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  • Fin de la campagne de bourses scolaires 2023/2024

    Fin de la campagne de bourses scolaires 2023/2024

    La première campagne pour les bourses scolaires 2023/2024 se ferme ce 20 février 2023. Attention dans certains consulats, la date a pu être avancée au 15 ou 16 février. Il vous reste donc quelques jours pour déposer votre dossier auprès du consulat dont vous dépendez. Vous n’êtes pas prêt(e) ? Pas de panique, une deuxième campagne aura lieu à la fin de l’été comme chaque année, mais inconvénient, il faudra avancer les fonds pour les premiers mois de cours ! Alors si vous le pouvez, constituez votre dossier et déposez-le avant la date limite indiquée par votre consulat.

    Dans certains consulats, comme ici à Atlanta, la date de fin de la première campagne de bourses scolaires 2023/2024 a été avancée

    Des bourses scolaires pour qui ?

    Les familles disposant de faibles revenus peuvent demander une aide à la scolarité sous forme de bourses scolaires (de la moyenne section de maternelle à la classe de terminale) pour leurs enfants inscrits dans les établissements relevant de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et ce quel que soit son statut, en gestion directe, conventionné ou simplement homologué comme pour ceux relevant d’Odyssey ou de la Mission laïque française.

    Pour être éligible, le revenu familial de référence (tous les revenus auxquels sont soustraits les charges obligatoires puis divisés par le quotient familial) doit être inférieur à 23 000 euros. Vous pouvez retrouvez toutes les modalités de calcul pour les bourses scolaires 2023/2024 en cliquant ICI.

    Un parcours long et compliqué

    Si vous êtes dans les critères d’éligibilité, vous pouvez donc déposer votre dossier. Ce dernier sera étudié par le conseil consulaire dont vous dépendez. Si vous êtes retenu(e), votre candidature sera envoyée à une autre commission composée des élus à l’Assemblée des Français de l’étranger qui attribueront les bourses selon le barème et dans la limite des fonds disponibles.

    On le voit, il ne suffit donc pas de constituer un dossier « carré », votre enveloppe sera déterminée selon des priorités, qui restent opaques, et selon le budget mis à disposition par l’Etat. Pour cette année 2023, le législateur a prévu de créditer le poste budgétaire de près de 106 millions d’Euros. Une somme que les élus locaux comme nationaux, malgré son augmentation, considère comme éloignée des besoins.

    Que faire en cas de refus ?

    Si la commission nationale rejette votre demande de bourses scolaires 2023/2024 ou octroie une quotité inférieure à celle sollicitée, une demande de révision est possible.

    Les familles peuvent, en effet, demander un réexamen du dossier de bourses lors d’un second conseil consulaire des bourses scolaires qui transmettra de nouveau son avis motivé – que ce dernier ait changé ou non – à la commission nationale des bourses scolaires.

    Si la décision de la seconde commission nationale n’est toujours pas satisfaisante, une lettre de demande de recours gracieux peut être adressée au directeur de l’AEFE. Elle doit être déposée dans le délai impératif de deux mois à compter de la décision de la seconde commission locale auprès du poste consulaire de la circonscription.

  • « La 9ème circonscription a besoin de retrouver son député : pour nous c’est Karim Ben Cheïkh ! »

    « La 9ème circonscription a besoin de retrouver son député : pour nous c’est Karim Ben Cheïkh ! »

    Le 20 janvier, le conseil constitutionnel a annulé l’élection législative qui s’est tenue dans la 9ème circonscription des Français établis à l’étranger, celle du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest. Le juge constitutionnel a pris motif de défaillances techniques dans l’envoi de SMS, qui ont empêché de trop nombreux électeurs en Algérie d’accéder au vote par internet.

    Alors même que la décision ne lui impute aucune faute, notre député Karim Ben Cheïkh perd son siège, en attendant l’organisation d’une élection partielle. Cette décision du juge des élections doit surtout être considérée comme la sanction de l’échec de l’administration à garantir le droit de vote des Français à l’étranger, droit essentiel à notre démocratie et qui doit être effectif tant à l’urne que par voie électronique.

