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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.04.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.04.24

    Bonjour à tous, vous voilà déjà à la fin de la semaine, ce vendredi 26 avril dans les titres du flash quotidien des expatriés : Date limite pour s’inscrire sur les listes électorales – Le PS a tenu son webinaire pour les Français de l’étranger – Emmanuel Macron a dévoilé sa vision de l’Europe 

    Pour voter aux européennes, vérifiez votre inscription avant le 03 mai au soir 

    Pour participer au scrutin du 09 juin, il faut bien vérifier votre inscription sur la liste électorale de votre consulat. Si ce n’est pas le cas, vous avez jusqu’au 3 mai pour le faire directement en ligne via le site du Service Public ou en prenant rendez-vous dans votre consulat. 

    élections européennes

    Raphaël Gluksmann à la rencontre des Français de l’étranger 

    Classique dans la forme, ce webinaire visait à faire passer plusieurs messages. Tout d’abord celui de la mobilisation. En 2019, 18,36 % des Français expatriés s’étaient rendus aux urnes. Pour augmenter ce chiffre en 2024, Hélène Conway Mouret, sénatrice des Français de l’étranger, a rappelé que « le pire danger de la démocratie c’est l’abstention (…) les extrêmes se déplacent pour voter ». Au cours de cette réunion en visio, l’exercice politique constituait, également, à relier, par l’exemple, la vie de nos compatriotes à l’étranger avec le pouvoir détenu par Bruxelles et Strasbourg. 

    Raphaël Gluksmann
    Raphaël Gluksmann

    « Notre Europe peut mourir » a prévenu Emmanuel Macron dans un discours fleuve à la Sorbonne 

    Face à ce constat, il a évoqué des choix à faire « maintenant », sur la « question de la paix et de la guerre sur notre continent », sur « la transition digitale, l’intelligence artificielle » ou encore sur « l’environnement et la décarbonation ». Il a donc plaidé pour une initiative européenne de défense, une préférence européenne quant à l’achat d’armes, une politique commerciale moins naïve face à la Chine et aux États-Unis et le retour de l’énergie nucléaire sur le continent. Tous les détails dans l’article publié ce matin sur Lesfrancais.press.

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi 29 avril.. avant le premier pont du mois de mai. Passez un bon week-end où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • “Réveiller l’Europe” –  Raphaël Glucksmann s’adresse aux Français de l’étranger 

    “Réveiller l’Europe” –  Raphaël Glucksmann s’adresse aux Français de l’étranger 

    Les Français de l’étranger sont appelés à se prononcer pour les prochaines élections européennes. Ils sont plus de 1 million à être inscrits pour cette échéance. Le scrutin se déroulera le 8 juin pour nos compatriotes vivant en Amérique et aux Caraïbes. Ce sera le 9 juin pour ceux résidant dans les autres parties du globe. Le vote de nos ressortissants hors de France constitue un réservoir important pour les partis politiques. Les différentes têtes de liste ne s’y trompent pas en proposant des rencontres avec cette population, notamment en visioconférence. Ce 25 avril, Raphaël Glucksmann tenait un webinaire.

    Un wébinaire « Réveiller l’Europe » pour nos expatriés

    Raphaël Glucksmann et la liste qu’il mène « Réveiller l’Europe » ont organisé un webinaire ce jeudi 25 avril à l’attention de nos compatriotes vivant en dehors des frontières nationales. Pour couvrir l’ensemble des fuseaux horaires du globe, ce sont deux réunions qui se sont tenues. Une à 9h (heure de Paris) et une autre à 19h. Lesfrancais.press a pu suivre le débat du matin.

    Des candidatures « Français de l’étranger » sur la liste européenne 

    Outre le député européen sortant, Yan Chantrel et Helene Conway Mouret, sénateurs du Parti Socialiste représentant les Français établis hors de France se sont exprimés au cours de cet échange. Ils étaient accompagnés de deux autres personnes pour animer cette rencontre : Victor Lachenait et Cécilia Gondard. Ils vivent tous les deux à l’étranger. Au Liban pour le premier, en Belgique pour la seconde. Ils sont candidats pour « Réveiller l’Europe », respectivement à la 17eme et à la 38eme place (sur 81). Ils représentent les Français de l’étranger sur cette liste. 

    L’abstention, danger de la démocratie 

     Classique dans la forme, ce wébinaire visait à faire passer plusieurs messages. Tout d’abord celui de la mobilisation. En 2019, 18,36 % des Français expatriés s’étaient rendus aux urnes. Pour augmenter ce chiffre en 2024, Hélène Conway Mouret a rappelé que « le pire danger de la démocratie c’est l’abstention (…) les extrêmes se déplacent pour voter ». Au cours de cette réunion en visio, l’exercice politique constituait, également, à relier, par l’exemple, la vie de nos compatriotes à l’étranger avec le pouvoir détenu par Bruxelles et Strasbourg. 

