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  • Élections européennes : « Besoin d’Europe » veut mobiliser les Français de l’étranger

    Élections européennes : « Besoin d’Europe » veut mobiliser les Français de l’étranger

    « On a besoin de vous » ! C’est par ces mots que Pieyre-Alexandre Anglade, député Renaissance des Français du Bénélux, a ouvert le webinaire organisé par « Besoin d’Europe » avec Valérie Hayet, à destination des Français de l’étranger. 

    À moins d’un mois du scrutin, le directeur de campagne de la liste menée par Valerie Hayer, et soutenue par Emmanuel Macron, a également indiqué aux participants que les prochains jours seront « décisifs » pour convaincre les électeurs. Mobiliser les Français de l’étranger était un des objectifs de cette réunion publique en ligne. Pour cela, plusieurs ingrédients ont été proposés au menu de cette heure et demie de débat.

    Scrutin européen : le poids électoral des expatriés

    Tout d’abord il a été souligné la présence sur la liste de la majorité présidentielle de trois personnes résidant hors de France. Louise Coffineau, déléguée consulaire pour nos ressortissants en Belgique située à la 45eme place sur 81.  David Franck, président du conseil consulaire des Français d’Ukraine (66eme sur la liste), ainsi que Pierre-Luc Vervandier, président du MoDem au Benelux (48eme position). Tous les trois ont pu s’exprimer au cours de cet échange. 

    Puis, il a été rappelé le poids électoral des Français de l’étranger. Ils ont, en effet, souvent soutenu les candidats de la macronie. Aux élections européennes de 2019, les expatriés avaient voté à 36,84% pour ce camp, alors que le résultat global affichait 22,42 % des électeurs. Cet apport en bulletin de votes de nos compatriotes hors de France avait permis à la liste « En marche » d’obtenir un, voire deux, députés européens supplémentaires dans le décompte final. Grâce à ce score, c’est vingt-trois parlementaires européens de la liste Macron, à égalité avec celle du Rassemblement national, qui avaient pu aller siéger à Bruxelles et Strasbourg. Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, a rappelé ces chiffres lors de son intervention.

    Affiche webinaire de Valérie Hayer

    FX Bellamy et R Glucksmann « n’ont pas été au RDV de l’histoire » pour Valerie Hayer

    Lors de cet exercice en ligne, il s’agissait également de convaincre notre diaspora par le programme présenté. Quarante-huit propositions sont sur la table. Pour la tête de liste, ces promesses seront mises en œuvre car « celles de 2019 ont été tenues ». Sans les nommer, Valérie Hayer a, au cours de cet échange, pointé aussi le candidat actuel de la droite et celui de la gauche. Pour la députée européenne sortante, ses concurrents politiques n’ont pas été au « rendez-vous de l’histoire » en refusant, entre autres, d’adopter le plan de relance et le pacte asile et migration au cours du mandat précédent. 

    Marc Ferracci et Benjamin Haddad en réunion publique à Geneve

    La question des frontières de l’Europe a été un thème d’un autre rendez-vous organisé le même jour que celui en ligne de Valerie Hayer. Du côté de Genève, Marc Ferracci, député des Français de Suisse et du Liechtenstein, avait réuni ses troupes. Revenant sur le sujet de l’immigration, le parlementaire a estimé que « pour les Français de l’étranger résidents dans l’Union européenne les reculs de l’intégration européenne défendus par de nombreuses listes introduiront de lourdes contraintes, notamment sur la mobilité. La proposition du RN d’avoir un double contrôle aux frontières, celles de l’Europe et celles du pays, signifierait purement et simplement la fin de la libre circulation en Europe. »

    Le groupe Renew au Parlement européen et sa position sur l’Ukraine

    Le député de la 6eme circonscription des Français établis hors de France avait également invité son collègue de l’Assemblée nationale, Benjamin Haddad. Ce spécialiste des relations internationales s’est fait l’écho de David Franck, notre compatriote vivant à Kyïv (Kiev) et candidat sur la liste « Besoin d’Europe » de Valérie Hayer. 

    Marc Ferracci et Benjamin Haddad retransmission à Geneve du webinaire de Valerie Hayer

    Au cours de la réunion en ligne, ce Français d’Ukraine avait déclaré « être un observateur de la guerre et un influenceur de la paix ». Le député de Paris, depuis Genève, lui a répondu sur les actions menées par les membres de Renew au Parlement européen. Ce groupe « est le seul à défendre réellement les intérêts de l’Ukraine et de l’UE, en portant des résolutions de soutien avec le plan munitions, à soutenir le grand emprunt de défense européen pour réinvestir dans notre industrie de défense. » La rencontre avec les internautes était effectivement diffusée en conclusion de la réunion « physique » à Genève.

    Élections européennes, quelle participation pour les Français de l’étranger ?

    L’ensemble de ces éléments permettront-ils à la liste « Besoin d’Europe » de réitérer le score de la majorité présidentielle obtenu lors de la dernière élection européenne chez les expatriés ?  C’est l’enjeu de ces prochaines semaines. 

    De gauche à droite : Louise Coffineau, Pieyre-Alexandre Anglade, Valérie Hayer et David Franck

    En conclusion du débat en ligne, Valérie Hayer a d’ailleurs rappelé que le vote des Français de l’étranger en 2019 « avait fait la différence ». Elle souhaite qu’en « 2024 il soit décisif ». La réponse appartient au plus d’un million et demi de nos compatriotes vivant hors de France qui ont la possibilité d’aller déposer un bulletin dans l’urne. La rédaction Lesfrancais.press émet de son côté un vœu. Que la participation soit la plus forte possible. En 2019, elle n’avait été que de 18,36 %. Faire vivre le débat démocratique, c’est aussi inciter nos lecteurs à se rendre aux urnes.  

