La barre des 20 000 décès a été franchie en Belgique. « La complexité institutionnelle ne facilite pas la gestion de la crise », explique Rachel Crivellaro, journaliste à la RTBF.
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Les aides Covid-19 dédiées aux expatriés prolongées pour 6 mois !
C’est le soulagement, alors que certains imaginaient que les crédits non consommés en 2020 ne seraient pas réaffectés au budget de la nouvelle année, le Ministère des affaires étrangères et européennes a annoncé la prolongation des aides liées à la Covid-19 (Secours Occasionnel de Solidarité – SOS) pour le premier semestre 2021.
Un dispositif controversé
Le 30 avril dernier le gouvernement annonçait la mise en place d’un dispositif de soutien aux Français de l’Etranger. Sur les 240 millions débloqués par le parlement à destination des institutions et organes français à l’étranger, 50 millions devaient être distribués à nos compatriotes. dont la situation s’est particulièrement dégradée avec la pandémie.
Par ailleurs, les assouplissements dont ont fait l’objet les règles d’attribution du « secours occasionnel de solidarité », en 2020, restent en vigueur pour permettre au plus grand nombre de ressortissants français établis à l’étranger, durement affectés par la crise économique, d’en bénéficier.
Une clarification du processus d’attribution
En effet, les conditions d’attribution avait été assouplies comme nous l’indiquions dans notre article du 22 juillet . En plus des critères classiques liés au revenu, au patrimoine, les Consulats demandaient la démonstration que la famille et amis, en France, ne pouvaient pas venir au secours de l’expatrié… Suite aux remontées des élus consulaires et aux pressions des parlementaires, le gouvernement a donc exclu, en juillet, ce critère tout en mensualisant l’aide qui était à l’origine prévue comme ponctuelle.
L’aide sociale pour les Français résidant à l’étranger est dispensée par les comités consulaires pour la protection et l’action sociale (C.C.P.A.S.) créés dès 1984 auprès de chaque poste consulaire et dont la présidence est assurée actuellement par le chef de poste. La réforme institutionnelle prévoit que le prochain Président sera élu parmi les conseillers des Français de l’Etranger dès que les élections auront eu lieu. Ces comités consulaires sont particulièrement sollicités en cette période de pandémie mondiale.
Mais qui peut demander le « secours occasionnel de solidarité » ?
Tout Français résidant à l’étranger inscrits au registre des Français établis hors de France dont la perte de revenus en raison de la crise du coronavirus (perte qu’ils sont en capacité de justifier) l’a mis en situation de précarité.
Quelles sont les règles d’attribution du SOS ?
le SOS peut être versé jusqu’à 6 fois au cours de la première moitié de 2021
Le demandeur peut, désormais, bénéficier d’un secours occasionnel de solidarité même s’il bénéficie déjà d’aides publiques locales, d’aides associatives ou d’aides familiales et amicales. l’allocation est versée mensuellement.
Quel est le montant du secours occasionnel de solidarité?
La somme varie en fonction du pays. Le montant mensuel est publié sur le site du consulat dont vous dépendez.
Quand, où et comment postuler ?
Chaque demande de secours occasionnel de solidarité est à adresser aux services consulaires de votre circonscription.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de votre consulat ou des services consulaires de votre ambassade : Annuaires des ambassades et consulats français à l’étranger
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MyFrenchFilmFestival 11e édition : la sélection
Comme toutes les plateformes de streaming, l’année 2020, marquée par le confinement planétaire, fût un grand cru ! Avec plus de 12 millions visionnages d’oeuvres sur MyFrenchFilmFestival, l’année dernière, la plateforme d’Unifrance a enregistré une croissance de près de 100%.
Une offre cinéma mondiale
Il faut admettre que les services de l’agence de promotion du Cinéma français ont rempli la mission. En effet, en plus des traditionnels opérateurs nationaux par câbles, par satellite ou par box, MyFrenchFilmFestival est aussi disponible sur Apple TV, Amazon Prime ou encore Google Play. En tout c’est 200 territoires qui ont accès aux films de la plateforme française.
Pour promouvoir, l’art cinématographique à la « française » et les oeuvres d’indépendants, qui se font la part belle de la programmation de MyFrenchFilmFestival, Unifrance organise un festival en ligne.
Daniela Elstner, directrice générale d’UniFrance, et Serge Toubiana, président, ont dévoilé, mardi 05 janvier 2021, depuis Paris la sélection complète et les jurés de cette 11e édition.
Les films seront disponibles dès le 15 janvier sur la plateforme MyFrenchFilmFestival.com et sur plus de soixante plateformes partenaires à travers le monde. Les courts-métrages y seront proposés gratuitement pour le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € (ou 7,99 € le pack). Les courts et longs y seront disponibles gratuitement depuis l’Afrique, l’Amérique latine, la Corée du Sud, l’Asie du Sud-Est, la Pologne, la Roumanie et la Russie/CEI.
Un jury international de qualité
Pour tout festival, il faut un jury. Unifrance a annoncé celui de cette onzième édition.

Monia Chokri: Actrice, scénariste et réalisatrice canadienne, Monia Chokri fait ses débuts au cinéma en 2007 pour Denys Arcand. Elle tourne ensuite chez Xavier Dolan, Claire Simon, Morgan Simon et Katell Quillévéré. Son premier long-métrage, La Femme de mon frère, remporte le Coup de cœur du Jury Un Certain Regard à Cannes 2019.

