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  • Le meilleur des mondes – la décroissance ?

    Le meilleur des mondes – la décroissance ?

    En 2020, les pays occidentaux réalisent une expérience unique, celle d’une décroissance organisée pour sauver des vies. En 1972, le Club de Rome réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays, avait dans le cadre du rapport Meadows, prôné une régression économique non pas au nom de la santé publique mais au nom de la défense de l’environnement et d’une conception de l’Homme. 

    La réduction d’un dixième de la création de richesse sur un an n’a jamais été réellement modélisée pour qu’on puisse en mesurer les conséquences économiques, sociales et psychologiques à court et moyen terme. Elle s’accompagne certes d’une réduction des émissions des gaz à effet de serre qui restera néanmoins modeste au regard des objectifs pris dans le cadre des accords de Paris en 2015

    S’affranchir des règles économiques

    Cette attrition générale est pour le moment supportable car elle est compensée, en grande partie, par les pouvoirs publics. Les dispositifs de soutien permettent le maintien des revenus des ménages. Depuis le mois de mars, la facilité budgétaire et monétaire est d’une telle évidence que certains estiment qu’elle peut durer presque éternellement, qu’elle peut tout résoudre d’un coup de baguette magique et que le monde peut définitivement s’affranchir des lois économiques. A partir du moment où la rigueur budgétaire n’a plus de raison d’être, en vertu de quoi ne faudrait-il pas s’autoriser à être licencieux ?

    Un monde en régression 

    C’est oublié que la vie sur terre est régie par un principe, la rareté, c’est-à-dire le caractère fini de toutes les ressources, que ce soient les matières premières, l’énergie, l’eau ou le travail. Le système de prix permet les échanges mais aussi de mesurer la rareté et d’en fixer la valeur. S’il se grippe, c’est l’ensemble du système économique qui est en jeu. 

    Dans un monde en régression, il y a moins de production et moins de travail mais les besoins demeurent. Il faut se nourrir, se loger, financer les retraites, la santé, l’éducation ou les infrastructures. Dans de très nombreux pays, ces besoins sont loin d’être satisfaits. La création artificielle de monnaie déconnectée de la production peut faire illusion tant que le système de répression financière instituée par les banques centrales et les États perdurera. 

    En acceptant de renoncer à la consommation et à l’investissement pour financer à perte les déficits publics, les ménages et les entreprises auto-alimentent la régression générale.

    Réallocation des richesses et des pouvoirs 

    Dans l’histoire, les périodes de fortes attritions, qui sont le plus souvent occasionnées par des guerres ou les épidémies, sont marquées par une forte montée de la violence qu’elle soit d’ordre publique ou privée. L’appropriation des biens, des terres, des capitaux s’effectue non plus en fonction des mérites ou de l’argent accumulé de manière légale mais par la force, par des moyens illégaux. 

    Dans ces périodes, les plus faibles sont les premières victimes, ce qui traduit une montée des inégalités. À un moment ou un autre, les monnaies des pays les moins productifs pourraient être remises en cause. Une réallocation des richesses et des pouvoirs pourrait survenir. Elle serait organisée soit par des entreprises mondiales pouvant s’affranchir des lois nationales, soit par des États qui auraient pris un ascendant sur les autres à l’image des États-Unis en 1945. 

  • Les oubliés

    Les oubliés

    Pendant que se recomptent les bulletins de Géorgie et que Joe Biden tente de rassurer l’Amérique et le monde, d’autres évènements agitent la planète sans l’émouvoir.

    En Amérique centrale, un ouragan détruit des centaines de bâtiments et a déjà tué deux cents personnes, principalement au Guatemala. En Turquie, le tremblement de terre a fait 110 morts. Au Cameroun, après l’assassinat, il y a dix jours de sept enfants dans une école, six enseignants ont été enlevés. En Ethiopie, plusieurs dizaines de civils, entre trente et cinquante, ont été victimes d’une attaque de rebelles. A Kaboul, une attaque terroriste à l’Université a laissé  22 étudiants morts. Au Sénégal, 140 migrants sont morts dans le naufrage d’un bateau.

    Dans le Haut Karabakh, la reprise de la guerre a déjà provoqué 1200 tués. Au Mozambique, des terroristes ont décapité 20 personnes dont 15 adolescents. En Côte d’Ivoire 4 personnes sont mortes dans des manifestations. Une vingtaine de migrants -qui sait le nombre exact ?- sont mortes au large de Sfax en Tunisie. Au Pakistan, sept personnes ont été tuées par un attentat à la bombe dans une école religieuse à Peshawar. 

    Votes en Géorgie, noyées à Dakar.

