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  • TF1 ne reviendra pas sur TNT SAT

    TF1 ne reviendra pas sur TNT SAT

    Le tribunal de commerce a débouté, jeudi 22 septembre, TF1 de son recours en référé demandant que les abonnés TNT Sat puissent de nouveau recevoir le signal de ses chaînes. Le bouquet de télé par satellite de Canal+ permet de recevoir la TNT dans les zones blanches en France ainsi qu’en Europe et sur le bassin méditerranéen. Cette offre compte 2 millions de clients qui sont actuellement privés des chaines du groupe français suite à un différend sur la rémunération de TF1 pour ses chaines diffusées sur les offres du groupe Canal+.

    TF1 débouté

    Le groupe TF1 tentait de faire plier Canal+ sur l’offre TNT SAT qui n’est pas directement concernée par les tarifs que la filiale de Bouygues tente d’imposer à celle de Vivendi dans le cadre des abonnements payants « Mycanal » commercialisés en France.

    Mais le tribunal a estimé que l’arrêt de la diffusion des cinq chaînes gratuites sur TNT Sat n’entraînait ni « trouble illicite » ni « dommage imminent », deux conditions justifiant qu’un référé mette fin à une situation. Il a jugé que l’offre TNT Sat de Canal+ était une partie indissociable du contrat global sur lequel les deux groupes s’opposent, et que TF1 ne pouvait donc pas invoquer une « rupture brutale des relations commerciales » portant uniquement sur ce point-là.

    TNT SAT

    Première étape judiciaire

    Les deux groupes se rejettent la responsabilité du conflit. Canal+ assure que TF1 était trop gourmand dans la renégociation du contrat, conclu fin 2018 après un conflit similaire. TF1 affirme que c’est son rival qui n’a pas souhaité trouver d’accord et assure que ses audiences en souffrent.

    Cette procédure n’est qu’une partie du conflit entre les deux groupes et ne concernait pas les zones où la TNT est accessible. Il faudra donc attendre la procédure d’appel mais aussi sûrement le jugement sur le fond, soit le contrat commercial. Les procédures peuvent prendre plusieurs mois voire une ou deux années.

    Comment regarder TF1 ?

    Aujourd’hui, plusieurs options s’offrent aux téléspectateurs en déshérence pour regarder les chaînes du groupe TF1.

    La plus simple mais qui concerne peu d’expatriés, c’est de regarder la première chaîne française sur les offres nationales. Ainsi en Belgique, au Luxembourg et en Suisse, il est possible de recevoir TF1 via le câble, l’adsl/fibre ou l’hertzien. Pour les autres chaines, elles sont souvent disponibles dans des bouquets complémentaires des opérateurs locaux.

    Autre option, basculer sur l’offre satellite de Fransat. À privilégier si vous habitez dans un autre pays que ceux mentionnés. La zone de couverture est quasiment identique. Notre partenaire TVCORNER pourra vous conseiller pour cette bascule.

    Enfin, vous pouvez aussi passer par la plateforme MYTF1, en téléchargeant gratuitement l’application (application mobile et tablette disponible dans Google Play Store et App Store) ou en vous connectant sur le site MYTF1.fr. Mais attention, il faudra tricher, MYTF1 étant géobloqué, il faudra donc enclencher un VPN pour espérer voir votre émission préférée.

  • Hong-Kong : fin de la quarantaine ! Soulagement chez les expatriés

    Hong-Kong : fin de la quarantaine ! Soulagement chez les expatriés

    A Hong-Kong, comme dans le reste de la Chine, la Covid-19 fait toujours partie du quotidien des résidents. Quarantaine surveillée, isolement, dépistages en série, rien n’était épargné à ceux qui voyagent à destination d’Hong-Kong ou tout simplement qui y vivent. La situation était plus que périlleuse pour les expatriés, qui ont dû renoncer à de nombreux voyages et qui ont été confrontés à des situations ubuesques, au point qu’ils ont été nombreux à quitter définitivement le territoire hongkongais.

    John Lee – chef de l’exécutif de Hong Kong depuis 2022

    Nouveau dispositif COVID-19 à l’arrivée

    Face à la gronde générale mais aussi, et surtout, grâce à l’abaissement des critères épidémiologiques déclenchant les dispositifs de quarantaine et de dépistage, l’exécutif hongkongais, proche du gouvernement central chinois, a fait une annonce surprise ce vendredi 23 septembre.

    Ainsi, il n’y aura plus lors de l’entrée sur le territoire de quarantaine à l’hôtel à partir du lundi 26 septembre, le test PCR avant l’embarquement est également supprimé et remplacé par un test antigénique négatif à présenter.

    Cependant, les arrivants devront toujours faire un test PCR à l’aéroport mais ils seront autorisés à rentrer chez eux ou sur leur lieu de résidence pour attendre le résultat. Par contre, si le test est positif, une quarantaine sera mise en place dans le centre spécial ouvert par les autorités à Penny’s Bay. Un centre qui a laissé de mauvais souvenirs à nos compatriotes qui ont été dépistés à la Covid-19.

    Centre de quarantaine de Penny’s Bay, construit pour l’épidémie de COVID-19, sur l’île de Lantau à Hong Kong, en Chine, le 15 mars 2021. REUTERS/Joel Flynn – RC2MBM9CFXGF

    Enfin, tous les résidents de Hong Kong non vaccinés seront autorisés à entrer à Hong Kong, mais ils devront obtenir un certificat de vaccination dès que possible après leur retour à Hong Kong. Désormais, les vaccins comme Pfizer sont disponibles et non uniquement la version chinoise du vaccin.

    Encadrement au quotidien

    Si à l’arrivée l’heure est à l’assouplissement, au quotidien, la cité vit toujours sous passe sanitaire. Restaurants, activités de loisirs, comme en France en 2021, les Hongkongais, dès 12 ans, doivent être munis d’un QR code adapté pour accéder à certaines activités.

    Le gouvernement hongkongais a annoncé aussi une extension de ce passe aux mineurs dès l’âge de 5 ans avant le 30 novembre. Pour ceux qui ne sont pas vaccinés, après avoir obtenu un résultat négatif au test PCR, le code jaune « amber » sera activé pendant 3 jours et repassera en bleu après, vous fermant de nouveaux l’accès à ces activités…

    Mais même vacciné, il faudra régulièrement vous soumettre au « self monitoring », soit des tests PCR obligatoires qui doivent toujours être effectués dans les centres de dépistage communautaires au cours des 4e et 7e jours après l’arrivée.

