Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Allocataires français ? 9 mois exigés sur le territoire national

    Allocataires français ? 9 mois exigés sur le territoire national

    Certains Français de l’étranger le sont partiellement. En effet, dans certains cas, des personnes en difficulté font le choix de percevoir les allocations françaises, auxquelles ils ont le droit, et vivent plusieurs mois par an en France et à l’étranger. Souvent, car le coût de la vie y est moins cher et ils peuvent donc avec un faible revenu vivre décemment. Mais la crise budgétaire est passée par là. Ainsi le gouvernement a décidé qu’il ne verserait plus les fonds aux allocataires français qui n’ont pas, au moins, résidé 9 mois sur le territoire français. On vous explique tout.

    1er janvier 2025

    À partir de 2025, il faudra passer au moins neuf mois en France, et non plus six, sur une année civile pour bénéficier des aides familiales et du minimum vieillesse, selon un décret paru dimanche, officialisant des annonces du gouvernement. Ainsi pour toucher des « prestations familiales », catégorie comprenant notamment les allocations familiales et la prime à la naissance d’un enfant, il faudra avoir résidé dans le pays « pendant plus neuf mois au cours de l’année civile de versement », selon ce décret publié dans le Journal officiel.

    Les personnes qui n’ont pas résidé au moins neuf mois en France se verront privées d’allocations familiales en 2025. (Photo archives Le Télégramme/François Destoc)

    Quelles aides sont concernées ?

    Pour la plupart des aides sociales, la règle est actuellement de séjourner en France au moins la moitié de l’année écoulée, soit six mois. Le gouvernement avait annoncé en 2023 son intention de porter à neuf mois ce délai, dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre la fraude sociale, détaillé par Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics. Ces conditions s’appliquent également au minimum vieillesse, selon le texte. Les retraités concernés devront donc, théoriquement, rentrer en France.

    Néanmoins, la mesure exclut plusieurs aides, notamment la Protection universelle maladie (Puma), héritière de la couverture maladie universelle.

  • Préavis de grève dans les aéroports français

    Préavis de grève dans les aéroports français

    Le mois de mai, cette année, permet, dans les pays où le 08 mai est férié, de profiter d’un long week-end, puisque le jeudi de l’Ascension s’enchaîne, et que le lundi de la Pentecôte vient boucler ces 6 jours. Les Français de l’étranger, qui peuvent en profiter, sont nombreux à avoir choisi cette période pour faire un petit saut en France, un avant-goût de la saison estivale qui arrive à grands pas. Mais voilà, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA) a annoncé ce mardi 23 avril, déposer un nouveau préavis de grève dans les aéroports français pour les journées des 9, 10 et 11 mai, soit pour le pont de l’Ascension. On fait le point pour les expatriés avec l’AFP.

    Une première grève ce jeudi 25 avril

    Ce jeudi, les compagnies aériennes s’attendent déjà à « un mouvement très fortement suivi ». « On nous a parlé de 75% (de vols supprimés) à Orly et de 65% à Roissy-Charles de Gaulle. Ça aura un impact énorme », a annoncé son président, Pascal de Izaguirre.

    La réforme du contrôle aérien vise à « augmenter la productivité », selon un responsable du SNCTA. Le syndicat souhaite « accompagner cette recherche de performance » via des hausses de salaires qui les feraient converger vers les « standards sociaux européens », selon la même source.

    Menaces sur le week-end de l’Ascension.

    Le principal syndicat des aiguilleurs du ciel (SNCTA) menace, donc, de faire grève pour le week-end de l’Ascension. Ce dernier, qui conteste la refonte du contrôle aérien en France et demande des mesures de compensation et des hausses de salaires, a déploré dans un communiqué l’échec de la conciliation « notamment sur la question de l’accompagnement social » et donne à nouveau 15 jours aux pouvoirs publics pour « s’inscrire dans la recherche de solutions ».

  • États-Unis, France : déficits et différences 

    États-Unis, France : déficits et différences 

    La France a enregistré un déficit public de 5,5 % du PIB en 2023. La possibilité de ramener le déficit du pays à moins de 3 % d’ici 2027 s’est amoindrie comme l’a souligné le FMI. Dans le même temps, les États-Unis ont connu, un déficit de 7,5 % du PIB. De taille différente, les deux pays sont dans des situations assez comparables. Ni aux États-Unis ni en France, les investisseurs n’émettent, pour le moment, un avis négatif sur l’ampleur des déficits.