    Français de l’étranger, vous êtes concernés par les élections européennes 

    Pour cela, la parole a été donnée à Victor Lachenait. Ce dernier ne réside pas dans un des 27 Etats membres de l’Europe. S’appuyant sur son vécu, il a partagé des arguments pour défendre l’importance de ce scrutin, même pour les Français vivant en dehors de l’Union européenne. C’est en effet l’Europe qui permet la reconnaissance des diplômes et des qualifications professionnelles. Il a aussi indiqué que la protection consulaire de nos ressortissants à l’étranger est également assumée par des règles communes. Autre point : l’aide au développement est dans les mains des parlementaires européens. Ce budget est crucial pour faire avancer des projets partout dans le monde. Enfin la politique des visas a aussi été donnée comme exemple.

    Victor Lachenait lors du Webinaire

    Portabilité du droit des retraites : une réponse européenne

    Quant à Cécilia Gondard, élue conseillère des Français en Belgique, elle a mentionné les problèmes rencontrés par les transfrontaliers. Les réponses à leurs difficultés sont pour la plupart européennes. Pour nos compatriotes vivant dans les 26 Etats membres, en dehors de la France, la candidate sur la liste « Réveiller l’Europe » a rappelé également que la « portabilité du droit des retraites » était défendue par le groupe des socialistes européens. 

    Ce webinaire offrait aussi l’occasion à Raphaël Glucksmann de défendre son programme politique, autre que la thématique des Français de l’étranger. « Ce n’est pas une élection présidentielle » a-t-il rappelé dans son intervention. Le philosophe a présenté ses arguments, sans attaquer de front ses concurrents. Il a parlé d’« aventure collective », et de sa volonté d « assumer l’Europe jusqu’au bout ». C’est-à-dire d’aller vers une Union européenne « puissance politique, géopolitique, industrielle, sociale et économique ». 

    Cécilia Gondard lors du Webinaire

    Une Europe féministe, celle de l’égalité homme-femme

    Le co-président de Place publique a insisté sur son souhait de défendre la deuxième étape du Pacte vert (Green Deal), « celle des investissements ». Il a aussi argumenté en faveur d’une Europe de l’égalité homme-femme, avec une clause du droit le plus avantageux. Ainsi une femme vivant en Pologne pourrait bénéficier du meilleur de la loi espagnole sur la protection face aux violences. Ou bien encore une femme en Italie pourrait faire valoir les lois scandinaves sur l’équivalence des salaires.

    « Avec LFI nous ne partageons pas la même vision de l’Europe » Raphaël Glucksmann 

    Au moment de laisser place aux questions-réponses avec l’audience connectée, Raphaël Glucksmann lance indirectement une pique à Jean-Luc Melenchon. « Je ne vais pas faire un monologue à la Chavez ». Concernant ses liens avec LFI, un internaute s’est interrogé sur l’absence de liste commune. Le leader de « Réveiller l’Europe » a été catégorique : « Nous ne partageons pas la même vision de l’Europe », il n’était donc pas possible de s’allier. En revanche, la porte reste ouverte avec les écologiques. « Il y a des convergences de fond ». Mais les Verts ont décidé eux-mêmes de faire cavalier seul si l’on en croit les propos tenus l’essayiste. 

     En conclusion d’une heure de débat, Yan Chantrel a émis un souhait : « que Réveiller l’Europe soit en tête chez les Français de l’étranger ». En 2019, la liste « Envie d’Europe écologique et sociale » menée par Raphaël Glucksmam avait recueilli 6,86 % des voix, la positionnant à la 5eme place derrière Renaissance, les écologistes, les LR et le RN. Le pari est lancé, réponse le 9 juin. 

     

  • Comment voter pour les élections européennes ?

    Comment voter pour les élections européennes ?

    Dans quelques semaines, en juin, les citoyens de l’Union européenne désigneront leurs représentants au Parlement qui réunit les députés des 27 pays. Pour la France, le vote, qui se fait au suffrage universel direct à un tour, aura lieu le 9 juin (ou le 8 si vous vous trouvez sur le continent américain ou dans les Caraïbes). Au total, lors de ces élections européennes, les Européens devront élire 720 élus, dont 81 pour la France, selon le site officiel des élections européennes.

