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  • Grève dans les raffineries françaises

    Grève dans les raffineries françaises

    Sur fond de crise énergétique, les mouvements sociaux se poursuivent dans les raffineries françaises. En parallèle, le gouvernement a pris des mesures pour juguler les tensions dans les stations essence.

    Lundi soir (10 octobre), 29,4% des stations essence françaises rencontraient des problèmes d’approvisionnement, selon la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

    Depuis deux semaines, les raffineurs des groupes TotalEnergies et Exxon font grève et réclament des hausses de salaires. Trois raffineries de pétrole sur les sept que compte la France, sont à l’arrêt, tout comme le dépôt pétrolier TotalEnergies de Flandre, proche de Dunkerque, ainsi que la bioraffinerie de La Mède.

    De leur côté, le gouvernement et les raffineurs dévoilent leurs premières mesures d’apaisement. Lundi dans la soirée, la Première ministre a réuni les ministres concernés pour discuter de la situation. Le gouvernement souhaite que les parties prenantes trouvent une solution.

    Dans le cas contraire, il pourrait lever les piquets de grève ou procéder à des réquisitions de personnel.

    « Une mobilisation pareille, c’est du jamais vu », déclarait au média Révolution permanente le secrétaire de la CGT de la raffinerie de TotalEnergies en Normandie, Alexis Antonioli.

    Depuis quelques jours en France, les services de transports en commun sont pris d’assaut, les files devant les stations essences s’allongent jusqu’à tard dans la nuit, voire tôt le matin, tandis que certains bus scolaires restent à quai.

    Même les itinérants sont priés de ne pas utiliser leur voiture, confie à EURACTIV France un responsable commercial, alors que la pénurie « perturbe les travaux des agriculteurs » affirme la présidente de la Fédération nationale des syndicats exploitants agricoles (FNSEA).

    C’est dans le nord du pays que le problème est le plus pressant (Hauts-de-France), avec plus d’une station sur deux restreinte en carburant. Les agglomérations parisienne, lyonnaise et marseillaise sont également fortement perturbées.

    Malgré les appels à l’apaisement du gouvernement, les grévistes des raffineries de TotalEnergies et Exxon en Normandie, qui représentent plus de 30% des capacités de raffinage du pays, sont toujours à l’arrêt, rejoints mardi matin (11 octobre) par les employés des 15 stations-service de la filiale de TotalEnergies, Argedis.

    Pour le moment, les salariés d’Exxon ont rejeté les propositions de la direction qui n’étaient pas à la hauteur de leur demande, soit a minima une augmentation des salaires au niveau de l’inflation (6-7% sur l’année 2022).

    Côté TotalEnergies, le pétrolier a déjà accepté d’anticiper à octobre les négociations salariales qui étaient prévues pour novembre, « sous réserve de la fin des blocages ».

    « Ces négociations permettront de définir comment les salariés pourront bénéficier […] des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies« , déclare le pétrolier.

    Le gouvernement prend des mesures

    « Lundi nous aurons un rythme de réapprovisionnement très intense », a affirmé la ministre de la Transition énergétique pour BFMTV dimanche (9 octobre).

    Le même jour, le gouvernement a augmenté de 20% les livraisons par rapport aux flux habituels grâce à l’acheminement de l’essence par des transporteurs qui ne sont, en temps normal, pas habilités à le faire.

    L’augmentation s’élève à 35% dans les Hauts-de-France et 50% en Île-de-France, dont une partie ravitaillée depuis le Benelux, si l’on en croit la ministre chargée des PME et du Commerce, Olivia Grégoire.

    Le gouvernement a également libéré des stocks stratégiques de pétrole et ouvert les dépôts pétroliers normalement fermés le week-end.

    Néanmoins, les perturbations pourraient se poursuivre, notamment parce que les automobilistes se ruent vers les stations-service, de peur de manquer d’essence.

    La consommation de carburant augmente

    En conséquence, la ministre de la Transition énergétique affirmait ainsi sur BFMTV dimanche (9 octobre) que la consommation de carburant avait augmenté de 30 à 35%, en comptant les automobilistes faisant des stocks.

    Stocks et surfréquentation compliquent de fait le retour à la normale des niveaux d’essence des stations.

    La ministre de la Transition énergétique demande donc depuis lundi que les préfets prennent des mesures « pour empêcher les stockages inutiles ».

    En ce sens, la préfecture des Ardennes, dans le Grand-Est, a pris une mesure lundi soir pour interdire le remplissage de jerricans d’essence, celle de l’Hérault en Occitanie va mettre en place des files réservées pour les services prioritaires (police, infirmière, etc.) dans plusieurs stations du département.

