Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 16 février, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres aujourd’hui : Les sujets qui attendent Franck Riester – Uniforme en France, ça coince déjà – Un week-end de galère pour les voyageurs
Le nouveau ministre des Français de l’étranger a du pain sur la planche
Fiscalité, CSG, Résidende de replis, Service national civique, mais aussi gratuité des écoles, déploiement de France Consulaire mais aussi le label pour les entreprises de Français à l’étranger, Franck Riester désormais en charge du portefeuille des expatriés, est attendu dans quelques jours à l’Assemblée des Français de l’étranger avec des réponses. Faites le point sur Lesfrancais.press dans l’article dédié.
L’expérimentation de l’uniforme à l’école va-t-elle faire un flop?
Alors que la date du 15 février circulait pour clôturer les candidatures, le ministère parle désormais du mois de juin. Du temps en plus donc pour recruter des établissements volontaires à l’expérimentation, sans doute parce que pour l’instant, la mesure ne fait pas l’unanimité. Sur la centaine d’établissements annoncés comme candidats par Emmanuel Macron, une quinzaine a déjà fait marche arrière selon les informations de l’AFP publiées ce 15 février.
Faute de train, on prend le bus.
C’est le constat de Blablacar Bus et Flixbus, deux grands opérateurs de bus en France. Dès l’annonce de la grève, de nombreux voyageurs se sont précipités sur leurs sites de réservation. Chez Flixbus, la connexion à la plateforme de réservation a augmenté quasi instantanément de 20% par rapport à la même période. Une galère dont se seraient bien passés les Français de l’étranger, après plusieurs jours de voyages pour rejoindre l’hexagone. Mais là au moins, pas de doute, expatrié ou résident, tout le monde risque d’être un naufragé de la SNCF.
Courage à ceux qui sont sur le chemin de nos belles montages. A la clé, la récompense, les chutes de neige ont été abondantes ces derniers jours. Profitez bien ! Pour ma part je vous dis à Lundi ! Bon week-end à toutes et à tous
Dans le gouvernement Attal, les Français de l’étranger restent ancrés aux Affaires étrangères. Pour autant, les dossiers qui les concernent dépassent souvent cette frontière. Certains militaient pour rattacher directement ce portefeuille à celui du Premier Ministre.
Ce n’est pas le cas. Le nouveau ministre délégué devra donc manœuvrer au sein du Quay d’Orsay pour faire avancer ses priorités pour nos compatriotes hors de France. Ensemble, on fait le point sur les dossiers qui attendent Franck Riester.
Fiscalité : le serpent de mer de la CSG et la résidence de repli
Premier thème, c’est évident, la fiscalité. Et au premier chef, le prélèvement sur les revenus français de la contribution sociale généralisée des non-résidents domiciliés hors de l’Union européenne. Cet impôt, pour rappel, finance la protection des Français. A l’origine prélevée auprès de tous les non-résidents contribuables en France, elle ne l’est plus pour ceux qui résident au sein de l’Union européenne suite à une décision de la Cour de Justice Européenne. La députée des Français d’Asie et d’Océanie, Anne Genetet, qui a l’oreille de Stéphane Séjourné, le ministre des Affaires étrangères et donc celui de tutelle de Franck Riester, pourrait être tentée d’enfin réaliser le souhait de nombre de ses électeurs.
Autre volet fiscal qui attend le nouveau ministre des Français de l’étranger, celui des taxes sur les résidences secondaires qui frappent actuellement de plein fouet les expatriés. En effet, les services fiscaux ne distinguent pas une résidence d’appoint dédiée aux loisirs détenue par un résident et un bien permettant d’ancrer l’expatrié dans ses racines nationales. Nombreux sont les Français de l’étranger qui sont contraints, du fait des réglementations nationales ou locales, de vendre leur bien, cela les éloignant un peu plus de la Nation française.
Dernier point, c’est l’accompagnement en consulat à la fiscalité française. C’est un service peu répandu dans les sections consulaires alors que nos compatriotes, comme la dernière consultation l’a démontré, le réclament.
Mais derrière la fiscalité se cache un sujet plus important, qui touche aussi l’un des portefeuilles de M. Riester, à savoir le Commerce extérieur. En effet, les Français de l’étranger, malgré l’image qui leur colle à la peau, sont rarement ces fameux expatriés fiscaux. Ce sont souvent des créateurs et des entrepreneurs dont la réussite peut se conjuguer avec celle de notre pays. Combien de Français sont spécialisés dans le rayonnement de nos savoir-faire, combien font découvrir nos productions dans les autres pays, etc. Pourtant ces entreprises de Français de l’étranger sont toujours ignorées par les autorités. Olivier Becht, son prédécesseur dans le gouvernement Borne, avait commencé à imaginer un label « Made by France » qui pourrait ainsi permettre d’identifier ces acteurs économiques et leur permettre d’accéder à des aides afin de faciliter leur développement, et celui de nos savoir-faire, hors de France.