    Une croissance soutenue par les dépenses publiques

    Le déficit élevé aux États-Unis a tiré vers le haut la croissance qui a atteint 2,5 % en 2023. Celle de la France a été de 0,9 %, supérieure à la moyenne de la zone euro (+0,5 %). En France, comme aux États-Unis, la croissance a été soutenue par les dépenses publiques. Les deux pays se caractérisent, notamment par leur politique économique de nature keynésienne, par leur important déficit commercial ainsi que par un déficit de la balance des paiements. 

    Ce dernier est financé grâce à l’apport de capitaux extérieurs. Ces entrées de capitaux de non-résidents aux États-Unis et en France excluent le déclenchement d’une crise de balance des paiements. Les entrées de capitaux des deux pays représentent en moyenne 4 % du PIB ces dix dernières années. 

    Si des similitudes existent entre les États-Unis et la France concernant leur déficit, des différences importantes sont néanmoins à souligner. Le déficit américain est la conséquence de la réforme fiscale engagée par Donald Trump en 2017 qui s’est traduite par une diminution des taux d’imposition pour les ménages et les entreprises. Il est également provoqué par les mesures de soutien à l’investissement dans le cadre de la transition écologique (Inflation Reduction Act et Chips Act). Enfin, la hausse des taux d’intérêt a accru le service de la dette de l’État fédéral. Ces intérêts représentent 4 % du PIB en 2023, contre 3,5 % en 2020.

    La croissance française avoisine 1 % sur longue période. Deux fois inférieure à celle des États-Unis.

    Le déficit français résulte avant tout de la faiblesse de la croissance et du taux d’emploi. Le service de la dette a légèrement progressé ces deux dernières années mais reste faible : 1,7 % du PIB en 2023 contre 2,7 % en 2010. La croissance française avoisine en moyenne, à peine 1 % sur longue période. Elle est deux fois inférieure à celle des États-Unis. 

    Le rôle des transferts publics aux ménages différencie les deux pays. En France, ces derniers pèsent 30 % du PIB, contre moins du quart aux États-Unis. Le déficit en France est en grande partie imputable aux dépenses de fonctionnement quand pour les seconds il est lié à celles d’investissement.

    De 2010 à 2023, la productivité par tête s’est accrue de 22 % aux États-Unis, contre 3 % en France.

    Les États-Unis consacrent une part plus importante de leur budget à la recherche que la France. Par ailleurs, celle-ci est confrontée à une baisse de la productivité qui handicape sa croissance potentielle. De 2010 à 2023, la productivité par tête s’est accrue de 22 % aux États-Unis, contre 3 % en France. Chez cette dernière, elle a baissé de plus de 5 % entre 2019 et 2023. 

    La France est, avec l’Italie, le seul pays membre de l’Union européenne à avoir un déficit public supérieur à 5 % du PIB. Il est également un des rares pays de l’Union européenne à avoir enregistré une détérioration de ses comptes publics l’année dernière. 

    À la différence des États-Unis, la France ne peut pas compter sur la croissance pour réduire son déficit. Tant que les capitaux étrangers accepteront d’investir en France, la situation est tenable mais elle pourrait rapidement se compliquer en cas de retournement des investisseurs.

  • Le président sénégalais plaide pour un partenariat « repensé » avec l’Europe

    Le président sénégalais plaide pour un partenariat « repensé » avec l’Europe

    Le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, investi le 2 avril, a plaidé pour un partenariat « repensé » avec l’Union européenne lors d’une déclaration conjointe avec le président du Conseil européen, Charles Michel, en visite au Sénégal.

    Entre l’Europe et le Sénégal, « la coopération est dense et multiforme mais ensemble nous voulons un partenariat repensé, rénové » et « apte à soutenir la dynamique novatrice que nous voulons imprimer à nos relations », a déclaré le président Diomaye Faye.

    M. Faye avait promis dans son programme de rétablir une « souveraineté » bradée selon lui à l’étranger et souhaite notamment renégocier des contrats gaziers et pétroliers ainsi que les accords de pêche signés avec l’Union européenne.

    Les pêcheurs sénégalais sont confrontés à une surexploitation des ressources halieutiques, alors que leur activité représente une part importante de l’économie de ce pays côtier.

    Le nouveau président du Sénégal, Diomaye Faye, fraîchement élu le 2 avril 2024 ©JEROME FAVRE/EPA-EFE

    « Lorsqu’il y a le sentiment que des sujets doivent être abordés, on ne doit pas le redouter » pour « apporter des améliorations de part et d’autre », a déclaré M. Michel, en citant « la question de la pêche et des ressources halieutiques ».

