Les leaders politiques et économiques du monde entier se réunissent depuis lundi à Davos, petit village des montagnes suisses, à l’occasion du Forum économique mondial. Si le coronavirus ne devrait plus jouer les trouble-fêtes, la crise énergétique et l’inflation constitueront les dossiers sensibles de cette nouvelle édition. Le thème de cette année est la « Coopération dans un monde fragmenté« .
Au total, 2700 participants, un nombre record, sont attendus. Parmi eux, une cinquantaine de chefs d’État seront présents ainsi que 1500 chefs d’entreprises. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Olaf Scholz et le secrétaire-général de l’OTAN seront notamment présents.
La Chine enverra quant à elle son vice-premier ministre Liu He. La Russie sera, sans surprise, la grande absente du Forum.
Mais des absents remarqués
Plusieurs absences remarquées sont toutefois à noter, dont celles du président américain Joe Biden et du fraîchement élu président brésilien Lula. Le président français Emmanuel Macron n’a pour sa part pas encore confirmé son éventuelle participation.
Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 17 janvier du flash quotidien des expatriés, aujourd’hui on parle du Lycée Français à Dubaï, des frontaliers qui ont aussi le droit au chèque carburant et de la montée en puissance de la mobilisation contre la réforme des retraites en France.
A Dubai, les parents d’élèves veulent reprendre la main
Après avoir demandé à l’AEFE en 2018 de nommer en urgence un directeur financier pour palier les nombreuses bévues comptables détectées par le comité de gestion des parents d’élèves, ces derniers veulent récupérer le droit de nommer cet acteur clé de la vie scolaire. Alors que la convention qui lie le Lycée Georges Pompidou a expiré depuis 2021, Olivier Brochet, le directeur général de l’AEFE, a écrit aux parents d’élèves pour tenter de ramener tous les acteurs autour d’une même table. Il en a profité pour leur rappeler qu’en cas de remise en cause des prérogatives de l’agence, les subventions de l’Etat seraient coupées, alourdissant la facture de 1300 € par élève dès la prochaine rentrée. Une façon comme une autre de pousser les parties à trouver un accord.
Pour ceux qui travaillent en France et paient leurs impôt auprès des autorités fiscales nationales, il est donc possible de demander, comme tous autres Français correspondant aux critères financiers, le chèque carburant, via son interface sur le site impots.gouv.fr. Mais attention, une autre condition s’est glissée : fournir sa plaque d’immatriculation. Mais pour l’instant, le système ne reconnait que celles émises en France. Le cabinet de Gabriel Attal a indiqué ce lundi 16 janvier à la rédaction du site Lesfrancais.press que le système devrait être connecté aux registres européens avant la fin du mois de janvier. Pour ceux qui ont toujours une carte grise française, vous pouvez faire la demande dès aujourd’hui.
Jeudi noir en France ?
Tous les éléments sont en tout cas réunis pour une mobilisation forte avec une unité syndicale (CGT, l’Unsa, SUD et la CFDT) rarement observée qui refuse en bloc la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Le préavis de grève déposé court du mercredi 18 janvier 2023 à 19 heures au vendredi 20 janvier 2023 à 8 heures. En plus, la reconduction du mouvement est, déjà, sur toutes les bouches. Les syndicats de la SNCF se sont en effet donné rendez-vous lundi 23 janvier « pour définir les modalités de mobilisation à venir et construire les conditions de réussite du mouvement pour le projet du retrait de réforme ».
A Dubaï, l’établissement d’excellence qu’est le Lycée Français International Georges Pompidou (LFIGP) est actuellement en proie aux discordes alors que s’ouvrent les négociations à l’AEFE pour renouveler la convention d’homologation. Le Lycée Français de Dubaï accueille près de 2900 élèves de plus de 50 nationalités, répartis sur 4 sites : Oud Metha, Academic City Elémentaire, Academic City Secondaire et Sharjah.
Un partenariat parents d’élèves / Etat
Le Lycée Français International Georges Pompidou de Dubaï est actuellement régi par un partenariat entre l’Etat via l’AEFE et l’association des parents d’élèves incarnée dans un Conseil de gestion dirigé par Omar Germouni. Tout parent qui inscrit son enfant au LFIGP devient membre de cette association. Ainsi, comme c’est plus souvent le cas qu’on le croit, le terrain est la propriété de ladite association qui l’a mis à disposition de la France au bénéfice de cet établissement.
Depuis plus de trente ans, l’Etat et son opérateur l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) ont ainsi investi plusieurs dizaines de millions d’euros aux côtés des familles pour soutenir les investissements immobiliers et garantir l’excellence pédagogique. Actuellement, l’AEFE continue d’apporter chaque année à l’établissement une aide nette de plus de 3 millions d’euros, soit environ 1300 euros par élève et par an. Comme l’indique le courrier envoyé aux parents d’élèves, le 02 janvier 2023 par la Consule générale de France, Nathalie Kennedy, et Olivier Brochet, le directeur général de l’AEFE, « cette somme correspond à la masse salariale, charges sociales comprises, des personnels titulaires de l’Education nationale mis à disposition par l’Agence, à laquelle sont soustraites la participation de l’établissement à la rémunération des résidents (PRR) et la participation forfaitaire complémentaire (PFC) de 6% sur le chiffre d’affaires acquitté par tous les établissements à gestion directe (EGO) et tous les conventionnés. »
Pour la direction, « ce partenariat réussi fait aujourd’hui la renommée de cet établissement tout en maintenant des tarifs raisonnables à l’échelle de Dubaï« , un avis que ne partagent pas forcément toutes les parties prenantes alors que les négociations pour la nouvelle convention patinent.
