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  • Le Lycée français de Los Angeles fête le cinéma d’animation en ligne

    Le Lycée français de Los Angeles fête le cinéma d’animation en ligne

    A l’occasion de la journée internationale, la section culturelle du Lycée Français de Los Angeles célèbre le film d’animation.

    Grace au soutien de nombreux sponsors dont, ELMA, TV5 Monde et la filiale locale de la banque BNP Paribas, Pierre Loup, le directeur artistique mettra en avant l’art de l’animation cinématographique dans l’espace culture du Lycée, le Théâtre Raymond Kabbaz.

    Cette année, le directeur artistique a décidé de mettre en avant les réalisatrices avec trois courts métrages sur sept réalisés par des femmes.

    «Le film d’animation est l’un des meilleurs moyens de transmettre intuitivement une gamme d’émotions, d’attitudes, de pensées, et de sentiments. Cette série présente un point de vue européen sur le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, imprégné d’espoir, d’humour et d’optimisme pour l’avenir. Elle s’adresse à tous ceux qui aiment non seulement le médium créatif de l’animation, mais aussi à tous ceux qui aiment les scénarios surprenants, émouvants, honnêtes, bref les histoires humaines »

    Pierre Loup, directeur artistique

    7 courts métrages

    Organisée autour d’une soirée (Pacific Time), le mercredi 28 octobre à 20h, la fête comprendra une variété de courts métrage d’animation (films de 2019 et 2020), avec une sélection issue de France, de Belgique et du Portugal.

    7 courts métrages seront présentés. Ils ont été sélectionnés pour leur capacité à reflèter notre temps. Les oeuvres capturent ainsi l’esprit de l’époque dans laquelle nous vivons, le tout imprégné d’humour et d’une force poétique.

    Si vous êtes en Californie, vous pouvez acheter des tickets en cliquant ICI. Pour les autres, il sera possible d’acquérir des pass pour visionner en ligne les films pendant une durée de 3 heures (Attention il faut être sur le territoire de l’Etat californien ou utiliser un VPN – l’utilisation d’un VPN peut être considéré dans certains Etats dans le monde comme un délit).

    L’animation ? Un marché porteur pour les artistes français ?

    Pourquoi le Lycée français, niché dans la capitale du Cinéma, s’intéresse donc spécifiquement à l’animation ?

    Car, il y a un engouement des Américains pour les professionnels français de l’animation !

    D’abord par la qualité de leur travail, bien sûr, mais aussi par la mise en place, depuis 2016, d’un crédit d’impôt international (C2I), jusque-là inexistant. Quand la production est étrangère mais que tout ou partie de la fabrication s’effectue en France, ce crédit peut représenter jusqu’à 30% des dépenses du film sur le territoire, avec un plafond à 30 millions d’euros. Du coup, aux yeux des producteurs américains, « streamers » en tête (les Netflix et consorts), le dispositif a relancé l’attrait de la France face à d’autres pays, même si la Grande-Bretagne, le Canada, ou l’Australie offrent encore des aides plus avantageuses.

    « On est vraiment dans une logique de concurrence internationale et, avec cette mesure, nous sommes revenus sur la carte mondiale ».

    Stephan Bender, chargé des relations avec les Industries techniques et Communication à FILM FRANCE, à l’AFP en 2017

    Plus que les longs-métrages, les films d’animation ont été les premiers à bénéficier du boom en raison d’une application plus large de l’avantage fiscal.

    En tout cas, avec ce coup de pouce, Hollywood s’est mis à redécouvrir les multiples talents cinématographiques des Frenchies. Certains en étaient déjà convaincus, comme Steven Spielberg, dont le studio londonien, fondé en 1989, employait une foule de Français. Idem pour Disney, qui à la même période avait posé ses valises à Montreuil. Quand le père d’E.T. a cessé son activité européenne pour retourner en Californie y lancer DreamWorks, des Parisiens l’ont accompagné.

    On souhaite donc aux lycées de Los Angeles de s’inspirer de ces réussites et de revenir en France faire vivre leur talent. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le renforcement du pont entre les USA, le premier producteur de films au monde, et la France, qui inventa le Cinéma, 4ème producteur mondial (3ème dans l’animation).

  • 54 départements sous couvre-feux en France

    54 départements sous couvre-feux en France

    Après l’Ile-de-France et huit métropoles françaises, 38 nouveaux départements vont devoir respecter un couvre-feu à partir de ce samedi, a annoncé Jean Castex ce jeudi lors de la conférence de presse hebdomadaire liée au coronavirus.

    « La circulation atteint un niveau extrêmement élevé », s’inquiète le Premier ministre, ajoutant qu’il y a eu « un doublement du nombre de cas en 15 jours » et que « le nombre de cas chez les plus de 65 ans a triplé en 6 semaines. »

    Jean Castex, Premier ministre, lors de sa conférence de Presse ce 22 octobre 2020

    Quels départements concernés?