Franco Lolli : Réalisateur, scénariste et producteur colombien, Franco Lolli présente son premier long-métrage Gente de bien à la Semaine de la Critique de Cannes en 2014. Quatre ans plus tard, son deuxième long-métrage Litigante (sorti en France sous le titre Une mère incroyable), fait l’ouverture de la 58e Semaine de la Critique.

Mounia Meddour : Réalisatrice franco-algérienne, Mounia Meddour réalise plusieurs documentaires avant d’écrire son premier long-métrage de fiction, Papicha. Ode à la liberté et à la résistance des femmes en Algérie pendant la décennie noire, le film est présenté à Un Certain Regard en 2019.

Gianfranco Rosi : Documentariste italien, Gianfranco Rosi reçoit l’Ours d’or au Festival de Berlin en 2016 pour Fuocoammare, également nommé aux Oscars dans la catégorie « Meilleur documentaire ». Son dernier film Nocturne, présenté à Venise en 2020, représentera l’Italie aux Oscars en 2021 dans la catégorie « Meilleur film international ».

Rosalie Varda : Créatrice de costumes pour le cinéma, le théâtre, et l’opéra, Rosalie Varda dirige depuis 2008 Ciné Tamaris, qui distribue les films d’Agnès Varda et Jacques Demy, tout en assurant la direction artistique d’expositions et de livres. Elle a produit Visages, villages d’Agnès Varda et JR (nommé aux César et Oscars) et le dernier film d’Agnès Varda, Varda par Agnès, présenté à Berlin en 2019.
Un second jury dédié à la Presse
Le jury de professionnels du Cinéma sera secondé par un deuxième cénacle qui remettra un prix spécial dédié à l »oeil » de la Presse internationale.
- Susanne Burg, Allemagne : journaliste pour le Deutschlandfunk Kultur
- Robbie Eksiel, Grèce : journaliste et critique de films pour www.flix.gr
- Zouhour Harbaoui, Tunisie
- Katie Parker, Nouvelle-Zélande : journaliste freelance
- Daria Porycka, Pologne : journaliste pour la Polish Press Agency
- Clarence Tsui, Hong Kong : directeur de la Broadway Cinematheque à Hong Kong et journaliste freelance
- Veronika K. Zajdela, Slovénie : journaliste pour la RTV SLO « Radio-télévision de Slovénie »
33 films pour 8 catégories
La sélection 2021 s’organise autour de 8 thématiques représentatives de la diversité et de la vitalité du cinéma francophone.
Forever Young, parcours initiatiques sur la jeunesse et le passage de l’adolescence à l’âge adulte :
- Adolescentes de Sébastien Lifshitz
- Tu mérites un amour de Hafsia Herzi
- Entracte d’Anthony Lemaitre
- Un adieu de Mathilde Profit
Crazy Loving Families : Des notes d’humour, de tendresse et des situations familiales compliquées :
- Énorme de Sophie Letourneur
- Felicità de Bruno Merle
- Just Kids de Christophe Blanc
- Famille nucléaire de Faustine Crespy (film belge en partenariat avec Wallonie-Bruxelles Images (WBI))
- Sole Mio de Maxime Roy
True Heroines : Au travers de portraits bouleversants, explosifs et singuliers, cette section célèbre des figures de femmes et de jeunes filles, seules maîtresses de leurs destins :
- Camille de Boris Lojkine
- Kuessipan de Myriam Verreault (film canadien, en partenariat avec Telefilm Canada)
- Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich (film belge en partenariat avec Wallonie-Bruxelles Images (WBI))
- Filles bleues, peur blanche de Marie Jacotey et Lola Halifa-Legrand
- Motus d’Élodie Wallace
French Ghost Stories propose un tour d’horizon de plusieurs histoires de fantômes « à la française » :
- Orphée de Jean Cocteau
- Vif-argent de Stéphane Batut
- Empty Places de Geoffroy de Crécy
- La Vie des morts d’Arnaud Desplechin
On the Road évoque les migrations de femmes et d’hommes au cinéma, fuyant des conflits internationaux :
- Les Héros ne meurent jamais de Aude Léa Rapin
- Josep de Aurel
- Clebs de Halima Ouardiri (film canadien, en partenariat avec Telefilm Canada)
Avec Love Is Love, découvrez un documentaire et trois courts métrages qui questionnent l’amour sous toutes ses coutures :
- Madame de Stéphane Riethauser
- Beauty Boys de Florent Gouëlou
- Friend of a Friend de Zachary Zezima
- Miss Chazelles de Thomas Vernay
Avec Kids Corner, vous pourrez partager votre amour du cinéma français avec les plus jeunes de vos proches grâce à un programme de courts d’animation jeunesse sans paroles :
- Le Monde de Dalia de Javier Navarro Avilés
- Le Spectacle de maternelle de Loïc Bruyère
- Maestro de Illogic
- o28 de Otalia Caussé, Geoffroy Collin, Louise Grardel, Antoine Marchand, Robin Merle et Fabien Meyran
- Un lynx dans la ville de Nina Bisiarina
VR Experience vous invite à découvrir les nouvelles formes d’images, écritures et expérimentations du cinéma français :
Maintenant il n’y a plus qu’à patienter. En attendant, découvrez la bande-annonce officielle du festival
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Joachim Son-Forget, le député des Français de Suisse, suspendu de Twitter
Le député Joachim Son-Forget se fait passer pour Donald Trump sur Twitter, son compte est suspendu depuis ce Samedi 09 Janvier 2021.