La précédente convention avait été signée en 2016 pour une période de 5 ans. Depuis 2021, le LFIGP fonctionne donc sur la base d’un accord caduc. Le retard s’explique déjà par la pandémie mais aussi par les atermoiements des autorités locales sur le statut de l’école. Celui-ci étant désormais fixé, c’est donc dans un cadre apaisé que les négociations auraient dû aboutir fin 2022.
Mais du côté des parents, on s’interroge sur la pertinence de reconduire l’homologation sous sa forme actuelle. Le premier trimestre scolaire de l’année 2022/2023 a, en effet, été marqué par de vives tensions entre l’équipe pédagogique et administrative et les parents d’élèves.
Le coût de la scolarité
Comme partout, c’est le coût de la scolarité, mis en exergue par la pandémie, qui a mis le feu aux poudres. En effet, les parents d’élèves considèrent que les économies réalisées pendant la fermeture forcée de l’établissement n’ont pas été répercutées à leur juste valeur. Une décision qu’a prise le directeur financier nommé par l’AEFE.
Car dans la vaste panoplie de relations possibles entre un établissement homologué et l’AEFE, le niveau d’intégration est modulable. Jusqu’en 2018, le personnel administratif, et donc le directeur financier, était recruté par l’association des parents d’élèves. Mais après de nombreuses péripéties comptables, un avenant a été signé en 2018, à la demande du Conseil de gestion, émanation de l’association, suite aux difficultés rencontrées dans la gestion de l’établissement, confiant à l’AEFE la prérogative de nommer le directeur administratif et financier.
Une mission qui a été conduite avec succès, les derniers chiffres disponibles montrent un redressement de la situation, mais celui-ci n’a pu être fait qu’au prix de sacrifices, comme la non répercussion des économies liées à la fermeture « Covid-19 ». Les parents, après avoir demandé l’expertise professionnelle de l’AEFE, aujourd’hui, veulent s’en séparer au risque de voir une nouvelle situation financière hasardeuse se renouveler.
Laïcité et vie scolaire
L’autre sujet de tensions qui grève les relations entre personnel de l’AEFE et les parents d’élèves est lié à la vision de l’Éducation française. Si jusqu’en 2010, la majorité des jeunes Français inscrits était issue de familles d’expatriés, détachés pour une période dans l’Émirat, aujourd’hui, c’est une nouvelle population originaire de l’hexagone qui s’est installée aux Emirats Arabes Unis et en particulier à Dubaï.
Une position que ne réfute pas totalement l’établissement puisque pour obtenir le droit de maintenir son activité, celui-ci a dû faire des concessions aux autorités locales, comme s’affilier à l’autorité du développement communautaire, un choix là aussi des parents. Cependant, les principes fondamentaux de la République continuent d’être respectés et promus au sein du Lycée Français International Georges Pompidou de Dubaï.
Quelles options ?
A ce jour, la balle est dans le camp du Conseil de gestion issu de l’association. Comme Olivier Brochet l’indique dans le courrier transmis aux parents d’élèves, l’AEFE reste ouverte aux discussions pour faire évoluer la gouvernance de l’établissement.
Cependant, la question du coût de la scolarité étant au coeur de la négociation, le retrait de l’AEFE et donc la fin des subventions françaises, entraîneraient, mécaniquement, une augmentation de celui-ci. Les tensions actuelles sont donc plus des prises de position afin de modifier la gouvernance dans le cadre de la renégociation de la convention, qui doit encadrer l’établissement, pendant les 5 prochaines années, que la démonstration réelle d’une volonté de quitter le statut de Lycée conventionné à l’AEFE.
Le gouvernement d’Elisabeth Borne a mis fin à la réduction des taxes sur les prix des carburants dès le premier janvier. Logiquement, les tarifs à la pompe ont tout de suite flambé, mais une « indemnité carburant » a été mise en place pour aider les actifs les plus modestes, ceux qui ne peuvent faire autrement que de prendre leur voiture pour aller travailler. Les frontaliers qui travaillent et payent leurs impôts en France tout en résidant hors de France sont éligibles au dispositif mais une condition peut poser problème.
10 millions de Français
Selon la Première ministre Élisabeth Borne, près de 10 millions de Français pourront bénéficier de ce nouveau chèque carburant d’un montant de 100 euros. Les personnes éligibles doivent en faire la demande sur le site des impôts à compter de ce lundi 16 janvier, et jusqu’au 28 février. À noter que les premiers versements tomberont sur les comptes des bénéficiaires à partir de fin janvier.