    D’autres drames pareils à ceux-ci sont déjà oubliés. Ceux-là, ce sont ceux de la semaine. Et encore, il y en a d’autres. Toutes ces tragédies ont au moins deux points communs : 

    Le premier, c’est qu’elles n’intéressent personne. Bien moins que le nombre de votes en Géorgie. Inutile de disserter sur l’inégalité des vies et des morts dans le traitement de l’information. Et cela, terriblement, se comprend. Les votes en Géorgie peuvent changer le cours de l’histoire, le naufrage au Sénégal ou la bombe à Peshawar sans doute pas. Il ne faut donc pas accuser les medias de mépris. Ils s’intéressent à ce qui peut avoir des conséquences sur la vie de ceux qui les regardent et les lisent.  N’importe quelle compétition sportive rassemble plus qu’un accident. On pourrait s’arrêter là, et conclure, l’égoïsme étant ce qu’il est, que les affaires du monde se traitent à Washington et pas à Dakar. Vanité des vanités et injustice sous le soleil, et puis ? 

    Il y a un deuxième point commun : toutes ces tragédies auraient pu être évitées. Même les victimes de l’ouragan ou du tremblement de terre. Le tremblement de terre en Corée ou au Japon n’aurait peut-être tué personne. Et l’ouragan Eta, en Amérique centrale, s’il avait eu lieu en Suisse, non plus. Les éboulements de terrain n’auraient pas emporté les maisons. Les autres ont des causes directement politiques : attentats, terrorisme, migrations.

    La politique est le plus noble des métiers, et le plus sale.

    La politique, ce n’est pas que la communication, la campagne électorale, ou le partage des dépouilles, c’est aussi la production d’électricité, l’accès à l’eau, la lutte contre la dengue, les normes de construction le contrôle des migrations, la coopération policière, l’enseignement dans les écoles et pas seulement dans les madrassas.

    Les inégalités de traitement reflètent les inégalités de pouvoir, mais les inégalités de puissance dépendent de la construction des sociétés, des systèmes politiques.

    C’est pourquoi la politique est le plus noble des métiers, et le plus sale. Il conduit au vol et à l’assassinat comme il les empêche. 

    Des normes de construction préviendraient les écroulements au Guatemala. Ce n’est pas de la haute technologie. En Afrique, les conflits tribaux prolifèrent, sur un terrain religieux, depuis les indépendances. La solution n’est pas que la seule démocratie du vote, mais le partage du pouvoir et des ressources : la démocratie qui respecte le droit du plus faible. C’est une autre définition de ce que l’on appelle la « démocratie libérale ».

    Le droit face aux ouragans

    Le règlement des conflits par d’autres armes que la violence, la sécurité des biens et des ressources par le travail des hommes et l’édiction de normes, c’est  le travail politique. Il réussit ou il échoue. Il réussit, et la richesse s’ensuit, dans des régimes qui valorisent la liberté par rapport à  la force plutôt que l’inverse. La démonstration a été faite par les sociétés, les pays, les hommes, mille fois : Si la Russie avait un régime comparable à ceux de l’Union européenne, serait-elle plus ou moins riche ? Il n’y a qu’à comparer les taux de croissance des anciens pays de l’est et le sien. La liberté n’est pas une donnée, c’est une construction, lente, indécise, comme le vote en Géorgie. 

    Les victimes de catastrophes ne dépendent pas que de la force du vent ou du fanatisme. Elles dépendent de la construction et de la force des lois.

    Lier les aides à l’état de droit ? 

    La Commission européenne et le Parlement européen ont décidé de soumettre l’octroi des fonds d’aide aux critères du respect de l’état de droit en Europe. Idée ancienne qui transparaissait déjà dans l’importance accordée aux questions de gouvernance dans la coopération internationale. Elle prendra de plus en plus d’importance. Evidemment, les régimes et les dirigeants préfèrent tous qu’il n’y ait aucun critère, qu’ils assimilent à un droit de regard. La Chine s’abstient de telle « ingérences », et beaucoup de dirigeants l’aiment aussi pour cela. Faut-il changer notre façon de voir ou au contraire, lier toute aide à la promotion de l’état de droit ?

    Les causes du mal et des catastrophes ne sont pas le manque de moyens. C’est l’incapacité à s’organiser, la mauvaise gouvernance, les mauvaises politiques. 

    On le sait très bien en Europe, puisqu’on s’apercevra bientôt que les ravages de l’épidémie de coronavirus sont dus à nos incapacités plutôt qu’à la violence du virus lui même. Saura-t-on identifier nos failles ? Le modèle chinois va-t-il dépasser le modèle occidental saisi par la peur ?  Apprendre, c’est ne pas oublier. Ni les morts de chez nous, ni ceux d’ailleurs, qui nous disent comment on pourrait mieux vivre en prévenant les catastrophes. Ne pas oublier les oubliés, rappel utile, égoïste.

