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  • Le chocolat et votre bonne conscience ! 

    Le chocolat et votre bonne conscience ! 

    C’est la Saint Valentin, la traditionnelle boîte de chocolats va faire son retour quelques semaines après Noël et avant Pâques. Mais tous les chocolats ne se valent pas. On se penche donc pour les Français de l’étranger sur une étude dédiée à la production du cacao et à son impact sur la déforestation. Une ONG a classé les producteurs, marques et magasins les plus engagés en 2023. 

    Consommer du chocolat : un acte pas si anodin

    La consommation de chocolat n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Moins connu que la viande pour ses effets sur la planète, le mets incontournable de nos fêtes est pourtant un aliment particulièrement destructeur pour les écosystèmes. Ainsi, l’ONG Be Slavery Free dresse un classement, le Chocolate Scorecard 2023 , des fabricants et distributeurs de chocolat du monde entier en fonction de leurs méthodes de production.

    En effet, la culture du cacao est l’une des principales causes de la déforestation en Afrique de l’Ouest, à l’origine de 75 % de la production mondiale. Au cours des 60 dernières années, les deux premiers pays producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont perdu environ 94 % et 80 % de leurs forêts. Au moins un tiers de cette déforestation est directement liée à la production de cacao, note l’ONG Mighty Earth qui contribue à établir le Chocolate Scorecard.

    Par ailleurs, la culture du cacao est à l’origine de violations des droits humains avec une précarisation des cacaoculteurs et un recours au travail forcé des enfants. Au total, seulement 11 % du prix d’une tablette vendue dans le commerce revient, en moyenne, à l’exploitant, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une grande part des producteurs vit ainsi en dessous du seuil de pauvreté, dénonce encore la FAO.

    chocolat
    ©Stockadobe – Cacao en Septembre 2019, Cameroun, Afrique.

    Original Beans bien noté

    Mais tous les producteurs ne se valent pas. Ainsi, pour établir son palmarès des entreprises les plus durables, Be Slavery Free croise des données sociales et environnementales. Résultat, la marque Original Beans prend la tête du classement et décroche le « prix du bon oeuf » suivi de Tony’s Chocolonely qui est quant à lui salué pour avoir «cherché à transformer en profondeur l’ensemble du secteur »

    Les deux bons élèves sont suivis des marques Beyond Good, Alter eco, Alba ou Ritter Sport. A l’inverse, les marques Unilever, Mondelez Kruger ou General Mills sont pointées du doigt pour leurs mauvaises pratiques et leur absence de transparence. Le prix de «l’Oeuf pourri» est décerné à General Mills pour son «retard en matière de politiques publiques et manque d’engagement», pointe Be Slavery Free.

  • Quel programme pour Joe Biden ? 

    Quel programme pour Joe Biden ? 

    Aux États-Unis, les adversaires de Joe Biden se focalisent sur son âge en soulignant que le Président ne serait plus totalement apte pour exercer ses fonctions. Le bilan du premier mandat est pour le moment passé sous silence. Or, celui-ci peut apparaître globalement bon avec une croissance de 2,6 % en 2023, une augmentation des rémunérations, un retour rapide au plein-emploi après la crise sanitaire et une baisse du taux de pauvreté. 

    Les investissements dans le secteur manufacturier ont atteint un niveau record de 2000 milliards de dollars. Cette croissance soutenue a néanmoins un prix, la progression du déficit public qui a dépassé 7 % du PIB en 2023. L’argent public dépensé pourrait déboucher sur d’importants gaspillages. La dette publique a atteint 32 000 milliards de dollars. Les pouvoirs publics ont opté pour une politique d’inspiration keynésienne. 

    Joe Biden n’a remis que partiellement en cause les mesures protectionnistes décidées par son prédécesseur. Les subventions accordées aux entreprises pour investir aux États-Unis suscitent l’hostilité de leurs partenaires économiques. 

    La population américaine doute du bien-fondé de la politique de Joe Biden. Une majorité estime que la situation économique s’est dégradée. La baisse du chômage, et la hausse des revenus ne sont pas portés au crédit du gouvernement. En revanche, celui-ci est considéré comme responsable de l’augmentation des prix.