Démarches simplifiées
Le gouvernement souhaite simplifier les démarches : interrogée ce matin par nos confrères de RTL, la Première ministre Elisabeth Borne a précisé que pour toucher les 100 euros, « il suffira de se rendre sur le site des impôts pour fournir une déclaration sur l’honneur attestant que vous avez bien besoin de votre véhicule pour aller au travail ».
En plus de cette déclaration, il faudra également renseigner sur le site le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule utilisé. Une fois la démarche accomplie, les 100 euros seront ensuite directement versés sur votre compte en banque. Pour les frontaliers, l’écueil peut se présenter à ce moment.
Immatriculation en France obligatoire
En effet, si votre voiture n’est pas immatriculée en France, le dispositif rejettera votre demande. Et malheureusement, le droit européen est clair, il faut immatriculer sa voiture dans le pays où on vit, en dehors de tous liens avec la résidence fiscale.
De nombreux frontaliers risquent donc d’être confrontés à ce problème. Interrogé ce lundi 16 janvier, le cabinet de Gabriel Attal indique qu’une connexion au réseau européen des immatriculations est en cours de déploiement.
Affaire à suivre, n’hésitez pas à partager vos expériences avec la rédaction.
En raison du scandale de corruption du Qatargate, les « groupes d’amitié » entre eurodéputés et pays tiers seront désormais interdits dans le cadre d’un nouveau projet visant à améliorer la transparence du Parlement européen.
Il existe actuellement des dizaines de groupes d’amitié et autres groupes de travail politiques sans statut officiel au sein du Parlement. Leurs activités sont souvent financées par des lobbyistes ou des gouvernements étrangers.
Les dirigeants du Parlement européen, dont la présidente Roberta Metsola, ont récemment convenu d’un plan en 14 points élaboré en réponse au scandale du Qatargate. EURACTIV a pu consulter le document.
En décembre dernier, plusieurs eurodéputés et membres du personnel de l’institution ont été arrêtés et inculpés pour avoir reçu des pots-de-vin en échange d’un soutien politique au Qatar. Le pays émirati a toutefois nié toute implication dans cette affaire.
D’autres pays, notamment le Maroc, auraient offert des incitations financières à des eurodéputés en échange de faveurs politiques. Rabat a également réfuté ces accusations.
Une transparence accrue au parlement européen
Dans ses propositions, le Parlement prévoit d’introduire des contrôles réguliers pour tous les lobbyistes inscrits dans le registre de transparence, notamment en exigeant la vérification de leurs liens avec des pays tiers. Par ailleurs, les eurodéputés pourraient être tenus de publier toutes les réunions avec de tierces parties liées à un rapport ou à une résolution du Parlement ainsi que de déclarer tout voyage à l’étranger.
« Les événements du mois dernier ont conduit à la nécessité de restaurer la confiance des citoyens européens que nous représentons », peut-on lire dans une note. Les propositions constituent « la première étape pour renforcer la confiance dans le processus décisionnel européen ».
Cependant, pour certains, de nombreuses propositions du projet ne s’attaquent qu’à des problèmes de surface. Par exemple, même si les eurodéputés ont déjà demandé la création d’un nouvel organe d’éthique indépendant, ce dernier nécessiterait des propositions de la Commission européenne. En outre, le plan ne prévoit pas d’obliger les lobbyistes à publier leurs contrats et leurs activités avec les gouvernements et les acteurs étrangers.
Parmi les autres mesures prévues figure l’obligation pour les eurodéputés de déclarer tout conflit d’intérêts avant de devenir rapporteurs ou rapporteurs fictifs sur un dossier.
En outre, les anciens eurodéputés devront respecter une période de « transition » avant de pouvoir commencer à exercer des activités de lobbying auprès du Parlement, et ils ne disposeront plus de laissez-passer permanents pour l’institution et ne pourront plus autoriser l’entrée à d’autres personnes.
Il faut en faire davantage
Un porte-parole de Mme Metsola a indiqué à EURACTIV que les propositions de la présidente bénéficiaient d’un « soutien total ».
Cependant, les négociations n’en sont qu’à leurs débuts et les groupes politiques du Parlement attendent des mesures additionnelles.
Le président du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber, a déclaré à EURACTIV que les propositions représentent « un pas dans la bonne direction ». Cependant, « il en faut plus pour que le Parlement puisse gérer pleinement les conséquences du Qatargate », a-t-il expliqué.
M. Weber a également attaqué le groupe des Socialistes et Démocrates (S&D), dont plusieurs membres sont impliqués dans le scandale, affirmant qu’ils n’appliquaient pas la « politique de tolérance zéro contre la corruption ».
Toutefois, la présidente du S&D, Iratxe Garcia Perez, a déclaré dans un communiqué de presse que les discussions se sont très bien déroulées et que le groupe collabore avec la justice dans le cadre de l’enquête.
« Nous sommes déterminés à travailler avec le reste des groupes pour rétablir la confiance des citoyens et réparer les dégâts causés par quelques-uns à la crédibilité de l’institution dans son ensemble », a-t-elle ajouté.
