Bonjour à tous, aujourd’hui une édition spéciale suite à la prise de parole du Président de la République. On vous annonce aussi une bonne nouvelle pour la prise de rendez-vous au consulat.
Le consulat va vous notifier ses disponibilités
Depuis la pandémie, les Français de l’étranger, comme ceux en France, courent après les rendez-vous pour effectuer leurs démarches administratives comme le renouvellement des papiers d’identité. Jusqu’à présent, une seule possibilité, revenir tous les jours en espérant que des créneaux libres soient affichés. Désormais, une nouvelle option de l’application web du Ministère des Affaires étrangères vous permet de solliciter un rappel dès que des rendez-vous libres sont disponibles. Seul bémol, le consulat doit l’activer… Les équipes locales sont libres de le faire ou non !
Notification de disponibilité
Emmanuel Macron et le Monde en crise
Hier soir dans l’émission de France 2, Emmanuel Macron est revenu sur les attaques du début de semaine qui ont suivi la destruction du pont de Kertch. Inquiet, le chef de l’Etat a précisé que « nous ne voulons pas de guerre mondiale », appelant le président russe à revenir à la table des négociations.
Le Président de la République a confirmé la poursuite des livraisons d’armes à l’Ukraine. Plusieurs radars et systèmes anti-missiles et anti-drones ainsi que six canons Caesar vont être livrés prochainement. Le chef des armées a également précisé la nécessité de conserver la capacité de la France à se défendre en l’occurrence « son flanc est ». C’est pour cette raison qu’il a ordonné le déploiement supplémentaire de troupes et de chars français en Roumanie.
Concernant la crise iranienne, le chef de l’Etat a condamné les répressions menées par le régime iranien : « nous sommes aux côtés de ces femmes, c’est un peuple souverain qui se bat pour sa liberté ». Il a aussi rappelé que quatre de nos compatriotes y sont accusés d’espionnage après des aveux forcés.
Le président a terminé en appelant les français à ne pas choisir le repli mais à s’appuyer sur nos forces, nos valeurs et notre Histoire.
Ce mercredi 12 octobre, France 2 lançait une nouvelle émission politique dénommée simplement « l’Événement ». Premier invité, et cela fait l’événement, le Président de la République. Deux émissions lui seront consacrées, la première était dédiée à la politique étrangère tandis que la seconde diffusée le 26 octobre 2022 traitera de la politique intérieure. Pour les Français de l’étranger, la politique menée par notre pays hors de nos frontières est souvent suivie de conséquences, bénéfiques mais aussi négatives. En effet, chaque expatrié peut être pris à parti comme « ambassadeur de la France », les événements des derniers jours au Burkina Faso l’ont encore démontré.
L’Ukraine
Dès le début de l’émission, Emmanuel Macron est revenu sur les attaques du début de semaine qui ont suivi la destruction du pont de Kertch. L’attitude de Vladimir Poutine inquiète énormément le chef de l’Etat.
« Le choix de la Russie, c’est une mobilisation des jeunes pour aller combattre, c’est d’annexer les territoires dans le Donbass, et ces nouvelles attaques. Nous ne voulons pas de guerre mondiale »
Emmanuel Macron le 12 octobre 2022
Gardant la ligne diplomatique que notre pays applique depuis le début du conflit russo-ukrainien, Emmanuel Macron exhorte le président russe à revenir à la table des négociations. Cependant, il est aussi conscient que la guerre rentre dans « une phase inédite depuis le début du conflit par des bombardements contre des infrastructures essentielles et des civils ».
Une guerre hybride
En réaction, le chef de l’Etat a confirmé le renforcement des livraisons d’armes à l’Ukraine comme des canons Caesar tout en accentuant notre présence en Roumanie en continuant à déployer soldats et militaires. Emmanuel Macron essaie ainsi de préserver l’Europe d’un dérapage de cette « guerre hybride » aux portes de l’Union européenne. L’enjeu principal étant d’éviter une extension du conflit, Emmanuel Macron a saisi l’occasion de rappeler que « nous ne sommes pas en guerre », cependant il faudra encore de longs mois pour que puisse advenir une solution diplomatique.