    Terminer le travail ou pas

    Si Donald Trump appelle les électeurs à « rendre sa grandeur à l’Amérique en matière d’économie, d’éducation, et sociale » (« to make America great again economically, educationally, and socially »), la devise de Joe Biden est « nous pouvons terminer le travail ». Ce slogan vise à conforter les électeurs démocrates qui craignent une orientation plus droitière de la politique économique. Les équipes de Joe Biden veulent s’appuyer sur les syndicats afin que ces derniers puissent obtenir pour les salariés des augmentations de salaire. Elles entendent poursuivre la hausse des dépenses en faveur de l’éducation de la petite enfance. Elles souhaitent renforcer la concurrence en luttant contre les monopoles et les oligopoles afin de réduire le pouvoir des grandes entreprises. Elles appellent à poursuivre l’effort en faveur de l’investissement afin d’accélérer la transition écologique. 

    Cette politique rencontre l’hostilité des dirigeants des grandes entreprises et des contribuables aisés qui craignent une augmentation de la pression fiscale. Joe Biden estime que l’élection se joue sur les classes populaires et moyennes qui sont de plus en plus séduites par le discours populiste de son concurrent. 

    La poursuite de la mise en œuvre de la politique de Joe Biden suppose qu’il puisse compter sur un minimum de soutien au Congrès. Les démocrates se doivent donc de conserver la présidence et d’obtenir la majorité à la Chambre des représentants, ce qui est, en l’état des sondages, loin d’être évident. Joe Biden ne manque pas de souligner que l’application de son programme de 2019 a été freinée par les divisions au sein du Congrès et la majorité républicaine à la Chambre des Représentants depuis le début de l’année 2023. 

    Joe Biden
    ©AFP – Biden en 2023

    Des subventions aux entreprises de 2 000 milliards de dollars

    Les démocrates ont dû abandonner plusieurs mesures sociales afin de sauver le plan en faveur de l’aide aux entreprises. Ils ont réussi à faire adopter trois textes législatifs sur les infrastructures, les semi-conducteurs et les technologies vertes. Ces trois textes portent. Compte tenu de leur caractère pluriannuel, ces derniers devraient, quoi qu’il arrive, surmonter les élections du mois de novembre prochain. Même en cas de défaite au Congrès des démocrates, ces textes pourraient continuer à s’appliquer d’autant plus si Joe Biden est réélu. Ce dernier ne manque pas de rappeler que ces mesures ont contribué à la baisse du chômage et à la hausse des salaires. Le Congrès a néanmoins les moyens de bloquer, en partie, leur mise en œuvre. 

    Logiquement, dans les prochaines années, l’industrie des microprocesseurs doit bénéficier de 50 milliards de dollars de subventions et près de 200 milliards de dollars sont également prévus pour le financement de la recherche et le développement dans les technologies de pointe (matériaux composites, l’informatique quantique). Ces aides n’ont été qu’autorisées et non pas affectées, ce qui signifie que le Congrès a le dernier mot. 

    Les Républicains tentent par tous les moyens de limiter les crédits pour ces programmes. Ils ont ainsi réduit les enveloppes annuelles destinées aux agences fédérales de recherche. La National Science Foundation n’a reçu, en 2023, que 70 % des crédits initialement prévus. L’hostilité est moins importante en matière de financement des infrastructures et d’aides aux semi-conducteurs. Faute de nouveau vote au Congrès, les crédits disponibles seront épuisés d’ici 2028. 

    Les Républicains pour limiter l’ampleur du programme d’aides mettent en avant les effets d’aubaine. Ils estiment que ces mesures soutiennent des entreprises qui réalisent déjà d’importants bénéfices et qui offrent les meilleures rémunérations. Ils soulignent également le danger de la trajectoire budgétaire compte tenu de la dérive des dépenses publiques. Plusieurs membres républicains de la Chambre des représentants ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi abrogeant l’Inflation Reduction Act

    L’administration de Joe Biden réplique en soulignant que de plus en plus de capitaux privés financent la réindustrialisation du pays. Elle justifie les aides aux secteurs de pointe au nom de la souveraineté nationale. La concurrence de la Chine est mise en avant pour rallier des élus républicains à sa cause.

    Mettre en œuvre un second mandat plus social

    Un second mandat plus social « Terminer le travail » signifie pour Joe Biden de mettre en œuvre le volet social de son programme de 2019. Pour cela, il aura besoin d’une majorité démocrate à la Chambre des Représentants. Joe Biden défend l’idée de la gratuité à l’école maternelle pour les enfants de trois et quatre ans et l’attribution d’aides pour la garde d’enfants. Il souhaite améliorer la couverture sociale des personnes âgées afin de faciliter l’accès aux soins. Il a proposé l’instauration d’un crédit d’impôt élargi pour les familles avec enfants et d’un congé parental. 