La représentation politique des Français de l’étranger
Autre dossier sur la table du ministre délégué, question du périmètre d’action des Conseillers des Français de l’étranger. En effet, les compétences de ces élus locaux demeurent floues. Et souvent, en pareil cas, c’est l’administration qui impose ses opinions. Une charte de bon fonctionnement entre les représentants politiques et les services consulaires était dans les cartons d’Olivier Becht, son prédécesseur. Franck Riester reprendra-t-il cette idée à son compte ?
Le pouvoir de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) fait aussi l’objet de débats. Ses membres en réclament davantage, et souhaitent passer d’un statut consultatif à un niveau délibératif. Seront-ils écoutés par l’ancien maire de Coulommiers ? La prochaine session plénière qui se tiendra du 18 au 23 mars prochains donnera des premières réponses.
La participation aux élections des Français de l’étranger s’inscrit également parmi les questions sur lesquelles l’ancien député de Seine-et-Marne devra plancher. Le chiffre de l’abstention est souvent élevé. La mobilisation des expatriés aux élections européennes du 9 juin prochain apportera un indice précieux sur l’intérêt que portent nos ressortissants au suffrage universel tel qu’il est actuellement organisé. Une des voies possibles à son amélioration résiderait dans la généralisation du vote par internet, et de sa sécurisation. Sur ce point, Franck Riester est aussi attendu. Rappelons que deux élections législatives de 2022 des Français établis hors de France avaient été annulées en raison d’un dysfonctionnement du scrutin électronique.
Jeunesse : Les établissements français à l’étranger, le service civique national, etc.
Pierre angulaire de la France à l’étranger, l’avenir du réseau de nos écoles en dehors de nos frontières s’avère également un des grands dossiers à l’agenda du ministre délégué. L’objectif d’Emmanuel Macron de doubler les effectifs pour atteindre les 700.000 élèves en 2030 est-il d’ailleurs encore possible ?
Au-delà du nombre d’élèves, les établissements de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) font face à quelques secousses. Le nombre de jours de grèves des professeurs sur l’année connaît une augmentation. Du côté des parents, les montants alloués aux bourses scolaires ne semblent plus répondre à tous les besoins. Surtout, ce sont les critères d’attribution qui ne correspondraient plus à certaines situations locales, excluant de fait bon nombre de nos compatriotes.
Les élèves partagent aussi leur mécontentement sur le sujet de Parcoursup. Le système d’accès aux études supérieures en France pénaliserait nos lycéens qui obtiennent leur baccalauréat en dehors de notre pays.
Ce réseau des établissements français revêt une importance cruciale dans la stratégie de notre nation à l’étranger. Aussi, les réponses du nouveau ministre seront attendues très rapidement sur ces différents points.
Des réponses qui devront répondre aux besoins globaux de nos jeunes Français de l’étranger. En effet, il est particulièrement important de les inclure dans la Nation en renforçant leurs liens avec l’hexagone. Parmi les pistes proposées il y a déjà plusieurs années, quand Gabriel Attal était en charge du Service civique national, figure celle de faciliter la réalisation de ce temps offert à la collectivité par les jeunes expatriés. En effet, à ce jour, les écueils sont nombreux pour les volontaires. En effet, trouver une mission en étant hors de France n’est pas si évident, de même que dégoter par ses propres moyens un logement et les finances pour rejoindre son lieu de mission et bien d’autres. On le sait, le diable se cache dans les détails. Quant à la journée de défense et de citoyenneté (JDC), elle n’est quasi plus organisée pour nos jeunes hors de France. Ce qui pose un problème quand un retour dans notre pays s’effectue avant les 25 ans de la personne.
Autre inclusion portée par de nombreux acteurs, comme la sénatrice Samantha Cazebonne, c’est l’accompagnement des jeunes Français en situation de handicap. Un dispositif bien connu en France, soit le déploiement d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, et désormais aux personnes concernées résidentes hors de France à la condition d’être scolarisées dans un établissement du réseau AEFE. Une vraie mise sur un pied d’égalité entre citoyens français qui doit être, dans la mesure du possible, généralisée au plus grand nombre de situations.
Culture
L’ex-locataire du 3, rue de Valois retrouvera des dossiers concernant la culture et le rayonnement de la France à l’étranger. Parmi ceux-ci le futur des instituts français et celui des alliances françaises. La question centrale de leurs budgets respectifs et des actions stratégiques à mener occuperont une place importante des prochains débats. Arme de séduction massive pendant de nombreuses années, la langue française perd du terrain partout dans le monde. La promotion de cette dernière se trouve aussi dans les attributions du nouveau ministre des Français de l’étranger. Ce dossier sera sans doute en haut de la pile de ses priorités. D’autant plus qu’en octobre 2024, la France sera le pays hôte du 19eme Sommet de la Francophonie, et cela, pour la première fois depuis 1991.
Promesse du candidat Emmanuel Macron, le « Pass Culture » devrait se déployer aux Français de l’étranger en 2024. Pour autant, les modalités d’application ne sont pas encore connues et aucun calendrier de mise en œuvre n’a encore été partagé. Ce dossier, Franck Riester devra le co-piloter avec Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture.