Pour cela, Emmanuel Macron compte sur la pression économique qui est encore alourdie par un nouveau paquet de sanctions mis en place par les 27 ! La journaliste de France 2 lui rétorquant que pour l’instant, nous sommes les victimes avec la flambée des prix de l’énergie, le Président de la République lui répondit par un renforcement de l’Union européenne, à travers des achats groupés, une solidarité plus forte.
La transition écologique
Après un aparté sur les raffineries en France qui sont bloquées par des grévistes entraînant des pénuries dans les stations-service, l’entretien ouvrit le thème de la transition écologique.
Pour réussir ce défi qui s’impose à l’humanité, le chef de l’État veut gagner cette «bataille du climat et de l’indépendance», en mettant un terme aux usines à charbon en Europe. Il prône le nucléaire et le renouvelable qui sont les seules méthodes qui peuvent nous permettre de tenir nos objectifs et engagements auprès de la communauté européenne.
Cohérent avec son discours, Emmanuel Macron a annoncé que la France ne soutiendra pas le forage de Total en Ouganda. Selon le Président de la République, «la priorité des priorités pour lutter contre le réchauffement climatique», c’est la lutte contre le charbon.
L’Arménie
Sans transition, la journaliste a révélé une lettre qui sera publiée ce week-end dans le Figaro sur la situation en Arménie. Un pays, une culture, qui sont très proches de la France depuis de longs siècles. Plus de 5 000 Français vivent sur place et près de 200 000 arméniens sont francophones.
Dans son conflit avec l’Azerbaïdjan, le petit pays fait appel naturellement à la France. Le contentieux porte sur le sort du Haut-Karabakh, aussi appelé Artsakh, une enclave peuplée d’Arméniens en Azerbaïdjan, mais aussi sur la délimitation des frontières entre les deux pays. Cet été déjà, des tensions avaient refait surface dans la région. Les forces azerbaïdjanaises avaient mené une opération nommée « Vengeance ». L’Arménie avait alors accusé l’Azerbaïdjan de tenter de prendre le contrôle unilatéral d’une zone qui lie l’Arménie au Haut-Karabakh. Les deux pays se sont ensuite accusés mutuellement lors de bombardements.
Dans ce conflit, Emmanuel Macron y voit la main de la Russie qui cherche à déstabiliser cet allié de la France.
« Nous ne lâcherons pas l’Arménie«
Emmanuel Macron le 12 octobre 2022
L’Iran
Dernier sujet de l’interview, la crise en Iran et les relations entre ce pays et la France alors que 4 de nos compatriotes y sont accusés d’espionnage. Parmi eux, une syndicaliste à l’AEFE qui fut forcée à avouer un statut d’espion à la télévision la semaine dernière.
Alors que le régime d’Iran n’hésite pas à employer la manière forte contre la révolte de son peuple, le président de la République a exprimé son «admiration pour ces femmes, pour ces jeunes, parce que ce sont les femmes qui ont commencé avec courage à tomber le voile et à aller devant les armes». Et d’ajouter : «Aujourd’hui, ce sont aussi beaucoup de jeunes, et d’hommes, qui se battent pour le droit des femmes, pour ce combat universel. La France condamne les répressions menées par le régime iranien. (…). Nous sommes aux côtés de ces femmes, c’est un peuple souverain qui se bat pour sa liberté.»
Un cap pour la France et l’Europe
Crise climatique, énergétique, guerre… «Il y a deux manières de faire face à ces crises : se replier sur soi et aller vers les extrêmes, ou bâtir un cap et le tenir», assure Emmanuel Macron. «La France est un grand pays, par ses valeurs, son Histoire, notre indépendance en matière de recherche, d’industrie. Nous devons être plus fort, nous résistons mieux que nos voisins face à la crise. On a des forces qui sont les nôtres. Quel est le cap ? Celui de l’indépendance, celui de bâtir un pays plus fort et plus indépendant pour être plus juste.»
Après de longs mois de travaux, le Lycée Condorcet, situé à Sydney, fera l’inauguration de ses nouveaux bâtiments le jeudi 13 octobre. La journée permettra de dévoiler de nouveaux espaces dans une démarche environnementale et durable. Ces nouveaux locaux viennent ajouter une nouvelle pierre à l’édifice, qui rassemble les communautés française et internationale de Sydney, depuis son ouverture en 1965.