    Janet Yellen, la secrétaire au Trésor, souligne qu’un effort accru en faveur de l’éducation augmenterait la productivité des travailleurs américains. Les investissements dans les soins et les aides aux familles augmenteraient le taux d’emploi notamment des femmes. Or, les États-Unis, malgré un solde migratoire positif, connaissent d’importantes pénuries de main-d’œuvre.

    Un programme social de cent milliards par an

    Le programme social de Joe Biden a l’inconvénient d’être coûteux, plus de 100 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de 0,5 point de PIB qui se rajouterait au montant du déficit (7,5 % du PIB). Le développement des services de gardes et de soins fait craindre d’importants problèmes de recrutement et une hausse des salaires. 

    Durant son premier mandat, Joe Biden s’est montré sensible aux thèses défendues par les syndicats. Il a ainsi soutenu les travailleurs de l’automobile en grève près de Détroit en septembre dernier. Il s’est prononcé en faveur d’une subordination des aides aux entreprises aux emplois créés. Pour son éventuel second mandat, Joe Biden pourrait reprendre la proposition des syndicats visant à promouvoir la négociation collective en réduisant le pouvoir des employeurs. 

    Les opposants de Joe Biden craignent que les mesures suggérées par les syndicats remettent en cause la flexibilité du marché du travail qui est une source de résilience pour l’économie américaine. L’administration démocrate est accusée d’être anti-entreprises. Or, depuis quatre ans, les sociétés américaines ont réalisé des bénéfices sans précédent et ont créé un nombre important d’emplois depuis 2021. Les dirigeants d’entreprise sont surtout hostiles au programme visant à favoriser la concurrence. Les contrôles de la Federal Trade Commission (FTC) sont mal vécus. Les pouvoirs de la FTC pourraient être accrus en ce qui concerne la réglementation sur les fusions d’entreprises. Les équipes de Joe Biden réfléchissent à la création d’une banque nationale de développement, visant à faciliter le financement de la politique industrielle décidée par le Gouvernement. L’État fédéral se doterait ainsi de l’équivalent de la Caisse des Dépôts et Consignations française. Les élus républicains estiment qu’une telle mesure contribuerait à accentuer le dirigisme économique. 

    Une politique commerciale protectionniste

    L’administration démocrate n’a pas réellement remis en cause la politique protectionniste de Donald Trump. Les tensions commerciales avec la Chine sont restées fortes et les négociations commerciales avec l’Union européenne sur les minéraux critiques (minéraux indispensables pour la fabrication des batteries) n’ont pas avancé. La décision du Président, le 26 janvier, de suspendre les autorisations de création de nouveaux terminaux pour les exportations de gaz naturel liquéfié a été perçue comme une illustration des tendances protectionnistes des États-Unis. Cette décision aurait été prise au nom de considérations écologiques mais dans les faits elle vise à peser sur le prix de l’énergie dans le pays. 

    Pour son éventuel second mandat, les Démocrates pourraient réduire les droits de douane sur les biens de consommation de base chinois, tout en les augmentant sur les produits de haute technologie. Donald Trump entend de son côté instituer une taxe de 10 % sur tous les produits importés et dénoncer certains accords commerciaux. 

    L’immigration, thème de conflit majeur

    Donald Trump accuse Joe Biden d’avoir remis en cause sa politique et d’être ainsi responsable de l’insécurité dans le pays. Les Républicains à la Chambre américaine des Représentants ont échoué, le mardi 6 février dernier, à inculper le ministre de Joe Biden chargé de l’immigration, Alejandro Mayorkas. Ils l’accusent d’avoir provoqué une crise migratoire à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. «C’est l’architecte en chef de la catastrophe», a souligné Mike Johnson, le chef de la Chambre des représentants. Joe Biden s’en est pris à son prédécesseur jugeant ses positions sur l’immigration irrationnelles et indiquant que les États-Unis avaient besoin de travailleurs étrangers. Donald Trump entend faire du thème de l’immigration un des axes majeurs de sa campagne. 