1 million d’électeurs
Si les Français de l’étranger sont rarement au cœur des préoccupations de nos politiques, les années électorales, les expatriés sont là, pris en compte. Avec 1 million d’électeurs, le potentiel est fort et les promesses peu engageantes. Pourtant, les Français de l’étranger sont aussi les ambassadeurs de notre culture, de nos entreprises, de nos techniques et arts, leur développement comme leur succès sont des chances pour notre pays.
Mais la France n’a pas la culture de la « diaspora », un mot tabou que nous révélait dans une interview, la sénatrice Hélène Conway-Mouret. Pourtant nombre de pays doivent une partie de leur réussite actuelle au succès de leurs communautés hors des frontières nationales. La France a tout intérêt à parier sur ses expatriés.
Discutée le 15 février 2024 au Sénat, une proposition de loi dite de Santé et Bien-être des femmes au travail (5) souhaite que la dysménorrhée soit prise en compte en milieu professionnel, pour les personnes qui en sont victimes.
La sénatrice des Français de l’étranger Hélène Conway (PS) est cosignataire du texte déposé à la haute assemblée.
Pour rappel, la dysménorrhée est le terme médical désignant les douleurs menstruelles. C’est le cas, par exemple, de l’endométriose, maladie chronique, touchant 1 femme sur 10 selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (6).
Voici les mesures contenues dans cette loi, qui, si elles sont votées et ne sont pas modifiées lors des discussions parlementaires, devront être respectées par l’employeur lors de sa promulgation.
Mesure n°1 : un arrêt de travail en cas de règles douloureuses
La salariée souffrant de dysménorrhée (dont l’endométriose), sous constat d’un médecin ou d’une sage-femme, pourrait se voir établir une prescription d’arrêt de travail.
Cette prescription serait valable 1 an et permettrait à la salariée d’interrompre son travail, pour une durée de 2 jours maximum par mois, chaque fois qu’elle se trouve dans l’incapacité physique de continuer le travail.
Dans ce cas, la salariée aurait droit au versement d’indemnités journalières, sans délai de carence.
Enfin, l’indemnité journalière devrait être égale à la totalité des revenus d’activité antérieurs soumis à cotisations à la date de l’interruption du travail (dans la limite d’un plafond). L’idée sous-jacente est que la salariée ne subisse pas de perte de revenu en raison de son arrêt de travail.
Mesure n°2 : un accès au télétravail pour les salariées souffrant de dysménorrhée
La proposition de loi souhaite inscrire, au sein du Code du travail, la possibilité pour les femmes souffrant de dysménorrhée, d’avoir accès au télétravail.
Plus précisément, il serait inscrit dans l’actuel article dédié au télétravail (7), que l’accord collectif applicable ou, à défaut, la charte télétravail élaborée par l’employeur précise les modalités d’accès des salariées souffrant de dysménorrhée invalidante à une organisation en télétravail.
L’idée serait de permettre aux salariées, lorsqu’elles connaissent des périodes de douleur, de travailler depuis chez elles, et ce, dans des conditions préétablies avec leur employeur.
Et dans le monde
Si le congé menstruel n’est qu’au stade de projet législatif, d’autres États l’ont d’ores et déjà reconnu.
L’Espagne
Il s’agit du premier pays européen à avoir légiféré sur la question. La loi, votée le 16 février 2023, a été prise dans le but de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.
Le Japon
Le congé menstruel est inscrit dans la loi japonaise depuis 1947. Les entreprises japonaises ne peuvent forcer une salariée à travailler si elle demande un congé menstruel. La salariée peut prendre autant de jours que nécessaire. Ils ne seront en revanche pas rémunérés pour 70 % des cas. Seules 30 % des entreprises proposent une prise en charge partielle ou complète de ces congés, ce qui explique en partie la faible part de femmes profitant de ce congé. Selon une étude menée par le ministère du Travail japonais en 2020, seules 0,9 % des femmes en auraient profité.
La Corée du Sud
Les salariées coréennes bénéficient de 1 jour par mois, depuis 2001. Cependant, ce congé n’est pas rémunéré. Mais les entreprises doivent malgré tout respecter l’absence de la salariée, sous peine d’une amende.
L’Indonésie
Dans ce pays, les salariées disposent de 1 ou 2 jours de congés menstruels par mois. Effectivement, depuis 2003, en cas de douleurs de règles, les salariées peuvent prendre 1 ou 2 jours de congé, payé(s) par l’entreprise, mais seulement en début de cycle et avec l’obligation d’anticiper la date et de la notifier à son employeur. Cela peut donc s’avérer difficilement applicable en cas de cycles irréguliers.
On le sait pour les non-résidents, la volonté d’acquérir un bien en France peut se heurter à des défis de taille comme nous le rapporte le site Seloger.com, dans une étude publiée le 2 février 2024.