    Le président sénégalais a indiqué que les priorités de son gouvernement « s’articulent autour d’un modèle économique endogène d’industrialisation avec comme rampe de lancement le secteur primaire : agriculture, élevage et pêche ; mais aussi le renforcement des infrastructures économiques telles que les chemins de fer, l’électrification, les télécommunications et le réseau routier ».

    « Les investisseurs européens dont les entreprises ont des compétences avérées dans ces différents secteurs sont les bienvenus », a-t-il ajouté.

    « Nous avons un intérêt très objectif à ce que le Sénégal puisse relever les défis, développement, émergence économique et amélioration des conditions de vie des populations », a indiqué le président du Conseil européen.

    « L’ordre mondial est le résultat de choix politiques qui ont été faits au siècle passé dans un monde totalement différent », raison pour laquelle l’Union européenne « soutient plus de justice et plus d’inclusion », a assuré M. Michel.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.04.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.04.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 25 avril, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres : Le classement des 10 plus gros aéroports du monde – Alerte à la grève pour les ponts du mois de mai en France – Brigitte Macron et Aya Nakamura font le buzz 

    L’édition 2024 du palmarès Skytrax vient d’être dévoilée.

    Pour établir ce classement, l’organisme a évalué les aéroports en fonction de la satisfaction qu’ils offrent aux voyageurs, en prenant en compte plusieurs critères tels que la propreté, le confort et l’ambiance. L’étude a également mis l’accent sur la sécurité et la fluidité des différentes procédures, telles que l’enregistrement et l’embarquement. Le critère de ponctualité a également été pris en compte dans ce classement. Ainsi, c’est l’aéroport Hamad de Doha au Qatar qui a remporté le titre du meilleur aéroport pour l’année 2024, en obtenant le plus de points sur l’ensemble des critères cités. Les aéroports asiatiques dominent ainsi ce classement, reléguant les aéroports européens hors du top 5. Lors de l’édition 2023, la France s’était distinguée dans le classement grâce à Paris-Charles-de-Gaulle, qui avait occupé une honorable cinquième position. Cette fois-ci, il a été détrôné par l’aéroport japonais Tokyo-Narita. Bien qu’il ait régressé d’une place, Paris-CDG demeure le plus grand aéroport international d’Europe et le hub principal d’Air France.

    Vous voyagez en France pour le long pont du 08 mai ? 

    Si oui, attention, le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA) a annoncé mardi 23 avril déposer un nouveau préavis de grève pour les journées des 9, 10 et 11 mai, pour le pont de l’Ascension. Une grève des contrôleurs aériens est déjà prévue ce jeudi avec potentiellement 70% des vols annulés. Le syndicat majoritaire, qui conteste la refonte du contrôle aérien en France et demande des mesures de compensation et des hausses de salaires, a déploré dans un communiqué l’échec de la conciliation « notamment sur la question de l’accompagnement social » et donne à nouveau 15 jours aux pouvoirs publics pour « s’inscrire dans la recherche de solutions ».

    Une amitié improbable.

    Des vidéos d’Aya Nakamura et Brigitte Macron très proches lors d’un repas dans un restaurant sont devenues virales sur les réseaux sociaux ce mardi. Les images, partagées sur Snapchat, montrent la célèbre chanteuse en compagnie de la Première dame, ainsi que d’Hélène Mercier-Arnault, épouse de Bernard Arnault, à la fin d’un repas dans un restaurant. Le trio, agrémenté d’un filtre sur la vidéo, échange des sourires complices tout en dansant sur fond de musique. La rencontre inattendue est intervenue après qu’Emmanuel Macron a manifesté son soutien à l’artiste, déclarant qu’il était «choqué par les réactions véritablement racistes» consécutives à la rumeur de la participation de la chanteuse à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.

    Extrait du compte Snap d’Aya Nakamura

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Beau mercredi où que vous soyez ! 

    Écoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Le nomadisme numérique en couple : mission possible ?

    Le nomadisme numérique en couple : mission possible ?

    Et si le nomadisme numérique était plus facile en couple ? Pour Myriam et son mari Thibaut, partis vivre en Afrique du sud il y a quelques mois, la réponse ne semble pas faire de doute.

    Tout débute par un tour du monde

    Peu de temps avant la crise du Covid-19, Myriam et son mari Thibaut avaient fait le projet de réaliser un tour du monde, accompagnés de leur fils Ruben. « Notre fils était en moyenne section de maternelle, c’était le bon timing pour nous, on était tous les deux en freelance, et pour mon mi-temps salarié, j’avais négocié un congé sans solde. Au départ, on envisageait d’aller vers l’Asie et l’Australie. La crise du Covid est arrivée, et on a décidé de partir quand même ». Face aux nombreuses restrictions sanitaires, ils vont finalement mettre le cap sur Tahiti, « un des seuls pays ouverts à l’époque ». En fonction des frontières ouvertes dans tel ou tel pays, ils vont voyager régulièrement, et notamment en Afrique du sud, où ils séjournent une semaine.