    Le problème du financement

    Le programme de Joe Biden se chiffre en centaines de milliards de dollars. Or, le déficit actuel dépasse 7 % du PIB. Pour financer les nouvelles dépenses, Joe Biden a indiqué qu’il souhaitait augmenter les impôts des contribuables les plus aisés, en particulier ceux gagnant plus de 400 000 dollars par an. Il est également favorable au relèvement des impôts sur les entreprises. En parallèle, l’équipe démocrate se prononce pour une réduction en dix ans du déficit de 3 000 milliards de dollars soit de 0,75 % de PIB par an.  

    Comme au sein de nombreux pays occidentaux, la population américaine se radicalise et apparaît de plus en plus segmentée. Joe Biden souhaite mobiliser l’aile gauche de son électorat potentiel qui pourrait être tentée par l’abstention avec le risque de perdre des électeurs modérés. 

    Les enquêtes d’opinion semblent indiquer que les pertes en ligne sont plus importantes à gauche qu’au centre. Les équipes démocrates estiment que leur parti doit reconquérir les ménages modestes pour espérer l’emporter. Donald Trump, avec son programme anti-impôts, anti-immigration, anti-mondialisation, a réussi à capter des électeurs au profil disparates. Ils trouvent de larges soutiens chez les ouvriers, les cadres moyens, les descendants d’immigrés et chez les personnes aisées. 

    Le défi des Démocrates est de réussir à rallier certains des électeurs séduits par le discours basique de Donald Trump, sachant qu’ils doivent tout à la fois expliquer le bilan du Président sortant et gérer les différents courants de leur parti (wokiste en particulier).

  • Vers une carte européenne unique pour personnes handicapées dans l’UE

    Vers une carte européenne unique pour personnes handicapées dans l’UE

    L’UE s’est accordée sur la mise en place d’une carte européenne du handicap qui donnera accès, dans les 27 pays de l’Union, au même traitement préférentiel dans les transports, manifestations culturelles, musées ou centres sportifs, a annoncé vendredi 9 février le Parlement européen.

    « Les personnes en situation de handicap attendaient cette législation avec impatience », a commenté l’eurodéputée slovaque Renew (centriste) Lucia Duris Nicholsonová, rapporteure du texte.

    « Cette carte va au-delà de la simple facilitation des déplacements : elle incarne l’engagement de l’UE à garantir la libre circulation de tous les Européens », a-t-elle ajouté.

    Délivrée et renouvelée gratuitement, la nouvelle « carte européenne du handicap » sera en format physique, et quand c’est possible en format numérique.

    Par ailleurs, la « carte européenne de stationnement » sera désormais harmonisée et étendue de façon contraignante à l’ensemble des Vingt-Sept, remplaçant la carte actuelle créée par une partie des Etats sur une base volontaire.

    personnes handicapées dans l’UE
    L’UE s’est accordée sur la mise en place d’une carte européenne du handicap qui donnera accès, dans les 27 pays de l’Union, au même traitement préférentiel dans les transports, manifestations culturelles, musées ou centres sportifs. [PeopleImages.com – Yuri A/Shutterstock]

    « Afin de remédier aux problèmes liés à la reconnaissance non systématique à travers l’UE, cette carte européenne de stationnement améliorée sera délivrée selon un modèle commun obligatoire » et « dotée de dispositifs prévenant la falsification et la fraude », souligne la Commission européenne.

    Les deux cartes devront être délivrées dans un délai de 90 jours, sauf si des contrôles médicaux plus longs sont requis.

    L’accord doit désormais être formellement entériné par le Conseil (Etats membres) et le Parlement européen avant d’entrer en vigueur. Lorsque la directive aura été transposée en droit national, les États seront tenus d’imposer des amendes et d’adopter des mesures correctives en cas de violation.

    En proposant la législation en septembre dernier, la Commission avait estimé qu’elle pourrait « faciliter la vie d’environ 87 millions de personnes et leur famille ».


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.02.24

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du mercredi 14 février. Tout d’abord une belle St Valentin à tous les amoureux tandis que dans nos titres : Orchestre des Lycées Français du Monde se prépare pour sa représentation – Destination Europe pour le chemin de fer ? – Grève à la SNCF dès jeudi soir 

    OLFM jouera à Bruxelles le 02 avril 

    Comme chaque année, nous suivons les préparatifs de l’Orchestre des Lycées Français du Monde. Cette année c’est à Bruxelles, le 02 et 03 avril qu’ils vous donnent rendez-vous. Plus de 100 enfants répètent depuis des semaines en distanciel autour d’Adriana Tanus, professeur en Espagne, fondatrice de cette réunion de talents et incroyable chef d’orchestre qui rythme avec grâce nos jeunes enfants. Faites le point sur cette aventure humaine en découvrant les coulisses dans l’article publié hier sur Lesfrancais.press. 