En effet, pour un Français de l’étranger, l’obtention d’un prêt immobilier peut s’avérer plus complexe que pour les résidents nationaux. Les institutions financières estiment le risque de non-remboursement plus élevé, entraînant ainsi des conditions d’emprunt plus strictes avec des taux d’intérêt plus élevés et la nécessité d’un apport financier initial important.
Avec nos partenaires, France Pay, la nouvelle banque des Expatriés, et Carte financement, le spécialiste du crédit pour les non-résidents, nous avons listé quelques conseils pour anticiper au mieux votre demande de financement pour un bien en France.
Vérifier son statut fiscal
Certains statuts, tels que la résidence à l’étranger ou une profession incompatible avec des revenus stables, sont considérés comme plus risqués par les banques. Dans ces situations, il est vivement recommandé de faire appel à un expert spécialisé dans l’accompagnement des investisseurs immobiliers résidant à l’étranger, comme l’équipe d’experts de Carte financement ou de France Pay. Leur expertise permet d’obtenir un financement optimal tout en évitant les écueils potentiels.
Les banques peuvent, aussi, demander à leur client non-résident de répondre à de nombreuses conditions. L’une de ces exigences est de remettre un apport évalué à 20 % de la valeur du bien, en plus de couvrir les frais annexes (frais de notaire et de garantie), évalués à un peu moins de 10 % du prix du bien.
Obtenir des garanties en France
Avant de signer votre prêt immobilier, la banque demande une garantie en cas de litige de remboursement du crédit immobilier. La garantie permet le remboursement de l’emprunt en cas de défaut de remboursement, en dehors des clauses couvertes par l’assurance emprunteur.
Pour les non-résidents, comme pour tout prêt immobilier, la banque se tourne vers un organisme de caution.
Dans certains cas, elles peuvent demander une garantie réelle. C’est une garantie prise directement sur le bien immobilier. C’est-à-dire soit la souscription à une inscription de privilège prêteur de deniers (IPPD) soit une hypothèque conventionnelle.
L’IPPD est une garantie pour la banque. En cas de non-remboursement, elle vendra votre bien aux enchères afin d’être remboursée. Elle coûte entre 0,7 et 0,8 % du capital. Elle est valable uniquement sur des biens anciens.
L’hypothèque ressemble à l’IPPD. Elle est valable sur l’achat de biens neufs, l’achat en VEFA, la construction. Contrairement au privilège prêteur de deniers, l’hypothèque coûte plus.
Une fois le bien acquis attention aux normes
Une fois l’acquisition réalisée, la mise en location du bien ou la réalisation de travaux de rénovation peuvent se révéler nécessaires. Les déplacements fréquents en avion pour rencontrer des locataires potentiels et superviser les travaux ne sont pas toujours envisageables.
C’est ici que l’appui d’un partenaire de confiance local devient essentiel. Par ailleurs, la résidence fiscale de l’investisseur français entraîne l’application de normes différentes en matière d’impôt sur le revenu, d’impôt sur la fortune et de plus-value immobilière. La fiscalité des revenus locatifs varie également en fonction du statut de résidence. Opter pour la location meublée (LMNP) peut s’avérer avantageux. Cela permet de bénéficier d’un régime fiscal générant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) plutôt que des revenus fonciers, plus lourdement taxés.
Vous l’aurez compris, se faire accompagner pour investir dans l’immobilier depuis l’étranger peut être très utile à de nombreux niveaux. Des experts spécialisés comme ceux de France Pay ou de Carte financement proposent des programmes dédiés aux expatriés pour maximiser leurs chances de mener à bien leur projet et leur éviter des erreurs qui pourraient leur coûter cher !
La France compte désormais plus de 50 années de déficits publics successifs à son passif. L’année dernière, le solde public a été négatif de 5 points du PIB, plaçant la France loin derrière la moyenne européenne. Cette accumulation de déficits a amené la dette publique à plus de 110 points de PIB quand elle ne dépassait pas 25 % du PIB dans les années 1970. La France est désormais le troisième pays d’Europe, après la Grèce et l’Italie, le plus endetté et le neuvième au monde.
Depuis plus de vingt ans, la France n’a respecté aucun des plans de réduction des déficits votés par le Parlement. Le déficit semble être vécu comme une fatalité qui émeut de moins en moins. Depuis la campagne présidentielle de 2007, il n’est plus un sujet réel de polémique, l’idée étant de s’en accommoder plutôt que de tenter de le réduire.
56 % de son PIB aux dépenses publiques, un record européen.
Avec le « quoi qu’il en coûte », les faibles taux d’intérêt et l’épidémie covid ont donné l’illusion d’un endettement sans limite. La France consacre plus de 56 % de son PIB aux dépenses publiques, un record européen. Près de la moitié des richesses créées en une année est captée pour les financer. Or, l’état des services publics ne finit pas de se dégrader. Les systèmes de santé et d’éducation sont en état de crise permanente. Les transports publics sont bien souvent vétustes. Après des années de sous-investissement, le pays découvre qu’il pourrait manquer d’électricité et doit procéder à la construction de nouvelles centrales nucléaires. Après des années de disette, la défense nationale apparaît incapable de faire face à la multiplication des crises internationales.