    Dans ces territoires, un couvre-feu devra être appliqué de 21 heures à 6 heures du matin et « normalement pur une durée de six semaines ». « Il faudra pour sortir après 21h se munir d’une attestation », rappelle Jean Castex. Avec les territoires de samedi dernier, 46 millions de Français seront au total concernés par le couvre-feu.

    Voici la liste des départements qui étaient déjà concernés par les mesures de couvre-feu:

    Bouches-du-Rhônes,

    Essonne,

    Haute-Garonne,

    Hauts-de-Seine,

    Hérault,

    Isère,

    Loire,

    Nord,

    Paris,

    Rhône,

    Seine-et-Marne,

    Seine-Maritime,

    Seine-Seint-Denis,

    Val-de-Marne,

    Val-d’Oise,

    Yvelines.

    Voici les 38 nouveaux départements:

    Ain,

    Alpes-Maritimes,

    Ardèche,

    Ardennes,

    Ariège,

    Aube,

    Aveyron,

    Bas-Rhin,

    Calvados,

    Corse du Sud,

    Côte-d’Or,

    Drôme,

    Gard,

    Haute-Corse,

    Haute-Loire,

    Haute-Savoie,

    Haute-Vienne,

    Hautes-Alpes,

    Hautes-Pyrénées,

    Ille-et-Vilaine,

    Indre-et-Loire,

    Jura,

    Loiret,

    Lozère,

    Maine-et-Loire,

    Marne,

    Meurthe-et-Moselle,

    Oise,

    Pas-de-Calais,

    Puy-de-Dôme,

    Pyrénées-Atlantiques,

    Pyrénées-Orientales,

    Saône-et-Loire,

    Savoie,

    Tarn,

    Tarn-et-Garonne,

    Var,

    Vaucluse.

    La Polynésie Française est également concernée.

  • Delphine Petit est Kraamzorg aux Pays-bas !(?)

    Delphine Petit est Kraamzorg aux Pays-bas !(?)

    Pour ce nouvel entretien sur le site Les français.press, l’expatpreneure Adeline Verdier-Velten, fondatrice de The Musettes , a interrogé Delphine Petit, expat à Amsterdam.

    Un métier qui n’existe qu’aux Pays-Bas

    Ce n’est ni une doula, ni une sage-femme mais une Kraamzorg!…Que se cache derrière ce mot particulier qui ne trouve aucune autre définition ou équivalent dans le monde? Mettons ensemble un pied dans le monde de la naissance. Une naissance pour qui? Et bien pour le bébé mais une naissance aussi pour les parents, pour le couple. Delphine nous confie les subtilités de ce métier qui n’existe qu’ici en Hollande. Et si les autres pays s’en inspirait?

    C’est une histoire d’amour et d’expatriation

    Parfois la vie réserve de belles surprise… Si Delphine s’est installée aux Pays-Bas c’est qu’il en a été décidé ainsi… Enfin son amour de jeunesse a mis son grain de sel tout de même… Désormais, Delphine aime sa vie hollandaise et nous parle avec tendresse et expérience de l’expatriation. Des différences culturelles entre la France et le plat pays, de la qualité de vie qu’offre son nouveau chez soi. On écoute cette jolie histoire?

    Regardez les meilleurs moments de la rencontre en podcast vidéo

    Les meilleurs moments de la rencontre avec Delphine Petit

    Ecoutez l’interview complète en Podcast audio

  • Les lycées français de l’étranger rendent hommage à Samuel Paty

    Les lycées français de l’étranger rendent hommage à Samuel Paty

    Le vendredi 16 octobre, Samuel Paty, professeur d’histoire du collège du Bois d’Aulne à Conflans Sainte-Honorine a été lâchement assassiné parce qu’il enseignait à des élèves la liberté d’expression, la liberté de croire et de ne pas croire.

    Victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé, il a été tué parce qu’il remplissait avec engagement, compétence et humanité sa mission, l’une des plus élevées de notre République.

    À travers lui, ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont attaquées.

    Des valeurs partagées dans tous les lycées français

    Si les représentants de la République à l’étranger ont salué la mémoire de Samuel Paty, c’était également le cas des établissements français à l’étranger. Les hommages furent planétaire, comme à Shanghai (Chine), à Malabo (Guinée Équatoriale), au Luxembourg, à Bruxelles (Belgique), Madrid (Espagne) ou encore à Prague (République Tchèque) mais aussi à Los Angeles (USA), etc. Les écoles françaises à l’étranger, qui n’étaient pas en vacances, ont, donc, organisé une minute de silence entre le mercredi 21 et le vendredi 23 octobre 2020 . Ces moments de recueil furent l’occasion d’échanger avec les élèves sur la liberté d’expression et la laïcité. Des valeurs qui ne sont pas évidentes dans tous les pays.