    Soulagement chez les Français de Hong-Kong

    Si on peut encore déplorer la pression sur la vie quotidienne, les expatriés ont accueilli cette nouvelle avec soulagement. Les déplacements vers la France vont s’en trouver facilités et ce alors que de nombreux familles avaient renoncé à venir visiter leurs proches en Europe du fait des tarifs prohibitifs des billets d’avion et des périodes d’inactivité imposées au retour à Hong-Kong avec une quarantaine, aux frais des voyageur, qui pouvait aller jusqu’à 21 jours.

    Un sentiment que résume Catya Martin, rédactrice en chef de notre partenaire La French Radio Hong-Kong, et élue consulaire des Français de la ville et de Macao.

    « Cette décision est un grand soulagement pour beaucoup, tant sur le plan familial qu’économique. les déplacements professionnels vont pouvoir reprendre et beaucoup vont pouvoir rendre visite à leurs proches. Cette quarantaine entrainait, en plus d’un sentiment d’isolement, une dépense importante pour les familles »

    Catya Martin, élue des Français d’Hong-Kong et de Macao

    Ecoutez le flash spécial de la French Radio Hong-Kong

  • God save what ?

    God save what ?

    Plus de quatre milliards de téléspectateurs pour les funérailles de la Reine, huit heures de retransmission, de quoi attraper des escarres. Les Saxe-Cobourg, dits Windsor, ont ridiculisé la Famille Kardashian, non mais. Malgré ce pauvre Charles, coincé pour l’éternité des tabloïds entre Lady Di et The Queen, roi d’un empire qui n’en finit pas de mourir. 

    Il commence son règne avec une nouvelle Première ministre, admiratrice de Thatcher, qui n’a cure de la parité dans son gouvernement. Quatre des principaux ministres sont issus de ce qu’en France on appellerait la « diversité », avec ce snobisme de ne pas avoir été choisis pour cela, mais parce qu’ils sortaient des bonnes écoles. De quoi agacer les « wokistes » de Cambridge. D’autant que, Boris exit, les difficultés du Brexit restent. Le Royaume souffre. Dignement, amidonné comme le Pont de la rivière Kwaï, mais il souffre.

    L’empire britannique n’en finit plus de finir

    Une étude du Financial Times estime que si les revenus d’un ménage moyen au Royaume-Uni étaient inférieurs en 2007 de 8% de celui d’un ménage français ou allemand, l’écart aujourd’hui serait de 20%. Si la tendance se poursuivait les ménages britanniques gagneraient moins que les ménages slovènes. Ou polonais. Bientôt une vague, juste retour, de plombiers britanniques en Pologne ? Il leur faudra un permis de travail.

    Selon l’Office britannique des statistiques, le salaire réel a déjà diminué de 3% en rythme annuel et la baisse pourrait atteindre 10% selon le think tank Resolution Foundation, qui craint que trois millions de Britanniques ne passent sous le seuil de pauvreté. Les prévisions restent sombres : la croissance devrait rester atone l’an prochain.

    L’inflation dépasse les 10%, Citi Bank prévoit 18% en 2023, Goldman Sachs (et non Saxe, comme la famille royale), 20%.  Les Américains ne respectent rien, plus même la City.

    14% des ménages ont refusé de payer leurs factures d’électricité 

    14% des ménages ont refusé de payer leurs factures d’électricité. Face à la menace, Liz Truss a annoncé un plan peu thatchérien d’aide pour limiter les prix de l’énergie : 150 milliards de livres ! Et dire que certains chipotent sur le coût des funérailles. En prime, une baisse de la fiscalité sur les entreprises. Pour ne pas dégrader les finances publiques, alors que les taux d’intérêt montent en flèche, les dépenses publiques devraient diminuer, ce qui n’irait pas sans conséquences sociales.

    Heureusement, il y a le grand large. Le Royaume-Uni s’est mis en pointe dans le combat contre les Russes. Poutine n’a pas été invité aux funérailles. Charles n’ira donc pas à celles de Poutine, Georges n’était pas à celles de Lénine : « Des ouvriers ont été occupés nuit et jour à préparer la tombe et ont refusé de la quitter ; ils ont passé deux jours et deux nuits à l’achever ». 

    Les brillants seconds de l’empire américain 

    Le Royaume tance Moscou, mais n’est-il pas, plutôt, réduit à jouer les brillants seconds de l’empire américain ? La « relation spéciale » a ceci de spécial que les Américains oublient parfois de prévenir les Anglais de leurs décisions, comme sur l’Iran par exemple. 

    Malgré tout, Charles III reste le souverain de 14 royaumes membres du Commonwealth, qui compte 56 Etats héritiers anciens membres de l’Empire. Outre le Royaume-Uni, l’Australie, les Bahamas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, le Belize, Grenade, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les îles Salomon et Tuvalu ont reconnu Charles comme Chef d’Etat. Même si le Premier ministre d’Antigua et Barbuda a annoncé un référendum sur la monarchie, que celui de la Jamaïque en souhaite la fin et que celui d’Australie ne cache pas ses sentiments républicains.

    Qu’est-ce que représente le Commonwealth pour les anciennes colonies ? Une langue commune ? Une culture ? Inde, Nigeria, Afrique du sud, Australie, partagent-t-ils des « valeurs communes » ? Nulle solidarité, ni dans le domaine économique, ni dans le domaine politique. La langue, devenue plus américaine qu’anglaise, n’est pas, comme pour le français, un attachement sentimental et culturel. 

    Le Royaume-Uni ne gouverne plus grand-chose. Son principal problème de politique étrangère est un problème de politique intérieure : comment régler la question de l’Irlande du nord, comment se comporter avec l’Union européenne, comment calmer l’Ecosse ? 

    En fait, le Royaume-Uni a renoncé, peu à peu, à mener une politique étrangère autonome. Pour le membre permanent au Conseil de sécurité qu’il est toujours, c’est de plus en plus voyant. Le Brexit a tué son originalité, éliminé son influence en Europe et dévalué son poids aux États-Unis. L’échec des négociations commerciales, bilatérales, la grande affaire de Boris, en est la preuve.

    Tout affaiblissement du Royaume-Uni est une mauvaise nouvelle pour la France 

    Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France. D’une part parce que le Royaume-Uni est un de nos principaux clients. Ensuite parce que c’est un allié fiable, avec lequel, depuis les accords de Lancaster House, nous avons une coopération militaire qui ne demande qu’à s’approfondir. Enfin parce que si nous ne sommes pas frères, pas même ennemis, nous sommes cent fois cousins. 

    Tout affaiblissement du Royaume-Uni est une mauvaise nouvelle pour la France. Ce fut une erreur de se placer en interlocuteur parmi les plus intransigeants du Royaume pendant le douloureux divorce d’avec l’UE. Que l’ancienne ambassadrice à Londres soit désormais ministre des Affaires étrangères est une excellente nouvelle et sonne, vis-à-vis de Londres, comme un changement de cap bienvenu.