Le député Français Joachim Son-Forget se fait suspendre par Twitter après avoir modifié son nom en le remplaçant par celui de Donald Trump pour dénoncer la censure. Une initiative intervenue quelques heures après la suppression du compte du président américain, banni définitivement du réseau social Twitter.
Une blague qui n’est pas passée.
Connu pour ses nombreux dérapages sur les réseaux sociaux, Joachim Son-Forget a jugé bon de se joindre au débat qui agite les Etats-Unis depuis trois jours, en usurpant l’identité de Donald Trump à des fins humoristiques. Ce n’est pas la première fois que Joachim Son-Forget s’amuse à usurper l’identité d’un président. En avril dernier, il s’était fait passer pour Emmanuel Macron, avant de plaider un piratage.
Les internautes ont, d’ailleurs, rapidement remarqué que le compte du député français avait été suspendu. Définitivement ? Telle est la question ?
Le Sériel-Twitter, habitué des buzz
Depuis le premier confinement, le député de la circonscription des Français de Suisse et du Liechstenstein, médecin radiologue et neuroscientifique de formation, s’est pris de passion pour le professeur Didier Raoult, hérault de la chloroquine aux positions aussi tranchées que contestées, qu’il défend mordicus sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à se brouiller publiquement avec un autre médecin iconoclaste et accro à Twitter, l’urologue belge Laurent Alexandre.

Mise en scène douteuse du député des Français résidents de Suisse Mi-février 2020, quelques semaines avant que la France ne bascule dans la crise épidémique, Joachim Son-Forget s’était, déjà, illustré en étant l’un des premiers à diffuser, sur Twitter, un lien vers les vidéos compromettantes du candidat aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux, mises en ligne par Piotr Pavlenski, accompagnées de ce texte :
« J’espère que ces vidéos sexuelles affligeantes (…)seront démenties par l’intéressé et son équipe, car une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris. »
Joachim Son-Forget sur TwitterIl jurait alors que son message était « un mot de soutien », mal compris, qu’il pensait cette vidéo largement connue…Une outrance de plus dans la carrière d’un récidiviste du genre. Une spécialité qui lui a valu d’être tancé par La République en marche (LRM), son parti d’élection, qu’il avait choisi de quitter dès fin 2018. Les électeurs de sa circonscription pourront, eux, donner leur avis sur ses blagues dans 18 mois.
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Un guide pour un Luxembourg pas cher !
Inattendu et rafraichissant, l’ouvrage de Pascale Zaourou donne une autre vision du Grand-Duché, surement un peu plus réaliste que les caricatures souvent présentes chez les Français, expatriés ou non !

Pascale Zaourou Lesfrancais.press : Pouvez-vous nous raconter votre parcours, riches d’engagement, qui vous a amené à penser ce guide ?
Pascale Zaourou : Je vis au Grand-duché depuis maintenant 12 ans. Je suis engagée dans la société civile et politiquement. En effet je suis membre active de deux associations.
L’association Finkape un réseau d’afro-descendants dont l’objectif est de soutenir, de valoriser, la présence des personnes d’origine africaine et de leurs descendants au Grand-duché du Luxembourg. J’occupe le secrétariat de la Mieterschutz Lu/ Défense des locataires LU A.s.b.l. Nous agissons sur plusieurs volets D’une part, la protection, à l’information des locataires au Luxembourg. D’autre part nous interpellons régulièrement les pouvoirs publics sur la question du logement. Mon engagement politique se traduit par ma Vice-présidence du SPIC, Socialistes pour l’Intégration et la Citoyenneté qui est un Groupe de Travail du LSAP (Parti socialiste Luxembourgeois).
De part ces engagements et mon rôle de mère célibataire, je côtoie une autre facette de ce pays. Ce Luxembourg solidaire, ouvert, riche de ses initiatives associatives et d’une volonté de réduire les inégalités.
Lesfrancais.press : Fut il facile de trouver un éditeur ?
Pascale Zaourou : Non, j’ai approché des acteurs institutionnels publiques mais malheureusement les choses n’ont pas pu se faire. Finalement j’ai publié le guide à compte d’auteurs.
Des petits budgets au Luxembourg ?
Lesfrancais.press : Concrètement, que proposez-vous aux luxembourgeois, aux expatriés ou aux touristes dans votre livre ?
Pascale Zaourou : Comme nous avons l’habitude de dire,
- Aux résidents luxembourgeois : Je propose une explication détaillée de certaines aides étatiques. Parce que mon enquête m’a permis de voir que très souvent les personnes ignorent tous les champs d’utilisation de ces mesures d’Etat.
J’informe sur les établissements accessibles avec un petit budget. L’alimentation bio pas cher par exemple, des restaurants pour les petits porte-monnaies, l’ameublement, enfin un quotidien accessible pour tous.