    Pour voter, il faut, donc, bien vérifier si vous êtes inscrit sur la liste électorale de votre consulat. Si ce n’est pas le cas, vous avez jusqu’au 3 mai pour le faire directement en ligne via le site du Service Public ou en prenant rendez-vous dans votre consulat.

    Pour rappel, en France, les élections européennes se déroulent selon un mode de scrutin particulier. Contrairement à certaines élections nationales, où l’on vote pour un candidat, aux élections européennes, les citoyens votent pour une liste de candidats proposée par un parti ou un groupement politique. Les listes ayant obtenu au moins 5% des votes se voient attribuer un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. Ce mode de scrutin vise à assurer une représentation équilibrée des différentes forces politiques au Parlement européen.

    Attention à la double inscription

    Si vous résidez ou avez résidé dans un autre pays de l’Union européenne, il est possible que vous soyez inscrit sur une liste locale dans ce pays-là. Dans ce cas, c’est cette inscription qui primera et, d’après le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, vous pourrez voter aux élections européennes organisées par ce pays, mais pas à celles organisées par la France, car il est interdit de voter deux fois.

    Si vous souhaitez voter pour les représentants français depuis votre pays d’accueil, il faudra alors contacter les autorités locales de ce dernier pour vous faire radier de ses listes électorales et ensuite demander à être inscrit sur la liste électorale consulaire auprès des autorités consulaires.

    Bureaux de vote ou… ?

    Le 9 juin, si vous votez dans le cadre des élections européennes françaises – ou le 8 si vous vous trouvez sur le continent américain ou aux Caraïbes –, vous pourrez vous rendre aux urnes qui seront mis en place par les sections consulaires. Pour trouver les bureaux de vote disponibles dans votre pays d’expatriation, rendez-vous sur le site du consulat ou de l’ambassade. Il faudra vous présenter avec un document d’identité (carte d’identité française, passeport).

    Si vous ne pouvez pas voter directement, vous pouvez faire une procuration en suivant les étapes décrites sur le site Diplomatie.gouv. Il faudra aussi trouver quelqu’un qui pourra aller au bureau de vote auquel vous êtes attaché(e) pour déposer votre bulletin.

    Malheureusement, le vote en ligne n’est pas prévu par les autorités européennes. La France qui l’a mis en place, pour des élections comme les législatives ou les consulaires, ne peut donc proposer ce mode de participation. Il n’est pas possible aussi de voter par correspondance.

    Consulat
    ©LFP

    Quel est le rôle du Parlement européen ?

    Mais au fait pourquoi voter aux élections européennes ? En quelques lignes, on fait le point sur les pouvoirs de cette institution qui préside à la destinée de plus de 500 millions d’Européens.

    Il faut savoir que le Parlement européen, basé à Strasbourg, Bruxelles, et Luxembourg, est l’unique assemblée transnationale élue directement au monde. Sa principale mission est de représenter les intérêts des citoyens de l’Union européenne au niveau européen. Pour ce faire, il collabore étroitement avec les représentants des gouvernements des 27 États membres de l’Union européenne.

    Les députés européens, élus par les citoyens de chaque État membre, ont pour responsabilité de formuler des textes de législation et de prendre des décisions qui influencent tous les aspects de la vie dans l’ensemble de l’Union européenne. Cela englobe des domaines aussi variés que le soutien à l’économie, la lutte contre la pauvreté, la protection de l’environnement, et la sécurité.

    Le Parlement européen joue également un rôle central dans la promotion des valeurs fondamentales de l’UE, telles que le respect des droits de l’homme, la démocratie, l’égalité, la liberté, et l’État de droit. Il approuve le budget de l’Union européenne et surveille la manière dont les fonds sont dépensés. De plus, il élit la présidente (comme c’est le cas actuellement) ou le président de la Commission européenne, nomme les commissaires et les interroge sur leur travail.

    Alors vous n’avez plus qu’à faire votre choix ! Vous pouvez, pour vous y aider, consulter les articles que nous avons publiés et que nous publierons sur ce thème.

  • Découvrez la check-list de l’expatriation

    Découvrez la check-list de l’expatriation

    L’administration a publié, via France Consulaire, une check-list de l’expatriation, qui permet de vérifier en un coup d’œil les formalités à réaliser avant votre départ, une fois sur place et avant de revenir en France. On la découvre ensemble. Vous pourrez le télécharger librement en fin d’article.

    Que faire avant de partir ?

    Voilà une question que bon nombre de Français qui rêvent d’expatriation se sont posés. En effet, le stade de la préparation revêt une importance capitale dans tout projet d’expatriation. Il va falloir préparer son déménagement, rechercher un logement ou une école pour les enfants ainsi que s’attaquer aux formalités administratives. Il convient également de se pencher sur le type de contrat auquel vous allez être soumis. S’agit-il d’un contrat d’expatrié, d’un contrat local ou d’un détachement ? Celui-ci a un impact considérable du point de vue fiscal, légal ainsi qu’au niveau de la couverture sociale.