  • Cap sur la Croisette avec TV5MONDEplus pour Cannes 2024

    Cap sur la Croisette avec TV5MONDEplus pour Cannes 2024

    Ça y est, l’édition 2024 s’ouvre sur la Croisette. En attendant le résultat des prix décernés aux films en compétition à Cannes, du 14 au 25 mai 2024, l’équipe de cinéphiles de la chaîne mondiale TV5MONDE propose de voir ou revoir, sur ses canaux et aussi la plateforme francophone, accessible du monde entier, TV5MONDEplus, certains des films sélectionnés et/ou primés durant les précédents festivals ainsi que de nombreux documentaires. On vous a sélectionné quelques petites.

    La sélection TV5MONDEplus

    A l’occasion du Festival de Cannes, TV5MONDEplus, la plateforme francophone préférée des expatriés, met en avant tout le mois de mai une sélection de films « Spécial Cannes ».

    À perdre la raison, de Joachim Lafosse, Sélection Cannes 2012

    Découvrez cette fiction qui tisse jusqu’au vertige, sans manichéisme psychologique ni facilité d’écriture, la spirale tragique du double tranchant des sentiments amoureux. De l’emprise à la soumission affective, le film explore le poids délétère des dettes morales ou matérielles.

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    Synopsis : Murielle et Mounir s’aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d’avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique.

    Papicha, de Mounia Meddour, Sélection Cannes 2019

    Découvert à Cannes dans la section Un certain regard, le film de Mounia Meddour est brillamment mis en scène et enchaîne les séquences fortes, le film est à la fois bouleversant et indispensable, servi par deux révélations, les jeunes Lyna Khoudri et Shirine Boutella, impressionnantes en papicha insoumises.

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    Synopsis : Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux  » papichas « , jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.

    Je veux voir, de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Sélection Cannes 2008

    « Je veux voir » est un film pensé comme un roman, qui confronte avec délicatesse deux expériences, celle du Libanais qui retourne dans sa région d’origine, et celle de la Parisienne qui voit ce qu’elle a voulu voir.

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    Synopsis : Juillet 2006. Une guerre éclate au Liban. Une nouvelle guerre mais pas une de plus, une guerre qui vient briser les espoirs de paix et l’élan d’une génération. À Beyrouth avec une  » icône « , une comédienne qui représente le cinéma, Catherine Deneuve. Elle va rencontrer l’acteur fétiche libanais, Rabih Mroué. Ensemble, ils parcourent les régions touchées par le conflit. À travers leurs présences, leur rencontre, les réalisatrices veulent partager une beauté que leurs yeux ne parviennent plus à voir. Une aventure imprévisible, inattendue commence alors…

    Les bureaux de Dieu, de Claire Simons, Sélection Cannes 2008

    Le film « Les Bureaux de Dieu » donne une image intéressante de notre société. L’œuvre évoque des sujets qui touchent à l’intime, mais qui sont universels, renforçant l’intérêt du film.

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    Synopsis : Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant avec son copain c’est devenu sérieux. La mère de Zoé lui donne des préservatifs mais elle la traite de pute. Nedjma cache ses pilules au-dehors, car sa mère fouille dans son sac. Hélène se trouve trop féconde. Clémence a peur. Adeline aurait aimé le garder, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte. Ana Maria a choisi l’amour et la liberté. Anne, Denise, Marta ,Yasmine, Milena sont les conseillères qui reçoivent, écoutent chacune se demander comment la liberté sexuelle est possible. Dans les bureaux de Dieu on rit, on pleure, on est débordées. On y danse, on y fume sur le balcon, on y vient, incognito, dire son histoire ordinaire ou hallucinante.

    L’après-midi de Monsieur Andesmas, de Michelle Porte, Sélection Cannes 2004

    La première réalisation de Michelle Porte a tout pour plaire, pourvu que l’on goûte l’écriture de Duras, et le cinéma dépouillé à la Straub et Huillet.

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    Synopsis : C’est l’été, dans le sud de la France, Monsieur Andesmas vient d’acquérir pour sa fille Valérie une maison dans la forêt. Cet après-midi, il a rendez-vous avec un entrepreneur, Michel Arc. Mais c’est la femme de celui-ci qui vient le voir, folle d’amour et de souffrance pour la perte de l’être aimé. Renvoyés à leur solitude, ils vont se rapprocher un instant…

  • La politique d’otages de l’Iran

    La politique d’otages de l’Iran

    Les autorités françaises ont fustigé, la semaine dernière, la « politique d’otages d’Etat » et le « chantage permanent » menés par l’Etat iranien. Ce discours a été martelé alors que Cécile Kohler et son conjoint Jacques Paris sont détenus depuis deux ans, mais ils ne sont pas les seuls, 4 Français croupissent dans les geôles iraniennes. 2 avaient été libérés l’an dernier dont Benjamin Brière.

    Des touristes

    Mardi dernier, cela fait deux ans jour pour jour que Cécile Kohler, 39 ans, enseignante de lettres modernes, a été arrêtée lors d’un voyage en Iran avec son compagnon Jacques Paris, un ancien professeur de mathématiques de 69 ans. Raison officielle? « Espionnage ». En septembre, la justice iranienne a fait savoir que l’enquête les visant était terminée, ouvrant la voie à un éventuel procès.

    « Mme Cécile Kohler et M. Jacques Paris ont été arrêtés arbitrairement par la République islamique d’Iran il y a aujourd’hui deux ans, et nos deux autres compatriotes, dont M. Louis Arnaud, il y a plus d’un an et demi. Nous tenons les autorités iraniennes pour responsables de leur sort et de leur traitement. La France réitère la demande de leur libération immédiate et sans condition »

    Communique du Quai d’Orsay du 07 mai 2024

    Mobilisation pour les 4 Français emprisonnés

    Louis Arnaud, consultant, en détention depuis un an et demi, a été condamné en novembre à cinq ans de prison pour propagande et atteinte à la sécurité de l’Etat iranien. Sa condamnation a été jugée « inacceptable » par Paris.

    Un autre Français, prénommé Olivier, dont l’identité n’a pas été révélée, est également détenu, ce qui porte à quatre le nombre de Français encore détenus en Iran, comme des dizaines de prisonniers étrangers, ayant souvent la double nationalité.

    « La mobilisation des autorités françaises pour obtenir la libération de nos quatre compatriotes demeure totale. Nous sommes par ailleurs en contact permanent avec leurs familles et leurs proches, que nous soutenons dans cette épreuve ».