    Grève injustifiée ?

    En vue de la situation, certains observateurs et politiques commencent à s’agacer de la situation.

    « Une grève, c’est lorsque l’on a épuisé toutes les mesures de discussions », insiste en ce sens François-Xavier Bellamy, chef de file Les Républicains (PPE) au Parlement européen, sur franceinfo lundi matin.

    Pour lui, « tous les Français constatent aujourd’hui l’irresponsabilité de la CGT », pointant particulièrement le rôle du syndicat dans la situation actuelle de grève.

    Même Laurent Berger, patron du syndicat CFDT, deuxième plus grand syndicat de France, soutient le gouvernement.

    « La CFDT n’est pas tellement pour les grèves préventives », déclare-t-il sur France Inter samedi (8 octobre).

  • Quand le dollar mène la danse 

    Quand le dollar mène la danse 

    Les marchés financiers mondiaux traversent leur ajustement le plus douloureux depuis la crise financière mondiale. 

    S’adaptant à la perspective d’une hausse des taux d’intérêt américains, le rendement du Trésor à dix ans a brièvement atteint 4 % cette semaine, son plus haut niveau depuis 2010. Les marchés boursiers mondiaux se sont fortement vendus et les portefeuilles obligataires ont perdu 21 % cette année. 

    Le dollar écrase tous les arrivants. Le billet vert est en hausse de 5,5 % depuis la mi-août sur une base pondérée en fonction des échanges commerciaux, en partie parce que la FED relève ses taux, mais aussi parce qu’il joue le rôle de valeur refuge en période trouble. 

    En Europe, la crainte d’une pénurie d’énergie et une politique budgétaire imprudente pour le Royaume-Uni contribuent également à la dépréciation des devises face au dollar. Les économies endettées de la zone euro et plus globalement d’Europe semblent les plus fragiles depuis la crise de la dette souveraine il y a dix ans. La hausse des taux directeurs par la FED constitue une des raisons majeures de l’appréciation du dollar. 

    Des taux à près de 4,5 % d’ici la fin de l’année

    La banque centrale américaine après avoir tergiversé sur la conduite à suivre face à la résurgence de l’inflation qui aux États-Unis est avant tout le produit des plans de relance engagés par les pouvoirs publics, a décidé d’attaquer plus durement le mal. La banque centrale américaine prévoit de relever le taux des fonds fédéraux à près de 4,5 % d’ici la fin de l’année, précisant qu’elle pourrait si nécessaire poursuivre ce mouvement en 2023. 

    Aux États-Unis, l’ensemble de la chaîne des taux est touché. Le coût des hypothèques sur 30 ans est de près de 7 %. Les rendements des obligations d’entreprises peuvent dépasser 9 %, ce qui a entraîné le tarissement des émissions de nouvelles dettes. L’augmentation des taux met sous tension la sphère financière américaine avec des pertes de valeur pour les anciennes obligations. 

    La chute des cours boursiers commence à se faire ressentir pour certains fonds. Le Nasdaq a perdu un tiers de sa valeur depuis le début de l’année.

    Chine, Inde, Thaïlande, Singapour, Corée, Japon essaient de défendre leurs devises

    L’appréciation du dollar a d’importantes conséquences en-dehors des États-Unis. Elle renchérit le prix des matières premières et de l’énergie pour les importateurs ainsi que le prix de nombreux produits agricoles. De nombreux États essaient de limiter la dépréciation de leur monnaie. La Chine a réagi en rendant plus difficile la vente à découvert du yuan qui, sur le marché offshore, a atteint un niveau record face au billet vert le 28 septembre. L’Inde, la Thaïlande et Singapour sont intervenus sur les marchés financiers pour soutenir leurs devises. Malgré tout, hors Chine, les réserves de change des marchés émergents ont chuté de plus de 200 milliards de dollars au cours de l’année écoulée, selon JPMorgan Chase. 

    Plusieurs banques centrales ont été contraintes de relever leurs taux pour défendre leur monnaie. En septembre, la Banque centrale suédoise a relevé d’un point ses taux directeurs mais cela n’a pas empêché la dépréciation de la couronne. La Banque centrale de Corée prête des réserves de devises au fonds de pension national afin qu’il achète moins de dollars sur le marché libre et ne fasse pas baisser la devise nationale. 

    Au Japon, le gouvernement est intervenu pour acheter du yen pour la première fois depuis plus de vingt ans. Ces achats sont rendus nécessaires par le fait que la banque centrale de ce pays maintient des taux d’intérêt bas.