Au programme de l’inauguration des nouveaux locaux
Cette journée se déroulera ainsi le 13 octobre. Afin d’inaugurer et de célébrer les parties prenantes de ce nouveau projet, de nombreuses institutions seront présentes :
Le lycée compte aujourd’hui plus de 1164 élèves, avec 55 nationalités représentées. Après 20 longs mois de travaux de modernisation et un investissement de 13.5 M$, subventionné à hauteur de 20% par l’AEFE et le Ministère de l’Éducation et de la Formation du gouvernement fédéral australien, ce sont 20 nouveaux espaces qui s’ajoutent à la structure actuelle.
Les nouveaux bâtiments s’inscrivent dans une démarche responsable
Lors cette journée, vous pourrez découvrir une véritable démarche green. En effet, au lycée Condorcet les bâtiments ont été pensés pour répondre aux questions environnementales. Ainsi, la construction s’ouvre sur un patio à ciel ouvert, afin de s’inscrire dans la continuité de l’architecture australienne existante. Elle reprend ainsi les caractéristiques des premiers bâtiments en brique de l’école.
Afin d’optimiser la consommation énergétique des bâtiments, des panneaux solaires ont été installés, permettant d’atteindre une production de 53% d’électricité « propre » produite à l’extérieur. Cela fait ainsi du Lycée Condorcet un établissement « 100% green ».
Un jardin pédagogique vient également s’ajouter aux nouveaux bâtiments, afin de sensibiliser les plus jeunes. Tout a été pensé dans une véritable démarche responsable.
Un (e)co-travail pluridisciplinaire franco-australien
C’est une équipe d’architectes français et australiens qui a collaboré sur ce projet. Ainsi, les équipes modernisent les dispositifs pédagogiques de l’école. Dans ces nouveaux bâtiments, il y aura 9 salles de classe supplémentaires, une salle de sieste, une salle de motricité, une cuisine, un jardin pédagogique et un gymnase.
Les architectes SEGOND-GUYON, en collaboration avec Luigi ROSSELLI ont imaginé un édifice qui s’intègre non seulement dans un contexte pédagogique, mais aussi dans son environnement. Le projet a été suivi et coordonné par FigTree, exécuté par TDK et sa construction réalisée par Lloyd Australia.
❝ Dans tous les projets que nous suivons, nous attachons une forte importance aux lieux dans lesquels ils doivent s’inscrire, au climat, aux usages existants, également aux techniques et savoir-faire locaux ❞
Guillaume SEGOND, Architecte
Des espaces éducatifs, culturels, artistiques et sportifs
Sous la direction du Proviseur, Nicolas L’HOTELLIER, et du Directeur Administratif et Financier, Thibault DELOR, du Lycée Condorcet, les infrastructures, tant nouvelles que rénovées comptent désormais :
une entrée dotée d’un Coffee cart appelé « Café de Flore » faisant référence à une institution parisienne, haut-lieu historique de Paris
des classes de maternelle et d’enseignement élémentaire, toutes ouvertes sur une cour de récréation agrandie
une nouvelle salle de motricité pour les enfants de maternelle
un gymnase supplémentaire
une cuisine pédagogique pour l’éducation culinaire des élèves
un dortoir pour la sieste des plus petits
des bureaux administratifs et des espaces pour la maintenance
un parking souterrain pour le personnel
Ces nouveaux espaces viennent également compléter ceux des bâtiments existants.
De plus, l’école a reçu cette année le label EFE3D au niveau 2 qui récompense les nombreuses actions entreprises par le Lycée Condorcet depuis quatre ans en faveur de l’éducation au développement durable. L’école présentera lors de l’événement ses engagements vis-à-vis de l’environnement ainsi que son nouveau dispositif pédagogique innovant mis à la disposition des élèves.
Ainsi, l’inauguration des nouveaux bâtiments du Lycée Condorcet est l’occasion de rappeler que ce lycée fait partie du paysage éducatif australien. Pour l’établissement, qui fêtera ses 60 ans en 2025, cette journée sera l’occasion de recevoir une délégation de l’AEFE, qui compte le plus grand réseau scolaire international, auquel le Lycée Condorcet est fier d’appartenir.