    C’est une perte pour nos compatriotes de la 9è circonscription (Maghreb et Afrique de l’Ouest) qui se retrouvent sans représentant à l’Assemblée nationale. C’est également une perte pour la qualité du débat parlementaire, tant Karim Ben Cheïkh n’a cessé de porter, avec constance et sérieux, nos préoccupations et nos urgences, nous les Français établis hors de France. 

    Depuis son élection le 19 juin, Karim Ben Cheïkh a fait honneur à son mandat de député :

    • 57 amendements déposés sur les sujets qui concernent les Français à l’étranger : école, fiscalité, aides sociales, catégorie aidée de la CFE, handicap, moyens exceptionnels pour nos compatriotes au Burkina… ;
    • 50 interventions en Commission des Finances pour défendre le pouvoir d’achat de nos compatriotes à l’étranger, leur protection sociale, l’école… ; 
    • 8 prises de parole longues en hémicycle pour interpeller le gouvernement ;
    • Mobilisation sur la question de la politique des visas du gouvernement avec notamment une question écrite pour le gouvernement et l’audition du directeur de l’immigration ;
    • 1 proposition de loi portant création d’une contribution additionnelle sur les bénéfices exceptionnels des grandes entreprises.

    Cette activité parlementaire intense a été marquée par sa désignation par ses pairs comme rapporteur spécial sur le budget de « l’action extérieure de l’État » – une première pour un député des Français à l’étranger – et par la présidence du groupe d’amitié France-Maroc. 

    Le bilan de Karim Ben Cheïkh s’illustre d’une présence sur le terrain, auprès des conseillers des Français de l’étranger et des postes consulaires. En tant que député, il s’est déplacé dans 16 villes, couvrant 7 pays de notre circonscription : Algérie, Côte d’Ivoire, Guinée, Maroc, Niger, Sénégal et Tunisie. A chaque étape, nos compatriotes ont pu apprécier sa disponibilité lors de ses permanences parlementaires, comme lors de ses interventions pour les accompagner dans leurs démarches. 

    En sept mois, Karim Ben Cheïkh a montré qu’il était largement à la hauteur de la confiance placée en lui par 11 348 électeurs, en juin dernier, le meilleur score enregistré par un candidat dans l’histoire de cette circonscription. Avec notre mobilisation, nous pouvons confirmer le vote de 2022 et le faire réélire à l’Assemblée nationale ! 

    Aujourd’hui, nous lançons le Comité de soutien à la réélection de Karim Ben Cheïkh dans la 9ème circonscription. Ce Comité est ouvert à tous les compatriotes qui souhaitent faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale. Rejoignez-nous !

    Premiers signataires

    Jacky AUBERT, conseiller des Français de l’étranger et président du conseil consulaire de Fès-Meknès-Oujda, Maroc

    Dr. Hassan BAHSOUN, conseiller des Français de l’étranger du Sénégal, Cap-Vert et Guinée Bissau

    Madeleine BERGER-BENNACEUR, conseillère des Français de l’étranger de Tunisie et Libye

    Jacky BERTHO, conseillère des Français de l’étranger, Côte d’Ivoire et Libéria

    Marion BERTHOUD, vice-présidente de l’association de bienfaisance (AFEB) de Rabat, ancienne conseillère des Français de l’étranger;

    Khadja BELBACHIR, conseillère à l’assemblée de Français de l’étranger, membre du conseil d’administration de la Caisse des Français de l’Etranger;

    Myriem BENNANI, conseillère des Français de l’étranger, présidente du conseil consulaire de Tanger, Maroc, 

    Bérangère EL ANBASSI-BORREWATER, ancienne conseillère des Français de l’étranger de Marrakech, Maroc