    De l’indépendance au nomadisme

    En 2021, c’est le retour à Bordeaux, où ils habitaient avant leur départ. Mais très vite, le couple constate que leur expérience de tour du monde leur a donné des « fourmis dans les pattes ». Ils restent tout de même deux ans en France, le temps de mûrir leur projet. Ce dernier va se porter sur l’Afrique du sud, et particulièrement sur la ville du Cap. Parmi les avantages de celle-ci, il y a notamment l’absence de décalage horaire avec la France, qui les aidera à garder leurs clients à distance. Après avoir patienté pendant près d’un an pour obtenir leur visa, ils emménagent en décembre dernier. L’Afrique du sud n’ayant pour le moment pas créé de visa dédié aux nomades numériques, comme l’ont fait de nombreux pays. Aussi, c’est avec le « retired person’s visa », que la petite famille va rejoindre la nation arc-en-ciel. La principale obligation de ce visa ? C’est celle d’attester de revenus suffisants pour pouvoir subvenir à ses besoins. Par contre, ce visa n’autorise pas à travailler dans le pays. 

    Une bonne connexion comme outil de travail

    Myriam est journaliste et son mari graphiste : des activités qui se prêtent particulièrement au nomadisme numérique. Par ailleurs, leur statut d’emploi indépendant leur laisse une totale liberté d’organisation, explique Myriam : « dans nos métiers, nous sommes assez libres sur les horaires. Nous avons bien sûr des dates de rendu, mais après, nous organisons notre emploi du temps comme on veut, donc c’est idéal. »

    Aussi, quand elle évalue rétrospectivement l’évolution de leur manière de travailler, elle se rappelle qu’avant ce tour du monde en guise d’initiation, les habitudes de leur univers professionnel étaient tout autres. Ainsi, son mari ayant tous ses clients à Paris, il devait s’y rendre « une fois par mois pour des réunions ». Avec le « choc culturel » qu’a entraîné la crise du Covid en matière de télétravail, elle se félicite que ce dernier soit davantage rentré dans les mœurs : « les interviews on les fait à distance, en zoom, enfin n’importe où, tant qu’il y a une bonne connexion internet, et pour mon mari, c’est pareil. Quand on faisait le tour du monde, la première chose qu’on demandait en arrivant à l’hôtel, c’était le code Wi-Fi.. »

    En conformité avec leur titre de séjour, Myriam et son mari travaillent seulement pour des clients français. Mais aujourd’hui, ils envisagent de demander la résidence dans le pays, pour « à terme, être comme des résidents sud-africains, c’est-à-dire pouvoir travailler et acheter ici ». Néanmoins, son mari a commencé à développer des collaborations locales, grâce à un espace de coworking où il a commencé à se créer un réseau, où il fait travailler des prestataires locaux. 

    AdobeStock_536263332
    @Adobestock

    Du nomadisme à l’installation ?

    Si ce que l’on met derrière l’expression de « nomadisme numérique » a tendance à varier selon les interlocuteurs, nos captoniens d’adoption deviendront peut-être bientôt de véritables expatriés. Mais peut-être que le nomadisme, c’est d’abord une aspiration au voyage, pour laquelle le Cap semble être devenue une nouvelle base de départ : « le visa de retired, il est de 4 ans, donc nous on se voit ici pendant 4 ans et après on a les deux mois d’été où l’école est fermée, où là on repartira un peu en nomadisme. On le fait aussi pendant d’autres vacances, mais en juillet et août, c’est là où on repart un petit peu profiter de ce qu’il y a autour. On imagine partir à L’île Maurice, à la Réunion, à côté il y a le Botswana, la Namibie, voilà, donc en fait explorer les autres territoires autour pendant les quatre ans qu’on a ». Un nomadisme à durée déterminée ? Ou peut-être juste un « virus » du voyage que le couple a depuis longtemps, et qui implique d’emmener son ordinateur avec soi, le couple ne pouvant se permettre d’ « d’être en congé plus de 15 jours d’affilée ». 

    Et le couple dans tout ça ?