    France Consulaire, dans son fascicule, vous propose une check-list, complète pour cette première étape.

    Les démarches à ne pas oublier une fois sur place !

    Si certaines démarches administratives sont réalisables avant de partir, comme la demande de visa par exemple, d’autres sont plus compliquées à effectuer à distance. Les premiers jours à l’étranger sont donc bien souvent consacrés à l’installation sur place.

    À moins d’avoir des connaissances sur place qui peuvent s’en charger pour vous, trouver un logement à l’étranger se fait bien souvent lors des premiers jours d’arrivée dans le nouveau pays, surtout si vous partez seul ou si vous êtes étudiant. La recherche d’un logement est le meilleur moyen de vous mettre dans le bain et de découvrir votre nouvel environnement. Colocation ou appartement ? Évaluez votre budget et faites votre choix en fonction. À noter que la colocation est un excellent moyen pour vous intégrer dans la vie locale et pour pratiquer la langue. Si vous partez en famille, la logistique est quelque peu différente. Il est vivement conseillé de trouver un logement avant d’envisager un déménagement. Plusieurs allers-retours vont donc être nécessaires pour chercher l’habitation qui conviendra à toute la famille. L’avantage est que vous serez plus serein en arrivant.

    Avoir un compte bancaire dans une banque locale est un avantage pour la gestion de la vie quotidienne dans le pays étranger, surtout si vous comptez travailler sur place et payer votre loyer par chèque ou virement. Certaines banques françaises existent dans certains pays ou elles proposent des partenariats avec des banques étrangères. L’ouverture d’un compte bancaire peut donc s’effectuer en amont du départ. Si vous n’avez pas pris le temps de réaliser ces démarches avant de partir vous installer à l’étranger, rendez-vous dans différentes banques locales et demandez les grilles tarifaires. Privilégiez des enseignes connues aux petites banques. Pour les étudiants, cette étape n’est pas obligatoire, d’autant plus si vous partez dans un pays de la zone euro. La procédure d’ouverture d’un compte bancaire peut s’avérer longue dans certains pays donc autant garder votre compte français. Il est parfois possible de retirer de l’argent à l’étranger sans frais bancaires et certains établissements proposent même des services spécifiques pour les étudiants en échange à l’étranger, alors renseignez-vous auprès de votre banque avant de partir.

    Le Registre des Français établis hors de France recense les citoyens français installés à l’étranger. L’inscription n’est pas obligatoire mais elle est recommandée pour des raisons de sécurité. Ce registre peut s’avérer utile en cas d’urgence et il permet de vous tenir au courant des évènements importants dans votre pays d’origine, comme les élections. Ainsi, vous pourrez voter sans avoir à rentrer en France. S’inscrire peut se faire dans une ambassade ou un consulat, si vous disposez d’une de ces deux structures dans la ville où vous habitez. Sinon, il n’est pas nécessaire de vous déplacer puisqu’il est possible de vous inscrire en ligne. À noter que si vous restez moins de 6 mois à l’étranger, il existe une plateforme dédiée.

    Là, aussi, France Consulaire, dans son fascicule, vous propose une check-list, complète pour cette seconde étape.

    Et au retour en France ?

    Pour faciliter votre réinstallation après une expatriation, effectuez vos démarches auprès de divers organismes et administrations à l’étranger et en France au moins 6 mois à l’avance dans l’idéal.

    Dans votre pays d’expatriation :

    • Contactez l’ambassade ou le consulat le plus proche pour restituer votre carte d’immatriculation consulaire, demander une attestation de changement de résidence et mettre à jour les registres d’état civil en cas de changements (mariage, enfants…),
    • Demandez au plus tôt des devis auprès de plusieurs sociétés de déménagement international si cela n’est pas pris en charge par votre employeur,
    • Communiquez la date de votre départ à votre bailleur afin de ne pas payer de loyer inutile mais attendez d’être bien rentré pour mettre fin au contrat d’assurance habitation !
    • Anticipez taxes et formalités douanières,
    • Clôturez vos comptes bancaires et transférez les fonds,
    • Signalez votre changement d’adresse à tous les organismes locaux et demandez les justificatifs qui vous seront nécessaires en France (sécurité sociale, impôts…),
    • Récupérez vos bulletins de salaire, certificats et contrats de travail, diplômes ainsi que ceux de vos enfants,
    • Faites transférer votre courrier