Parallèlement, une source du groupe libéral Renew Europe a confié à EURACTIV que le groupe politique soutenait les propositions de réforme. « Nous insistons sur l’amélioration de l’organe éthique », a déclaré la source.
D’après Renew, il existe une volonté politique de « résoudre le problème avant l’été » du côté du Parlement européen.
Toutefois, l’agenda n’est pas fixé par le Parlement européen uniquement, car d’autres institutions sont impliquées dans le processus.
Après quelques hésitations, la Banque Centrale Européenne s’est engagée dans la bataille contre l’inflation. Depuis le mois de juillet 2022, l’augmentation cumulée des taux directeurs s’élève à 250 points de base. Cette progression est la plus forte constatée depuis la création de l’euro en 1999 sur une période aussi courte. Ce processus devrait se poursuivre durant le premier semestre 2023.
Cette hausse de taux pourrait poser la question de la soutenabilité des dettes publiques pour certains États membres. À la fin du mois de décembre 2022, la BCE a clairement indiqué sa volonté de lutter contre l’inflation, provoquant un rebond des taux des obligations d’État. Ce choix est justifié par le maintien d’un taux d’inflation au-dessus de 10 % et par la progression de l’inflation sous-jacente qui dépasse désormais 6 %. Les taux des obligations d’État à dix ans qui ont été en territoire négatif de 2010 à 2021 sont remontés à plus de 2,5 % en 2022.
5000 milliards d’obligations d’Etat et d’entreprises
En parallèle aux relèvements des taux directeurs, la Banque centrale a réduit puis supprimé ses rachats d’obligations publiques, ce qui conduit à la hausse des taux. Durant la crise sanitaire, la moitié des obligations des États pouvait être acquise par la banque centrale. En dix ans, la BCE a acheté ainsi pour plus de 5 000 milliards d’obligations d’État et d’entreprises. Son bilan total consolidé est d’environ 8 800 milliards d’euros, contre 1 200 milliards d’euros en 2000.
En 2022, le taux de l’Obligation Assimilable du Trésor français est passé de 0,2 % à 3,1 %. Pour le titre équivalent, le taux a atteint en Allemagne, 2,5 % contre -0,1 %, en Italie 4,7 % contre 1,4 %, en Espagne 3,6 % contre 0,7 %. Le risque pour la zone euro est la divergence des taux avec la constitution de deux groupes et donc une fragmentation.
La croissance doit être supérieure au taux d’intérêt réel
La remontée des taux pose pour certains États, notamment ceux d’Europe du Sud, la question de la soutenabilité de leur dette publique. Celle-ci est assurée quand le taux d’intérêt réel à long terme, calculé avec le prix du PIB, est inférieur à la croissance potentielle.
L’écart entre la croissance potentielle et le taux d’intérêt réel à long terme est positif pour les Pays-Bas (3,10), la Belgique (2,55) l’Allemagne (1,92) et la France (1,16). Il est négatif pour l’Italie (-1,49), la Grèce (-0,28) et pour l’Espagne (-0,05). Il convient de souligner qu’il est positif pour le Portugal (1,47). La poursuite de la hausse des taux par la BCE pourrait donc poser des problèmes pour l’Italie et la Grèce. Ces dernières devront dégager des excédents primaires importants (solde budgétaire avant imputation des intérêts de la dette publique) pour éviter une dérive des taux, ce qui limitera leurs marges de manœuvres pour compenser les effets de la guerre en Ukraine sur leur population.
A contrario, les États comme la France ou l’Allemagne pourront conserver des soldes primaires positifs. Ils devraient être en Allemagne comme en France supérieurs à 2 points du PIB. Il serait négatif de 4 points en Belgique quand il ne le sera que de 0,5 point de PIB en Italie.
Risque de fragmentation
Plus les taux progresseront, plus les pays confrontés à un problème de solvabilité de leurs dette publique devront réduire leur déficit primaire voire dégager des excédents primaires. Ils seront contraints de mettre en œuvre des politiques budgétaires restrictives. Cette situation ne pourra qu’alimenter des tensions politiques au sein de la zone euro.
Face à un risque de fragmentation, les autorités européennes n’auront pas d’autre solution que de s’engager dans la voie d’une mutualisation des dettes publiques afin par exemple d’égaliser les taux d’intérêt à long terme que payent les différents pays. Cette mutualisation permettra de réduire les écarts entre les capacités budgétaires des différents États membres. Elle suppose que les États de l’Europe du Nord acceptent de soutenir indirectement les États de l’Europe du Sud. Elle s’inscrit dans un processus de fédéralisme budgétaire qui s’est amorcé lors de la crise sanitaire.
Il y a dix ans, l’opération Serval s’engageait au Mali sous les applaudissements de la communauté internationale, des Africains, des Maliens. Vive la France. Aujourd’hui, la junte a appelé les mercenaires russes, les attaques terroristes ont augmenté de 30%, La France est rejetée, du moins par le régime et ses affidés.