    Et si la vision du nomadisme numérique dépendait aussi des étapes dans lesquelles on se trouve dans sa vie ? Âgé de 30 ans, Antoine BM est un entrepreneur à succès, qui exerce entièrement son activité dans le domaine numérique. Formateur en ligne sur le marketing et le développement personnel, il avait consacré une vidéo à ce sujet, il y a quelques années. S’il se défend de donner des conseils pour les couples, il évoque un éventail de possibilités, quand son partenaire n’est pas lui aussi nomade numérique. Par exemple, en partant en solitaire pour quelques mois pour mieux revenir, ou encore « une option plus radicale » : celle « d’exclure les relations durables ». Et cite Steve Jobs, qui aurait conseillé d’ « écouter son cœur », qui « lui seul sait ce que tu veux vraiment ». Pourquoi pas.

    Pour Myriam et Thibaut, les premiers mois de vie au Cap ont été une épreuve pour leur couple. Se retrouvant du jour au lendemain sans relations sociales à leur arrivée, ils se sont un peu retrouvés en « vase clos », estime Myriam. Il y avait aussi bien sûr « la barrière de la langue », pour son mari qui ne parlait pas bien anglais, et s’est retrouvé quelque peu « dépendant ». 

    Aujourd’hui, elle considère que leur couple en est ressorti renforcé. À croire qu’à être bousculés par le nomadisme numérique, les liens d’interdépendance d’un couple ressortent parfois renforcés.

  • Les meilleurs aéroports en 2024

    Les meilleurs aéroports en 2024

    Les Français de l’étranger par leur mode de vie sont amenés à fréquenter régulièrement les aéroports. On s’est donc penché sur le classement annuel de Skytrax. Car comme chaque année, l’organisme de consultation a établi un classement des meilleurs aéroports du monde. Pour ce faire, il se base sur plusieurs facteurs. En 2023, des changements ont eu lieu dans le classement. Certains aéroports ont régressé tandis que d’autres ont gagné des places dans ce palmarès. Notons que l’aéroport Charles De Gaulle reste le premier au niveau européen.

    L’aéroport international Hamad de Doha en tête du podium

    L’édition 2024 du palmarès Skytrax vient d’être dévoilée. Pour établir ce classement, l’organisme a évalué les aéroports en fonction de la satisfaction qu’ils offrent aux voyageurs, en prenant en compte plusieurs critères tels que la propreté, le confort et l’ambiance. Les infrastructures aéroportuaires doivent non seulement offrir une satisfaction en termes de quantité, mais aussi proposer une variété de services pour espérer figurer parmi les premières places.

    L’étude a également mis l’accent sur la sécurité et la fluidité des différentes procédures, telles que l’enregistrement et l’embarquement. Le critère de ponctualité a également été pris en compte dans ce classement. Ainsi, c’est l’aéroport Hamad de Doha au Qatar qui a remporté le titre du meilleur aéroport pour l’année 2024, en obtenant le plus de points sur l’ensemble des critères cités.

    Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que cet aéroport prend la première position. En effet, il avait remporté ce titre pendant deux années consécutives en 2021 et 2022, avant d’être détrôné par l’aéroport Changi de Singapour, un autre habitué des premières places, en 2023. Celui-ci recule à la deuxième position, suivi par l’aéroport de Seoul-Incheon en Corée du Sud. En quatrième position, on trouve l’aéroport Tokyo-Haneda, suivi par Tokyo-Narita.

    Qu’en est-il des aéroports français ?

    Les aéroports asiatiques dominent ainsi ce classement, reléguant les aéroports européens hors du top 5. Lors de l’édition 2023, la France s’était distinguée dans le classement grâce à Paris-Charles-de-Gaulle, qui avait occupé une honorable cinquième position. Cette fois-ci, il a été détrôné par l’aéroport japonais Tokyo-Narita. Bien qu’il ait régressé d’une place, Paris-CDG demeure le plus grand aéroport international de France et le hub principal d’Air France.

    L’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris, France

    En septième position, on trouve l’aéroport de Dubaï, qui a été classé en 2022 comme l’aéroport le plus fréquenté au monde en termes de trafic international de passagers. Il a réalisé une belle percée en gagnant dix places, passant de la 17e à la 7e place. La huitième place revient à l’Allemagne, avec l’aéroport de Franz-Josef-Strauss de Munich. Quant à la neuvième position, elle est occupée par l’aéroport de Zurich, en Suisse. Pour clôturer ce top 10, l’étude a attribué la 10e place à l’aéroport d’Istanbul.

  • Équateur : le référendum sur la sécurité largement approuvé 

    Équateur : le référendum sur la sécurité largement approuvé 

    Une majorité d’Equatoriens se sont prononcés dimanche pour l’extradition des ressortissants liés au crime organisé, lors d’un référendum visant à durcir la législation contre le narcotrafic et les gangs, un résultat qualifié de « triomphe » par le président Daniel Noboa. 