    Roselyne CORDIN, Tunisie

    Ali FAWAZ, président de Français du Monde de Guinée – Conakry

    Isabelle FREJ, conseillère des Français de l’étranger de Rabat, Maroc

    Caryl GERVEREAU, Président du conseil consulaire de Marrakech, Maroc

    Martine GRATTEPANCHE, conseiller des Français de l’étranger de Fès-Meknès-Oujda, Maroc

    Fwad HASNAOUI, conseiller des Français de l’étranger d’Annaba, Algérie

    Baptiste HEINTZ, président du groupe Ecologie et solidarité de l’Assemblée des Français de l’étranger, conseiller des Français de l’étranger de Côte d’Ivoire et du Libéria

    Fouad HOUSNI, conseiller des Français de l’étranger de Marrakech, Maroc

    Martine DJEDIDI-VAUTRIN, conseillère des Français de l’étranger de Tunisie et Libye

    Elisabeth KANOUTE, conseillère des Français de l’étranger du Mali, présidente du conseil consulaire et membre de la commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger

    Abdelghani YOUMNI, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, conseiller des Français de l’étrangerde Casablanca (Maroc)

    Sophie LASSAN, ancienne conseillère des Français de l’étranger du Niger

    Françoise L’ETANG YAMEOGO, ancienne conseillère des Français de l’étranger du Burkina Faso

    Renaud LE BERRE, président de la commission des Affaires économiques, de la fiscalité et du budget de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, conseillère des Français de l’étranger du Burkina Faso

    Anne-Marie LICCIONI, conseillère des Français de l’étranger du Sénégal, Cap-Vert et Guinée Bissau

    François RALLE ANDREOLI, membre du conseil d’administration de l’AEFE, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour la péninsule ibérique

    Martine REBECCHINI, conseillère des Français de l’étranger d’Agadir, Maroc

    Ramzi OMAIS, président de la fondation Atef Oumaïs, Côte d’Ivoire

    Boubou SYLLA, conseiller des Français de l’étranger, Nouakchott, Mauritanie

    Yvonne TRAH-BI, ancienne conseillère des Français de l’étranger de Côte d’Ivoire et du Libéria, Présidente de l’Association Française de Bienfaisance de Côte d’Ivoire

    Alain VOLLET, président de Fr’entraides, Niamey, Niger

    Michel ZUCCHERO, conseiller des Français de l’étranger, président du conseil consulaire de Tunisie et de Libye

  • De la sympathie pour le diable 

    De la sympathie pour le diable 

    Les Français ont une sympathie pour le diable en prenant un malin plaisir à s’autodénigrer en permanence, préférant bien souvent la face sombre de la lune à une vision plus positive de la situation économique et sociale. Sur de nombreux sujets, le sentiment de défiance qui traverse la société depuis des siècles de la fronde sous Louis XIV aux Gilets jaunes, mine le pays. Quand l’émotionnel l’emporte sur la raison, le bon grain se mélange bien souvent avec l’ivraie, en particulier en matière économique.

    En moins de deux ans, plus d’un million d’emplois ont été créés 

    Pendant des années, la France s’est caractérisée par son chômage de masse. Les pouvoirs publics ont dépensé sans compter pour tenter de le réduire avec des résultats plus ou moins convaincants. La fin de l’emploi a été à maintes reprises annoncée avec comme corollaire la nécessité d’instituer un revenu universel. En moins de deux ans, plus d’un million d’emplois ont été créés. Le nombre de demandeurs d’emploi est aujourd’hui inférieur à celui de 2011 et le taux de chômage à celui de 2008. La liste des secteurs confrontés à des pénuries de main-d’œuvre s’allonge. Le bâtiment, l’hébergement, la restauration, la santé, l’éducation, l’informatique, etc. 

    Avec les départs à la retraite des larges générations des années 1960, les besoins de main-d’œuvre ne peuvent que s’amplifier. Ils pourraient atteindre en moyenne 5 % des emplois en 2030, soit plus de 1,5 millions potentiellement non pourvus. Contrairement à la thèse de la disparition du travail en raison de l’automatisation et de la robotisation, l’économie est menacée d’un déficit d’emplois faute de personnel en nombre suffisant. 