    Communique du Quai d’Orsay du 07 mai 2024
  • « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »

    « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »

    « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème »  disait John Bowden Connally, Secrétaire du Trésor de Richard Nixon. La fin du dollar est une antienne contredite par les faits depuis des décennies. Ces dernières années, nombreux ont été les experts et les investisseurs à parier sur le déclin de la monnaie américaine. Pour justifier leur prédiction, ils mettent en avant les tensions politiques internes croissantes, la dette publique gargantuesque ou la tentation de plusieurs pays de dé-dollariser leur économie.

    Entre le 1er janvier et la fin du mois d’avril, le dollar s’est apprécié de plus de 4 % par rapport aux autres grandes monnaies. Le yen est à son plus bas niveau depuis 34 ans face au dollar. L’euro est tombé en-dessous de 1,07 dollar contre 1,10 dollar en début d’année. La forte croissance de ces derniers trimestres et le rôle de valeur refuge des États-Unis ont eu raison des oiseaux de mauvais augure.

    La force de l’économie, un atout pour le dollar et vice versa

    Fin 2023, le PIB américain était 8 % plus élevé qu’à la fin 2019. Ceux du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et du Japon ont progressé de moins de 1,7 %. Les capitaux étrangers sont attirés par la vitalité de l’économie américaine et par des taux d’intérêt élevés. Le dollar demeure la monnaie de réserve par excellence (60 % des réserves en dollars, contre 20 % en euros). La dé-dollarisation reste une pétition de principe. Même les oligarques russes, continuent à acquérir du dollar en recourant à de multiples sociétés écrans. Le rôle du dollar permet aux États-Unis de supporter un important déficit de la balance des paiements courants, comblé par les apports de capitaux. La hausse du dollar réduit le coût des importations et par ricochet l’inflation qui demeure supérieure au 2 % cible.

    L’appréciation du dollar, a en revanche, des effets déstabilisateurs pour les pays émergents et en développement endettés en cette monnaie. Elle renchérit le coût des remboursements en capital et en intérêts, ces derniers étant également en augmentation. Le FMI a souligné que la hausse du dollar était susceptible de provoquer des tensions financières au sein de nombreux pays.

    Une dépréciation du dollar est-elle possible ?

    Une coordination internationale pourrait être imaginée afin de peser sur le cours du dollar. Le Japon possède actuellement 1 300 milliards de dollars, l’Inde 643 milliards de dollars et la Corée du Sud 419 milliards de dollars. Le 16 avril dernier, les ministres des Finances des États-Unis, du Japon et de la Corée du Sud ont ainsi publié une déclaration commune exprimant leur inquiétude face à la chute du yen et du won. Des ventes conjointes de réserves de change pourraient être réalisées pour empêcher les deux monnaies asiatiques de s’affaiblir davantage. Le problème est que les actifs en dollars sont plus rémunérateurs que ceux en yen ou en won. Le taux des obligations américaines à 10 ans dépasse 4 %, contre 0,8 % pour le taux équivalent au Japon.

    Le candidat Donald Trump fait campagne contre le maintien d’un dollar fort qui est jugé responsable de l’imposant déficit de la balance commercial. Il pénaliserait les exportations américaines et encouragerait les importations. Le candidat Républicain entend à cette fin remettre en cause l’indépendance de la banque centrale et abaisser les taux directeurs le plus rapidement possible. Cette baisse ferait diminuer la valeur du dollar et réduirait les coûts des remboursements des emprunts souscrits par les entreprises ainsi que par les ménages.

    Par ailleurs, Donald Trump souhaite augmenter les droits de douane sur les importations, ce qui pourrait nuire au dollar. De son côté, Joe Biden n’a pas encore mentionné quelles étaient ses intentions en matière monétaire.

    Les responsables américains reprochent à la Chine de jouer à la baisse sa monnaie afin de favoriser ses exportations et ainsi compenser l’atonie de la demande interne. Le yuan s’est affaibli régulièrement par rapport au dollar depuis le début de l’année. Le dollar est passé de 7,18 yuans à 7,25 et selon Bank of America, il pourrait atteindre 7,45 d’ici septembre. Le yuan pourrait être à son plus faible niveau depuis 2007.

    Cette dépréciation de la monnaie chinoise incite les dirigeants des États-Unis comme ceux d’Europe à adopter des mesures protectionnistes pour freiner notamment les exportations des véhicules électriques. La Chine pourrait être même placée sur la liste américaine des manipulateurs de devises.

    Tant que l’économie américaine restera dynamique, le dollar demeurera fort. L’écart de croissance est tel au sein de l’OCDE que les États-Unis attirent capitaux et chercheurs du monde entier, ce qui renforce leur compétitivité. Le durcissement de la politique monétaire a eu peu d’effets sur la demande et les créations d’emploi.

  • Une majorité de Français a un sentiment négatif sur l’Europe, d’après un sondage

    Une majorité de Français a un sentiment négatif sur l’Europe, d’après un sondage

    Une majorité de Français exprime un sentiment négatif à l’égard de l’Europe, inquiétude (46 %) ou colère (13 %) ; 16 % se déclarant indifférents et un quart seulement manifestant de la confiance (15 %) ou de l’optimisme (10 %), selon un sondage Ifop pour Ouest-France.

    L’inquiétude prime chez les artisans et commerçants (53 %) et les retraités (50 %), d’après cette étude parue jeudi pour la Journée de l’Europe.

    La majorité des sympathisants de droite et d’extrême droite (53 %) se disent inquiets. Les plus en colère se trouvent dans les rangs de Reconquête ! (34 %) et du Rassemblement national (23 %).

    Une majorité de Français se disent néanmoins fiers d’être européens, mais ce sentiment décline, passant de 68 % en décembre 2021 à 59 % en avril 2024. En outre, de moins en moins de Français trouvent des effets positifs à la construction européenne pour la France (50 % contre 53 % en mars 2017).