Il y a soixante ans, le traité de l’Elysée fondait l’amitié franco-allemande, et, de fait, la direction politique de l’Europe. Le prochain conseil des ministres franco-allemand, qui fut reporté, traitera des faux semblants : coopération militaire industrielle, énergie, vision de l’Europe.
France-Afrique, France-Allemagne, ces deux piliers de la politique étrangère française vacillent. Ils devraient se compléter.
Comme en écho, Catherine Colonna et Annalena Baerbock, les ministres des Affaires étrangères françaises et allemandes vont ensemble en Éthiopie : 120 millions d’habitants, trois guerres civiles, 2 millions de déplacés et 600.000 victimes. Elles apportent du blé ukrainien.
Faut-il s’impliquer dans les guerres d’Afrique ?
A Paris, l’acteur Omar Sy, une des personnalités préférées des Français, déclenche une polémique à propos de la sortie de son film « Tirailleurs », non parce qu’il remet en mémoire ces soldats africains venus défendre la « mère patrie » -plusieurs monuments ont été érigés en leur honneur- mais parce qu’il reproche aux Français de se préoccuper de la guerre d’Ukraine alors que les guerres africaines les laisseraient indifférents. Faut-il s’impliquer dans les guerres d’Afrique ? 58 soldats ont été tués au Sahel ces dernières années. Sur les 39 Etats du monde connaissant des conflits, 27 se situent en Afrique.
Au Burkina Faso, Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’état au développement, a tenté de raccommoder des relations illustrées par la demande de rappeler l’ambassadeur de France. La représentante de l’ONU a déjà été renvoyée, les hélicoptères de la PAM, le programme alimentaire mondial de l’ONU, sont bloqués. Il reste 300 militaires français de l’opération Sabre au Burkina. Faut-il les laisser, combien de temps ?
Tandis que le Président Macron invite le président algérien Tebboune à Paris et vante le renouveau des relations algériennes, Xavier Driencourt, deux fois ambassadeur de France en Algérie, tant il était en cours à Alger comme à Paris, explique que le gouvernement fait fausse route : jamais, selon lui, les Algériens ne renonceront au « fonds de commerce anti français ». Sabotage ou lucidité ?
Le french bashing est ancien : il est bien partagé en France
Le sentiment anti français se répand en Afrique. Alimenté par les tyranneaux, les mercenaires Wagner. Le french bashing est ancien : il est bien partagé en France, bien diffusé par nos médias, par notre discours. Les néo nationalistes d’extrême droite disent tout le mal qu’ils pensent de leur pays et donnent toujours raison à Poutine, Trump, Erdogan contre leur pays. Les Internationalistes de l’ultragauche ne voient d’avenir que dans la repentance, vantent Maduro, Ortega, et trouvent aux islamistes des airs de lumpenprolétariat. Étrange concours d’autodénigrement, à la pointe de cette caractéristique occidentale, le sentiment de culpabilité, hérité du Mont du Temple et du confessionnal : « Croyez-vous qu’une seule civilisation, avant la nôtre, ait connu la mauvaise conscience ? Aucune n’a été à ce point étrangère à ses valeurs. Pourquoi conquérir la lune, si c’est pour s’y suicider ? » disait Malraux.
Mauvaise conscience, suicide, simple aveuglement ? Pourquoi chercher à se faire aimer d’un régime algérien mal aimé par les pays arabes, méprisé par les Algériens ? Pourquoi abandonner la Francophonie à Kagame, qui arme les rebelles en Centrafrique ? Pourquoi vexer le Maroc, le Congo, le Gabon ? Que la France intervienne, qu’elle n’intervienne pas, elle est accusée. Accuser l’ancienne puissance coloniale est un dérivatif, en forme d’impasse. La vérité est autre, la faute est ailleurs : la France se désengage de l’Afrique, c’est un fait, c’est un tort, elle le sait.
L’Europe ne peut avoir d’autre politique étrangère que celle des pays qui ont une politique étrangère.
Un tort parce que bientôt, déjà, la francophonie est plus africaine que française. Encore Malraux :« Au XIXe siècle a eu lieu la colonisation de ceux qui ne savaient pas lire par ceux qui savaient lire : un siècle d’instruction gratuite a pesé plus lourd que trois siècles d’imprimerie. » La puissance est un effet de l’instruction, de la connaissance. Après tout, si les puissances européennes ont amplifié la traite, elles ont, par la colonisation, aboli l’esclavage. N’est-il pas en train de renaitre, avec la nouvelle traite et les réseaux de passeurs, organisés par le crime international, poussés par les régimes et les nettoyages ethniques ? N’est-ce pas le comble du cynisme, de l’affrontement idéologique, cette déclaration de Kagame à New York : « L’Occident parle beaucoup de liberté, mais le fait d’imposer la façon dont ils devraient vivre revient justement à nier la liberté des peuples ». C’est la doctrine chinoise, qui permet d’assurer la tranquillité des dirigeants et l’accumulation des dettes. L’Europe reste le premier partenaire de l’Afrique, le premier donateur (150 milliards € pour les sept prochaines années. La France donne 0.55% de son Revenu national brut en aide et coopération, alors que le continent représente 3% de son commerce, moins que la Suisse et que la part de marché des entreprises françaises n’est que de 5%.)