Depuis plusieurs années et la pandémie les Français de l’étranger éprouvent de grandes difficultés à effectuer leurs démarches dans les administrations consulaires. Le système de prise de rendez-vous était particulièrement critiqué. Depuis quelques semaines, une nouvelle interface a été mise en place, une application web qui vient d’être dotée d’une nouvelle option la notification de disponibilité d’un rendez-vous au consulat.
Modernisation indispensable
Jusqu’à présent, même dans la nouvelle interface, il était obligatoire de revenir régulièrement sur le site de son consulat pour trouver des créneaux disponibles. En effet, ces derniers sont mis à disposition du public à un rythme propre à chaque pays, selon la décision des services consulaires locaux, si ceux accessibles étaient déjà pris, il n’y avait qu’une option, celle de revenir se connecter, encore et encore, jusqu’à trouver un rendez-vous disponible.
Une organisation bien fastidieuse et chronophage devait donc être mise en place par l’expatrié(e) afin de pouvoir mener ses démarches légales à terme. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des Français de l’étranger. En effet, on a vu apparaitre des sites qui ont mis en place des robots qui effectuaient la tâche de contrôle de disponibilité des créneaux horaires au consulat voulu. Le plus connu était https://rdv-consulat.fr/ créé par un jeune Français de Boston, Julien Descamps, que nous avions interviewé.
Mais s’étaient aussi développés des sites plus frauduleux qui demandaient un paiement pour effectuer cette veille, via un robot mais aussi parfois tout simplement manuellement. Ces dernières semaines, un trafic s’était même développé dans certains pays où aux abords des consulats de France des rabatteurs promettaient un rendez-vous moyennant espèces.
Déploiement incertain
C’est donc dans ce contexte qu’Olivier Becht, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, a annoncé, en inauguration de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), le déploiement d’une solution gouvernementale assurant ce service, soit l’envoi d’une notification lorsque des rendez-vous dans les consulats sont disponibles.
Ce dispositif a été officiellement lancé le lundi 10 octobre. Plusieurs consulats ont commencé à s’en servir. Pas tous, car l’option n’est pas activée par défaut, ce sont les services consulaires locaux qui doivent l’activer. Si votre consulat l’a activé, une page indiquant la possibilité de recevoir une notification de disponibilité sera visible à la place de l’écran d’indisponibilité, page bien connue de tous puisqu’elle indique que tous les rendez-vous sont pris. Si elle n’apparait pas, n’hésitez pas à écrire à votre consulat et/ou aux élus consulaires pour que l’option, bien pratique, soit mise à disposition du public sur l’interface de rendez-vous du service consulaire dont vous avez besoin.
Depuis 2015, les épargnants qui ont investi leurs liquidités essentiellement en produits de taux subissent une taxation indirecte du fait de taux d’intérêt faibles. Avec l’inflation, leur situation ne s’améliore pas. Ils sont rejoints par tous ceux qui détiennent des liquidités. Le rendement réel une fois prise en compte l’inflation est négatif d’au minimum quatre points, ce qui est sans précédent depuis le début des années 1980.
Répression financière
Les épargnants et les détenteurs de liquidités sont ainsi confrontés à un processus qualifié de « répression financière ». Les Européens depuis la fin de l’année 2021 subissent la taxe inflationniste qui est un prélèvement sur la valeur réelle des encaisses monétaires.
Cette inflation atteint plus de 9 % du PIB, ce qui est sans précédent depuis le début du siècle. Elle se situait entre 2002 et 2019 entre 0 et 2 points de PIB. Les porteurs d’obligations supportent également un prélèvement par le fait que les taux d’intérêt à long terme sont inférieurs à l’inflation qui atteint 8 % du PIB.
La taxation cachée se monte à 15%
Au total, la taxation cachée se monte à 15,7 % du PIB de la zone euro. Elle taxe essentiellement les épargnants modestes, qui n’ont pas accès aux actifs financiers (actions, parts d’entreprise, immobilier) qui protègent contre l’inflation.
Les États européens sont dans les fait assez complaisants vis-à-vis de cette inflation qui réduit en valeur relative l’endettement public.