    Hommage à Bruxelles en présence de 3 élus consulaires (Agir/LREM, LR, UDI) et de Mme L’Ambassadrice Hélène FARNAUD – DEFROMONT le jeudi 22 Octobre 2020

    Si aucun incident n’a été à regretter, les débats sur la laïcité à l’école sont plus complexes à tenir à l’étranger. C’est pourtant une des missions prioritaires de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger, même si certains déplorent une équation à variables comme au Qatar où le programme fait l’impasse sur ces sujets.

    « Elle (la laïcité) est bien comprise puisque nous nous adaptons aux contextes locaux mais nous restons forts sur les valeurs qui la fondent et notamment, la formation de l’esprit critique (…) c’est l’un des enjeux majeurs pour nos établissements d’enseignement français à l’étranger. »

    Olivier Brochet, directeur de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) sur France Culture.

    Les mêmes difficultés qu’en France

    « On demande aujourd’hui aux professeurs d’être les hussards de la République, dans un temps inédit de tentation obscurantiste et d’interventionnisme des parents quand ce n’est pas de collectifs religieux ou politiques. »

    Mehdi Benlahcen, professeur à Lisbonne, et Président du groupe ADFE, solidarité et écologie à l’Assemblée des Français de l’étranger

    Pour de nombreux spécialistes, cet attentat va marquer un tournant pour l’enseignement de l’esprit critique et sur la place de la religion dans la société française… mais ailleurs ?

    En effet, encore plus qu’en France, les professeurs sont confrontés à des remises en question du contenu du programme. Faut-il le rappeler ? Le cloisonnement de la foi à la sphère privée est une spécificité française. Dans de nombreux pays, pas seulement musulmans, la place de Dieu est dans la sphère publique. On peut citer, pour exemple, le voisin allemand, le cousin canadien ou américain sans oublier évidemment les pays d’Amérique du Sud où l’Eglise règne sans partage sur les valeurs comme les mosquées dans les pays de confession musulmane.

    A l’heure de la pandémie et de la crise financière, au moment où le rapport du député Frédéric Petit sonne l’alarme sur l’état du réseau culturel français à l’étranger, tous se demandent comment les établissements vont pouvoir renforcer leur enseignement civique et leur sécurité.

    Car si le monde pleure avec nous, Samuel Paty, il est sur que les établissements français risquent de devenir une cible privilégiée pour les intégristes de tous poils sur la planète.

  • Le secteur financier face à la digitalisation sur fond de covid

    Le secteur financier face à la digitalisation sur fond de covid

    La crise sanitaire amplifie le processus de digitalisation de la sphère financière. Depuis le début du siècle, les relations entre les clients et les acteurs financiers ont profondément évolué avec le recours croissant aux outils numériques. Le cadre de ces relations, en revanche, était jusqu’alors assez stable. Pour une grande majorité, la souscription de produits d’assurances ou bancaires passe par une agence ou un conseiller. Ce mode de relation est en train d’exploser. Les pays avancés s’alignent progressivement sur le modèle qui a cours dans les pays qui sont faiblement bancarisés.

    Assurances et banques se digitalisent à grande vitesse 

    En Afrique, les opérateurs téléphoniques comme Orange proposent des services bancaires et financiers. Au Brésil, Nubank, une banque en ligne, s’est associé à WhatsApp, qui compte 120 millions d’utilisateurs au Brésil, pour proposer des paiements via le service de messagerie. D’ici quelques semaines, le Brésil mettra en œuvre l’Open Banking, une réforme autorisant les fintechs d’accéder aux données détenues par les banques, les gestionnaires de fonds et les assureurs.

    Dans les pays émergents, les réglementations sont moins strictes que dans les pays avancés, ce qui permet une intrusion des entreprises du digital beaucoup plus rapide au sein du secteur financier. Le gouvernement brésilien, qui a accordé une aide à 60 millions de personnes, utilise de plus en plus la voie mobile pour atteindre les citoyens amazoniens. 

    La crise sanitaire en tant que catalyseur 

    La crise sanitaire conduit à une accélération de la dématérialisation des relations monétaires. Selon The Economist, avec la crise sanitaire, la part des transactions sans numéraire dans le monde a atteint les niveaux qu’ils espéraient atteindre dans deux à cinq ans.

    + 200% d’inscriptions en ligne 

    En Amérique, le trafic des services bancaires mobiles a augmenté de 85% et les inscriptions bancaires en ligne de 200% au mois d’avril. Si depuis la mise en place des confinements, les ménages stockent davantage qu’auparavant de monnaie fiduciaire, ils paient de plus en plus avec des outils numériques (cartes sans contact, paiement avec le smartphone, etc.). 

    Aux États-Unis, le paiement sans contact aurait triplé depuis le mois de mars. Les transactions des réseaux Visa et Mastercard, qui représentent 94% des transactions traitées hors de Chine, ont progressé de plus de 40 % au premier trimestre 2020, par rapport à la même période en 2019. En avril, près d’un cinquième des adultes américains ont utilisé les paiements numériques pour la première fois. 

