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  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.10.22

    Bonjour, bienvenue dans le flash des expatriés du jeudi 06 octobre. Aujourd’hui, on évoque la dernière journée de travail effectif de l’AFE, on revient sur la situation de nos compatriotes au Burkina Faso tandis qu’en France, une jeune maman a essayé d’empoisonner son fils parce que gay.  

    Audition des Présidents des commissions du Sénat

    Le Sénat est la maison des Français de l’étranger comme aime à le rappeler son président Gérard Larcher. C’est donc naturellement que tous les présidents de commissions du Sénat se rendront aux auditions auprès des conseillers des Français de l’étranger. Dernières salves avant les conclusions de ce vendredi qui devraient compiler les travaux de l’AFE sur le certificat de nationalité française, la suppression du corps diplomatique, la situation et le budget de l’AEFE, la formation de la fresque du climat, la compensation carbone et les frais de scolarité !  

    Français de l'étranger

    Retour au calme au Burkina Faso 

    La situation est plus apaisée au Burkina Faso. Si les évènements du week-end ont marqué les esprits de tous, la conseillere consulaire Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO garde confiance dans la capacité de résilience de la relation entre nos deux Nations. On l’écoute.  

    Burkina Faso

    En France, un enfant empoisonné à l’eau de javel car potentiellement homosexuel ! 

    Âgée de 40 ans, la mère d’un jeune garçon de 12 ans, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il dormait, a trouvé sur son téléphone des échanges de messages avec un adulte homosexuel et des photos dénudées. D’après les faits rapportés par la victime, sa mère a ensuite essayé de lui verser de force de l’eau de javel dans la bouche. Le garçon a réussi à recracher le contenant du verre, avant d’être mis à la porte par sa mère. La mère a été incarcérée tandis que l’enfant et ses deux soeurs ont été placés dans une famille d’accueil.  

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine  !

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Les Français au Burkina Faso – Témoignage

    Les Français au Burkina Faso – Témoignage

    Pour Lesfrancais.press et Stereochic, la radio des Français dans le monde (disponible sur la barre du player radio en haut de toutes les pages du site Lesfrancais.press), nous avons reçu dans l’émission quotidienne de Gauthier Seys, Mme Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, conseillère des Français résidant au Burkina Faso.

    On fait le point sur la situation de nos compatriotes alors qu’un deuxième coup d’Etat secoue le pays et que la France, et ses citoyens, sont accusés de soutenir la précédente faction au pouvoir.

    Burkina Faso
    Manifestation au Burkina Faso le 02 octobre 2022 ©AFP

    Une situation difficile à vivre

    Dans le podcast disponible ci-dessous, Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO partage avec nous le quotidien des Francais bloqués sur place. Faire ses courses, travailler ? Comment font-il ?

    Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO

    Trois jours après l’attaque de l’ambassade et de l’Institut de France, les services consulaires ont renouvelé leur appel à rester confiné dans son domicile. Le travail se fait, si c’est possible, à distance ou, comme beaucoup de nationaux, nos compatriotes se retrouvent sans activité.

    Cependant, il est possible pour les familles ou ceux dont la présence sur place n’est pas indispensable de quitter le pays via un aéroport international qui fonctionne au ralenti. Si Air France a suspendu ses vols, d’autres compagnies opèrent encore.

    Un calme qui reste précaire

    Mais depuis mardi 04 octobre et l’arrivée de la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la tension dans la capitale s’est dispersée, même si le calme reste encore précaire.

    Si l’ambassade déconseille de fréquenter des lieux susceptibles de servir à des manifestations, les contacts avec les Burkinabés sont inévitables. Ce qui serait de toute façon quasi impossible, en effet, comme nous le rappelle Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, 54% des 4000 Français sur place possèdent aussi la nationalité de ce pays.

    « La communauté sur place c’est un maillage avec les Burkinabés très ancien et une longue histoire avec le Burkina Faso »

    Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, conseillère des Françaises du Burkina Faso

    C’est d’ailleurs dans ce lien que l’élue des Français du Burkina Faso place tous ses espoirs. Malgré la violence des manifestations du week-end, elle est persuadé que la résilience de notre histoire passée et la force de notre avenir commun apaiseront la situation. Un beau message d’espoir et la démonstration de l’attachement des Français à ces territoires.