La taxe inflationniste vient en lieu et place des prélèvements obligatoires dont le niveau relatif est orienté à la baisse. Il représente 40 % du PIB, contre 42 % en 2020. Ces prélèvements avaient fortement augmenté au sein de la zone euro de 2010 à 2019 en passant de 38 à 41 % du PIB.
Les gouvernements préfèrent la taxe masquée de l’inflation
Face à l’hostilité des opinions, les gouvernements préfèrent la taxe masquée de l’inflation qui permet d’accroître le montant des recettes publiques et le montant du PIB en nominal. Sur le plan macro-économique, les pouvoirs publics espèrent également que cette taxe aura un effet moindre sur la consommation qu’un relèvement des prélèvements. Ce raisonnement a pour limite les comportements d’épargne des ménages.
Ces derniers peuvent être incités à épargner davantage pour reconstituer la valeur réelle de leur patrimoine. Ils peuvent également maintenir un effort élevé d’épargne par crainte de l’avenir. Pour faire face à des dépenses qui coûteront de plus en plus chères demain, il faut se constituer des réserves plus importantes.
Les ménages plus que les entreprises
Le taux d’épargne en zone euro n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire. L’épargne de précaution, notamment en France, reste élevée.
La taxe inflationniste porte essentiellement sur les ménages, les entreprises détenant peu d’obligations. Ces dernières sont moins pénalisées que les premiers surtout si elles ont la capacité de répercuter les hausses de prix.
L’inflation serait une remise à niveau du niveau de revenus des ménages par rapport aux capacités de création de richesses du pays.
Le coup d’envoi de l’examen du projet de loi de finances pour 2023 à l’Assemblée nationale fut mouvementé lundi (10 octobre), majorité et oppositions se renvoyant la responsabilité sur le court-circuitage du débat.
Le débat s’est ouvert dans l’après-midi lundi par les prises de parole des ministres de l’Économie Bruno Le Maire et des Comptes publics Gabriel Attal, qui suivaient un mot d’ordre : mettre les oppositions face à leurs responsabilités.
« Je comprends parfaitement que les groupes parlementaires indifférents au niveau de la dette publique ne votent pas cette loi [de programmation des finances publiques 2023-2027] », a d’abord lancé Bruno Le Maire aux députés de gauche (NUPES) et d’extrême droite.
Il s’est dit « surpris de l’incohérence des parlementaires qui refusent de voter un texte qui va dans cette direction », en visant implicitement les députés de droite (Les Républicains). Le ministre leur a alors conseillé de « rester fidèles à leurs convictions, plutôt que de faire bloc avec la NUPES ou avec le Rassemblement national ».
Le ministre de l’Économie a défendu un budget qui, a-t-il avancé, protège les ménages face à l’inflation, avec le prolongement du bouclier tarifaire des prix de l’énergie en 2023, dont le coût est estimé à 46 milliards d’euros par le gouvernement.
Avec la poursuite de la baisse des impôts de production, cette mesure est censée aider une industrie française déjà fragilisée, a expliqué M. Le Maire. Le gouvernement entend aussi augmenter les traitements des enseignants et recruter 3 000 forces de police supplémentaires sur l’année qui vient.
Bruno Le Maire a aussi reproché aux oppositions l’adoption en commission d’amendements dont le coût total dépasserait les 7 milliards d’euros, preuve s’il en fallait une, a-t-il détaillé, de leur manque de sérieux.
Gabriel Attal a, quant à lui, mis en garde contre la tentative de l’obstruction parlementaire, craignant que les « 3 500 amendements déposés » ne fassent peser un risque d’ « embolie » sur la vie parlementaire.
Il a aussi appelé à la responsabilité collective, notamment celle de ne pas livrer un « spectacle de l’enlisement au moment où [les Français] ont besoin que notre pays soit à la hauteur des enjeux ».
Members of parliament and French Prime Minister Elisabeth Borne during the weekly session of questions to the government at the French National Assembly.
Paris, FRANCE-04/10/2022
//01JACQUESWITT_CHOIX0120/2210041719/Credit:Jacques Witt/SIPA/2210041731
Le risque du passage en force
Une manière pour M. Attal de mettre en garde les groupes d’opposition contre l’utilisation du « 49.3 », et même de les en rendre responsables. L’activation de cet outil constitutionnel permettant d’adopter un projet de loi sans vote – à condition qu’aucune motion de censure ne soit adoptée – semble inéluctable.