    En France :

    • Contactez la sécurité sociale afin de connaître quels seront vos droits en fonction de votre pays d’expatriation et de votre situation professionnelle,
    • Recherchez un logement : location, achat, chambre d’hôtel à court terme…
    • Récupérez les biens laissés chez vos amis ou dans votre garde-meuble
    • Déclarez vos impôts auprès du service des impôts des particuliers des non-résidents (SIPNR) si vous perceviez un salaire de source française ou, dans le cas contraire, auprès du service des impôts en lien avec votre nouveau domicile,
    • Inscrivez vos enfants à l’école, au collège ou au lycée,
    • Faites immatriculer votre véhicule si vous avez organisé un transfert depuis l’étranger.

    Pour toutes ces démarches, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du service public .

    Encore une fois, on ne peut que vous inviter à utiliser la check-list de France Consulaire, dans son fascicule, qui vous permettra de rien oublier.

    Télécharger la check-list de France Consulaire

  • Le retour de la contrainte budgétaire 

    Le retour de la contrainte budgétaire 

    Après la crise financière de 2008/2009, les gouvernements ont mené des campagnes d’assainissement de leurs comptes publics. Au niveau de la zone euro, le déficit avait disparu et la dette publique diminuait. L’épidémie de covid et la guerre en Ukraine ont modifié complètement la donne. Le taux d’endettement a augmenté de 10 à 20 points selon les États de l’OCDE. Les déficits publics ont atteint des niveaux records. 

    En 2023, les États-Unis ont enregistré un déficit de plus de 7 points de PIB. Celui de l’Italie comme celui de la France dépasse 5 points de PIB. Rares sont les pays à avoir redressé leurs finances publiques. Chypre et le Portugal font figure d’exceptions avec des excédents budgétaires. À ces deux pays, peut être ajouté la Grèce, le pays malade des années 2010, dont le budget est presque à l’équilibre. Si en 2017/2019, sur les 35 États membres de l’OCDE, le pays médian enregistrait un excédent budgétaire, en 2023, il connaissait un déficit budgétaire proche de 2,5 % du PIB.

    Décomplexés face à la dépense publique

    Les gouvernements sont décomplexés face à la dépense publique. Face à l’épidémie de covid, les États ont dépensé sans compter. Les faibles taux d’intérêt les ont encouragés à s’endetter sans limite. Même des économistes libéraux soulignaient qu’il ne fallait pas se priver de la manne financière générée par les politiques monétaires accommodantes. Les tenants de la théorie monétaire moderne soulignaient que les États avaient tout avantage à recourir à l’emprunt étant donné que l’augmentation de la masse monétaire ne générait pas, du moins à l’époque, d’inflation. Les habitudes prises en matière de dépenses sont difficiles à perdre même quand la vie reprend son cours normal. La survenue de la guerre en Ukraine a, en outre, justifié le maintien des politiques interventionnistes. Le démontage des mesures de soutien prend du temps en raison des résistances au sein des populations. 

    Le gouvernement vient juste de mettre un terme, au mois d’avril 2024, à l’aide aux entreprises pour l’embauche d’alternants, aide instituée en 2020 pour favoriser le recrutement en plein covid. De même, il a décidé la suppression des exonérations d’impôt sur l’énergie, ce qui a généré une contestation de la part de nombreux citoyens.

    Du Covid à la transition écologique

    En Australie, les personnes âgées vivant dans des maisons de retraite reçoivent toujours en 2024, une aide financière au titre de l’épidémie de covid. En Allemagne, la fin aux mesures de protection de l’emploi mises en place pendant la pandémie n’ont été supprimées qu’au second semestre 2023. Aux États-Unis, le gouvernement fédéral continue de verser d’importants remboursements d’impôts aux petites entreprises ayant conservé leurs salariés pendant les confinements. Au total, les gouvernements européens ont alloué environ 4 % de leur PIB à la protection des ménages et des entreprises. 

    Pour soutenir l’activité après le covid, les gouvernements ont également pris des mesures visant à accélérer la transition écologique. Aux États-Unis, le coût des aides liées à l’Inflation Reduction Act devrait s’élever à plus de 400 milliards de dollars. En Italie, un projet adopté en 2020, destiné à encourager les propriétaires à verdir leur maison, pourrait coûter plus de 200 milliards d’euros. 

    Les circonstances amènent les gouvernements à accroître les dépenses publiques. Ceux d’Europe de l’Est, Pologne, Pays baltes, face à la menace russe ont augmenté rapidement et fortement les dépenses militaires. Aux États-Unis, la campagne électorale en cours amène Joe Biden à multiplier les mesures potentiellement coûteuses. Il souhaite ainsi annuler une grande partie des dettes étudiantes.