    Ecoutez le podcast avec Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO

  • Obtenir un BTS avec le réseau AEFE

    Obtenir un BTS avec le réseau AEFE

    Sur le marché du travail français, le Brevet de Technicien Supérieur ou BTS est une des formations les plus appréciées. Le « Brevet de Technicien Supérieur » est un cursus de deux années, qui permet de se former dans des spécialités toutes plus riches les unes que les autres. De la comptabilité à la banque, en passant par le management, l’informatique ou l’hôtellerie, il existe des BTS pour une grande palette de métiers. Depuis l’étranger pour obtenir ce diplôme il n’y avait qu’une solution, la formation à distance via le CNED. Le réseau AEFE a mis en place, avec le Centre National d’Enseignement à Distance, une expérimentation sur 3 Lycées Français à l’étranger pour accompagner les étudiants pendant leur formation.

    En France, les Lycées organisent déjà les formations au BTS

    Le BTS est un diplôme national d’Etat de niveau bac+2. La formation dure généralement deux ans, certaines spécialités (arts, hôtellerie) exigent une remise à niveau d’un an avant de démarrer le BTS. A l’inverse il est parfois possible de passer le diplôme en un an. Sa validation permet d’obtenir 120 crédits ECTS (permettant l’équivalence dans le système européen).
    En France, les BTS peuvent se préparer au sein des lycées publics ou d’établissements privés. Son contenu et les modalités d’examen étant très encadrés, tous les BTS se valent, quel que soit le lieu où il a été préparé et obtenu.

    Un cursus hybride proposé par l’AEFE et le CNED

    Les deux agences nationales se sont réunies pour proposer aux étudiants des lycées Lyautey de Casablanca, Regnault de Tanger et celui franco-hellénique Eugène Delacroix d’Athènes des parcours hybrides, combinant des temps d’enseignement à distance auprès du CNED et des temps d’accompagnement administratif et pédagogique au sein de l’établissement scolaire d’accueil.

    Une formation pilotée par le CNED

    Riche d’une longue expérience dans la formation des BTS, le CNED assure la coordination du dispositif, il est par ailleurs le responsable pédagogique et administratif des enseignements dispensés.

    Du côté du réseau scolaire français à l’étranger, les établissements mettront à disposition des étudiants un lieu d’études, du matériel informatique et une connexion internet adaptés permettant aux étudiants de suivre la formation à distance.

    L’équipe pédagogique des Lycées encadrera l’étudiant(e) et organisera l’accompagnement individuel et/ou collectif des étudiant(e)s, sous forme de modules complémentaires (langues vivantes, remise à niveau, études de cas, classe inversée, forum métiers, travail sur les compétences personnelles ou soft skills selon les besoins) et du suivi des stages en milieu professionnel.

    Enfin, l’examen sera organisé directement dans les Lycées sélectionnés pour l’expérience au sein de l’AEFE. Actuellement, les étudiants suivant les cours à distance du CNED doivent se rendre en France pour passer l’examen. Si le dispositif se généralise, cela permettra aux jeunes Français de l’étranger d’obtenir depuis leur lieu de résidence un diplôme valable dans leur pays de résidence tout en leur donnant une clé pour accéder au marché français de l’emploi dans la sérénité.

    Des BTS adaptés aux marchés locaux de l’emploi

    Pour finir, dans sa communication liée au lancement de cette expérimentation, l’AEFE précise que les sections post-baccalauréat professionnalisantes viseront à répondre à des demandes du marché local de l’emploi. Ainsi, les deux premiers diplômes qui seront accessibles sont le BTS Commerce international (CI) et le BTS Tourisme.

    Aussi, en élargissant les formations dispensées au delà du baccalauréat, les Lycées Français à l’étranger renforceront leur attractivité ainsi que leur intégration dans le tissu éducatif et économique local. Une action de développement qui s’inscrit ainsi pleinement dans les objectifs du plan de développement de l’enseignement français à l’étranger (CAP2030) donnés par Emmanuel Macron dont le doublement des effectifs d’ici la fin de cette décennie.

  • Victoire de la Coalition avenir Québec !

    Victoire de la Coalition avenir Québec !

    François Legault a réussi à convaincre les Québécois de continuer avec lui pour les 4 prochaines années. Son gouvernement entamera la 43législature avec 13 députés en plus. Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec reculent encore sous les coups de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui a réussi à briser l’alternance systématique du pouvoir qui s’enchaînait depuis 2008.

    ©Metro/TV5MONDE

    89 députés pour la Coalition avenir Québec

    Ainsi la Coalition avenir Québec a fait élire 89 députés, un « mandat fort » tel que réclamé par le Premier ministre en campagne. Le parti de François Legault excède ainsi de 26 sièges le seuil nécessaire pour former un gouvernement majoritaire, une majorité qu’aimerait avoir Emmanuel Macron.