Autrement, faute de ralliement d’un groupe d’opposition, le budget pour l’année 2023 serait rejeté.
En effet, le PLF [projet de loi de finances] pour 2023 ne satisfait personne en dehors de la majorité relative. La droite le juge trop coûteux, tandis que l’extrême droite y voit une soumission à l’UE et que la gauche s’émeut du retour de l’austérité et alerte contre l’injustice sociale qu’il engendrerait.
Le président de la commission des finances Éric Coquerel (La France insoumise) a par ailleurs mis en doute la sincérité du budget présenté par le gouvernement. Selon lui, le projet de loi de finances se fonde sur des « prévisions de croissance objectivement surévaluées et d’inflation objectivement sous-évaluées ».
Ainsi, puisque « le débat doit avoir lieu », l’Insoumis a exhorté« solennellement » le gouvernement à « ne pas mettre en œuvre le 49.3 ».
Gabriel Attal a tenté de contrer les accusations selon lesquelles le gouvernement voudrait éviter le débat, en renvoyant la balle aux Insoumis, signataires de deux motions de rejet préalable, sur le projet de loi de programmation 2023-2027 et sur le projet de loi de finances pour 2023.
« Vous ne savez pas comment expliquer comment vous feriez pour les protéger […], comment vous financeriez vos mesures », a-t-il asséné vers les bancs de la gauche. « Quand est-ce qu’une manifestation a rempli le frigo des Français ? », s’est-il interrogé, en référence à la « Marche contre la vie chère » organisée par la NUPES dimanche prochain (16 octobre).
Dans la passe d’armes qui oppose surtout la gauche et la majorité, Marine Le Pen assure que son groupe « tenter[a] d’améliorer ce texte », qu’elle juge injuste et coûteux, en plaidant pour une attitude d’ « opposition constructive » de la part du Rassemblement national.
Aucune des deux motions de LFI n’a été approuvée et le débat se poursuit donc ces prochains jours – du moins tant que le gouvernement ne dégaine pas le 49.3.
Bonjour à tous, je me présente je suis Radwan, et je vous accompagnerai toute cette fin de semaine. Aujourd’hui dans votre édition dédiée aux Français hors de France, on parle de l’échec de Renaissance à l’AFE, du nouveau sherpa de la communication à l’Elysée et de la grève des raffineries en France.
Pas de motion pour aider les frontaliers
Le groupe des indépendants qui réunit en fait les élus issus de la majorité présidentielle à l’AFE avait déposé vendredi une motion demandant la mise en place d’un nouveau fonds à destination des Français de l’étranger impactés par l’inflation et en particulier les frontaliers. La gauche et la droite se sont unies pour la rejeter. Pourquoi ? Car une demande a déjà été faite directement au ministre pour que le reliquat des aides sociales de la Covid, plusieurs millions, soit débloqué. Une solution rapide qui évitait un nouveau vote au parlement. La balle est dans le camp d’Olivier Becht, le ministre délégué aux Français hors de France.
Thierry Masson le 07 octobre à l’AFE
Frédéric Michel, un expatrié à la tête de la communication présidentielle
Il a été nommé le 12 septembre 2022 conseiller spécial en communication et en stratégie à l’Elysée. Ce natif de Poitiers a eu une carrière internationale essentiellement vouée à la promotion de la social-démocratie en Europe et a vécu l’essentiel de sa vie hors de France ! Expert en relations publiques, Frédéric Michel a débuté aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, dans les années 1990. Ensuite, il a construit sa carrière entre le Royaume-Uni et les États-Unis, d’abord en travaillant aux côtés de Tony Blair et de son New Labour. De là, il co-fonde le think tank Policy Network, qui vise à diffuser les idées travaillistes de social-démocratie modernisée à travers l’Europe. Puis il rejoint l’équipe du magnat des médias Rupert Murdoch. Désormais, il travaille donc pour Emmanuel Macron.
Frédéric Michel
Borne réquisitionne les dépôts pétroliers
Interrogé par Eric Ciotti sur la pénurie d’essence dans les stations service, Elisabeth Borne évoque « une situation insupportable en Ile-de-France et dans les Hauts-de France ». Dans la foulée, la première ministre a annoncé avoir demandé aux préfets d’engager la procédure de réquisition des raffineries. Un soulagement pour les automobilistes en galère depuis près d’une semaine dans le Nord et le centre de la France.