    Le dollar fort exporte l’inflation 

    La Banque centrale européenne en ayant un plan de relèvement décalé par rapport à celui de la FED accepte de fait la dépréciation de l’euro. Cette baisse renchérit les importations extra-européennes mais n’affecte pas le commerce international des États membres qui s’effectue pour les deux tiers en interne. 

    Un dollar fort, en effet, exporte le problème d’inflation intérieure de l’Amérique vers des économies plus faibles. Ces dernières peuvent être contraintes de soutenir leurs devises en augmentant leurs taux en ligne avec ceux de la FED, mais au prix d’une croissance plus faible. 

    Le Royaume-Uni qui ne bénéficie plus de la protection de l’Union européenne doit faire face à une baisse de sa monnaie sur fond de déficits publics et déficits courants élevés. Les marchés s’attendent maintenant à ce que la Banque d’Angleterre fixe les taux les plus élevés de toutes les grandes économies occidentales l’année prochaine. La hausse des taux pourrait provoquer une chute brutale de l’immobilier dans ce pays. 

    Aux États-Unis, l’augmentation des taux commence à se répercuter sur l’économie réelle avec un retournement du marché immobilier. Les annonces des prévisions de résultats en baisse de la part de FedEx et de Ford sont considérées comme deux indicateurs avancés.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 11.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 11.10.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 11 octobre du flash info des Français de l’étranger. Aujourd’hui, c’est la réouverture des frontières japonaises, la réconciliation franco-algérienne et la pénurie d’essence en France.

    Retour à la normale au Japon 

    Enfin, après plus de deux ans de pandémie, le Japon lève totalement les restrictions à ses frontières pour les voyageurs étrangers à compter du 11 octobre. Seule la détention d’un passeport en cours de validité est requise. Il est aussi fortement conseillé de souscrire à une assurance santé prenant en charge les frais médicaux en cas d’hospitalisation de forme grave de la Covid-19. 

    Japon
    Japon

    Borne en Algérie 

    Accompagnée d’une quinzaine de ministres, la Première ministre française Elisabeth Borne est arrivée dimanche à Alger pour une visite destinée à donner « une impulsion nouvelle » et concrète à la réconciliation amorcée en août par les présidents des deux pays. Et la moisson fut bonne, elle est rentrée à Paris ce lundi soir avec pas moins de 12 accord signés. 

    La chasse aux stations-service 

    Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit ce lundi jusqu’à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, a-t-on appris auprès de sources syndicales. Conséquences pour les automobilistes, dans tout le Nord de la France il faut faire jusqu’à 5 heures de file pour remplir son réservoir. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Santexpat.fr, le partenaire santé des Français de l’étranger

    Santexpat.fr, le partenaire santé des Français de l’étranger

    Pour Lesfrancais.press et Stereochic, la radio des expatriés dans le monde (disponible sur le player radio en haut de toutes les pages de notre site), Mathieu est allé à la rencontre de Jean-Christophe Pandolfi, le président et fondateur de la première plateforme de services de santé pour les Français à l’étranger.

    Un comparateur – 300 offres

    Santexpat n’est pas une compagnie d’assurance, c’est plutôt votre conseiller personnel en termes de couverture santé. Pour cela, Jean-Christophe Pandolfi a créé un comparateur d’assurances santé pour les Français expatriés, et qui couvre plus de 200 pays, soit quasiment la totalité de la planète. Un avantage quand on connait la diversité des couvertures proposées aux 4 coins du monde.

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    Des assurances adaptées à votre pays de résidence

    Mais le bonus des solutions proposées par Santexpat, c’est qu’il va vous éviter de payer trop ! En effet, au delà de votre situation personnelle, les propositions faites par la plateforme intègrent les coûts qu’il vous restent effectivement à charge. Ainsi, les solutions de couverture santé proposées sont toujours celles les plus optimisées pour vous !

    L’autre engagement de Santexpat c’est de veiller à ce que l’assureur que vous avez choisi ne pratique pas de surcoûts. Les offres qui vous seront proposées par la plateforme sont transparentes, documentées et les conditions de prise en charge comme les remboursements vous sont clairement affichées. Fini la peur des petits lignes, glissées dans les contrats !

    Simplifier la santé des expatriés

    Plus qu’une plateforme, riche en offres et armée d’un algorithme bien pensé, Santexpat se positionne comme LE partenaire santé des Français de l’étranger ! Après une levée de fonds réussie au printemps 2022, Santexpat étoffe l’accompagnement de ses clients expatriés.