Ce que devrait transmettre une idéologie de la Francophonie, aujourd’hui gommée par la confusion des intérêts et de la culpabilité, c’est une culture de l’émancipation. Former un réseau d’intelligences entre l’Europe et l’Afrique passe par la France. Pour se désengluer d’un passé noirci à dessein, la France veut que l’Afrique s’inscrive dans une vision plus large qui concerne l’ensemble de l’Europe. D’où ce voyage conjoint en Éthiopie. En retour, quand l’Azerbaïdjan demande des excuses à la France (pour son soutien à l’Arménie), forte de son gaz, comme l’Algérie ou la Turquie, pourquoi l’Europe l’accepte-t-elle ? L’Europe ne peut avoir d’autre politique étrangère que celle des pays qui ont une politique étrangère.
Peut-il y avoir une politique européenne au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Afrique, sans la France ? Peut-il y avoir une alternative française, face aux mercenaires russes, face aux loups chinois, face aux réseaux djihadistes, sans l’Europe ? L’échec de Barkhane est un échec européen. Plus que la bataille tactique au Sahel, économique ou politique, l’Europe perd la bataille idéologique. Alors que toutes les constitutions et traités africains proclament les droits de l’homme, la démocratie recule. Toujours Malraux, toujours la culture : « La démocratie en France a été fondée, en fait, sur la création de l’instruction publique obligatoire ». Ni Serval, ni Barkhane, ne peuvent réussir sans un projet politique supporté par l’Europe entière, mobilisée comme elle l’est pour l’Ukraine. Omar Sy n’a pas tout à fait tort, mais ce n’est pas à la France qu’il faut le reprocher.
Quelle politique franco-allemande (européenne) en Afrique ? Et en Méditerranée ?
Au menu du prochain conseil des ministres franco-allemand, cette question aussi importante que celle de l’Ukraine : quelle politique franco-allemande (européenne) en Afrique ? Et pour commencer en Méditerranée, là où passent le gaz, les migrants, les porte-avions, les terroristes, les drogues, les criminels et les déchets. La politique étrangère est, finalement, ce qui fera ou ne fera pas l’Europe.
Elle n’est pas qu’une question de pouvoir, encore moins d’intérêt (la politique privilégie toujours le pouvoir à l’intérêt) : c’est une question de civilisation. L’Anti-France honore la France : ceux qui l’animent se rangent toujours du côté de médiocres tyranneaux, ennemis de toute forme d’émancipation, d’instruction, de liberté. Plus d’Anti-France appelle plus de France, avec l’Europe (c’est-à-dire l’Allemagne). Ne pas le comprendre, c’est abandonner l’Afrique, et l’Europe.
Bonjour à tous, nous revoilà partis pour une nouvelle semaine sur la Radio des Français dans le monde, dans le flash dédié aux expatriés, réalisé avec la rédaction du site Lesfrancais.press, on parle ce lundi 16 janvier 2023 du bug qui a empêché le vote des socialistes expatriés d’être pris en compte pour le congrès du PS en France, de la mobilisation en France contre le projet de réforme des retraites et on finit avec la 13ème édition du My French Film Festival.
Voter pour rien
C’est ce qui vient d’arriver aux 300 militants socialistes qui résident hors de France. Jeudi soir alors que le scrutin se clôturait, la direction nationale a annoncé l’annulation des votes de ces derniers. La raison ? Les identifiants et les mots de passe permettant aux électeurs de participer étaient accessibles par des tiers. Cécilia Gondard se défend de toute négligence, ramenant la faute sur le prestataire qui l’a d’ailleurs reconnu. Cependant une simple vérification de la société sélectionnée aurait permis d’éviter cet écueil, en effet, le numéro de SIRET présent sur son site indique que la société est radiée depuis 2018… Finalement, via la plateforme intégrée au site du PS, les Français de l’étranger ont pu voter mais leurs bulletins ne seront pas pris en compte car le scrutin est clos. Espérons que pour le deuxième tour prévu ce dimanche et pour les élections internes organisées en février une solution pérenne sera trouvée.
Olivier Faure – Premier secrétaire du PS
1 million de Français dans les rues ce jeudi
C’est en tout cas ce qu’annoncent les syndicats. « Ce sera une très forte mobilisation. Il faut que ce soit du niveau de 1995, même de 2010 », a déclaré dimanche sur France 3 le secrétaire général de la CGT, qui « fait tout pour » qu’il y ait plus d’un million de Français dans la rue jeudi, à l’appel de l’intersyndicale. Le ministre du Travail Olivier Dussopt s’attend également à ce qu’il y ait « du monde dans la rue » jeudi 19 janvier.