    En plus de conserver la totalité des sièges détenus à la dissolution du Parlement, la formation caquiste a réussi à s’emparer de 13 nouvelles circonscriptions, notamment grâce à plusieurs candidats vedettes comme Martine Biron, dans Chutes-de-la-Chaudière, et Bernard Drainville, dans Lévis. Tous ses ministres qui briguaient un nouveau mandat de député ont été réélus, dont Geneviève Guilbault, Christian Dubé, Simon Jolin-Barrette, Jean-François Roberge et Benoit Charette.

    Ecoutez l’analyse des équipes de TV5MONDE

  • Paris accueillera une conférence économique sur l’Ukraine

    Paris accueillera une conférence économique sur l’Ukraine

    La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé lundi 3 octobre à l’Assemblée nationale l’organisation « dans les prochains mois » à Paris d’une conférence économique sur l’Ukraine, afin de « mobiliser les entreprises françaises » dans la reconstruction du pays.

    « Je vous annonce que nous organiserons dans les prochains mois, à Paris, une conférence économique avec les autorités ukrainiennes pour mobiliser les entreprises françaises », a affirmé la cheffe du gouvernement en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine. Les besoins du pays pour sa reconstruction sont aujourd’hui évalués à 350 milliards d’euros, a-t-elle précisé.

    Cette conférence se déroulera dans la foulée de la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine prévue le 25 octobre en Allemagne et celle de Lugano qui s’est tenue cet été.

    « À court terme, nous nous sommes engagés à concentrer nos efforts sur la reconstruction de la région de Tchernihiv, dans le nord du pays. Nous suivons en cela le mécanisme de parrainage proposé » par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a-t-elle rappelé.

    Dans son discours, Mme Borne a également affirmé que la France soutenait « les initiatives de la Commission européenne pour accompagner et organiser le financement de la reconstruction de l’Ukraine ».

    [MOHAMMED BADRA/EPA-EFE] ©Euractiv

    Relative unanimité de la part des oppositions

    Une annonce faite dans le cadre d’un projet de résolution « affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine », durant laquelle Mme Borne a aussi expliqué que les Français hébergeant des Ukrainiens seraient soutenus financièrement.

    Malgré les divergences, de nombreux partis politiques se sont rangés derrière l’appel au soutien et à la mobilisation de la Première ministre. Ainsi de Mathilde Panot, cheffe de file parlementaire de la coalition des gauches NUPES : « notre groupe encourage à ce que tous les moyens de la diplomatie soient mis en œuvre afin d’éviter l’escalade », invitant la France à « organiser et accueillir une conférence pour la sécurité et la négociation d’un plan de paix et de garanties mutuelles ».

    L’unanimité était aussi de mise au Parti socialiste, à l’origine de la proposition de résolution, qui annonçait dans un communiqué que « l’Ukraine doit retrouver sa pleine souveraineté dans ses frontières internationalement reconnues, c’est-à-dire celles de 1991. Le Dombass c’est l’Ukraine. La Crimée, c’est l’Ukraine. »

    Quant au Rassemblement national (extrême droite), ils reconnaissent l’illégalité des référendums russes en Ukraine, mais insistent pour que les sanctions futures contre la Russie « cibl[ent] les oligarques et les exportations de biens utilisés par l’industrie de l’armement russe, comme les semi-conducteurs », a lancé le député RN Jérôme Buisson.

    «Si nous soutenons le peuple ukrainien dans sa défense de l’invasion russe, nous nous faisons aussi l’écho de l’inquiétude grandissante des Français qui demain ne pourraient peut-être plus se chauffer », M. Buisson a-t-il ajouté.

  • Changement de cap économique au Royaume-Uni et en Italie

    Changement de cap économique au Royaume-Uni et en Italie

    Deux ans et demi après la survenue de l’épidémie de Covid et six mois après le début des hostilités en Ukraine, deux nouvelles Premières Ministres ont décidé de modifier en profondeur la politique économique au Royaume-Uni et en Italie, optant notamment pour des programmes de réduction des impôts. 

    Au Royaume-Uni, Liz Truss propose des baisses d’impôts importantes. Elle a ainsi décidé de supprimer la majoration de l’impôt sur les bénéfices des entreprises et la hausse des cotisations sociales ainsi que celle de la taxe verte sur l’énergie. Elle a également annoncé des réductions d’impôts pour les familles. Le taux de l’impôt sur les sociétés qui était remonté à 25 % reviendra à 19 %. Toutes les mesures devraient porter sur 2,3 % du PIB du Royaume-Uni. 