    Editeur de lesfrancais.press. Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris. 

  • Joe le calmant

    Joe le calmant

    « Sleepy Joe », Biden, a vaincu.  Le monde se rassure. 

    Tout est fou dans ces élections qui ont vues s’opposer Bident et Trump. La campagne, sur fond de coronavirus, les insultes, les milliards dépensés, l’aveuglement des sondeurs, la partialité de la presse, le mépris partagé, la violence des partisans.  

    Interruption du discours du Président Trump par certains médias, MSNBC, CNN, ABC

    Et puis le dépouillement. Trump dénonce une fraude massive. Personne ne peut penser que le Président des Etats-Unis et le Parti républicain n’ont pas les moyens de trouver des preuves. S’ils en ont qu’ils les montrent. S’ils n’en ont pas, qu’ils se taisent. La fraude est une affaire trop sérieuse pour être traitée avec légèreté. Faut-il pour autant trouver normal que des chaines de télévision censurent Trump, parce qu’il ment ? Que n’ont-ils osé le faire avant ! Et pour combien d’autres ? A commencer par eux-mêmes. Un journaliste de CNN pleure de joie en annonçant la victoire de Biden, quelle confiance un électeur de Trump peut-il avoir en lui ?

    De quoi susciter l’ironie de Vladimir Poutine, « inquiet » sur le processus électoral, les sarcasmes de Khomeiny, la joie des Chavistes, l’indifférence affichée de la Chine : « Le ciel est bleu et les élections américaines ne sont intéressent pas. » feignent-ils. 

    Derrière les invectives, la passion

    Y a-t-il de quoi penser que le système démocratique est à bout de souffle, miné par le populisme, l’arrogance des élites, la désaffection de la classe moyenne ? Le record de participation électorale répond. Derrière les invectives, la passion de centaines de milliers de citoyens engagées pour compter dépouiller, contester, s’écharper.

    Bureau de vote aux USA – ©AFP

    Tous les excès ont été vus, ils ne peuvent apparaitre que dans une démocratie transparente. Cela ne veut pas dire qu’elle l’est toujours. Ce n’est pas parce que Trump est paranoïaque qu’il n’a pas d’ennemis. Ce n’est pas parce qu’il y a des complotistes maladifs qu’il n’y a jamais de complots (demandez à la famille Kennedy, qui s’y connait autant en matière de fraude que de complots). La seule chance de les voir apparaitre, c’est la transparence qu’offrent la concurrence des élections, l’équilibre des pouvoirs, un système judiciaire indépendant. 

    C’est comme pour la corruption : elle existe partout, elle n’est vraiment poursuivie que dans les régimes démocratiques. Ailleurs, c’est selon la proximité avec le pouvoir. Personne n’oserait mettre sa main à couper sur l’intégrité d’un Trump ou d’un Biden, ils sont tous les deux accusés de bien des choses.  Mais on peut risquer un dollar sur le fait que leurs turpitudes, si elles existent, peuvent être dénoncées, voire jugées.

    Un ultra modéré l’emporte 

    A la fin, le plus ancien dans le grade le plus élevé, un homme de 77 ans, marqué par un demi-siècle de vie politique, qui, jamais, ne s’est pris pour un génie, contrairement à Trump, l’ultra modéré Biden est choisi. Avec, tout de même, près de 3 millions de voix d’avance. Rien dans sa vie ne porte la marque de l’excès.

    Dans tous les pays du monde, les solutions passent par le vote. Même les dictateurs biélorusses et les autocrates turcs, sacrifient au rite. Ils peuvent se moquer, les tyranneaux de tous les pays, çà n’est évidemment pas chez eux qu’un président sortant ne maitriserait pas le vote par correspondance. 

    Les peuples ne sont pas dupes. En Biélorussie un vote truqué a conduit à la révolte. En Algérie, l’abstention au référendum ajoute un désaveu supplémentaire au système. En Côte d’Ivoire, la réélection à plus de 90% du président sortant mène à des émeutes. Partout le vote est une épreuve. 

    Partout le message transmis par l’élection américaine, avec tout son cirque, tous ses excès, c’est, pour reprendre les slogans de chaque camp : « on ne vole pas l’élection » ou « chaque vote compte ». Qu’en disent Poutine, Khomeiny, Xi Jinping, Maduro et tant d’autres esprits moqueurs ?

    Les commentateurs annoncent la guerre civile américaine. Tout est là : des milices armées, des émeutes, des partisans chauffés à blanc, un Président en place pour encore deux mois qui ne fait rien pour les calmer. 

    Il ne se passera rien.

    Le rejet de la méthode des conflits 

    L’Amérique a choisi «  Sleepy Joe » en toute connaissance de cause, pour calmer les choses, pour sortir de l’excitation permanente et des tweets incendiaires. Ce qui a été rejeté c’est aussi la recherche du conflit systématique, à l’intérieur comme à l’extérieur.