    La richesse d’un pays dépend toujours de la taille de la population active ; sans bras, sans cerveau, il n’y a pas d’espoir de création de richesses. Le robot même auto-entreprenant n’a pas de capacité intrinsèque d’imagination. Les activités de services dont le poids augmente en raison du vieillissement de la population et de son appétence aux loisirs génèrent un grand nombre d’emplois.

    Le pouvoir d’achat a, en moyenne, augmenté de 2,6 % par an lors de ces vingt-deux dernières années 

    Les inégalités sociales en France sont un thème de division voire de tensions. Pour autant, après prise en compte des prélèvements obligatoires et des prestations sociales, elles sont selon l’INSEE stables depuis de nombreuses années. Le rapport entre les revenus des 10 % les plus pauvres et ceux des 10 % les plus riches est voisin de 3,5. Le taux d’inégalité qui mesure la proportion de personnes dont les revenus sont inférieurs à 60 % du revenu médian est stable à 14 %. Le pouvoir d’achat a, en moyenne, augmenté de 2,6 % par an lors de ces vingt-deux dernières années. 

    En 2021, malgré la crise sanitaire, grâce au « quoi qu’il en coûte», il avait augmenté de 2,3 %. Le ressenti est pourtant tout autre. L’augmentation des dépenses pré-engagées et en premier lieu celles du logement en est une des raisons. En revanche, les inégalités patrimoniales en lien avec l’appréciation de l’immobilier et des valeurs financières se sont accrues dans des proportions plus ou moins importantes selon les États. La forte valorisation des valeurs mobilières et immobilières est, en partie, la conséquence des taux d’intérêt maintenus bas durant des années.

    Le marché immobilier a enregistré environ un million de transactions, proche du record historique  

    Autre affirmation à relativiser, l’année dernière, à maintes reprises, des informations ont circulé sur l’effondrement du crédit en raison de la hausse des taux d’intérêt. Les règles du taux d’usure, instituées pour protéger les emprunteurs, auraient provoqué le rejet de près d’un dossier sur deux. La hausse des taux empêcherait de nombreux Français d’accéder à la propriété. Or, selon la Banque de France, la production de crédits a atteint 218 milliards d’euros de prêts en 2022, légèrement en-deçà du record absolu de 225 milliards d’euros de 2021. Plus de 50 % des prêts ont bénéficié à des primo-accédants. Le marché immobilier censé être en crise a enregistré environ un million de transactions, résultat proche également du record historique de 2021. 

    La France est le pays de l’Union européenne où le crédit est le plus abondant et le moins cher d’Europe. Malgré leur augmentation, les taux d’intérêt demeurent aujourd’hui à des niveaux historiquement bas. En intégrant l’inflation, ils sont en termes réels négatifs de plusieurs points. Pour ceux dont les revenus augmentent, ces taux négatifs sont une aubaine. C’est ainsi que durant les années 1970 et 1980 des millions de Français ont pu devenir propriétaires de leur résidence principale. Par ailleurs, les taux d’intérêt faibles de ces dernières années ont provoqué une augmentation des prix de l’immobilier qui a empêché de nombreux jeunes actifs d’acquérir un logement.

    Internet et ses réseaux sociaux favorisent le manichéisme et les raccourcis 

    Internet et ses réseaux sociaux favorisent le manichéisme et les raccourcis au détriment de l’analyse, et d’une mise en perspective historique. Aujourd’hui, face au double défi auquel nous sommes confrontés – lutte contre le réchauffement climatique et vieillissement démographique – nous devrions privilégier la raison et retenir la leçon de l’ancien dramaturge et Président tchèque Václav Havel : « L’espoir est un état d’esprit. C’est une orientation de l’esprit et du cœur. Ce n’est pas la conviction qu’une chose aura une issue favorable mais la certitude que cette chose a un sens quoi qu’il advienne ». 