    Créer une alliance « particulière »  

    Il est temps d’imaginer avec lui, une « relation spéciale » qui lui serait d’autant plus profitable qu’elle ne serait pas déséquilibrée comme avec les Etats-Unis. Certes, le Royaume ne reviendra jamais dans l’UE ; cela n’offre que plus d’intérêt pour créer une alliance « particulière » avec lui. Certes, ce n’est plus un empire, mais il reste notre allié, un centre financier, un centre intellectuel et universitaire, et il a, lui aussi, bien des choses à dire sur le monde, bien des atouts que l’on devrait copier. 

    A l’heure où un nouveau roi et une nouvelle première ministre prennent leurs charges, il faut envoyer plus qu’un message d’amitié, un message d’amour : « Honni soit qui mal y pense ». 

    Et commencer par nommer un nouvel ambassadeur…

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 23.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 23.09.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash de la semaine. Dans votre édition dédiée aux Français de l’étranger, on parle du report du Grand Prix du Rayonnement Français, du marché des gastronomes à Buenos Aires et de la France qui ouvre son premier parc éolien offshore ! 

    Cabale contre le Grand Prix du Rayonnement français 

    Comme pour chaque année depuis 2009 (hors Covid), la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam organise, en marge de la session d’automne de l’Assemblée des Français de l’étranger, la cérémonie de remise des prix du Rayonnement Français. Mais cette année, patatras, sur les réseaux sociaux, une campagne est menée contre l’édition 2022. La raison, la présence supposée de Patrick Poivre d’Arvor parmi les membres du jury. Erreur, ce dernier ne l’est plus, mais un simple oubli de mise à jour sur un site internet a déclenché une polémique parmi les élus des Français de l’étranger et a entraîné le report de la cérémonie. 

    Prix du Rayonnement Français
    La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam

    Vivi Francia, la semaine française en Argentine 

    Depuis 2009 la Chambre de commerce et d’industrie franco-argentine de Buenos Aires organise, dans les premiers jours du printemps de l’hémisphère Sud, la semaine française en Argentine, connue sous le nom de Vivi Francia. L’édition 2022 a lieu du samedi 17 septembre au samedi 1er octobre. Et ce week-end, place de la Catalogne, vous pourrez profiter d’un marché de produits français et d’ateliers culinaires. Le beau temps sera en plus de la partie. 

    Vivi Francia
    Vivi Francia

    A Saint-Nazaire, le premier parc d’éoliennes offshores en France

    Emmanuel Macron ambitionne de faire de la France la première grande nation qui sortira des énergies fossiles et de renforcer son indépendance énergétique en produisant plus localement. L’installation en Loire-Atlantique inaugurée par le Président de la République comporte 80 éoliennes, situées de 12 à 20 kilomètres des côtes, et a été achevée le 6 septembre dernier. C ‘est la première d’une série de 7 parcs qui seront mis en fonctionnement d’ici 2030. 

    C’est tout pour aujourd’hui, exceptionnellement c’est encore moi que vous retrouverez lundi prochain. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Vivi Francia 2022 – la semaine française en Argentine

    Vivi Francia 2022 – la semaine française en Argentine

    Depuis 2009 la Chambre de commerces et d’industries franco-argentine de Buenos Aires organise, dans les premiers jours du printemps de l’hémisphère Sud, la semaine française en argentine, connue sous le nom de Vivi Francia. L’édition 2022 a lieu du samedi 17 septembre au samedi 1er octobre.

    Comme chaque année, une large palettes d’activités permettra de partager la culture française avec les argentins, au menu de la gastronomie et des chansons.

    La CCI France Argentine

    A la manoeuvre pour l’organisation de cet évènement, on l’a dit, la Chambre de commerces et d’industries franco-argentine de Buenos Aires soit la CCI France Argentine.

    Celle-ci a été fondée il y a 138 ans (en 1884) et elle a pour missions de favoriser les échanges commerciaux entre la France et l’Argentine et d’être au service de ses membres. Elle compte quelque 300 entreprises adhérentes (françaises et argentines) qui bénéficient des nombreux services qu’elle propose.

    La CCI FRANCE ARGENTINE met également à la disposition de ses membres un large réseau de contacts, non seulement en Argentine mais aussi dans le reste du monde. En Argentine, elle dispose de trois délégations, à Córdoba, Mar del Plata et Mendoza. Elle est membre de la CCI FRANCE INTERNATIONAL, qui regroupe l’ensemble des chambres françaises réparties dans différents pays, et de l’UCCEB (Union des Chambres de Commerce Etrangères et Binationales). 

    Pour organiser ce « Vivi Francia, elle s’appuie sur le soutien de l’Ambassade de France en Argentine, des Alliances Françaises d’Argentine, du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires , des municipalités de Córdoba, Mar de Plata et Mendoza.

    Un marché de produits français

    Un des rendez-vous phares de ces semaines françaises en argentine, c’est le marché de produits alimentaires sur la place de Catalogne à Buenos Aires.

    Pour l’organiser et l’animer, la CCI France Argentine a confié le marché à Lucullus, l’association de la gastronomie française présente dans le pays.

    Les membres se sont, une fois de plus, décarcassés pour vous inviter à découvrir des saveurs typique de la cuisine française. Ce week-end, les 24 et 25 septembre, laissez-vous vous transporter dans une ambiance typiquement parisienne pour déguster des plats traditionnels : raclette, boeuf bourguignon, tartiflette, soupe à l’oignon, quiches, croque-monsieur, macarons, croissants, pains au chocolat, éclairs, opéras. 

    Mais ce n’est pas tout, vous pourrez découvrir un espace producteur avec fromages, charcuterie, pains traditionnels masamadre, champignons, chocolats premium, cocktails sans alcool et une sélection de thés avec le mélange « Le Marché ». Sur place, des ateliers gratuits seront accessibles comme la poterie, les produits de bien-être et le matériel de cuisine. 

    Enfin, vous pourrez participer à des cours de cuisine et à des conférences données par des chefs et des professionnels tout au long du week-end. Samedi à 16h aura lieu Les Olympiades du Marché avec le concours du « Meilleur Eclair » présenté par Milkaut, au cours duquel un jury de notables désignera l’éclair gagnant du Marché. 

    Les plus petits de la famille pourront profiter d’un espace pensé pour eux, avec les jeux Petit Gourmet et My Bricks, Veolia animera également des Ateliers du Recyclage.