    Au niveau international, Joe Biden, qui a présidé la Commission des Affaires étrangers du Sénat pendant dix ans, ne changera sans doute pas les fondamentaux de la politique américaine : désengagement militaire progressif, opposition à la Chine, nouvelle alliance au Moyen Orient. Il le fera sans provocation. Il s’est parfois trompé dans le passé -qui ne s’est pas trompé ?- mais il sait où est le Mali par exemple, et ce qu’y fait la France (il en avait parlé avec Hollande). 

    Il renouera avec les Européens. En février 2019, à Munich, face à des Allemands inquiets de la distorsion du lien transatlantique il annonçait : « Ne vous inquiétez pas, nous serons de retour, nous serons là. » Il reviendra dans les Accords de Paris (une décision plus symbolique que pratique), qui veut dire que les Etats-Unis vont revenir dans le système multilatéral, avec leurs alliés, c’est-à-dire l’Europe. Ils en ont besoin face à la Chine. 

    Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour le monde. Lui aussi a besoin de calmants.

    Laurent Dominati

    Editeur de lesfrancais.press. Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris. 

  • Les mesures pour voyager en  France en tant que Français de l’étranger.

    Les mesures pour voyager en France en tant que Français de l’étranger.

    Le dispositif en matière de passage des frontières n’est pas modifié cependant des précisions ont été publié ce 7 novembre pour une application au 11 novembre 2020.  

    Pour ce qui est des frontières intérieures de l’espace européen: libre circulation pour les voyageurs. Pour ce qui est des frontières extérieures : aucune restriction pour les pays inscrits sur la liste dite « verte » européenne; frontières fermées pour les autres, sauf exemptions et dérogations déjà prévues (Français, conjoints de Français et leurs enfants notamment).

    Dans son allocution du 28 octobre, le Président de la République a annoncé que :

    « Nos frontières intérieures à l’espace européen demeureront ouvertes et, sauf exception, les frontières extérieures resteront fermées. Bien évidemment, les Français de l’étranger resteront libres de regagner le territoire. Dans les ports et les aéroports pour les déplacements internationaux, des tests rapides obligatoires seront déployés pour toutes les arrivées. Aucun voyageur ne doit pouvoir entrer sur le territoire européen sans qu’on soit certain qu’il n’est pas porteur du virus. »

    Emmanuel Macron


    Pour mettre en œuvre ce renforcement du dispositif de protection sanitaire contre la diffusion du virus en France de nouvelles règles seront applicables à partir du mercredi 11 novembre.

    Test obligatoire en provenance de 18 pays

     La liste des pays au départ desquels il est obligatoire pour tous les voyageurs de onze ans ou plus de présenter un résultat de test PCR négatif, réalisé moins de de 72 heures avant le départ pour la France comprend :

    Afrique du Sud,

    Algérie,

    Bahreïn,

    Chine,

    Emirats arabes unis,

    Equateur,

    Etats-Unis,

    Irak,

    Iran,

    Israël,

    Liban,

    Maroc,

    Panama,

    République démocratique du Congo,

    Turquie,

    Russie,

    Ukraine,

    Zimbabwe.  

    Pour ces pays, à titre exceptionnel et sur justificatif, les ambassades et consulats seront autorisés à délivrer des dérogations individuelles, sur le modèle de ce que réalisent nos consulats et notre ambassade aux Etats-Unis pour les personnes qui ne seraient pas en capacité d’être testées avant l’embarquement, afin qu’elles le soient à l’arrivée.

    Ce dispositif souhaité par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères permettra de s’assurer en particulier que nul Français résidant hors de France ne sera empêché de facto d’exercer son droit de revenir en France. Cette procédure devra cependant être réservée aux cas où il est véritablement impossible d’effectuer un test COVID dans le pays de résidence avec résultat en moins de 72 heures.  

    Test fortement recommandé pour tous les autres pays

    La liste des pays pour lesquels il est fortement recommandé, si les voyageurs le peuvent localement, de réaliser un test virologique, moins de 72 heures avant leur vol sera la suivante : le reste du monde.

    La non-présentation, à l’arrivée en France en provenance d’un pays où ils est fortement recommandé de se faire tester avant le départ, d’un résultat négatif de moins de 72h implique d’être dirigé à l’aéroport vers un poste de contrôle sanitaire permettant la réalisation d’un test antigénique.