    Aux États-Unis, de nombreuses enseignes ont supprimé leurs caisses enregistreuses pour passer aux prélèvements automatiques. Les consommateurs utilisent les services peer-to-peer (p2p) pour envoyer de l’argent à des proches ou acheter des cours de fitness en ligne. Au deuxième trimestre, dans ce pays, ce type de paiement aurait augmenté de 50%.

    L’Asie et l’Afrique en avance

    Du fait d’une grande présence des fintechs, les pays d’Asie et d’Afrique apparaissent en avance par rapport aux pays occidentaux, la crise actuelle ayant accéléré le déploiement de solution déjà en expérimentation. 

    Ainsi, un tiers des 18 000 vendeurs ambulants de Singapour se font payer en recourant à des codes QR que les consommateurs scannent. Cette proportion a augmenté de 50 % en mai et juillet. 

    En Afrique, les paiements entre particuliers et les entreprises se dématérialisent à grande vitesse. Au Kenya, 20 % des transferts monétaires passent par des portefeuilles virtuels. Le groupe bancaire espagnol Santander indique que l’utilisation de ses canaux numériques a augmenté de 20 % en Europe, 30 % en Amérique du Sud et 50 % au Mexique au premier semestre 2020, par rapport au premier semestre 2019.

    Banques, com et digital 

    Face au recours du digital, les banques multiplient les fermetures d’agences. Ainsi, au Brésil, plus de 1500 seront fermées cette année. En Europe, plus de 2500 devraient être supprimées dans les prochains mois. La France est un des pays les plus timides en la matière. Les banques réorganisent complètement leurs activités en tendant de monter en gamme.

    La BNP PARIBAS étudie la possibilité de facturer le conseil à ses clients qui souhaiteront avoir un accès privilégié. Cette pratique avait déjà cours dans le cadre des départements de banque privée. Les banques et les assureurs seront tentés de transformer leurs sites en plateforme de service, en page d’accueil afin de capter du flux. 

    Dans le même temps, les plateformes digitales souhaitent disposer de départements bancaires pour obtenir des données et des commissions. 

    En septembre, Yandex, la principale application de recherche sur le Web et de téléassistance en Russie, a annoncé qu’elle achèterait la plus grande banque numérique du pays. Une semaine plus tard, Sberbank, toujours en Russie, a supprimé «banque » de son nom afin de se renommer en une entreprise de technologie qui se spécialise dans la livraison de nourriture et la télémédecine. 

    Safaricom, une société de télécommunications kenyane et principal propriétaire de m-pesa un système de paiement en ligne, entend se développer dans les services financiers en proposant des prêts, de la gestion de fortune et de l’assurance. Ces entreprises visent à contrôler et orienter les achats de leurs clients avec l’utilisation d’algorithmes. 

    Avec la pandémie, les ménages passent de plus en plus de temps devant les écrans et rechignent à sortir et à se rendre dans des agences bancaires qui de toute façon n’avaient plus la côte. 

    Les GAFAM à la traine de l’innovation financière 

    Pour le moment les GAFAM apparaissent en retrait. Apple avance prudemment avec « appelpay ». Récemment, elle a décidé le lancement d’une carte de crédit avec Goldman Sachs. Les efforts de paiement de Facebook ont peu progressé du fait de l’hostilité générale vis-à-vis du Libra. Le nombre de sites de commerce électronique américains qui utilisent le bouton de paiement d’Amazon n’augmente que lentement. Google s’est associé à des banques pour proposer des comptes courants et d’épargne. 

    Google n’est présent de manière forte sur le plan financier qu’en Inde, où son application de paiement est dominante ; celle-ci distribue des prêts instantanés aux acheteurs. 

    Les fintechs ont besoin des banques et des assureurs 

    A la différence de la musique, des photos, les startups du secteur financier ne peuvent pas se passer pour le moment des banques et des assureurs traditionnels. En raison de la réglementation et de la complexité des systèmes de gestion financière, elles ne peuvent pas opérer seules. 

    Les banques traditionnelles auraient un rendement des capitaux propres (roe) de 5 à 6% quand les fintechs sont à 20 % mais celui-ci dépend des premières à 90%. Les banques et les assureurs contrôlent le marché des fintechs en les rachetant. Ils tentent de maîtriser l’évolution et de conserver les backoffice. 

    Les banques européennes apparaissent en retard par rapport au reste du monde car elles ont dû consacrer une part non négligeable de leurs bénéfices à l’augmentation de leurs fonds propres et à financer des stocks de créances douteuses. En outre, elles ont pu se reposer sur une réglementation protectionniste. Ce retard pourrait être préjudiciable dans les prochains mois compte tenu du coût supposé de la pandémie.