Face aux besoins, tous légitimes, de la santé, de la dépendance, des retraites, de l’éducation, de la défense, de l’agriculture, des entreprises de la haute technologie, la réponse semble indubitablement passer par l’augmentation des dépenses publiques.
Un système d’intervention publique s’accompagne, logiquement, d’une surenchère normative
Si le pays se porte mal, ce serait en raison d’une supposée rigueur et de l’avarice des gouvernements qui se sont succédé depuis cinquante ans. La préférence donnée à un large système d’intervention publique s’accompagne, fort logiquement, d’une surenchère normative. Pour distribuer aides et prestations, pour veiller à leur bon usage, pour éviter la fraude, les administrations sont contraintes de multiplier les règlements et les circulaires. Leur accumulation est une source de déresponsabilisation et de paralysie. Au fur et à mesure de leur édiction, les pouvoirs publics contrôlent de moins en moins la situation.
Le déclin des pays provient souvent de l’incapacité des administrations à faire respecter l’état de droit et à faire fonctionner les différents réseaux. Au XVe siècle, Angkor qui fut longtemps la ville la plus peuplée du monde connut un inexorable déclin en raison de l’incapacité de l’administration à gérer son système d’alimentation en eau d’une rare complexité.
Si la France avait un taux de croissance et un taux d’emploi élevés, la question du poids de ses dépenses publiques ne se poserait pas dans les mêmes termes. Toute chose étant égale par ailleurs, si le pays avait le même taux d’emploi que les pays d’Europe du Nord, le PIB serait supérieur de 10 points à son niveau actuel et nos finances publiques seraient à l’équilibre. Cela suppose l’insertion d’une grande partie des jeunes qui ne sont actuellement ni en emploi, ni en formation, soit environ 16 % des 18/25 ans, ainsi qu’une augmentation du taux d’emploi des seniors.
La France a choisi de manière insidieuse la décroissance
Au-delà du taux d’emploi, la croissance restera faible tant que la productivité ne se redressera pas. L’écart de croissance de la France et plus globalement de l’Europe vis-à-vis des États-Unis s’explique par l’évolution divergente des gains de productivité. La France a choisi de manière insidieuse la décroissance. Le malthusianisme s’est instillé dans tous les pores de l’économie. L’interdiction d’ouverture de gisements et de mines, la raréfaction réglementaire du foncier, la lourdeur des contraintes pour l’obtention de permis de construire, les contraintes pesant sur l’industrie au nom d’une application zélée du principe de précaution, la préférence donnée à la société de loisirs au détriment du travail, la baisse du niveau scolaire – en particulier en mathématiques et en sciences – sont autant de facteurs qui nuisent à la productivité et à la croissance.
La maîtrise des dépenses publiques et, plus encore, leur diminution sont des tabous. Elles sont perçues comme des régressions. Toute baisse génère des réactions d’hostilité immédiates, susceptibles sur le court terme de réduire la croissance. Les avantages s’apprécient sur la durée, durée dont les gouvernements ne disposent pas ou peu. Les dépenses publiques sont une drogue dont il est difficile de se sevrer.
La réalisation d’économies prend de ce fait la forme d’un bonneteau. Quand l’État réduit ses dépenses, c’est pour mieux augmenter celles des collectivités locales, des régimes sociaux ou des complémentaires santé. La succession rapide des crises – bonnets rouges, gilets jaunes, réforme des retraites, agriculteurs – souligne la rigidification du corps social. Si ce constat est partagé, en revanche, les solutions ne le sont pas. Faute de consensus, toute réforme est une épreuve.
Depuis des années, les gouvernements donnent du temps au temps en espérant que celui-ci résolve par enchantement les problèmes. Quel électrochoc pourrait changer le cours de l’histoire ? Faudra-t-il que les investisseurs commencent à douter de la capacité de l’État à rembourser ses dettes pour qu’il s’engage dans une modernisation des structures publiques ?
Dans le passé, la France arrivait à se redresser d’autant plus facilement que la situation apparaissait désespérée. Ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale et après 1958 quand l’adhésion à la Communauté économique européenne nécessita de profondes réformes. Il serait évidemment préférable d’éviter une telle extrémité.
Le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques sans drames
Ces dernières années, des pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques sans trop de drames. Ils ont préféré jouer sur les dépenses plus que sur les impôts. Ils ont appliqué le principe de subsidiarité et ont accepté la mise en concurrence d’activités auparavant réglementées. Les deux conditions sine qua non sont la confiance dans l’avenir et le rejet du repli sur soi.
Donald Trump s’est attiré lundi les foudres des chefs de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères du « Triangle de Weimar », composé de la France, de l’Allemagne et de la Pologne, pour avoir affirmé qu’il n’interviendrait pas si un membre de l’OTAN était attaqué par la Russie.