    Des baisses d’impôts pour stimuler l’offre

    En Italie, Giorgia Meloni, et la coalition de droite et d’extrême droite, propose d’instituer une imposition forfaitaire sur les revenus à 15 %. Actuellement, le taux marginal de l’impôt sur le revenu est de 42 % et le taux de l’impôt sur les sociétés est proche de 28 %. 

    L’esprit de ces mesures est proche de celui qui avait cours au temps de Reagan et de Margaret Thatcher. Elles s’inscrivent également dans un courant de nature populiste qui traverse l’Europe, de la Suède à l’Italie en passant par le Royaume-Uni, même si dans ce dernier pays il n’y a pas, en tant que tel, de parti d’extrême droite, au pouvoir. Le retour à une vision qualifiée par certains de néolibérale est censé stimuler l’offre et permettre d’autofinancer les baisses d’impôts. 

    Ces deux pays sont confrontés à un affaissement de leur croissance potentielle. En Italie, son attrition est provoquée par le déclin démographique et par l’absence de gains de productivité. En 2022, le PIB italien a à peine retrouvé son niveau de 2010. 

    Après avoir connu une des plus fortes contractions de PIB au sein de l’OCDE, le Royaume-Uni éprouve de réelles difficultés à revenir au niveau de 2019, handicapée par le Brexit et l’absence de main-d’œuvre. Si la stimulation de l’offre peut apparaître légitime pour accroître la croissance potentielle, elle risque de buter sur la problématique de l’emploi.

    Le poids de la dette, la menace des taux d’intérêt

    Les deux pays sont confrontés à des déficits budgétaires importants : près de 6 % du PIB en Italie, près de 9 % au Royaume-Uni. Les dettes publiques s’élèvent respectivement à plus de 150 % et 96 % du PIB. Au mois de juillet, l’organisme public de prévision budgétaire britannique (OBR) demandait au gouvernement non pas de baisser mais d’augmenter les impôts. Au rythme actuel, selon cet organisme, la dette publique du Royaume-Uni atteindra 267 % du PIB dans 50 ans. 

    Depuis des années, la dette publique italienne est un sujet de tension entre les gouvernements de la Péninsule et les autorités européennes qui demandent des réformes de structure et des économies. 

    Les taux d’intérêt de ces deux pays progressent assez vivement. Pour les obligations d’État à dix ans, ils atteignent 4,1 % pour le Royaume-Uni et 4,5 % pour l’Italie, soit un écart de 2 et 2,5 points avec l’Allemagne. La baisse de la pression fiscale ne fera qu’aggraver les déficits et aboutira à une nouvelle hausse des taux d’intérêt. La question de la soutenabilité de la dette se posera avec d’autant plus d’acuité que les besoins en dépenses publiques sont en forte augmentation : éducation, dépenses militaires (objectif de 2 % du PIB pour Italie, contre 1,5 % en 2022), soutien du pouvoir d’achat entamé par la hausse du prix de l’énergie), participation des États aux investissements de transition énergétique. 

    Le risque de l’inflation

    La trajectoire des finances publiques italiennes pourrait amener les autorités européennes à remettre en cause le versement des aides et prêts prévus dans le cadre du plan Next Generation. Elle peut également provoquer des tensions sur la mise en œuvre du programme de stabilisation des spreads de taux d’intérêt (TPI, Transmission Protection Instrument). 

    Pour le Royaume-Uni, la sanction prend la forme d’une dépréciation de la livre sterling passée de 1,7 dollar à 1,1 dollar de 2015 à 2022, et de la poursuite de la hausse des taux d’intérêt. Le contexte économique et géopolitique est peu favorable à une politique de stimulation fiscale. Les deux pays sont, en effet, confrontés à une inflation provoquée par l’augmentation des coûts et aussi par des pénuries. 

    En baissant l’impôt sur le revenu, la demande sera favorisée, ce qui pourrait accentuer les tensions inflationnistes. La baisse de l’impôt sur les sociétés pourrait avantager l’offre mais ses effets sont incertains et longs à se dessiner. La politique fiscale en Italie et au Royaume-Uni pourrait donc alimenter l’inflation et non la combattre.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.10.22

    Bonjour à tous, nous sommes mercredi 05 octobre, dans le flash du jour on parle de la deuxième journée de l’AFE, de la fin des dernières mesures Covid aux frontières, tandis que le port du masque pourrait être réinstauré en France.

    A l’AFE, les auditions ont commencé 

    Le gouvernement a fait de grandes annonces sur le budget du ministère des affaires étrangères comme le recrutement de 100 équivalents temps plein (ETP) pour renforcer l’administration. Il a aussi confirmé le déploiement de France Consulaire et des fameux établissements de formation régionale qui doivent former les nouveaux professeurs et encadrants des réseaux scolaires hors de France. Mais sont-ils budgétés ? C’est la question à laquelle devra répondre la commission Finances de l’AFE dans les prochains jours. Renaud Le Berre, son président, doute de la véracité de l’effort affiché du gouvernement.