    Barrières protectionnistes 

    L’Europe a mis en place plusieurs pare-feu pour éviter une déstabilisation de la sphère financière. Les directives concernant la banque et de l’assurance avec de fortes exigences de fonds propres visent à assurer la sécurité des déposants et à réduire les capacités d’entrisme de nouveaux acteurs. 

    Les États-Unis ont également mis en place des systèmes de protection pour empêcher l’intrusion trop violente de la netéconomie dans le secteur bancaire. Les licences de banques numériques sont particulièrement difficiles à obtenir outre-Atlantique. Le système américain est peu libéral en raison des contrats qui lient les clients et les commerçants aux services financiers. Les grands réseaux de paiement bénéficient de rente de situation qui a freiné la diffusion des dernières inventions.

    Législation libérale en Chine 

    A l’opposé, la Chine a mis en œuvre une législation libérale pour l’essor des fintechs. Dernièrement, un durcissement a été institué afin d’assurer un meilleur contrôle sur le crédit. La majorité des acteurs se penche sur le développement de plateformes de services ouverts. Les assureurs et les banquiers disposant d’un nombre de clients et d’assurés importants sont des portails assez naturels. Ayant développé de longue date des systèmes informatiques sécurisés, ils devraient exploiter cet atout afin de permettre l’accès à de nombreuses activités à leurs clients dont ils connaissant une grande partie de la vie.

    Et la vie privée ?

    Cette transformation pose de nombreux problèmes notamment liés à la vie privée. En outre, l’idée de plateforme ouverte sur le modèle Amazon semblent être de mise, ce qui n’est pas le mode de fonctionnement des entreprises du secteur financier même si depuis vingt ans la pratique des marques blanches s’est généralisée. Des assureurs ou des banquiers vendent leurs services à des courtiers ou à des concurrents sans apparaître facialement.

  • Civilisations : questionner l’identité et la diversité

    Civilisations : questionner l’identité et la diversité

    Pour fêter la création de l’Institut des civilisations, hébergé au 52 rue du Cardinal Lemoine, l’Administrateur et Professeur de la chaire « Milieux bibliques », Thomas Römer, et cinq autres professeurs (Patrick Boucheron, Anne Cheng, Vinciane Pirenne-Delforge, Lluis Quintana-Murci, Philippe Sansonetti), ont décidé de dédier le colloque annuel de rentrée du Collège de France aux civilisations.

    Regardez le podcast vidéo de TV5 Monde

  • Les Européens souhaitent lier les fonds de l’UE à l’état de droit

    Les Européens souhaitent lier les fonds de l’UE à l’état de droit

    Pour 77 % des Européens, l’octroi de fonds par l’UE aux États membres devrait dépendre de leur respect porté à l’état de droit ainsi qu’aux principes démocratiques. Tels sont les conclusions d’un nouveau sondage commandé par le Parlement européen.

    l’Etat de droit comme référence suprême des européens

    Seule une faible minorité des 24 812 participants s’opposent à l’idée que l’UE ne devrait fournir des fonds aux États membres que s’ils mettent en place les principes démocratiques et l’état de droit – incluant la liberté de la presse, l’indépendance de la justice, la lutte contre la corruption et la protection des droits individuels.

    Il est intéressant de noter que la part des personnes en faveur de cette conditionnalité se situe sous la moyenne européenne dans quatre des six pays ayant voté contre le compromis allemand « trop édulcoré » à cet effet, soit les « quatre frugaux » : l’Autriche, Danemark, Pays-Bas, et la Suède, ainsi que la Belgique et le Luxembourg.

    Les répondants originaires des pays les plus critiques, la Hongrie et la Pologne, soutiennent généralement cette idée de conditionnalité, bien qu’ils soient également sous la barre européenne.

    « Si presque 80 % des citoyens souhaitent lier l’octroi de fonds européens – qu’ils paient sous forme d’impôts – au respect de l’état de droit, [les États membres] devraient les écouter », a indiqué le député européen Petri Sarvamaa (PPE) dans un communiqué.

    Le Parlement promet de camper sur ses positions 

    Mardi (20 octobre), le Parlement européen et le Conseil de l’UE ont amorcé un nouveau tour de négociations sur la liaison des fonds européens à l’état de droit, mais aucune percée ne semble se profiler à l’horizon.

    En effet, la prochaine procédure de sanctions en cas de non-respect ou de non-application de la part d’un pays européen demeure un sujet de discorde parmi les législateurs du bloc.

    La proposition de l’Allemagne, à la tête de la présidence tournante de Conseil de l’UE, nécessiterait une majorité qualifiée des États membres pour imposer des sanctions financières à l’un de leurs homologues, tandis que le Parlement européen souhaite que l’État membre fautif obtienne une majorité qualifiée avec les autres pays pour empêcher la décision de la Commission européenne de réduire les fonds octroyés.