    Orchestre des Lycées français du monde
    Photo des musiciens OLFM à Radio France

    À quand un chemin de fer unique en Europe ?

    Trois techniques cohabitent pour constituer un réseau : les voies, les caténaires qui assurent l’alimentation électrique et la signalisation. Concernant l’harmonisation des rails, l’Europe est au point. Seuls l’Espagne et le Portugal font bande à part avec un écartement plus large que celui des autres pays. Mais leurs trains à grande vitesse roulent sur des voies à écartement standard, comme leurs voisins. Un début d’homogénéisation.. qui sera long.. 4 pays, dont la France, ont commencé à projeter les travaux nécessaires. Au mieux, il faudra attendre 2050 pour obtenir des liaisons fluides entre les Etat de l’Union. 

    chemin de fer européen
    ©Photo Laure Brillaud (Investigate Europe) pour Mediapart

    Retour ou départ vers les stations de ski ? Gare à la grève

    À l’issue d’un nouveau round de négociations avec les syndicats lundi soir, deux organisations ont maintenu leur préavis de grève à partir de jeudi soir et jusqu’à lundi, à savoir SUD-Rail et la CGT qui représentent 60% des contrôleurs. Si le plan de transports adapté ne sera connu que ce jour, la SNCF a donné quelques axes de priorité. « Toutes les villes françaises seront desservies […] On va essayer de faire tous les trains qui vont aux vacances de neige dans les Alpes et les Pyrénées et Alpes et on maintient notre offre Juniors et compagnie « ont-ils annoncé dans un communiqué de presse.

    C’est tout pour ce mercredi ! A demain et belle journée à toutes et tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • « Les 7 et 8 avril, l’orchestre des lycées français du monde se produira à Bruxelles »

    « Les 7 et 8 avril, l’orchestre des lycées français du monde se produira à Bruxelles »

    L’édition 2023 à Vienne avait été un succès. L’orchestre des lycées français du monde (OLFM) prépare une édition 2024 à Bruxelles qui sera de nouveau très ambitieuse.

    Ce sont 126 choristes et instrumentistes qui sont attendus pour deux concerts les 7 et 8 avril au Conservatoire royal de Bruxelles et dans le prestigieux palais Bozar du centre-ville.

    Des collégiens et lycéens venus du monde entier

    Cet orchestre de jeunes est réellement singulier : Il est constitué par 70 collégiens et lycéens venus du réseau éducatif français à l’étranger et de ses collèges et lycées. Il possède une dimension mondiale affirmée et la réunion de ces musiciens requiert donc une parfaite coordination.

    Marie-Christine Lefranc, cheffe du bureau des Evénements et de la Valorisation du réseau auprès de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) est une des chevilles ouvrières de l’évènement. Elle nous rappelle l’histoire de l’OLFM, créé il y a 10 ans et au départ cantonné à Madrid et Paris où avaient lieu les premières éditions en partenariat avec Radio France. La Covid a obligé à recalibrer l’évènement. « On s’est saisis de l’occasion pour que l’orchestre puisse tourner dans le monde et pour qu’il ne bénéficie pas qu’à un public parisien ». Les candidatures de collégiennes, collégiens, lycéennes et lycéens affluent systématiquement.  « Il y en a eu 400 cette année. On cherche à allier les anciens et les nouveaux et à parier aussi sur un roulement d’une année sur l’autre ». Il y aura parmi les heureux élus de l’édition 2024, 12 élèves scolarisés au lycée Jean Monnet de Bruxelles qui est l’accueillant de l’évènement, les autres élèves provenant de plus d’une quarantaine de destinations. 

    Orchestre des Lycées français du monde
    Adriana Tanus (Chef d’orchestre et fondatrice de la formation musicale)

    Adriana Tanus la directrice de l’orchestre et fondatrice de l’évènement, que nous avions interviewée à l’occasion de l’édition précédente, possède la tâche lourde mais passionnante de sélectionner les talents du réseau et de les faire répéter pour que tout le monde soit prêt le jour J. Des anciens élèves qui assument souvent des carrières de musiciens professionnels, complètent l’encadrement musical et sont les tuteurs des solistes.