Je mets en lumière les initiatives associatives. C’est le cas de Life asbl avec son projet Life WG. A travers ce projet cette association propose de la sous-location et colocation pour un public qui ne peut ni être propriétaire, ni être locataire ! Le propriétaire d’un bien immobilier qui loue son bien à Life œuvre à résoudre le problème de l’accès au logement abordable. Un problème qui est de loin le talon d’Achille du Grand-duché.
- Aux expatriés, j’ai déjà envie de leur dire : « Ce pays offre un cadre idéal pour la vie de famille ». D’où le fait de leur mettre à disposition des informations et un parcours d’expérience en un seul endroit, le guide. Des conseils sur les lieux à choisir pour s’installer, les possibilités de garde et la richesse de la vie culturelle luxembourgeoise, des précisions sur des mesures d’Etat destinées à toutes les familles. La qualité de vie, la propreté, un environnement sain et des espaces magnifiques, des endroits méconnus.
J’en arrive aux touristes justement.
D’abord ils auront la chance de découvrir un pays propre, des habitants chaleureux, très accueillants. Le fameux « Moein » qui signifie « bonjour » on se le dit encore dans les rues. Le guide fait part de tous les endroits à voir, des activités possibles. Il faut savoir que le transport est gratuit au Luxembourg un poste important pour établir un budget vacances. Avec le guide pour compagnon, le touriste à l’assurance de pouvoir profiter de belles vacances. Les espaces de jeux, des musées très peu connu qui feraient le bonheur de petits et grands. Pour les loisirs il y en a pour tous les goûts. Les passionnés de motos, de vélo trouveront des pistes sensationnelles, les passionnés de voitures anciennes aussi. Les touristes pour qui vacances riment avec plages seront aussi servis avec la quantité de plages du pays. Aussi surprenant que cela puisse être, les plages construites aux abords de lacs artificiels sont fabuleuses.

ONT_210_breit Lesfrancais.press : Avez-vous déjà eu des retours des lecteurs ou des établissements mentionnés ?
Pascale Zaourou : Les retours sont satisfaisants ! vous savez lorsque des responsables associatifs commande pour leurs bénéficiaires, ou encore lorsqu’ une lectrice vous écrit : « votre guide est apetissant et « apprentif » (comprenons instructifs) », ou encore que « ce guide est formidable », alors c’est que le guide atteint son objectif.
Les établissements mentionnés sont reconnaissants. Je suis ravie d’entendre que ma description de leur établissement est fidèle à leur vision. Pour un guide écrit sans apport publicitaires, cela signifie que l’authenticité a du sens.
On m’a communiqué de nouveaux bons plans, de nouveaux établissements pour les faire connaître.
Alors oui, finalement c’est la preuve qu’ensemble nous allons pouvoir agrandir cette facette du Grand-duché, le Luxembourg pas cher.
Lesfrancais.press : A quel projet, êtes-vous désormais attelé ?
Actuellement je travaille à un projet autour de la participation citoyenne des jeunes
Où trouver le guide ?
Le guide « Le Luxembourg pas cher » est disponible sur commande par e-mail :
leluxembourgpascher@gmail. com
Sur place à La Librairie des Lycées.
Contact : 30 Avenue Victor Hugo, L-1750 Luxembourg www.librairiedeslycees.lu Téléphone :+352 22 79 83
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Brittany Ferries, un fleuron français dans la tempête
Brexit, pandémie mondiale, nouveau variant britannique du Covid-19… Depuis plusieurs mois, les obstacles s’accumulent pour l’emblématique compagnie maritime française.
La plus française des britanniques prend l’eau
Chez Brittany Ferries, c’était un énième coup de massue. Lundi soir, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé un reconfinement total en Angleterre. Confrontés à la propagation incontrôlée du nouveau variant du SARS-CoV-2, les Anglais devront respecter un confinement strict jusqu’à la mi-février. De quoi plonger encore davantage la compagnie maritime bretonne dans la crise.
Depuis juin 2016, date du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union Européenne, Brittany Ferries a perdu près de « 115 millions d’euros rien qu’en parité livres/euros », a estimé lors d’une conférence de presse son président Jean-Marc Roué. Le sort de l’entreprise bretonne, dont le siège est basé à Roscoff, a toujours dépendu des relations franco-britanniques. C’est d’ailleurs après l’entrée du Royaume-Uni dans le marché commun européen en 1973 que la compagnie maritime a vu le jour.
Alors que la région Bretagne est devenue après la 2nd Guerre mondiale le laboratoire à ciel ouvert d’une agriculture productiviste, Brittany Ferries s’occupe d’exporter outre-Manche les productions agricoles bretonnes. Le tout premier cargo de sa flotte a d’ailleurs été baptisé « Kersinel », du nom d’un hameau finistérien célèbre pour ses choux-fleurs. Rapidement, la compagnie a étendu ses offres. À la fin des années 1970, elle achemine aussi bien des produits maraîchers que des passagers. Sa flotte s’est chaque année agrandie. Aujourd’hui elle compte douze navires qui relient aussi bien la France à l’Angleterre, qu’à l’Irlande ou à l’Espagne.