    Les déficits publics finançables grâce à la croissance et à l’inflation

    Les déficits publics sont aujourd’hui finançables grâce à la croissance et à l’inflation. Avec un déficit primaire de 2 % du PIB, les États de l’OCDE ont réussi à diminuer en 2023 leur ratio dette/PIB. Le taux d’endettement de l’Italie a diminué d’environ 10 points de PIB depuis 2021 malgré une politique budgétaire laxiste. La Grèce a réussi à diminuer sa dette publique de 50 points de PIB en combinant maîtrise budgétaire et croissance. Seule la France, considérée outre-Atlantique comme le pays malade de l’Europe sur le plan des finances publiques, fait exception. 

    Les gouvernements attendent avec impatience la baisse des taux d’intérêt afin d’éviter toute crise des finances publiques. Or, compte tenu des besoins de financement et la persistance de la menace inflationniste, les taux pourraient rester élevés plus longtemps que prévu. 

    Pour la France, cela signifie que de 2024 à 2027, le service de la dette passera de 55 à plus de 70 milliards d’euros. L’affaissement de la croissance rendra également plus difficile le recul de la dette publique par rapport au PIB. Quand en 2023, le gouvernement italien aurait pu enregistrer un déficit primaire allant jusqu’à 2 % du PIB tout en réduisant son taux d’endettement, il doit désormais dégager un excédent de 1 % du PIB. 

    Pour les États-Unis, la situation est identique. Une nouvelle baisse de l’inflation, un ralentissement plus important de la croissance ou des taux d’intérêt plus élevés rendraient encore plus difficile la stabilisation de la dette des États

    La France et l’Italie sous surveillance ?

    La France comme l’Italie craignent d’être mises sous surveillance par l’Union européenne pour déficits excessifs. Au Royaume-Uni, les travaillistes font campagne pour les prochaines élections législatives en promettant le rétablissement des comptes publics. 

    Dans de nombreux pays, les gouvernements sont confrontés à une diminution des rentrées des impôts. En France, le dérapage du déficit public en cours d’exercice, l’année dernière, s’explique par une attrition de certaines recettes (TVA, Impôt sur le revenu). Aux États-Unis, les recettes provenant des impôts sur le revenu prélevés sur les salaires ont également diminué l’an dernier. Les recettes de l’impôt britannique sur les plus-values ont diminué en un an de 11 %. Au Japon, la réduction des recettes tirées de ce même impôt est de 4 %. La baisse des prix de l’immobilier explique, avec la diminution des transactions, cette évolution. 

    En France, la préférence des ménages pour l’épargne se traduit par une diminution de la consommation en biens et donc des recettes de la TVA. L’inflation et le ralentissement de la croissance pèsent sur le niveau de vie et le moral des contribuables. Aux États-Unis, les entreprises technologiques ont réduit le montant des primes et ont même réduit leurs effectifs. Sauf en France et en Allemagne, les ménages ont amplement puisé dans leur cagnotte covid. Ils n’ont plus beaucoup de marges de manœuvre. Le vieillissement démographique conduit à une hausse de l’épargne, les futurs retraités craignant pour leur niveau de vie lors de la liquidation de leurs pensions. Les dissensions au sein des pays sont plus nombreuses rendant leur gouvernabilité complexe. Les gouvernements, dans un tel contexte, essaient de gagner du temps mais combien, c’est la question.

  • Le Parlement européen approuve massivement un règlement clé sur les télécoms : des réductions de prix sont prévues

    Le Parlement européen approuve massivement un règlement clé sur les télécoms : des réductions de prix sont prévues

    Le Parlement européen a approuvé mardi (23 avril) le règlement européen sur les infrastructures de télécommunications à haut débit, le Gigabit Infrastructure Act (GIA), qui vise à accélérer le déploiement de réseaux haut débit et à réduire les prix pour les consommateurs.

    Les législateurs de l’UE ont approuvé le GIA lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg cette semaine, par 594 voix pour et 7 voix contre.

    Le nouveau règlement est le dossier le plus important du mandat 2019-2024 dans le domaine des télécommunications. Cela est dû notamment après que l’idée d’un « règlement sur les télécommunications », nommée « règlement sur les infrastructures réseau » (Digital Networks Act, DNA) par le commissaire chargé du marché unique, Thierry Breton, a été repoussée au prochain mandat, et que l’initiative d’une taxe appelée « péage numérique » n’ait pas abouti.

    Au cours du processus de finalisation juridico-linguistique par les services du Parlement et du Conseil, le délai d’entrée en vigueur du texte a été modifié, passant de 20 à trois jours après sa publication au Journal officiel de l’UE.