    Orchestre des Lycées français du monde
    Le Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles

    Un évènement ayant une dimension éducative

    Michel Mourao, chargé de mission à l’AEFE précise que pour cette édition « les choristes ont été réintégrés avec 35 élèves sélectionnés, notamment des élèves venus d’Afrique ou d’Amérique du Sud. Des tuteurs venus du lycée français de Madrid les encadreront en lien avec les professeurs d’éducation musicale de Bruxelles ». Cet évènement a une dimension d’apprentissage et d’éducation musicale « jouer en orchestre permet d’apprendre la pratique orchestrale car ces musiciens souvent brillants n’ont pas l’habitude de jouer ensemble. Ils vont ainsi apprendre à parler un même langage ».

    Orchestre des Lycées français du monde
    Le Palais Bozar de Bruxelles qui accueillera l’événement

    Le lycée français de Bruxelles a appuyé sa candidature sur une dynamique musicale réelle puisqu’une classe de chant est désormais proposée dans le cursus. Marie-Christine Lefranc précise que « pour un établissement il faut avoir les reins solides pour accueillir un tel évènement, ce qui explique que pour l’heure ce serait difficile pour un petit établissement du réseau de candidater avec succès ».

    Seuls Madrid, Vienne et Ho Chi Minh ont en effet accueilli l’OLFM à ce stade. 

    A Bruxelles cette année un stage de formation des professeurs d’éducation musicale sera adossé à l’évènement qui aura donc également une dimension pédagogique.

    L’hébergement des musiciens se fera en famille d’accueil et les établissements et les familles se partagent la charge budgétaire avec le soutien de l’AEFE. 

    Orchestre des Lycées français du monde
    L’Orchestre des Lycées français du monde

    Un évènement au service du rayonnement de l’AEFE

    Cet événement s’inscrit dans le calendrier d’une Agence qui appuie son rayonnement sur un calendrier dense : La semaine des lycées français du monde, le concours d’éloquence « Ambassadeurs et ambassadrices en herbe » comme les « jeux internationaux de la jeunesse » pour les jeunes sportifs assurent une visibilité des établissements au-delà de ce qui se passe en classe.

    Gageons que l’édition bruxelloise de l’orchestre des lycées français du monde sera une nouvelle réussite pour des jeunes musiciens qui repartiront avec au cœur un souvenir inoubliable, comme pour le public que l’on espère nombreux.

  • Saint Valentin 2024 : les cadeaux tendances de l’année

    Saint Valentin 2024 : les cadeaux tendances de l’année

    A l’approche de la Saint-Valentin, quels sont les projets des Français ? Quels cadeaux prévoient-ils d’offrir à leur partenaire ? Parmi les activités proposées, le dîner à la maison est l’option privilégiée en Europe (25% des Français, 24% des Italiens ou encore 20% des Espagnols).

    Certains ont prévu de sortir pour un repas ou un verre : 18% des Espagnols, 15% des Français et des Italiens. Seule une minorité souhaite voyager ou partir quelques jours à cette occasion.

    Le dîner fait-maison

    Notons que 4 Français sur 10 n’ont pas l’intention de fêter la Saint-Valentin (40%), un chiffre qui grimpe à 54% en Grande-Bretagne et à 61% en Allemagne. Mais pour tous les autres, c’est le dîner à la maison qui arrive en tête des intentions.

    Saint Valentin

    L’inflation est passée par l’à, c’est d’ailleurs une tendance qu’on retrouve chez nos voisins selon l’enquête de YOUGOV publiée en novembre 2023. 

    Mais si la tentation de s’évader est toujours là, ceux qui se laisseront tenter resteront tout de même raisonnables, puisque c’est le restaurant qui primera sur les voyages. 

    Offrir une rose en hiver ?

    Du côté des cadeaux, les Français sont plus adeptes de ce type de petites attentions comme leurs voisins. En France, 10% prévoient d’en offrir contre 6% des Espagnols et 7% des Allemands.

    Saint Valentin

    Et c’est la Rose qui ressort de l’enquête comme cadeau favori. Classique, magnifique, riche de symboles, la Rose semble avoir toutes les qualités. Mais offrir une fleur en plein hiver, en 2024 ? Est-ce normal ? La rose, une fleur d’été offerte en plein hiver est un non-sens, surtout qu’il existe des alternatives éthiques, locales et de saison. Renseignez-vous chez votre fleuriste ! 

  • Vers un chemin de fer européen ? 

    Vers un chemin de fer européen ? 