    L’un des négociateurs du parlement, le député européen allemand Daniel Freund (Verts), a maintenu que la proposition du Conseil n’était pas réaliste, « car dans l’histoire européenne, nous n’avons jamais vu de sanctions faisant suite à une majorité qualifiée », bien que des mécanismes semblables existent, notamment le corpus réglementaire unique.

    « Nous ne céderons pas. Si le Conseil ne revoit pas sa position, je ne pense pas que nous approuverons le cadre financier pluriannuel pour l’instant », a-t-il ajouté.

    député européen allemand Daniel Freund (Verts)

    Aux yeux des plus sceptiques, les députés européens n’auront bientôt pas d’autre choix que de s’accorder sur le plan de relance pour l’Europe, étant donné que le temps presse pour l’économie du bloc, fortement touchée par la pandémie.

    Néanmoins, d’après M. Freund, ses collègues ne semblent pas prêts à plier sous la pression, et ce, même dans les pays de l’Europe du Sud, comme l’Espagne, où les répercussions du nouveau coronavirus sur le secteur économique ont été les plus graves.

    « Je pense que les gens sous-estiment l’ampleur du sujet pour le Parlement européen »

    député européen allemand Daniel Freund (Verts)

    Par ailleurs, l’obligation pour chaque parlement national d’approuver l’acte légal permettant à l’UE d’emprunter les fonds destinés au plan de relance auprès des marchés financiers vient compliquer l’affaire. De plus, la Hongrie et la Pologne menacent d’opposer leur veto si les conclusions des négociations liées à l’état de droit s’avèrent désavantageuses pour elles.

    Selon Daniel Freund, un scénario est envisageable : le Parlement et le Conseil concluent un compromis, ce qui permettrait aux députés européens d’approuver le budget à long terme de l’UE. La balle serait ensuite envoyée dans le camp des parlements nationaux.

    « Je crois qu’à ce moment-là, la pression sera tellement forte, y compris sur le parlement hongrois, qu’ils devront l’approuver »

    député européen allemand Daniel Freund (Verts)

    À la suite des discussions, un porte-parole allemand a déclaré que « les négociations allaient de l’avant, car plusieurs progrès ont été effectués et les différences s’amenuisent ».

    « Mais, le compromis n’est pas encore à portée de main. Le climat général demeure tout de même marqué par un optimisme prudent ».

    Un avis que M. Freund ne partage pas : « Toujours pas de volonté du Conseil d’agir sur la mise en œuvre et la portée du mécanisme », a-t-il tweeté mardi.

  • L’hommage à Samuel Paty

    L’hommage à Samuel Paty

    La France a rendu, ce mercredi 21 octobre, un hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne. La cérémonie, en présence de 400 invités, a débuté à 19h30 dans la cour de la Sorbonne.

    Les dispositions anti-covid ont obligé le protocole à restreindre le nombres de participants. Le public n’a pas été, cependant, oublié. Deux écrans géants, à fin de respecter les gestes barrières, ont été installés devant l’université multi-centenaires.

    Communion nationale

    Ce fût un moment de communion nationale après une journée chargée par une enquête sous haute tension. 7 personnes ont été déférées devant le juge pour complicité d’attentat terroriste tandis que 15 personnes sont sous le coup d’une enquête pour apologie de ce crime odieux.

    Le cercueil est arrivé sur une des chansons préférées de Samuel Paty, One de U2, avant que ses proches prennent la parole. Le Président de la République, Emmanuel Macron s’exprima en dernier après des lectures de la lettre d’Albert Camus à son professeur.

    Lesfrancais.press vous propose de revoir cette cérémonie courte mais solennelle en l’honneur du professeur d’Histoire-géographie pour avoir fait son métier.

    Comme tous les médias en France, le site Lesfrancais.press rappelle son attachement à la liberté de conscience, d’expression, de culte et le droit fondamental à la caricature. Ce genre a porté les idées des Lumières et les idéaux de la Révolution, c’est un devoir de le protéger.

    Podcast vidéo diffusé sur la chaine Youtube de l’Elysée

  • Samuel Paty : où en est l’enquête ?

    Samuel Paty : où en est l’enquête ?

    Le parquet de Paris a annoncé , lors de sa conférence de presse du 21 octobre à 14h (CET), la présentation de 7 personnes devant le juge pour complicité de terrorisme. Il a été aussi ouvert une quinzaine d’enquêtes après l’assassinat de Samuel Paty pour apologie.

    Une enquête sous haute tension

    L’enquête a démontré que la campagne sur Facebook visant Samuel Paty reposait sur des faits inexacts, a affirmé au cours de la conférence de presse le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. Il a notamment insisté sur le fait que l’élève dont le père a diffusé des vidéos ciblant le professeur d’histoire n’avait pas assisté à ce cours.