    Le « oui » à cette proposition l’a emporté avec 65% des suffrages, contre 35% pour le « non », selon un calcul préliminaire du Conseil national électoral (CNE). La mesure est particulièrement redoutée des narcotrafiquants, celle-ci visant notamment à rendre possible des extraditions vers les Etats-Unis. 

    Quelque 13,6 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes pour répondre par oui ou par non à onze questions posées par le président Noboa. Les votants ont répondu « oui » à neuf questions portant sur la sécurité, selon les résultats du CNE, qui a précisé que 72% des électeurs équatoriens avaient participé au scrutin. 

    Le vote en lui-même s’est déroulé sans incident notable sur tout le territoire. Mais la journée a été marquée par l’assassinat du directeur du pénitencier N.4 de Manabi (sur la côte Pacifique), « victime d’un attentat », selon l’administration pénitentiaire. L’homme a été exécuté par balles par des inconnus alors qu’il était attablé à un restaurant. 

    L’Équateur, gangrené par le narcotrafic et la corruption, devenu la principale plateforme de l’exportation de cocaïne produite en Colombie et au Pérou voisins, fait face depuis mi-janvier à une grave crise sécuritaire provoquée par les gangs. 

    L’un des épicentres de cette crise est le système carcéral, que le pouvoir tente de prendre en main, théâtre de massacres récurrents et de luttes de pouvoir des groupes criminels. 

    L’armée a fait état dimanche soir d’une émeute dans une prison de la région de Quevedo (sud-ouest), au cours de laquelle quatre prisonniers ont été blessés. 

    Le président Noboa, élu en novembre pour 18 mois et qui devrait briguer un nouveau mandat en 2025, a déclaré le pays en « conflit armé interne » et a déployé l’armée pour neutraliser une vingtaine de groupes criminels. 

    Depuis, près d’une quinzaine d’hommes politiques, maires, responsables locaux, ou encore procureurs ont été assassinés. 

    Photo2equateur
    Le président équatorien Daniel Noboa, équipé d’un gilet pare-balles et d’un casque de protection, vérifie les résultats d’une opération policière et militaire dans le quartier Socio Vivienda à Guayaquil, le 26 mars 2024 ©AFP /Gerardo MENOSCAL

    “Plus d’outils”

    Les principales propositions de cette consultation avaient pour mission de définir notamment « la direction et la politique d’Etat (…) contre la violence, le crime organisé, la lutte contre la corruption » selon le chef de l’Etat, à l’image de la mesure sur l’extradition. 

    « Nous avons défendu le pays, maintenant nous aurons plus d’outils pour combattre la criminalité et rendre la paix aux familles équatoriennes« , a réagi le président Daniel Noboa sur les réseaux sociaux après le vote, avant de faire état d’un « triomphe » à l’annonce du résultat officiel. 

    Mauricio Lopez, 36 ans, employé à Quito, confie avoir « voté oui, en particulier à l’extradition« . « L’idée est que les criminels aient plus peur, c’est aussi une façon plus rigoureuse de les punir. » 

    Dulce Negrete, 61 ans, juge de son côté que l’extradition « ne sert à rien » et a « voté non à tout« . 

    Les Equatoriens se prononçaient également sur la participation de l’armée au contrôle des armes, l’alourdissement des peines pour les délits liés au crime organisé et sur la possibilité pour les forces de sécurité d’utiliser des armes saisies. 

    Sur toutes ces questions sécuritaires, les électeurs ont appuyé les demandes du président Noboa, affichant neuf oui aux 11 demandes de M. Noboa, selon le comptage du CNE. 

    Les Equatoriens ont en revanche rejeté deux propositions: l’une sur la formalisation d’un travail payé à l’heure, mesure vivement critiquée par les syndicats et les organisations indigènes, où le « non » l’a emporté à 69% selon le CNE. L’autre sur la reconnaissance de l’arbitrage international pour résoudre les litiges en matière d’investissement et de commerce (65% de « non« ). 

    En plus du défi sécuritaire, l’Equateur connaît depuis début avril une tempête diplomatique provoquée par un assaut policier sur l’ambassade du Mexique à Quito pour capturer un ancien vice-président de Rafael Correa, Jorge Glas (2013-2017), qui fait l’objet d’une enquête pour corruption. 

    L’Équateur avait mis fin aux traités bilatéraux et s’était retiré d’organismes d’arbitrage sous le gouvernement de l’ancien président socialiste Rafael Correa (2007-2017), aujourd’hui opposant en exil après sa condamnation pour corruption. 

    Cette consultation se déroulait dans un contexte complexe pour le pays. 