    Français de l'étranger
    Assemblée des Français de l’étranger le 03 octobre 2022 ©Jérémy Michel

    Retour à la normale aux frontières 

    Même si la pandémie est loin d’être terminée, les derniers pays ayant maintenu des restrictions aux frontières les lèvent les unes après les autres. Après Hong-Kong, l’Australie, c’est le Canada qui n’exige plus de tests PCR pour arriver sur son territoire, c’est aussi la fin de la quarantaine. Lundi prochain, c’est le Japon qui rouvrira ses portes aux visiteurs en mettant fin aussi aux obligations sanitaires. Seule la Chine maintient une politique sévère à l’entrée de son territoire. 

    Passersby wearing protective face masks, following an outbreak of the coronavirus disease (COVID-19), walk on the steet at an izakaya pub alley in Tokyo, Japan June 9, 2022. REUTERS/Issei Kato

    Le masque sera-t-il obligatoire cet hiver en France ? 

    Invitée sur France Info ce vendredi 30 septembre 2022, la nouvelle présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, Brigitte Autran, a indiqué que la huitième vague de Covid-19 était bien « réelle » et qu’elle était favorable à un retour du port du masque dans les transports en commun et « dans tous les endroits peuplés ».

    mesures Covid dans le monde
    ©AFP Métro parisien janvier 2022

    Le ministre de la Santé, François Braun, a aussi appelé au retour du masque dans les transports ces derniers jours en cette période de reprise épidémique, et a indiqué réfléchir à réinstaurer une obligation pour les trajets entre régions et à destination du territoire national.

    C’est tout pour aujourd’hui, beau mercredi à tous et en particulier aux petits expatriés qui achèvent leur premier mois de cours. A demain.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Le point sur les mesures Covid dans le monde

    Le point sur les mesures Covid dans le monde

    En France, tous les indicateurs sont à la hausse, le taux d’incidence grimpe en flèche dans l’ensemble des départements en France métropolitaine avec une moyenne de 358 cas pour 100 000 habitants, soit environ 35 000 nouvelles contaminations quotidiennes en moyenne. Aussi la hausse du taux d’incidence fut de 22% en cette dernière semaine de septembre et logiquement les hospitalisations commencent légèrement à augmenter également. Mais si en France la situation semble de nouveau déraper, au niveau mondial c’est bien le retour à la normale qui prédomine.

    La France veut rétablir le masque dans les transports en commun

    Pour voyager en train ou en avion vers la France, il faudra pour cela sûrement porter un masque, qui sera aussi à conserver dans les métros, trams et bus.

    Invitée sur France Info ce vendredi 30 septembre 2022, la nouvelle présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, Brigitte Autran, a indiqué que la huitième vague de Covid-19 était bien « réelle » et qu’elle était favorable à un retour du port du masque dans les transports en commun et « dans tous les endroits peuplés ».

    Le ministre de la Santé, François Braun, a aussi appelé au retour du masque dans les transports ces derniers jours en cette période de reprise épidémique, et a indiqué réfléchir à réinstaurer une obligation pour les trajets entre régions et à destination du territoire national.

    Les dernières barrières anti-Covid sautent

    Même si la pandémie est loin d’être terminée, les derniers pays ayant maintenu des restrictions aux frontières les lèvent les uns après les autres.

    Canada : plus d’obligation de dépistage ni de quarantaine

    Le gouvernement canadien a annoncé lundi 26 septembre mettre un terme le samedi 1er octobre à toutes les restrictions sanitaires aux frontières visant à lutter contre la propagation de la Covid-19 et notamment la fin de la vaccination obligatoire à l’entrée de ce pays.  

    Au Canada, les voyageurs n’auront plus d’obligation de dépistage, de quarantaine ou d’isolement. « Nous jugeons que nous sommes maintenant en mesure de modifier notre approche aux frontières internationales », a déclaré Dominic LeBlanc, le ministre des Affaires intergouvernementales, indiquant que « la situation sanitaire s’est grandement améliorée ». 

    Selon le gouvernement canadien, la transmission du virus se fait essentiellement à l’intérieur du pays. Toutefois, le port du masque reste recommandé pour éviter la propagation du virus. « Les importations de cas de Covid et de ses variants n’influencent plus significativement l’évolution de la pandémie au pays », a justifié le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos. « L’accent doit être mis sur la vaccination à jour (…) c’est là qu’il faut investir », a précisé le ministre en ajoutant que la Covid-19 « est toujours là ». Environ 90% de la population des 12 ans et plus ont reçu deux doses de vaccin, et la moitié ont en outre reçu un rappel, selon les chiffres du gouvernement. 