Le nouveau Premier ministre polonais Donald Tusk (Coalition civique/KO, Parti populaire européen/PPE) a rendu visite à Emmanuel Macron et au chancelier allemand Olaf Scholz lundi (12 février).
En parallèle, le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné, la ministre allemande Annalena Baerbock et le ministre polonais Radosław Sikorski se sont retrouvés dans la banlieue parisienne pour une réunion dédiée au « Triangle de Weimar », discutant surtout de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que de l’avenir d’une « union de la défense » de l’UE.
Le «Triangle de Weimar » a été créé en 1991 comme forum de dialogue entre Varsovie, Berlin et Paris, mais il est devenu pratiquement inactif après l’arrivée au pouvoir du parti eurosceptique Droit et Justice (PiS) en Pologne en 2016.
Avec le retour de M. Tusk, pro-UE, les espoirs renaissent et le «Triangle de Weimar » est de retour sur le devant de la scène de l’UE.
« L’interaction entre nos trois pays est fondamentale », a déclaré Mme Baerbock à Paris.
Ces réunions étaient également censées mettre un terme aux affirmations selon lesquelles le tandem franco-allemand et les relations des deux pays avec la Pologne sont tendus.
Paris, Berlin et Varsovie ne sont peut-être pas toujours d’accord, mais « il ne s’agit pas de jouer du même instrument de musique. Il faut plutôt essayer de trouver l’harmonie en jouant de différents instruments », a expliqué la ministre allemande des Affaires étrangères.
Les derniers propos de Donald Trump sur l’avenir de l’OTAN semblent avoir contribué à ce que les ministres des Affaires étrangères affichent clairement un front uni. [EPA-EFE/SARAH MEYSSONNIER / POOL MAXPPP OUT]
Les commentaires de Donald Trump ne servent « que les intérêts de la Russie »
Les derniers propos de Donald Trump sur l’avenir de l’OTAN semblent avoir contribué à l’unité des ministres des Affaires étrangères.
M. Trump, candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, a réaffirmé samedi (10 février) qu’il n’interviendrait pas si la Russie attaquait les membres de l’OTAN qui n’atteignaient pas les objectifs de dépenses de l’alliance en matière de défense, à savoir au moins 2 % du PIB.
« Je ne me résigne pas de mon côté à convaincre tous les dirigeants de la pertinence de notre alliance [transatlantique], qui fonctionne d’ailleurs au bénéfice des États-Unis », a déclaré M. Séjourné lors d’une conférence de presse à Paris.
« Toutefois, chaque minute compte pour préparer les Européens à absorber le choc d’un scénario [invasion d’un État membre de l’UE par la Russie] qui a été décrit parfaitement par Donald Trump. »
« Il n’y a pas d’autre alternative que l’UE et l’OTAN », avait déclaré quelques heures plus tôt M. Tusk aux côtés de M. Macron, à Paris, faisant référence à la devise emblématique des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas : « Un pour tous, tous pour un ! »
Il a réitéré ce message plus tard à Berlin, M. Scholz s’en prenant également à M. Trump de façon à peine voilée.
« Toute relativisation de la garantie d’assistance de l’OTAN est irresponsable et dangereuse et ne sert que les intérêts de la Russie », a déclaré M. Scholz « à la lumière des événements récents ».
Le Triangle de Weimar comme rempart de défense
Si les ministres des Affaires étrangères ont insisté sur le fait que l’OTAN telle qu’elle existe aujourd’hui profite aux États-Unis, tous les trois, ainsi que M. Tusk, M. Scholz et M. Macron, ont convenu qu’il était grand temps pour l’UE d’accroître ses capacités de défense.
« Il est essentiel que nous devenions plus indépendants en matière de défense », a déclaré Mme Baerbock lors de la conférence de presse, en complément de l’OTAN, qu’elle a qualifiée d’« assurance-vie et de colonne vertébrale ».
Les trois pays ont déjà considérablement augmenté leurs dépenses en matière de défense en réponse à l’invasion russe en Ukraine. M. Scholz avait parlé en 2022 de « Zeitenwende » (« tournant historique ») pour le budget de la défense de l’Allemagne, tandis que les dépenses militaires de la France pour 2024-2030 prévoient une augmentation de 40 % par rapport à ces dernières années.
En parallèle, la Pologne devrait consacrer plus de 3 % de son PIB à la défense en 2024, a déclaré Radosław Sikorski.
Le choc de l’agression russe contre l’Ukraine en février 2022 a incité les pays de l’UE à créer une « union européenne de la défense », a déclaré Mme Baerbock.
« Tous les quatre ans, l’Europe ne peut pas se payer le luxe de réfléchir à sa propre sécurité et d’être dépendant d’une élection [étasunienne] », a expliqué M. Séjourné.
Les discussions entre les trois ministres des Affaires étrangères devraient également porter sur les moyens d’accroître le soutien militaire collectif à l’Ukraine, y compris une réforme de la Facilité européenne pour la paix (FEP), le mécanisme de financement hors budget de l’UE utilisé pour rembourser les États membres pour leurs livraisons d’armes à l’Ukraine.