    En plus du défi sécuritaire, l’Equateur connaît depuis début avril une tempête diplomatique provoquée par un assaut policier sur l’ambassade du Mexique à Quito pour capturer un ancien vice-président de Rafael Correa, Jorge Glas (2013-2017), qui fait l’objet d’une enquête pour corruption. 

    Malgré une image écornée à l’étranger, M. Noboa, 36 ans, affirme qu’il n’a « aucun regret » concernant ce raid, qui a coûté au pays un procès – toujours en cours – devant la Cour internationale de justice, et une condamnation internationale. 

    Au niveau national, l’urgence du moment est énergétique, avec de sévères rationnements d’électricité et une revue en urgence des installations hydroélectriques. 

    Conséquence de la sécheresse, du phénomène El Niño, mais aussi d’une mauvaise gestion administrative, de l’aveu même des autorités, cette pénurie d’électricité serait aussi le fait de « sabotages » liés à ses ennemis politiques, selon le président Noboa. 

    Regarder le reportage de TV5MONDE 

  • Comment réduire le déficit public de la France ? 

    Comment réduire le déficit public de la France ? 

    En 2023, la France a enregistré son cinquantième déficit public consécutif. Depuis une dizaine d’années, le déficit de la France est toujours supérieur à la moyenne de la zone euro. En 2023, l’écart est d’environ 3 points de PIB. Il s’est révélé 0,6 point au-dessus des prévisions du gouvernement. La France se distingue ainsi de pays comme le Portugal qui a enregistré un excédent budgétaire en 2023 ou de l’Espagne qui a fortement réduit le sien. 

    Est-ce que ce déficit est problématique ? Le cas échéant, quels sont les moyens dont le gouvernement dispose pour le réduire ? Pour le moment, la France arrive à financer sa dette publique. Les taux d’intérêt sur les obligations d’État à 10 ans ont augmenté depuis la fin de la politique monétaire non conventionnelle mais l’écart avec le taux allemand reste assez stable. Dans ce contexte, certains estiment qu’il est inopportun compte tenu des besoins en investissements (transition énergétique, défense, recherche, santé, éducation, etc.) d’assainir les comptes publics.

    Il y a de bonnes raisons pour différer un rééquilibrage des comptes publics

    Le ralentissement en cours de la croissance est un autre argument mis en avant pour ne pas réduire le déficit public, argument notamment soulevé par l’OFCE. De toute façon, il y a toujours quelques bonnes raisons pour différer un rééquilibrage des comptes publics. La France a largement profité des taux historiquement bas. Elle est une gagnante de la monnaie commune, l’euro, en empruntant à des conditions relativement généreuses. Depuis 1999, la France ne connaît plus de crise de changes, contrairement aux années 1980. Mais l’euro est un bien commun dont la crédibilité suppose que les États membres respectent un minimum d’orthodoxie. L’euro risquerait d’être affecté si tous les États optaient pour des politiques budgétaires expansionnistes. Il y a une responsabilité collective face à la monnaie.

    L’endettement n’est pas sans limite même avec l’euro.

    L’endettement n’est pas sans limite même avec l’euro. La Grèce l’a prouvé en 2010. Si les investisseurs doutent à un moment donné de la capacité de la France à rembourser, ils exigeront des taux de plus en plus élevés. Or, avec la remontée des taux, le service de la dette, c’est à dire le paiement des intérêts, coûtera cher dans les prochaines années. Son montant serait de 70 milliards d’euros, soit les quatre cinquièmes de l’impôt sur le revenu. Il est fréquemment affirmé que l’endettement n’est pas à bannir car il permet de financer des dépenses d’investissement qui sont nécessaires pour la croissance de demain. Or, les déficits publics sont en France essentiellement occasionnés par les dépenses de fonctionnement et non pas les dépenses d’investissement qui ont tendance à se réduire ces vingt dernières années.

    AdobeStock_136700183
    @Adobestock

    Le service de la dette : 70 milliards, soit les quatre cinquièmes de l’impôt sur le revenu.

    La réduction du déficit public a mauvaise presse car elle signifie la réalisation d’arbitrages sensibles dans les dépenses publiques. Des économistes comme ceux de l’OFCE ou Patrick Artus, mettent en avant que la diminution du déficit accentuerait le caractère récessif de l’actuelle politique monétaire de la BCE. 