    Aucune restriction pour les voyageurs de l’UE et des pays dit « verts »

     Aucune restriction liée à la COVID-19 à l’entrée n’est applicable pour les personnes voyageant à destination de la France depuis les pays de l’espace européen et depuis les 7 pays de la « liste verte » européenne déjà mentionnée. Cette liste correspond aux pays pour lesquels le Conseil de l’Union européenne recommande aux Etats membres de lever progressivement la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’Union européenne)  

    Transit et Outre mer

    S’agissant des voyageurs ayant transité par un pays tiers avant leur arrivée en France, à ce stade, la règle applicable au pays d’origine est maintenue.  

    En outre, les représentants de l’Etat en Outre-mer pourront prescrire des mesures de mise en quarantaine, de placement ou de maintien en isolement pour les personnes arrivant de France métropolitaine et ses pays de l’espace européen et entrant dans l’une des collectivités ultramarines.

    Tous les déplacements vers les collectivités d’outre-mer (de métropole ou de l’étranger) supposent déjà un test PCR négatif effectué moins de 72 heures avant le départ, ou, à défaut, un test antigénique : ceci ne changera pas.  

  • La Chine, responsable peut-être, victorieuse certainement

    La Chine, responsable peut-être, victorieuse certainement

    La Chine, à l’origine a priori, de l’actuelle épidémie de covid-19, sort économiquement renforcée de la crise sanitaire d’autant plus que l’Europe et les États-Unis peinent à la surmonter. 

    Cette situation renforce la tentation nationaliste du pouvoir chinois qui vante les qualités du modèle de développement de leur pays. Cette situation pourrait aboutir à un durcissement des relations avec les pays occidentaux. Depuis la fin du printemps, la Chine a réussi à quasiment faire disparaître le virus. Certains doutes subsistent sur la fiabilité des statistiques chinoises. Néanmoins à Wuhan, l’épicentre qui accueille un grand nombre de ressortissants étrangers, la vie semble reprendre un cours normal. 

    Pas de deuxième vague

    Pour endiguer l’épidémie, les autorités ont imposé des confinements locaux stricts en interdisant tout déplacement. Le ravitaillement de la population était effectué par l’armée. Les autorités ont isolé, parfois manu-militari, les personnes contaminées. Elles ont aussi décidé de procéder à des désinfections de l’ensemble des villes contaminées. 

    Par ailleurs, les entrées sur le territoire chinois ont été depuis le printemps limitées et surveillées. A la différence de l’Europe et des États-Unis, la Chine n’a pas (encore) connu de deuxième vague, ni une large diffusion sur l’ensemble du pays. 

    Début le début du mois de novembre, le nombre de nouveaux cas est de 100 000 par jour aux États-Unis, de plus de 120 000 en Europe et de 30 en Chine. 

    Le PIB de la Chine a diminué de 10 % au premier trimestre avant d’augmenter de 11,7 % au deuxième. La croissance du troisième est plus modeste, +2 %. Malgré tout, ce pays sera un des seuls à pouvoir afficher une croissance en 2020, entre 1 et 2 points, quand toutes les grandes économies enregistreront un net recul de leur PIB. De fait, la Chine a déjà compensé l’ensemble des pertes subies durant le premier trimestre.

    Rebond chinois 

    La disparition de la pandémie, et donc de la plupart des contraintes sanitaires, permettent à la Chine d’avoir une performance économique nettement supérieure à celle des États-Unis et de la zone euro. L’écart de croissance sur un an sera de dix points avec les États-Unis et de 12 avec la zone euro. L’effacement de la crise n’interviendra au mieux pour les premiers qu’en 2021 et en 2022, voire 2023 pour la seconde. Les écarts se creusent pour toutes les composantes de la demande à savoir la consommation, les exportations, et l’investissement.

    Les investissements chinois à l’étranger vont s’accroitre

    La crise devrait renforcer les positions des entreprises chinoises qui pourront compter sur le soutien de leur gouvernement. Les investissements chinois à l’étranger devraient s’accroître, les États occidentaux seront demandeurs de capitaux pour sauver des emplois et améliorer la compétitivité de leur économie. 

    L’influence de la Chine au sein des pays émergents pourrait également augmenter en termes relatifs au regard du recul de celle des occidentaux qui doivent subir une crise centennale. 

    Les Chinois pourraient durcir leurs positions au niveau international en ce qui concerne l’accès aux terres rares nécessaires pour la fabrication des batteries des véhicules électriques. De même, ils pourraient être moins conciliants sur les mesures prises par les gouvernements européens et américain à l’encontre de leurs entreprises de haute technologie comme Huawei.

  • Coronavirus : « explosion » des cas en Europe

    Coronavirus : « explosion » des cas en Europe

    Reconfinements jeudi en Angleterre et samedi en Grèce, couvre-feux en Italie et à Chypre : l’Organisation mondiale de la santé s’inquiète d’une « explosion » des cas de Covid-19 en Europe, dont l’économie est plombée par la pandémie.