    Le programme du marché

    Programme Samedi 23 septembre 13h : Français à la carte : Cours proposé par l’école d’Apolline 14h : Fromage de chèvre français par Elise de Rincquesen, propriétaire de Quesos Champs Elysées. 15h00 : Signature du livre La Cuisine de Chefs 16h00 : Olympiades – Concours du meilleur éclair présenté par Milkaut

    Programme Dimanche 24 septembre 13h : Français à la carte : Cours proposé par l’école d’Apolline 14h : Cours de cuisine par Paula Méndez Carrera 15h : Signature du livre Cuisine de Chefs 16h : Spectacle de musique française avec Louise de Arco et Santiago Galuchí 

    Le Blind test

    Coté musique de nombreux concerts sont prévus, vous pouvez tous les retrouver dans l’agenda disponible sur le site de Vivi Francia. Nous, on a décidé de vous parler du « Blind test » organisé par l’Alliance Française de Buenos Aires le 30 septembre à 18h.

    Les professeurs vous proposeront de faire découvrir à vos amis argentins des chansons et clips d’artistes français actuels et inconnus en Argentine. Le répertoire sera axé sur les artites indépendants, talentueux et engagés dans la « chanson française à texte ».

    Réception à l’ambassade

    Depuis quelques jours, c’est donc la France qui est à l’honneur à Buenos Aires. Et c’est par l’ambassade de France en Argentine que les festivités ont commencé avec une réception le 18 septembre dans les salons de la Résidence de France de la capitale argentine. Membres de la communauté, exportateurs, importateurs, associations et les élus consulaires comme Laurent Waksmann étaient présents.

    Laurent Waksmann et des convives lors de la réception à l’ambassade de France à Buenos Aires
  • Unir les Nations désunies

    Unir les Nations désunies

    Après la Reine, l’arène. Macron a tapé du poing sur le pupitre. Le New York Times a apprécié. Un discours dur vis-à-vis de la Russie. Poutine, absent, a répliqué : il a mis en garde la France qui se comporte en ennemie en fournissant des armes à l’Ukraine. Est-ce la dernière offensive ukrainienne qui a motivé l’intervention française ? Ou la répétition des crimes de guerre ? Catherine Colonna, la nouvelle ministre des affaires étrangères appuie la Cour Pénale internationale et insiste sur la nécessité de punir les criminels.

    Que leur importe la guerre de Poutine contre l’Occident ?

    L’intervention présidentielle a marqué parce qu’elle s’adressait au ventre mou de l’Assemblée des Nations-Unies : les neutres. Difficile, il est vrai, de mobiliser des pays qui voient dans la guerre en Ukraine une suite lamentable de la guerre froide. Que leur importe la Crimée ? Que leur importe la guerre de Poutine contre l’Occident ? Que leur importe la défense de la démocratie, la plupart des pays n’en sont pas ? Ce qui compte, c’est le blé, le gaz, le pétrole, les prêts chinois. Ils ont vu Poutine au sommet de Samarkand, avec l’Inde, la Chine, et même la Turquie. Alors cette histoire européenne les concerne peu, sauf qu’elle ajoute du désordre au chaos. 

    Wide view of the Hall during the opening of the meeting. 86th plenary meeting Election of five non-permanent members of the Security Council [item 112(a)] (a) By-election (A/71/896) (b) Election of five non-permanent members of the Security Council

    Macron a beau accuser la Russie d’impérialisme, l’impérialisme n’est pas que russe, pensent-ils. Quant au droit international, les Américains ne se sont-ils pas assis dessus maintes et maintes fois ? Le multilatéralisme, qui en est le fossoyeur ? C’est pourquoi le discours présidentiel pouvait recevoir une approbation polie, celle que l’on accorde à tout pays « ami » quand il prend une posture de combat et d’émotion parsemée de grands mots. 

    Ceux qui croient être neutres seront considérés comme complices

    La vraie force du discours n’était donc pas dans les accusations étayées formulées contre la Russie, ni dans l’appel au respect des souverainetés (même si c’est la leçon qu’a donné Xi Jinping à Poutine lors du sommet de Samarcande) mais dans la mise en garde : ceux qui croient être neutres seront considérés comme complices. « Qui voudrait mimer le combat des non-alignés se trompe lourdement : ceux qui se taisent aujourd’hui servent malgré eux, ou secrètement avec une certaine complicité, la cause d’un nouvel impérialisme, d’un cynisme contemporain qui désagrège notre ordre international sans lequel la paix n’est pas possible ». 

    Avec en complément, ce message subliminal : il faut un nouveau pacte « Nord/Sud », c’est-à-dire, « nous aiderons ceux qui sont solidaires ». 

    Dans le jeu des puissances, il est nécessaire de nier la logique des blocs. D’autant que les oppositions sont de fausses oppositions, et les blocs de faux blocs. La bataille n’est pas entre la Russie et les Etats-Unis mais plutôt entre la Chine et les Etats-Unis ; la Chine est alliée avec la Russie mais ne lui fournit ni armes, ni technologie, et achète son pétrole au rabais. L’Europe paie la guerre contre la Russie, mais ne veut pas aller trop loin contre la Chine. Etc., etc., etc.

    Le point sur lequel Emmanuel Macron a frappé, ce sont ceux qui sont entre les blocs, qui croient jouer au plus malin en ne voulant se mêler de rien. Il a vu Macky Sall, président du Sénégal et de l’Union Africaine, proche de la France, et Alberto Fernandez, le Président argentin. La France est partie du Mali, les mercenaires russes la remplacent. Un bien pour le Mali ? Un espoir pour l’Afrique ? Elle a besoin du blé russe, mais qui fait du chantage aux céréales ? Qui a débloqué la situation ? C’est ainsi que Macron justifie de maintenir un dialogue avec Poutine (même si ce n’est pas lui qui a débloqué les ports, cela a ouvert la porte au contrôle de la centrale nucléaire). Maintenir le dialogue (« même si cela sent mauvais » dit le Pape), rester ferme sur les principes, rappeler aux amis que la solidarité n’est pas neutre, que la neutralité n’est pas innocente.

    Faire bloc contre les blocs.

    Poutine mène la guerre avec l’Occident. Xi Jinping ne cache pas son envie de prendre le leadership de cette croisade dès qu’il se sera assuré de son pouvoir en interne, de sa solidité en externe. Mais « l’Occident » reste puissant, et considère que les limites sont atteintes. L’ordre mondial qu’il garantissait -notamment à travers les principes inscrits dans la Charte de l’ONU- est menacé. Voilà pourquoi tous les pays sont exposés. La Russie « a délibérément violé la charte des Nations unies et le principe d’égalité des Etats. Elle a ouvert la voie à d’autres guerres d’annexions, en Asie, en Europe, et peut-être demain en Afrique et en Amérique latine ». Si la guerre redevient le mode habituel des conflits, le Nord n’est pas le plus mal armé. Financièrement non plus. 