    Afin de relever le taux de la croissance potentielle, les pouvoirs publics auraient tout avantage à augmenter les dépenses d’investissement en faveur de la transition écologique, la réindustrialisation, la recherche ou la défense. En France, les dépenses publiques d’investissement, de Recherche & Développement et d’éducation sont passées de 18,5 à 16,5 % de 2010 à 2022. Leur augmentation serait susceptible d’endiguer la baisse de la productivité. Elle supposerait une réorientation des dépenses et la diminution de celles liées à la protection sociale ce qui, évidemment, est difficile compte tenu des attentes de la population.

    Une augmentation des impôts entraînerait une diminution de l’investissement.

    L’autre solution serait le relèvement des prélèvements obligatoires. En France, ils dépassent 44 % du PIB et sont deux points au-dessus de leur niveau de 2010. Leur hausse aurait également un effet négatif sur la croissance. Une augmentation des impôts de production ou sur le capital entraînerait une diminution de l’investissement. Un relèvement des taux de TVA jouerait contre la consommation des ménages. 

    La TVA est l’impôt qui rapporte le plus, 200 milliards d’euros par an. Certains imaginent l’augmenter en baissant en contrepartie les cotisations sociales. Ce transfert ne change rien sur la ponction finale. A contrario, la hausse des cotisations sociales pénaliserait la compétitivité des entreprises. 

    Le gouvernement dispose de peu de marges de manœuvre en matière budgétaire, sachant qu’il est susceptible d’être censuré sur ce sujet sensible à l’Assemblée nationale. Il n’existe pas de majorité pour une rationalisation des dépenses sociales ou des dépenses des collectivités locales tout comme il n’y en a pas sur les questions fiscales. 

  • La France est « pilonnée par la propagande russe », affirme le ministre de l’Europe Jean-Noël Barrot

    La France est « pilonnée par la propagande russe », affirme le ministre de l’Europe Jean-Noël Barrot

    « Nous sommes pilonnés par la propagande de la Russie de Vladimir Poutine et de ses courroies de transmission », a affirmé samedi (20 avril) le ministre délégué chargé de l’Europe, Jean-Noël Barrot, dans un entretien à Ouest-France.

    Ces attaques russes sont d’une telle magnitude qu’elles pourraient fausser les résultats des élections européennes de juin 2024, a avancé le ministre, parlant de « risque avéré ».

    « Le détournement du site du ministère des Armées pour un appel fictif à 200 000 hommes à aller combattre en Ukraine », ou les fausses campagnes sur la reprise de la tuberculose en France suite à l’accueil de soldats ukrainiens, sont autant de preuves que certaines puissances étrangères, en premier chef la Russie, sont prêtes à s’immiscer dans la vie démocratique française « pour perturber le débat public et interférer dans la campagne pour les élections européennes », a expliqué M. Barrot.

    En février 2024, le Quai d’Orsay révélait la détection d’un vaste réseau de propagande russe, « Portal Kombat », qui créait des portails d’information numériques pro-Russe et anti-Ukraine en France, Allemagne et Pologne.

    Ce réseau d’au moins 193 sites « constitu[ait] bien une campagne de manipulation de l’information sur les plateformes numériques impliquant des acteurs étrangers et que cette campagne vise à nuire à la France et à ses intérêts », soulignait un communiqué de presse.

    Ces attaques russes sont d’une telle magnitude qu’elles pourraient fausser les résultats des élections européennes de juin 2024, a avancé le ministre, parlant de « risque avéré ». ©OLIVIER HOSLET/EPA-EFE

    La France et l’UE

    Le risque de désinformation n’est pas cantonné à la France, et concerne l’UE. dans son ensemble.

    Début avril, les autorités tchèques révélait la fermeture du site pro-russe Voice of Europe, détenu par un très proche de Vladimir Poutine, Viktor Medvedtchouk. Dans le cadre de campagnes d’influences organisées par le site, des eurodéputés auraient été rémunérés.

    Idem lors des élections nationales slovaques en septembre 2023 : « Pendant les quarante-huit heures qui précédaient le scrutin, un faux enregistrement audio impliquant l’un des candidats dans une opération de manipulation du vote s’est propagé sur les réseaux sociaux. Ce candidat a perdu », soutient M. Barrot dans Ouest-France.

    Assez pour faire dire à l’ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, lors d’un entretien avec Euractiv la semaine dernière, que le pouvoir d’influence et de désinformation russe était « actif » au sein de tous les groupes parlementaires au Parlement européen, sans discrimination.

    La France est le premier pays en Europe à s’être doté d’un service spécialisé dans la détection et caractérisation d’ingérences numériques étrangères, VIGINUM.

    Le 11 mars dernier, la CNIL, instance indépendante chargée de protéger les droits humains et les données personnelles sur internet, réactivait aussi son observatoire des élections, en anticipation du scrutin de juin.

● Radio en direct
En pause