    De moins en moins de Français trouvent des effets positifs à la construction européenne pour la France (50 % contre 53 % en mars 2017). ©Shutterstock/Alexandros Michailidis 

    Plus de la moitié des artisans et commerçants (53 %) et des ouvriers (51 %) ne se sentent rarement ou jamais fiers d’appartenir à l’Union européenne. Si 84 % des électeurs de la majorité présidentielle et 71 % de ceux de gauche expriment leur fierté, ils ne sont que 36 % pour Reconquête et le RN.

    Même parmi les Français fiers d’être européens, le sentiment d’inquiétude (43 %) prime sur la confiance (24 %) et l’optimisme (14 %).

    Les personnes interrogées estiment par ailleurs que certains territoires bénéficient davantage de la politique et des moyens financiers de l’UE. Pour 70 %, l’Île-de-France est avantagée, tout comme les métropoles (66 %).

    Au contraire, la majorité juge que les communes rurales (64 %), les banlieues difficiles (63 %) et les zones péri-urbaines (52 %) ne profitent pas de ces moyens.

    Les personnes interrogées font d’abord confiance à la commune (23 %) et à la région (22 %) pour « répondre aux défis de l’avenir », 10 % seulement citant l’Europe en premier.

    Enfin, les pays dont les Français se sentent les plus proches sont l’Espagne (24 %), l’Allemagne (23 %) la Belgique (18 %) et l’Italie (14 %), tous les autres États recueillant 3 % ou moins.

    Ce sondage a été réalisé par téléphone du 4 au 13 avril et en ligne en ligne du 17 au 25 avril auprès d’un échantillon de 4 821 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 1,8 et 2,9 points.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.05.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi 13 mai, seule semaine sans jour férié en France du mois, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres : Une 4ème place pour Slimane – Expatrié pour être soigné – Le Président du Sénat appelle à une motion de censure du gouvernement 

    Français de l’étranger vous pouviez voter pour la France 

    Que vous soyez résidents dans un pays participant à l’Eurovision ou dans un autre, vous pouviez voter pour Slimane et son titre « Mon amour » depuis votre pays de résidence. On l’oublie souvent s’il est interdit de voter pour le représentant de sa Nation, votre appartenance à celle-ci est conditionnée techniquement au lieu depuis lequel vous votez. Lesfrancais.press a d’ailleurs regardé les votes du public et sans surprise là où les Français sont nombreux, les points ont été plus généreux. À mémoriser pour l’année prochaine. 

    Eurovision 2024
    Eurovision 2024 – Slimane

    L’autisme peut conduire à l’expatriation 

    On le sait mais plus de 10 000 Français lourdement handicapés sont pris en charge en Wallonie, principalement dans le cadre d’autisme sévère. Si le gouvernement avait promis de mettre fin à cette situation en 2019, le phénomène s’accroît. En cause, une approche trop médicamenteuse et basée sur l’enfermement des malades, tout l’opposé des méthodes développées dans l’univers anglophone et qui ont été transcrites chez les Belges francophones. Lesfrancais.press ont rencontré Isabelle Resplendino, une Française de Toulon, qui a monté une association pour soutenir les familles dans cette épreuve. Toutes les informations à retrouver dans le podcast. 

    Isabelle Resplendino
    Isabelle Resplendino

    Gérard Larcher sort de ses gonds 

    Le deuxième personnage de l’Etat, le Président du Sénat, est plutôt connu pour sa retenue. Mais ce dimanche, dans une interview dans la Tribune du dimanche, le premier des sages de la République a accusé le Président de la République d’un déni de la réalité, tout en dressant un tableau sombre de notre pays. En conséquence, il appelle son camp les LR a déposé une motion de censure avec comme objectif la dissolution de l’Assemblée nationale afin de débloquer la situation politique et ainsi permettre à notre pays de s’atteler aux réformes indispensables. 

    Gérard Larcher
    Gérard Larcher

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger ! Belle journée où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Guerre commerciale, de haute intensité, de civilisation. Vraiment?

    Guerre commerciale, de haute intensité, de civilisation. Vraiment?

    Trois idées fortes font consensus dans les médias, entreprises, gouvernements. Trois consensus, trois menaces, qui sont en fait, trois contresens : la guerre commerciale, le retour des conflits de haute intensité, les chocs de « civilisation ».

    Aujourd’hui, face à la menace du dumping chinois, États-Unis et Europe se raidissent. Voitures électriques, panneaux solaires, éoliennes et autres technologies rendraient les économies occidentales dépendantes de l’Empire. Aux subventions chinoises, les États-Unis répliquent par les subventions de l’IRA. Aux taxes protectionnistes de Trump s’ajoutent celles de Biden. Pauvre Europe ! Trop lente pour fermer son marché à l’invasion, trop timide pour subventionner ses industries, même si le Green Deal s’y essaie. Tant mieux : Vivent les timides ! Ils ne cèdent pas à l’affolement et aux excitations. Ils réfléchissent.

    Dénoncer la naïveté européenne en matière de commerce est naïf.  

    Car ce sont les Américains, pas les Chinois, qui paient les taxes protectionnistes de Trump : plus de cinquante milliards de dollars de pertes de pouvoir d’achat, 0,3% de croissance[1].  Et qui paient les subventions de Biden.

    Dénoncer la naïveté européenne en matière de commerce est naïf. Le commerce de l’Union européenne est nettement excédentaire. Son important déficit avec la Chine est, en fait, sans importance. La dépendance est réciproque. Qui est le plus dépendant : Le fournisseur ou le client ?

    Soit, il y a des domaines stratégiques.  La voiture électrique est stratégique. Comme le blé, les puces, le lithium, le pétrole, les roulements à billes, la grande distribution, l’agriculture, l’art et le petit commerce. Tout est stratégique. Une catapulte américaine manque sur le Charles de Gaulle ? Les Rafales restent à quai.

    La leçon ? Pouvoir acheter ce qui manque; créer des produits nécessaires aux autres. Exemple : si l’Occident produit 99% des pneus (c’est le cas), les Chinois ne seraient-ils pas dépendants ? Ce ne sont pas les pneus, ni le lithium , qui comptent, mais la capacité financière.