  • Les aéroports européens ont retrouvé 79 % de leurs passagers d’avant-crise

    Les aéroports européens ont retrouvé 79 % de leurs passagers d’avant-crise

    Les aéroports européens ont retrouvé l’année dernière 79 % de leurs clients de 2019, un doublement en volume sur un an, et espèrent avoir « tourné la page » de la Covid-19 même si des « incertitudes » économiques et géopolitiques persistent.

    « La hausse du trafic de passagers l’année dernière a été phénoménale », a déclaré Olivier Jankovec, directeur général de la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), cité mardi (7 février) dans un communiqué de son organisation.

    La fréquentation dans les aéroports européens « a presque doublé (+98 %) en 2022 par rapport à l’année précédente, pour atteindre 1,94 milliard de passagers », selon ACI Europe, qui fédère plus de 500 plateformes aéroportuaires dans 55 pays.

    Istambul, Londres, Paris CDG

    Ces chiffres restent « toutefois de 21 % inférieurs aux volumes de 2019 », avant la crise sanitaire qui a torpillé le transport aérien mondial. En outre, « seuls 27% des aéroports européens ont retrouvé leur niveau de passagers » d’avant la pandémie.

    La reprise s’avère inégale selon les pays, « reflétant un ensemble de facteurs, dont la poursuite de la demande de voyages pour raisons familiales et de loisirs » qui « dopent la fréquentation des aéroports dans les pays touristiques ». Les déplacements d’affaires restent en revanche en retrait.

    Autres facteurs de déséquilibre, « le développement ciblé des transporteurs low-cost, l’impact persistant des anciennes restrictions de déplacement et la guerre en Ukraine », selon ACI Europe.

    Exemples : les aéroports grecs, soutenus par une excellente saison touristique, ont pointé à 98,1 % de leur fréquentation de 2019, les plateformes portugaises à 94,2 % et les espagnoles à 88,6 %.

    Sur de plus petits marchés, des records ont été largement battus : l’Albanie a accueilli 155,7 % du volume de passagers aériens de 2019, le Kosovo 126,1 % et la Bosnie-Herzégovine 120,4 %.

    L’Italie et la France ont réalisé respectivement 82,1 % et 81,2 %, tandis que le Royaume-Uni (75,2 %) et surtout l’Allemagne (65,1 %) se sont placés en dessous de la moyenne.

    Au classement des aéroports, c’est Istanbul qui a accueilli le plus de passagers, à 64,3 millions, devant Londres-Heathrow (61,6 millions), Paris-Charles-de-Gaulle (57,5 millions), Amsterdam-Schiphol (52,5 millions) et Madrid (50,6 millions).

    Pour 2023, M. Jankovec s’est dit « prudemment optimiste » malgré « les tensions géopolitiques »: « Les prévisions de trafic s’améliorent […] grâce à la réouverture de la Chine » mais aussi aux perspectives de récession qui s’éloignent et au ralentissement de l’inflation, selon lui.

  • La mobilisation à l’AEFE prend son rythme de croisière

    La mobilisation à l’AEFE prend son rythme de croisière

    Comme en France, le nombre de grévistes a chuté dans le réseau scolaire hors de France ce mardi 07 février 2023. Cependant, pour les syndicats, ce phénomène s’explique facilement et ne remet pas en cause la mobilisation à l’AEFE.

    Des grévistes qui se réservent

    On l’oublie trop souvent, mais les journée de grève ne sont pas payées, même pour les fonctionnaires et apparentés. Ainsi après 2 journées en janvier, certains professeurs et membres du personnel administratif ont fait une pause dans ce combat qui s’annonce long.

    Mais si certains établissements ont vu leur taux de grévistes s’effondrer comme à Bruxelles où ces derniers se comptaient sur les doigts d’une main, d’autres ont rejoint le mouvement. Comme à Prague, là-bas 69% du personnel était en grève pour la première, idem au Mozambique et bien d’autres.

    Dans d’autres établissements, la mobilisation est constante comme à Barcelone ou Tunis où le nombre de participants au mouvement n’a quasiment pas reculé.