C’est tout pour aujourd’hui, bon mercredi à tous et à demain.
L’inflation est mondiale et les expatriés sont aussi durement frappés. Vendredi dernier, le groupe réunissant les élus affiliés à Emmanuel Macron a proposé une motion surprise afin que l’Assemblée des Français de l’étranger demande solennellement au gouvernement d’affecter le reliquat du fonds « SOS Covid » à la lutte contre l’inflation.
Surprise, les groupes de gauche et de droite se sont unis pour rejeter cette motion portée par Thierry Masson.
Un reliquat convoité
En 2020, le gouvernement avait mis en place un fonds d’urgence exceptionnel pour soutenir les Français de l’étranger touchés par les fermetures des frontières, l’arrêt du tourisme et de l’activité dans sa globalité et qui résidaient dans des pays ne mettant pas en place d’aides finançières.
Une bonne idée sur la papier qui s’est transformée en un monstre administratif bloquant de fait une large distribution des fonds. Au final c’est plus de 2 millions d’euros qui restaient à distribuer au 31 août 2022, date de fin de l’aide exceptionnelle.
Sujet que la commission des affaires sociales s’était saisi dès au cours de cette session de l’Assemblée des Français de l’étranger comme nous le rappelle son président Florian Bohême, élu au Cambodge. En effet, Franck Barthélémy, élu sur une liste de La République en Marche en Inde, avait déjà fait voter une motion à l’unanimité demandant la réaffectation de ces fonds. Une motion qui, du voeux des signataires, ne doit pas rester lettre morte et ce alors que les questions adressées au gouvernement sur ce sujet n’ont pas reçu de réponse.
Pour cette session, c’est donc directement le ministre, présent sur place à l’ouverture et à la clôture, qui fut saisi par le groupe réunissant les élus de droite, à travers la voix de Catya Martin, conseillère à Hong-Kong, afin qu’une solution budgétaire soit trouvée rapidement.
Une motion doublon
Vendredi 07 octobre, en fin de session, Thierry Masson, président du groupe de Renaissance et de ses alliés, a déposé une nouvelle motion demandant aussi la réaffectation de ces fonds dans les meilleurs délais.
Une initiative qui n’a pas manqué d’étonner Florian Bohême. En effet, sa commission, en accord avec le règlement intérieur de l’AFE, doit être saisie de ce type de motion. Et alors que les séances de travail tout au long de la semaine se sont déroulées dans la confiance et animées par une dynamique positive au service des Français de l’étranger, le discours de Thierry Masson accusant la gauche comme la droite de trahir les expatriés passe mal.
Intervention de Thierry Masson le 07 octobre 2022 à l’AFE
Pour les élus ciblés, c’est avant tout un coup politique que s’offre le groupe macroniste. En effet, ces derniers peuvent s’appuyer sur les 10 parlementaires des Français de l’étranger sur 11 issus de leur rang comme sur les ministres pour faire bouger les lignes. Et pourtant, la majorité présidentielle a toujours refusé de soutenir la mise en place d’un fonds pérenne destiné à répondre à ces urgences comme le proposait encore il y a quelques mois Ronand Le Gleut (une proposition de loi qui fit consensus au Sénat réunissant gauche et droite).
Quel intérêt d’une telle motion ?
Coup politique, aussi, car l’Assemblée des Français de l’étranger n’a qu’un rôle consultatif. Le vrai combat est à l’Assemblée nationale.
Florian Bohême
Une situation qui relance le débat sur l’organisation des aides sociales à destination des expatriés. Ces derniers ayant quitté la France, n’étant plus contribuables, ces aides sont-elles légitimes ? Plein de questions qui mériteraient une refonte transparente du volet social du budget dédié aux Français de l’étranger, qui rappelons-le se fixe à l’Assemblée nationale et non à l’Assemblée des Français de l’Etranger .
« On aurait besoin d’avoir un grand débat au sein de l’AFE et avec les parlementaires pour refonder les mécanismes des aides sociales« .