    Les Chinois nous agressent avec leur dumping sur les voitures. Profitons-en. Si les Saoudiens faisaient du dumping en baissant le prix du pétrole, n’en profiterions-nous pas ?  Cela permettrait d’allouer la différence de prix à d’autres produits, d’autres investissements. À financer le spatial, l’aéronautique, le nucléaire, la transition écologique, l’agriculture bio, l’éducation ou la santé.

    Se livrer à une course à la subvention ne sert que les lobbies industriels. Si la Chine fait du dumping sur l’automobile, investir sur l’Intelligence Artificielle. C’est elle qui, demain, conduira la voiture, et l’usine.

    Si la Chine fait du dumping sur l’automobile, investir sur l’Intelligence Artificielle.

    Les Chinois sabotent notre industrie pour ensuite, relever les prix. C’est parier sur notre bêtise : Nous serions incapables de profiter des économies réalisées sur les voitures pour investir dans les batteries? Ah, mais « notre » industrie automobile ?  Elle est déjà mondiale. Pas une voiture au monde, pas même les Chinoises, n’est «nationale ». La voiture électrique est une batterie sur roue. Combien de temps a mis Elon Musk pour bâtir son industrie à partir de zéro ? Subventionner Renault et BMW produit-t-il des Musk ? Profitons des soldes chinois pour couvrir les bâtiments publics de panneaux solaires et se rendre moins dépendants du pétrole du Golfe.

    Qui plus est : Pour régler les entorses à la concurrence, il y a un juge de paix pour la guerre commerciale : l’OMC. Quelle est la paralysie européenne qui fait que le premier marché mondial est incapable de renforcer l’OMC ? Peut-être y aurait il plus d’inconvénients que d’avantages à étaler nos propres subventions.

    Siège de l’OMC à Genève ©OMC/WTO

    C’est la puissance économique et financière de l’Europe qui a attiré l’Ukraine, comme il attire aujourd’hui la Géorgie et l’Arménie.  

    La guerre économique n’est qu’une facette de la guerre tout court. Sauf que la guerre économique n’existe pas : ce qui existe, ce sont des échanges et des compétitions entre entreprises (et non entre pays, on l’oublie toujours, et cela fausse la réflexion). Le résultat, c’est la puissance financière qui est, elle, un volet des rapports de puissance et donc de la guerre. C’est la puissance économique et financière de l’Europe qui a attiré l’Ukraine à choisir le modèle européen, comme il attire aujourd’hui la Géorgie et l’Arménie. Et les Russes tentent de résister à cette attraction par la guerre, la vraie guerre.

    La guerre ? Elle se rappelle à nous. Tous de rappeler que les Européens ont profité, naïvement encore, des dividendes de la paix, ignorant que le monde était dangereux. Naïfs que nous sommes, incapables de faire face à une guerre de haute intensité, alertent experts et généraux. C’est vrai. Mais quelle guerre de haute intensité pourrait bien survenir ? Dans quelle guerre aurions-nous besoin de chars et d’artillerie, alors que nous avons une force nucléaire ? Dans quel scenario combattrions-nous dans les plaines d’Europe centrale ?

    De quoi manquons-nous le plus ? Comment les Russes nous attaquent-ils ? Avec des chars ou des espions, cyber ? Ils achètent politiques et fonctionnaires, faussent les campagnes électorales par des fake-news (comme l’élection américaine de Trump, celle du Brexit ou les … élections européennes).

    La guerre de haute intensité, « informationnelle », que nous ne menons pas.

    Soit, il faut reconstituer les munitions. Surtout pour l’Ukraine, pas pour défendre Strasbourg ou la Nouvelle Calédonie, stipendiée par des émissaires d’Azerbaïdjan. La guerre de demain, d’aujourd’hui, est plus insidieuse, plus complexe que le nombre d’obus ou d’avions. Il faut être en Chine, en Russie, en Iran, par les liens humains, les réseaux, et la maîtrise de l’information. Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’attaques virales comme osent le faire impunément Russes et Chinois ? Là est notre faiblesse. Là est la guerre de haute intensité, « informationnelle », que nous ne menons pas.

    Le Président de la République dit « espérer qu’on n’aura pas à faire la guerre ». « En Ukraine se jouent la souveraineté et l’intégrité du territoire de ce pays. Se joue aussi l’Etat de droit, nos règles communes ». Les dictateurs se donnent la main, Xi Jing Ping prend le thé sous la neige du Tourmalet avec Macron mais excite la Hongrie et la Serbie pour diviser l’Europe. Preuve de faiblesse : En être réduit à flatter la Serbie, pour l’Empire du Milieu ! Tous les moyens sont bons pour « Porter la confusion chez l’ennemi » et désunir l’Europe. Dans le conflit entre « autocrates » et « démocraties libérales »,  les alliances sont la clé. Qui vote contre l’Europe, à part les Chinois et les Russes, et quelques idiots utiles ?

    Une guerre de civilisation ? En fait non. Il n’y a aucun modèle alternatif à la démocratie, comme pouvait l’être le communisme. Le « Rêve chinois » n’est partagé par personne. Il n’y a pas de modèle russe. Il y a un modèle iranien, mais l’islamisme révolutionnaire, chiite ou non, met l’Islam en crise plus que l’Occident. Aucun impact de la Charia dans le droit européen ou celui des Nations-Unies. Ni le « grand remplacement », ni le décolonialisme ne mettent pas en cause l’invention occidentale du droit des femmes. Aucune série télévisée islamiste concurrente à Taylor Swift. Fukuyama n’avait pas tout à fait tort : Il n’y a pas de contre modèle à la Démocratie libérale, il n’y a que des adversaires. Pas de conflits de « civilisation », contrairement à ce que disait Huntington, mais une crise de civilisation, mondiale.

    Qui vote contre l’Europe, à part les Chinois et les Russes, et quelques idiots utiles ?   

    « L’Occident », racine de cette civilisation mondiale, a toujours été en crise ; c’est son mode de fonctionnement depuis la peste médiévale. Nous vivons une révolution qui change toutes les relations sociales, tous les modes de production, notamment ceux du savoir. Comment les sociétés ne seraient-elles pas en crise ?