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    Ecoutez le podcast avec Jean Christophe Pandolfi

  • Le 11 octobre, le Japon rouvre ses portes à tous

    Le 11 octobre, le Japon rouvre ses portes à tous

    Enfin, après plus de deux ans de pandémie, le Japon lève totalement les restrictions à ses frontières pour les voyageurs étrangers à compter du 11 octobre. Conditions d’entrée sur le territoire, visas, tests COVID-19, vaccins… Lesfrancais.press vous dit tout pour voyager au Japon. 

    Une pandémie maîtrisée

    Le Japon est l’une des nations de la planète qui a le mieux « traversé » la pandémie. Selon les statistiques, la maladie a fait, depuis début 2020, 244 décès par million d’habitants au Japon, soit un ratio proche de ceux enregistrés dans le reste de l’Asie de l’Est ou de l’Océanie. En Nouvelle-Zélande, ce ratio est de 242 décès par million. Il est de 141 à Taïwan et de 474 en Corée du Sud. Soit des ratios très inférieurs à ceux mesurés dans tous les pays occidentaux. Pour rappel, en France, la Covid a fait 2.200 morts par million d’habitants.

    Pour arriver à ce résultat, aidé par sa géographie insulaire, le gouvernement conservateur de Fumio Kishida avait tout simplement fermé les frontières. Pendant deux ans, les Japonais et les résidents, s’ils pouvaient (difficilement) quitter le sol impérial, un retour au pays du Soleil Levant était tout simplement impossible. Depuis juin, le Japon autorisait sous conditions strictes (PCR, quarantaine, etc.) à ses résidents de voyager. Une opportunité que n’a pas manquée Thierry Consigny, le conseiller AFE de la circonscription, qui a pu se rendre à l’assemblée des Français de l’étranger la semaine dernière.

    Retour à la normale

    Mais dès ce mardi 11 octobre 00H (heure locale), le Japon va enfin tourner la page de la Covid-19. Ainsi, tous les voyageurs pourront de nouveau se rendre librement au Japon, sans restrictions et selon les mêmes conditions qu’avant la pandémie.

    Nagoya station à Nagoya, Japon, 21 juillet 2022. ©AFP/REUTERS/Issei Kato

    L’exemption de visa pour les séjours temporaires de moins de 90 jours pour 68 pays du monde, dont la France, la Belgique et le Canada, est de nouveau en place. Seule la détention d’un passeport en cours de validité est requise. Il est aussi fortement conseillé de souscrire à une assurance santé prenant en charge les frais médicaux en cas d’hospitalisation de forme grave de la Covid-19. Généralement, l’assurance liée à votre carte bancaire couvre ces frais, mais il convient d’en vérifier les conditions, et à défaut, de souscrire à une assurance tierce.

    Enfin, si vous croisez des gens masqués, pas de panique, au Japon, bien avant la pandémie, l’habitude de se masquer pour éviter les allergènes et les polluants est bien ancrée chez les citadins des mégalopoles japonaises.

  • France/Algérie : tech, blé, sécurité… Vers un partenariat renouvelé ?

    France/Algérie : tech, blé, sécurité… Vers un partenariat renouvelé ?

    Accompagnée d’une quinzaine de ministres, la Première ministre française Elisabeth Borne est arrivée dimanche à Alger pour une visite destinée à donner « une impulsion nouvelle » et concrète à la réconciliation amorcée en août par les présidents des deux pays.

    La cheffe du gouvernement a été accueillie par son homologue Aïmene Benabderrahmane à sa descente de l’avion.

    « Le temps de l’incompréhension est derrière nous »

    Elisabeth Borne au site algérien TSA avant son voyage.

    Mme Borne a démarré sa visite par des gestes mémoriels, à l’instar du président Emmanuel Macron lors de sa visite fin août qui, après des mois de tensions, a permis de réchauffer les relations entre les deux pays.

    Enjeux économiques

    Mme Borne et son homologue algérien ont présidé dimanche une réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), dont la dernière édition remonte à 2017, où il fut surtout question de « coopération économique ».

    Au final, c’est une douzaine d’accords pour une coopération future multilatérale. C’est ce qu’il faut retenir des 48 heures de voyage d’Élisabeth Borne en Algérie, qui entame sa dernière journée de déplacement. La cheffe du gouvernement et son homologue algérien Aïmene Benabderrahmane ont présidé ensemble un comité intergouvernemental, une sorte de conseil des ministres franco-algérien, symbole d’une réconciliation entre les deux pays.

    L’analyse de la rédaction de TV5MONDE

  • Au sommet de Prague : Hide that flag I cannot see !

    Au sommet de Prague : Hide that flag I cannot see !

    Plusieurs dirigeants européens ont conclu que la première réunion de la Communauté politique européenne, qui s’est tenue jeudi 6 octobre lors du sommet de Prague, a été un succès, même s’il a fallu enlever les drapeaux européens à la demande des Britanniques et malgré les tensions entre les dirigeants grecs et turcs.