    Tous ont en tête les prochains mois, car comme nous le rappelle Jérôme Nassoy, du SNES-FSU hors de France, « l’objectif reste et restera le retrait pur et simple de la réforme« . Ainsi, au-delà des vacances scolaires qui s’annoncent, le mouvement suivra le parcours parlementaire et le ponctuera d’autres actions.

    Lycée français de Barcelone ce mardi 07 février 2023 ©SNES-FSU hors de France

    Les cas du personnel sous contrat local

    Car l’intersyndicale veut mettre en lumière toutes les difficultés que provoquerait la réforme des retraites. Car au-delà des trimestres en plus, la situation des Français, issus de l’Education Nationale, mais sous contrat local du fait du manque de postes comme détachés, est inquiétante.

    En effet, pendant ces périodes où ils sont « hors administration » et embauchés sous un contrat de travail de droit local, ils ne cotisent plus à leur caisse de retraite. Si dans certains établissements, au prix de lourdes dépenses, ils décident de cotiser via la CFE au système français, les trimestres ainsi cumulés ne le sont pas dans le cadre de leur emploi de fonctionnaire en France mais viennent abonder ceux liés aux salariés du privé. Dans tous les cas, ces professeurs sont donc condamnés à rattraper ces années pour correspondre aux exigences demandées pour toucher une retraite de fonctionnaire à taux plein.

    Cette anomalie explique la solidarité des personnels locaux avec ceux détachés qui font grève et renforce la mobilisation des syndicats contre le gouvernement.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 08.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 08.02.23

    Bonjour à tous, nous sommes le mercredi 08 février, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui, on revient sur la grève à l’AEFE et en France avant de faire le point sur la situation en Turquie et en Syrie. 

    A l’AEFE, les grévistes s’organisent pour durer 

    Comme en France, le nombre de grévistes a chuté dans le réseau AEFE et pourtant les syndicats se félicitent de cette troisième journée. Pour eux, après 2 journées de salaire déduites, les concernés devaient prendre une pause afin de se réserver pour les futures journées. Ils l’ont répété, leur objectif reste le retrait pur et simple de la réforme. 

    Lycée Français de Barcelone ce 07 février 2023 ©FSU

    En France, l’essoufflement guette le mouvement

    Car malgré les éternelles différences de décomptes entre les syndicats et la police, la mobilisation semble être en baisse mais toujours importante dans la rue. Cependant, la CGT estime que près de 2 millions de personnes ont manifesté contre la réforme des retraites aujourd’hui partout en France. Un chiffre en baisse par rapport au 31 janvier où 2,8 millions de personnes s’étaient mobilisées selon le syndicat.

    Charly TRIBALLEAU / AFP

    6000 morts en Turquie et en Syrie 

    On finit cette édition sur ce décompte bien malheureux. Mais si les morts sont nombreux, notons que plus de 8 000 personnes ont été extraites des décombres. Il reste cependant encore des milliers de personnes qui restent piégées sous les bâtiments détruits des zones sinistrées.

    Séisme en Turquie et en Syrie
    Séisme en Turquie et en Syrie

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Manifestations en France contre la réforme des retraites

    Manifestations en France contre la réforme des retraites

    Selon la CGT, « près de deux millions » de personnes ont manifesté partout en France durant cette troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre en baisse par rapport au 31 janvier où 2,8 millions de personnes s’étaient mobilisées selon le syndicat.

    Des mairies solidaires

    Comme lors du 31 janvier, la maire de Paris Anne Hidalgo avait annoncé la fermeture de sa mairie en solidarité avec le mouvement de mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

    A Paris, selon les chiffres de la CGT, ce sont 400.000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la capitale, soit quasiment le même nombre de personnes mobilisées lors du 19 janvier, mais moins que le 31 janvier, où elles étaient selon la CGT 500.000.