    Le système démocratique lui-même est en crise et c’est bien normal. Les manifs estudiantines, à Science Po ou Harvard sont tristement éclairantes. Mais les jeunes Maos de 68 étaient-ils plus lucides ? Les Démocraties sont-elles pour autant obsolètes ? Par quoi les remplacer?  L’enjeu :  Quels seront les formes de pouvoir, les formes des Etats, des puissances publiques futures ?

    La peur est un excellent moyen de mobilisation mais un mauvais guide. Ni le dumping chinois, ni la guerre de haute intensité, ni le choc de civilisations ne sont de vraies menaces. En revanche, nos illusions, nos raidissements, le sont. Dans l’art de la guerre, Sun Tzu est un maître, Bonaparte un génie : « La bataille se rit du code. Elle en exige un nouveau. Inventé par elle et pour elle et qui disparaît dès qu’elle est terminée. ».

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice des sites Lesfrancais.press et France Pay

  • L’Eurovision 2024 et les Français de l’étranger

    L’Eurovision 2024 et les Français de l’étranger

    Comme en France, les Français de l’étranger étaient nombreux à encourager notre candidat à l’Eurovision 2024, Slimane. Et, petit bonus, ils ont pu voter, étant résidant dans d’autres pays que l’hexagone, pour « Mon amour », le titre du challenger français. Tandis qu’en Suède, les fans venus de France se sont mobilisés.

    4ème, un classement honorable

    Dévoilée en novembre, la chanson de Slimane qui représentait la France au concours européen de la chanson 2024 avait directement démarré fort. En une semaine, elle avait passé le million de vues sur Youtube. La semaine dernière, elle était même la première chanson en compétition pour l’Eurovision 2024 à dépasser les 10 millions d’écoutes sur Spotify, alors que sur Youtube elle cumule plus de 7 millions de vues.

    Cet engouement avait rallumé la flamme de l’espoir dans le camp français qui n’a pas remporté le concours depuis « L’Oiseau et l’Enfant » en 1977 (hors édition junior). Mais finalement, Slimane a terminé à une belle 4ᵉ place à l’issue du concours, dans la nuit de samedi à dimanche, à Malmö (Suède). Au terme de cette édition remportée par la Suisse et Nemo, l’artiste français s’est montré particulièrement touché par son expérience. Une réaction qui a été saluée par tous ce dimanche en France.

    « Quand on m’a dit de venir faire l’Eurovision, je disais toujours que je voulais juste être fier de moi, a débuté à chaud Slimane face aux journalistes. Aujourd’hui, je ne suis pas juste fier de moi, je suis fier de nous, parce qu’en France, on a des talents dont ne mesure pas la quantité.« 

    Slimane, chanteur représentant la France à l’Eurovision 2024

    Soutien des Français

    Si du côté de la communauté française en Suède, la mobilisation fut légère, avec quelques rendez-vous spontanés organisés par les membres d’association, les Français de France ont pu bénéficier d’un vol spécialement affrété par Easyjet entre Paris et Stocklom.

    Point de « fan zone France » organisé par le consulat ou l’ambassade, mais la volonté, de se faire entendre et de soutenir Slimane tout en espérant secrètement la victoire, était bien là. Et si le trophée n’a pas été remporté, le classement à la 4ème place , que notre pays n’avait pas obtenu depuis 20 ans, apporta presque autant de joie qu’une première place.

    Roissy-Charles-de-Gaulle, le 8 mai 2024. EasyJet a mis les petits plats dans les grands pour l’Eurovision en embarquant les fans du concours de chant dans un voyage «très spécial». © LP/Benoît Daragon/Le Parisien/AFP

    Un vote en deux étapes

    Mais comment les places sont attribuées ? Quel est le mécanisme des votes ? Afin de comprendre, comment les Français de l’étranger peuvent influer sur le résultat, on se penche sur le règlement de l’Eurovision 2024.

    Les 56 pays membres de l’UER peuvent envoyer le candidat de leur choix. L’Australie, où le télé-crochet rencontre un immense succès, y participe en tant qu’invité depuis 2015. Membre à part entière, Israël a signé sa première participation en 1973.

    Cette année, 37 pays ont envoyé une contribution, laquelle ne doit pas dépasser trois minutes ni comprendre plus de six personnes sur scène. L’interprète principal doit impérativement chanter en direct. Parmi eux, seuls six – le pays hôte et les « big five » – Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni, plus gros contributeurs à l’organisation du concours – sont qualifiés d’office pour la finale.

    Lors de la finale, tous les habitants des 37 pays participants peuvent voter, par téléphone, SMS ou via une application. Dans chaque pays, un jury de cinq professionnels vote également. Les résultats des votes ne sont rendus publics qu’en fin de programme pour intensifier le suspense. Il en résulte un Top 10. La chanson arrivant en tête obtient 12 points, la deuxième 10, la troisième 8, etc.

    Les deux votes, public comme jury, ont le même poids. Mais précisons, qu’il n’est pas possible de voter pour son propre pays, soit le pays où on se situe géographiquement. Les ressortissants des pays non-participants peuvent également voter mais leur vote cumulé ne compte que pour un seul « pays ». C’est là que les Français de l’étranger, qui sont plus de 3 millions, peuvent contribuer fortement au succès de nos candidats.

    Les votes des autres pays

    Tout d’abord, revenons sur le vote des téléspectateurs et téléspectatrices français. Nos compatriotes ont décerné leurs 12 points à Israël, leurs 10 points à l’Arménie et leurs 8 points à l’Ukraine. Les autres pays plébiscités par le public tricolore sont la Croatie (7 points), la Suisse (6), le Portugal (5), l’Italie (4), le Luxembourg (3), l’Espagne (2) et la Grèce (1).