    Mardi 31 janvier 2023, la Commission européenne annonçait sa volonté de valoriser l’offre ferroviaire sur son territoire. L’Europe devenait ainsi la locomotive chargée d’aider les compagnies publiques ou privées à se lancer sur tout son territoire, dont les 4,2 millions de Km2 devraient se révéler être un formidable terrain de jeu. Un an après qu’en est-il ? 

    La Commission européenne souhaite faciliter les contacts entre les compagnies, les institutions, et fournir son assistance pour s’y retrouver parmi les aides existantes ou à venir. Ce qui n’est pas un luxe quand on sait combien l’Europe est un chemin de croix en matière de législation. On fait le point pour les Français de l’étranger

    Trois techniques cohabitent pour constituer un réseau : les voies, les caténaires qui assurent l’alimentation électrique et la signalisation. Concernant l’harmonisation des rails, l’Europe est au point. Seuls l’Espagne et le Portugal font bande à part avec un écartement plus large que celui des autres pays. Mais leurs trains à grande vitesse roulent sur des voies à écartement standard, comme leurs voisins.

    Le problème des caténaires

    Pour les caténaires, les choix ont été faits après la Seconde Guerre mondiale à une époque où on ne maîtrisait pas très bien les technologies de transformation et d’acheminement du courant. En France et aux Pays-Bas, la plupart des trains roulent avec une alimentation en 1 500 volts en courant continu, alors qu’en Belgique, en Italie… c’est le 3 000 volts en continu qui est généralement utilisé.

    De leur côté, les TGV roulent sur du 25 000 volts en courant alternatif dans tous les pays. L’unification du reste du réseau a commencé sur cette base plus adaptée aux besoins d’aujourd’hui. Mais il faudra cinquante ans pour l’achever !

    chemin de fer européen
    ©Photo Laure Brillaud (Investigate Europe) pour Mediapart

    La signalisation : de loin le plus complexe des obstacles

    En inventant le train à grande vitesse, la France a été contrainte de créer son propre système embarqué : à 300 kilomètres par heure, en effet, un conducteur ne voit plus les signaux installés au bord de la voie !

    D’autres pays européens se sont aussi équipés de systèmes nationaux pour afficher les informations de signalisation en cabine. Chaque train traversant une frontière doit donc disposer d’autant de systèmes embarqués qu’il traverse de pays, et le conducteur doit être formé à l’utilisation de chacun.

    Depuis le début des années 2000, l’Europe cherche à mettre en place un dispositif unique pour éliminer cet effet frontière à l’entrée de chaque pays, générateur de surcoûts énormes. Baptisé ETCS (European Train Control System), il est obligatoire pour tous les nouveaux équipements y compris les modernisations de l’existant.

    Conséquence : à l’instar des autres pays, la France doit renoncer à son système, qui n’a pas été retenu par Bruxelles. On estime qu’il faudra là encore cinquante ans pour assurer une harmonisation complète de tous les réseaux.

    « C’est un chantier colossal de plusieurs dizaines de milliards d’euros« , estime Luc Lallemand, un ancien dirigeant des chemins de fer belges devenu président de SNCF Réseau il y a deux ans.

    Le rail européen s’est donc, bien mis en route mais la grande vitesse lui ne sera pas au rendez-vous pour sa mise en place ! 

  • Le chocolat, le café et la pâtisserie, otages du climat 

    Le chocolat, le café et la pâtisserie, otages du climat 

    Le déclenchement de la guerre en Ukraine a provoqué une augmentation forte et rapide du cours d’un grand nombre de denrées alimentaires dont les céréales. Pour les ménages en France, l’augmentation des cours s’est traduite, en deux ans, par une hausse d’environ 20 % des produits alimentaires. Si depuis, la grande majorité des produits agricoles a retrouvé des cours plus traditionnels, certains résistent. 

