la coordination et de faire passer leur partenariat au « niveau supérieur » à la suite de l’invasion russe.
Vingt-et-un États membres de l’UE sont membres de l’OTAN, et les procédures d’adhésion de la Suède et de la Finlande devraient aboutir d’ici la fin de l’année.
L’OTAN a déjà renforcé le déploiement de ses forces navales dans la région après le sabotage des gazoducs.

Bonjour à tous, ce jeudi 12 janvier 2023 dans le flash des Français de l’étranger, on revient sur le variant XBB1.5, les voeux de l’AEFE et l’éviction de Noël Le Graët de la FFF.
C’est la question qu’on a posée au virologue français Eric Crampon installé à Boston. Comme il nous l’indique dans le podcast disponible sur le site de la radio et sur Lesfrancais.press, les premières recherches scientifiques laissent entrevoir que le variant XBB.1.5 serait apte à échapper aux anticorps générés par la vaccination ou à une infection précédente à la COVID-19. Cependant malgré sa haute contagiosité, il ne semble pas causer de symptômes plus graves que ses prédécesseurs.

A suivre…
C’est le message envoyé en ce début d’année par Bruno Foucher, le président du conseil d’administration et Olivier Brochet le directeur général de l’AEFE. Dans une vidéo disponible sur la chaîne YouTube lesfrancais.press, Ils rappellent quels sont les forces et atouts essentiels qui unissent le réseau autour de valeurs et objectifs communs tout en décrivant les 3 piliers de la digitalisation en cours et qui doit s’achever pour 2024.

Hier, mercredi 11 janvier, après plus de deux heures de réunion, le Comex de la Fédération française de football a tranché et a pris une décision forte: la mise en retrait de Noël Le Graët. Le vice-président Phillipe Diallo, un proche du Breton, assurera l’intérim. Critiqué pour sa sortie sur Zinedine Zidane, accusé de harcèlement par Sonia Souid et dans la tourmente en raison de la gestion de la FFF, le président de l’instance a ainsi été invité à prendre du recul jusqu’à la publication des conclusions de l’audit lancé par le ministère des Sports sur le fonctionnement de la Fédération française de football. Le rapport des enquêteurs est attendu pour la fin janvier et les dirigeants de la FFF disposeront ensuite de quelques semaines pour lancer les changements nécessaires.

C’est tout pour aujourd’hui, on se se retrouve demain pour la dernière édition de la semaine.