    Du côté des votes des jurys pour cet Eurovision 2024, composés de cinq personnes par pays, Slimane a été honoré des 12 points à quatre reprises (Arménie, Islande, Belgique et Slovénie). Il a fait une razzia de 10 points auprès des jurés luxembourgeois, norvégiens, danois, chypriotes, lettons, géorgiens, allemands et néerlandais. Les professionnels serbes lui ont attribué 8 points, leurs homologues grecs, lituaniens, espagnols et estoniens 7 points, et les Maltais, Ukrainiens et Moldaves 6 points. La France a, aussi, emmagasiné les 5 points en provenance des jurys suisse, suédois, autrichien et finlandais, et les 4 points des Croates et des Tchèques. Les jurés polonais et irlandais se sont contentés de lui donner 3 points et les Israéliens et Italiens 1 point. C’est tout de même plus généreux que les jurys australiens, azerbaïdjanais, britanniques, albanais, saint-marinais et portugais qui ne lui ont décerné aucun point.

    Concernant, le télévote, on se rend compte que les publics de tous les pays en lice cette année ont attribué au moins deux points à la France, à l’instar des téléspectateurs de l’Australie, de l’Azerbaïdjan, du Royaume-Uni, d’Israël et du « reste du monde », comme s’intitule cette catégorie constituée des votes des pays ne participant à la compétition.

    Les Arméniens ont été les plus généreux envers la star tricolore en lui accordant le maximum, les 12 points. Les Islandais, les Belges, les Serbes et les Grecs lui ont accordé leurs 10 points, tandis que Slimane a glané 8 points auprès des Portugais et des Luxembourgeois.

    Le Français a aussi reçu 7 points du public slovène, norvégien, danois, chypriote, lituanien, maltais, suisse, polonais, et 6 points des publics letton, géorgien, allemand, ukrainien, moldave, suédois, autrichien, croate, italien, saint-marinais et albanais. Tandis que Les Néerlandais, Espagnols et Estoniens lui ont accordé leurs 5 points, et les Finlandais, Tchèques et Irlandais leurs 4 points.

    Écouter la chanson « Mon Amour »

  • FC Expat #13 avec Anthony Caci, expatrié à Mayence, et Sylvain, le coach de l’équipe de France des institutions européennes  

    FC Expat #13 avec Anthony Caci, expatrié à Mayence, et Sylvain, le coach de l’équipe de France des institutions européennes  

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Notre premier invité a connu la joie de porter le maillot de l’équipe de France, que ce soit celui des Espoirs ou de la sélection olympique. Actuellement défenseur de FSV Mayence 05 en Bundesliga, Anthony Caci a été formé au RC Strasbourg. Titulaire au sein des Rouges et blancs de la Mewa Arena, il figure dans l’équipe type de la première division allemande pour le mois d’avril. C’est un footballeur talentueux et un homme attachant que vous propose de (re)découvrir le FC Expat. 

    Anthony Caci, une intégration réussie en Bundesliga

    Le natif de la Moselle nous parle de son intégration en Allemagne. « Cela s’est fait facilement » nous confie-t-il. Son club est en effet à 1h30 de sa ville d’origine, Forbach

    Anthony Caci, défenseur du FC Mayence

    Sur le terrain, cette année, l’équipe entraînée par le danois Bo Henriksen doit œuvrer pour conserver sa place parmi l’élite. Dans ce podcast, Anthony Caci nous dit comment il gère ce moment dans sa carrière de footballeur professionnel. 

    Mayence, un excellent choix de ville et de club

    L’ancien pensionnaire de la Ligue 1 évoque son quotidien à Mayence. Il apprécie sa nouvelle ville et il partage ses raisons pour le FC Expat. La différence de « style » entre les Allemands et les Français est également abordée lors de cet entretien, à la fois dans la vie et sur les terrains de football. 

    Anthony Caci à l’entraînement du FC Mayence

    Anthony parle aussi de son avenir : en Allemagne ?  En France ? Ou bien encore au sein d’un autre championnat à l’étranger ? Vous le saurez en écoutant son interview. 

    Pourquoi le défenseur porte-t-il le numéro 19 sur son maillot ?

    Très souvent les joueurs suivent quelques rituels. Ils peuvent aussi être superstitieux. Que ce soit dans sa formation précédente en Alsace ou actuellement en Rhénanie, notre invité porte le 19 sur son dos. Pourquoi ce nombre ? L’ancien international espoir offre aux auditeurs de notre émission un vrai moment de tendresse en nous expliquant son choix. 

    Anthony Caci : n’oublie pas le CS Stiring Wendel 1911, ni son expérience aux JO

    Anthony Caci est un homme au grand cœur. Il n’oublie pas le club de son enfance, le CS Stiring Wendel fondé en 1911. Son père et son grand-père y ont également évolué. Dès qu’il le peut, le défenseur de Mayence offre des équipements et des stages aux plus jeunes. « Donner des sourires aux enfants » est important pour lui.  

    @Adobestock

    Enfin, les Jeux Olympiques de Paris approchent. Notre invité a connu ce moment magique à Tokyo. « Les JO, c’est un événement incroyable » nous déclare-t-il. Que les joueuses et joueurs qui porteront le maillot bleu au cours de la prochaine compétition Paris 2024 savourent ces instants, et rapporte une médaille.  

    Sylvain Lachia le coach de l’équipe des France des institutions européennes montre la direction à ses joueurs

    2eme mi-temps avec l’équipe de France des Institutions européennes et son coach Sylvain Lachia

    En seconde mi-temps, le FC Expat part pour la Belgique, au cœur de l’Europe. Sylvain Lachia y entraîne l’équipe de France… des institutions européennes (l’Efie). Un championnat, l’Euro League, a été créé à Bruxelles. Il regroupe une quinzaine d’équipes, représentant autant de pays de l’Union. De la Finlande à l’Italie, en passant par la Slovénie, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, et d’autres encore. 

    Le maillot de la France : une fierté de porter les deux étoiles à Bruxelles

    L’Efie est un peu particulier pour un des présentateur de notre émission, Jérémy Michel. Il est en effet le président de ce club !  