    En effet, pour en arriver là, le château qui accueillait l’événement a dû se débarrasser des drapeaux de l’UE à la demande du Royaume-Uni, et les dirigeants européens basés à Bruxelles ont dû rendre leur présence aussi « discrète » que possible.

    De plus, la Grèce et la Turquie n’ont pas réussi à respecter la ligne de communication convenue pour montrer leur unité, leurs dirigeants s’étant disputés au cours du dîner.

    Le Premier ministre tchèque Petr Fiala a qualifié la réunion des 43 dirigeants européens de succès et a partagé son optimisme quant à l’avenir du concept.

    « Notre tâche commune était de créer une plateforme informelle où nous pouvons coopérer, partager des idées et développer des solutions pour ramener la paix et la prospérité en Europe. Et je pense que nous avons réussi », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse finale.

    Toutefois, le concept de la Communauté politique européenne a suscité une série de doutes de la part des pays candidats à l’UE qui craignaient que la communauté ne soit considérée comme une alternative à l’adhésion à part entière.

    Cependant, M. Fiala a balayé ces inquiétudes. « Nous ne voulons pas remplacer les formats de coopération existants. »

    L’idée avait été initialement présentée par le président français Emmanuel Macron, et l’actuelle présidence tchèque de l’UE a proposé Prague comme capitale hôte du premier sommet.

    Photo des Chefs d’Etat lors du sommet de Prague le 06 octobre 2022

    Cacher le concept de l’Union Européenne

    La réunion a été préparée conjointement par la présidence tchèque, le président du Conseil européen Charles Michel, et Emmanuel Macron. Néanmoins, les diplomates de la présidence tchèque ont souligné qu’elle n’avait « rien à voir avec l’UE elle-même ».

    En effet, il n’y avait aucun drapeau de l’UE dans le château de Prague, où la réunion a eu lieu. EURACTIV République tchèque a appris que c’était l’une des demandes de la Première ministre britannique Liz Truss, qui a également participé à la réunion. L’UE était néanmoins représentée par M. Michel, qui a également présidé la session informelle du dîner.

    Si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également assisté aux réunions, elle n’y a joué aucun rôle officiel.

    « Elle n’a pas eu de discours pendant le programme officiel, elle ne fait qu’assister à l’événement et participer à quelques réunions bilatérales », a déclaré un diplomate tchèque à EURACTIV République tchèque.

    Selon le Premier ministre tchèque, l’Europe avait besoin d’un espace pour un échange d’idées informel, indépendamment de l’appartenance ou non à l’UE. « Même le fait que tous les dirigeants européens aient passé une journée ensemble, au même endroit et que des dizaines de réunions bilatérales aient eu lieu, c’est déjà très positif », a-t-il ajouté.

    M. Fiala a également annoncé que la Communauté politique européenne ne sera pas institutionnalisée et qu’il n’y aura pas de conclusions formelles du sommet.

  • Mercato gazier et indépendance

    Mercato gazier et indépendance

    Pied de nez princier de MBS, le Saoudien, aux Etats-Unis et à l’Europe : au lieu d’augmenter la production de l’OPEP, il la réduit. Ben Salman, vexé d’avoir été justement soupçonné d’avoir découpé Kashoggi, voudrait-il son indépendance ? L’Arabie peut-elle se passer des Etats-Unis ? Risqué. Une situation qui accouche d’un mercato gazier au niveau mondial. L’origine ? Les Américains devenus, grâce au pétrole de schiste, premier producteur mondial, les pays du Golfe sont moins en mesure d’exercer leur chantage. Le gendarme s’étant éloigné, ils paient d’ailleurs leur or noir par la guerre, civile et externe. 

    Pétrole et gaz enchaînent l’Europe à ses fournisseurs. Aimerait-on tant les Qataris s’ils n’étaient parfumés de gaz ? Et l’Iran, sa police religieuse et ses centrifugeuses, serait-elle seulement tolérée ? La sécurité de l’Europe, son approvisionnement, est assurée par les États-Unis. Double dépendance. 

    Le plan « Repower Europe », adopté quelques semaines après l’attaque russe, prévoit d’investir 210 milliards d’euros pour faire passer la part d’énergies renouvelables à 45% en 2030. Derrière l’ambition d’atteindre la neutralité carbone en 2050, l’autonomie énergétique. 

    De l’eau dans le gaz à tous les étages 

    L’Europe parie sur les énergies renouvelables, et allume des cierges pour que des technologies nouvelles, comme l’hydrogène vert, voient le jour. En espérant que cela n’induira pas de nouvelles dépendances à des métaux, rares ou non, contrôlés par d’autres, comme les Chinois.