My French Film Festival : 1 mois de cinéma francophone
La 13e édition, qui se déroule du 13 janvier au 13 février 2023, propose à nouveau aux internautes du monde entier de découvrir 10 courts-métrages et 10 longs-métrages en compétition, ainsi qu’une sélection de films présentés hors compétition, le tout sous-titré en 12 langues. Les courts-métrages seront gratuits dans le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € ou dans leur totalité* pour 7,99 € le pack. Les films sont aussi disponibles dans certains régions gratuitement sur TV5MONDEplus, sinon vous pouvez retrouver toute la sélection sur le site Myfrenchfilmfestival.com
My French Film Festival 2023
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition !
Vendredi 9 décembre dernier, la première ministre, Elisabeth Borne, a lancé la convention citoyenne sur la fin de vie. 170 citoyens tirés au sort et illustrant l’ensemble de la société française se réuniront à neuf reprises pour faire un état des lieux de la fin de vie en France. Aucun Français de l’étranger n’a été tiré au sort. Et ce alors que les expatriés sont confrontés à d’autres cultures, valeurs et approches de la mort. Et riches de leurs expériences, ils auraient pu nourrir le débat en l’extirpant d’un débat franco-français pris d’un côté par un corps médical, qui refuse d’intégrer la mort dans son champ professionnel et de l’autre, une Église catholique et consorts qui refusent que l’homme puisse intervenir sur une « décision divine ».
Une convention pour quoi faire ?
La convention citoyenne est une réunion de citoyens pour étudier un sujet, dialoguer avec des experts de ce sujet et entre eux, puis faire émerger un consensus autour d’un plan d’action. Si la convention actuelle porte sur la fin de vie, une autre convention avait été réunie en 2019-2020 pour le climat. Au terme de neuf mois de travail, elle avait rendu 149 propositions.
Si officiellement, il n’est pas question que les citoyens tirés au sort se prononcent seulement sur l’ouverture ou non de l’euthanasie ou du suicide assisté en France, il apparaît trois issues possibles à ce débat. La première serait un maintien de la situation actuelle, sans « aide active à mourir », avec des recommandations pour améliorer les dispositifs existants, notamment l’accès aux soins palliatifs.
Si, au contraire, la convention recommandait d’aller plus loin, cela pourrait prendre deux formes principales, dont il restera à préciser les contours et les fonctionnements précis. La première est l’euthanasie, sur le modèle de ce qui se fait en Belgique : c’est un médecin qui administre des substances qui finissent par provoquer la mort du patient. La seconde est le suicide médicalement assisté, à l’image de la Suisse : une équipe médicale prépare la solution létale – un produit à ingérer ou une perfusion – mais c’est le patient qui accomplit le geste – boire ou actionner la perfusion.
Tirage au sort et méthodologie
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), chargé du pilotage de la convention, a mandaté l’institut Harris Interactive pour constituer le panel. Les volontaires ont été joints à 85 % par téléphone portable et à 15 % par téléphone fixe.
Six critères de recrutement ont été retenus pour constituer un panel représentatif de la diversité de la société : sexe, âge, type de lieu de vie, région d’origine, niveau de diplôme et catégorie socioprofessionnelle. Les participants seront indemnisés.
Leurs travaux, supervisés par le CESE (Conseil économique, social et environnemental), aboutiront en mars 2023 avec la rédaction d’un rapport qui répondra à la question : « Le cadre de l’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »
Sans représentant des 3 millions de Français de l’étranger, Frédéric Petit, député (MODEM) des Français d’Allemagne, d’Europe centrale et des Balkans, a décidé de mener des débats en distanciel et en présentiel pour ses compatriotes résidant dans un des pays qui couvrent sa circonscription.
Conférences pour les Français d’Europe centrale
Frédéric Petit organise donc à destination de ses administrés une conférence digitale sur la fin de vie qui aura lieu le 18 janvier 2023. Pour contribuer au débat sur la fin de vie, avec l’espoir que cette parole libérée contribue, à sa mesure, à ce qu’on meure moins mal en France, le député a invité Catherine Vincent afin d’animer les rencontres et partager le fruit des ses enquêtes et recherches.
Ancienne journaliste au Monde, Catherine Vincent travaille désormais en indépendante. Elle se consacre notamment aux sujets relatifs à l’éthique clinique médicale, au vieillissement et au grand âge. Elle fait partie des membres fondateurs du CNaV (Conseil national autoproclamé de la vieillesse).
Après cette première expérience en distanciel, le binôme vous donne rendez-vous dans 6 villes au coeur de l’Europe.
27 février à Berlin
28 février à Francfort
1er mars à Munich
6 mars à Varsovie
7 mars à Prague
8 mars à Vienne
La conférence sera aussi disponible, pour tous les Français de l’étranger, quel que soit leur pays de résidence, dès le 19 janvier sur notre site et notre chaîne YouTube.
Organisé depuis 2010 par Unifrance – organisme chargé de la promotion et de l’exportation du cinéma français à l’étranger –, « My French Film Festival » est un rendez-vous annuel consacré au cinéma francophone. Il se tient cette année sur plus de soixante-dix plateformes de VOD partout dans le monde du 13 janvier au 13 février 2023 dont TV5MONDEplus.