    Par contre, selon un nouveau bilan, qui reste provisoire, de la part de la préfecture de Paris, après trois interpellations faites par la police, une quatrième personne a été arrêtée pour des jets de projectiles place de la République. Six autres interpellations ont été réalisées, pour le même motif, rue Amelot et rue Chemin Vert. En tout, ce sont donc 10 personnes qui ont été interpellées durant cette manifestation qui se déroule toujours, dans l’ensemble, dans le calme.

    Manifestation dans les rues de Paris ce 08 février 2023 / Photo de Charly TRIBALLEAU / AFP

    Mobilisation ce samedi ?

    Cette semaine, une deuxième journée est prévue par les syndicats. Ainsi au départ du cortège de ce jour, les représentants syndicaux ont assuré que la mobilisation ne s’essoufflerait pas, avec en ligne de mire la journée de samedi. « On va essayer de faire plus fort samedi prochain », a déclaré Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT.

    Interrogé sur la baisse de la mobilisation en cette 3e journée de manifestation, le député LFI Manuel Bompard a rappelé qu’il y avait « encore beaucoup de monde ». « L’objectif aujourd’hui, c’est de maintenir la pression sur le gouvernement au moment où commence le débat dans l’hémicycle. La date de samedi est la date décisive. Aujourd’hui, le mouvement garde son souffle mais le plus important, c’est samedi », détaille l’élu des Bouches-du-Rhône, présent dans le cortège parisien.

    Des perturbations toute la semaine

    En attendant samedi, les Français devront compter avec des opérations spéciales dans différentes administrations et entreprises publiques. Ainsi, la SNCF annonce encore une journée difficile ce mercredi comme à la RATP.

  • Taux d’emploi des seniors et âge de départ à la retraite 

    Taux d’emploi des seniors et âge de départ à la retraite 

    Un des objectifs de la réforme des retraites présentée par le Gouvernement est d’augmenter le taux d’emploi des seniors qui est en France inférieur à la moyenne européenne. En 2010, le report de l’âge légal de 60 à 62 ans avait contribué à une nette augmentation du taux d’emploi des 55/64 ans qui est passé de 42 à 56 % de 2011 à 2021. L’augmentation du taux d’emploi suppose un report de l’âge effectif de départ à la retraite et un maintien réel dans les effectifs des entreprises des salariés.

    Une corrélation assez logique existe entre âge légal et âge effectif 

    Au sein de l’Union européenne, les âges légaux de départ à la retraite varient entre 62 (France) et 67 ans (Italie, Danemark) quand les âges effectifs varient de leur côté de 60,2 (Luxembourg) et 65,5 ans (Italie). En France, l’âge effectif est de 62,5 ans selon la Commission européenne. En moyenne au sein de l’Union, l’âge légal est de 64,5 ans et l’âge effectif est de 63,4 ans. 

    Une corrélation assez logique existe entre âge légal et âge effectif. Les États qui ont les âges légaux les plus élevés sont ceux où les actifs partent le plus tard à la retraite. Seuls le Luxembourg et la Croatie se distinguent en la matière en ayant des âges effectifs parmi les plus faibles malgré le fait que leur âge légal soit dans la moyenne. 

    Les sorties anticipées peuvent peser sur l’âge effectif. En France, un quart des actifs partent avant 62 ans. Peuvent ainsi partir de manière anticipée à la retraite les fonctionnaires de catégorie active (policiers, personnels pénitentiaires, infirmiers, etc.), certains personnels des régimes spéciaux, les bénéficiaires du dispositif « carrières longues », etc. 

    Le taux d’emploi des seniors est plus important au sein des États dont les âges légaux de départ à la retraite sont plus élevés. Cette corrélation est surtout vérifiée entre 55 et 59 ans. 

    Taux d’emploi des 55-64 ans en 2019 ©Compétences et emplois

    Un taux de chômage élevé peut expliquer que certains États ont des taux d’emploi relativement faibles après 60 ans même si leur âge légal est élevé. Les mécanismes d’invalidité peuvent également réduire le taux d’emploi. L’Italie est dans cette situation.