    Le Japon va rouvrir en grand les portes aux touristes étrangers

    Tokyo a de son côté annoncé la levée à partir du 11 octobre des restrictions d’entrée pour les touristes, imposées il y a plus de deux ans pour faire face à la pandémie. S’exprimant le 22 septembre devant la Bourse de New York, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a indiqué « qu’à partir du 11 octobre, le Japon (allait) assouplir les contrôles aux frontières et autoriser à nouveau la dispense de visa et les voyages individuels ». Le quota d’arrivées quotidiennes dans le pays avait été graduellement relevé depuis début 2022 et s’établissait dernièrement à 50 000. Ce quota va aussi être aboli, a ajouté Fumio Kishida. 

    Passersby wearing protective face masks, following an outbreak of the coronavirus disease (COVID-19), walk on the steet at an izakaya pub alley in Tokyo, Japan June 9, 2022. REUTERS/Issei Kato /©AFP

    Le Japon, avec la Chine, faisait partie des Etats qui continuaient d’appliquer de strictes mesures pour limiter la venue de visiteurs, ce qui lui avait valu des critiques. La faiblesse du yen, qui a perdu 20% de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de l’année, devrait rendre le Japon encore plus attractif pour bon nombre de touristes. Et un apport de devises étrangères pourrait aider à enrayer la chute de la monnaie nationale et donner un coup de pouce à la reprise économique. 

    Hongkong : la fin de la quarantaine obligatoire pour les arrivées internationales

    Hongkong a de son côté levé depuis le lundi 26 septembre 2022 la quarantaine obligatoire à l’hôtel pour les personnes arrivant de l’étranger, a annoncé le chef de l’exécutif le 23 septembre, mettant fin à plus de deux ans et demi d’isolement international du centre financier.  

    Les voyageurs doivent toutefois se soumettre à un test PCR à leur arrivée et ne sont pas autorisés à se rendre dans les bars et les restaurants pendant les trois premiers jours. Et les touristes courent toujours le risque d’être isolés dans une chambre d’hôtel, ou, dans le pire des cas, d’être envoyés en camp de quarantaine, s’ils sont testés positifs au coronavirus à leur arrivée à Hongkong. Les quotas d’arrivées en provenance de Chine continentale sont également supprimés, a précisé le gouvernement. 

    En Australie, la période d’isolement raccourcie

    Un peu plus tôt, l’Australie avait annoncé ce qui constitue l’assouplissement le plus important des mesures anti-Covid depuis des mois : depuis le 9 septembre, la période d’isolement obligatoire des personnes positives à la Covid est ramenée à cinq jours, au lieu de sept, tandis que le port du masque sur les vols intérieurs n’est plus obligatoire. « Il s’agit d’une réponse proportionnée à ce stade de la pandémie », avait estimé, le 31 août, le Premier ministre australien Anthony Albanese. 

    Le chef d’Etat avait indiqué que l’assouplissement des règles ne s’appliquerait qu’aux personnes ne présentant pas de symptômes. « Il est clair que si vous avez des symptômes, nous voulons que les gens restent chez eux. Nous voulons que les gens agissent de manière responsable. » 

  • La France, pavillon haut, mais battue par les flots.

    La France, pavillon haut, mais battue par les flots.

    L’avenir de la France est sur les flots. Logique : la mer est l’avenir de l’humanité. La France a le deuxième domaine maritime mondial, pour moitié grâce à la Polynésie, qui ambitionne la création d’une aire marine protégée de plus de 500 000 km², presque la taille de l’Hexagone. 10,5 millions de kilomètres carrés d’océans, immense domaine inconnu, dont on revendique la grandeur sans mesurer l’effort qu’il mérite. Certains rêvent tout haut d’un destin audacieux qui ferait de la France, grâce à la mer, la première puissance économique mondiale.

    © Belin Education 2020

    L’idée que la France doit devenir une puissance maritime revient régulièrement 

    Tout est possible. Rien ne disait qu’Athènes ou Rome formeraient des empires, ni que Singapour, Dubaï ou Hong Kong, jolis petits ports de pêche, cultiveraient les dollars. Si le monde parle anglais plutôt que français, c’est à la marine anglaise qu’il le doit, pas à Shakespeare. La Chine cherche à élargir son contrôle en mer, triple sa marine. La Russie étouffe depuis toujours en ses terres et rêve d’arctique, son grand large. Ce mois-ci l’une et l’autre ont revendiqué des espaces maritimes. 