    La transition énergétique pouvait être plus douce. Il y a peu, l’UE faisait entrer gaz et nucléaire dans sa taxonomie « verte », liste des investissements qui pouvaient bénéficier du plan de relance européen. Poutine en a conclu qu’une nouvelle dépendance était née, et, sans même que Nord Stream 2 soit mis en service, attaqua l’Ukraine. Et dire que certains le prenaient pour un stratège. 

    Aujourd’hui, il ne suffit pas que Nord Stream 1et 2 soient coupés, ils sont sabotés. Une fuite de gaz montre qu’un gazoduc est fragile. Cela vaut aussi pour la Russie : des services secrets pourraient songer à une fuite de gaz sur le fleuve Amour… La règle diplomatique est la réciprocité. Le pont de Kertch saute.

    La toile d’araignée gazifère s’étend

    Coïncidence, au même moment, la Norvège inaugure son gazoduc polonais, substitution bienvenue. La France croise en Baltique, l’Allemagne envoie ses patrouilleurs, les Italiens surveillent le TransMed d’Algérie. 

    La Russie exportait 155 milliards de gaz en 2021. Les Européens veulent réduire leur consommation de -15%. La Russie fournit encore 4% la consommation européenne. Si elle a coupé l’approvisionnement du gazoduc polonais Yamal, via la Biélorussie, elle continue d’exporter à travers le gazoduc Brotherhood qui passe par … l’Ukraine ! (qui n’a donc pas coupé les vannes). Le gaz russe alimente aussi l’Europe par le Turkish Stream. Elle a inauguré « Power of Siberia » vers la Chine et annonce un « Power of Siberia 2 » pour compenser la fermeture du marché européen.  

    Le gaz azéri approvisionne la Bulgarie, qui s’affranchit des Russes, grâce à un nouveau gazoduc gréco-bulgare branché sur le Tanap/TAP. Les opérateurs bulgares, roumains, hongrois, slovaques, ont signé un accord avec les Azéris pour doubler le volume de gaz acheminé vers l’Europe. Tout cela sous supervision de la Commission européenne qui a aussi conclu un accord en juin avec l’Egypte et Israël. La toile d’araignée gazifère s’étend.

    Israël, qui a passé un accord avec la Syrie pour cesser de bombarder ses aéroports à condition qu’ils ne reçoivent plus d’armes des Gardiens de la Révolution, arrive ainsi à un accord avec le Liban pour délimiter ses champs gaziers : le Hezbollah n’ose plus s’y opposer. France, Israël, Chypre, Grèce s’allient contre la menace turque. Ces derniers concluent un accord avec le vrai/faux gouvernement libyen, aussitôt dénoncé.

    Seize ministres à Alger pour parler de tout sauf du gaz

    L’Algérie a coupé le gazoduc qui transitait par le Maroc. Elle s’est entendue avec l’Italie (et la France) pour augmenter ses livraisons. Elisabeth Borne emmène seize ministres avec elle à Alger pour parler de tout, sauf du gaz. Hélas les capacités algériennes, faute d’investissements, sont réduites. 

    Le Maroc signe un accord avec la Mauritanie et le Nigeria pour construire le Nigeria-Morocco Gas Pipeline (NMGP), (5 660 km, une partie en offshore, 25 milliards de dollars). Il sera plus long (et plus cher) que le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP), (4 128 km, 13 milliards de dollars) vieux projet qui devait arriver en Algérie mais qui n’arrivera jamais à cause des guerres du Sahel et des incertitudes à Alger.

    Incohérence d’investir dans les projets d’énergie fossile quand on veut s’en débarrasser 

    Autre vieux projet, le MidCat, entre la France et l’Espagne, revient. Espagnols, Allemands, Portugais font pression sur la France pour relier la péninsule ibérique et le reste de l’Europe. Cela donnerait de nouveaux débouchés au Gaz Naturel Liquéfié, américain ou qatari. Les importations européennes de GNL explosent : +60%.  Il faut des méthaniers, et des terminaux. Il en existe six en Espagne, quatre au Portugal, aucun en Allemagne, d’où l’intérêt du MidCat. Mais il y en a cinq en France, un sixième bientôt au Havre. 

    Les Allemands, Portugais, Espagnols font valoir que ce gazoduc pourra aussi transporter de l’hydrogène vert. La France y investit dix milliards, sans compter l’apport du… nucléaire pour en fabriquer. Pourquoi favoriser la concurrence ?