    L’Europe est l’épicentre de l’épidémie ces dernières semaines : la région où le nouveau coronavirus se propage le plus vite, et celle qui, depuis jeudi, recense le plus de contaminations. Selon un comptage de l’Agence France-Presse (AFP), plus de 11,6 millions de cas, dont la moitié répartis entre la Russie, la France, l’Espagne et le Royaume-Uni, et près de 294 000 morts.

    « Nous observons une explosion » des contagions, avec « seulement quelques jours pour un million de cas supplémentaires » en Europe, et « nous voyons aussi petit à petit la mortalité augmenter »

    Hans Kluge, directeur Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Selon l’OMS« avec le port généralisé du masque et un contrôle strict des rassemblements, nous pouvons sauver plus de 261 000 vies d’ici février en Europe », mais « le statu quo n’est pas une option ».

    Toutefois, « il n’y a pas de raison de dire que les écoles sont un des vecteurs principaux de la transmission », a assuré M. Kluge, appelant à les garder « ouvertes jusqu’au bout du bout, parce que nous ne pouvons pas nous permettre une génération perdue du Covid-19 ».

    Cette seconde vague de la pandémie « anéantit nos espoirs d’un rebond rapide » de l’économie de la zone euro, dont le PIB devrait chuter de 7,8% en 2020 et la dette publique dépasser les 100%, a déclaré jeudi Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne.

    L’Hexagone particulièrement impacté

    En France, qui est avec 1,6 million de personnes infectées « le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre de cas » selon le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, 58 000 nouvelles contaminations ont été détectées au cours des dernières 24 heures. La deuxième vague « est brutale et se propage rapidement », a-t-il dit. La maire de Paris a décrété la fermeture de « certains débits de boissons », épiceries et lieux de restauration à emporter.

    Après l’Irlande et la France, l’heure du reconfinement a sonné jeudi pour l’Angleterre et ses 56 millions d’habitants, au moins jusqu’au 2 décembre. Les commerces non essentiels devront fermer, les restaurants, pubs et cafés ne pourront proposer que livraisons ou vente à emporter, mais les écoles resteront ouvertes. Le Royaume-Uni est le pays le plus endeuillé d’Europe par le virus (près de 48 000 morts).

    Deuxième vague de reconfinements

    Confrontée à un risque de saturation de ses hôpitaux, la Grèce se reconfinera également samedi. « Une décision difficile », mais « les mesures doivent être prises pour trois semaines pour vaincre la deuxième vague« , a déclaré jeudi le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

    Seuls les commerces essentiels resteront ouverts. Pour sortir, les Grecs devront attendre le feu vert des autorités par SMS. Les écoles maternelles et primaires resteront ouvertes, le reste passant en enseignement à distance.

    En Italie, un couvre-feu entrera en vigueur vendredi. Il sera interdit de circuler entre 22 h et 05 h du matin jusqu’au 3 décembre.

    Les lycées seront fermés, et les centres commerciaux clos le week-end. Des mesures plus ou moins restrictives seront appliquées selon la gravité locale de l’épidémie.

    Le Portugal, où 70% de la population est déjà soumise depuis mercredi à un confinement allégé, passera en état d’urgence sanitaire à partir de lundi prochain pour au moins deux semaines.

    Forte mortalité aux USA

    Au niveau mondial, près de 9 000 décès et plus de 550 000 nouvelles contaminations ont été recensés mercredi, selon un comptage de l’AFP basé sur des données officielles. Les pays ayant enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis (1 112 morts), l’Inde (704) et le Mexique (635). À l’échelle mondiale, la pandémie a contaminé plus de 48 millions de personnes et fait plus de 1,2 million de morts, les États-Unis en recensant le plus (233 734). Le pays a aussi enregistré mercredi un record quotidien de 99.660 cas.

    Face à ce fléau qui ne faiblit pas, l’ONU a annoncé jeudi la tenue d’un sommet extraordinaire les 3 et 4 décembre à New York (Etats-Unis) pour renforcer la coordination internationale.

    La pandémie s’étend au nord de l’Europe

    La Norvège, où la situation sanitaire est pourtant beaucoup plus favorable que dans le reste de l’Europe, a annoncé jeudi un nouveau tour de vis : restriction des rassemblements dans l’espace public, fermeture des bars à minuit… « Restez le plus possible à la maison », a déclaré la Première ministre Erna Solberg.

    La Suède voisine a franchi jeudi le cap des 6 000 morts (pour 10 millions d’habitants) du Covid-19. Contrairement au reste de l’Europe, la Suède a mené une stratégie sans confinement et quasiment sans mesures coercitives, mais elle connaît également une flambée record de contaminations actuellement.

    Au Danemark, le gouvernement a invité 280 000 habitants du nord-ouest du pays vivant à côté d’élevages de visons à rester dans leur commune afin d’empêcher de nouveaux cas chez l’homme d’une mutation du virus provenant des animaux.