    L’idée que la France doit devenir une puissance maritime revient régulièrement. La marine nationale, même si elle a perdu des navires (78 en 2010, 71 aujourd’hui) et des marins (46.000 en 2010, 38.000 aujourd’hui), reste une des principales forces maritimes de la planète, avec celles des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine. Elle est une des seules à combiner porte-avions et sous-marins nucléaires. Mais la Marine nationale n’est que le résultat d’un appétit de mer.    

    Le One Ocean Summit, convoqué à Brest en février dernier, a affiché une belle ambition internationale : protéger les océans, lutter contre la pollution plastique, cartographier les fonds marins, multiplier les aires maritimes protégées, lutter contre la pêche illégale, imaginer un traité international pour la haute mer. Tous ces thèmes ont été repris à Lisbonne en juin lors de la Conférence sur les Océans de l’ONU.

    Montrer l’exemple

    Avec raison : l’accumulation des menaces sur l’océan est impressionnante. Au rythme actuel, la pollution plastique va tripler d’ici 2060, à un milliard de tonnes par an, selon l’OCDE. Un tiers des poissons sauvages sont victimes de surpêche, moins de 10 % de l’océan est protégé. Une centaine de pays s’accorderaient à déclarer des zones de protection couvrant 30 % des océans.  Il y a urgence. La France tente de coaliser les petits contre les grands, notamment la Chine, qui agit en la matière plus en pirate qu’en défenseur du « multilatéral », comme elle aime à se présenter.

    Bateau de pêche français

    La France veut montrer l’exemple : 60% de la Méditerranée française est en aire marine protégée. Mais avec quelle protection ? La Méditerranée est en danger, y compris en France.

    L’économie bleue est l’avenir de l’écologie, de la mer, et de l’économie.  

    Là encore, une ambition maritime n’est pas qu’un vœu de protection. Elle dépend du poids du pays dans l’activité marine. Il y aura protection s’il y a surveillance. Et surveillance s’il y a intérêt à protéger, à mettre en valeur. L’économie bleue est l’avenir de l’écologie, de la mer, et de l’économie. 

    Il y a bien sûr tout le volet de l’exploitation des fonds marins. Elle peut être prédatrice, comme la pêche internationale actuelle, ou protectrice. C’est l’enjeu des négociations internationales – aujourd’hui en échec- qui ont déjà conduit à la création de l’Autorité Internationale des Fonds Marins (AIFM) en 1994. Celle-ci délivre des contrats d’exploration et d’exploitation des grands fonds marins. La France a obtenu 2 contrats d’exploration sur les 31 accordés jusqu’ici. Le Plan France Stratégie 2030 prévoit 300 millions pour le volet « grands fonds ». Personne ne connait ni les conditions ni les dommages, ni la rentabilité de leur exploitation. D’où l’importance d’être parmi les premiers : ceux qui seront à la table pour décider des règles.

    Il y a toute la recherche biomarine, utile aux labos, ceux de la pharmacie ou de l’industrie ; et celle de l’énergie marine : utiliser la différence de température entre la surface et l’eau profonde promet une source d’énergie inépuisable. 

    Mais pour commencer, il faut aller sur l’eau. Avoir des bateaux, des ports, une culture de la mer. Près de 380 000 personnes vivent, en France des métiers de la mer. Beaucoup trop peu.

    Aucun port français dans les 50 premiers ports mondiaux.  

    L’aquaculture est née en France. Les chantiers navals français, civils ou militaires, sont parmi les meilleurs du monde. Le groupe français CMA-CGM est un des trois premiers opérateurs maritimes. Formidables atouts, à condition d’en faire quelque chose, et de commencer par le début : avoir des ports. Peut-on être une puissance maritime sans ports ?

    Sur les dix premiers ports mondiaux, tous sont en Asie, principalement en Chine. Le premier port américain (Los Angeles) n’arrive qu’à la 17ème place. En Europe, sept ports seulement se trouvent dans le top 50. En 2002, Rotterdam était le premier port mondial, il a reculé à la 10ème place. Suivent Anvers (14ème), Hambourg (17ème), le Pirée (28ème), Valence (30ème), Algesiras (34ème) et Bremerhaven (36ème). Aucun port français.