    La France s’oppose au Midcat, expliquant qu’il coûterait 3 milliards, et qu’il y a une certaine incohérence à investir dans les projets d’énergie fossile quand on veut s’en débarrasser. 

    Comme il y a incohérence certaine à interdire toute recherche et exploitation nationale d’énergie fossile sur le territoire national et à importer du gaz de schiste. Comme il est incohérent de surtaxer le carburant et de le subventionner, de fermer Fessenheim et de relancer le nucléaire, de sauver Edf et de l’obliger à vendre à perte, etc.

    L’incohérence est la marque des politiques énergétiques, parce que l’énergie, c’est la vie, et que la vie s’affole 

    Incohérence toujours : le ministre allemand de l’énergie, un Vert, accuse la France de mauvaise gestion de son parc nucléaire, ce qui oblige le vert ministre à maintenir deux centrales en marche au-delà de ce qui était prévu. Le ministre allemand n’a pas tort ; si la France était à la hauteur, la crise énergétique ne serait pas aussi violente. Et si les Allemands étaient cohérents ils ne fermeraient pas le nucléaire au profit du charbon. Hélas, la France n’est plus, avec les faillites d’Areva et d’EDF, la référence qu’elle était il y a peu. La moitié de son parc nucléaire est en panne. 

    L’incohérence est la marque des politiques énergétiques, parce que l’énergie, c’est la vie, et que la vie s’affole dès qu’elle manque de quoi que ce soit. C’est pourquoi ingénieurs et politiques méritent indulgence. C’est pourquoi l’avenir de l’énergie est au local, au petit, à l’autonome, et pas au grand plan de la grande politique du grand ingénieur. 

    Tout cela renvoie à la question de fond : l’Europe peut-elle construire son indépendance énergétique ? Si elle y arrive, avec le nucléaire, le solaire, la géothermie, la maréthermie, les nouveaux matériaux de construction, alors, le prix du gaz s’effondrera… ce qui rendrait les nouvelles énergies à nouveau trop chères.  

    La lutte contre le réchauffement climatique : une bataille économique pour l’indépendance des Européens 

    D’un côté la crise du gaz réhabilite le nucléaire. Selon l’AEIA sa capacité devrait doubler d’ici 2050. De l’autre elle renforce les besoins d’une « autonomie stratégique énergétique ». Alors la lutte contre le réchauffement climatique, dans laquelle on engage les peuples européens, prend un autre sens : celui d’une bataille économique, géopolitique, pour l’indépendance des Européens. De quoi, en quelque sorte, faire passer la pilule, celle des efforts, restrictions, taxes, et incohérences multiples, qui ne manqueront pas de jalonner la route.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 10.10.22

    Bonjour à tous, mon nouveau binôme du flash des expatriés doit prendre ses marques, je vous présente donc ce flash du lundi 10 octobre. Dans vos titres : Décès du Conseiller des Français de Vienne Louis Sarrazin, Première candidature pour les sénatoriales de 2023 et le guide du supporter publié par l’ambassade de France à Doha 

    Louis Sarrazin est décédé ce 6 octobre 

    Cet ancien contrôleur de l’autorité atomique internationale fut depuis 2006 le représentant des Français de la circonscription consulaire réunissant l’Autriche, la Slovaquie et la Slovénie. Jeudi 06 octobre, sa famille annonçait son décès à Vienne. Depuis les hommages se succèdent sur les réseaux de sociaux, à droite, au centre et à gauche tous les élus vantent son engagement, sa capacité de travail et son humanisme si rare en politique. La rédaction présente ses condoléances à sa famille et ses proches.

    Louis Sarrazin
    Louis Sarrazin

    Damien Regnard se lance dans la bataille des sénatoriales 

    A 11 mois du scrutin, les grandes manœuvres ont commencé. A droite, on se bouscule au portillon, pas moins de 6 , celle de l’assistante du sénateur Olivier Cadic, celle du président de la fédération LR, Ronan Le Gleut, celle de l’ASFE avec la sénatrice Frédéric Michel est un expatrié qui a vécu à Londres et aux Etats-Unis. Depuis un mois, il est en charge de la communication présidentielle. tandis que Joëlle Gariaud Maylam hésite à se représenter et Jacky Deromedi hésite à revenir. Mais le premier qui se déclare c’est Damien Regnard, ancien conseiller consulaire aux USA, il siège actuellement au Palais du Luxembourg. Son interview exclusive à découvrir sur lesfrancais.press.