2020, année noire
Mais les beaux jours semblent bel et bien révolus pour Brittany Ferries. Aux doutes et incertitudes que pose le Brexit s’est ajoutée au printemps dernier la crise du Covid-19, qui a freiné les échanges commerciaux. « Depuis le 17 mars, l’entreprise est en mode résistance et a perdu en 2020 50% de son chiffre d’affaires », a exposé Jean-Marc Roué. Des quelque 2.5 millions de passagers habituels, Brittany Ferries n’en a accueilli que 700 000 cette année, soit près de quatre fois moins. « Nous bénéficions du prêt garanti par l’État que nous n’avons pas entièrement consommé. Il nous a permis de n’être pas en cessation de paiement. Le prêt garanti par l’État est une dette, et il nous faut la rembourser », a rappelé le PDG, lucide.
Ce n’est pas la première tempête qu’essuie la compagnie maritime. Dès les années 1970, l’entreprise perd deux bateaux, échoués dans le port de Saint-Malo. Elle fait face à des problèmes de moteur sur ses navires et des manifestations de pêcheurs bloquent l’entrée de son navire Cornouaille lors de son voyage inaugural dans le port de Roscoff. Pour autant c’est bien l’année 2020 qui marque pour Brittany Ferries « la pire crise de son histoire », selon les mots de ses dirigeants. L’accord commercial trouvé in extremis entre la Grande-Bretagne et l’UE n’a pas soulagé leurs inquiétudes. Interrogé par le quotidien régional Ouest-France le 25 décembre dernier, Jean-Marc Roué s’est montré on ne peut plus mesuré : « Nous avons du mal à sauter de joie car nous sommes dans une double crise, celle du Covid et du Brexit. »
Si le patron de Brittany Ferries espère maintenir ses positions, voire augmenter les fréquences des liaisons grâce à un contrat signé avec le ministère des transports britanniques, il attend également des efforts du côté du gouvernement français. Lors de la visite du ministre de l’Agriculture au port de Ouistreham (Calvados) ce mardi 5 janvier, ce dernier a tenu à rappeler à Julien Denormandie l’importance d’un « plan de relance à la hauteur des besoins » des acteurs maritimes transmanche.
Or les besoins sont aussi vastes que les enjeux. Brittany Ferries est aujourd’hui le premier employeur de marins français. De l’entreprise dépendent 6 800 emplois indirects et induits, notamment dans la région en Bretagne. Si la majorité des passagers sont Britanniques – à hauteur de 87% en 2019 –, plus d’un employé sédentaire (hors personnel navigant) sur deux vient de France.
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France – Covid-19 : entre nouvelles mesures et espoir
Un Conseil de défense s’est réuni ce mercredi 6 janvier au matin autour d’Emmanuel Macron au sujet de la situation sanitaire du pays. Ce jeudi 7 janvier, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont pris la parole en fin de journée. Deux principaux points ont été être abordés : l’évolution de l’épidémie et la campagne vaccinale.
Les fêtes ont eu des conséquences sur la pandémie en France
Sur l’évolution de l’épidémie, le gouvernement commence à avoir les chiffres permettant de constater les conséquences des rassemblements pendant les fêtes sur la courbe de l’épidémie.
« La circulation du virus a tendance à progresser depuis la fin d’année » (…) « la France recense environ 15.000 nouveaux cas quotidiens.«
Jean Castex – Premier ministreComme l’avait déjà laissé entendre sur RTL ce mardi 5 janvier le ministre de la Santé Olivier Véran puis la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, la réouverture des lieux culturels actuellement fermés n’est toujours pas à l’ordre du jour, et l’échéance du 20 janvier est repoussée à début février (les annonces seront faites à la date prévue initialement pour les réouvertures).
L’environnement sportif est aussi condamné à patienter. Les professionnels de la montagne, pour qui l’ouverture en Février est vitale, devront eux aussi attendre le 20 janvier pour obtenir l’autorisation de lancer la saison au cours des jours qui suivent afin de préparer les vacances d’hiver. Dans la plupart des stations de Ski, les professionnels, habitants et simples amoureux des sports de glisse, s’étaient réunis devant les fronts de neige pour clamer leur attachement à cette activité sportive et économique.
En conséquence de la prolongation des mesures, les dispositifs financiers seront étendus sur toute la période, aux mêmes conditions.
De nouveaux départements sous couvre-feu à 18h
Le gouvernement a aussi annoncé que 10 départements supplémentaires, principalement dans l’Est, pourraient être concernés par le couvre-feu à 18h. Il serait mis en oeuvre dès ce dimanche. Des décisions en concertation avec les préfets seront prises d’ici à vendredi 08 janvier au matin.
1 million de vaccinés fin janvier
« 2021 sera l’année de l’espérance. Notamment grâce à la campagne de vaccination »
Jean Castex – Premier ministreTout d’abord, Jean Castex a rappelé qu’en France, il existe plus de 12 000 points de dépistage en France, tous gratuit et souvent permettant l’anonymat. Si c’est un point fort face aux autres pays européens, le Premier ministre ne cache pas les difficultés qui furent rencontrées, mais si elles sont, pour lui, derrières nous. 84% des résultats des tests sont désormais transmis en 24h. Malheureusement, toujours pas de centre de dépistage disponible dans nos consulats, et aucune mesure n’est prévue pour une éventuelle mise en place.
Concernant la campagne de vaccination, après être revenu sur le démarrage calamiteux qu’il assume avec le Haut conseil scientifique, il annonce une avancée de la phase 2 de la campagne de vaccination.
«La France a précommandé 200 millions de vaccins qui nous seront livrés tout au long de l’année 2021». «La priorté reste de vacciner les 15 millions de personnes âgées ou atteintes de maladie chroniques».
Jean Castex – Premier ministreCependant les contraintes de production actuelles limitent les ambitions françaises à 1 million de vaccinés pour la fin du mois de Janvier. Jean Castex affirme que ce chiffre est similaire, proportionnellement, à celui des autres pays de l’UE.
Olivier Veran, lui, a annoncé que désormais la deuxième dose du vaccin Pfizer sera délivrée au bout de 6 semaines et non plus 3 afin de permettre d’augmenter le nombre de vaccinés. Selon les autorités françaises, cette modification n’aurait pas d’impact sur la protection.
« Tous les Français qui le veulent doivent pouvoir se faire vacciner »
Jean Castex – Premier ministreLes expatriés ne sont pas oubliés !
Si la situation aux frontières est toujours aussi complexe, les Français de l’étranger peuvent à tout moment où qu’ils soient, regagner la France. Dans certains cas un test PCR peut être exigé au départ (obligatoire pour les non-ressortissants de nombreux pays) ou à l’arrivée (prise en charge réservé aux nationaux et leur famille directe).
En parallèle, Jean-Baptiste Lemoyne a réuni, ce jeudi 7 janvier, en virtuel, les parlementaires afin d’ajuster les mesures Covid-19 à cette nouvelle année.
Si les aides à destination des familles d’expatriés sont maintenues, leurs niveaux ne sont pas revus. Par contre, les simplifications administratives pour l’obtention des ces fonds restent la norme. Une bonne nouvelle pour les nombreux Français hors de France qui restent bloqués dans leurs pays d’accueil et parfois sans aucune ressource. L’élargissement des bénéficiaires de la bourse scolaire est aussi toujours d’actualité. Mais attention les demandes doivent être faites avant le 05 février 2020 (rapprochez-vous de votre consulat ou de vos élus consulaires pour vous faire assister dans les démarches).
Le deuxième point abordé est celui de la vaccination, si les Français de l’Etranger sont des Français de plein droit, la mise en place d’une campagne mondiale n’est toujours pas organisée. Et même si le principe avait été évoqué par Jean-Baptiste Lemoyne, et d’autres élus, Olivier Veran a annoncé sur BFMTV ce jeudi 7 janvier à 21h30 que les Français de l’étranger pourront venir en France se faire vacciner. Il n’évoque pas la possibilité d’une mise à disposition du vaccin à l’étranger pour les Français présents dans les différents pays.
Pourtant en suivant le planning français de vaccination, les plus de 75 ans ont le droit à la vaccination, dès à présent. Mais comment les expatriés peuvent-t-ils faire valoir leur droit ? la question se pose encore….
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Confinement au Royaume-uni : les Français témoignent
La gravité de la situation a été confirmée par les chiffres quotidiens des autorités sanitaires : avec plus de 1.000 morts enregistrées en une journée pour la première fois depuis avril, ce 06 Janvier 2021. Le Royaume-Uni compte désormais au total 77.436 décès, le plus lourd bilan en Europe.

Boris Johnson le 04 janvier 2021 – ©France24 Le Premier Ministre Britannique, Boris Johnson a décrété, sur un ton grave, un confinement plus strict lors de son allocution télévisée du 04 janvier 2020. Le Parlement britannique a confirmé les dispositions lors d’un vote à Westminster ce mercredi 06 janvier. C’est, donc, la troisième fois depuis le mois de mars dernier que les Anglais sont soumis à ce régime.
Un confinement stricte
Les sorties hors du domicile sont de nouveau limitées pour les 56 millions d’anglais mais aussi les 6 millions d’Ecossais, la Première ministre écossaise, ayant, elle aussi, décrété des mesures similaires le 04 janvier.
“Restez chez vous, protégez les vies et le système de santé, le NHS.”
Boris JonhsonDepuis mardi 05 janvier, les écoles et les universités ont donc fermé leurs portes. Les cours sont donnés à distance.
Le Lycée Français dans le quartier de South Kensington sera, donc, lui aussi fermé pendant le confinement. L’administration et le corps enseignant ont réactivé le dispositif permettant de dispenser les cours en distanciel. L’objectif est de limiter au maximum l’impact sur les élèves. Christophe Adol, enseignant au second degré au Lycée Français Charles de Gaulle explique que l’établissement sera fermé pendant « au moins cinq semaines » que ce soit pour le primaire, le collège ou les sections du Lycée.
Interview de Christophe Adol 
librairie « La Page« Les commerces ouverts mais avec peu de clients
En face de l’établissement français, la librairie « La Page » reçoit peu de clients, en ce moment, mais reste ouverte pour vendre la presse. Comme en France, elle a, aussi, mis en place un service de click and collect afin de faciliter les ventes tout en rassurant sa clientèle. La gérante, Isabelle Lemarchand nous confie qu’elle est triste de voir le quartier vide.
Interview de l’Isabelle Lemarchand Dans une épicerie française, Paul, qui a 20 ans, est, lui, arrivé à Londres il y a trois mois dans le but d’apprendre l’anglais. Il estime que ce troisième confinement « commence à devenir un tout petit long ». Mais l’avantage par rapport à la France, où confinement rime souvent avec fermeture des commerces, c’est qu’il peut, en Grand Bretagne, continuer à travailler. Quand on évoque avec lui la vaccination et le projet français de vacciner les expatriés, il avoue ne pas être « pas un grand partisan du vaccin. »
Interview de Paul, étudiant-travailleur Car le gouvernement français souhaite vacciner les Français de l’étranger comme l’annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat aux Français hors de France. Il a, d’ailleurs, réuni vendredi 11 décembre les parlementaires pour leur exposer son plan.
Se faire vacciner ? Oui mais au Royaume-Uni
Quant à Guillaume, qui habite au Royaume-Uni depuis 15 ans, il s’inquiète de la durée du nouveau confinement. Et s’il devait se faire vacciner, il choisirait de le faire au Royaume-Uni car les déplacements, vers les pays tiers dont la France, sont soumis à des mesures de quarantaine. Ces dernières s’ajoutent ainsi aux nouvelles règles nées du Brexit.
Interview de Guillaume expatrié depuis 15 ans en Angleterre Une sortie de crise à 7 semaines
Boris Johnson a, lui, affirmé vouloir vacciner 10 millions de personnes d’ici le mois d’avril: les plus vulnérables, le personnel de santé afin de redémarrer l’économie. Les expatriés, en règle, sur le territoire britannique, et qui correspondent aux critères de vulnérabilité pourront donc solliciter le NHS. Le Premier ministre espère pouvoir alléger les restrictions à partir de la mi-février.
La communauté française à Londres, va t’elle pouvoir résister aux pressions économiques, sociales et psychologiques de ce confinement prévu au minimum pour 7 semaines ? C’est une réelle interrogation pour nombre d’entre eux.
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Vaccination Covid-19 : le gouvernement rame pour atteindre un « rythme de croisière »
Début de la vaccination des plus de 75 ans hors Ehpad avant la fin janvier, inscription prochaine des Français qui le souhaitent… Accablé de critiques, le gouvernement a promis mardi d’ « amplifier, accélérer et simplifier » sa stratégie vaccinale contre le Covid-19.
« Le rythme de croisière de la vaccination en France va rejoindre celui de nos voisins dans les prochains jours ». Mardi « à 17H plus de 5 000 vaccinations ont été réalisées » dans une « trentaine d’hôpitaux. Demain, c’est une centaine d’hôpitaux qui auront été livrés en doses » a-t-il tweeté dans la soirée.
Le ministre de la Santé Olivier Véran sur RTLEn déplacement à Toulon, le Premier ministre Jean Castex a pour sa part dénoncé des « polémiques stériles qui n’ont jamais sauvé aucune vie ». Un conseil de défense sanitaire se tiendra mercredi matin à la veille d’une conférence de presse de Jean Castex sur la stratégie de vaccination.
Derrière les autres États européens
Ce rythme de vaccination reste très inférieur à d’autres grands pays, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de vacciner environ 1 million de résidents et personnels d’Ehpad (maisons de retraite) courant janvier et février, mais le démarrage très lent de cette première phase lui vaut des critiques nourries depuis une semaine.
« Avant la fin du mois de janvier, nous autoriserons la vaccination des personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas en établissement, qui sont en ville, à la maison », ce qui concerne « 5 millions de personnes » et « prendra plusieurs semaines, plusieurs mois peut-être », a détaillé M. Véran.
La première phase de la campagne a déjà été élargie à tous les professionnels de santé d’au moins 50 ans ou présentant des facteurs de risque, auxquels se sont ajoutés les pompiers et aides à domicile de plus de 50 ans. Olivier Véran a aussi promis que « dans les prochains jours », les Français qui souhaitent être vaccinés pourraient prendre rendez-vous, « sur internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l’application TousAntiCovid ».
Les critiques pleuvent
Ces annonces n’ont pas fait taire les critiques. « Pourquoi ne vaccine-t-on pas simplement? Comme les Israéliens, les Anglais ou les Allemands? », ont demandé dans une tribune au Parisien une trentaine de médecins dont l’infectiologue Karine Lacombe et le collectif Du côté de la Science. Ils ont réclamé « un accès à la vaccination généralisée à tous les soignants volontaires et à toutes les personnes de plus de 65 ans, puis rapidement à l’ensemble de la population sur l’ensemble du territoire français, au sein de centres de vaccinations ».
« Où sont les doses aujourd’hui? », s’interrogeaient mardi plusieurs personnalités de l’opposition craignant que le retard pris par la France dans la vaccination anti-Covid ne découle d’une « pénurie » de vaccins. La France reçoit pour l’instant « 500 000 doses par semaine » du premier vaccin autorisé en Europe, celui de Pfizer/BioNTech, et le gouvernement prévoit de recevoir 500 000 doses par mois du vaccin Moderna qui pourrait être autorisé mercredi par l’agence européenne du médicament (EMA). D’ici à mercredi, « nous aurons cumulé au total un million de doses » disponibles, selon M. Véran.