    Selon Jean-François Ricard, le meurtrier de Samuel Paty s’est « directement inspiré » des messages diffusés par ce parent d’élève et l’enquête a établi que des contacts avaient eu lieu entre les deux hommes avant le meurtre du professeur.


    « Plusieurs contacts téléphoniques et écrits » entre ce père et l’assaillant ont eu lieu avant l’attaque.

    Jean-François Ricard, Procureur antiterroriste


    Ce parent d’élève, qui avait diffusé dans ses messages sur les réseaux sociaux les noms du professeur et de son collège, fait en conséquence partie des sept personnes déférées devant un juge.

    Le militant islamiste franco-marocain Abdelhakim Sefrioui a lui aussi été déféré. Il est membre du collectif Cheikh Yassine, mouvement qu’Emmanuel Macron a accusé mardi d’être « directement impliqué dans l’attentat » et dont la dissolution a été décidée ce mercredi en conseil des ministres.
    Abdelhakim Sefrioui a effectué la démarche de contacter le père de l’élève pour l’appuyer dans sa campagne contre Samuel Paty.

    Le déferrement de mineurs, fait inhabituel

    Le procureur a aussi souligné le caractère inhabituel du défèrement de deux mineurs dans une telle procédure. Ces deux collégiens sont âgés de 14 et 15 ans.

    « L’enquête a établi que si l’auteur du fait a bénéficié du patronyme de l’enseignant, du nom et de la localisation du collège, en revanche, il ne disposait pas des moyens lui permettant de l’identifier »,

    Jean-François Ricard, Procureur antiterroriste


    « Cette identification n’a été rendue possible que grâce à l’intervention de collégiens du même établissement. C’est dans ces conditions que le parquet antiterroriste a décidé de déférer devant les juges d’instruction deux mineurs dont l’implication dans l’identification de la victime au profit du tueur est apparue comme probante »

    Jean-François Ricard, Procureur antiterroriste


    Le tueur présumé, à son arrivée au collège, a notamment abordé un élève « en lui offrant une somme de 300 à 350 euros » pour qu’il lui désigne Samuel Paty, a précisé Jean-François Ricard.

    Les trois autres personnes déférées sont des proches du meurtrier, dont deux qui l’ont accompagné dans une coutellerie à Rouen pour l’achat d’un couteau, a expliqué le procureur, ajoutant que l’arme avait été retrouvée à proximité du corps de l’assaillant, abattu par des policiers quelques instants après son attaque.

    L’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty a été confiée à un juge d’instruction pour « complicité d’assassinat terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste ».

    Seize personnes au total avaient été interpellées et placées en garde à vue après l’assassinat de Samuel Paty, qui enseignait au collège Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine.
    Les gardes à vue de neuf d’entre elles ont été levées.

    Il s’agit de trois mineurs, de quatre membres de la famille du tueur ainsi que de la compagne d’Abdelhakim Sefrioui et d’un individu ayant été en contact avec l’assaillant.

    Un homme arrêté dimanche à Paris

    Selon la radio RTL, les 15 enquêtes, ouvertes pour apologie de terrorisme, ne visent pas que des faits « virtuels ». Une enquête a également été ouverte après qu’un homme a proféré des menaces, dimanche, devant le restaurant parisien Le Petit Cambodge (Xe arrondissement), cible il y a cinq ans des attentats du 13-Novembre. Le suspect aurait proféré des menaces de mort, crié « Allahou akbar », puis « on est tous des Anzorov ». Il a été interpellé.

    Le parquet de Paris s’est saisi de ces enquêtes, mais cela ne signifie pas pour autant que l’ensemble des auteurs sont Parisiens. Les parquets disposent en effet d’une marge d’appréciation pour se saisir, étant donné que c’est le lieu de lecture des messages qui fait foi.

    Toutes ces annonces ont précédé l’hommage rendu à La Sorbonne à Samuel Paty.

  • La diplomatie culturelle victime de la Covid-19

    La diplomatie culturelle victime de la Covid-19

    Dans le cadre de la discussion budgétaire autour du projet de loi de finances (PLF) pour 2021, Frédéric Petit, député des Français établis à l’étranger (Allemagne, Europe centrale, Balkans) a présenté ce mercredi 21 octobre, en commission des Affaires étrangères, son rapport relatif à la diplomatie culturelle et d’influence.  

    Frédéric Petit ©Frederic Petit

    Que ce soit Atout France, les Instituts français, les Alliances Françaises ou les lycées, tous ces établissements participent au rayonnement de la France à l’étranger. En multipliant les locuteurs en français, en faisant découvrir nos arts, nos penseurs, en invitant à investir ou à découvrir notre pays, et en éduquant les petits expatriés ou des futurs citoyens d’un pays tiers, ces institutions sont les « petites mains » indispensables mais invisibles de notre diplomatie.

    Un budget suffisant ?