    Cet amendement a été ajouté pour éviter un vide législatif. En effet, le plafonnement des prix des communications intra-UE, fixé au 14 mai, aurait pu expirer, étant donné que l’adoption formelle du texte par le Conseil de l’UE aura lieu le 29 avril, lors d’un Conseil « Agriculture et pêche ».

    « Le GIA change la donne […] il rend le déploiement des réseaux à haut débit beaucoup moins cher, plus facile et plus rapide », a confié à Euractiv l’eurodéputé roumain, Alin Mituța (Renew), et rapporteur du texte.

    « En mettant fin aux frais supplémentaires pour les appels intra-UE, nous avons essentiellement créé un espace Schengen pour les communications au sein de l’UE », a conclu l’eurodéputé roumain, Alin Mituța (Renew), et rapporteur du texte. ©Eric VIDAL / European Parliament

    Plus d’harmonisation

    Le GIA est une révision de la directive de 2014 sur la réduction des coûts du haut débit et vise à soutenir la réalisation des objectifs de télécommunications de la décennie numérique de l’UE. Ces objectifs ambitieux comprennent la connexion de 100 % des citoyens de l’UE à des réseaux à très haute capacité, c’est-à-dire à la fibre optique à la 5G d’ici 2030.

    Pour ce faire, le GIA vise à inciter les autorités nationales à accélérer l’octroi de permis de travaux et de droits de passage, lorsque les opérateurs de télécommunications souhaitent déployer de nouvelles infrastructures.

    Une partie de la nouveauté et de la force du GIA découle de la transition de sa forme législative: d’une directive à un règlement. Un règlement harmonise les procédures administratives nationales et les procédures d’octroi de permis plus que la précédente directive.

    Cependant, le texte n’unifie ces procédures dans l’ensemble de l’Union qu’au minimum, comme prévu par le compromis.

    Une majorité d’États membres au sein du Conseil de l’UE a fait pression sur le Parlement européen pour obtenir cette règle d’« harmonisation minimale », arguant que certaines procédures allaient à l’encontre de leurs lois nationales sur la propriété.

    En conséquence, un mécanisme complexe a été mis en place pour l’harmonisation de l’octroi des permis et des droits de passage, donnant la possibilité aux États membres d’adapter les nouvelles règles européennes à leur contexte national.

    Réduction des prix

    Le GIA établit un programme détaillé pour réduire les prix payés par les des consommateurs au sein de l’UE d’ici 2029.Le GIA établit un programme détaillé pour réduire les prix payés par les des consommateurs au sein de l’UE d’ici 2029.

    Le règlement sur l’itinérance a supprimé en 2017 les frais supplémentaires sur les SMS, les appels et la navigation sur internet dans l’UE lorsque les consommateurs voyagent à l’étranger. Toutefois, des suppléments subsistent lorsqu’ils envoient un SMS (0,06 €/texte) ou un appel (0,19 €/minute) depuis leur pays d’origine vers un autre pays de l’UE.

    Le GIA vise à supprimer ces frais d’ici à 2029. En outre, les opérateurs de télécommunications seront autorisés à réduire leurs prix de détail dès 2025.

    Ces redevances sont réglementées dans l’UE et expirent le 14 mai. Afin d’éviter tout vide législatif qui permettrait aux opérateurs d’augmenter ou de diminuer leurs prix, la date d’entrée en vigueur du GIA a été fixée à trois jours au lieu de vingt après la publication du texte au Journal officiel de l’UE.

    « En mettant fin aux frais supplémentaires pour les appels intra-UE, nous avons essentiellement créé un espace Schengen pour les communications au sein de l’UE », a conclu M. Mituța.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.04.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.04.24

    Bonjour à toutes et à tous, merci d’écouter le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres ce jeudi 25 avril 2024 : les 40 ans de la FIAFE – Allocataires en France, il va falloir choisir – La culpabilité de François Fillon confirmée par la Cour de Cassation mais pas la peine. 

    40 ans pour la fédé des Accueils français 

    La Fédération internationale des accueils français et francophones d’expatriés (FIAFE) a soufflé ses 40 bougies. Sa présidente Corinne Levet célèbre, au micro du site Lesfrancais.press, cet anniversaire. Dans cette interview elle présente la vocation de cette association, ses relais sur le terrain. Elle parle aussi des bénévoles qui œuvrent au sein des Accueils (Ils sont 10.000). Enfin elle partage avec nous des exemples d’actions menées dans les pays d’accueil. 

    fiafe-40-ans
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    Certains Français de l’étranger le sont partiellement.