    La France derrière la Grèce et le Maroc, très loin derrière l’Allemagne

    Alors qu’elle est le cinquième acteur en volume du commerce mondial, la France est à la traîne. Tous les ports français confondus ne représentent que 5 millions de TEU, l’unité de mesure des conteneurs. Moins que la Grèce (5.7), le Maroc (7M), l’Italie, (9.8), la Belgique (14), les Pays-Bas (14.5), l’Espagne (17), l’Allemagne (18). Ne parlons pas de la Chine : 245 Millions, des Etats-Unis, 53, de Singapour, 36, ou de la Corée, 28 millions. La France est un nain maritime pour ses ports. Et la faute lui revient entièrement : le port de Lyon est… Rotterdam. Les ports français sont mal classés, en quantité et en qualité, ceci expliquant cela. 

    La Banque mondiale a publié un Indice mondial de performance des Ports à conteneurs, qui compare 370 ports à conteneurs du monde. L’indice est basé sur le temps que les navires doivent passer au port, et la qualité des services. Seulement deux ports français ont été intégrés au classement : Le Havre, à la 292ème place, et Marseille-Fos, 315ème.

    Est-il possible de cultiver la mer sans avoir les meilleurs ports du monde ? 

    Les « grands » ports français sont gérés par l’Etat. Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Marseille traitent plus de 80% du trafic maritime de marchandises. Le plan France Relance prévoit 200 millions d’investissements. Nécessaire, sans doute. Mais est-ce seulement un problème d’investissements ? N’est-ce pas plutôt une question d’organisation, de bureaucratie, de contraintes ? Ne faudrait-il pas désensabler les ports ? Les relier aux territoires, au rail ? Changer leur mode de gestion ? 

    La maîtrise des circuits d’importations et d’exportations passe par les ports. Retrouver une part significative dans le commerce mondial permet de rester dans la course. Viser l’excellence des ports est le premier geste pour cultiver la mer et accomplir des miracles bien plus profonds, comme marcher sur l’eau, voire sous l’eau. 

  • La Slovaquie, le prochain trouble-fête de l’Europe ?

    La Slovaquie, le prochain trouble-fête de l’Europe ?

    Le fait que plus de la moitié des citoyens seraient favorables à la Russie en Slovaquie fait peur, mais ce qui attend la Slovaquie dans les prochains mois pourrait bien être encore plus effrayant.

    Il y a deux semaines, EURACTIV a rapporté les résultats d’une enquête indiquant que la plupart des Slovaques accueilleraient favorablement une victoire militaire de la Russie en Ukraine.

    Cette révélation a fait beaucoup de bruit en Slovaquie, certains affirmant que l’enquête était basée sur une méthodologie douteuse, ce qui expliquerait les résultats que de nombreuses personnes considèrent comme scandaleux. Cependant, les observateurs attentifs des affaires slovaques et des sondages d’opinion peuvent difficilement considérer ces résultats comme choquants.

    Un pays pro-russe

    La Slovaquie est depuis longtemps l’un des pays les plus pro-russes d’Europe. L’année dernière, l’organisation Globsec a constaté que 56 % des personnes interrogées estimaient que l’OTAN provoque délibérément la Russie en encerclant ses bases militaires, et plus de la moitié pensait également que la Russie est victime de « complots occidentaux ». En janvier déjà, juste avant l’invasion, 44 % des personnes interrogées estimaient que l’OTAN était responsable des tensions en Ukraine, alors que 34 % seulement pensaient que Moscou était à blâmer.

    Même le président russe, Vladimir Poutine, a longtemps été perçu positivement en Slovaquie, 55 % des répondants ayant une opinion positive de lui en 2021. Il est intéressant de noter que ce chiffre est tombé à 28 % en avril, tandis que le nombre de personnes ayant une opinion favorable de la Russie en général est resté à peu près le même.

    L’opinion positive à l’égard de la Russie repose sur des liens historiques et culturels remontant au XIXe siècle, lors de la lutte slovaque pour l’indépendance vis-à-vis de l’Autriche-Hongrie, et est renforcée par la vulnérabilité actuelle des Slovaques face aux théories du complot. La politique étrangère du gouvernement au pouvoir dans le pays offre un contraste frappant.

    Depuis que le Kremlin a envahi l’Ukraine en février dernier, la Slovaquie s’est montrée un partenaire fiable, soutenant ouvertement l’Ukraine, tant sur le plan diplomatique que militaire. En réalité, elle a souvent fait plus que ce à quoi on s’attendait pour un pays de sa taille, notamment lorsqu’elle a fait don du système de défense aérienne S-300.

    Cette ligne politique n’est toutefois pas acquise. Le gouvernement pro-occidental est en plein désarroi et a perdu, à cause de ses propres erreurs, la majorité au parlement, et il pourrait ne pas résister à l’automne. Les alternatives font peur, et la politique étrangère de nombreux partis d’opposition reflète les opinions pro-russes de la majorité de la population.