De quoi susciter encore plus de questions dans l’opposition qui pilonne l’exécutif depuis plusieurs jours. « Si 500 000 doses ont bien été livrées, pourquoi n’étions-nous hier matin (lundi) qu’à 516 vaccinés? », a demandé le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans Le Parisien.
« J’ai demandé que nous démarrions la vaccination dans les Ehpad plus tôt, partout où les professionnels de santé nous disent qu’ils sont prêts, c’est-à-dire que les résidents sont prêts à être vaccinés« , a expliqué le ministre de la Santé, en promettant de « simplifier » la consultation pré-vaccinale, cible de nombreuses critiques.
Pas de réouverture des restaurants le 20 janvier
Pendant ce temps, l’épidémie se poursuit. Mardi soir, Santé publique France a annoncé 20 489 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24 heures. Cette donnée quotidienne a énormément varié depuis la mi-décembre, oscillant entre quelque 3 000 et plus de 21 000. Mais toujours loin, en moyenne, de l’objectif gouvernemental de descendre à 5 000 cas par jour. Au total 66 282 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie.
De quoi anéantir les espoirs de réouverture des bars et des restaurants au 20 janvier, comme l’avait envisagé le gouvernement, alors que les lieux culturels ont déjà dû renoncer à accueillir du public pour la rentrée des fêtes. « On oublie la réouverture le 20 janvier », a déclaré à l’AFP Didier Chenet, président du GNI (indépendants de l’hôtellerie restauration) au sortir d’une réunion à Bercy consacrée à un soutien de l’État au secteur de l’hôtellerie restauration qu’ils espèrent voir renforcé.
D’autant que l’émergence de nouveaux variants vraisemblablement plus contagieux au Royaume-Uni et en Afrique du Sud fait craindre un rebond encore plus fort. « Une dizaine de cas suspectés ou avérés » du variant britannique ont pour l’instant été repérés en France, selon M. Véran.
Un article de notre partenaire
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Le jour où le Capitole fût attaqué
Dans la dernière phrase de mon article précédent, je posais la question suivante au sujet de Donald Trump, ce dernier ayant épuisé tous ses recours réels ou imaginés : « Que lui reste-t-il ? Un coup d’état ? ».

Vingt-quatre heures plus tard, l’Amérique vient de traverser une épreuve sans précédent. Même pendant la guerre civile américaine, les troupes sécessionnistes n’avaient pu arriver aux portes du Capitole, haut lieu du pouvoir législatif américain. Pour certains Français, ces images n’étaient pas sans rappeler les émeutes fascistes devant l’Assemblée nationale de février 1934. Beaucoup de parallèles historiques peuvent être tracées, mais rien n’est au fond véritablement comparable à ce qui est arrivé à Washington le 6 janvier 2021.
Des manifestants envahissent le Capitole
Tout a commencé alors que le vice-président des États-Unis Mike Pence présidait la cérémonie officielle du décompte des voix du collège électoral présidentiel, et comme annoncé, des élus se sont opposés à la reconnaissance de certains résultats. Sachant que cette opposition n’était que du théâtre politique, d’aucuns s’inquiétait qu’en fin de journée, l’élection de Joe Biden serait officialisée.

À peine la chambre s’était-elle réunie pour discuter en séance plénière, que des hordes de manifestants pro-Trump, encouragés par le président lui-même lors d’un rallye, ont investi les lieux et rapidement désarçonné la police du Capitole des Etats-Unis. Pendant près de quatre heures, ils ont occupé les bureaux, les hémicycles parlementaire, détruit et saccagé l’équipement des médias et paradé avec des drapeaux trumpistes, extrémistes, suprématistes et sudistes sous le dôme du Capitole.
1 mort, des blessés et la démocratie ébranlée
Le bilan de la journée est lourd : un mort, des blessés, des scènes de guerre, des scènes de pillage, des bureaux dévastés et des images qui ont fait le tour du monde. Citant le nom de capitales d’états du tiers monde, certains journalistes se sont étonnés de voir des scènes qui ne sont censées de ne venir que de l’étranger : l’Amérique est traumatisée en son for intérieur.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre. La plateforme Twitter a verrouillé le compte du président et effacé deux tweets où il assure toujours qu’il est la victime d’une élection truquée. Suivi par 88 million d’abonnés, le compte @realDonaldTrump, est le principal outil d’influence du président sortant des Etats-Unis d’Amérique, sans cet outil, et des médias complaisants, celui-ci est quasiment réduit au silence.

Encore 15 jours de présidence Trump ?
Si certains élus réclament l’application du 25e amendement, celui qui prévoit la destitution du président des Etats-Unis, d’autres réclament un nouvel impeachment et ce à moins de deux semaines de la fin officielle du mandat du président sortant, c’est dire la gravité ce qui est arrivé aujourd’hui à Washington.
Tout ceci a occulté une information politique et non des moindres : les deux sièges sénatoriaux de la Géorgie ont été remportés par des candidats démocrates. Résultat, le président Biden commencera son mandat avec une majorité dans les deux chambres. Que peut-il se passer en quatorze jours ? À la rédaction de cet billet, les deux chambres ont repris leurs débats et confirmeront ce soir l’élection du prochain président des Etats-Unis, Joe Biden.

Marc Albert Cormier Marc Albert Cormier
Elu consulaire à Toronto (Canada)