    En effet, dans certains cas, des personnes en difficulté font le choix de percevoir les allocations françaises, auxquelles ils ont le droit, et vivent plusieurs mois par an en France et à l’étranger. Souvent, car le coût de la vie y est moins cher et ils peuvent donc avec un faible revenu vivre décemment. Mais la crise budgétaire est passée par là. Ainsi le gouvernement a décidé qu’il ne verserait plus les fonds aux allocataires français qui n’ont pas, au moins, résidé 9 mois sur le territoire français.

    allocataires français

    L’affaire Fillon va retourner devant la justice.

    La Cour de cassation a définitivement confirmé ce mercredi 24 avril la culpabilité de François Fillon dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse, mais la haute juridiction a ordonné un nouveau procès concernant les peines prononcées à son encontre et les dommages et intérêts que devront verser Penelope et François Fillon à l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre, 70 ans, avait été condamné en appel le 9 mai 2022 à quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme, 375.000 euros d’amende et 10 ans d’inéligibilité. La condamnation de Penelope Fillon (deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende) et celle du suppléant de François Fillon, Marc Joulaud (trois ans de prison avec sursis), sont quant à elles confirmées par la Cour de cassation. Ils ont notamment été reconnus coupables de détournement de fonds publics et complicité.

    C’est tout pour ce jeudi. On se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • La FIAFE fête ses 40 ans : Corinne Levet, sa présidente, nous dit tout sur les Accueils

    La FIAFE fête ses 40 ans : Corinne Levet, sa présidente, nous dit tout sur les Accueils

    Écoutez l’interview de Corinne Levet

    La Fédération internationale des accueils français et francophones d’expatriés (FIAFE) a soufflé ses 40 bougies. Sa présidente Corinne Levet célèbre, au micro du site Lesfrancais.press, cet anniversaire. Dans cette interview elle présente la vocation de cette association, ses relais sur le terrain. Elle parle aussi des bénévoles qui œuvrent au sein des Accueils (Ils sont 10.000). Enfin elle partage avec nous des exemples d’actions menées dans les pays d’accueil. 

    Depuis 1984, le visage de l’expatriation a changé

    « Accompagner les expatriés français et francophones qui arrivent dans un nouveau pays », est la mission de la FIAFE nous rappelle sa présidente. La fédération comptait 12 associations au moment de sa création en 1984. Elles sont 160 aujourd’hui, présentes dans 90 pays. 

    En 40 ans, le visage de l’expatriation s’est modifié. « A part l’envie d’aller s’installer dans un nouveau pays » constate Corinne Levet. Les actions des Accueils ont évolué en parallèle. En écoutant le podcast, vous découvrirez comment ce changement est vécu. L’adaptation, un mot-clé ?

    Corinne Levet, présidente de la Fiafe

    Au sein des Accueils, partager son talent pour les membres de l’association

    Le nombre d’hommes présents dans les Accueils augmente. Même si la parité n’est pas encore atteinte. Corinne Levet nous donne un chiffre au cours de cette interview audio. Dans l’animation des Accueils, les activités culturelles sont très présentes. Au cours de l’entretien audio, la présidente donne des exemples concrets. 

    La Fiafe a fété ses 40 ans au Sénat
    La Fiafe a fété ses 40 ans au Sénat

    Un des axes des Accueils est aussi que chaque adhérent(e) partage un de ses talents avec les autres membres. Qu’il soit artistique, sportif, … afin de proposer des actions dans l’agenda du réseau.

    Les activités manuelles prennent de plus en plus de place dans le programme des associations, ainsi que l’aide à la recherche d’emploi. 

    La FIAFE reconnue d’utilité publique : la présence dans les conseils consulaires

    En 2022, la Fédération internationale des Accueils français et francophones d’expatriés a obtenu de l’Etat une « reconnaissance morale ». En effet, depuis cette date, la FIAFE est reconnue d’utilité publique par le gouvernement. « Cela nous rend officiel » affirme Corinne Levet. Les Accueils participent ainsi à certaines réunions des conseils consulaires pour les Français de l’étranger dans les consulats et ambassades. 

    Les bénévoles de la Fiafe
    Les bénévoles de la Fiafe

    Aides sociales, soutien aux associations (STAFE) ou bien encore l’aide à la scolarité avec le système des bourses sont dorénavant dans le périmètre de la fédération. En écoutant le podcast, vous entendrez l’explication de Corinne Levet sur la position de la FIAFE concernant ces nouvelles attributions. Vous saurez également si, pour la présidente des Accueils, l’expatriation reste toujours une chance en 2024 pour les Français ? 

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