    Le taux d’emploi au-delà de 60 ans dépend avant tout du niveau des compétences 

    Selon les calculs réalisés par Patrick Artus, Directeur de la recherche et des études de Natixis, le recul d’un an de l’âge légal de la retraite accroît, en moyenne, de 0,40 an l’âge effectif de la retraite et augmente de 2,4 points le taux d’emploi des 60-64 ans. 

    Le report de l’âge légal nécessite des actions en faveur de l’emploi des seniors avec une politique de formation adaptée afin de préparer en amont des reconversions. Le taux d’emploi au-delà de 60 ans dépend avant tout du niveau des compétences de la population active. Les États les mieux classés dans l’enquête sur les compétences de la population active de l’OCDE (enquête PIAAC), à savoir la Suède, la Finlande, les Pays-Bas, le Danemark et la République tchèque, ont des taux d’emploi et un niveau de formation supérieurs à la moyenne de l’OCDE.

  • Séisme en Turquie et en Syrie : plus de 2 300 morts

    Séisme en Turquie et en Syrie : plus de 2 300 morts

    Le bilan du séisme en Turquie et en Syrie est effroyable : plus de 2 300 morts.

    Un séisme de magnitude 7,8 a frappé vers 4h du matin le sud-est de la Turquie, près de la ville de Gaziantep (loin des touristes), ainsi qu’une large partie du nord de la Syrie. Il a été ressenti dans plusieurs pays de la région et même jusqu’au Groenland. Une nouvelle secousse a été recensée en fin de matinée en Turquie. Florent Brenguier est sismologue à l’Institut des Sciences de la Terre, il est interviewé par les équipes de TV5MONDE.

    ©AFP

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Un « IRA européen » est sur le point de voir le jour, affirme Bruno Le Maire

    Un « IRA européen » est sur le point de voir le jour, affirme Bruno Le Maire

    Un « IRA européen » est sur le point de voir le jour, a affirmé lundi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, se réjouissant de la proposition de la Commission européenne pour contrer les centaines de milliards de dollars du grand plan climat des Etats-Unis.

    « Nous sommes sur le point d’avoir cet IRA européen, cela va se jouer au Conseil européen dans les prochains jours », a commenté le ministre français au cours d’une interview sur France Inter lundi (6 février).

    L’Inflation Reduction Act américain (IRA), un plan de 430 milliards de dollars prévoyant de distribuer des subventions aux industries vertes telles que les fabricants de batteries pour voitures électriques et de panneaux solaires, inquiète les Européens qui craignent de voir des industries d’avenir s’implanter aux Etats-Unis en raison des incitations financières.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi (1er février) de faciliter les aides d’État pour soutenir la transition verte des industriels européens face aux subventions américaines et chinoises, sans nouveaux financements de l’UE dans l’immédiat.

    Ses propositions seront débattues lors d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE jeudi et vendredi à Bruxelles, avant des décisions attendues en mars.

    Outre le volet subventions, elles consistent essentiellement en des redéploiements de moyens existants, un « repackaging » de mesures qui lui vaut des critiques.

    « L’Europe aura enfin engagé ce virage stratégique vers une intervention plus forte pour défendre nos industries, notre production », a poursuivi lundi le ministre français, citant les secteurs de l’hydrogène, des éoliennes et des panneaux solaires.

    Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire au World Economic Forum à Davos, le 20 janvier 2023 [GIAN EHRENZELLER/EPA-EFE]

    Une réponse à l’Inflation Reduction Act

    Avant le sommet européen de la fin de semaine, M. Le Maire et son homologue allemand Robert Habeck se déplacent lundi à Washington afin de rencontrer la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen et tenter de négocier des aménagements au grand plan américain.

    Dans le même temps, une réunion informelle des ministres chargés de la Compétitivité est organisée à Stockholm mardi (7 février), au cours de laquelle ce nouveau plan industriel sera discuté. Le ministre délégué chargé de l’Industrie Roland Lescure sera présent.

    Samedi, le ministre français a appelé les Etats-Unis à faire preuve de « transparence » dans le déploiement de leurs subventions massives, dans un entretien accordé à l’AFP.

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