    Choisir son camp, ce n’est pas choisir la logique des blocs, c’est sauver l’ordre international. C’est l’intérêt de tous, dit Macron.  Il ajoute, à l’adresse de chacun : c’est votre intérêt, car nous comptons nos amis. Les Nations Unies sont désunies. La Russie a foulé aux pieds la charte de l’ONU. Ceux qui ne la dénoncent pas sont complices. Catherine Colonna était en Inde il y a quelques jours. La Chine appelait autrefois l’Inde le « paradis occidental ». L’enjeu est là : élargir l’Occident.

    Regardez le discours d’Emmanuel Macron à l’ONU le 20 septembre 2022

  • Report du prix du Rayonnement Français : « PPDA ne faisait plus partie du jury »

    Report du prix du Rayonnement Français : « PPDA ne faisait plus partie du jury »

    Comme pour chaque année depuis 2009 (hors Covid), la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam organise, en marge de la session d’automne de l’Assemblée des Français de l’étranger, la cérémonie de remise des prix du Rayonnement Français. Ces derniers « récompensent les femmes et hommes qui font rayonner les valeurs de la France sur tous les continents« . Ils se déclinent autour de thèmes comme la littérature, la francophonie mais aussi les mathématiques, etc.

    Mais cette année, patatras, sur les réseaux sociaux, une campagne est menée contre l’édition 2022. La raison, la présence supposée de Patrick Poivre d’Arvor parmi les membres du jury. Erreur, ce dernier ne l’est pas, mais un simple oubli de mise à jour sur un site internet a déclenché une polémique parmi les élus des Français de l’étranger.

    Pour faire le point sur ce report de la cérémonie, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a accepté de répondre à nos questions sur le Prix du Rayonnement Français.

    Lesfrancais.press : Vous avez créé le « Prix du Rayonnement Français » il y a de nombreuses années.  Le remise de ces prix, au Quai d’Orsay, a toujours été un événement très apprécié, notamment par les élus des Français de l’étranger. Vous avez décidé de reporter cette cérémonie, qui était aussi l’occasion de rencontres sympathiques. Pour quelles raisons? 

    Joëlle Garriaud-Maylam : C’est vrai que ce Prix, lancé en 2009 à l’Hôtel de la Marine avec le regretté Michel Déon (le tout premier Prix ayant été décerné en 2010 à l’issue d’un séminaire que j’avais organisé à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur à Saint-Denis) était une manifestation très appréciée. J’avais toujours tenu à ce qu’elle ait lieu à l’occasion de la réunion annuelle début octobre des élus des Français de l’étranger afin que ceux-ci puissent y participer. Un des leurs en avait d’ailleurs été lauréat. Elle était le moyen de mettre en lumière des parcours remarquables, porteurs de valeurs universelles et avait aussi pour but, dans un pays prompt à l’autoflagellation, à donner à notre jeunesse la fierté de leur appartenance nationale.

    Si nous avons décidé de reporter (et non d’annuler) cette soirée, c’est pour deux raisons essentielles : d’une part parce qu’ un élu s’était permis de publier sur les réseaux sociaux le carton d’invitation à la cérémonie de remise des Prix du Rayonnement français prévue le 4 octobre au Quai d’Orsay. Outre la grossièreté du procédé, cette publication constituait un risque sécuritaire certain.

    D’autre part ce même élu avec quelques acolytes se sont permis d’organiser une polémique ridicule sur un prétexte fallacieux, en sachant parfaitement qu’ils mentaient. Mais que ne ferait-on pas pour du buzz ?  Nos soirées des Prix du Rayonnement s’étant toujours déroulées dans un climat positif de sérénité et de bienveillance partagées, et par respect pour les participants, pour la ministre des Affaires étrangères qui devait nous accueillir, et pour le Président Emmanuel Macron qui, comme chacun de ses prédécesseurs, nous a toujours honorés de son haut patronage, il était hors de question de laisser ce Prix s’engluer dans la boue dans laquelle on aurait voulu le traîner. 

    Lauréats de l’édition 2019
    Lesfrancais.press : Quelques élus consulaires ont en effet dénoncé la présence au sein du jury de Patrick Poivre d’Arvor, par ailleurs accusé par de nombreuses femmes de viols. Est-ce bien le cas? S’agit-il, en somme, d’une cabale? Pensez-vous que cela a un lien avec les futures élections sénatoriales?

    Joëlle Garriaud-Maylam : Oui, la prétendue présence de Patrick Poivre d’Arvor dans le Jury a été le prétexte de ce qui est effectivement une véritable cabale. Ce qui est choquant est que les instigateurs de cette cabale savaient parfaitement que PPDA ne faisait plus partie du Jury puisque j’avais eu l’occasion de le dire aux élus comme aux journalistes qui m’interrogeaient à ce sujet. Une élue a prétendu dans la presse qu’elle m’en aurait parlé en mai. Je ne le nie pas mais n’ai sincèrement aucun souvenir de cet échange, alors que j’ai en principe une excellente mémoire.  Par contre je m’étonne que cette même élue, m’interrogeant un mois  plus tard pour me demander si la date de la soirée avait été fixée pour l’entrer dans son agenda, ne m’en a certainement pas parlé. Alors que j’étais en mission parlementaire OTAN au Danemark et au Groenland la semaine dernière, j’ai reçu un certain nombre d’appels d’élus et de journalistes me demandant si PPDA était toujours dans le Jury, ce à quoi j’ai répondu que non, qu’il avait décidé de se retirer pour se consacrer davantage à l’écriture de ses livres et qu’il n’avait d’ailleurs participé à aucune réunion depuis plus d’un an, ni n’avait fait de propositions pour la nomination de lauréats. 

    « Il est choquant que l’on instrumentalise la souffrance des victimes »

    Joëlle Garriaud-Maylam

    Mais l’occasion était trop belle de faire du buzz et les élus consulaires en question ont utilisé le fait que le site Internet de l’association présentait toujours sa photo en tant que membre du Jury. Pourtant, comme l’a fait publiquement remarquer un journaliste respecté, il n’était pas difficile de voir que le site n’avait pas été actualisé depuis 2019. Pourquoi alors mettre avec tant d’aplomb  notre parole en doute? Nous devions d’ailleurs actualiser ce site ce mois-ci et avions demandé les codes à la société qui l’avait créé pour nous. Mais elle ne les avait pas, sa créatrice ayant quitté la société (si un de vos lecteurs a le talent de pouvoir entrer dans un site sans les codes, surtout qu’il me contacte !) 

    Quant à votre dernière question sur les liens de cette polémique avec les élections sénatoriales de l’an prochain, je vous dirai que la réponse est sans nul doute dans la question ! 