    L’équipe de France des institutions européennes

    Cette équipe est multi-régionale. « On apprend des autres » nous affirme Sylvain au cours de son interview.  « La transmission » est aussi une donnée importante qu’il met en avant dans son rôle de coach. L’équipe de France des institutions européennes allie à la fois l’aspect loisirs du jeu, mais également la compétition. C’est tout de même le mot « France » qui s’affiche sur le classement de la ligue. 

    En juin, voter pour des député(e)s européens qui aiment le football !

    Portée la tunique bleue avec le « coq en emblème » a une saveur particulière pour tous les joueurs. En plus, cette année les résultats sont au rendez-vous. Avec les élections européennes qui se tiennent en juin prochain, la composition de l’équipe pourrait être modifiée pour la prochaine saison. Un appel est lancé. « Voter pour des député(e)s français qui pourraient renforcer l’EFIE ou qui aiment le football pour venir nous supporter. » !  

    L’Union Saint-Gilloise : un club belge à l’accent français

    Au cours de ce podcast, Sylvain parle également de son engouement pour l’Union Saint-Gilloise. Cette équipe, évoluant à Bruxelles, joue les premiers rôles au sein de la Jupiler League, le championnat professionnel belge. Ce club suscite aussi de l’enthousiasme dans les tribunes. De nombreux Français expatriés se retrouvent dans les travées du stade Joseph Marien situé aux abords du parc Duden.

    L’Union Saint-Gilloise

    Le jeu pratiqué est de qualité constate Sylvain qui « regarde toujours les matchs avec l’œil du coach ».  L’ambiance y est familiale. L’entraîneur de l’EFIE assiste aux matchs de l’Union avec son fils, Henri. D’ailleurs ce dernier, de maman suédoise, de papa français, et vivant en Belgique, s’il devient international, quel maillot portera-t-il ? C’est à cette dernière question que devra répondre Sylvain Lachia en conclusion de son FC Expat. 

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Autisme et expatriation : le combat d’Isabelle Resplendino depuis la Belgique

    Autisme et expatriation : le combat d’Isabelle Resplendino depuis la Belgique

    6 800 Français sont accueillis dans des établissements situés dans la partie francophone de la Belgique, la Wallonie, peut-on lire dans le rapport du Sénat Prise en charge des personnes handicapées françaises dans des établissements situées en-dehors du territoire national, publié en décembre 2016, ils seraient plutôt 10 000. Sur ce nombre, près de 1 500 enfants handicapés sont pris en charge dans 25 établissements conventionnés par l’Assurance maladie française. Une situation étrange alors que la France a toujours valorisé son secteur médical, mais faut-il le rappeler la psychiatrie et plus largement le traitement des « troubles du comportement » sont les parents pauvres du système français. Ainsi en plus de surmonter les conséquences d’un autisme, les familles découvrent, sans le vouloir, l’expatriation. Soit celle du membre concerné mais souvent c’est toute la « maisonnée » entière qui doit aller s’installer en Belgique. Pour les accompagner, Isabelle Resplendino a créé l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique, qui, aujourd’hui, s’allie avec l’Association de droit belge fondée par les parents pour l’épanouissement des personnes avec autisme, pour créer une première ligne d’écoute Lea-Autisme.

    Écouter le podcast avec Isabelle Resplendino

    Une approche différente de l’autisme entre la Belgique et la France

    Les enfants et adultes qui s’expatrient en Belgique présentent des handicaps souvent lourds et complexes, avec des retards cognitifs et mentaux importants. Les personnes autistes constituent la plus large part de cette population contrainte au départ (parmi ceux originaires d’Ile-de-France, par exemple, les personnes atteintes d’autisme représentent 47 % des adultes et 34 % des jeunes handicapés exilés).

    La situation de ces patients ne permet pas de suivre la doctrine française de l’inclusion. En effet, si la société inclusive est intéressante cela se heurte avec la réalité des stratégies d’adaptation qui doivent pour les cas les plus lourds plus importantes que celles mises en place actuellement. Aujourd’hui, pour que l’école soit inclusive, il faudrait une réelle révolution de l’organisation scolaire et pas simplement multiplier le nombre d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap).

    Conférence organisée par l’Association pour les Français en situation d’handicap en Octobre 2022 ©afresheb

    Un engagement par solidarité avec les familles

    Isabelle Resplendino est avant tout une maman d’un jeune garçon touché par ce syndrome. Elle a dû elle-même vivre ce parcours et a constaté les bienfaits de la solution belge.

    C’est après avoir vécu chacune des étapes, qu’elle a décidé de s’engager pour accompagner les familles qui sont confrontées aux mêmes difficultés. Mais elle a voulu aller plus loin car si le traitement du spectre de l’autisme représente 50% des Français concernés, ils sont nombreux à passer la frontière pour trouver de nouveaux traitements bien loin des méthodes françaises souvent limitées à la surmédicalisation ou l’enfermement.

    En Belgique, les familles françaises trouvent d’autres méthodes et une écoute plus apaisée, moins culpabilisatrice.

    Une ligne téléphonique pour pallier à l’indifférence

    Si en France, les familles sont souvent poursuivies par les services sociaux lorsqu’elles décident de placer leur enfant ou leur proche en Belgique, le consulat, lui, est à l’écoute d’Isabelle Resplendino et des familles qu’elle soutient.

    Pour autant, malgré les promesses comme lors de la Conférence nationale du handicap en 2019, où le gouvernement avait promis de faire le nécessaire, la situation n’évolue pas.

    Et donc logiquement, pour les Français mais bien sûr aussi pour les Belges, Isabelle Resplendino a décidé d’aller plus loin en répondant avec un collectif à un appel d’offres de la région wallonne qui désirait mettre en place une ligne d’écoute. Car toutes les familles sont avant tout victimes de l’indifférence et de l’exclusion sociale qui peu à peu s’installe lorsque les marqueurs du trouble deviennent trop voyants pour la société.

    Sur celle ligne d’écoute, Lea-Autisme, accessible au numéro suivant : +32.800.13.904 du lundi au vendredi de 09h à 16h (heure de Paris ou de Bruxelles soit Central European Time). Vous pouvez aussi consulter les sites créés par Isabelle Resplendino en cliquant sur les boutons ci-dessous.

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