    Dans son rapport, le député Petit indique que les opérateurs et réseaux de notre diplomatie culturelle bénéficieront pour 2021 d’un budget stable, dont la sanctuarisation est confirmée. 

    Cependant, il note tout de même que les structures juridiques qui supportent ces établissements ont été très lourdement touchées. Sur les 117 instituts culturels locaux (établissements à autonomie financière – EAF) du réseau en 2020, 83 instituts français et 22 instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) ont dû fermer temporairement leurs portes au public pour réorganiser leurs activités à distance. Il en a été de même pour les 6 centres culturels binationaux et pour environ 650 alliances françaises, pour un total de 832 alliances dans le monde (réparties dans 131 pays)

    Constituées en sociétés ou en associations de droit privé, ces institutions sont donc soumises aux impératifs comptables. Elles ont un besoin important et urgent de recapitalisation. Comment faire avec des enveloppes budgétaires qui ont été imaginées en 2019, bien avant la pandémie liée à la Covid-19 ?

    Fréderic Petit le reconnait dans son rapport. En effet, il appelle à la plus « grande vigilance sur la fragilisation induite par les conséquences de la crise, afin de ne pas laisser des dommages irréversibles atteindre les réseaux culturels et d’influence ».

    Et pourtant pour 2021, les crédits alloués à la diplomatie culturelle et d’influence s’élèvent à 645 millions d’euros hors dépenses de personnels. C’est donc une petite hausse de 3 millions d’euros par rapport à 2020. Est ce que cela sera suffisant pour sauver tant d’opérateurs ?

    Fermetures en pagaille

    Le rapport parle de rationalisation du réseau.. Certains diront qu’on assiste plutôt à une catastrophe culturelle.

    La décision en 2019 de fermer 4 établissements à autonomie financière (EAF) (Institut français d’Amérique centrale, IF Brésil, IF Norvège, Centre culturel français -CCF- Canada) était un des prémices à ce désastre annoncé.

    Instituts français sacrifiés ?

    Les activités de l’Institut français Amérique centrale, de l’Institut français du Brésil et du CCF canadien, de l’IF Amérique centrale, du CCF Ottawa San José et de l’IF du Brésil ont, elles, déjà, été intégrées en 2020 aux services de coopération et d’action culturelle (SCAC) ou aux services consulaires des pays de résidence. L’établissement en Norvège a échappé de peu à la fermeture grâce aux nombreux partenariats noués au niveau local.

    Alliances françaises en faillite

    Sur le réseau des alliances françaises, plus des deux tiers (577) étaient encore fermées au public ou en cessation d’activités à la rentrée en septembre 2020. Seules 44 ont rouvert dans des conditions normales, et 43 partiellement. Certaines alliances ont également eu recours aux outils numériques, afin de pouvoir proposer des cours en ligne (Portugal, Belgique, Amérique hispanophone).

    L’éducation au coeur de la tempête

    Le réseau d’enseignement français à l’étranger a été et reste fortement touché par l’impact de la crise sanitaire. Fin avril 2020, sur les 522 établissements que comptait le réseau d’établissements homologués, 520 avaient basculé vers des modalités d’apprentissage en ligne. Les établissements ont par ailleurs dû composer tant avec les règles françaises qu’avec les règles locales, parfois très contraignantes. A la rentrée 2020, le rapport indique que 50 % des établissements recevaient les élèves en présentiel tandis que 21 % des établissements étaient en alternance d’enseignement présentiel et à distance mais toujours 29 % des établissements proposaient toujours des cours en distanciel complet. 

    Frappés financièrement, les établissement ont pu heureusement sur le Fonds de solidarité qui a subventionné directement les établissements mais aussi les familles afin qu’elles s’acquittent des frais de scolarité.

    Un rapport bienveillant mais alarmant

    « La vague de fermetures et d’annulations entraînée par la crise sanitaire a fait subir au réseau culturel un choc sans précédent, dont les conséquences, qui continuent à se faire sentir, ne peuvent être encore pleinement évaluées. »

    Frédéric Petit dans son rapport

    Le rapporteur Frédéric Petit expose aussi les mesures prises par la direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international (DGM). 7 millions d’euros ont été débloqué d’urgence à hauteur de 5 millions aux EAF et 2 millions aux Alliances françaises auxquels un million d’euros s’ajoutent pour ces dernières. Enfin un fonds de solidarité, prélevé sur d’autres postes budgétaires, a été créé au profit des Instituts français avec une dotation de 3 millions d’euros. Les Alliances françaises pourront aussi accéder à ce fonds.

    Cependant, la principale consigne qui est donnée par le rapport c’est de continuer à réduire les dépenses et à mieux gérer les budgets actuels. Même si ces conseils, de bon sens, sont pertinents, il est évident que sans un apport massif de capitaux frais, le réseau culturel français, premier au monde, risque l’implosion. Les Français s’habitueront-ils à voir le pays perdre sa place dans le monde ?