    Lesfrancais.press : Comment se fait-il qu’une cabale ait pu prendre autant d’ampleur sur la base de fake news ? 
    La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et Vladimir Milov, opposant à Poutine et soutien de Navalny en 2022 au Sénat

    Joëlle Garriaud-Maylam : Tout le monde sait que les réseaux sociaux sont le lieu idéal pour monter des cabales sur la base de mensonges. Et même lorsqu’il est prouvé qu’il s’agit de fake news, l’emballement ne s’arrête pas et on oublie la vérité pour se concentrer sur le lynchage. En tant que rapporteur général à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, j’ai eu l’occasion d’étudier ce phénomène plus qu’inquiétant, très bien organisé notamment par la Russie.

    Dans le cas du Prix du Rayonnement, les enjeux et l’impact ne sont évidemment pas du tout les mêmes, mais il était intéressant d’observer la gradation des attaques : d’abord la prétendue participation de PPDA au Jury puis (après démenti) le fait qu’il apparaisse toujours comme membre du Jury sur le site Internet, enfin le fait qu’il soit dans une photo-bandeau sur mon compte Twitter. Sur ce dernier point je tiens à dire que je n’ai absolument pas à répondre aux injonctions de retrait immédiat. Certes Twitter donne à ses utilisateurs une illusion de puissance et beaucoup se croient tout permis. Mais que je sache, nous ne sommes plus dans l’ Inquisition !

    «  Je tiens bien  évidemment à réitérer mon soutien le plus entier à toutes les femmes victimes de violences sexuelles« 

    Joëlle Garriaud-Maylam

    Car si PPDA figure sur photo-souvenir du Prix du Rayonnement Français de 2019 avant la Covid et avant toutes les accusations le visant, il s’y trouve au milieu de 20 autres personnalités, la plupart des amis ou des personnes pour lesquelles j’ai beaucoup d’estime comme par exemple Thomas Pesquet, Guillaume Gomez, Marie-Christine Saragosse, Catherine Pégard ou l’ancienne SG de la Francophonie, et je ne vois pas pourquoi je supprimerais cette photo pour satisfaire quelques esprits chagrin, et ce d’autant plus que d’autres personnes présentes utilisent elles aussi cette photo dans le même cadre !

    Photo-souvenir de 2019 présente sur le site de l’association

    Si cette controverse a pris de l’ampleur, c’est bien sûr aussi du fait de la propension très française à adorer démolir une personnalité connue ou enviée mais aussi – et c’est bien légitime par l’émotion soulevée par la découverte des multiples dénonciations d’actes répréhensibles de la part de PPDA. 

    A cet égard, je tiens bien  évidemment  à réitérer mon soutien le plus entier à toutes les femmes victimes de violences sexuelles, qu’elles aient été victimes de PPDA ou d’autres prédateurs. Membre de la délégation aux droits des femmes du Sénat depuis 2004, je sais et comprends  leur souffrance, mais tiens à dire avec force que le principe de la présomption d’innocence est un des fondements de notre justice sur lequel nous ne saurions revenir. Il est en tout cas profondément choquant que l’on instrumentalise la souffrance des victimes pour des cabales à visées personnelles. 

    Lesfrancais.press : Vous avez dit report. Est-ce report ou annulation pour cette année ? Qu’en est-il des lauréats ? Continuerez-vous l’année prochaine?

    Joëlle Garriaud-Maylam : Non, il s’agit d’un report et en aucun cas d’une annulation du Prix du Rayonnement Français. D’ailleurs nous utiliserons ce report pour donner un nouveau souffle à notre initiative, le but final étant de créer une Fondation du Rayonnement Français. Un de mes buts est en effet, tout en conservant à la manifestation son  excellence, de « démocratiser » la perception de la culture française et des réussites de notre pays en tout domaine et c’est pour cela que nous avons commencé à travailler avec l’association « Expressions de France », afin de plus encore ouvrir ces Prix à la diversité et à la jeunesse. Nos lauréats, des personnalités en tous points remarquables, ont été prévenus, ont parfaitement compris la situation et ont accepté avec beaucoup de bienveillance de recevoir leur prix à une date à définir ultérieurement.

    Lesfrancais.press : On parle beaucoup de vous comme possible Présidente de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN. Vous pourriez être la candidate du PPE, et donc la favorite. Comment se fait le choix du candidat ? Comment envisagez-vous votre mandat si vous êtes élue ?

    Joëlle Garriaud-Maylam : J’ai été effectivement sollicitée pour présenter ma candidature puisque la présidence va revenir, après celle de l’Américain Gerry Connolly,  à un membre du groupe PPE (droite et centre-droit) et que je suis déjà vice-présidente de cette assemblée et surtout présidente élue du groupe PPE, le plus important de l’Assemblée. J’ai également exercé de très nombreuses responsabilités au sein de notre Assemblée dont je suis également un des rapporteurs généraux. 

    « J’ai été effectivement sollicitée pour présenter ma candidature« 

    Joëlle Garriaud-Maylam

    Mais notre Assemblée regroupe des parlementaires de 30 pays (bientôt 32 avec l’adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède). Ce serait bien sûr une grande chance pour la France d’obtenir cette présidence (elle ne l’a exercée que 5 ans depuis la création de l’Assemblée en 1955) mais j’ai si souvent vu d’excellents candidats être battus (le mérite n’étant jamais un gage de succès) ou des parlementaires jouer contre les intérêts de leur propre pays que je me garderai bien de tout pronostic !

    Session plénière de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN 2017
  • Pour l’ONU, un « hiver de mécontentement » se prépare

    Pour l’ONU, un « hiver de mécontentement » se prépare

    Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dressé mardi 20 septembre un sombre tableau de l’évolution de la situation mondiale, évoquant un « hiver de mécontentement » dû à la hausse des prix, au réchauffement climatique ainsi qu’à des conflits meurtriers.

    « Notre monde est au plus mal », a déclaré Antonio Guterres lors du débat annuel de l’Assemblée générale des 193 membres des Nations unies à New York.

    Selon le nouveau bilan de l’ONU, les pays sont aux prises avec « un dysfonctionnement mondial colossal » et sont de moins en moins prêts ou disposés à relever les grands défis.

    « Un hiver de mécontentement mondial se profile à l’horizon », a déclaré M. Guterres.

    « La confiance s’effrite, les inégalités explosent, la planète brûle, les gens souffrent et les idéaux de la Charte des Nations Unies sont en danger », a-t-il ajouté en présentant le rapport annuel sur les travaux de l’instance.

    Soulignant que la coopération et le dialogue sont les seuls moyens d’aller de l’avant, il a averti qu’« aucune autre nation ou pays ne devrait avoir à supporter [ces conséquences] ».

    Ukraine : une paix improbable ?

    La guerre menée par la Russie en Ukraine a jeté une ombre sur la réunion et la plupart des participants ont déclaré que les chances de dialogue entre les Russes et les Ukrainiens à New York étaient faibles.