En outre, les trois ministres ont présenté un nouveau plan de coordination pour lutter contre l’ingérence étrangère avant les élections européennes. Ils se sont également mis d’accord pour demander un cessez-le-feu dans le cadre de l’attaque incessante d’Israël contre Gaza.
Tandis que la France fait pression pour un arrêt « durable » des hostilités, Mme Baerbock n’a appelé qu’à des « cessez-le-feu humanitaires ».
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, dans les titres : Pression fiscale sur les locations courte durée – Une carte unique pour les handicapés en Europe – Nouveau divorce entre la SNCF et les Français
Abattement réduit à 30%
La mesure la plus emblématique de cette proposition de loi transpartisane entend réduire à 30% le taux d’abattement fiscal en France dont bénéficient les revenus issus des locations des meublés de tourisme, contre 71% ou 50% actuellement, avec une exception en « zone rurale très peu dense » où l’abattement resterait à 71%. Découvrez les autres surprises dans l’article dédié sur lesfrancais.press.
Délivrée et renouvelée gratuitement, la nouvelle « carte européenne du handicap » sera en format physique, et quand c’est possible en format numérique. En effet, l’UE s’est accordée sur la mise en place d’une carte européenne du handicap qui donnera accès, dans les 27 pays de l’Union, au même traitement préférentiel dans les transports, manifestations culturelles, musées ou centres sportifs, a annoncé vendredi 9 février le Parlement européen.
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Vacances et grève au programme en France
Les représentants syndicaux qui se pressent sur les plateaux depuis quelques jours savaient que cette grève ne serait pas populaire. À quelques heures du mouvement qui devrait priver les voyageurs d’un train sur deux sur les réseaux TGV et Intercités, l’enquête Elabe* pour BFMTV confirme la très faible adhésion au mouvement des contrôleurs. Alors que 64% des personnes interrogées ont entendu parler de la grève des 16, 17 et 18 février prochain, elles ne sont qu’une petite minorité, 27%, à exprimer une opinion positive sur cette énième grève.
C’est tout aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin d’informations des Français de l’étranger de la semaine.
Le texte, visant à durcir la réglementation qui encadre les meublés de tourisme, c’est-à-dire les biens en locations sur Airbnb ou Booking, a finalement été adopté lundi 29 janvier. Le texte transpartisan (PS-Renaissance) qui devra encore être examiné au Sénat, a été adopté par 100 voix contre 25. En cas de rejet, il sera présenté de nouveau à l’Assemblée nationale où les adoptés devraient à nouveau l’adopter, permettant ainsi son application.
Que vous réservent donc les experts de Bercy ? Pour les Français de l’étranger, on fait le point !
Abattement réduit à 30%
La mesure la plus emblématique de cette proposition de loi transpartisane entend réduire à 30% le taux d’abattement fiscal dont bénéficient les revenus issus des locations des meublés de tourisme, contre 71% ou 50% actuellement, avec une exception en « zone rurale très peu dense » où l’abattement resterait à 71%.
La mesure était réclamée depuis longtemps par les professionnels de l’hôtellerie, dénonçant un « parc de location échappant complètement à l’État ». Thierry Marx, président confédéral de l’Umih (Union des Métiers et des Industries Hôtelières) évoquait il y a quelques mois « une concurrence totalement déloyale pour les gens dont c’est le métier de faire de l’hôtellerie-restauration ». Pour lui, les « locations, quasiment sous le manteau et sans protection » exposent les touristes à des « risques sanitaires mais aussi de sûreté ».
Autre mesure visant à remettre les meublés de tourisme sur un pied d’égalité avec tous les autres biens mis en location dans le parc français : l’obligation pour les meublés de tourisme de se soumettre au diagnostic de performance énergétique avant d’être mis sur le marché. Jusqu’à présent, les propriétaires qui louaient leur bien en location saisonnière étaient les seuls à être exonérés de la réalisation de ce diagnostic.
Réduction à 3 mois du droit de louer voire interdiction pour les non-résidents !
Enfin, le texte prévoit de redonner des pouvoirs aux communes, souvent démunies face à l’explosion des Airbnb. Les maires pourraient ainsi obtenir le droit d’abaisser de 120 à 90 jours par an la durée maximale pendant laquelle une résidence principale peut être louée et instaurer des quotas de location saisonnière.
Aussi, et pour tous, l’enregistrement d’un meublé auprès de la municipalité pourrait devenir obligatoire, comme c’est déjà le cas à Bordeaux ou Paris.
En France, on estime le nombre de logements mis en location touristique de courte durée à 800 000 pour l’année 2021, contre 300 000 pour 2016. Le 23 novembre, la mairie de Paris a exprimé son souhait que l’arsenal législatif soit renforcé pour lutter contre les locations touristiques illégales et annonçait une multiplication des contrôles à l’approche des JO-2024.
Dans la capitale, il n’est autorisé de mettre son logement sur des plateformes comme Airbnb ou Booking que 120 jours par an et uniquement s’il s’agit de sa résidence principale. Eh oui, beaucoup l’ignorent mais il est interdit aux non-résidents de louer sur ce type de plateformes leurs biens situés à Paris.