11 millions de visionnages en 2022
Avec plus de 11 millions de visionnages enregistrés l’année dernière à travers 200 territoires, MyFrenchFilmFestival est le premier festival de cinéma francophone en ligne.
La 13e édition, qui se déroule du 13 janvier au 13 février 2023, propose à nouveau aux internautes du monde entier de découvrir 10 courts-métrages et 10 longs-métrages en compétition, ainsi qu’une sélection de films présentés hors compétition, le tout sous-titré en 12 langues.
Plusieurs récompenses seront décernées à l’issue du festival, on y reviendra en fin d’article.
Une sélection haut de gamme accessible à petits prix
Les courts-métrages seront gratuits dans le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € ou dans leur totalité* pour 7,99 € le pack.
Le festival sera entièrement gratuit en Afrique, Amérique latine, Corée du Sud, Asie du Sud-Est, Roumanie, Ukraine et Russie/CEI.
Les internautes pourront retrouver les films de la sélection sur MyFrenchFilmFestival.com ainsi que sur plus de 70 plateformes de VAD qui relaieront le festival dans le monde entier. Sur TV5MONDEplus, 12 films sélectionnés seront exclusivement disponiblesen Afrique, Amérique Latine, dans les Caraïbes et dans 5 pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte) et sous-titrés en 4 langues.
Les films présentés
Parmi la sélection de vingt-neuf films, dix courts métrages, de Laissé inachevé à Tokyo, tout premier film réalisé par Olivier Assayas, à Anxious Body, en lice pour le César du meilleur court métrage d’animation 2023, en passant par Belle River, documentaire fascinant dans une ville sur le point de disparaître sous les eaux, sont à retrouver gratuitement en ligne pendant toute la durée de l’évènement sur le site My French Festival et les plateformes partenaires.
Les courts-métrages présentés :
Anxious Body de Yoriko Mizushiri
A Story for 2 Trumpets (Histoire pour 2 trompettes) d’Amandine Meyer
Belle River de Guillaume Fournier, Samuel Matteau et Yannick Nolin
Bye Bye (Partir un jour) d’Amélie Bonnin
Cataract de Faustine Crespy et Laetitia de Montalembert
King David (Le roi David) de Lila Pinell
Laissé inachevé à Tokyo d’Olivier Assayas
Let the Beast Rise (Que la bête monte) de Marthe Sébille
Malmousque by the Sea (Malmousque) de Dorothée Sebbagh
Marianne Julien Gaspar-Oliveri
Our Own Land (Nous n’irons plus en haut) de Simon Helloco
Out of the Blue (Une femme à la mer) de Céline Baril
Paloma de Hugo Bardin
Pests (Nuisibles) de Juliette Laboria
Please Don’t Touch de Capucine Gougelet
The Night Watch (Ronde de nuit) de Julien Regnard
Titan de Valéry Carnoy
La liste des longs-métrages présentés :
About Joan (À propos de Joan) de Laurent Larivière
A Tale of Love and Desire (Une histoire d’amour de du désir) de Leyla Bouzid
Bloody Oranges (Oranges sanguines) de Jean-Christophe Meurisse
Bootlegger de Caroline Monnet (hors compétition)
Magnetic Beats (Les magnétiques) de Vincent Maël Cardona
Softie (Petite nature) de Samuel Theis
The Braves (Entre les vagues) d’Anaïs Volpé
The Crossing (La traversée) de Florence Miailhe
The World After Us (Le monde après nous) de Louda Ben Salah-Cazanas
To Our Loves (À nos amours) de Maurice Pialat (hors compétition)
We (Nous) d’Alice Diop
Zero Fucks Given (Rien à foutre) de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre
En hommage au combat des femmes en Iran, c’est Emily Atef, une réalisatrice franco-iranienne, née à Berlin, qui est la présidente du jury.
Emily Atef
Emily Atef a étudié la réalisation à l’Académie Allemande du Cinéma de Berlin. En 2005, son premier long métrage Molly’s Way remporte le prix du meilleur scénario au Festival du film de Munich en 2005 et le Grand Prix du Jury au Festival du film de Mar del Plata. Son deuxième long-métrage L’Étranger en moi, est présenté à la Semaine de la Critique à Cannes en 2008. Une bourse de la Cinéfondation du Festival de Cannes lui est offerte pour écrire Tue-moi en 2011. Trois jours à Quiberon est présenté en compétition à la Berlinale en 2018. En 2021, Emily Atef met en scène Gaspard Ulliel et Vicky Krieps dans Plus que jamais, présenté à la 75e édition du Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard.
En tout ce sont cinq prix qui seront décernés à l’issue du festival : le Grand Prix du jury qui récompensera un long-métrage en compétition, deux Prix de la presse internationale qui récompenseront un long et un court-métrage en compétition, et deux Prix du public, les internautes du monde entier pouvant voter pour leur(s) film(s) préféré(s) sur myfrenchfilmfestival.com afin de récompenser un long et un court-métrage en compétition. Alors n’hésitez pas et bon visionnage à tous !