    M. Guterres s’est fait l’écho de cette idée dans son discours d’ouverture en déclarant que le temps des négociations de paix sur l’Ukraine viendrait, mais qu’il ne pensait pas que cela allait arriver dans un avenir immédiat.

    « Cette guerre ne durera pas éternellement. Il y aura un moment où des négociations de paix auront lieu », a expliqué M. Guterres aux journalistes plus tard lorsqu’il s’est exprimé aux côtés du président autrichien Alexander Van der Bellen.

    « Je ne vois pas cela dans l’avenir immédiat. Mais je peux dire une chose : nous n’abandonnerons jamais. »

    Sécurité alimentaire

    La sécurité alimentaire était un autre point majeur de l’ordre du jour. Avec en toile de fond les images du navire Brave Commander, l’un des navires utilisés pour transporter plusieurs tonnes de blé ukrainien à destination de l’Éthiopie, du Yémen et d’autres pays dans le besoin, que M. Guterres a qualifié de symbole de « ce que le monde peut accomplir lorsque nous agissons ensemble ».

    Le Brave Commander

    Il a également salué « l’Initiative céréalière de la mer Noire, rendue possible par l’Ukraine et la Fédération de Russie elles-mêmes, avec le concours de la Türkiye [Turquie] », qui ont uni leurs efforts pour faire aboutir ce projet, en dépit de la complexité de la situation, des opposants et de l’enfer de la guerre.

    Toutefois, bien qu’elle se présente comme une force de médiation neutre, la Turquie a été accusée ces dernières semaines d’être un pays qui pourrait aider d’autres pays à échapper aux embargos internationaux et aux sanctions.

    Plus de 200 ONG ont appelé les dirigeants réunis pour l’Assemblée générale à prendre des mesures urgentes pour « mettre fin à la spirale de la crise alimentaire mondiale ».

    « Dans le monde, 50 millions de personnes sont au bord de la famine dans 45 pays », ont-elles déclaré, avant d’ajouter que l’on estime que 19 700 personnes meurent de faim chaque jour, soit une personne toutes les quatre secondes.

    L’Union européenne, les États-Unis, l’Union africaine et l’Espagne ont coprésidé un sommet spécial sur la sécurité alimentaire qui a également eu lieu mardi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Ce sommet s’inscrit dans le prolongement d’une réunion du G7 qui s’est tenue en juin et au cours de laquelle les pays se sont engagés à consacrer environ 4,5 milliards d’euros à la lutte contre la faim dans le monde.

    Changement climatique

    Le changement climatique a également dominé la réunion, alors que le monde continue de subir les effets découlant des phénomènes météorologiques extrêmes.

    « Nous avons rendez-vous avec la catastrophe climatique », a déclaré Antonio Guterres.

    « Ce doit être la priorité absolue de chaque gouvernement et organisation multilatérale », a-t-il ajouté.

    Alors que les températures mondiales augmentent et que les catastrophes naturelles, comme les inondations massives au Pakistan, se multiplient, M. Guterres a dénoncé un monde « accro aux combustibles fossiles » et a appelé les États à demander des comptes à ceux qui continuent d’investir dans ce secteur.

    Il a appelé toutes les économies développées à taxer les bénéfices des combustibles fossiles et à utiliser les recettes pour compenser les dommages causés par le changement climatique et aider les personnes qui luttent contre les prix élevés.

    « Les pollueurs doivent payer », a-t-il affirmé.

    « Ces fonds doivent être réorientés vers les pays dans lesquels la crise climatique occasionne des pertes et vers les personnes mises en difficulté par la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie », a-t-il déclaré lors du rassemblement annuel des dirigeants mondiaux à New York.

    Les autres crises

    Outre l’urgence climatique et la perte de biodiversité ainsi que la guerre en Ukraine, le chef de l’ONU a également souligné des crises telles que la situation financière désastreuse des pays en développement et l’avancement des pays en ce qui concerne les objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

    Il a également souligné les signaux alarmants liés à une multitude de nouvelles technologies, la montée des discours haineux et la surveillance numérique « hors de contrôle ».

    « Nous ne disposons même pas d’un début d’architecture mondiale pour faire face à tout cela. »

    M. Guterres a également évoqué d’autres conflits qui sont passés de plus en plus au second plan au cours des derniers mois.

    Outre l’Afghanistan, où l’économie est dévastée et où les droits de l’homme sont bafoués, M. Guterres a également mentionné la reprise des affrontements en Éthiopie et en Haïti, où les gangs « détruisent les fondements mêmes de la société ».

    « En Libye, les divisions continuent de mettre en péril le pays. En Irak, des tensions permanentes menacent la stabilité », a-t-il noté.

    « En Israël et en Palestine, les cycles de violence sous l’occupation se poursuivent alors que les perspectives de paix fondées sur une solution à deux États s’éloignent de plus en plus », a-t-il ajouté.

    Parmi les autres dirigeants qui se sont exprimés mardi, citons le président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui a rencontré le Premier ministre israélien Yair Lapid, signe d’un réchauffement des relations après les critiques virulentes du président turc sur le traitement des Palestiniens par l’État juif.

    Lundi (19 septembre), le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait déjà convoqué la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie depuis que les combats y ont éclaté ce mois-ci. Les dirigeants européens, dont le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, devraient assurer le suivi des efforts de médiation.

  • Sur la corde raide de la fiscalité 

    Sur la corde raide de la fiscalité 

    Depuis des années, les finances publiques ressemblent à un grand jeu de bonneteau. Les déficits passent de main en main pour finir sous le verre de l’État. La crise sanitaire a amplifié cette tendance, l’État étant amené à compenser totalement ou presque les pertes de revenus des ménages et des entreprises. La succession rapide des crises conduit les pouvoirs publics à intervenir de plus en plus dans la constitution des revenus soit la fiscalité. 

    Avec les taux historiquement bas, avec les politiques monétaires non-conventionnelles, l’idée que les États pouvaient dépenser sans compter s’était imposée au point d’être théorisée par des économistes, d’autant plus que l’inflation faisait alors cruellement défaut. Avec son retour logique au vu des milliers de milliards d’euros ou de dollars déversés depuis deux ans, cette idée, si elle est devenue caduque, n’en demeure pas moins populaire.

    Les marges de manœuvre se réduisent en France 

    Avec une dette publique de plus de 110 %, un déficit qui reste sur la crête des 5 % du PIB, les marges de manœuvre pour le gouvernement se réduisent en France. Jamais, néanmoins, depuis des décennies, les besoins en dépenses publiques n’ont été aussi importants. La santé, la retraite, la dépendance, l’éducation, la transition énergétique, la réduction des inégalités, etc. supposent un accroissement des crédits publics représentant au total déjà plus de 57 % du PIB. 