    Damien Regnard

    Un guide pour soutenir les Bleus au Qatar

    Alcool, relation extra conjugale (des règles qui s’appliquent aussi aux célibataires), circulation, tenue vestimentaire, l’ambassade de France, comme ses homologues occidentales sur place, craint le pire pendant les festivités. Les coutumes et les usages dans ce petit émirat du golf sont bien loin des habitudes des aficionados de foot. SI vous avez décidé d’aller soutenir les Bleus, prenez en connaissance sur le site Lesfrancais.press ou celui de l’ambassade. Celle-ci a aussi annoncé mettre en place un dispositif spécifique pour la compétition afin d’apporter assistance à nos compatriotes qui auraient commis des impairs. 

    C’est tout pour aujourd’hui ! Bon début de semaine à tous ! 

    Ecouter le flash des expatriés

  • Damien Regnard : « Une déclaration d’amour aux Français »

    Damien Regnard : « Une déclaration d’amour aux Français »

    Damien Regnard fut expatrié aux USA où il a été conseiller consulaire de la Nouvelle-Orléans et conseiller à l’AFE pour les Etats-Unis. Après avoir tenté d’être élu député en 2012 et 2017 sur la première circonscription des Français de l’étranger (E-U et Canada), il devient sénateur le 28 juillet 2018. Depuis il siège avec Les Républicains, qui ont la majorité au Sénat. Alors que le renouvellement de la moitié des sages du Palais du Luxembourg aura lieu en automne 2023, Damien Regnard est le premier à avoir annoncé sa candidature. On le reçoit pour faire le bilan de son premier mandat, ses ambitions pour les Français de l’étranger en cas de réélection, sans oublier de faire le point sur les sujets chauds de l’actualité.

    « Je souhaite poursuivre cette mission avec vous »

    Alors que les investitures des partis ne sont pas données, Damien Regnard veut marquer sa volonté de continuer sa mission au parlement pour les Français, et ceux de l’étranger en particulier. Et cet engagement, il continuera, selon lui, à le faire en restant fidèle à ses valeurs et sa ligne.

    Car, toujours selon ses propos, au-delà de la politique, c’est surtout son attachement à résoudre les problèmes de ses compatriotes, que ce soit pour l’handicap ou les bourses, qui motive sa candidature.

    « Traiter chaque dossier avec le même sérieux, le même engagement, et à partir d’un cas particulier essayer de généraliser pour proposer des lois ou des amendements« 

    Damien Regnard, dans le podcast disponible ci-dessous.

    Un sens du quotidien qu’il a mis au service des expatriés en travaillant sur la reconnaissance des permis, la simplification des bourses, la débancarisation et bien d’autres.

    « Développer des leviers »

    Ancien conseiller consulaire, Damien Regnard déclare bien connaitre les problématiques des élus de proximité des Français de l’étranger. Désormais sénateur, il nous affirme, au cours de notre échange, pouvoir agir au-delà du ministère des Affaires étrangères et intervenir ainsi de façon transversale au sein de toutes les administrations pour porter au plus près des décideurs les cas que les conseillers lui ont fait remonter.

    Et cette expérience, il veut la faire vivre en s’attaquant à de nouveaux sujets comme la fiscalité mais aussi les délais de carence en cas de retour en France pour accéder à la couverture sociale, ou l’inégalité des droits entre les Français hors de France et ceux sur le territoire national.

    Un état de fait qui est devenu évident pendant la pandémie, Damien Regnard fut particulièrement mobilisé alors que les expatriés n’ont pu accéder au sol français pendant des mois. Un combat qu’il mena, avec les élus locaux, en activant, justement, tous ces leviers.

    « Il y a eu des effets de manche, des annonces ridicules comme le motif impérieux ou les délais exigés pour les tests PCR. »

    Damien Regnard, dans le podcast disponible ci-dessous

    Damien Regnard veut développer les liens entre les parlementaires et le gouvernement, quel que soit sa couleur, car c’est par la consultation de ceux sur le terrain que des erreurs peuvent être évitées. Il illustre ses propos par de nombreuses anecdotes rapportées par ses administrés, pris au piège pendant la pandémie par ces mesures.

    « Je fais campagne en allant à la rencontre de nos élus »

    En fin de podcast, on explore le mécanisme qui conduit à l’élection des sénateurs. Quel collège électoral ? Comment faire campagne ?

    En 4 ans, Damien Regnard a visité plus de 50 pays lors de « vrais déplacements » où il se laissait le temps de découvrir le quotidien de nos compatriotes.

    Riche de cette expérience, il rapporte de chaque voyage des idées ou des problématiques à résoudre, en tentant par la suite de trouver les solutions auprès des administrations et ou des corps de métiers, comme celui des notaires.

    Ecoutez le podcast avec Damien Regnard

    Téléchargez sa déclaration de candidature