    Un article de notre patenaire

  • Et si vous nous disiez toute la vérité : entretien exclusif avec Laurent Gbagbo

    Et si vous nous disiez toute la vérité : entretien exclusif avec Laurent Gbagbo

    Laurent Gbagbo, acquitté depuis le 15 janvier 2019 est en attente en Belgique de son passeport pour rentrer en Côte d’Ivoire (Afrique).

    Cela faisait neuf ans que l’ancien président ivoirien ne s’était pas exprimé publiquement à la télévision.

    Un entretien exclusif accordé à TV5MONDE.

    Regardez le podcast vidéo

    https://www.youtube.com/watch?v=BcgBYfmySaQ
  • Biden, désormais Président élu !

    Biden, désormais Président élu !

    Après trois jours de suspense et de rebondissements, Joe Biden a passé ce samedi la barre des 270 élus nécessaires pour accéder à la Maison Blanche. Le démocrate devient le 46e président des États-Unis.

    La future vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, a publié une vidéo sur son compte Twitter dans laquelle elle félicite Joe Biden pour sa victoire et exulte. « Nous l’avons fait », dit-elle avec le sourire.

    Des manifestations de joie

    Depuis les projections sur la Pennsylvanie, des foules affluent vers la Maison Blanche pour fêter la victoire de Joe Biden. Dans les rues de la capitale américaine, dont les électeurs ont massivement voté pour le candidat démocrate, les klaxons et les cris de joie se multiplient.

    Dans un tweet, Joe Biden se dit « honoré » d’avoir été choisi par le peuple américain pour diriger ce « grand pays ».

    Mais quelques minutes après la projection de la victoire de son adversaire, Donald Trump accusait Joe Biden de se « précipiter pour se présenter faussement » en vainqueur. Une heure avant, le président sortant affirmait, encore, sur Twitter avoir gagné l’élection, « et de loin ». 

    Prochaine étape le 14 décembre

    Cette course à la Maison-Blanche aura été singulière à plus d’un titre : une participation historique des Américains (aux alentours de 67 %), du jamais vu depuis 1900, mais aussi la lenteur du délai nécessaire pour avoir le nom du nouveau président. Pour la première fois depuis 2000, les électeurs ne connaissaient pas le nom de leur prochain chef d’Etat au lendemain du scrutin.

    Le président-élu prêtera serment lors de son inauguration, le 20 janvier 2021. Avant cela, les grands électeurs se réuniront dans leurs Etats respectifs pour entériner les résultats du vote populaire le 14 décembre. Les grands électeurs ne sont toutefois pas toujours fidèles au vote des électeurs et peuvent choisir de donner leur voix à un autre candidat.

  • Jean-Baptiste Lemoyne : « le droit fondamental des Français de l’étranger à rentrer en France »

    Jean-Baptiste Lemoyne : « le droit fondamental des Français de l’étranger à rentrer en France »

    Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat des Français hors de France, a publié ce jeudi 05 novembre un message à destination des expatriés.

    Il évoque la crise sanitaire, les mesures aux frontières pour mieux rappeler le droit fondamental des Français de l’Etranger à rentrer en France (cf la vidéo ci-dessous). Il reprend ainsi le message du Président de la République. Emmanuel Macron avait, en effet, dès le 28 octobre, tenu à rassurer les Français de l’Etranger sur leurs accès au territoire national.

    Un plan de soutien salué mais peu déployé

    Le Secrétaire d’Etat a aussi listé les actions liées au Plan de soutien aux expatriés mis en place ce printemps. Evoquant un budget de 220 Millions d’euros attribués à l’éducation, la santé, les aides sociales, Jean-Baptiste Lemoyne oublie les nombreux problèmes rencontrés quant à la distribution de ces fonds. Certaines institutions et les établissements scolaires, experts dans le montage de dossiers, ont pu répondre aux exigences administratives. Alors que les particuliers ou les associations ont rarement passé le cap.

    Moins de 10 000 foyers français dans le monde ont pu bénéficier du fameux Plan de soutien. Tandis que plus du tiers des Instituts français et des Alliances françaises sont menacés de fermetures définitives. Enfin, le budget non dépensé cette année pourrait ne pas être reporté sur l’année 2021.

    Les menaces sécuritaires

    Evoquant les menaces adressées à la France et aux Français par certains pays musulmans et relayés dans le monde, le Secrétaire d’Etat a appelé tous les Français où qu’ils soient à la plus grande vigilance.

    Pour connaitre la situation dans son pays, Jean-Baptiste Lemoyne rappelle que des comités de sécurité, réunissant les ambassadeurs, l’administration consulaire et les élus locaux des Français expatriés, ont émis des recommandations (disponibles, normalement, sur le site de votre consulat).