    Les besoins sont d’autant plus élevés que les pouvoirs publics ont réduit leurs investissements au profit des dépenses courantes. Le retard pris en matière d’équipements est important, que ce soit pour les voies ferrées, les centrales électriques, les hôpitaux ou les établissements d’enseignement supérieur.

    Plus de dépenses et moins d’impôts 

    Avec la hausse des taux, le retour aux fondamentaux devrait s’amorcer. L’argent est une ressource rare et d’autant plus que la croissance est faible. Or, nul ne semble vouloir en tirer les conséquences. À défaut de réduire les dépenses, l’augmentation des impôts est incontournable. Or, tous les candidats ou presque à l’élection présidentielle d’avril 2022 ont promis plus de dépenses et moins d’impôts. À leur décharge, dans le passé, aucun candidat prônant la rigueur n’a été élu. 

    Avec un taux de prélèvements obligatoires de plus de 45 % du PIB, la France n’est pas avare en cotisations, taxes, impôts et contributions en tout genre. Depuis les « gilets jaunes », les pouvoirs publics n’osent plus affronter la population de front sur le plan fiscal. Ils laissent pour le moment aux collectivités locales le soin de trouver les ressources nécessaires en jouant sur des impôts hors d’âge comme la taxe foncière. 

    Face à l’épaisseur des déficits, l’État ne pourra pas reporter éternellement le débat relatif au financement des charges publiques. La recherche et la réalisation d’économies indispensables seront un exercice délicat qui, dans le passé, n’a jamais été mené jusqu’à son terme en France. Certains pays comme le Canada ou la Nouvelle-Zélande ont néanmoins prouvé que cela était possible.

    Les principaux impôts français sont datés et obsolètes  

    Au niveau des prélèvements obligatoires, le chantier est tout aussi vaste. Les principaux impôts français sont datés et obsolètes. Ils sont issus de l’après Seconde guerre mondiale pour l’impôt sur le revenu ou la TVA, voire de l’après Révolution française pour la taxe foncière et la taxe d’habitation qui demeure pour les résidences secondaires. Face à l’impopularité de certaines contributions, dans le passé, les gouvernements ont préféré les rogner en lieu et place de les refonder. Ce fut le cas pour l’ISF, la taxe d’habitation et de l’impôt sur le revenu. 

    Les exonérations partielles et les abattements dérogatoires se multiplient même si le discours officiel condamne cette pratique. Les bases d’imposition se délitent progressivement au moment où le besoin en recettes publiques est pressant. 

    Les impôts pour être efficaces doivent être en phase avec l’économie. L’émergence de l’impôt sur le revenu a coïncidé avec l’essor du salariat, celle de la TVA avec le développement de la société de consommation. Ces impôts avaient remplacé des prélèvements qui étaient devenus désuets comme celui sur le sel ou sur les portes et fenêtres. Aujourd’hui, l’économie est digitale et mondialisée. Elle doit se décarboner. La fiscalité doit s’adapter. Du fait de la règle de l’unanimité, l’Union européenne n’a pas été en capacité d’instituer des impôts communs aux Etats membres. Elle a essayé avec la TVA mais l’harmonisation est loin d’être réalisée.

    Substituer la taxation des émissions de CO2 aux impôts actuels

    L’exploitation des données crée de véritables rentes de situation, sources de profits élevés. Il y a certainement des moyens pour éviter ces rentes qui, par ailleurs, ralentissent la diffusion des gains de productivité générés par le numérique. La taxation des émissions de CO2 est considérée comme le meilleur moyen pour accélérer la transition énergétique. Elle ne doit pas s’ajouter aux impôts actuels mais s’y substituer pour éviter un matraquage fiscal dont les ménages à revenus modestes seraient les premières victimes. 

    Avec les transferts de compétences, avec le souhait légitime des citoyens à plus de subsidiarité ou d’autonomie comme en Corse, une clarification des financements des collectivités locales s’impose. L’autonomie fiscale est un faux débat. L’importance de la pérennité des ressources et leur évolution selon des critères reconnus de tous prime sur la capacité à fixer les taux ou l’assiette. Le recours à un système de péréquation à l’allemande qui prendrait notamment en compte le PIB par habitant garantirait aux collectivités des moyens en phase avec leurs besoins et serait, en outre, cohérent avec l’objectif d’égalité.

    Les impôts doivent rester neutres pour ne pas dissuader le travail et la création d’activité 

    À défaut de frugalité fiscale, les principes éternels d’une bonne fiscalité devraient s’appliquer. Les impôts doivent rester neutres afin de ne pas dissuader le travail et la création d’activité. Or la tentation est forte pour les pouvoirs publics d’user des taxes pour orienter le comportement des agents économiques. 

    Les impôts doivent autant que possible avoir des assiettes larges et des taux faibles pour être efficaces sans générer des effets pervers d’évitement. Ils doivent contribuer, enfin, à lutter contre les rentes qui nuisent à l’économie et sont génératrices d’inégalités. 

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 22.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 22.09.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash d’actualités dédié aux Français hors de France. Dans les titres du jour : certificat de nationalité : enfin une simplification – Dossier des bourses scolaires : qui décide ? – Emmanuel Macron appelle à la mobilisation mondiale contre la Russie 

    Prouver qu’on est français ! 

    Les Français de l’étranger, nés hors de France, résidant dans leur pays d’accueil, dont ils détiennent souvent aussi la nationalité, peuvent parfois laisser passer des décennies avant d’avoir besoin de papiers d’identité français ou tout simplement de faire valoir leur citoyenneté. Pour démontrer qu’ils sont français, ils ont donc besoin d’un certificat de nationalité française. Depuis le 01 septembre la procédure a été simplifiée. Tous les détails dans le dossier disponible sur le site Lesfrancais.press

    Dossier des bourses scolaires : qui décide de quoi ?

    C’est la question qu’on s’est posée à la rédaction. La campagne de bourses achevée, les dossiers remis complets et dans les délais vont donc suivre un parcours afin de déterminer si le candidat-boursier est éligible. Pour cela, première étape, votre conseil consulaire, puis direction Paris, comme l’ont découvert nos journalistes, c’est dans la capitale, comme souvent, que tout se joue. L’enquête sur le site Lesfrancais.press.

    bourses scolaires
    Bourses scolaires

    Macron et Poutine 

    Voilà une relation que notre président avait voulu préserver en maintenant de nombreux canaux de communication. Mais hier, après le discours du président russe contre l’Occident, Emmanuel Macron a changé de ton. Depuis New-York, le Président de la République a appelé « à mettre le maximum de pression sur Vladimir Poutine pour qu’il mette fin à cette guerre qui n’a pas de sens. »

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger