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Marie-Julie Dieltjens
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Les experts recommandés
Catherine Chabin
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En 2010, deux ans après la crise des subprimes, la zone euro était menacée par l’incapacité pour certains Etats de faire face à des déficits combinés, déficits publics et déficits des paiements courants. Le sauvetage du système monétaire européen est passé par la mise en place d’outils de solidarité (Fonds Européen de Stabilité Financière et Mécanisme Européen de Stabilité Financière) et par l’application de plans de rigueur dans les pays concernés visant à réduire la demande intérieure et donc à rétablir les équilibres extérieurs. La Grèce a été l’épicentre de cette crise des dettes souveraines qui a également concerné les Etats dits périphériques : Espagne, Portugal et Italie.
Tant qu’un Etat dispose d’un excédent extérieur, ce qui correspond à un excédent d’épargne, il ne peut pas être logiquement confronté à une crise de balance des paiements ou à une crise de la dette domestique. Une crise peut survenir avec un excédent d’épargne quand les épargnants privilégient les investissements à l’étranger. Cette situation survient essentiellement au sein des pays émergents ou en développement.
Dans un contexte de ralentissement de la croissance, le niveau élevé de la dette publique (100 % du PIB en moyenne en zone euro) et la hausse des taux d’intérêt qui sont passés de 0 à près de 2 % pour les obligations d’Etat à 10 ans, augmentent les risques de crise.
Crise de la balance des paiements courants
En 2010, le déclenchement de la crise en Grèce avait été le relèvement du cours du baril de pétrole qui avait accru le déficit de la balance des paiements courants et pesé sur la croissance. En 2010, la balance des paiements courants grecque était déficitaire de 12 % du PIB, la dette extérieure nette dépassait alors 100 % du PIB. Face à la crainte d’une incapacité à rembourser, les investisseurs ont exigé des taux de plus en plus élevés. L’écart de taux avec l’Allemagne a atteint plus de 40 points en 2012 mettant en situation de quasi banqueroute l’Etat grec. Pour l’Italie et l’Espagne, l’écart était de 6 points. La hausse des taux et les plans de rigueur ont provoqué une chute de la demande intérieure de 40 % en Grèce, de 10 à 20 % en Italie, en Espagne ou au Portugal. La crise de 2010/2013 était initialement une crise de la balance des paiements courants, accentuée par les imposants déficits publics qui mobilisaient une grande partie de l’épargne disponible.
Les pays les plus fragiles : la Grèce et… la France
Dix ans plus tard, certains Etats membres de la zone euro sont confrontés à des niveaux d’endettement sans précédent en période de paix. Le taux d’endettement s’élevait à 200 % du PIB pour la Grèce, 150 % pour l’Italie, 125 % pour le Portugal, 122 % pour l’Espagne, et 113 % pour la France. La dette de l’Allemagne représente 75 % du PIB. Le financement de la dette publique devient donc un problème quand les Etats enregistrent des déficits extérieurs structurels importants. Au niveau de la zone euro, les pays fragiles sont la France, la Grèce et le Portugal à un moindre degré. La balance des paiements courants de la France est déficitaire de 2 % du PIB et la dette extérieure nette s’élève à plus 25 % du PIB. La balance courante espagnole est déficitaire de 0,5 % du PIB quand celle de l’Italie est excédentaire. En revanche, celle de la Grèce demeure déficitaire de plus de 4 % du PIB. La dette extérieure de l’Espagne représente 75 % du PIB, celle du Portugal près de 100 % et celle de la Grèce 175 %. L’Italie dispose en revanche d’une position créditrice positive de 5 % du PIB. La situation de la France apparaît ainsi plus délicate que celle de l’Italie.
Les pays d’Europe du Nord se caractérisent par des actifs extérieurs importants et une balance des paiements courants positive. Si les pays d’Europe du Sud y compris la France n’arrivent pas à réduire leur déficit extérieur, ils pourraient subir une crise de financement dans un contexte de hausse des taux d’intérêt. La solution pour l’éviter serait de freiner la demande en instituant une politique de relative rigueur. Or, après la crise sanitaire et en période de hausse des prix, peu de gouvernements souhaitent appliquer une telle politique.
La décision de la Commission de Bruxelles de différer le rétablissement des critères budgétaires semble indiquer qu’il faut laisser du temps au temps avant de revenir aux règles de bonne gestion….
Air France-KLM a indiqué la semaine dernière que le groupe s’apprêtait à lancer une augmentation de capital de plus de 2 milliards d’euros. Avec cet apport d’argent frais, le groupe aérien veut tourner la page de la pandémie et relever de nouveaux défis.
Rembourser ses dettes à l’Etat
Le premier objectif du groupe aérien qui est aujourd’hui très endetté, c’est de se libérer de ce poids financier qui a aussi des conséquences sur son aptitude juridique à se développer. En effet, pendant la crise Covid, le transport aérien s’est retrouvé totalement à l’arrêt mais il fallait quand même payer les salaires et rembourser les avions. Le groupe brûlait du cash, et pour ne pas faire faillite il s’est tourné vers l’Etat en lui demandant des aides de toutes sortes mais aussi des prêts.
En sus, la Commission européenne n’a en effet autorisé des aides d’Etat que de manière temporaire. Tant que les aides n’ont pas été remboursées, le groupe n’a par exemple pas le droit de prendre plus de 10% du capital d’une autre compagnie. Cela limite sa marge de manœuvre. En remboursant sa dette le tandem franco-néerlandais va pouvoir revenir à la manœuvre à un moment où il pourrait y avoir des opportunités de consolidation dans le ciel, et où il apparait indispensable d’accélérer la diversification des services proposés par les compagnies du groupe.
Une nouvelle alliance pour le fret
A ce jour, 90% du CA du groupe est lié au transport des personnes. La pandémie, mais aussi les nouvelles normes, les impératifs écologiques, sans oublier le télétravail, font cependant planer un doute sur les projections de croissance phénoménales qui avaient encore cours à la fin de la dernière décennie. Certains, désormais, anticipent plutôt une rationalisation des voyages des particuliers et des cadres d’entreprises, et donc une baisse du trafic voyageur.
Et en parallèle le marché du fret aérien se porte bien. Ce segment a redécollé en flèche pendant la crise du Covid. Les bateaux étaient un moment à l’arrêt et on avait besoin de transporter très vite des produits comme des vaccins. Chez Air France, c’est devenu la seule activité rentable. Pourtant, au-delà de ce boom conjoncturel, on sent que la demande va être durablement forte car le transport aérien est très adapté au transport rapide de produits peu volumineux mais chers. On pense par exemple aux iPhones, à tous les produits avec des composants électroniques ou tous les produits de luxe. On parle donc de produits dont les ventes se portent très bien. L’intensification du fret aérien va donc tirer les volumes pendant des années. Comme l’offre est relativement limitée, les prix qui ont bondi de 150% l’an dernier vont peut-être un peu chuter mais ils vont rester élevés.
The world’s biggest container ship « Marco Polo » is seen at the « Burchardkai » in the harbour of Hamburg December 12, 2012. The Marco Polo of French shipping company CMA CGM is loaded with 16,000 containers. The 396 meters long ship will leave Hamburg on Thursday night. REUTERS/Fabian Bimmer (GERMANY – Tags: MARITIME)
Afin de proposer des offres combinées ou répondre à tous les besoins, Air France-KLM a décidé de se rapprocher de CMA CGM. Ce groupe français est le numéro 3 ou 4 mondial du transport maritime avec une armada de navires de plus en plus gros qui transportent des centaines de containers. Cet allié sera très complémentaire et va permettre au groupe aérien d’accélérer sur un métier redevenu stratégique. Ainsi avec les 6 avions 100% cargo d’Air France KLM et les 4 cargos que CMA CGM possède, le nouvel assemblage sera incontournable sur le marché du fret aérien. Ensemble, ils ont également commandé une douzaine d’A350 Cargo. De plus, il reste de la place en soute dans les 160 avions passagers d’Air France KLM. Cela fait une vraie force de frappe.
Le dimanche 29 mai, un Français s’est fait enlever en Haïti. Sur l’île, la situation sécuritaire est extrêmement sensible selon l’élue consulaire Christelle Chignard.
Le dimanche 29 mai, un Français s’est fait enlever par un gang dans la capitale Port-au-Prince aux alentours de 13h. Agé d’une quarantaine d’années, selon une source policière du média Linfo.re, il se rendait régulièrement sur place dans le cadre de son travail de consultant en informatique. Selon Christelle Chignard, si les ressortissants étrangers sont davantage exposés que les Haïtiens, l’insécurité augmente de manière globale sur l’île. A l’heure actuelle, les consignes appellent donc à la prudence.
D’après l’élue, les autorités françaises mettent tout en oeuvre afin de le retrouver rapidement. Seulement, pour des raisons de sécurité, elle ne peut donner aucune information supplémentaire.
Christelle Chignard, l’élue consulaire des Français en Haïti
La communauté française en Haïti
La communauté française en Haïti est composée d’environ 1500 Français inscrits sur le site de l’ambassade. Les deux-tiers d’entre eux y habitent depuis de longues années, voire plusieurs générations. Ces personnes comprennent donc bien la mentalité locale et les modes de vie. Par contre, le tiers restant, étant composé de travailleurs en déplacement sur l’île caribéenne pour une durée de six mois à trois ans, rencontre plus de difficultés pour s’acclimater.
Si l’association Français de monde – ADFE tente de créer un tissu social entre les ressortissants, organiser des activités et des sorties reste compliqué. Effectivement, le contexte actuel force les habitants à limiter leurs déplacements. De plus, le lycée français d’Haïti étant fermé depuis août 2021, nouer des liens avec d’autres familles est d’autant plus délicat.
Le lycée Alexandre-Dumas a vu ses portes se clore au lendemain de l’assassinat du président Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 7 juillet 2021. Aujourd’hui, la situation politique est toujours instable et sans perspectives réelles d’avenir. En effet, l’ex-premier ministre de Jovenel Moïse campe toujours sur son fauteuil, et aucun nouveau président n’a été élu, ni même nommé. Pour l’heure, aucune date n’est prévue quant à un futur scrutin.
Si le pays vit une recrudescence de violences depuis cette nuit, tous les pays ayant des institutions sur place les ont maintenues ouvertes. Mais la France, non. Ainsi, depuis presque un an, les élèves du lycée français n’ont plus accès à leurs locaux. Malgré la volonté des différents acteurs de l’établissement de voir les portes être rouvertes, Paris ne semble pas vouloir répondre à leur demande. Dans une tribune publiée sur Lesfrancais.press, Bertrand Dupont, conseiller des Français au Brésil et candidat aux législatives dans la deuxième circonscription des Français de l’étranger (dont fait partie Haïti), dénonce cette situation.
La France, le bourreau d’Haïti
« Allô chère France, nous voulons te donner une dernière chance. […] Sois grande, rends-nous l’argent. » Ces mots écrits par le poète et dramaturge haïtien Jean D’Amérique, dans une tribune publiée sur Libération le 28 mai dernier, illustrent les voix qui s’élèvent à travers la France et Haïti pour demander réparation.
Le 20 mai 2022, une série d’articles du New-York Times viennent ombrager d’autant plus le passé colonial français. Effectivement, les journalistes révèlent que l’extrême pauvreté de l’île est le résultat du passé (très) peu glorieux de l’ancien empire français.
En 1804, Haïti prend son indépendance au prix du sang coulé de ses habitants. Seulement, pour la France la perte de cette île si riche n’est pas tolérable. Vingt ans plus tard, le roi Charles X demande donc « réparation » au nouvel État, sous la forme d’une dette faramineuse. Pour pouvoir la régler, Haïti s’endette auprès des banques françaises, mais ne parvient jamais véritablement à la régler. Aujourd’hui, et toujours selon le journal américain, la perte pour son développement économique est évaluée entre 21 et 115 milliards de dollars.
Si Christelle Chignard ne souhaite pas s’exprimer sur ce sujet en tant qu’élue de la République, elle consent à le commenter d’un point de vue personnel. A ses yeux, les faits historiques « n’ont pas éveillé d’animosité envers la communauté française » installée sur place.
Cependant, elle déconseille, à contre-coeur, aux Français de se rendre en Haïti sans une raison solide et importante.
Écoutez le podcast avec Christelle Chignard
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A deux mois des élections législatives au Sénégal, le ministère de l’Intérieur a rejeté deux listes dont celle de la coalition d’opposition.
« C’est un coup de massue pour la coalition Yewwi Askan Wi ». Ce mardi 31 mai, le ministère de l’Intérieur a rejeté la liste des titulaires qui rassemble les principaux leaders de l’opposition du pays. La cause étant la double inscription d’une candidate sur la liste des titulaires et des suppléants. Si selon l’une des têtes de liste Ousmane Sonko il s’agit d’une étourderie, elle pourrait leur coûter cher. Effectivement, la liste étant jugée incomplète, aucun leader ne pourra se présenter au scrutin du 31 juillet prochain.
Yewwi Askan Wi a vivement réagi à la suite de la déclaration. Dans un communiqué il soutient qu’il s’agit d’une « provocation inacceptable du pouvoir ». Il appelle donc à se mobiliser.
Une manifestation est d’ailleurs prévu ce vendredi 3 juin dans les rues de Dakar. Sur le plan juridique, les deux coalitions peuvent déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel afin de revenir sur cette décision.
La diplomate, ancienne directrice de l’AEFE, ancienne ambassadrice de France en Belgique, Hélène Farnaud-Defromont, a été promue le 31 décembre ministre plénipotentiaire de deuxième classe. Une belle promotion qui semblait lui ouvrir de nouvelles opportunités de carrière. D’ailleurs, Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre d’Emmanuel Macron, lui avait proposé de rejoindre son cabinet comme première conseillère diplomatique au sein de son cabinet à Matignon. Mais le 25 mai, le téléphone sonne, Hélène Farnaud-Defromont décroche et apprend que sa nomination n’aura pas lieu. Retour sur cet imbroglio !
Une riche carrière et à rebondissements
Ambassadrice française en Belgique de juillet 2019 à 2021, et ministre plénipotentiaire de deuxième classe depuis ce premier janvier, Hélène Farnaud-Defromont avait été auparavant directrice générale de l’administration et de la modernisation, après avoir été nommée directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.
Une condamnation dans le cadre de son mandat à l’AEFE
la Cour de discipline budgétaire et financière a condamné, le jeudi 19 novembre 2020, deux anciennes directrices de l’AEFE, dont Hélène Farnaud-Defromont. Les deux fonctionnaires ont été sanctionnées pour des irrégularités relatives à la mise en œuvre des règles du code des marchés publics, commises à l’occasion d’achats de fournitures et prestations de services et de la reconduction de deux marchés informatiques.
Et pourtant les deux furent récompensées pour leurs services en obtenant des postes prestigieux alors que la Cour des Comptes alertait publiquement sur la mauvaise gestion effective de l’AEFE sous ces mandats.
Un couple au cœur du Quai d’Orsay
Issue de la gauche, elle fut directrice du cabinet du ministre délégué chargé du développement, Pascal Canfin, dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, elle bénéficia de la clémence de la nouvelle équipe en 2017, surtout que son mari, Christophe Farnaud, est aussi un pilier du Quai d’Orsay, Ancien ambassadeur de France en Afrique du Sud, il a obtenu en 2018 la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO) du ministère des Affaires étrangères.
Mais coup de théâtre à l’automne 2021, Christophe Farnaud est évincé brusquement de son poste. Une décision prise par Emmanuel Macron en personne à la suite de persistantes tensions entre le haut fonctionnaire et la cellule diplomatique de l’Elysée sur plusieurs dossiers, notamment sur la Libye.
Emmanuel Macron a mis son véto
C’est donc avec ce passif que le nom d’Hélène Farnaud-Defromont a été proposé, par Elisabeth Borne pour être sa conseillère diplomatique à Matignon, au Président de la République.
Si aucun motif clair n’a été précisé, dans les couloirs du Quai d’Orsay plusieurs diplomates ont indiqué que le véto aurait directement été apposé par l’Elysée. L’équipe d’Emmanuel Macron, échaudée par les relations avec Christophe Farnaud, n’a pas accepté de devoir travailler avec quelqu’un qui partage, de fait, sa vision du monde. Le mandat qui s’ouvre, s’annonce long et calme pour l’ancienne ambassadrice qui va devoir se trouver un nouveau point de chute…
Après plusieurs semaines de négociations interminables, bloquées pour la plupart par la Hongrie, les dirigeants européens sont parvenus, lundi (30 mai), à un compromis politique visant à interdire les importations de pétrole russe par voie maritime d’ici la fin de l’année, sans toutefois parvenir à un embargo total.
Dans le cadre du compromis adopté par les dirigeants européens, l’embargo partiel portera sur le pétrole et les produits pétroliers, mais permettra une exemption temporaire pour le pétrole brut livré par oléoduc.
« Cela couvre immédiatement plus des 2/3 des importations de pétrole en provenance de Russie, amputant ainsi [Moscou] d’une énorme source de financement de sa machine de guerre. Une pression maximale sur la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre », a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que cette mesure « réduira effectivement d’environ 90 % les importations de pétrole de la Russie vers l’UE d’ici la fin de l’année », l’Allemagne et la Pologne s’étant engagées à renoncer aux livraisons transitant par oléoduc sur leur territoire.
Depuis le début de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, l’UE a envoyé un total de 56,5 milliards d’euros à la Russie en échange de livraisons de combustibles fossiles, les paiements pour le pétrole atteignant près de 30 milliards d’euros de livraisons de pétrole brut — des fonds qui ont servi à financer l’invasion de Moscou.
Néanmoins, l’accord reste en deçà de la proposition initiale de l’exécutif européen, qui envisageait d’interdire toute importation de pétrole.
Cette proposition n’a pas été acceptée en raison de l’opposition farouche de plusieurs États membres de l’UE, qui dépendent fortement de l’approvisionnement en pétrole russe transporté par oléoducs.
Garder les oléoducs hors de tout embargo pétrolier russe a été une demande clé de la Hongrie, qui craignait qu’une interdiction mette son économie en difficulté étant donné sa dépendance au pétrole livré par l’oléoduc Druzhba depuis la Russie.
La Hongrie, qui est un pays enclavé, qui importe 65 % de son pétrole de Russie par l’oléoduc Druzhba, a continué à s’opposer à une telle mesure jusqu’à lundi, et a demandé, tout comme la Slovaquie et la République tchèque, une dérogation à l’interdiction d’importation.
Le blocage de la Hongrie a suscité de nombreuses critiques de la part d’autres États membres de l’UE, notamment la Pologne, les pays nordiques et les États baltes.
Les dirigeants européens ne se sont pas mis d’accord sur la durée des dérogations concernant le pétrole fourni par oléoduc, le communiqué final du sommet indiquant qu’ils « reviendraient dès que possible sur la question de l’exception temporaire pour le pétrole brut livré par oléoduc ».
On s’attend maintenant à ce qu’ils chargent les diplomates et les ministres de l’UE de trouver une solution qui garantirait également une concurrence équitable entre ceux qui continuent à recevoir du pétrole russe et ceux qui en sont privés.
Viktor Orbán, le premier ministre hongrois (au centre) et Emmanuel Macron (à droite) lors du rassemblement des chefs européens à Bruxelles, le lundi 30 mai 2022
En outre, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, avait confié aux journalistes en arrivant au sommet de Bruxelles qu’il chercherait également à obtenir des garanties lui permettant d’acheter du pétrole par voie maritime si les livraisons de pétrole russe devaient cesser via l’oléoduc Druzhba, principale source d’importation de pétrole brut du pays.
« En cas d’interruption soudaine de l’approvisionnement, des mesures d’urgence seront mises en place pour garantir la sécurité de l’approvisionnement », ont déclaré les dirigeants européens, un clin d’œil aux préoccupations de Budapest.
L’Allemagne et la Pologne, qui pourraient bénéficier de la dérogation relative aux oléoducs, se sont engagées à fermer de facto l’oléoduc nord de Druzhba d’ici la fin de l’année, ont rapporté des diplomates européens.
Un fonctionnaire européen a déclaré que la République tchèque avait obtenu une dérogation de 18 mois à l’interdiction de revendre des produits pétroliers.
Parmi les autres mesures proposées dans le cadre du sixième paquet de sanctions figurent l’exclusion de la plus grande banque russe, la Sberbank, du système de paiement international SWIFT, l’interdiction de trois autres radiodiffuseurs publics russes et l’établissement d’une liste de personnes ayant commis des crimes de guerre en Ukraine.
L’accord final sur le sixième paquet de sanctions devra à présent être approuvé par les 27 États membres du bloc.
Peu avant l’annonce, lorsqu’il était apparu que les dirigeants ne parviendraient pas à un accord sur l’interdiction du pétrole, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait estimé que l’Union européenne se montrait trop indulgente envers Moscou.
« Pourquoi dépendez-vous de la Russie, de ses pressions, et non l’inverse ? La Russie doit être dépendante de vous. Pourquoi la Russie peut-elle encore gagner près d’un milliard d’euros par jour en vendant de l’énergie ? », avait demandé M. Zelensky aux dirigeants européens lors de son intervention.
« Pourquoi les banques terroristes travaillent-elles encore avec l’Europe et le système financier mondial ? [Ce sont] des questions sérieuses », a-t-il ajouté.
Plusieurs diplomates européens ont laissé entendre que le septième paquet de sanctions de l’UE pourrait inclure les prochaines étapes vers une interdiction totale du pétrole et inclure le pétrole russe transporté par oléoduc.
Les Jeux Internationaux de la Jeunesse (JIJ), qui se déroulent cette année 2022 du 30 mai au 04 juin à Bruxelles, sont nés de la rencontre entre l’UNSS et l’AEFE. La première est l’organisation qui fédère tous les sports pratiqués au sein de l’environnement scolaire en France, tandis que la deuxième, bien connue des expatriés, est l’agence en charge des réseaux scolaires français à l’étranger. Ensemble, ils proposent depuis 11 ans aux jeunes, français ou non, scolarisés dans les établissements dépendant de l’AEFE et de ses partenaires comme La Mission laïque française, de « s’affronter » dans le respect des règles du fairplay sportif sur des épreuves pratiquées au cours de la scolarisation. C’est surtout l’occasion de créer des liens entre ces établissements répartis sur toute la planète.
Des jeux pour le sport, la culture et le patrimoine
Comme l’indique le dossier de presse, ces Jeux Internationaux de la Jeunesse sont placés sous le signe des rencontres, du partage, de la culture, de l’histoire et du patrimoine. Ces thèmes seront au centre de cette 11ème édition.
En effet, ces jeux sont aussi un outil de promotion de la langue française et du plurilinguisme, des systèmes éducatifs des pays francophones, d’éducation aux médias et de connaissance de la culture et du patrimoine du pays d’accueil. Et quelle meilleure ville que Bruxelles pour célébrer ces valeurs ?
C’est donc le lycée français Jean-Monnet de Bruxelles qui est un établissement en gestion directe appartenant au réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, fondé en 1907, qui a le privilège d’accueillir la première édition en présentiel depuis 2019. La pandémie de la Covid-19 avait empêché les élèves de voyager et se retrouver en 2020 et 2021.
Olivier Brochet
Et cette année c’est dans un cadre boisé et privilégié, à l’hôtel Dolce à quelques kilomètres de la capitale européenne, que nos jeunes compétiteurs se retrouvent. Mais pas seulement les sportifs, comme nous le rappelle Olivier Brochet, le directeur de l’AEFE, que nous avons rencontré sur place. Car ces jeux sont pris en charge à tous les échelons par les jeunes. Encadrés par des professionnels, les élèves se transforment en médecins sportifs, en journalistes mais aussi en arbitres.
Olivier Girault
C’est le président de l’UNSS, lui aussi présent, Olivier Girault (champion olympique de handball en 2008) qui nous explique qu’à travers cette démarche globale, c’est l’équipe qui entoure le sportif qui est ainsi mise en valeur.
« Un champion ne le serait pas sans son équipe médicale, sans les journalistes pour rapporter ses performances »
Olivier Girault, président de l’UNSS
Une cérémonie comme les grands
C’est donc des élèves sportifs, mais aussi littéraires ou scientifiques, qui se retrouvent dans le complexe de l’hôtel Dolce près de Bruxelles. Ils représentent plus de 50 établissements dans le monde, sélectionnés sur dossier par l’AEFE et l’UNSS. Depuis leur création en 2011, les jeux ont réuni plus de 2500 élèves et 450 équipes. Cette année c’est plus de 2500 nuitées qui ont été réservées et 7500 repas qui seront servis.
Fin de cérémonie d’ouverture de la 11ème édition des Jeux Internationaux de la Jeunesse
Et comme tous jeux, c’est par une cérémonie d’ouverture que la première journée s’est conclue. Chorale des enfants de la section primaire du lycée Jean-Monnet de Bruxelles, parade des drapeaux, tous les codes étaient bien là avec l’ambiance en plus. En effet, dans les couloirs du centre d’affaires bruxellois, les jeunes déambulent avec joie et un petit sentiment de fierté d’avoir été sélectionnés comme nous le révèle Peter du lycée Français de New-York.
» Je suis né aux USA et j’ai peu d’occasion de venir en Europe. Et je suis là pour représenter mon lycée, c’est un peu la pression, mais je pense que je vais kiffer »
Peter, élève au lycée Français de New-York
Une programmation dense
Après la fête, c’est bien sûr le temps des épreuves. Elles sont nombreuses, riches et originales. En effet, les adolescents, des élèves de seconde qui participent à ces jeux, aux couleurs de leur pays d’accueil ou d’origine mais surtout à celles de leur lycée, vont se mesurer les uns aux autres à travers un panel de compétitions. Ils commencent donc avec un rallye culturel le 31 mai avant des manches de badminton ou de Laser Run (un biathlon avec des pistolets lasers et non des carabines) le 01 juin. Ces deux journées précéderont la course tout terrain, épreuve reine de la compétition le 02 juin, avant de conclure les jeux, le 03 juin avec des matchs de flag rugby (une version moins « violente » du traditionnel rugby).
Si vous avez envie de suivre ces épreuves, c’est possible grâce au dispositif mis en place par l’AEFE et ses équipes de jeunes reporters internationaux. Pour cela direction le site des Jeux Internationaux de la Jeunesse, vous pouvez aussi vous imprégner de l’ambiance, grâce à des reportages sur la préparation des élèves dans leurs pays de résidence ou pour suivre les résumés quotidiens des épreuves, sur la chaine Youtube de l’évènement.
Le député des Français de la VIIème circonscription de l’étranger, Frédéric Petit, se présente à sa succession. Élu dans le cadre de la majorité présidentielle, il est investi sous les couleurs d’Ensemble, réunissant le MoDem et Renaissance (l’ex LREM-En Marche).
« Mon travail n’est pas fini, j’ai encore des choses à faire et encore une valeur ajoutée en particulier avec la deuxième campagne présidentielle qui a été sur des terrains que je connais bien, et qui ont été sous tout mon mandat des fils rouges de mon action personnelle. »
Un député très actif
Au cours de son mandat, Frédéric Petit n’a pas chômé. Particulièrement présent sur le terrain et à l’Assemblée nationale, il a été sur plusieurs fronts à la fois. Europe de l’écologie, participation citoyenne, réseau électrique, sont tant de sujets qui ont guidé sa mandature et sur lesquels il aimerait pouvoir continuer son action.
Le dossier dont il est particulièrement fier est la participation citoyenne. A son arrivée à l’hémicycle, il a compris que l’un de ses travaux devrait être de faire comprendre aux citoyens que « la solennité de l’Assemblée nationale leur appartient ».
La VIIème circonscription à l’étranger est particulièrement vaste étant donné qu’elle s’étend sur l’ensemble de l’Europe centrale, de l’Est et les Balkans. De cette manière, les citoyens installés sur place peuvent présenter des sensibilités et des modes de vie différents. D’un point de vue politique, les sensibilités ont tendance à pencher autour du Parti socialiste, du MoDem et des Républicains.
Afin de mener à bien sa campagne législative, Frédéric Petit a commencé par le terrain. Alors qu’il devait rendre un rapport pour la Commission des Affaires étrangères sur l’impact des changements climatiques sur les conflits dans le monde, il a dans le même temps fait un appel aux citoyens pour que ces derniers rendent leur rapport parallèle citoyen. De cette manière, il se rend compte des préoccupations des citoyens tout en créant un réseau de personnes sur place.
Par ailleurs, dans le projet de mandat du président de la République, plusieurs idées de Frédéric Petit y ont été inscrites comme celle des résidences de repli. De nombreux Français installés hors de France ont une habitation dans l’hexagone, afin de les accueillir lorsqu’ils viennent sur leur territoire. Seulement, pour le député-candidat, il ne s’agit pas d’une résidence secondaire. Ainsi, dans ce projet de loi, il s’agirait de créer un nouveau régime pour ces « résidence de repli ». Celles-ci seraient limitées à une par foyer, ne devraient pas être ostentatoires, ne pourraient pas être louées, et pour déposer un dossier les propriétaires devront être inscrits sur les listes électorales à l’étranger.
Les problématiques des Français de la VIIème circonscription
Trois dossiers touchant les jeunes Français de l’étranger, tiennent particulièrement à cœur à Frédéric Petit. D’un côté, il souhaite que le pass Culture soit étendu à tous les jeunes Français de l’étranger. Bien que cela devrait être acté dans les mois à venir, l’élu de la République tient à veiller à ce que cela ne capote pas.
De plus, il aimerait voir la création d’un pass Education, à nouveau pour l’ensemble des jeunes Français installés hors du territoire national. Celui-ci leur permettrait d’avoir accès à une éducation à la française, quand bien même ils ne seraient pas inscrits dans un établissement français.