Deuxième épisode de la série 2024 consacrée à la Saint Valentin. On continue ensemble à découvrir des traditions insolites ou rustiques comme en Finlande et on s’étonnera (ou pas) que l’Arabie Saoudite interdise cette célébration de l’Amour. Mais d’autres pays ont aussi choisi d’autres dates pour honorer les amoureux. En tant qu’expatrié(e) cela peut vous éviter de faire un impair avec votre valentine ou valentin !
Finlande : « Porter de femme »
Plus rustique, en Finlande, chaque année est organisée le championnat du « porter de femme ». C’est une course d’obstacles dans laquelle le mari porte sa femme. Celui qui termine la course le plus vite se voit gagner le poids de sa femme en bière…
Congo : Choisir sa ou son préféré(e) !
La fête cartonne également au Congo, avec une petite différence dans un pays ou la polygamie est légale ! Le 14 février est une réelle gageure pour ceux et celles qui vivent plusieurs relations en même temps. Cependant, l’usage est de revendiquer sa monogamie et de mettre à l’honneur sa ou son partenaire préféré(e).
En Inde : L’amour au sens large
Si, dans la plupart des pays du monde, la Saint-Valentin est une fête bon enfant et plutôt commerciale, en Inde, elle est vue d’un très mauvais œil ! Vous n’êtes pas sans savoir qu’ici en Inde, les relations – sous toutes les formes que ce soit – sont proscrites avant le mariage.
Au quotidien, les Indiens ne montrent pas leur affection en public ; ils ne s’embrassent jamais et évitent même de se tenir la main. Il n’est donc pas très étonnant qu’une fête prônant l’amour ne soit pas très bien accueillie en Inde. Si les jeunes générations commencent doucement à oser fêter la Saint-Valentin en couple, on préfère célébrer l’amour au sens le plus large du thème en remerciant ses amis et sa famille.
La Saint-Valentin est ainsi davantage vue comme un moment convivial avec les gens que l’on aime qu’une fête commerciale comme on la connaît dans bien d’autres pays.
Vous pouvez découvrir encore plus de traditions insolites en cliquant ICI.
En Russie : Une alternative orthodoxe à la Saint-Valentin
Depuis quelques années seulement, la Russie a lancé une fête que certains interprètent comme une alternative à la Saint-Valentin. La « journée de la famille, de l’amour et de la fidélité », comme elle est appelée, satisfait davantage la religion orthodoxe et récompense à l’aide d’une médaille les couples dont la longévité a atteint les 25 ans ou plus. Les couples les plus récents, eux, s’offrent mutuellement des bijoux pour marquer le coup. Célébrée pour la première fois le 8 juillet 2008, elle est l’occasion de remettre au goût du jour une ancienne tradition de l’époque soviétique et remporte chaque année toujours plus d’engouement. Les Russes ne résistent cependant pas à la tentation de s’offrir des chocolats et autres petits cadeaux le 14 février.
Espagne : le 23 avril
En Catalogne, plus particulièrement, la fête de l’amour se célèbre à la Saint Jordi, le 23 avril et celle-ci possède une connotation littéraire : la tradition veut que les hommes offrent des roses à leurs chéries. En retour, les femmes offrent des livres à leurs hommes. D’ailleurs, cette journée est également classée journée du livre et du droit d’auteur par L’Unesco en hommage au plus célèbre écrivain espagnol : Miguel de Cervantes.
Saint Valentin en Colombie
Colombie : A la recherche d’un amoureux secret
La Colombie rejoint la liste des pays qui ne fêtent pas la Saint-Valentin le 14 février. Ici, « El dia del amor y la amistad » (en français « le jour de l’amour et de l’amitié ») est célébré le 3ème samedi du mois de Septembre. La raison ? Simplement car le 14 février tombe en pleines vacances scolaires et serait alors synonyme de flop commercial pour le pays. La Colombie ne restreint pas la Saint-Valentin aux amoureux mais l’étend à la famille, aux collègues, aux amis, aux conjoints, … Tout le monde y passe ! A la manière d’un « Secret Santa » aux Etats-Unis, la tradition colombienne veut que l’on s’échange des mots doux et des petits cadeaux de façon anonyme. Le jeu est alors de retrouver son bienfaiteur secret !
Ceux qui interdisent la St Valentin
Parce qu’elle ne correspond pas aux valeurs et aux traditions des pays ; parce qu’elle prône, pour certains, la débauche sexuelle ; ou tout simplement parce qu’elle appartient à la culture occidentale pour d’autres, la fête de la Saint-Valentin est radiée du calendrier de plusieurs états. Parmi eux : le Pakistan, l’Indonésie, l’Arabie Saoudite ou encore l’Iran. A l’approche de cette fête, ces gouvernements interdisent la vente d’objets liés à la Saint-Valentin et sanctionnent même parfois les démonstrations d’affection en public.