Florian Bohême, Président de la Commission des Affaires sociales de l’AFE
Frédéric Michel a été nommé, le 12 septembre 2022, conseiller spécial en communication et en stratégie à l’Elysée. Ce natif de Poitiers a eu une carrière internationale essentiellement vouée à la promotion de la social-démocratie en Europe et a vécu l’essentiel de sa vie hors de France ! Alors qui est cet expatrié à la tête de la communication présidentielle ?
Un proche de DSK et de Tony Blair
Fils d’un père professeur d’économie des universités, socialiste militant, et d’une mère enseignante en langues dans le secondaire, le diplômé de Sciences Po Bordeaux, de l’Institut universitaire européen de Florence et de la London School of Economics à Londres a effectué l’essentiel de sa carrière à l’international.
Selon la déclaration d’un de ses proches au journal « Le Monde », c’est poussé par une sorte de « patriotisme » qu’il aurait accepté de revenir sur le sol français pour se mettre au service du président, bien incapable de refuser une telle proposition.
Expert en relations publiques, Frédéric Michel a débuté aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, dans les années 1990. Ensuite, il a construit sa carrière entre le Royaume-Uni et les États-Unis, d’abord en travaillant aux côtés de Tony Blair et de son New Labour. De là, il cofonde le think tank Policy Network, qui vise à diffuser ces idées travaillistes de social-démocratie modernisée à travers l’Europe. Cette relation avec Tony Blair le conduit à faire la rencontre de Rupert Murdoch, homme d’affaires australo-américain, millionnaire et magnat des médias.
Un lobbyiste des médias
Frédéric Michel rejoint, ainsi, Rupert Murdoch en 2009 au sein de News Corporation, son groupe de médias, l’un des plus gros du monde. Il est chargé des relations publiques du groupe en Europe. En effet, son nouveau patron possède alors plusieurs journaux en Grande-Bretagne et avait créé Fox News en 1996 aux États-Unis, avant de s’offrir le Wall Street Journal.
Mais ce poste lui vaudra de se retrouver sous les feux des projecteurs, lors du scandale BSkyB, trois ans plus tard, en 2012. Rupert Murdoch ambitionnait alors de racheter ce bouquet satellitaire grâce à une grande campagne de lobbying auprès du gouvernement du Premier ministre britannique de l’époque David Cameron. Sauf que des e-mails compromettant entre le lobbyiste et le ministre de la Culture, des Médias et du Sport de l’époque sont révélés au grand jour et témoignent de l’absence de neutralité gouvernementale, indispensable pour un tel rachat.
L’expert en relations publiques s’est ensuite rapproché du fils Murdoch, James, qu’il conseille sur des sujets internationaux. Dans le carnet d’adresse de Frédéric Michel figurent aussi le leader espagnol des télécommunications Telefonica, ou encore celui de la télévision Sky Italia.
En France, Frédéric Michel n’est pas resté inactif. C’est un des parrains engagé dans la naissance du média français Brut, il a par ailleurs rejoint le conseil d’administration des Inrocks, dirigé par le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, en 2021.
A l’Elysée, un portefeuille élargi
Depuis sa prise de fonction au palais de l’Elysée, l’ancien lobbyiste n’est pas cantonné à la communication. En effet, il s’est vu confier un large portefeuille, à l’image du rôle occupé par Ismaël Emelien lors des débuts présidentiels d’Emmanuel Macron.
Le nouveau conseiller spécial en communication et en stratégie de l’Élysée, Frédéric Michel, est « un lobbyiste mais aussi un homme d’idées », selon les dires du directeur de la Fondation Jean-Jaurès Gilles Finchelstein, cité par Le Monde. S’il manie la communication à la perfection et connaît les médias sur le bout des doigts, Frédéric Michel défend aussi une politique moderne, libérale, européenne et internationale à l’image du Président qu’il sert désormais, Emmanuel Macron.
Arnaud Jerald vient de décrocher à tout juste 26 ans le titre de champion du monde d’apnée en monopalme avec une plongée à 123 mètres. « J’avais l’impression de voler »… nous dit-il.
Champion bipalme, discipline dans laquelle il détient 7 titres, c’était inhabituel de se lancer dans cette compétition. Alors comment remporte-t-on un titre de champion du monde ? « La partie mentale est le point qui peut faire changer les choses. »