    Le prix du cacao a ainsi augmenté de 82 % au cours des douze derniers mois et se situe à son plus haut niveau depuis 46 ans. Le prix de gros de l’huile d’olive dépasse 9 000 euros la tonne et a atteint un niveau historique, le précédent record était de 6 200 dollars et datait de 2006. À New York, les contrats « oj », pour les futures livraisons de jus d’orange concentré congelé, se négocient à 3,07 dollars la livre, soit 50 % de plus qu’en janvier 2023. Sur le marché du café, les prix des grains Arabica, les plus fins, sont en hausse de 44 % depuis 2021. Le prix du sucre a plus que doublé entre 2019 et 2023. 

    climat
    ©AFP

    Le climat et les hausses de prix

    Ces augmentations ne sont pas la conséquence de la guerre en Ukraine ou d’un changement de comportement des consommateurs. Elles sont avant tout provoquées par des phénomènes climatiques. L’ouragan El Niño a entraîné des sécheresses en Australie, en Inde et en Thaïlande, trois des quatre plus grands exportateurs de sucre à l’échelle mondiale. Le Brésil, un des principaux producteurs de café, a subi des pluies torrentielles quand, en Espagne, une vague de chaleur a conduit à une réduction de moitié de la production mondiale d’olives. Les ouragans ont détruit environ 10 % des orangers en Floride, où sont cultivées neuf oranges américaines sur dix. Les fortes pluies de l’été dernier au Ghana et en Côte d’Ivoire ont permis à la maladie de la cabosse noire de se développer, limitant fortement le rendement des cacaotiers. La hausse des cours se répercute sur les produits finis. 

    Aux États-Unis, le prix du sucre et des friandises a augmenté de près de 9 % en 2023. De nouvelles hausses sont attendues en 2024. Le prix des pâtisseries est également en forte hausse. Celles-ci avaient déjà subi l’augmentation des prix de l’énergie en 2022 et 2023. Le prix des pâtisseries a augmenté de plus de 25 % en deux ans en France.

    climat
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    Le « Règlement sans déforestation » de l’Union Européenne impose de nouvelles contraintes

    Le prix des produits agricoles est en augmentation également en raison des réglementations adoptées par l’Union européenne ou les États-Unis. Le « Règlement sans déforestation » de l’Union Européenne impose de nouvelles contraintes aux pays exportateurs de cacao, de café ou d’huile de palme. Ils devront prouver que leurs exportations ne sont pas la conséquence de la déforestation. Ce règlement entrera en vigueur à la fin de l’année 2024. Il incite les importateurs à augmenter leurs stocks ce qui contribue à la hausse des cours. Il est surtout perçu comme une ingérence de l’Europe dans la gestion des surfaces agricoles de pays émergents ou en développement. 

    Ce règlement contribue à dégrader les relations commerciales entre l’Union européenne et le Mercosur, sachant que les tensions actuelles en France ne favorisent pas les discussions sur le projet de Traité commercial. 

    Les États d’Amérique latine comme ceux d’Afrique reprochent la montée du protectionnisme en Europe comme les États-Unis sous couvert de protection de l’environnement. Avec ou sans El Niño, les consommateurs devront payer plus cher dans les prochaines années leur chocolat, leur café ainsi que leurs pâtisseries.

  • Sénégal : la presse inquiète face aux violences

    Sénégal : la presse inquiète face aux violences

    Solidaires de la télévision privée Walf TV, les médias sénégalais se sont fendus, jeudi 8 février, d’un éditorial au vitriol contre le pouvoir. Dimanche 4, la chaîne s’est vue retirer sa licence de diffusion « de manière définitive » sur injonction du ministre de la communication Moussa Bocar Thiam, au motif que celle-ci se serait livrée à la diffusion de « propos subversifs, haineux et dangereux ».

    « Pendant plus de trois heures, des appels incessants au soulèvement violent de la population ont été relayés lors de l’édition spéciale » consacrée aux manifestations qui ont suivi la décision du président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle, a justifié le ministre, qui avait déjà ordonné la coupure du signal de la chaîne en juin 2023, contournant ainsi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel.

    Coupure de signal

    Tout est allé très vite cette fois pour l’une des principales chaînes de télévision au Sénégal. Dimanche, en pleine édition spéciale sur les manifestations contre le report, le présentateur de la chaîne alerte les téléspectateurs d’un appel téléphonique en provenance du ministère de tutelle. Celui-ci somme alors l’organe de presse de cesser son émission sous peine de coupure de son signal.

    Quelques minutes plus tard, c’est le directeur général du groupe, qui comprend également une radio, un site Web et plusieurs journaux, qui s’installe sur le plateau pour annoncer la disparition de la chaîne des écrans sénégalais. « Walfadjri vit ses derniers moments », déclare désabusé Cheikh Niass. Puis, il lâche face à des employés stupéfaits : « La télé, c’est notre source principale de revenus, l’aventure est terminée. »

    Regarder le reportage de TV5MONDE

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