    Le rôle de l’éducation française à l’étranger

    Dans son allocution, le Ministre a rendu hommage à Samuel Paty et à la profession de professeur. Le rôle de l’AEFE, de l’éducation française à l’étrangèr, est, faut-il le rappeler, de transmettre des savoirs mais aussi des valeurs, celles de la République.

    Jean-Baptiste Lemoyne finit son tour d’horizon de la situation des expatriés en faisant un bilan positif de cette rentrée scolaire. Seuls, 50 établissements, ont du re-basculer en distanciel. Les effectifs globaux ont moins diminué que les prévisions l’annonçaient.

    Enfin, il conclut son allocution par un message de solidarité et d’unité des Français.

    Dans un contexte sanitaire et sécuritaire qui impose toujours plus de vigilance, la France se tient à vos côtés. Unis et solidaires nous avons été, nous sommes et nous resterons ! #FDE ??

    Jean-Baptiste Lemoyne sur Facebook le 05 novembre 2020

    Regardez le message vidéo de Jean Baptiste Lemoyne

    Jean-Baptiste Lemoyne – Allocution du 05 novembre 2020
  • Santé, la mise en cause d’un système failli

    Santé, la mise en cause d’un système failli

    La crise financière de 2008 a révélé que l’Occident, en premier lieu les États-Unis, avait failli. Sur un tout autre terrain, celui de la santé, l’épidémie de covid-19 semble aboutir au même résultat. 

    Depuis plus de sept mois, les pays dits avancés apparaissent désarmés pour coordonner la réponse médicale et dégager des moyens suffisants tant humains que monétaires pour accroître le nombre de lits équipés. A défaut d’avoir perdu la guerre face à l’épidémie, force est de reconnaître que ces pays, dont la France, ont perdu une ou plusieurs batailles.

    Les failles apparaissent au grand jour 

    Malgré des dépenses de santé qui représentent 12 % du PIB, le système français peine à réagir de manière rationnelle. Sa complexité, son manque d’agilité, son caractère suradministré génèrent des pénuries et des goulets d’étranglement. Les difficultés chroniques à coordonner les différents acteurs, hôpitaux, cliniques, médecine de ville, industrie pharmaceutique, assurance maladie et complémentaires santé, apparaissent aujourd’hui au grand jour. L’épuisement des stocks de vaccins antigrippes en quelques jours qui fait suite à celui des masques, et des produits d’anesthésie, traduit son incapacité non seulement à anticiper mais à s’adapter à une nouvelle donne. 

    Depuis des années, les gouvernements quel que soit leur obédience ont masqué les coûts en faussant les règles de tarification. Le système administré des prix est déconnecté de la réalité, obligeant les pouvoirs publics à multiplier les rustines, rustines qui prennent la forme d’aides directes aux médecins en vue de compléter leurs faibles honoraires, de déficits croissants pour les hôpitaux et de transferts de la sécurité sociale au détriment des complémentaires.

    Soviétisation du système 

    La disparition de toute échelle de valeur entraîne une déresponsabilisation de tous les acteurs avec à la clef une « soviétisation » du système de santé mettant à mal plusieurs de ses fondements que sont l’égal accès aux soins, la liberté d’installation, la liberté de prescription et le libre choix du médecin. 

    Comment expliquer qu’en France, certains médicaments essentiels, notamment dans le traitement du cancer, ne soient plus disponibles ? La faute viendrait, en partie, de prix trop faibles fixés par le Ministère de la Santé, prix qui inciteraient les laboratoires à vendre ces médicaments dans des pays où la tarification serait moins contraignante. Comment expliquer qu’en France les délais de construction d’un hôpital atteignent près de dix ans ? Comment expliquer qu’un Gouvernement puisse changer, de manière rétroactive, l’équilibre des contrats des complémentaires de santé qui logiquement sont des contrats de droit privé ?

    Des mondes parallèles  

    Depuis trente ans, l’étatisation plus que rampante du système de santé a prévalu en lieu et place d’une refonte de son organisation. Des mondes parallèles se sont transformés en citadelles, les hôpitaux face aux cliniques, la médecine de ville face aux professionnels des hôpitaux, les administratifs face aux médecins, la sécurité sociale face aux assureurs. 

    En 2002, le Ministre de la Santé, Jean-François Mattei se plaignait du fait que l’arborescence de l’ensemble du système de santé français ne tenait pas sur sa grande table de réunion. Vingt ans plus tard, le même constat pourrait être tenu. Devant cette montagne de blocages, la seule réponse apportée jusqu’à maintenant consiste à injecter quelques milliards d’euros par ci, par là. Ces milliards peuvent peut-être éteindre quelques départs de feu, mais ils ne viendront pas à bout de l’incendie.